00:00Il y a une discussion qui a sa noblesse, on va voir demain ce qui va se passer.
00:04Premièrement, il y a des moments, vous évoquiez la stabilité,
00:07où c'est une appréciation politique, où ce qui accompagnait une apparence de stabilité
00:12peut accélérer l'instabilité.
00:14Moi, je vais être honnête, c'est mon état d'esprit.
00:16Je pense qu'il y a une colère très forte, une incompréhension de la part des Français
00:19de ce qui a eu lieu.
00:20J'étais en Montreuil, les gens ont l'impression que tout ça,
00:22ils ont envie qu'on en va tout promener, ils en veulent beaucoup à Macron, honnêtement, énormément.
00:26Et il faut que nous, on ait une appréciation de poser des actes
00:29et en même temps, de ne pas être entraînés dans cet énorme chaos politique
00:33qui, quand même, va avoir lieu.
00:34Qu'est-ce que je veux dire par là ? Comprendre cette colère.
00:37Deuxièmement, avoir l'honnêteté de dire, moi, là où j'en suis.
00:39Parce que le budget, cet après-midi, on en a eu un avant-goût.
00:41Le président de la Commission des Finances, c'est un budget qui est la reconduite du budget Bayrou.
00:48Vous l'avez évoqué.
00:49C'est-à-dire que, par exemple...
00:51En moins violent, entre guillemets.
00:52Pardon.
00:54Oui, mais il va être discuté, justement.
00:56C'est tout ce qu'il a expliqué.
00:57C'est même l'objectif.
00:59Non, mais il y a un état d'esprit.
01:00Par exemple, la suppression de l'abattement de 10% pour les classes moyennes,
01:03c'est une augmentation des impôts qui va particulièrement toucher les classes moyennes,
01:07ce qui est scandaleux.
01:08L'augmentation...
01:08L'abattement des 10% pour les retraités.
01:10Voilà.
01:10Les gens doivent savoir que c'est là.
01:12Remplacés par un parfait.
01:12Alors, c'est un peu compliqué.
01:13Mais effectivement, ça veut dire que les retraités, notamment les plus aisés,
01:15vont payer plus d'impôts.
01:16Oui, c'est sûr.
01:17Les plus aisés, pardon, ça commence autour de 2 000 euros.
01:19Mais ça, ça sera débattu à l'Assemblée, pardon.
01:21Les plus aisés, quand nous...
01:22Ça sera débattu à l'Assemblée, pardon.
01:23Oui, mais...
01:24Donc, c'est à vous, derrière, de dire que ce ne se passe pas.
01:26C'est un état d'esprit, pour engager la discussion, qui est clair.
01:30Moi, je ne suis pas un perdant de l'année.
01:32Enfin, je veux dire, la manière dont il commence la discussion,
01:35il commence la discussion de manière très dure, le cornu.
01:37Et ça éclaire, ce qu'il va dire demain.
01:39Donc, vous censurerez, quoi qu'il arrive.
01:40Moi, je suis dans un...
01:41Je vais être honnête.
01:42À ce stade, je censure.
01:43Parce que je vois venir le fait que...
01:45Alors, après, là aussi, demain, il va dire des choses.
01:49Et par définition, sinon, je ne viens pas.
01:51Enfin, je veux dire, mon boulot de député, c'est d'écouter.
01:53Et si vous m'invitez ou vous, quelqu'un d'autre,
01:55j'apprécierai ce qui aura lieu.
01:56Maintenant, je vois bien ce qui est en train d'avoir lieu.
01:57Il veut nous entraîner là-dedans.
01:59Après, ce que je tiens à dire, et ce sera ma conclusion,
02:01c'est que moi, je veux continuer à ce que nous soyons...
02:04Nous ayons des relations, comment dirais-je,
02:06unitaires avec le Parti socialiste,
02:08quel que soit le choix qu'il fera.
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