00:00— Non. Non, je crois simplement que nous découvrons, nous, Français, que nos institutions sont parlementaires et ne sont pas présidentielles,
00:09que le président a beaucoup de prestige dans notre pays, mais il n'a en réalité que deux pouvoirs qui lui soient propres.
00:15Choisir un premier ministre, encore faut-il qu'il tienne compte du Parlement, ou le dissoudre. Et là, il n'en tient pas compte.
00:22Et on s'aperçoit que ce n'est pas une très bonne solution. Et ce que j'observe, et notamment à travers le travail formidable que vous faites en direct,
00:30c'est qu'il y a un débat à l'intérieur des groupes politiques qui représente les Français.
00:35Tout ça est complètement normal. Partout ailleurs, moi, depuis que je suis dans le civil, j'ai l'occasion de travailler en Europe,
00:42ça se passe comme ça ailleurs. Et il n'y a pas de tragédie. Alors, ce qui serait dommage dans la dissolution,
00:50c'est qu'on n'aurait pas de campagne électorale, de véritable campagne, pour approfondir les sujets.
00:56Et Dieu sait si les sujets sont difficiles, vous l'avez déjà évoqué.
01:00On a quand même le droit de faire autre chose que ce que l'on a fait en juin, juillet 24.
01:05– Que doit dire demain le premier Sébastien Lecornu ?
01:09Est-ce qu'il doit donner le point à Pierre Jouvet et aux socialistes,
01:13et dire on appuie sur stop, on suspend la réforme des retraites ?
01:16Si on suspend, peut-être que la dissolution s'éloigne.
01:18– Il a une situation qui est plus difficile, parce que François Bayreau a tiré la cartouche précédente,
01:24et avec l'idée du conclave, qui finalement est une idée qui lui a donné six mois.
01:30Sébastien Lecornu, s'il avait six mois devant lui, il s'est le plus heureux des hommes,
01:33il pourrait vraiment envisager de construire son travail parlementaire.
01:37– Pardon ?
01:37– Il n'a peut-être pas six jours.
01:39– Oui, exactement.
01:40Alors, de toute façon, pour lui, il n'y a pas de bonne solution,
01:46parce que s'il accepte de vous donner satisfaction,
01:52il perd crédit vis-à-vis de ses propres troupes,
01:56et s'il ne le fait pas, il peut tout perdre.
01:59Il peut tout perdre, ce n'est absolument pas certain.
02:01– Qu'est-ce que vous lui conseillez de faire, vous ?
02:04– De dire ce qu'il croit.
02:06– De bon pour le pays, et je crois que ce qu'il croit de bon,
02:11c'est que cette réforme était une réforme à minima,
02:14qu'il faut maintenir en respectant la réalité parlementaire,
02:19comme je l'évoquais, cette réalité où l'on peut à tout moment débattre d'un texte.
02:23– Donc, vous…
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