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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive
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00:00:00Jeudi 9 octobre 2025, Morandini Live, numéro 1725 sur CNews, première chaîne d'info de France.
00:00:09Bonjour et bienvenue en direct à la Une, après Edouard Philippe, après Jean Castex, après Elisabeth Borne,
00:00:15après Gabriel Attal, après Michel Barnier, après François Bayrou, après Sébastien Lecornu,
00:00:21qui sera le huitième chef du gouvernement d'Emmanuel Macron, car on l'a compris hier soir sur France 2,
00:00:26la dissolution n'est pas dans les tuyaux, la démission du président de la République, pas plus.
00:00:31Et pour choisir ce Premier ministre, Emmanuel Macron va donc devoir choisir s'il veut regarder à droite ou à gauche.
00:00:37Alors on va tenter de comprendre comment les Français réagissent, mais au final, c'est peut-être Robert Ménard,
00:00:42le maire de Béziers, qui en parle le mieux. C'était ce matin, chez Sonia Mabouk.
00:00:48Quelle foutaise ! Quel bordel !
00:00:52Foutaise !
00:00:53Enfin, vous imaginez, ils se foutent de nous ! Ils se foutent de nous !
00:00:59Attendez, oui, il y a un truc que j'ai compris hier, en réalité, M. Macron a 48 heures de plus.
00:01:05Parce que là, à un moment donné, il va bien. Mais attendez, il faut prendre en compte ce que les Français en vivent.
00:01:10Moi, j'en ai ras-le-bol de ces gens-là. J'en ai ras-le-bol de leur pseudo-accord.
00:01:15Attendez, je prends deux trucs. Les retraites. Vous vous rappelez, les mêmes qui, pendant des années, Mme Bord nous a expliqués.
00:01:24Je ne parle pas de ce que vous, moi, on pense de la réforme des retraites.
00:01:27Mais on a des gens, comme les macroniens, qui nous ont dit, et une partie de la droite, qui nous ont dit,
00:01:33« Attendez, si on ne fait pas ça, c'est la fin des fins. Si on ne fait pas ça, c'est qu'on sacrifie nos enfants et nos petits-enfants. »
00:01:40Vous vous rappelez tout ça ? Je ne l'invente pas.
00:01:43Et qui, maintenant, aujourd'hui, avec le chef de l'État en tête, vous disent, « Au fond, peut-être qu'on peut suspendre. »
00:01:50Alors, comment vous l'expliquez ? C'est pour se maintenir au pouvoir, coûte-coûte ?
00:01:52Bien sûr, c'est le cynisme absolu du chef de l'État. Il est prêt pour rester là, à sacrifier même ce qu'il nous expliquait, qui était impossible à sacrifier.
00:02:05Voilà, Robert Ménard, toujours très clair. Alors, qui pourrait être Premier ministre et qui pourrait être ministre, tout simplement ?
00:02:10À droite, chez Les Républicains, on a fixé des règles hier soir pour aller au gouvernement.
00:02:14Nous allons attendre la décision du président de la République, puisqu'il paraît qu'il y a un chemin. Nous pensons qu'il peut y avoir un chemin.
00:02:19« Quel Premier ministre ? » Et ça déterminera notre position. « Quelle feuille de route ? » Bien précise, ça déterminera notre position.
00:02:28Et « Quelle castine, entre guillemets, je n'ai pas ce mot, quelle forme, quelle ossature pour le gouvernement. »
00:02:33Autre dit, la participation est possible, elle n'est pas assurée. Nous n'irons pas au gouvernement à tout prix.
00:02:38Nous n'irons au gouvernement que si le Premier ministre n'est pas de gauche, que si le Premier ministre n'est pas parqué du saut du macronisme.
00:02:45Nous dirons au gouvernement que si la feuille de route nous convient...
00:02:49Si le cornu est reconduit ?
00:02:50Si le cornu est reconduit, ça ne correspond pas tout à fait à un Premier ministre non-macroniste.
00:02:55D'accord, donc vous n'y allez pas.
00:02:55Ce que Bruno Rotaillot appelle un Premier ministre de cohabitation, c'est-à-dire un Premier ministre qui a la plénitude des pouvoirs.
00:03:01On voit bien qu'avec Michel Barnier, il y avait une indépendance de Matignon, qu'avec François Bayrou, cette indépendance s'est réduite,
00:03:08et qu'avec le cornu, on l'a bien vu dans la composition du gouvernement dimanche, c'est l'Élysée qui reprenait la mer comme si tout était comme avant.
00:03:14Donc ce que nous demandons très clairement, c'est que le Premier ministre puisse bénéficier de l'article 20 de la Constitution,
00:03:20qui lui donne la quasi-totalité du pouvoir exécutif, à l'exception de l'armée et de la politique étrangère.
00:03:27– Et puis c'était une rumeur hier, c'est désormais une certitude, la réforme des retraites devrait revenir en débat.
00:03:34Sébastien Lecornu l'a confirmé hier soir.
00:03:37– C'est l'un des dossiers les plus épineux de ce quinquennat.
00:03:41Sébastien Lecornu a demandé le retour au débat sur la réforme des retraites.
00:03:45– Je le dis au président de la République, il faudra trouver un chemin pour que le débat ait lieu sur la réforme des retraites.
00:03:51– Le Premier ministre démissionnaire appelle tout de même à ne pas être dans un déni démographique,
00:03:57notamment suite aux propositions de suspension de la réforme lors des 48 heures de négociations.
00:04:02– Plus ça va coûter combien à la France si on suspend la réforme Borne ?
00:04:07– Globalement, pas moins de 3 milliards d'euros en rendement,
00:04:11comme on peut dire de manière technocratique, mais en clair, pas moins de 3 milliards d'euros
00:04:15en fonction du périmètre de ce qui peut être suspendu en 2027.
00:04:18– En faisant appel au débat, Sébastien Lecornu a reconnu une blessure démocratique
00:04:22en référence au recours de l'article 49.3 lors des débats.
00:04:27– Il s'est installé l'idée dans le pays qu'il n'y avait pas eu de vote.
00:04:30Les Français ont le sentiment que le débat ne s'est pas déroulé normalement.
00:04:33C'est une source de blocage au Parlement.
00:04:36On aura bien du mal à dire qu'il ne faut pas qu'il y ait un débat.
00:04:38– La question d'un débat sur la réforme des retraites
00:04:41devra attendre la nomination d'un Premier ministre d'ici vendredi soir
00:04:46et celle d'un nouveau gouvernement.
00:04:48– Et puis pour l'instant, vous l'avez compris,
00:04:50c'est donc une option qui ne semble pas dans les tuyaux de l'Elysée.
00:04:53Et pourtant, les insoumis ne parlent que de ça.
00:04:55Même Marine Le Pen ou Édouard Philippe, son ancien Premier ministre,
00:04:58évoquent cette hypothèse, celle de la démission d'Emmanuel Macron.
00:05:01Elle fait son chemin un peu partout, sauf à l'Elysée visiblement.
00:05:04Et pourtant, ce matin, pour la première fois,
00:05:06un grand news magazine lui lance un appel à Emmanuel Macron.
00:05:09En ce sens, c'est le point qui titre
00:05:11« Monsieur le Président, sortez la tête haute ».
00:05:14L'idée en fait est la même que celle qui avait été évoquée
00:05:17par Édouard Philippe il y a quelques jours sur RTL.
00:05:19annoncée sa démission pour une période située après le vote du budget,
00:05:23ce qui permettrait à chacun d'avoir le temps de se préparer
00:05:26pour une vraie campagne présidentielle.
00:05:28On y revient dès le début de Morandini Live
00:05:30avec tous nos invités, nos reportages et nos directs.
00:05:34La deuxième grosse information ce matin,
00:05:36c'est bien sûr Israël qui va ramener chez elle
00:05:39tous les otages de Gaza.
00:05:40C'est en tout cas ce qu'a déclaré ce matin
00:05:42le Premier ministre israélien après l'annonce par Donald Trump
00:05:45d'un accord en ce sens.
00:05:47Avec l'aide de Dieu, nous les ramènerons tous à la maison
00:05:50a déclaré de son côté Benjamin Netanyahou
00:05:53dans un bref communiqué publié par son bureau.
00:05:56Donald Trump, lui, un peu plus tôt, s'était dit fier d'annoncer
00:05:59qu'Israël et le Hamas ont tous deux accepté
00:06:01la première phase de son plan de paix pour Gaza.
00:06:04C'est un grand pas dans les négociations de paix
00:06:08entre Israël et le Hamas.
00:06:10Après deux ans de guerre, un accord de cessez-le-feu
00:06:12a été conclu dans la nuit dans le cadre
00:06:14de la première phase du plan de Donald Trump.
00:06:17Une phase qui prévoit des échanges de prisonniers et d'otages
00:06:20ainsi qu'un meilleur accès de l'aide humanitaire
00:06:23dans la bande de Gaza et qui conduira vers la fin de la guerre.
00:06:26Sur son réseau social, le président américain s'en est félicité.
00:06:29Cela signifie que tous les otages seront libérés très prochainement
00:06:34et qu'Israël retirera ses troupes jusqu'à la ligne convenue.
00:06:37Les premières étapes en vue d'une paix solide, durable et éternelle.
00:06:41Les 20 otages israéliens vivants seront libérés en une fois
00:06:43contre près de 2000 détenus palestiniens
00:06:46selon une source au sein du Hamas.
00:06:48Deux premières cartes ont été présentées par la partie israélienne
00:06:51concernant le retrait de ses troupes.
00:06:53Mais le Hamas, lui, ne mentionne pas son propre désarmement
00:06:56point clé de la proposition.
00:06:57Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou
00:07:00a lui souligné que son armée resterait dans la majeure partie de Gaza.
00:07:05Il va réunir aujourd'hui son gouvernement
00:07:07afin d'approuver cette première phase du plan Trump.
00:07:10Un accord pourrait donc être signé aujourd'hui en Égypte.
00:07:13Et en Israël, en ce moment même, bien sûr, c'est la joie ce matin.
00:07:19Enfin, enfin, ce moment que l'on n'osait plus espérer.
00:07:21Nous partons tout de suite en direct sur place.
00:07:23On retrouve Régine Delfour et Thibaut Marcheteau à Tel Aviv,
00:07:26place des otages où on a très peu dormi.
00:07:28Régine Delfour et Thibaut Marcheteau à Tel Aviv
00:07:31Oui, absolument, Jean-Marc.
00:07:34En fait, beaucoup de personnes n'ont pas dormi
00:07:36puisque c'est vers une heure, une heure et demie du matin
00:07:39qu'on l'a su, en fait, qu'il y avait cet accord.
00:07:42Et tout de suite, les gens ont voulu venir sur cette place des otages.
00:07:46Ce matin, il n'y avait pas énormément de monde sur cette place des otages.
00:07:48Mais vous pouvez voir sur les images de Thibaut Marcheteau,
00:07:51il y a énormément de monde.
00:07:53C'est la fête, il y a de la musique, les gens chantent et dansent.
00:07:56Ils sont heureux pour cet accord, ce qui signifie le retour des 48 otages.
00:08:04Donc 20 sont présumés vivants et donc 28 morts.
00:08:07Il faut encore, on ne sait pas encore quand est-ce qu'ils vont rentrer.
00:08:11On parle de samedi, dimanche ou encore lundi
00:08:12puisque le problème, c'est que le Hamas ne trouve pas 9 corps des otages.
00:08:18Alors, dans un cœur d'heure, théoriquement, Jean-Marc,
00:08:21en Égypte, l'accord devrait être signé.
00:08:24Et quand ça va être signé, ça veut dire que c'est le cessez-le-feu
00:08:26qui va entrer en vigueur.
00:08:27Et là, je peux vous dire qu'il y aura une explosion de joie.
00:08:29Et on sera en direct avec vous, bien évidemment.
00:08:32Merci beaucoup, Régine.
00:08:33On vous retrouve avec Thibaut Marcheteau en direct d'Israël tout à l'heure.
00:08:36Tout de suite, voici les audiences d'hier soir, les audiences des Prime.
00:08:39C'est avec Mister Audience, Ayas, Kevin, va-t'en.
00:08:43Hier soir, la série Trekker a gagné un peu de terrain sur TF1
00:08:47à près de 3,5 millions de téléspectateurs
00:08:49permettant à la chaîne d'arriver très largement en tête.
00:08:52France 2 est deuxième, mais loin derrière, à 2,1 millions.
00:08:55Un lancement très moyen pour sa nouvelle série Le Parfum du Bonheur.
00:08:58Sur France 3, le magazine Des Racines et des Ailes a du mal à s'imposer
00:09:01avec hier soir seulement 1,7 million de téléspectateurs.
00:09:04Mais là, ça aurait été très compliqué, surtout pour M6,
00:09:07dont l'émission Ma Rénovation est la plus belle de France,
00:09:09a réalisé un score très faible à moins d'un million d'eux.
00:09:12Toutes les autres chaînes sont sous le million.
00:09:14Arte, cinquième du classement avec le film Tout de suite, maintenant,
00:09:17suivi de TMC qui diffusait le film Alibi.com 2,
00:09:20qui a rassemblé 750 000 personnes.
00:09:22Sur W9, le magazine Enquête Criminel est à 572 000.
00:09:26Et c'est TF1 Série Films qui ferme le classement
00:09:28avec le film Elysium qui affiche un score très timide à moins de 400 000.
00:09:32Mister Audience vous dit à demain.
00:09:35Allez, je vous présente mes invités qui vont m'accompagner en direct
00:09:38pour cette émission qui est riche, vous l'avez compris,
00:09:40en actualité, en direct.
00:09:41On est avec Yoann Gillet, bonjour.
00:09:42Merci d'être avec nous, député du Gard et porte-parole du Rassemblement National.
00:09:46Emmanuel Brisson, bonjour.
00:09:47Bonjour.
00:09:48Vous êtes cadre Les Républicains et présidente de Vivement Demain.
00:09:51Olivier Benkemoun nous a rejoint pour toute cette émission
00:09:53sur la partie politique et sur la partie israélique,
00:09:55que vous connaissez très bien également.
00:09:57Guillaume Bastel, bonjour.
00:09:58Merci d'être là, membre du Conseil National de l'UDI.
00:10:01Et Guillaume Dushrich, bonjour.
00:10:02Conseiller municipal PCF de Villejuif.
00:10:04On va commencer en parlant bien évidemment de cette soirée
00:10:08et de ce qui s'est passé du côté de France 2
00:10:10avec cette interview de Sébastien Lecornu qui était très attendue.
00:10:14Et ce qui est amusant, c'est que Marine Le Pen,
00:10:15elle a parlé avant l'interview de Sébastien Lecornu.
00:10:17Mais vous allez voir que ce qu'elle dit, finalement,
00:10:20résume très bien ce qu'a dit aussi Sébastien Lecornu.
00:10:22– Mais alors là, entre les démissionnaires qui démissionnent,
00:10:28Jean-Remaire, peut-être Taillot d'ailleurs,
00:10:32les démissionnaires qui démissionnent
00:10:33et les démissionnaires dont on a accepté la démission,
00:10:38parce qu'on a oublié un événement,
00:10:40qui sont renommés, je pense que tout ça n'est pas sérieux.
00:10:44Je vous l'ai dit tout à l'heure,
00:10:47une partie de la classe politique aujourd'hui
00:10:49se révèle telle qu'en elle-même,
00:10:52ce qu'elle arrive parfois caché à l'opinion publique,
00:10:56c'est-à-dire des gens qui sont prêts à se couper un membre
00:10:58pour conserver leur place, pour conserver leur mandat,
00:11:02et des gens qui, en réalité, crèvent de peur de l'élection.
00:11:07Ce qui, quand on fait de la politique, est quand même assez problématique.
00:11:10Ils crèvent de peur de retourner devant les électeurs.
00:11:15Quand on est un élu et qu'on a peur de retourner devant les électeurs,
00:11:19il faut arrêter d'être élu.
00:11:20Il faut faire autre chose.
00:11:24Parce que le spectacle qui est donné
00:11:26est désespérant.
00:11:29Et il est désespérant au regard de notre fonctionnement démocratique, d'ailleurs.
00:11:33Emmanuel Brisson, vous êtes cadre les Républicains.
00:11:35Vous comprenez qu'on soit désespéré quand on voit la classe politique aujourd'hui ?
00:11:38Bien sûr, on assiste à un mauvais vote ville.
00:11:40Excusez-moi, mais Emmanuel Macron est un pyromane de la politique.
00:11:43Il essaye de diviser les partis politiques.
00:11:46Il prend les Français pour des abrutis.
00:11:48Depuis dimanche, on entend tout et n'importe quoi.
00:11:52C'est juste scandaleux.
00:11:53Il y avait juste deux choix, en fait.
00:11:54C'était soit la démission du Président de la République,
00:11:57étant donné que 7 Français sur 10, selon Odoxa,
00:12:00souhaitent que le Président de la République parte,
00:12:03que le journal Le Point, qui n'est pas le journal le plus révolutionnaire,
00:12:06à même titré que le Président de la République, doit partir,
00:12:09ou alors une dissolution.
00:12:11Je suis désolée.
00:12:12En fait, c'est le seul responsable.
00:12:13C'est-à-dire que vous, vous avez l'impression que vous êtes à la hauteur
00:12:15dans les partis, que vous vous comportez parfaitement ?
00:12:18Mais aucun parti.
00:12:18Je parle de vous, les partis, bien évidemment, pas vous, à titre personnel.
00:12:21Bien sûr. Aujourd'hui, la classe politique est médiocre.
00:12:23D'accord.
00:12:24Toute la classe politique est médiocre.
00:12:25Je suis désolée, moi, je suis jeune.
00:12:27Je me dis que je comprends pourquoi les jeunes, aujourd'hui,
00:12:30ne souhaitent pas aller voter.
00:12:32Quand on fait de la politique, on ne doit pas avoir peur de ces électeurs, monsieur.
00:12:36Quand on fait de la politique, on doit se dire que si on a bien bossé,
00:12:40on peut retourner aux urnes et on aura le résultat qu'on mérite.
00:12:45Donc moi, je souhaite que le Président de la République, soit il parte, soit il fait une dissolution.
00:12:51Mais vous êtes quatre chez les Républicains.
00:12:52Vous leur dites aux plus âgés ce que vous pensez ?
00:12:54Vous leur dites qu'ils sont nuls ?
00:12:55Vous leur dites qu'ils sont médiocres ?
00:12:57Écoutez, moi, je trouve que Bruno Rotaillot, dimanche, a été extrêmement courageux.
00:13:01Pourquoi ? Parce que les Républicains se sont fait enfumer.
00:13:03Mais à travers Sébastien Lecornu, qui est la créature d'Emmanuel Macron,
00:13:08Sébastien Lecornu a mis un gouvernement Frankenstein,
00:13:12avec des ministres qui étaient là quand j'étais d'ailleurs à peine née.
00:13:15Donc au bout d'un moment, Bruno Rotaillot a fait un choix extrêmement courageux de claquer la porte.
00:13:20Moi, je le salue.
00:13:22Je salue cette décision.
00:13:23Donc non, au bout d'un moment, les Républicains ont fait ce choix-là.
00:13:27Vous dites qu'il y a des gens qui sont nuls ?
00:13:30Moi, je pense que...
00:13:31Non, c'est vous qui l'avez dit.
00:13:32Je reprenais vos propos.
00:13:33C'est vous qui parliez de médiocrité.
00:13:35Je pense que vous parliez aussi de gens dans votre parti.
00:13:37Votre parti n'est pas le seul à ne pas avoir de gens médiocres.
00:13:40Bien sûr que non, mais je parle de toute la classe politique en général.
00:13:43Vous en faites partie.
00:13:44Les Républicains en font partie.
00:13:45Vous savez, quand je vois Mme Borne qui a défendu corps et âme sa réforme
00:13:49et qu'il a dit que tout d'un coup, elle peut revenir en arrière,
00:13:53ça montre bien qu'on n'a pas de conviction.
00:13:55Mais Vauquiez, Rotaillot, tout ça, ils sont formidables.
00:13:58Je n'ai pas dit ça.
00:14:00Mais au bout d'un moment, il faut arrêter de taper constamment sur les Républicains.
00:14:04C'est ce que font les médias depuis plusieurs mois.
00:14:07Ils ont essayé de nous enterrer.
00:14:08On voit bien que ça ne marche pas.
00:14:09Les Républicains sont encore là.
00:14:11Mais voilà, chacun doit balayer devant sa porte.
00:14:13Je regarde Guillaume Dessouiche qui vous écoute depuis tout à l'heure,
00:14:16qui est au PCM, qui rit beaucoup en vous écoutant.
00:14:18Pourquoi ça vous fait rire ces propos ?
00:14:19Parce que je pense qu'il y a des gens qui ont beaucoup de compétences
00:14:24dans les partis, que le dégagisme, ça n'est pas du tout ma tasse de thé.
00:14:30Et là, le spectacle est pitoyable, excusez-moi.
00:14:34Là, par contre, je suis d'accord.
00:14:35Le rapport du président de la République et de la Macronie dans son ensemble
00:14:40à la politique et à l'exercice du travail collectif qu'est la politique
00:14:45est calamiteux.
00:14:46Et ce rapport calamiteux nous a mis dans une crise majeure.
00:14:51Et effectivement, les crises sont des moments de choix.
00:14:54Vous êtes d'accord avec Emmanuel Brisson ?
00:14:55Je suis d'accord pour dire qu'une crise politique,
00:14:59c'est un moment de choix qu'il ne faut pas gâcher.
00:15:02C'est parce qu'elle a dit.
00:15:02Elle a dit qu'ils étaient nuls.
00:15:04Et qu'il faut énormément de changements.
00:15:05Parce que la situation est presque nulle.
00:15:08Effectivement, en 7 ans de Macronie, le nombre de pauvres a doublé dans notre pays.
00:15:15On ne peut pas se satisfaire d'un bilan pareil.
00:15:17On est passé de 6 millions de pauvres à 12 millions de pauvres.
00:15:21C'est intenable.
00:15:23Et d'ailleurs, la proposition qui est faite par M. Lecornu en partant,
00:15:28qui est...
00:15:28En partant, on verra avec Olivier Benkéboun,
00:15:31si il part vraiment d'ailleurs, parce qu'il y a un peu tout comme rumeur.
00:15:33Oui, mais qui est que dans 48 heures, le président de la République
00:15:36aura désigné un jour ou une nouvelle Premier ministre
00:15:40avec l'objectif que le 13 octobre, le budget soit avalisé.
00:15:46Ce qui veut dire que le budget ne va pas changer.
00:15:48Alors que c'est ce budget qui est le problème.
00:15:51Et que ensuite, ça doit nous permettre...
00:15:53De toute façon, vous allez voter.
00:15:54À l'Assemblée, ça va être voté.
00:15:56Donc si le budget ne va pas, vous voterez contre.
00:15:58C'est intenable.
00:15:59Il ne cesse de biaiser les choses.
00:16:01Mais qui, il ?
00:16:03La Macronie et le président de la République.
00:16:05Donc vous aussi, c'est pareil, en fait.
00:16:06Il n'y a que vous qui êtes bien, quoi.
00:16:08Je dis qu'effectivement, à gauche, il y a un exercice démocratique
00:16:13qui est de bien meilleure qualité et qui est beaucoup plus intéressant.
00:16:17Yohann Gillet.
00:16:18Si vous n'aviez pas fait alliance avec les macronistes et les LR en juillet 2024
00:16:21pour empêcher le Rassemblement National d'obtenir une majorité,
00:16:24on n'en serait pas là aujourd'hui.
00:16:26Oui, mais voyez-vous, pour moi, le RN n'est pas républicain.
00:16:29Donc c'est une vraie question.
00:16:30On a l'habitude d'entendre ça.
00:16:31On peut en discuter si vous voulez, mais je ne crois pas que ça...
00:16:33En tout cas, ils se puisent de regarder.
00:16:35Attendez, c'est intéressant.
00:16:36Ça veut dire quoi, ils ne sont pas républicains ?
00:16:38Pour moi, le RN pose un vrai problème de route d'égalité.
00:16:44En quoi ils ne sont pas républicains ?
00:16:45Est-ce qu'on se présente ?
00:16:45Attendez, attendez, pas tous en même temps.
00:16:47Le RN est pour l'inégalité au sein de la société.
00:16:50Le RN ne considère pas tous les Français comme des Français.
00:16:54Et ça, je suis désolé, dès la base, c'est un problème qui fait que le RN...
00:16:58Donc le RN devrait être interdit ?
00:17:00Mais sans pas républicain, il devrait être interdit ?
00:17:02Si on me posait la question, je pense qu'elle donnerait peut-être lieu à un référendum.
00:17:07Yohann Gillet.
00:17:08Camarade, dites-moi, quelle mesure précise dans le programme du Rassemblement National...
00:17:13Me donner du caram, du camarade.
00:17:15Selon vous, dangereux et pourrait instituer une différence entre les Français ?
00:17:20Dites-moi laquelle.
00:17:21La préférence nationale.
00:17:23Mais...
00:17:23Alors, bon, on ne va pas faire un débat sur le RN, on va revenir...
00:17:25On ne va pas refaire un débat.
00:17:27Quand il n'y a pas contre la Constitution française et qu'on nostige ce terme de préférence...
00:17:32Ok, la question, les Français se demandent s'ils vont avoir un Premier ministre,
00:17:37qu'ils vont avoir comme Premier ministre et s'il va y avoir une stabilité.
00:17:39Yohann Gillet, est-ce que vous vous reconnaissez dans les nuls ?
00:17:43Mais non, mais attendez, deux choses.
00:17:44Premièrement, dans la priorité nationale, on parle des Français,
00:17:47donc il n'y a pas de différence entre les Français, donc quels qu'ils soient.
00:17:49Est-ce que vous reconnaissez dans les nuls ?
00:17:51Non, mais le système est pitoyable aujourd'hui.
00:17:53Mais le système, il va des...
00:17:54C'est drôle parce que vous dénoncez tous les autres.
00:17:56Non, mais je vais vous dire.
00:17:57Mais à chaque fois qu'on vous dit chez vous, c'est formidable chez vous.
00:17:59Mais le système, il va des insoumis jusqu'aux LR qui ont fait leur tambouille politique.
00:18:03Ça, ça va être juste avant vous, quelle chance.
00:18:05Mais non, mais c'est la réalité.
00:18:07Nous, on n'a pas fait alliance avec des insoumis, avec des macronistes, avec des LR l'année dernière.
00:18:10Parce que si on est dans cette situation aujourd'hui, c'est bien pour cette raison.
00:18:14Et j'entends les LR dire aujourd'hui qu'il faut claquer la porte du gouvernement, etc.
00:18:19Mais les LR ont été la béquille d'Emmanuel Macron depuis 2017.
00:18:23Ils ont appelé à voter pour Macron en 2017.
00:18:26En 2022, ils ont fait la tambouille politique avec même des insoumis.
00:18:2940 insoumis aujourd'hui siègent à l'Assemblée nationale.
00:18:32Vous avez envie qu'on vote pour vous au second tour.
00:18:34Il faut savoir.
00:18:36Vous insultez Bruno Retailleau de salaud et après vous voulez qu'on vote pour vous.
00:18:39Est-ce que quand vous vous regardez le matin dans le miroir,
00:18:41vous assumez le fait d'avoir 40 députés insoumis qui siègent à l'Assemblée nationale
00:18:46du fait de l'alliance électorale que vous avez...
00:18:49Mais nous n'avons jamais fait d'alliance avec les insoumis.
00:18:51Ce n'est pas vrai.
00:18:54Mais c'est la réponse, c'est la réponse.
00:18:56Emmanuel Brisson, elle vous répond.
00:18:59Nous n'avons jamais appelé à voter pour la France insoumise.
00:19:03C'est une ligne rouge.
00:19:04Donc il faut arrêter.
00:19:05Vous avez retiré ici et là des candidats.
00:19:07Vous avez participé au fameux fonds réponses.
00:19:09Je voudrais qu'Illium Bastel parle parce que c'est l'UDI et c'est l'équilibre.
00:19:13On les oublie toujours.
00:19:14C'est le calme entre tout le monde.
00:19:16Le calme et la nuance.
00:19:17Mais peut-être qu'aujourd'hui je vais être un peu moins nuancé.
00:19:19Ah d'accord.
00:19:20Vous êtes nul vous ou pas ?
00:19:21Vous vous considérez comme nul ?
00:19:22À titre personnel ?
00:19:23Oui, à l'UDI.
00:19:25Je ne me permettrai pas d'attaque personnelle.
00:19:28L'UDI fait partie des formations politiques qui jusque-là étaient dans le gouvernement.
00:19:33Force est de constater qu'il y a eu un échec collectif.
00:19:37Tout le monde.
00:19:38RN compris, PCF compris, LFI compris.
00:19:40On a tous échoué.
00:19:42Il faut qu'on se le dise une bonne fois pour toutes.
00:19:44L'échec, il est de la faute de tout le monde.
00:19:46Vous pouvez dire non.
00:19:47N'empêche que les députés à l'Assemblée nationale et toutes les formations politiques,
00:19:51que ce soit au niveau local, au niveau régional, au niveau départemental,
00:19:55on a tous raté notre coup.
00:19:56Il se passe quelque chose ?
00:19:58On est passé.
00:19:59La méthode Macron est une méthode du passage en force.
00:20:03Donc on ne peut pas réussir avec des gens qui passent en force ?
00:20:06Ce n'est pas une question de la méthode Macron.
00:20:08C'est une question de méthode politique.
00:20:10Les Français sont passés de « les politiques ne servent à rien » aux « politiques sont toxiques ».
00:20:15Donc là, il y a un problème.
00:20:16Ils ont tort ?
00:20:16C'est un échec collectif.
00:20:17Je l'ai dit, le rapport de...
00:20:19Moi, je suis convaincu que la politique avec un grand P peut fonctionner.
00:20:24Et la politique avec un grand P, pour qu'elle fonctionne,
00:20:26il faut que les partis se mettent autour de la table.
00:20:28Ceux qui ont envie de participer au maintien de la France...
00:20:31Vous pensez sérieusement que nous, on va se mettre autour de la table
00:20:35pour trouver un accord avec des insoumis, avec des socialistes,
00:20:39avec des macronistes, alors qu'ils ont tous ruiné la France ?
00:20:43Ce n'est pas un propos creux ?
00:20:44Guillaume Vastel, petite question.
00:20:45Oui, petite réponse.
00:20:47Vous, à l'UDI, exactement, vous faites toujours partie du socle commun ou pas ?
00:20:51Parce qu'on ne comprend rien.
00:20:52J'ai eu l'impression que vous avez vu le bateau couler, vous avez dit « on sort ».
00:20:55Mais si on met une rustine, vous revenez ?
00:20:57Ce n'est pas une question de rustine.
00:20:58On a récupéré notre liberté, Hervé Marseille l'a dit dimanche soir.
00:21:02Liberté au sens où nous n'appartenons plus à la majorité gouvernementale.
00:21:05Force est de constater que l'UDI...
00:21:06Vous ne voulez pas de poste de ministre ?
00:21:07Traduction, ils essaient de faire oublier leur compromission.
00:21:10Vous ne voulez pas de poste de ministre à l'UDI ?
00:21:11Ce n'est pas une compromission.
00:21:12Vous ne voulez pas de poste de ministre à l'UDI ?
00:21:14Moi, je n'ai pas été appelé.
00:21:15Vous, mais vous savez bien que c'est un avou.
00:21:16Je n'oblige pas de l'être.
00:21:17C'est un avou global.
00:21:17La logique est que dans une alliance politique, qu'elle soit large ou limitée, normalement,
00:21:24toutes les sensibilités sont représentées.
00:21:26Et c'est ce qu'Hervé Marseille a dénoncé dimanche soir et a déploré lundi.
00:21:29C'est que l'UDI, jusqu'ici, a participé à l'action gouvernementale française, et ce, depuis Michel Barnier.
00:21:38Et que...
00:21:39Donc, c'est-à-dire que vous faites partie du crash, quoi ?
00:21:40Vous avez une responsabilité dans le crash ?
00:21:42Si vous voulez que je vous dise que le crash politique, on y a participé, la réponse est oui.
00:21:48D'accord.
00:21:48On était dans le gouvernement.
00:21:49C'est bien.
00:21:50Juste, Olivier Benkémoun, je voudrais que vous fassiez un petit bilan de ce que vous entendez depuis tout à l'heure sur le plateau,
00:21:54parce que je vous vois écouter tout ça.
00:21:56C'est vrai que tout le monde est d'accord pour dire qu'en fait, il y a un problème dans la classe politique, aujourd'hui.
00:22:00Il y a un problème dans la classe politique de crédibilité.
00:22:02La toxicité, à mon avis, elle vient avant tout du président de la République et d'Emmanuel Macron.
00:22:07Donc, tout le monde essaye de s'en sortir comme ça et de sortir de son influence.
00:22:14Mais peut-être que dans deux jours, l'UDI va revenir à l'intérieur de ce cercle de la Macronie pour l'accompagner.
00:22:24On ne sait pas.
00:22:24Je veux dire, les noms qui circulent sont proches, j'entends, de l'UDI.
00:22:29Après, Emmanuel Brisson, moi, j'adore votre discours, mais ce n'est pas celui des LR, aujourd'hui.
00:22:34Les LR, ils ne disent pas...
00:22:35Les 4 DLR, pourtant.
00:22:36Non, les 4 DLR, hier, il y a eu une visio de 3 heures pour dire exactement le contraire.
00:22:41Oui, mais avant, hier, ils ont claqué la porte.
00:22:43Demain, ça peut peut-être changer.
00:22:44Mais là, cette...
00:22:45Non, mais vous n'êtes pas très rassurant sur la stratégie des LR.
00:22:49Non, mais l'actualité, l'actualité change.
00:22:53Regardez, hier, on parlait d'un premier ministre de gauche, Marine Tandelier.
00:22:56Si vous voyez, c'est bizarre d'ailleurs, parce que ça fait deux ans qu'ils n'arrêtent pas de parler de Gaza, Gaza, Gaza.
00:23:01Là, ils ont parlé de la France et tout le monde disait qu'ils seront au pouvoir.
00:23:03Alors, aujourd'hui, on n'en parle plus. Peut-être que demain, vous parlerez, je ne sais pas, d'un premier ministre qui sort de nulle part.
00:23:09Enfin, tout change depuis il y a trois jours.
00:23:10Bon, on va voir. Après, c'est nos infos. Je vais demander à Olivier quelles sont les rumeurs à propos des premiers ministres éventuels.
00:23:16Parce qu'il y a une grosse rumeur et puis il y a plein de petites rumeurs à côté.
00:23:19Donc, vous allez nous donner les noms dans un instant. Si vous voulez les noms, vous restez avec nous.
00:23:22Juste après, c'est nos infos de Marc Gossifert.
00:23:25Bonjour Jean-Marc. Bonjour à tous.
00:23:3012 ans de réclusion, c'est la peine requise ce matin par le parquet à l'encontre du seul accusé d'avoir fait appel dans l'affaire des viols de Mazan.
00:23:37Il avait été condamné en première instance à 9 ans de prison.
00:23:40L'ancien ouvrier de 44 ans ne veut surtout pas n'assumer ses responsabilités, affirme l'avocat général.
00:23:45Beaucoup de joies ce matin placent des otages à Tel Aviv.
00:23:49Israël et le Ramas ont accepté la première phase du plan de paix de Donald Trump pour Gaza.
00:23:53Elle prévoit la libération de 20 otages vivants contre près de 2000 prisonniers palestiniens.
00:23:57Benjamin Netanyahou doit réunir dans la journée son cabinet pour ratifier le texte.
00:24:03Et puis, vous le voyez également à l'écran, c'est Sainte-de-Liès ce matin à Ragnones dans le sud de Gaza
00:24:07après l'annonce de cet accord salué par le président de l'autorité palestinienne.
00:24:10L'échange entre prisonniers et otages devrait avoir lieu dans les 72 prochaines heures.
00:24:15Espoir immense pour les otages et leurs familles, pour les palestinens de Gaza, pour la région.
00:24:19Se félicite Emmanuel Macron.
00:24:21Merci Margot et page spéciale à partir de 11h30 bien évidemment pour analyser et comprendre ce qui se passe en Israël
00:24:28et cet accord de paix qui est en bonne voie et surtout, surtout le retour des otages qui devrait avoir lieu lundi normalement.
00:24:34Si tout va bien et si tout avance, on en parlera également et on sera en direct sur place.
00:24:38Olivier Benkémoun, des noms, des noms.
00:24:41Il y en a un, hier je vous aurais dit ça va plutôt vers la gauche.
00:24:45Maurice Vallaud, etc. Olivier Faure, pourquoi pas.
00:24:47Mais aujourd'hui, c'est un nom qui ressort, c'est celui de Jean-Louis Bourleau.
00:24:52Jean-Louis Bourleau qui a 74 ans aujourd'hui, qui est d'une famille politique.
00:24:57On va faire plus de 10.
00:24:58Plutôt du centre.
00:25:00Alors, on sait qu'avec Bourleau, il y a un problème avec Macron sur la politique.
00:25:04Il a biffé son rapport sur la politique de la ville.
00:25:09Il y avait une mésentente entre les deux hommes.
00:25:13Mais il pourrait faire la synthèse en réalité, Jean-Louis Bourleau.
00:25:18Il plairait à qui, Bourleau ?
00:25:19Il plairait un peu aux socialistes.
00:25:22Il plairait plutôt au centre, évidemment, au bloc central.
00:25:26Et il ne serait pas censuré par les LR.
00:25:28Il ne serait pas censuré par les LR parce qu'au fond, il vient de leur famille politique.
00:25:33Johan Gillet, c'est une bonne idée, Bourleau ?
00:25:35Non, mais c'est un homme respectable.
00:25:36Mais à un moment donné, c'est le vieux monde.
00:25:39C'est le système.
00:25:39Il faut arrêter avec tout ça.
00:25:40La seule solution, encore une fois, c'est la dissolution.
00:25:42Pour l'instant, on peut répéter en boucle la dissolution.
00:25:46Pour l'instant, on s'achemine.
00:25:49Marine Le Pen l'a dit hier à Cournon d'Auvergne, où elle était.
00:25:52J'étais à ses côtés d'ailleurs, auprès des agriculteurs
00:25:54pendant que tous faisaient leur tombouille politique à Paris.
00:25:56Elle l'a dit.
00:25:57Nous censurerons l'ensemble des gouvernements qui seront nommés.
00:26:01Pour une raison simple.
00:26:01Donc, si c'est Bourleau, vous censurez.
00:26:02Mais bien sûr, pour une raison simple.
00:26:04C'est qu'aujourd'hui, ce n'est plus possible.
00:26:06Il faut redonner la parole au peuple français.
00:26:08On ne peut pas continuer ce cirque.
00:26:09On a eu Michel Barnier qui a été censuré.
00:26:12On a eu ensuite un Premier ministre qui s'est auto-suicidé, François Bayrou.
00:26:17On a ensuite un Premier ministre qui a démissionné.
00:26:20C'est-à-dire, si je comprends bien, c'est censure à tout prix
00:26:23sans même savoir ce qu'il propose.
00:26:24Même s'il propose des choses qui vous plaisent,
00:26:26même s'il propose des textes qui vous plaisent,
00:26:28un budget qui vous plaît, vous censurez.
00:26:30Mais pour une raison simple.
00:26:3170% des Français veulent pouvoir re-voter.
00:26:34Donc, il faut écouter le peuple français.
00:26:36Et la situation politique, elle est bloquée aujourd'hui.
00:26:39Donc, la Constitution prévoit quoi ?
00:26:42La démission du Président de la République ou la dissolution ?
00:26:45Guillaume Bastel qui fait mon porte-parole.
00:26:47Non, mais attendez, si le budget vous convient, vous censurez.
00:26:49Mais le budget ne nous conviendra pas, on le sait pertinemment.
00:26:52Mais attendez, on va aller faire quoi ?
00:26:55On va aller négocier avec des gens qui veulent toujours plus d'immigration,
00:26:59qui veulent faire tout et n'importe quoi,
00:27:00qui veulent plus de recettes, donc plus d'impôts pour les sociétés.
00:27:02Vous pensez que c'est ça ?
00:27:04Je ne suis pas aussi sûr que vous.
00:27:07Je pense qu'il faut attendre de voir, non ?
00:27:08Moi, je pense que si.
00:27:09Et de toute manière, les Français veulent pouvoir changer les choses.
00:27:12D'accord, donc c'est clair que quel que soit le nom, vous vous en fichez, c'est censure.
00:27:15Mais il ne faut pas avoir part des francs.
00:27:17Emmanuel Grisson, est-ce que c'est une bonne idée ?
00:27:19Chez LR, nous voulons une cohabitation.
00:27:21Donc, pas un Premier ministre PS, pas un Premier ministre macroniste.
00:27:25Traduction, on veut des ministères.
00:27:26Des voitures avec chauffeur, c'est tout ce qui nous importe.
00:27:28Le fond, on s'en fout.
00:27:29Vous pouvez mieux c'est terminé ?
00:27:30Non, mais c'est la vérité.
00:27:31Donc, voilà, c'est la ligne qui a été actée hier soir.
00:27:35Après, Borloo, il était quand même ministre quand moi je n'étais pas né.
00:27:39Donc, au bout d'un moment...
00:27:39Il y a un vrai problème de génération avec vous, quand même.
00:27:41Mais ce n'est pas un problème de génération, c'est qu'au bout d'un moment...
00:27:43Rotaillot, c'est la bonne génération ?
00:27:45Rotaillot, c'est du sang neuf.
00:27:48Non, mais Rotaillot, les Français ne le connaissaient pas il y a deux ans.
00:27:50Enfin, vous le savez très bien.
00:27:51Mais le fait qu'ils ne le connaissent pas, ne sous-entend pas qu'il est né politiquement il y a deux ans.
00:27:54Non, mais...
00:27:55Mais juste...
00:27:55Olivier Benkéboul.
00:27:57Hier, c'était on ne retourne pas aux urnes tout de suite.
00:28:00On ne retourne pas aux urnes.
00:28:02Il y a eu trois élections de suite.
00:28:03Les frais de campagne de la précédente élection n'ont même pas été remboursés.
00:28:08C'est une fatigue terrible, c'est beaucoup d'énergie, ce n'est pas possible.
00:28:11Aller en campagne, ce n'est pas réfléchir sur le...
00:28:14C'est ça qui est...
00:28:15Guillaume, sur ce nom de Jean-Louis Borloo, au Parti communiste, qu'est-ce que vous en pensez ?
00:28:20D'abord, effectivement, dans nos collectivités, les élections ont un coût.
00:28:27Et il faut peut-être arrêter de nous couper des budgets et de nous rajouter des frais.
00:28:34Donc ça, c'est une question qui a son poids.
00:28:37Enfin, la démocratie a un coût.
00:28:38Ensuite, Jean-Louis Borloo...
00:28:39On supprime les élections.
00:28:41Attends, attends, je veux parler.
00:28:41Il a un avantage, c'est qu'il est capable de travailler collectivement.
00:28:45Mais il a un gros désavantage qui est celui de son énergie.
00:28:49Il a l'âge qu'il a, il y a énormément de...
00:28:51Non, c'est violent, dis donc, de prendre les gens sur l'âge.
00:28:54Non, mais...
00:28:55Moi, je trouve ça super dur, quoi.
00:28:56Il faut de l'énergie et il faut être capable de faire avancer le pays vers 2050.
00:29:02Et effectivement, il reste un an pour ce Parlement qui serait amené à poursuivre ça.
00:29:11Un an et demi.
00:29:11Mais il faut faire tout autrement.
00:29:14D'accord, donc le problème de Borloo, c'est son âge.
00:29:16Je réfléchissais à cette question dans la voiture qui m'a mis chez vous.
00:29:19Ça ne vole pas haut.
00:29:20Et je me disais, et ça n'engage que moi, et ce sera peut-être très mal perçu par celle que je souhaite évoquer.
00:29:29Mais moi, je pense que ma députée de circonscription, madame Sophie Taillepoyan, est quelqu'un de parfait.
00:29:36C'est-à-dire qu'elle est...
00:29:37Je ne sais pas qui c'est.
00:29:39Exactement, vous ne savez pas ce que c'est.
00:29:40Non, non, mais je vous l'ai.
00:29:42Je pourrais faire semblant en vous disant, ah oui, elle est formidable.
00:29:44Je ne sais pas qui c'est.
00:29:44Une présidente de génération.
00:29:45D'accord.
00:29:46Elle a eu beaucoup d'impact dans la dynamique de l'après.
00:29:49Elle sait travailler.
00:29:50Elle est encore moins connue que les gens du DI.
00:29:52C'est-à-dire ?
00:29:53C'est-à-dire ?
00:29:53Elle remet le Parlement en situation de travailler collectivement.
00:29:56On a besoin de ça.
00:29:57Ok.
00:29:57Et surtout, elle a suffisamment de sécurité pour retoquer le scénario du PSG.
00:30:03Guillaume Bastel, Borleau, c'est la bonne idée ?
00:30:06Ça, c'est proche de vous, non ?
00:30:07Je ne vais pas vous dire non, c'est le fondateur de l'U2.
00:30:09Oui, c'est ça.
00:30:10Mais mécaniquement, évidemment que je vais vous dire oui.
00:30:12Mais est-ce que vous pensez qu'il est capable ?
00:30:14Est-ce qu'il est capable de tenir, en fait ?
00:30:15Parce que si c'est pour venir qu'un jour ou trois semaines, ça ne sert à rien.
00:30:18Au moins, ça les fait revenir dans la Macronie.
00:30:20En fait, le sujet, ce n'est pas tant est-ce que Jean-Louis Borleau est capable de tenir.
00:30:23Jean-Louis Borleau, il peut constituer une équipe gouvernementale.
00:30:25Le sujet, c'est que font les partis politiques à l'Assemblée Nationale.
00:30:28Le RN, on a compris, c'est les communistes de la quatrième.
00:30:31Ils disent non à tout.
00:30:33Donc ça, c'est simple.
00:30:34Dissolution.
00:30:34Non, mais la question, c'est pour faire quoi ?
00:30:36LFI, c'est pareil, dissolution.
00:30:38C'est pareil.
00:30:39Reste du coup un grand couloir central du PS, peut-être des écologistes, s'ils ont envie de venir, jusqu'au LR.
00:30:46Non, LR a dit non.
00:30:47Nous ne rentrerons pas.
00:30:48Attendez, pas tous en vingt ans.
00:30:49Pas tous en vingt ans.
00:30:50Non, non, les Républicains ne rentreront pas dans un gouvernement
00:30:53où il y a des gens qui viennent du PS.
00:30:54Moi, je suis quelqu'un de poli, je laisse les gens terminer.
00:30:56Non, non, mais c'est intéressant.
00:30:58Personne du PS dans le gouvernement ?
00:31:00Personne du PS dans le gouvernement.
00:31:01Mais ils sont prêts à soutenir, par contre.
00:31:02D'accord.
00:31:03Et il n'est pas possible qu'il n'y ait pas un changement de cadre.
00:31:05En fait, arrêtons de raisonner par personne.
00:31:11Pour singer la phrase de Gabriel Attal, la question, ce n'est pas le qui, c'est le quoi.
00:31:16Oui, c'est ça.
00:31:17C'est pour ça que je disais qu'il faut attendre de voir aussi.
00:31:19Oui, mais on reprend.
00:31:20Mais le qui a son importance.
00:31:21Non, mais le qui a son importance aussi.
00:31:23Au gouvernement.
00:31:25Écoutez-moi.
00:31:26Quand vous entendez Emmanuel Brisson qui vous dit, par exemple, pas de PS au gouvernement,
00:31:30ça veut dire que ça a un sens aussi.
00:31:32Et si le PS ne dit pas de LR au gouvernement, ça veut dire qu'on...
00:31:34Mais on n'a pas les mêmes convictions, vous avez fait alliance avec LFI qui est un parti antisémite.
00:31:40Moi, c'est hors de question qu'on rentre dans un gouvernement avec le PS,
00:31:45qui a fait alliance avec la France Insoumise, qui est un parti antisémite.
00:31:48C'est ma ligne rouge.
00:31:48Et c'est pour ça que moi, j'évoque une non-candidate, parce que...
00:31:52Ah non, non, mais revenez pas avec...
00:31:53Lorsqu'on est capable d'être...
00:31:56Grand parti.
00:31:57Mais justement, arrêtons avec les dynamiques de grand parti qui écrasent, sur l'exemple du président de la République,
00:32:05qui a écrasé la démocratie, on a besoin de refaire collectif.
00:32:11On a besoin de prendre du temps et d'avoir de la méthode, d'être studieux et d'être sérieux.
00:32:16Parce qu'on bat pour une reconnue qui n'aura jamais le poste, ça ne sert à rien, honnêtement.
00:32:18Mais monsieur Morandini, ce qu'il faut, c'est du fond.
00:32:21Et pour du fond, il faut pouvoir dissoudre l'Assemblée pour que les Français se réexpriment et donnent une majorité.
00:32:24Oui, oui, ça aussi, on a compris.
00:32:26Mais moi, je voudrais répondre rapidement à la présidente du fan club de monsieur Rotaillot, qui est à ma droite,
00:32:31la mettre devant ses contradictions, parce qu'il faut rappeler certaines choses.
00:32:34Quand les LR refusent de voter l'interdiction des mariages pour les clandestins en France,
00:32:40qu'est-ce que vous avez à répondre à ça ?
00:32:41Quand les LR refusent de voter les pannes planchers...
00:32:44Oui, je me suis noté tout ce que les LR n'ont pas voté,
00:32:48alors même que sur les plateaux de télévision, monsieur Rotaillot dit strictement l'inverse.
00:32:52À un moment donné, les LR passent leur temps à trahir leurs électeurs.
00:32:56Et en fait, toutes les mesures que vous défendez, quand vous êtes aux responsabilités,
00:32:59quand vous avez des députés en place, eh bien, ils votent l'inverse.
00:33:02Il faut être cohérent.
00:33:03Et c'est exactement la même chose dans ce que nous vivons aujourd'hui,
00:33:06où les LR, en fait, soutiennent Emmanuel Macron depuis 2017
00:33:10et passent leur temps à être la béquille du président de la République.
00:33:12Emmanuel Brisson, vous répondez rapidement.
00:33:14C'est faux, Bruno Rotaillot est un homme extrêmement courageux qui a des convictions,
00:33:18et d'ailleurs, hier, il l'a dit, on ne reviendra pas sur la raison.
00:33:21Ça a parlé, ça a parlé, Bruno Rotaillot ne veut pas revenir, par exemple,
00:33:26sur la réforme des retraites, parce que c'est un homme qui a des convictions.
00:33:29Donc, au bout d'un moment, on ne peut pas accuser Bruno Rotaillot d'être un homme insincère.
00:33:34Moi, je pense que c'est l'homme le plus sincère de ces derniers mois dans la classe politique.
00:33:37D'ailleurs, c'est pour ça qu'on a repris un petit peu de couleur,
00:33:44qu'aujourd'hui, l'électorat macroniste revienne chez les Républicains.
00:33:48Il y a un an, tout le monde nous avait enterrés autour de cette table.
00:33:52Aujourd'hui, voilà, si demain, il y a une solution, vous savez très bien qu'on fait un score,
00:33:56qu'on fait quelque chose.
00:33:57D'ailleurs, dans le Tarn-et-Garonne, on a fait 18 %, alors qu'il y a un an, on aurait fait 4 %.
00:34:02Et alors, petit à petit, vous, vous êtes toujours au second tour, mais après, vous perdez.
00:34:06Voilà, ça, c'est fait. Chacun son petit paquet.
00:34:08Olivier, on a parlé de Jean-Louis Borloo.
00:34:10C'est quoi les autres noms qui circulent ?
00:34:12Non, mais là, c'est celui qui...
00:34:13Le Cornu 2, par exemple. Hier après-midi, c'est nos confrères du Parisien, je crois, qui ont sorti ça.
00:34:17Ça a fait beaucoup de bruit. Ils ont sorti qu'il pourrait être reconduit.
00:34:21C'est encore crédible ou pas du tout ?
00:34:23Parce qu'hier soir, il était plutôt ambigu.
00:34:25Toutes les hypothèses, oui.
00:34:26Vous trouviez que c'était clair ?
00:34:29Moi, je trouvais que c'était ambigu.
00:34:29Quand il dit « j'ai terminé ma mission », moi, j'ai compris, j'ai terminé la mission que m'a donnée le Président
00:34:33pour dialoguer avec tout le monde, pas « j'ai terminé ma mission auprès du Président ».
00:34:36Moi, je l'ai compris autrement.
00:34:38Moi, j'ai compris que c'était « j'ai terminé ma mission ».
00:34:40Mais c'est vous, spécialiste politique, donc je vous fais confiance.
00:34:42Mais je suis spécialiste...
00:34:43Comment vous voulez être spécialiste dans la tête d'Emmanuel Macron ?
00:34:48C'est complexe, quand même, parce que là, il faut parler un peu de psychologie.
00:34:52Il gagne du temps, Emmanuel Macron.
00:34:54Il gagne du temps. Il ne voulait pas être embêté aujourd'hui.
00:34:56C'est le jour où il panthéonise.
00:34:57Donc, laissons-le panthéoniser.
00:34:59Donc, il ne va rien se passer aujourd'hui.
00:35:01Mais M. Lecornu, il a une mission.
00:35:03C'est un bon petit soldat.
00:35:04Il l'a dit, il l'a répété.
00:35:05Il me semble qu'il est...
00:35:06Moi, je ne crois pas à l'hypothèse de Lecornu 2.
00:35:09Je ne pense pas.
00:35:10De toute façon, vous avez vu comment ça s'est passé avec Lecornu 1.
00:35:13Ça ne peut pas se passer autrement avec Lecornu 2.
00:35:15Il faut trouver une autre solution.
00:35:17Encore une fois, je viens de poser la question au PS
00:35:20pour savoir ce qu'il pensait de Jean-Louis Borloo.
00:35:22Ils m'ont dit, de toute façon, on veut qu'uniquement un Premier ministre de gauche.
00:35:26Donc, dans ces cas-là, vous allez voir que ça va être compliqué.
00:35:28Très compliqué.
00:35:29Pourquoi il s'est donné 48 heures ?
00:35:30Chacun est sur sa position.
00:35:32Donc, il s'est donné 48 heures.
00:35:34Il s'est mis la pression tout seul, Emmanuel Macron.
00:35:35L'Elysée, il est...
00:35:36Emmanuel Macron, aujourd'hui, il est tout seul.
00:35:38Il n'y a plus de barrage.
00:35:39Lecornu n'est plus là.
00:35:41Voilà.
00:35:41Donc, il peut faire monter des choses, des rumeurs, etc.
00:35:45Il sera face aux Français demain.
00:35:48Et il leur donnera demain soir.
00:35:49Demain soir, il parle ?
00:35:50Non, il ne va pas parler.
00:35:51Mais demain soir, il doit donner un nom.
00:35:53De toute façon, vous avez vu le timing.
00:35:55Lundi, il faut qu'il y ait une déclaration.
00:35:57Mais moi, je pense qu'Emmanuel Macron, il s'amuse.
00:36:00Il rigole de tout ça.
00:36:01Je suis désolée, mais il faut être complètement fou
00:36:02pour se dire dimanche, on va renommer Bruno Le Maire.
00:36:05Enfin, au bout d'un moment...
00:36:06Bruno Le Maire ?
00:36:07Dimanche dernier.
00:36:08Ah oui, dimanche dernier.
00:36:09Il faut être complètement fou pour se dire
00:36:11on va le mettre dans un ministère.
00:36:12Je voudrais qu'on revienne sur Sébastien Lecornu
00:36:16hier soir, au 20h de France 2,
00:36:18parce que c'était intéressant de le voir.
00:36:19Et j'ai demandé à Elodie Mlexaret,
00:36:21qui est sémiologue, de regarder...
00:36:23C'était à sémiologue, je vous le rappelle.
00:36:24On s'intéresse aux gestes,
00:36:26on s'intéresse à la voix, au mouvement.
00:36:29Voilà, les gestes faits par Sébastien Lecornu.
00:36:31Elodie, bonjour.
00:36:32Merci d'être en direct avec nous.
00:36:34Vous avez regardé hier.
00:36:35Qu'est-ce qui vous a inspiré ?
00:36:36Qu'est-ce que vous avez ressenti
00:36:38au-delà du fond du discours ?
00:36:39Alors, au-delà du fond du discours,
00:36:43c'est vrai qu'un sémiologue,
00:36:44il va toujours regarder la manière
00:36:46dont le discours est mis en scène.
00:36:49Qu'est-ce qui fait partie du décorum ?
00:36:51Je ne sais pas si vous vous souvenez,
00:36:53mais à un moment donné,
00:36:54Régis Debray avait même développé
00:36:55une discipline qu'il appelait la médiologie,
00:36:59parce qu'il avait montré que finalement,
00:37:01le médium, c'est le message.
00:37:03C'est-à-dire qu'au-delà du fond
00:37:04et de ce qu'on peut raconter,
00:37:06parfois c'est plus impactant
00:37:07de voir comment c'est raconté
00:37:09et nous, êtres humains,
00:37:10c'est vrai qu'on a même plutôt tendance
00:37:12à retenir cette dimension-là.
00:37:14Et c'est vrai qu'il y a quand même
00:37:14un aspect qui m'a un petit peu interpellée.
00:37:17Je dois dire que j'ai trouvé ça
00:37:20assez désagréable,
00:37:21j'ai trouvé ça assez malaisant
00:37:23de voir Léa Salamé à certains moments
00:37:26qui posait des questions
00:37:28à Sébastien Lecornu
00:37:29sur une composition potentiellement PS
00:37:32de ce nouveau gouvernement.
00:37:34Rien que ça, vous voyez,
00:37:35quand on regarde d'un point de vue symbolique
00:37:37que ça renvoie,
00:37:39pour moi, ça racontait déjà
00:37:40beaucoup de choses.
00:37:41Parce qu'on rappelle que Léa Salamé
00:37:42vit en couple avec Glucksmann
00:37:44qui était le candidat PS
00:37:47aux dernières élections européennes.
00:37:50Donc, vous voyez, rien que ça,
00:37:51finalement, quand vous vous intéressez
00:37:53assez peu à la politique,
00:37:54parce qu'un sémiologue s'intéresse à ça,
00:37:56à la question des effets de sens
00:37:58qui sont créés,
00:37:59c'est vrai que finalement,
00:38:00vous vous mettez à la place
00:38:01d'un téléspectateur lambda
00:38:03qui va assister à cette scène-là.
00:38:05C'est vrai qu'il y a quand même
00:38:05quelque chose d'un peu surprenant
00:38:07dans l'idée de se dire
00:38:08qu'on est encore dans quelque chose
00:38:09qui est de l'ordre de l'entre-soi.
00:38:11Voilà, moi, ça a été déjà
00:38:12la première...
00:38:12Oui, parce que c'est vrai
00:38:13qu'il aurait pu choisir,
00:38:13par exemple, d'aller sur TF1.
00:38:16Oui, alors TF1,
00:38:17où Léa Salamé,
00:38:18en plus, elle avait l'air très malade,
00:38:20elle avait la voix
00:38:21qui était complètement éraillée,
00:38:22donc on avait l'impression
00:38:23que décidément, rien n'allait.
00:38:25Finalement, elle aurait pu laisser
00:38:26sa place aussi à quelqu'un d'autre.
00:38:28Donc, vous voyez,
00:38:28avant même de se poser la question
00:38:30« Qu'est-ce que Sébastien Lecornu
00:38:31l'a voulu dire de pouvoir
00:38:32entrer dans le fond ? »
00:38:33Rien que cette image-là première,
00:38:36pour moi,
00:38:36elle n'est pas si peu impactante
00:38:38que ce qu'on pourrait penser
00:38:39parce que je rappelle quand même
00:38:41qu'actuellement,
00:38:41on est dans un climat
00:38:42qui est assez difficile.
00:38:44On parle beaucoup
00:38:44des climats économiques, sociaux,
00:38:47mais on est aussi
00:38:47dans une crise de régime.
00:38:49Et la crise de régime,
00:38:50c'est aussi d'avoir
00:38:51un climat de défiance
00:38:52et d'être très sensible
00:38:54à tout ce qui est de l'ordre
00:38:55de ses symboles,
00:38:56au moment même
00:38:57où on a la maire du 8e
00:38:58qui parle de son budget vêtement,
00:39:01Madame Hidalgo également,
00:39:02les déplacements,
00:39:03les voyages, etc.
00:39:04Donc, vous voyez,
00:39:04ça donne quand même
00:39:06une mauvaise image
00:39:07à la fois de toutes
00:39:08ces élites politiques
00:39:10et médiatiques
00:39:11dans la manière
00:39:12dont finalement
00:39:12elles sont assez confondues.
00:39:13Est-ce que dans la gestuelle,
00:39:15vous l'avez trouvée à l'aise ?
00:39:16Est-ce que dans son comportement
00:39:17sur le plateau,
00:39:18est-ce que vous l'avez trouvée à l'aise ?
00:39:20Alors,
00:39:20je ne l'ai pas trouvé
00:39:22très conquérant,
00:39:24mais c'est vrai
00:39:24que de toute façon,
00:39:25on ne s'attendait pas à ça.
00:39:26Le moment ne s'y prêtait pas
00:39:28et je ne pense pas
00:39:29que ce soit une grande partie
00:39:30de sa personnalité non plus.
00:39:32Je n'ai pas trouvé non plus
00:39:33qu'il avait l'air très mal à l'aise.
00:39:35Ce qui était intéressant,
00:39:37c'est qu'il avait ce côté
00:39:38finalement assez posé,
00:39:41une diction assez lente,
00:39:44un aspect quand même
00:39:44assez authentique
00:39:45dans l'idée de
00:39:47je vais répondre
00:39:48à vos questions.
00:39:50Donc, il y avait quelque chose
00:39:50qui était plutôt
00:39:51de l'ordre de la transparence
00:39:54et de l'authenticité.
00:39:55Ce que j'ai trouvé intéressant aussi,
00:39:57c'est que dans ce côté
00:39:58un petit peu,
00:39:59vous voyez,
00:40:00je prends mon temps,
00:40:01je suis dans l'explication,
00:40:03je prends même un petit temps
00:40:05avant de répondre
00:40:05à la question.
00:40:07Finalement,
00:40:07il a incarné
00:40:09ce qu'il a proposé
00:40:10comme solution
00:40:11à Emmanuel Macron.
00:40:12Il avait une dimension
00:40:13assez technique.
00:40:15C'est un petit peu
00:40:15le technicien
00:40:16qui est arrivé
00:40:17et qui dit
00:40:18« Ben voilà,
00:40:18moi j'ai voulu mettre ça en place,
00:40:20j'ai voulu mettre tel protocole
00:40:21en fonctionnement,
00:40:23ça n'a pas marché. »
00:40:24Voilà, donc,
00:40:25il avait cette posture-là
00:40:27de l'expert,
00:40:28du technicien
00:40:28et j'ai trouvé ça intéressant
00:40:29parce que
00:40:30c'était une de ses conclusions.
00:40:32C'était de dire
00:40:33« Ben,
00:40:33il va falloir
00:40:35un gouvernement
00:40:36plus technique,
00:40:38plus connaisseur
00:40:39et peut-être moins
00:40:40effectivement
00:40:40des têtes d'affiches
00:40:42pour pouvoir avoir
00:40:43un gouvernement
00:40:44qui tienne la route. »
00:40:45En tous les cas,
00:40:46on a compris
00:40:46que c'était la recommandation
00:40:47qu'il avait faite
00:40:48à Emmanuel Macron.
00:40:49Merci beaucoup,
00:40:50Elodie Melcarregg.
00:40:50Je rappelle votre livre
00:40:51que vous avez sorti,
00:40:52ça s'appelle
00:40:53« Ce que les gestes
00:40:53et les mots
00:40:54disent des autres
00:40:54et surtout des cons. »
00:40:56Voilà,
00:40:56édition Le Courrier du Livre.
00:40:59Merci beaucoup
00:41:00d'avoir été avec nous.
00:41:01Tiens,
00:41:01vous en avez parlé tout à l'heure,
00:41:02vous avez parlé
00:41:02de la Une du Point.
00:41:04Je voudrais qu'on regarde
00:41:04justement la Une du Point
00:41:05parce qu'elle est intéressante,
00:41:07cette Une.
00:41:08« Monsieur le Président,
00:41:09sortez la tête haute. »
00:41:11C'est la demande
00:41:11que fait Le Point
00:41:13dans son numéro
00:41:14qui est en kiosque ce matin.
00:41:15C'est assez étonnant
00:41:16de la part du Point
00:41:17parce que c'est quand même
00:41:17pas le plus violent
00:41:19des magazines,
00:41:20Olivier Benkemoud.
00:41:21C'est vrai que cette demande,
00:41:23aujourd'hui,
00:41:23elle interpelle.
00:41:25Elle interpelle
00:41:26mais il y a beaucoup de gens
00:41:27qui aujourd'hui
00:41:28se demandent
00:41:29où va le macronisme,
00:41:30comment on va faire
00:41:31les deux prochaines années
00:41:33et quelle est l'autre issue
00:41:35que de changer de président.
00:41:37C'est une injonction.
00:41:38Souvent,
00:41:39la presse a fait ça
00:41:40et la presse d'opinion.
00:41:41Alors,
00:41:42c'est vrai que c'est étonnant
00:41:42de la part du Point
00:41:43qui ne semble pas engager
00:41:44ni à droite ni à gauche
00:41:46plutôt au centre.
00:41:47Mais là,
00:41:48dans l'absence
00:41:49de conclusion,
00:41:52dans l'absence
00:41:52d'options
00:41:53en réalité,
00:41:55il y a cette...
00:41:57Ce n'est même pas une question.
00:41:58C'est une affirmation.
00:41:59C'est une injonction.
00:42:00Sortez la tête haute.
00:42:01Exactement.
00:42:01Sortez la tête haute.
00:42:02Et c'est un peu
00:42:03ce qu'a dit Édouard Philippe aussi.
00:42:05Puisque la position
00:42:05est exactement la même
00:42:07dans le Point
00:42:07quand on lit le Point,
00:42:08en fait,
00:42:09ils lui disent
00:42:09de faire voter le budget
00:42:10et puis de partir après.
00:42:11Donc,
00:42:12de laisser du temps
00:42:12pour qu'il y ait une campagne
00:42:13présidentielle
00:42:13qui se mette en place
00:42:14et de sortir après.
00:42:15On va réécouter
00:42:15ce que disait Édouard Philippe
00:42:16parce qu'en gros,
00:42:17ça résume cette une du Point.
00:42:19Je ne suis pas
00:42:20pour cette démission
00:42:21immédiate
00:42:22et brutale.
00:42:23Elle aurait un impact terrible.
00:42:25Elle interdirait
00:42:26une élection présidentielle
00:42:27qui se passe
00:42:27dans de bonnes conditions.
00:42:29Mais je crois
00:42:29qu'il doit prendre
00:42:30une initiative.
00:42:31Et il me semble
00:42:32qu'il s'honorerait
00:42:33si, par exemple,
00:42:36il proposait
00:42:37un nom
00:42:38de Premier ministre,
00:42:39il nommait
00:42:39un Premier ministre
00:42:40avec pour fonction
00:42:41d'exécuter
00:42:42les affaires courantes
00:42:43et de construire
00:42:44un budget,
00:42:45de faire adopter
00:42:46ce budget
00:42:46et qu'à l'issue,
00:42:48dès lors que ce budget
00:42:49est adopté,
00:42:49dès lors que la France
00:42:50est dotée d'un budget
00:42:51et c'est indispensable,
00:42:53il annonce
00:42:53qu'il organise
00:42:54une élection présidentielle
00:42:55anticipée,
00:42:56c'est-à-dire
00:42:56qu'il part
00:42:58immédiatement après
00:42:59que le budget
00:42:59a été adopté.
00:43:01Emmanuel Brisson,
00:43:01chez Les Républicains,
00:43:02vous en pensez quoi ?
00:43:03Moi, je suis ravie
00:43:04qu'Édouard Philippe
00:43:05rejoigne les propos
00:43:05de David Lissnard.
00:43:07Ça a été quand même
00:43:08l'un des premiers
00:43:08hommes politiques
00:43:09de droite.
00:43:10Chacun va se battre
00:43:11pour dire
00:43:11j'ai Prams.
00:43:12C'est un peu
00:43:13la cour d'école
00:43:14quand même.
00:43:15C'est Prams.
00:43:15C'est la politique
00:43:17aujourd'hui,
00:43:17que voulez-vous ?
00:43:18Moi, je suis très contente
00:43:19que plusieurs hommes
00:43:21politiques
00:43:22appellent à la démission
00:43:24d'Emmanuel Macron.
00:43:25Pourquoi ?
00:43:26Parce que c'est
00:43:26ce que veulent les Français.
00:43:28Donc c'est bien,
00:43:28ça veut dire
00:43:28qu'une certaine partie
00:43:30de la classe politique
00:43:31est connectée
00:43:32avec ce que pensent
00:43:33les Français
00:43:33et aujourd'hui,
00:43:35il y a quand même
00:43:357 Français sur 10,
00:43:36je le rappelle,
00:43:37qui veulent voir
00:43:38Emmanuel Macron
00:43:38partir.
00:43:39Au bout d'un moment,
00:43:39il faudra qu'il parte
00:43:40parce que sinon
00:43:41on va le mettre dehors.
00:43:42Guillaume Bastel,
00:43:42il faut qu'il parte ?
00:43:43Non.
00:43:44Réponse simple,
00:43:45non.
00:43:45Réponse claire,
00:43:46non.
00:43:46Ni démission,
00:43:47ni dissolution.
00:43:48Parce que là,
00:43:49pour le coup,
00:43:49on touche à quelque chose
00:43:50qui est fondamental
00:43:51dans la logique même
00:43:52de la République française.
00:43:55Depuis qu'on a fait
00:43:56la Révolution française,
00:43:57on a tranché,
00:43:58il n'y a pas de mandat
00:43:59impératif en France.
00:44:01Revenir à appeler
00:44:01à la démission
00:44:02d'Emmanuel Macron
00:44:04ou à la dissolution
00:44:05de l'Assemblée nationale,
00:44:06ça équivaudrait
00:44:07à du mandat impératif
00:44:08tel qu'on est là.
00:44:09Les Français ne sont pas contents,
00:44:10il faut qu'ils s'en aillent.
00:44:11En fait,
00:44:12on n'est pas dans une logique
00:44:12de révocabilité des élus.
00:44:14Il a été élu,
00:44:15moi je suis pour qui reste
00:44:16pour une raison simple,
00:44:17c'est que là,
00:44:18c'est le bazar partout.
00:44:19C'est la seule institution
00:44:20qui peut tenir jusqu'en 27.
00:44:22Laissons-le jusqu'en 27,
00:44:24créons des majorités parlementaires
00:44:26avec des partis
00:44:27qui vont prendre un peu de hauteur,
00:44:28sortir de leur couloir
00:44:29et créer des majorités
00:44:31permettant de gouverner,
00:44:32de voter des budgets,
00:44:34au moins voter des budgets,
00:44:35peut-être même proposer
00:44:36d'autres textes,
00:44:37mais à minima voter des budgets,
00:44:38en 27,
00:44:39on remet tout à plat.
00:44:39Donc surtout,
00:44:40alors vous en gros,
00:44:41c'est Monsieur le Président,
00:44:41restez.
00:44:42Ben oui.
00:44:42C'est ça.
00:44:43Il faut qu'il y ait un truc qui tient.
00:44:44Johan Gillet,
00:44:44comment vous réagissez
00:44:45à ce que dit Guillaume Bastel ?
00:44:46Nous ce que l'on dit,
00:44:47c'est que le Président de la République,
00:44:48s'il démissionnait,
00:44:49prendrait une décision sage.
00:44:51On n'appelle pas à sa démission.
00:44:52On n'appelle pas à sa démission
00:44:54pour une raison simple,
00:44:55c'est qu'il faut protéger
00:44:56nos institutions
00:44:57et il faut rappeler
00:44:57qu'il a été élu démocratiquement.
00:45:00Et je suis le premier
00:45:00à évidemment condamner
00:45:03tout ce qu'il fait
00:45:03et ce qu'il a fait
00:45:04de notre pays.
00:45:06Pour autant,
00:45:06il a été élu démocratiquement
00:45:07grâce aux voix des LR,
00:45:09des Macronistes,
00:45:10de la gauche, etc.
00:45:11Mais s'il pense réellement
00:45:14à l'intérêt de la France
00:45:15avant de penser
00:45:16à son intérêt personnel,
00:45:19eh bien dans ce cas-là,
00:45:20il démissionne.
00:45:21Effectivement,
00:45:22quand on regarde
00:45:23la Constitution,
00:45:24dans des cas de blocage,
00:45:26il existe cet outil
00:45:27de la démission.
00:45:27Mais la première étape,
00:45:28c'est la dissolution, je pense.
00:45:29Bien sûr, ça peut être
00:45:30la dissolution.
00:45:31S'il n'y a pas de majorité
00:45:32derrière,
00:45:33s'il n'arrive pas
00:45:34à nouveau à créer...
00:45:35Je suis d'accord,
00:45:36mais il ne faut pas nier
00:45:37le point de blocage
00:45:39qu'est Emmanuel Macron.
00:45:40Aujourd'hui,
00:45:40les Français
00:45:41n'en peuvent plus
00:45:42d'Emmanuel Macron
00:45:42et il est à l'origine
00:45:43de l'ensemble des mots
00:45:45qui touchent aujourd'hui
00:45:46notre pays.
00:45:47Guillaume Dussouich,
00:45:47au Parti communiste,
00:45:48vous demandez son départ ?
00:45:49Moi, je ne parle pas
00:45:50au nom du Parti communiste.
00:45:52Je suis membre
00:45:53du Conseil national
00:45:54du mouvement de la paix
00:45:55et dans une majorité
00:45:57municipale.
00:45:59Je parle,
00:46:00en tant que citoyen,
00:46:03acteur d'ONG
00:46:03et je dis que
00:46:06le en même temps
00:46:07macroniste
00:46:08n'est plus tenable
00:46:10qu'il faut
00:46:10effectivement
00:46:11soit que ça passe
00:46:12par des législatives,
00:46:15soit qu'ils prennent
00:46:16une initiative
00:46:17gaullienne,
00:46:18entre guillemets.
00:46:18mais en tout cas,
00:46:21nous ne pouvons plus
00:46:22perdre de temps.
00:46:23Vous êtes d'accord
00:46:24avec la Rassemblement
00:46:26Rationale ?
00:46:27C'est exactement
00:46:27ce qu'il a expliqué.
00:46:28J'ai écouté son discours
00:46:30à l'ONU.
00:46:32À l'ONU,
00:46:33il dit le contraire
00:46:34de ce qu'il dit
00:46:35en France.
00:46:36Ce n'est pas possible.
00:46:37Ce, en même temps
00:46:38permanent,
00:46:39nous fait perdre
00:46:40nos capacités
00:46:41à aller vers l'avenir
00:46:43et à avoir une France
00:46:45qui résiste
00:46:46aux dérèglements sociaux,
00:46:47aux dérèglements climatiques.
00:46:48On va aller faire
00:46:49un tour à l'Elysée.
00:46:49On va voir ce qui se passe
00:46:50à l'Elysée.
00:46:51On va partir tout de suite
00:46:51en direct à l'Elysée.
00:46:52On va rejoindre
00:46:52Dunia Tengour
00:46:53qui est avec
00:46:54Laurent Sellerier
00:46:55à l'Elysée.
00:46:56Dunia,
00:46:57quelle est l'ambiance
00:46:58aujourd'hui
00:46:58et quel est le programme
00:46:59d'ailleurs d'Emmanuel Macron ?
00:47:00On sait ce soir
00:47:01qu'il y a l'hommage
00:47:01bien évidemment
00:47:02à Robert Badinter
00:47:03mais dans la journée,
00:47:04qu'est-ce qui est prévu
00:47:05pour Emmanuel Macron ?
00:47:06Alors, vous le savez,
00:47:10Jean-Marc,
00:47:10qu'il y a l'agenda officiel
00:47:12et il y a ce qui se trame
00:47:13en coulisses
00:47:14qui est plus difficile
00:47:15à obtenir ici.
00:47:16C'est très calme,
00:47:16c'est silence radio
00:47:17du côté de l'Elysée.
00:47:19Pour l'instant,
00:47:20le programme d'aujourd'hui
00:47:21c'est officiel,
00:47:22ça se concentre
00:47:23sur la cérémonie d'entrée
00:47:24au Panthéon
00:47:25de Robert Badinter
00:47:26qui aura lieu
00:47:27à partir de 18h30
00:47:28mais en attendant,
00:47:29il est certain,
00:47:30on le sait,
00:47:30que le président doit consulter.
00:47:32Bien évidemment,
00:47:33vous savez qu'ils ne vont
00:47:34pas nous dire
00:47:35qui sera consulté
00:47:36mais il y a ce délai
00:47:37de 48 heures
00:47:38qui a été évoqué hier
00:47:40et qui laisse imaginer
00:47:41un nom qui pourrait sortir
00:47:43d'ici demain soir.
00:47:45Alors une chose est sûre,
00:47:45c'est que l'avenir politique
00:47:46est entre les mains
00:47:47d'Emmanuel Macron.
00:47:48Un retour,
00:47:49vous l'avez dit en plateau,
00:47:50un retour de Sébastien Lecornu
00:47:51paraît très peu probable.
00:47:53Alors Emmanuel Macron
00:47:54va-t-il sauter le pas,
00:47:56nommer un Premier ministre
00:47:57issu des rangs de la gauche
00:47:59ou plutôt une personnalité
00:48:00plus au centre ?
00:48:02Voilà les deux hypothèses
00:48:03qui sortent.
00:48:05Mais il y a aussi
00:48:06une autre hypothèse,
00:48:07celle d'un gouvernement technique
00:48:09qui commence aussi
00:48:09à se dessiner,
00:48:10qui n'est pas à écarter.
00:48:12Voilà Jean-Marc
00:48:12ce que l'on peut vous dire.
00:48:13En tout cas ici,
00:48:14c'est très calme.
00:48:14Mais il faudra donc
00:48:16s'armer de patience
00:48:17avant de connaître
00:48:18l'issue de cette crise politique
00:48:19sans précédent.
00:48:20On a appris à attendre.
00:48:21Merci beaucoup Denia.
00:48:22Merci avec les images
00:48:24de Laurent Sellerier.
00:48:26Olivier Benke-Mouna,
00:48:27est-ce qu'on sait
00:48:27pourquoi Emmanuel Macron
00:48:28ne parle pas ?
00:48:30Parce que tous les Français
00:48:31réclament,
00:48:31veulent l'entendre.
00:48:32Parce que c'est vrai
00:48:33que c'est son rôle en fait.
00:48:34Quand on est un peu perdu
00:48:35politiquement,
00:48:37comme le sont les Français
00:48:38aujourd'hui
00:48:38parce qu'ils ne comprennent
00:48:39pas trop ce qui se passe
00:48:40et nous non plus à vrai dire,
00:48:41on a envie d'avoir une parole,
00:48:42de savoir sur quel chemin on est,
00:48:44où on va.
00:48:45Et on attend la parole
00:48:46les présidents de la République.
00:48:46Moi depuis lundi,
00:48:47je me dis
00:48:47ce soir il va parler.
00:48:48Ce soir il va parler.
00:48:49Ce soir je sais que non
00:48:50parce que voilà.
00:48:52Il va parler,
00:48:53vous allez l'entendre.
00:48:53Oui, on va l'entendre
00:48:54mais je ne pense pas.
00:48:55Sauf s'il fait des allusions,
00:48:56il peut faire quelques allusions
00:48:57et quelques circonvolutions
00:48:58dans son discours.
00:49:00Mais en fait ce ne sera pas
00:49:01les mots qu'on attend.
00:49:03Il parlera s'il y a dissolution.
00:49:05Il parlera s'il s'en va.
00:49:07La parole officielle,
00:49:10elle est au Premier ministre
00:49:11pour le moment
00:49:12ou celui qui est en charge
00:49:13des affaires courantes.
00:49:15C'est-à-dire M. Lecornu.
00:49:17Voilà.
00:49:18Pour ce qui est de la parole
00:49:19d'Emmanuel Macron
00:49:20qui va économiser.
00:49:21Il parle sur les affaires internationales.
00:49:23Il n'arrête pas d'envoyer des messages
00:49:25dans toutes les langues
00:49:25pour se féliciter de l'accord
00:49:28entre Israël et le Hamas.
00:49:30Ça oui,
00:49:31il va parler là-dessus.
00:49:32Mais les affaires françaises,
00:49:33c'est comme si c'était...
00:49:34C'est un peu déstabilisant
00:49:35quand même pour les Français.
00:49:36Honnêtement.
00:49:37C'est très déstabilisant.
00:49:38On sait qu'il se passe quelque chose
00:49:39à l'Elysée.
00:49:40On sait qu'il va rencontrer
00:49:41à gauche, à droite.
00:49:42On sait qu'il y aura
00:49:43des entretiens.
00:49:44On sait qu'il est dans la coulisse.
00:49:45C'est lui qui va décider
00:49:47de qui sera le Premier ministre.
00:49:49C'est lui qui va sans doute
00:49:50ensuite désigner ce gouvernement.
00:49:53Mais il ne prendra pas
00:49:54la parole.
00:49:56À chaque fois qu'il prend la parole,
00:49:58en fait, il perd des points
00:49:59dans les sondages.
00:50:01En ce moment,
00:50:01comme il est à chaque rébat,
00:50:02il fait le mauvais choix.
00:50:04On va écouter Mathilde Panot
00:50:06qui s'est exprimé justement
00:50:07sur la situation.
00:50:08Écoutez.
00:50:09Emmanuel Macron avait dit lundi
00:50:11qu'après 48 heures
00:50:13et la mission qu'il avait donnée
00:50:14au Premier ministre des missionnaires,
00:50:16il prendrait ses responsabilités.
00:50:19Ce soir, le Premier ministre des missionnaires
00:50:20a donné de nouveau 48 heures,
00:50:22donc a doublé le délai.
00:50:23et je veux dire ici
00:50:25que le comique de répétition
00:50:27a assez duré
00:50:28et que nous nous trouvons
00:50:29dans une situation
00:50:30où Emmanuel Macron
00:50:31a fait perdre assez de temps
00:50:33au pays,
00:50:33où depuis un an et demi,
00:50:34il refuse de reconnaître
00:50:35le résultat des urnes
00:50:37et qu'il ne reste ce soir
00:50:38plus qu'une seule solution,
00:50:39la démission et le départ
00:50:41d'Emmanuel Macron.
00:50:42Et nous le disons d'autant plus
00:50:44que nous nous trouvons
00:50:45dans une situation
00:50:46où le président de la République
00:50:47veut continuer la même politique
00:50:50qu'auparavant,
00:50:50alors que je le rappelle,
00:50:52il est aujourd'hui
00:50:52à seulement 14% des Français
00:50:54qui lui font confiance.
00:50:56C'est assez sur Alice finalement
00:50:58la situation Olivier,
00:50:59parce qu'on est dans une situation
00:51:00où les Français
00:51:01n'ont plus vraiment confiance
00:51:02dans le président,
00:51:03les Français,
00:51:05a priori,
00:51:05d'après le sondage,
00:51:06voudraient quand même
00:51:06plutôt une politique de droite
00:51:07et on risque de se retrouver
00:51:09avec quelqu'un de très au centre-gauche.
00:51:13Normalement, oui,
00:51:14ou peut-être même à gauche.
00:51:16Peut-être même à gauche.
00:51:17C'est quand même une option
00:51:18pas tout à fait terminée.
00:51:20En tout cas,
00:51:20le PS fait pression
00:51:21et demande au président de la République
00:51:23la nomination d'un premier ministre de gauche.
00:51:26Ça reste encore sur la table.
00:51:28Et vous savez à quel point
00:51:29Emmanuel Macron peut vous surprendre,
00:51:31Jean-Marc.
00:51:32Mais effectivement,
00:51:34il y a un tel dégoût,
00:51:35d'abord du chef de l'État,
00:51:37et ensuite,
00:51:37d'une façon générale,
00:51:38de ce personnel politique
00:51:39qui semble n'être intéressé
00:51:41que par les querelles de partis
00:51:43et pas sur le fond.
00:51:44On en a largement débattu tout à l'heure.
00:51:47Il y a une perte totale de confiance.
00:51:49Maintenant,
00:51:50comme chacun est dans son couloir,
00:51:51je ne veux pas,
00:51:52si ce n'est pas mon programme,
00:51:52si ce n'est pas mon homme,
00:51:53je n'y vais pas,
00:51:54à droite comme à gauche,
00:51:56qu'on se dit
00:51:57mais il n'y a pas la solution.
00:51:59Elle est où ?
00:51:59Mais vous savez quel est leur objectif.
00:52:01Johan Gillet du Rassemblement National.
00:52:02Vous savez quel est leur objectif à tous.
00:52:03Oui.
00:52:04Ce qu'ils veulent,
00:52:04c'est gagner un maximum de temps
00:52:07parce qu'ils savent pertinemment
00:52:08que s'il y a des solutions,
00:52:09le Rassemblement National
00:52:10et son allié de l'UDR
00:52:12avec Éric Ciotti
00:52:13sont en capacité
00:52:13d'obtenir une majorité
00:52:15à l'Assemblée Nationale.
00:52:16Et ils savent pertinemment
00:52:17que notre programme est prêt,
00:52:19que nous savons pertinemment
00:52:20ce que nous allons faire.
00:52:21Ils savent également
00:52:22que nous tiendrons nos promesses.
00:52:23Et donc,
00:52:24ils savent pertinemment
00:52:24que les Français
00:52:26adhéreront massivement
00:52:27à notre action politique
00:52:29et ils sont terrifiés
00:52:30parce qu'ils savent
00:52:31qu'ils ont beaucoup à perdre.
00:52:31C'est M. Macron qui fonctionne ici.
00:52:33Ils ne pensent qu'à
00:52:34leur intérêt personnel
00:52:35quand nous,
00:52:35on ne pense qu'au bien
00:52:36de la France et des Français.
00:52:37Alors là,
00:52:37vous avez raison.
00:52:38Normalement,
00:52:39il y a un outil
00:52:39dans la cinquième
00:52:40qui s'appelle la cohabitation.
00:52:41Donc,
00:52:42on prend quelqu'un
00:52:43qui n'est pas de son bord politique
00:52:44et puis on le nomme
00:52:45et on le laisse
00:52:45faire sa politique.
00:52:47On fait un pas en arrière.
00:52:49En tout cas,
00:52:50il pourrait proposer,
00:52:52mais ce n'est pas le cas.
00:52:53Allez,
00:52:54un mot rapide
00:52:54et on conclut ce sujet.
00:52:55Moi,
00:52:56je rappelle que
00:52:56pour le gouvernement Barnier,
00:52:58M. Macron nous avait dit
00:52:59qu'il le désignerait
00:53:01en 48 heures
00:53:01et puis ça a pris trois semaines.
00:53:03Oui,
00:53:03mais là,
00:53:03ce n'est pas le gouvernement
00:53:06qu'on a d'ici demain soir.
00:53:07C'est M. Macron qui fonctionne
00:53:08comme un père Bernard.
00:53:10Ce n'est pas le gouvernement
00:53:12qu'on a d'ici demain soir.
00:53:13C'est juste le Premier ministre.
00:53:14Ensuite,
00:53:14il va encore gagner
00:53:14trois semaines ou un mois
00:53:15le temps d'avoir un gouvernement.
00:53:18Donc,
00:53:19ce n'est pas demain soir
00:53:20qu'on aura tout.
00:53:21C'est sûr.
00:53:21Déjà,
00:53:21si on a le Premier ministre,
00:53:22on sera content.
00:53:23Ce sera une première étape.
00:53:24On va faire une pause.
00:53:24On va se retrouver
00:53:25dans un instant en direct.
00:53:26Restez avec nous.
00:53:26et on sera bien évidemment
00:53:28dans une édition spéciale
00:53:30autour de ce qui se passe en Israël.
00:53:31On ira en Israël
00:53:32sur la place des otages
00:53:33et puis on va voir
00:53:33quelles sont les perspectives.
00:53:34Restez avec nous en direct
00:53:36sur CNews.
00:53:36A tout de suite.
00:53:3611h34 sur CNews.
00:53:44Merci d'être en direct
00:53:45avec nous
00:53:46dans un instant
00:53:46page spéciale.
00:53:47Bien évidemment
00:53:47sur cet accord de paix,
00:53:49en tout cas,
00:53:50cet espoir d'accord de paix
00:53:51entre Israël,
00:53:53le Hamas
00:53:54et la situation à Gaza.
00:53:55On ira bien évidemment
00:53:56en Israël
00:53:57dans un instant en direct
00:53:58au suite.
00:53:58Le CNews Info
00:53:59et c'est avec
00:54:01c'est avec
00:54:03c'est avec
00:54:03Marc Ossiper.
00:54:04Pardon.
00:54:0620 mois après son décès,
00:54:09l'artisan de l'abolition
00:54:10de la peine de mort
00:54:11Robert Badinter
00:54:12entrera ce soir
00:54:13au Panthéon.
00:54:14Ce sera lors
00:54:14d'une cérémonie solennelle
00:54:15présidée par Emmanuel Macron.
00:54:17L'hommage à l'ancien avocat
00:54:18et garde des Saumes
00:54:19n'a déjà débuté hier soir
00:54:20par une veillée funèbre
00:54:21au Conseil constitutionnel
00:54:22qu'il avait présidé
00:54:23de 1986 à 1995.
00:54:27Il avait comme projet
00:54:28de rejoindre à vélo
00:54:29le Japon
00:54:30mais son voyage
00:54:30s'était terminé
00:54:31en juin dernier
00:54:32dans les geôles iraniennes.
00:54:34Le jeune franco-allemand
00:54:35Lénard Montarlot
00:54:3619 ans a finalement été libéré.
00:54:37Il est arrivé ce matin
00:54:38à l'aéroport Charles de Gaulle.
00:54:40Emmanuel Macron
00:54:41remercie sur X
00:54:42tous ceux
00:54:43qui ont œuvré
00:54:43à cette libération.
00:54:44Il adresse également
00:54:45ses pensées
00:54:45à Cécile Collère
00:54:46et Jacques Paris
00:54:47toujours détenus
00:54:48dans des conditions
00:54:49inhumaines.
00:54:51Et puis on ne l'a pas
00:54:52vraiment remarqué
00:54:53en France
00:54:53mais l'année 2025
00:54:54a connu le 3e mois
00:54:55de septembre
00:54:56le plus chaud
00:54:56jamais mesuré
00:54:57sur Terre.
00:54:58La température moyenne
00:54:59était de 16,11 degrés
00:55:00soit 1,7 degrés
00:55:01au-dessus
00:55:02de la période
00:55:03pré-industrielle.
00:55:04Les températures étaient
00:55:05notamment plus élevées
00:55:06près des pôles
00:55:07et en Europe de l'Est.
00:55:09Merci beaucoup Margot.
00:55:10Vous n'êtes pas là
00:55:11assez souvent.
00:55:12Je constate.
00:55:12C'est ça.
00:55:13Je voudrais plus souvent.
00:55:14Exactement.
00:55:14Il faut venir plus souvent.
00:55:15Merci beaucoup Margot.
00:55:16Margot Siffer
00:55:16pour le CNews Info.
00:55:18Franck Tapirot nous a rejoint.
00:55:19Bonjour Franck.
00:55:19On va parler avec vous
00:55:20dans un instant
00:55:21également bien évidemment
00:55:22sur ce qui est en train
00:55:23de se passer
00:55:23sur ce qui s'est passé
00:55:24cette nuit
00:55:25et sur l'action
00:55:25de Donald Trump
00:55:26qui a tellement été moqué.
00:55:28Tellement été moqué
00:55:29et qui aujourd'hui
00:55:30est en train de parvenir
00:55:31à ce qu'on pensait
00:55:31impensable.
00:55:33On va partir tout de suite
00:55:34en direct en Israël.
00:55:35On va partir à Tel Aviv.
00:55:36On retrouve Régine Delfour
00:55:37qui est avec Thibaut Marcheteau.
00:55:40Régine, vous êtes en Israël.
00:55:42Quelle est l'ambiance
00:55:43sur place ?
00:55:44Écoutez Jean-Marc
00:55:49que c'est assez incroyable
00:55:50un moment historique.
00:55:52Il y a énormément
00:55:53de monde ici.
00:55:54Alors il y a des enfants
00:55:55puisque c'est sous-clos
00:55:56et j'ai des vacances.
00:55:57Dès que c'est rétabli.
00:55:59Franck Tapirot,
00:56:01ce qui s'est passé cette nuit
00:56:02c'est assez incroyable quand même.
00:56:03C'est incroyable,
00:56:04c'est historique
00:56:05et pour une fois je dirais
00:56:05parce qu'il y a quelques jours
00:56:07je vous ai dit
00:56:07que je n'avais aucune confiance
00:56:08sur Hamas
00:56:08et que j'étais plutôt
00:56:10vraiment dans le doute.
00:56:11Là aujourd'hui
00:56:12je suis beaucoup
00:56:13beaucoup plus confiant.
00:56:13D'abord parce qu'ils ont signé
00:56:15et aussi parce que
00:56:16Donald Trump évidemment
00:56:18était à la manœuvre
00:56:18mais il n'y a pas que Donald Trump
00:56:20il y a des pays arabes
00:56:21et surtout pas n'importe lesquels.
00:56:22Il y a le Qatar
00:56:23qui a hébergé
00:56:24les chefs du Hamas
00:56:26le soir du 5 octobre
00:56:27mais surtout la Turquie.
00:56:29Il ne faut pas oublier
00:56:29que la Turquie
00:56:29c'est quand même le pays
00:56:30qui héberge tous les comptes
00:56:31en banque du Hamas.
00:56:33Tout l'argent du Hamas
00:56:34est en Turquie.
00:56:36Donc de voir tous ces pays
00:56:37pour une fois en coalition
00:56:38ça devait être normalement
00:56:39Emmanuel Macron
00:56:40qui avait signé cette coalition
00:56:41mais ça a été oublié.
00:56:43De voir une coalition
00:56:43pour contraindre le Hamas
00:56:45je veux dire les contraindre
00:56:46à cet accord
00:56:47non seulement
00:56:48de cesser le feu
00:56:49de libération d'otages
00:56:51vivants et morts
00:56:52pour un espoir de paix
00:56:54c'est une très bonne nouvelle.
00:56:55C'est une très bonne nouvelle
00:56:56et il faut
00:56:56aujourd'hui je pense
00:56:57qu'il y avait un temps
00:56:57pour le deuil
00:56:58il y a un temps pour
00:56:58évidemment pour les larmes
00:56:59il y a un temps pour le recueillement
00:57:00mais j'aimerais dire aussi
00:57:01il y a un temps aussi maintenant
00:57:02pour la joie.
00:57:03C'est ce qu'on voit
00:57:03sur les images d'ailleurs
00:57:04on voit ces images
00:57:05qui ont été tournées
00:57:06cette nuit
00:57:06avec ces gens qui dansaient
00:57:08ces gens qui sont heureux
00:57:09la place des otages
00:57:11et ce matin
00:57:13c'est vrai que Régine Delfour
00:57:14qui témoignait
00:57:14nous disait
00:57:15que c'était l'une des premières fois
00:57:16elle voyait des sourires
00:57:17elle voyait des gens heureux
00:57:18sur cette place
00:57:19qui est quand même
00:57:20une place qui a accueilli
00:57:21des tonnes de larmes
00:57:23que de pleurs.
00:57:24Tous les samedis soirs
00:57:25depuis le 7 octobre
00:57:26tous les samedis soirs
00:57:27j'y suis allé plein de fois
00:57:28vous savez
00:57:29on a accueilli énormément
00:57:30de familles d'otages
00:57:31en France
00:57:31on a essayé de faire le tour
00:57:32des politiques et des médias
00:57:33tous les samedis soirs
00:57:35il y a des milliers de gens
00:57:36sur cette place
00:57:36et de voir, d'imaginer
00:57:37enfin
00:57:38justement des cris de joie
00:57:39des scènes de liesse
00:57:41c'est une libération
00:57:42parce que pour moi
00:57:43c'est le retour des otages
00:57:44c'est le retour de la joie
00:57:46c'est le retour aussi
00:57:47d'un espoir
00:57:48d'un espoir
00:57:48pour Israël
00:57:49et pour cette région
00:57:50voilà pourquoi il faut être
00:57:51il faut se féliciter
00:57:52au vrai sens du terme
00:57:53il faut pouvoir dire
00:57:54oui maintenant on va basculer
00:57:56dans quelque chose de positif
00:57:57c'est une victoire aussi
00:57:58de la vie
00:57:58je vais le redire ici
00:57:59vous savez très bien
00:58:00que le peuple juif
00:58:01a toujours été
00:58:02focusé sur la vie
00:58:04et pourtant on va recevoir
00:58:05des otages en vie
00:58:06et des otages morts
00:58:07et bien même cela
00:58:09c'est une bonne nouvelle
00:58:09je le dis
00:58:10c'est une bonne nouvelle
00:58:11il n'y a rien de pire
00:58:12quand on est une famille
00:58:13qu'on ne peut pas
00:58:13récupérer le corps
00:58:15et c'est important
00:58:16dans la religion juive
00:58:17c'est important dans notre religion
00:58:18la religion juive
00:58:20et d'autres religions aussi
00:58:20mais dans la religion juive
00:58:21c'est fondamental
00:58:22quand on entend
00:58:24des horreurs dire
00:58:25qu'Israël
00:58:26massacre le peuple palestinien
00:58:28on n'a pas les génocides
00:58:28toutes ces histoires
00:58:30ensuite maintenant
00:58:30on va basculer aussi
00:58:31dans la guerre
00:58:32une nouvelle guerre
00:58:33c'est la guerre de la vérité
00:58:34c'est avec
00:58:34diaspora defense force
00:58:35que j'ai créé il y a deux ans
00:58:36on se bat pour lutter
00:58:38contre justement
00:58:39cette propagande
00:58:39et vous allez voir
00:58:40que malgré le cesser le feu
00:58:41malgré la libération
00:58:42une autre guerre
00:58:43va être entamée
00:58:44pour la vérité
00:58:46pour éliminer
00:58:47les accusations de génocide
00:58:48éliminer les accusations
00:58:50vous savez
00:58:50d'apartheid
00:58:51de massacre des palestiniens
00:58:52et ça va être justement
00:58:54un boulot de tous les jours
00:58:55il va falloir être sur le terrain
00:58:57pour contrer
00:58:58toutes celles et ceux
00:58:59qui vont
00:58:59évidemment en profiter
00:59:01pour parler
00:59:01vous allez le voir
00:59:02peut-être
00:59:02je pense que dans un instant
00:59:04vous allez pouvoir commencer
00:59:05votre boulot
00:59:05avec Guillaume de Swish
00:59:07parce que je connais son avis
00:59:08et vous allez voir
00:59:09que lui parle de génocide
00:59:10je ne pense pas trahir
00:59:11votre pensée
00:59:12c'est pas un avis
00:59:13un génocide
00:59:14vous savez c'est une réalité
00:59:14on va en parler
00:59:16dans un instant
00:59:16je voudrais
00:59:17je voudrais
00:59:18attendez
00:59:20on en parle dans un instant
00:59:21je voudrais
00:59:22qu'on reste
00:59:23sur la joie
00:59:24un petit peu
00:59:24c'est assez triste
00:59:26la joie
00:59:27et je voudrais
00:59:27qu'on regarde
00:59:28Donald Trump
00:59:28qui a appelé
00:59:29une famille d'otages
00:59:29israéliens
00:59:30qui se réjouissait
00:59:31justement
00:59:32de ce qui était
00:59:32en train de se passer
00:59:33président Trump
00:59:35vous avez
00:59:36le meilleur crowd
00:59:36du monde
00:59:37ce que vous avez
00:59:37à dire
00:59:38à président Trump
00:59:39merci
00:59:39merci
00:59:40merci
00:59:41merci
00:59:43merci
00:59:43vous l'aîtriez
00:59:44vous l'aîtriez
00:59:45vous l'aîtriez
00:59:46merci
00:59:47merci
00:59:48c'est incroyable
00:59:50c'est incroyable
00:59:51monsieur président
00:59:52nous on croire
00:59:52nous savon
00:59:53nous savons
00:59:54beaucoup pour nous
00:59:55depuis le temps
00:59:56vous avez
00:59:57devenu le président
00:59:57et même avant
00:59:58nous confrions
01:00:00que vous avez
01:00:00la mission
01:00:01jusqu'à chaque
01:00:02hostage
01:00:02Every 48 of the hostages are home.
01:00:05Thank you so much.
01:00:06Blessed be the peacemakers.
01:00:08God bless you, Mr. President.
01:00:09God bless America.
01:00:10Thank you very much.
01:00:11You just take care of yourselves.
01:00:12The hostages will come back.
01:00:14They're coming all coming back on Monday.
01:00:16All of them.
01:00:16All of them.
01:00:23Elle donne des frissons, cette séquence, Olivier.
01:00:26Oui.
01:00:28C'est la joie et le scepticisme.
01:00:31Peut-être on en parlera tout à l'heure.
01:00:32Mais Donald Trump joue un rôle, évidemment, qui a changé le courant de la guerre.
01:00:41Vraiment.
01:00:43C'est évident.
01:00:45Cette séquence est incroyable.
01:00:47Simplement.
01:00:48Moi, je n'ai pas vu la joie d'otages depuis tellement, tellement, et de familles d'otages depuis tellement longtemps.
01:00:53Ils s'interdisaient.
01:00:54On est à 734 jours.
01:00:56734 jours qu'on attend cette libération.
01:00:59Alors, d'après les dernières informations qui viennent des médias saoudiens, en ce moment même, les otages vivants sont réunis dans des lieux sûrs avant d'être remis à la Croix-Rouge.
01:01:12Parce que c'est ce qui va se passer.
01:01:14Sans doute, dimanche soir ou lundi, ils seront de retour en Israël.
01:01:17Et Donald Trump est attendu lundi en Israël.
01:01:21Et il prendra la parole à la Knesset.
01:01:24Et on sait que ce soir, à Tel Aviv et à Jérusalem, il y aura des moments de réunion importants.
01:01:29Le pays va se réunir.
01:01:30Et là aussi, c'est historique.
01:01:32Et vous allez en voir des séquences comme celle-là, avec des familles d'otages en pleurs.
01:01:35Mais pour la première fois, des pleurs de joie.
01:01:37C'est ce qu'on revoit là sur ces images.
01:01:40Et au moment où il leur dit, on l'a vu, au moment où il leur dit, ils reviennent lundi.
01:01:44Et on a le sentiment qu'ils n'arrivent même pas à y croire.
01:01:47Même pas à y croire, tellement ça paraît incroyable.
01:01:49On retourne justement à Tel Aviv.
01:01:51On a retrouvé Régine Delfour qui est avec Thibaut Marcheteau à Tel Aviv, place des otages.
01:01:56Quelle est l'ambiance, Régine, à l'heure qu'il est sur place ?
01:02:02Écoutez, on a dû s'éloigner tout à l'heure, Jean-Marc.
01:02:05Puisqu'il y avait tellement de monde qu'on avait un très mauvais signal.
01:02:08C'est pour vous dire l'ambiance qu'il y a.
01:02:11Il y a ces familles, énormément de monde.
01:02:14Qui donc rejoignent la place des otages.
01:02:17Dès ce matin, nous nous sommes depuis 5h du matin.
01:02:20Il y avait énormément de personnes qui ont dansé, qui ont chanté.
01:02:24Ça continue pour les 733 jours de captivité pour ces otages.
01:02:29Alors on ne sait pas exactement quand est-ce qu'ils vont rentrer.
01:02:32On parle de dimanche, mais ça pourrait être samedi.
01:02:35On ne sait pas.
01:02:36Il y a jusqu'à lundi aussi, il y a ces corps.
01:02:39On sait que le Hamas est toujours à la recherche de 9 corps.
01:02:43On sait que l'accord a été signé.
01:02:46Ce soir, à 17h israélienne, le cabinet politico-sécuritaire israélien va se réunir.
01:02:53Il y aura un vote formel à 18h.
01:02:56Et puis à partir de cela, Tzahal aura 24h pour se retirer de la bande de Gaza.
01:03:03Au niveau de la ligne qui a donc été négociée.
01:03:07Il garde quand même 53% du contrôle de la bande de Gaza.
01:03:12Et puis il y a eu quand même des avancées dans ces négociations.
01:03:16Puisque vous savez, il y a près de 2000 prisonniers palestiniens qui vont être libérés.
01:03:21Dont 250 des terroristes condamnés à perpétuité.
01:03:25On dit que Marouane Barghouti ne devrait pas faire partie de cet échange.
01:03:30Ni ceux de la Nougba.
01:03:32C'est-à-dire ceux qui ont attaqué le 7 octobre 2023.
01:03:36Donc il y a beaucoup, beaucoup de joie.
01:03:38On attend dimanche.
01:03:39En fait, c'est dimanche que Donald Trump doit venir en Israël.
01:03:41Donc vous imaginez un peu l'ambiance ici, Jean-Marc.
01:03:44Merci beaucoup Régine.
01:03:45Merci de nous faire vivre ça depuis ce matin avec les images de Thibault Marcheteau.
01:03:49Merci beaucoup.
01:03:50Guillaume Dessus, vous vous réjouissez quand même de ce qui est en train de se passer ?
01:03:53Je me réjouis totalement de voir la peine des familles, des otages trouver une issue favorable.
01:04:03Bien entendu, j'étais à Jérusalem l'année dernière.
01:04:07J'ai vu la mobilisation, j'ai vu l'entrée de l'aéroport où on est accompagné par ces photos et par ces messages des familles.
01:04:15Et je sais à quel point la vie a une grande importance dans la tradition juive, dans la culture du quotidien.
01:04:25Et donc, bien sûr, je me réjouis.
01:04:28Après, j'ai un vrai souci puisque, en tant que pacifiste, j'observe les conditions de la paix et les processus de paix.
01:04:36Pour moi, cette appellation de traité de paix est abusive.
01:04:42Il s'agit d'un ultimatum lancé par l'extrême droite américaine à l'extrême droite israélienne et à l'extrême droite du Hamas.
01:04:52Et il y a un vrai problème.
01:04:54Il parle le même langage, mais il n'y a pas tous les ingrédients de la paix.
01:04:58C'est la première fois que j'entends un communiste s'émerveiller que des gens de l'extrême droite libèrent les otages.
01:05:09Merci, monsieur, pour votre ouverture politique.
01:05:12Il parle le même langage, mais les ingrédients de la paix ne sont pas là.
01:05:15La Cisjordanie n'est pas évoquée.
01:05:17On dit là que monsieur Marwan Barbuti, qui est une alternative politique, qui donnerait du poids à la capacité de l'OLP...
01:05:27C'est un terroriste ou pas ?
01:05:27Non, non.
01:05:28Terroriste, monsieur Barbuti ?
01:05:29Pardon ?
01:05:30Il a été condamné pour quoi, monsieur ? Alors dites-moi.
01:05:32Vous connaissez bien.
01:05:33Vous avez dit à Jérusalem...
01:05:34Les procès israéliens sont partis du problème.
01:05:37Vous parliez tout à l'heure des morts.
01:05:39Est-ce que vous pourriez nous parler du cimetière des numéros ?
01:05:42Ce cimetière où des Palestiniens restent alors qu'ils sont morts et qu'ils ne sont pas rendus à leur famille
01:05:52et qu'ils ne seront jamais rendus à leur famille avant que des centaines d'années.
01:05:57C'est la promesse que fait votre gouvernement d'extrême droite.
01:06:00On ne parle pas de Goulag, de rien d'autre.
01:06:03Un instant. Juste, vous ne pensez pas qu'aujourd'hui, il faudrait juste se réjouir de la libération de l'Ottawa ?
01:06:08Ah, bien sûr.
01:06:09De ce point de vue-là, si on doit s'imiter à ça...
01:06:11J'ai l'impression que vous remettez de l'huile sur le feu.
01:06:12Vous relancez la machine d'Emmanuel Gresson.
01:06:15Je dis que c'est un cessez-le-feu, c'est une trêve.
01:06:18Je clarifie.
01:06:19Emmanuel Gresson.
01:06:20Ces gens sont incapables de se réjouir.
01:06:22Ces gens, le 7 octobre, ont manifesté encore une fois.
01:06:25Ces gens crachent sur les Juifs, crachent sur la gauche.
01:06:29La gauche, en général.
01:06:30C'est insupportable de dire ça.
01:06:31Mais c'est la réalité.
01:06:33Vous faites de la désinformation en continu.
01:06:36Vous parlez d'un génocide à Gaza.
01:06:37Il n'y a pas de génocide à Gaza.
01:06:39Il y a une guerre.
01:06:40Déroulez vos mensonges et vos inepties.
01:06:42Mais c'est vous qui êtes complètement fous.
01:06:43Vous êtes en train de vous ridiculiser.
01:06:45Et en plus de vous, c'est indigne ce que vous dites.
01:06:48C'est vous qui êtes indigne.
01:06:50L'ONU a un rapport clair.
01:06:52Amnesty International a un rapport clair.
01:06:54Personne n'en t'a rien.
01:06:55Emmanuel Gresson, allez-y, continuez.
01:06:56La gauche est à vomir.
01:07:00La gauche n'est plus du tout dans l'arc républicain.
01:07:02Ils propagent des mensonges.
01:07:04Depuis deux ans, ils ne parlent que de Gaza.
01:07:07Ça fait 48 heures qu'on les entend parler de la France parce qu'ils veulent des postes au gouvernement.
01:07:11Ils n'en ont rien à faire.
01:07:12Ils font de l'électoralisme pur.
01:07:14C'est absolument honteux.
01:07:16Ils vont aller chercher le vote des quartiers.
01:07:18Voilà ce qu'ils font.
01:07:19Tout ça pour être élus.
01:07:20Je crois que je vais quitter le plateau.
01:07:22Mais quittez le plateau, j'en ai rien à faire.
01:07:23On dialogue, pourquoi vous quittez le plateau ?
01:07:25Parce que c'est indigne de dire des choses pareilles.
01:07:27C'est totalement indigne.
01:07:29J'apporte des précisions.
01:07:31J'énonce le fait que la paix nécessite d'autres ingrédients.
01:07:38Et je me réjouis pour les familles d'otages.
01:07:40Et madame ose dire que je danse sur les morts.
01:07:45Vous êtes une innommable.
01:07:48Vous parliez de génocide tout à l'heure.
01:07:52Vous savez qu'il n'y a pas de génocide.
01:07:53Mais le bad buzz, ça doit vous assumer.
01:07:56C'est Franck Tapirot qui vous parle.
01:07:57C'est plus Emmanuel Brusson.
01:07:59Pour qu'il y ait génocide, il faut qu'il y ait une intention.
01:08:01Une intention politique, une intention militaire.
01:08:03Et vous le savez très bien qu'il n'y a jamais eu d'attention
01:08:05ni du gouvernement, ni de l'armée.
01:08:08Encore plus au lendemain du 7 octobre.
01:08:09Car l'armée a attendu trois semaines
01:08:11pour éviter les actes de vengeance.
01:08:14Et ils ont communiqué l'action en disant
01:08:15nous n'allons pas nous venger, nous allons essayer de récupérer nos otages.
01:08:17Donc déjà, le génocide, il va falloir que vous et vos amis
01:08:20commencez à l'oublier.
01:08:22Parlez plutôt de terroricide.
01:08:23Oui, là, je suis d'accord.
01:08:24Il y a eu un terroricide.
01:08:26On a évidemment fait un génocide de terroristes.
01:08:29Parce que c'était l'objectif de libérer les otages.
01:08:32500 000 morts.
01:08:33Pardon ?
01:08:34500 000 morts ?
01:08:36Vous parlez de 500 000 morts, monsieur ?
01:08:38Mais de quoi vous parlez ?
01:08:39Quelles sont vos preuves ?
01:08:40Le ministère de la Santé du Hamas ?
01:08:42Même l'ONU, qui est pourtant affiliée de très près à ses amis,
01:08:47du Hamas et à d'autres pays qui les protègent,
01:08:50parle de 65 000 morts.
01:08:52Donc, allez, 500 000 morts pour vous ?
01:08:54Mais vous vous rendez compte, c'est TTC ou hors-taxe que vous le faites ?
01:08:57Vous jouez avec les morts.
01:08:58Madame a raison.
01:08:59Comment osez-vous ?
01:09:00Osez-vous d'abord.
01:09:01Même s'il y a 500 000 morts, il y a combien de terroristes dedans ?
01:09:04Et combien de civils ?
01:09:05Comment osez-vous décroiser les preuves ?
01:09:07Même s'il y a, oui.
01:09:08Tout va bien se passer.
01:09:08D'accord, même s'il y a...
01:09:09Combien de terroristes ?
01:09:11Il y aura enquête.
01:09:12L'histoire dira.
01:09:13Nous, il y a fond de l'enquête.
01:09:14L'histoire dira.
01:09:15Mais, s'il vous plaît, une enquête se base sur quelque chose de raisonnable
01:09:18et non pas sur de la propagande...
01:09:19Vous serez encore là.
01:09:20Comme vous le faites.
01:09:21Vous serez encore là, vous serez peut-être interrogé,
01:09:23appuyé sur vos propos, les chignobles.
01:09:25Sur les chiffres du ministère de la Santé du Hamas.
01:09:27Non, mais juste 500 000 morts, personnellement ça.
01:09:29Si vous plaît, 500 000 morts, mais qui en parle ?
01:09:30Excusez-moi, je ne sais pas d'où sort le chiffre.
01:09:31C'est enregistré, 500 000 morts, vous vous rendez compte ?
01:09:33On va ressortir cette vidéo.
01:09:34Franchement, ça n'a pas de sens.
01:09:35On ne peut pas raconter n'importe quoi non plus.
01:09:37Monsieur, corrigez ça, s'il vous plaît.
01:09:37S'il vous plaît.
01:09:38Corrigez-le, s'il vous plaît.
01:09:39Pour vous, je dis ça, pour vous.
01:09:41Les techniciens se sont exprimés sur le niveau...
01:09:43Non, mais personne n'a parlé de 500 000 morts.
01:09:44Non, mais personne n'a parlé de 500 000 morts.
01:09:44Non, mais personne n'a parlé de 500 000 morts.
01:09:45Non, le Hamas.
01:09:47De destruction de la bande de Gaza.
01:09:50Juste, Yohan Gillet.
01:09:50Pas de 500 000 morts, monsieur, arrêtez.
01:09:52Très rapidement, l'histoire retiendra de toute manière que la gauche a propagé la haine contre Israël.
01:09:58Et ça, tous les Français en sont conscients.
01:10:00Moi, ce que je voudrais dire, c'est que le président Trump, qui a été tant moqué,
01:10:04eh bien, il y est arrivé.
01:10:05Et lui, il y est arrivé sans compromission à l'inverse, par exemple, malheureusement, de la France.
01:10:11Voilà, j'avais appelé cette séquence d'espoir de paix.
01:10:12J'espérais qu'on parle de paix.
01:10:14Visiblement, vous avez rajouté un peu de l'huile sur le feu.
01:10:16Je suis désolé, mais...
01:10:18Franchement, parlons de paix.
01:10:19Parlons d'otages.
01:10:20Parlons de joie.
01:10:20Parlons de famille.
01:10:21Qui sont heureuses et qui vont retrouver les otages, plutôt que d'essayer d'en rajouter encore une fois.
01:10:25Merci à tous d'avoir été avec nous dans un instant, c'est-à-dire Marouk.
01:10:28On se retrouve demain en direct à 10h35 et demain.
01:10:30Et d'ici là, soyez prudents.
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