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  • il y a 7 minutes
Manuel Bompard, coordinateur de LFI et député LFI des Bouches-du-Rhône, était l'invité du Face à Face sur BFMTV et RMC ce mercredi 25 février.

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Transcription
00:00Il est 8h29 sur BFM TV et RMC. Bonjour Manuel Bompard.
00:05Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation ce matin parce que votre voix compte, elle est attendue.
00:11Vous êtes, je le disais, le coordinateur de la France Insoumise,
00:13votre parti qui fait l'objet depuis maintenant une quinzaine de jours de très nombreuses critiques.
00:18On va y revenir, point par prend, et prendre le temps.
00:20Des critiques que vous avez aussi beaucoup formulées vous-même,
00:24votre parti plus généralement à l'encontre de la presse,
00:27des médias que vous qualifiez de traditionnels.
00:30En étant face à moi ce matin, Manuel Bompard,
00:33finalement, les vieux médias jaloux sont quand même un peu fréquentables ?
00:38Mais moi, vous savez, j'ai toujours considéré que,
00:41malgré le traitement que je trouve, pardonnez-moi,
00:43particulièrement abject à l'égard de la France Insoumise,
00:46il fallait aller mener la bataille politique partout,
00:49et y compris dans les médias.
00:51Mais là, vous faites référence dans votre question à une initiative
00:54que nous avons organisée lundi, qui est une rencontre avec,
00:56ce qu'on a appelé les nouveaux médias,
00:58c'est-à-dire les médias qui sont présents exclusivement...
01:00Numérique.
01:01Voilà, sur la scène numérique.
01:04Et je trouve que la réaction qui a suivi
01:07de ce que j'ai effectivement appelé des vieux médias jaloux,
01:10un petit peu pour les taquiner...
01:12Vous nous avez dit pleurnichard.
01:13Je trouve ça assez extraordinaire.
01:16Parce que c'est des méthodes quand même.
01:17Vous avez refusé d'accréditer certains médias traditionnels,
01:20que vous considérez comme traditionnels.
01:22C'est des méthodes que vous critiquez d'autres parties,
01:24il n'y a encore pas si longtemps.
01:26Madame, il y a des médias,
01:27il y a des nouveaux médias qui émergent aujourd'hui,
01:29qui sont des médias numériques,
01:31qui sont parfois des influenceurs,
01:33parfois des chaînes YouTube,
01:34et c'est un nouvel espace médiatique.
01:37Ils ne peuvent pas se retrouver ensemble.
01:37Mais ce nouvel espace médiatique,
01:39c'est légitime de pouvoir lui donner de la place,
01:41de lui donner de l'espace.
01:42Vous ne pouvez pas considérer comme ça.
01:44Il n'y a que vous qui avez le droit
01:45de traiter l'actualité médiatique.
01:47Alors, ce n'est pas parce qu'on fait
01:48un moment réservé à des nouveaux médias numériques
01:51que, par ailleurs, on ne parle pas aux médias plus traditionnels.
01:53On fait les deux.
01:54Je reviendrai sur la qualification d'abjecte du traitement,
01:57et encore une fois, pas uniquement BFM,
01:59je pense, névisé, et on y reviendra.
02:02Il y a quand même cet appel du patron
02:04de Reporters sans frontières
02:05qui parle d'une atteinte au droit
02:07à l'information des citoyens.
02:09Concernant cette conférence de presse,
02:10précisément, vous balayez complètement ces critiques ?
02:12Non, mais parce que je pense qu'il se trompe,
02:13c'est-à-dire qu'il donne l'impression
02:14que nous aurions trié ou sélectionné
02:17entre des journalistes.
02:18Vous faites un choix, encore une fois.
02:19Quand vous faites un rendez-vous
02:21avec la presse internationale,
02:22vous invitez la presse internationale.
02:24Et personne ne va vous dire
02:25vous avez trié, vous avez choisi
02:27que la presse internationale.
02:28Donc, on fait des événements
02:29pour la presse internationale,
02:30on peut faire des événements
02:31pour les nouveaux médias,
02:32et puis on fait des événements
02:33pour les médias traditionnels.
02:34Et vous êtes là ce matin
02:35pour répondre à nos questions.
02:36C'est bien la preuve
02:36qu'il n'y a pas de difficultés sur ce sujet.
02:38Maintenant, si vous voulez que je revienne là-dessus,
02:40j'assume pleinement les critiques
02:41que je peux avoir
02:42vis-à-vis des médias politiques traditionnels.
02:44Et vous assumez aussi, pardonnez-moi,
02:45parce qu'on va revenir sur notre traitement,
02:47pardonnez-moi juste,
02:48mais des mots qui nous ont particulièrement
02:51choqués
02:52de la part de la candidate à Paris,
02:54Sophia Chikirou,
02:55qui hier, ou avant-hier,
02:59parle particulièrement durement.
03:00Vous n'êtes pas journaliste,
03:02vous n'avez rien de journaliste,
03:03rendez-la carte,
03:04vous êtes des petits agents,
03:05ce que Simone Veil cite-elle,
03:07appelait les nazis à petits pieds.
03:08Est-ce que vous cautionnez,
03:10vous souscrivez cette description-là,
03:12ou vous désolidarisez,
03:13à l'instar d'ailleurs de votre candidate à Lyon,
03:15hier soir,
03:16qui ne partage pas du tout ces propos ?
03:17Oui, mais précisément,
03:19pardonnez-moi,
03:19mais il faut être un peu vigilant.
03:21Je parlais d'un traitement médiatique
03:22que je considère problématique,
03:24là, pardonnez-moi,
03:25mais en fait, la démonstration,
03:26parce que...
03:26En quoi ?
03:27Parce que la citation qui a été attribuée
03:29à Sophia Chikirou
03:29ne correspond pas à ce qu'elle a dit.
03:32En tout cas,
03:32la question qui a été posée hier
03:33à ma candidate,
03:34enfin, ma candidate,
03:35la candidate soutenue par la France insoumise
03:36Anaïs Bélois-Sachérifié à Lyon,
03:38ne correspondait pas
03:39à ce qu'a dit Sophia Chikirou,
03:40c'est-à-dire la question
03:41qui a été posée à Anaïs Bélois-Sachérifié,
03:43c'est que Sophia Chikirou
03:44a dit que les médias,
03:44que les journalistes étaient des nazis,
03:46est-ce que vous êtes d'accord ?
03:46Évidemment, Sophia Chikirou
03:47n'a jamais dit ça.
03:48Elle a dit qu'il y avait
03:49des militants d'extrême droite
03:50dans les médias
03:50et que sa volonté,
03:51c'était de les chasser.
03:52Et si vous avez l'impression
03:53que ça ne correspond pas à la réalité...
03:54Mais est-ce que par cette diatribe,
03:55il n'y a pas une volonté,
03:56encore une fois,
03:57d'enflammer encore une fois
03:58alors que le temps peut-être
03:59est un peu à l'apaisement
04:00et on va y revenir ?
04:01Absolument pas.
04:02Écoutez,
04:03qu'il y ait des militants
04:04d'extrême droite dans les médias
04:05et que nous ayons le droit
04:06de les combattre,
04:07ça me paraît être quand même
04:07le principe de la démocratie.
04:09Quand vous avez un groupe médiatique
04:11qui s'est constitué,
04:12qui a à sa tête
04:13M. Bolloré,
04:14qui dit lui-même
04:15qu'il veut utiliser
04:16ses outils médiatiques
04:16pour mener une croisade
04:18idéologique et civilisationnelle,
04:20si cette réalité-là,
04:21elle vous échappe,
04:22pardonnez-moi,
04:22à moi,
04:22elle ne m'échappe pas.
04:23Donc oui,
04:27maîtriser particulièrement
04:28les mots,
04:29le mot de nazi à petit pied,
04:32ces mots ont un sens.
04:33Ces mots ont un éco-trait particulier.
04:35Après,
04:35si vous voulez qu'on parle de ça,
04:36il n'y a pas de problème,
04:37mais quand vous avez
04:38sur ces groupes médiatiques
04:41en quelque sorte
04:42la table qui est servie
04:43pour des militants
04:45d'extrême droite
04:45qui, pour certains d'entre eux,
04:47effectivement,
04:48ont des nostalgies
04:49avec des groupes néo-nazis,
04:50pardonnez-moi,
04:51le problème,
04:52ce n'est pas que je le dise,
04:53le problème,
04:53c'est que ça existe.
04:54Et on reviendra notamment
04:55sur cette réunion
04:56qui s'est tenue hier
04:57à l'Élysée
04:57sur la volonté
04:59de s'attaquer
05:00à cette question
05:00une nouvelle fois
05:01et la dissolution
05:02de groupes d'extrême droite.
05:03D'abord,
05:04j'aimerais vous parler
05:05de Raphaël Arnaud,
05:07séance hier
05:07à l'Assemblée nationale,
05:09pas de Raphaël Arnaud
05:10au Palais Bourbon,
05:11absent depuis quasiment 15 jours.
05:13J'imagine que vous êtes
05:14en contact avec lui.
05:15J'ai envie de vous demander
05:15ce matin,
05:16comment va-t-il ?
05:17Il ne va pas bien.
05:18Je pense que comme tout le monde,
05:20il est d'abord dévasté
05:21par le drame
05:22qui a eu lieu à Lyon.
05:23Vous savez,
05:23Raphaël Arnaud,
05:23ça fait partie des militantes
05:24et des militants
05:25qui ont commencé
05:26leur engagement à Lyon
05:28contre précisément
05:29la violence.
05:31Et contre le fait...
05:37d'extrême droite
05:38qui attaquent des manifestations,
05:40qui s'en prennent
05:41à des personnes en raison
05:42de leur orientation sexuelle
05:43ou de leur couleur de peau
05:44et qu'il y a des militants
05:46qui se sont organisés
05:47pour faire en sorte
05:48qu'on puisse tenir
05:49des manifestations.
05:50Ça j'entends parfaitement.
05:51Mais sur le silence
05:53de votre parlementaire,
05:55de votre collègue.
05:55après je parlerai,
05:56si vous voulez,
05:56de ce que vous appelez son silence.
05:57Un silence avec deux tweets.
05:59Donc je ne sais pas
05:59si vous appelez ça
06:00vraiment un silence.
06:01Mais ton fin en est fait
06:01au contrat avec ses assistants
06:02parlementaires mis en cause.
06:04D'abord en disant
06:05sa compassion
06:06pour la famille
06:07de Quentin Déhanc
06:09et deuxièmement
06:10en disant que
06:11évidemment
06:11c'était ce qu'il redoutait
06:13depuis des années
06:14et des années à Lyon
06:14que ces affrontements
06:16se terminent par un drame.
06:18Donc Raphaël Arnaud
06:19il est comme tout le monde
06:19il est dévasté
06:20par cette situation.
06:22Maintenant effectivement
06:22il n'est pas venu
06:23à l'Assemblée nationale hier.
06:24Pourquoi ?
06:25Je vais vous dire pourquoi.
06:26Parce que depuis
06:27que son nom a été jeté
06:28en pâture
06:28par des militants
06:30d'extrême droite
06:31puis relayés
06:31dans un certain nombre
06:32de médias
06:33faisant fi
06:34de la présomption
06:34d'innocence
06:35faisant fi
06:35du fait qu'il n'est
06:37concerné par aucune
06:37enquête judiciaire.
06:38Raphaël Arnaud
06:39il reçoit tous les jours
06:40des menaces de mort
06:40sur la scène nationale
06:42comme sur la scène internationale.
06:43Et ce n'est pas le seul
06:44d'ailleurs dans votre parti.
06:45Évidemment que ce n'est pas le seul.
06:46Et donc oui évidemment
06:47il se protège.
06:48A-t-il officiellement
06:49avec ces menaces de mort
06:50été placé
06:50sous protection policière
06:52ou en avez-vous
06:53fait la demande ?
06:54Je ne crois pas
06:54et pardonnez-moi
06:56je comprends
06:56que vous me posiez la question
06:57mais vous comprendrez
06:58que sur des questions
06:58aussi sensibles
07:00le moins de choses
07:01on dit publiquement
07:02et plus on protège
07:03la personne
07:03qui en est ciblée.
07:04Oui et vous faites bloc
07:05autour de lui
07:05depuis le début.
07:07Vous avez dit que
07:08finalement
07:10un salarié
07:11ne devait pas
07:12finalement
07:13rendre des comptes
07:14peut-être
07:14en l'occurrence
07:16la députée.
07:17Il doit rendre des comptes
07:18un salarié.
07:18Vous disiez encore une fois
07:20il y a quelques jours
07:21que au motif
07:22qu'il ne serait tenu
07:23responsable
07:24des actes
07:24de ses salariés
07:25Raphaël Arnaud
07:26de ce qu'a fait
07:27notamment Jacques-Élie Favreau
07:28pourquoi il serait mis
07:29en retrait
07:29ou pourquoi il devrait
07:30démissionner.
07:31Ça c'est votre ligne
07:32depuis le début.
07:33Mais au-delà
07:34de base
07:36sans doute
07:36mais au-delà de ça
07:37la vie politique
07:38la vie publique
07:39est faite aussi
07:39de symboles
07:41est-ce que finalement
07:42ça n'apaiserait pas
07:43vous ne pensez pas
07:44que c'est un début
07:44de réponse à l'apaisement
07:45demandé par votre camp
07:47par demandé par les autres
07:49de lui demander
07:49justement de se mettre
07:50en retrait
07:51est-ce que ce n'est pas
07:51une forme de suite logique ?
07:52Mais absolument pas madame
07:53enfin écoutez
07:55il y a un principe
07:56quand même
07:57qui est un principe
07:57élémentaire dans notre société
07:58c'est la responsabilité
07:59individuelle des actes
08:00qui sont commis
08:01Raphaël Arnaud
08:02il n'est concerné
08:02par aucune enquête judiciaire
08:04il n'a aucune responsabilité
08:05dans le drame
08:06qui a eu lieu à Lyon
08:06Mais du symbole
08:07Mais le symbole madame
08:08mais ce n'est pas du symbole
08:10lui
08:11ses positions politiques
08:12à Raphaël Arnaud
08:13elles sont connues
08:13de longue date
08:14il a toujours dit
08:15que lui
08:15il rejetait la violence
08:16comme méthode politique
08:18donc ne dites pas
08:19qu'il n'a rien fait
08:20il n'a pas rien fait
08:20à partir du moment
08:21où son collaborateur
08:22a été impliqué
08:23dans cette affaire
08:24après on verra
08:25quelle est sa responsabilité
08:27telle qu'elle sera
08:27déterminée par la justice
08:28parce que je vous rappelle
08:29qu'il y a quand même
08:29un certain nombre de principes
08:30en France
08:31notamment la présomption
08:32d'innocence
08:33notamment le secret
08:34de l'enquête
08:35Et une enquête
08:35est toujours en cours
08:36évidemment après
08:37ses mises en examen
08:38Ça fait depuis dix jours
08:39que j'ai bien compris
08:40que ces principes
08:40ils avaient été
08:41complètement bazardés
08:42c'est-à-dire que désormais
08:43on considère que
08:43parce qu'une personne
08:44est auditionnée
08:46ou qu'elle est mise en examen
08:47elle est évidemment coupable
08:48non d'abord
08:49on n'en sait rien
08:49et deuxièmement
08:50Raphaël Arnaud
08:51lui il a pris des mesures
08:51Mais vous constaterez
08:52notamment que des propos
08:53qui ont été imputés
08:54à son assistant parlementaire
08:56en garde à vue
08:56ont été démentis
08:58et on a pu vérifier
08:59qu'ils n'ont pas été prononcés
09:00Mais c'est pourquoi
09:00il faut être extrêmement prudent
09:02et je trouve que depuis dix jours
09:03pardonnez-moi de vous le dire
09:05une partie
09:05je ne dis pas tout le monde
09:06mais une partie
09:07de la classe médiatique
09:08a fait absolument pas preuve
09:10de la prudence nécessaire
09:11et le gouvernement
09:12qui normalement
09:12est astreint
09:13à un certain nombre de principes
09:14et notamment un principe
09:15de séparation des pouvoirs
09:16s'est allègrement assis
09:17sur ce principe
09:18Et bien moi
09:19pardonnez-moi
09:19mais s'il doit y avoir
09:20une dernière personne
09:21dans ce pays
09:21qui défend
09:23la présomption d'innocence
09:25la séparation des pouvoirs
09:27le secret de l'enquête
09:28et le secret de l'instruction
09:29s'il doit y en avoir
09:29une dernière
09:30ça sera moi
09:30parce que je pense
09:31que c'est des principes
09:31élémentaires
09:32dans un état de droit
09:33Juste une question
09:33dernière question
09:34sur Raphaël Arnaud
09:35a-t-il prévu
09:36à un moment donné
09:37pardonnez-moi
09:37de s'exprimer ?
09:38Mais d'abord
09:40il s'est déjà exprimé
09:41à deux reprises
09:43donc il s'est déjà
09:44exprimé à deux reprises
09:45ensuite je pense
09:46qu'il s'exprimera à nouveau
09:47mais c'est lui
09:47qui décidera
09:48dans quel calendrier
09:51une fois je pense
09:52qu'il a dit sa compassion
09:53il a dit son émotion
09:54après ce qui s'est passé
09:55à Lyon
09:55il a pris les mesures
09:56nécessaires pour se séparer
09:58d'un collaborateur
09:59qui est mis en cause
10:00dans cette affaire
10:00je vois pas pourquoi
10:01on continue à venir
10:03lui chercher à lui
10:04des noises
10:05pardonnez-moi
10:06et que ça vienne
10:07de madame
10:07Parce qu'il est député
10:08il est élu de la notion
10:10et qu'il doit peut-être
10:11à un moment donné
10:11rendre des comptes
10:12Je pense que les comptes
10:13il les a rendus
10:14il continuera à les rendre
10:15parce qu'évidemment
10:16mais on rend ses comptes
10:17à ses électrices
10:18et à ses électeurs
10:19et quand on est un député
10:19d'opposition
10:21il n'y a vraiment pas
10:21à madame Bréjon
10:22porte-parole du gouvernement
10:24que nous avons à rendre
10:25des comptes
10:25parce que madame Bréjon
10:26qu'elle s'occupe
10:26d'être porte-parole du gouvernement
10:28et qu'elle aspire pas
10:29à organiser
10:30les groupes d'opposition
10:31parce que moi
10:32j'organise mes groupes d'opposition
10:33comme on veut
10:34qu'ils n'auront pas non plus
10:34à ses électeurs
10:35et ses électrices
10:36en l'occurrence
10:37si évidemment
10:37qu'ils rendent compte
10:38à ses électrices
10:39et ses électeurs
10:39sur le climat actuel
10:41j'ai peur que ça se termine
10:42très mal pour l'un d'entre nous
10:44c'est les mots
10:45d'Éric Coquerel
10:45votre collègue insoumis
10:47vous partagez cette crainte
10:48vous partagez cette peur
10:49quand vous êtes mis en cause
10:51de manière absolument abjecte
10:52et de manière absolument infondée
10:54comme c'est le cas
10:54depuis dix jours
10:55en expliquant partout
10:56qu'il y a un lien
10:57entre la France insoumise
10:58et le drame
10:58qui a eu lieu à Lyon
10:59comme si on avait
11:00en quelque sorte
11:01une responsabilité
11:02dans ce drame
11:02ça a des conséquences
11:03très concrètes
11:04les conséquences très concrètes
11:05c'est des permanences parlementaires
11:06qui sont attaquées
11:07des locaux de campagne
11:08qui sont attaqués
11:08des candidats
11:09tête de liste
11:10de la France insoumise
11:11aux élections municipales
11:12qu'on va chasser
11:13dans leur domicile
11:14pour mettre des tags
11:14à l'entrée de leur appartement
11:16ou de leur maison
11:17donc oui évidemment
11:18qu'on est tous très inquiets
11:19de cette situation
11:20dans cette campagne
11:21justement précisément
11:22est-ce que vous avez
11:22certains de vos candidats
11:23qui s'interrogent
11:24sur leur engagement
11:26ah certainement pas
11:26certainement pas
11:27ça ne les fait pas
11:28du tout renoncer
11:29ce climat
11:30ah non au contraire
11:30ça nous fait
11:31plus que jamais
11:33avoir conscience
11:34de la nécessité
11:35de mener la bataille
11:37contre l'extrême droite
11:37et la bataille antifasciste
11:39parce que ces menaces
11:39elles viennent évidemment
11:40des réseaux d'extrême droite
11:41et donc moi
11:42ça renforce
11:44ma détermination
11:45ma vigueur
11:45et d'ailleurs
11:46ça renforce
11:47la détermination
11:48et la vigueur
11:48d'un grand nombre
11:49de citoyens
11:49parce que contrairement
11:50à ce que certains
11:51d'entre vous
11:51semblent croire
11:52si vous pensez
11:53que ça isole
11:54la France insoumise
11:54dans le peuple français
11:55ce qui est en train
11:55de se passer
11:56c'est précisément
11:56l'inverse
11:57vous savez
11:57la semaine dernière
11:57même si les sondages
11:58disent que le barrage
12:00envers les filles
12:00au prochain municipal
12:01il y a eu trois
12:02sondages municipales
12:03qui ont été sortis
12:04depuis le drame de Lyon
12:05on a gagné
12:05quatre points à Toulouse
12:06deux points à Avignon
12:08et un point à Lyon
12:09et vous en tirez
12:10quel enseignement ?
12:10j'en tire comme enseignement
12:11qu'il y a des réflexes
12:12antifascistes
12:13qui sont très profondément
12:14ancrés à l'intérieur
12:14du peuple français
12:15et qui comprend bien
12:16dans cette situation
12:17que face à une dérive
12:19et à une instrumentalisation
12:20absolument indigne
12:21de ce qui est en train
12:22de se passer
12:22qui produit
12:23une dérive fascisante
12:25d'une partie
12:25de la scène politique
12:26quand même
12:26quand vous avez
12:27la candidate des républicains
12:28à la mairie de Marseille
12:29qui reprend à son compte
12:31la devise
12:32qui était la devise
12:32de la collaboration
12:33quand vous avez
12:34Madame Berger
12:35quand vous avez
12:36Madame Berger
12:37ministre du gouvernement
12:38qui reprend à son compte
12:39l'antifrance
12:40qui est un concept
12:41qui a été forgé
12:42par Charles Maurras
12:42qui a été repris
12:43par la collaboration
12:44pour désigner les juifs
12:45et les étrangers
12:45qui reprend ce concept-là
12:47à son compte
12:47et bien il y a plein de gens
12:48qui se disent
12:49oh là on ne va pas
12:49se laisser faire comme ça
12:50et donc vous avez
12:51par exemple
12:51à la France Assoumise
12:52la semaine dernière
12:532500 personnes
12:54qui ont décidé
12:54de rejoindre la France Assoumise
12:55c'est dix fois plus
12:56que la semaine précédente
12:572500 personnes en plus
12:58d'inscription pour votre parti
13:00et voilà
13:00ça a des conséquences aussi
13:02c'est qu'il y a des réflexes
13:03antifascistes dans ce pays
13:04et moi j'appelle les gens
13:05qui veulent mener cette bataille
13:07et cette lutte implacable
13:08à nous rejoindre
13:08parce qu'on a besoin
13:09de force dans cette bataille
13:10en appelant aussi peut-être
13:10à calmer le jeu
13:11vous aussi vous faites partie
13:12du débat public et politique
13:14Jean-Luc Mélenchon
13:15doit normalement se rendre à Lyon
13:16demain je crois
13:17pour un grand meeting
13:17est-ce que vous avez eu
13:19des alertes des autorités
13:20de crainte de débordement ?
13:22On organise comme toujours
13:24dans tous nos meetings
13:25tous nos meetings
13:26se sont toujours bien passés
13:27malgré le fait
13:28qu'ils ont fait l'objet
13:29d'un certain nombre
13:29de tentatives de perturbations
13:31On n'a pas tenté de nous dissuader
13:32d'aller sur place
13:33Non et je ne vois pas
13:34pourquoi on dissuaderait
13:35d'aller sur place
13:35alors que la campagne électorale
13:36des élections municipales
13:37est en cours
13:38Quant à calmer le jeu madame
13:39moi je veux être très clair
13:40moi mes moyens d'action
13:41y compris contre l'extrême droite
13:42c'est des moyens d'action
13:43démocratiques, larges, pacifiques
13:45et c'est pourquoi
13:46j'appelle tous les gens
13:47à utiliser leur bulletin de vote
13:49notamment le 15 et le 22 mars prochains
13:50à l'occasion des élections municipales
13:52pour en faire aussi
13:53un vote de résistance antifasciste
13:55J'évoquais cette réunion
13:56qui s'est tenue autour
13:57du chef de l'Etat
13:58Emmanuel Macron hier à l'Elysée
13:59sur ses mouvances extrémistes
14:01d'extrême droite
14:03ou d'extrême gauche
14:04en présence notamment
14:05du ministre de l'Intérieur
14:06ou du garde des Sceaux
14:07est-ce que vous saliez
14:08l'initiative ?
14:09Vous avez évoqué tout à l'heure
14:11l'absence
14:12ou déploriez l'absence
14:13de séparation des pouvoirs
14:14si je vous entends
14:15c'était pas une réunion
14:16qui devait se tenir ?
14:17C'est surtout que c'est
14:18d'une hypocrisie absolue madame
14:19Pourquoi ?
14:20Parce que vous réunissez le mardi
14:21en disant que vous allez dissoudre
14:23un certain nombre de groupes
14:25et notamment un certain nombre
14:26de groupes d'extrême droite
14:27alors que le samedi
14:27vous les avez laissés
14:29défiler dans les rues de Lyon
14:30et faire une parade néo-nazie
14:32dans laquelle vous aviez
14:33des saluts nazis
14:34des insultes homophobes
14:36et des insultes racistes
14:36la décision a été prise
14:38de dissoudre 4 nouvelles structures
14:39dont 3 d'ultra-droite
14:41et une d'ultra-gauche
14:42C'est la décision d'hier
14:43Par exemple
14:44tout le monde sait à Lyon
14:45qu'il y a un groupe
14:46qui s'appelle maintenant
14:47Audace Lyon
14:48qui avant s'appelait Lyon Populaire
14:49qui a été reconstitué
14:51et qui est un groupe
14:51à l'origine
14:52d'un certain nombre d'agressions
14:54qui ont lieu en particulier
14:55dans le Vieux Lyon
14:55des agressions racistes
14:57des agressions homophobes
14:58et ces gens-là
14:59on les a laissés défiler
15:00dans la rue samedi
15:01et maintenant
15:02deux jours après
15:02on va dire qu'on va faire
15:03des dissolutions
15:04mais pas eux
15:04donc je trouve que c'est
15:05une hypocrisie absolue
15:06pour vous dire les choses
15:07franchement
15:07Hypocrisie absolue
15:08mes décisions ont aussi été prises
15:10de saisir la justice
15:12pour reconstitution
15:13deux ligues dissoutes
15:13concernant le mouvement
15:15cofondé par Raphaël Arnaud
15:17la jeune garde
15:17vous dites quoi ce matin ?
15:19que la justice
15:19fasse son travail
15:20vous aiderait la justice peut-être ?
15:22si la justice a besoin
15:24enfin je ne sais pas
15:24si elle a besoin d'aide
15:25mais c'est d'abord
15:26une décision du ministre
15:27de l'Intérieur
15:27que je trouve
15:29assez opportuniste
15:30politiquement
15:30parce que si le ministère
15:32après il y a des faits
15:32il y a des faits
15:33qui sont posés
15:33justement madame
15:35les faits
15:35les questions
15:36c'est qu'il y aurait eu
15:37des réunions
15:38dans plusieurs villes
15:38alors pourquoi avoir attendu
15:40le drame de Lyon
15:41si c'était effectivement le cas
15:42pour poser cette question
15:43à la justice
15:44vous voyez bien
15:45que c'est un calendrier politique
15:48qui vise à tout prix
15:49à essayer d'imputer
15:51à la jeune garde
15:52en tant qu'organisation
15:53une responsabilité
15:54dans le drame de Lyon
15:54ce que aujourd'hui
15:55rien dans l'enquête
15:56ne dit d'ailleurs
15:57encore une fois
15:57je le dis
15:58trois mouvements
15:59du ultra-droite
16:00ça ne m'a pas échappé
16:01mais le problème
16:02c'est que vous voyez bien
16:03que les dissolutions
16:03bon d'abord
16:04c'est une décision arbitraire
16:05d'un ministre
16:05moi je suis pour les dissolutions
16:06judiciaires
16:07c'est à la justice
16:08de faire son travail
16:08et deuxièmement
16:10vous voyez bien
16:11qu'une dissolution
16:11c'est fait en coordination
16:13aussi avec les autorités
16:14avec le renseignement
16:15c'est pas une décision de justice
16:16madame
16:16c'est une décision
16:17qui est prise par
16:18le ministre de l'Intérieur
16:19et après la justice
16:19fait son travail aussi
16:20pas sur les dissolutions
16:21sur les dissolutions
16:22vous avez ensuite
16:22la possibilité de faire
16:23un recours
16:24auprès du conseil d'état
16:25et notamment
16:26il y a eu un an
16:26une annonce de dissolution
16:28de la jeune garde
16:29qui à l'époque
16:29s'appuyait sur des motifs
16:30qui étaient des motifs
16:31sur laquelle d'ailleurs
16:32vous avez vous-même
16:33fait un recours
16:34et qui est toujours
16:34nous avons soutenu
16:35le recours qui avait été fait
16:36parce qu'en 8 ans
16:38il n'y avait aucune
16:39condamnation
16:39d'aucun fait
16:40par rapport à la jeune garde
16:41Manuel Bompard
16:42le temps file très vite
16:43mais on est effectivement
16:44à quelques semaines
16:45de ces élections municipales
16:47concernant votre stratégie
16:49les critiques
16:49de vos anciens alliés
16:51notamment socialistes
16:52sont extrêmement vives
16:54quel est votre positionnement
16:55parce que Jean-Luc Mélenchon
16:56justement à cette conférence
16:58de presse
16:58à laquelle nous n'étions
16:59pas conviés
17:00à parler de néanmoins
17:02fusion technique
17:03possible
17:03avec des partis de gauche
17:05ça vous dire quoi exactement ?
17:06je vais vous dire
17:07nos positions
17:07elles sont très simples
17:08nos positions
17:09c'est de dire aux électrices
17:10et aux électeurs
17:10partout où vous nous mettrez
17:12en tête
17:12à gauche
17:13au soir de l'élection municipale
17:14et partout où il y aura
17:16un risque que la droite
17:16et l'extrême droite
17:17s'emparent des villes
17:18nous organiserons
17:19le rassemblement
17:20pour battre la droite
17:21et l'extrême droite
17:21pourquoi ?
17:22parce qu'une ville dirigée
17:23par la droite
17:24qui est de plus en plus extrémisée
17:25ou par l'extrême droite
17:26c'est un énorme problème
17:27donc des alliances
17:27avec le parti socialiste
17:28qui proposera à toute la gauche
17:30de se rassembler
17:31partout où on arrivera en tête
17:32là où on n'arrivera pas en tête
17:33il appartiendra
17:34malgré les mots
17:35malgré les querelles
17:36malgré les querelles
17:37écoutez franchement
17:39il y a un certain nombre
17:40de dirigeants
17:40du parti socialiste
17:41qui ont fait
17:42de ce qui est
17:43de mon point de vue
17:44une faute historique majeure
17:45de mettre sur le même plan
17:46des fascistes
17:46et des antifascistes
17:47pourquoi on demandera
17:47un certain nombre
17:48de garanties madame ?
17:48et vous vous en expliquerez avec eux ?
17:49attendez c'est pourquoi
17:50on demandera un certain nombre
17:51de garanties madame ?
17:52le rassemblement
17:53il n'est possible
17:54qu'avec des gens
17:55qui disent clairement
17:56au deuxième tour
17:57d'une élection
17:57comme l'élection présidentielle
17:59qui voteront à gauche
17:59face à l'extrême droite
18:00pas qui feront du nini
18:02donc ça
18:02ça sera des clarifications
18:03qu'on demandera
18:04et sans ces clarifications là
18:05ça me paraît extrêmement difficile
18:07d'avoir quelque rassemblement
18:08que ce soit
18:08à la fin de cet entretien
18:09juste une clarification
18:11motion de censure étudiée
18:12aujourd'hui
18:13déposée par votre groupe
18:14mais également déposée
18:15par le rassemblement national
18:16on a appris hier
18:17que le RN
18:17ne voterait pas
18:18la motion insoumise
18:20compte tenu du climat politique
18:22il ne nous est pas possible
18:23de voter une motion
18:24vous dites quoi ?
18:25bon débarras
18:25vive la clarification
18:26là aussi
18:27je dis que ce n'est pas nouveau
18:28que le RN
18:28cherche tous les prétextes possibles
18:30pour essayer d'empêcher
18:31de faire tomber le gouvernement
18:32maintenant il y a effectivement
18:33une motion de censure
18:34pourquoi ?
18:35parce que le gouvernement
18:36décide tout seul
18:37ce qu'on appelle
18:37une programmation pluriannuelle
18:38de l'énergie
18:39c'est-à-dire des décisions
18:40et qui est passées par décret
18:40des décisions majeures
18:41qui engagent des dizaines
18:42de milliards d'euros
18:43d'investissement
18:44qui veut nous amener
18:45dans un tout nucléaire
18:46avec des nouveaux EPR
18:47alors qu'on a besoin
18:48de développer les énergies renouvelables
18:49qui ralentit le rythme
18:50de développement
18:51des énergies renouvelables
18:52et le décide tout seul
18:53et bien ça c'est pas normal
18:54donc on sort sur le gouvernement
18:55merci beaucoup
18:56Manuel Bancourt
18:56d'avoir été avec nous ce matin
18:58sur RMC
18:59il est 8h47
19:00sur BFM et RMC
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