00:00Est-ce qu'il y a eu cette réunion ? Je me tourne peut-être vers le constitutionnaliste sur le plateau.
00:03C'est un passage obligé de consulter les présidents des deux chambres pour dissoudre ensuite.
00:09Ça interroge cette réunion cet après-midi ?
00:12Bien sûr, et on peut penser d'ailleurs que ce n'est peut-être pas tout à fait neutre et innocent.
00:15La stratégie d'Emmanuel Macron, visiblement, c'est également de faire pression sur les partis politiques pour qu'ils se mettent d'accord.
00:19Et là, en effet, s'il a prononcé le mot « dissolution » dans sa rencontre avec Gérard Larcher et Yelbron Pivé,
00:25il peut considérer que la consultation ait lieu.
00:27Notez que la dernière fois, la consultation s'est limitée pour Gérard Larcher à un rapide coup de fil.
00:31Donc, vous pouvez ne pas les rencontrer et malgré tout avoir une consultation.
00:36Mais là, en effet, ça aura été fait dans les formes si ça a bien été fait.
00:39Et dans ce cas-là, comment ça se passe ?
00:41Admettons qu'il ait pris la décision de mettre en place une dissolution.
00:46Quel serait le calendrier ?
00:48Le calendrier, c'est qu'il faut que vous preniez un décret de dissolution.
00:50Ce décret de dissolution, il n'y a pas vraiment de recours dessus.
00:53Donc, à partir de ce moment-là, une fois qu'il est paru,
00:56vous devez organiser des élections.
00:57Déjà, les députés cessent d'être députés.
00:59Comme la dernière fois, vous avez une Assemblée nationale qui s'évapore.
01:01Donc, ça veut dire que si c'était annoncé, par exemple, demain,
01:04qu'il n'y a plus d'Assemblée nationale, et ce pendant le temps de l'élection,
01:07ensuite, dans les 20 à 40 jours, vous devez organiser ces élections.
01:10Et ensuite, on a une nouvelle Assemblée nationale.
01:12Peut-être toujours pas de majorité, mais une nouvelle Assemblée nationale.
01:14Sous-titrage Société Radio-Canada
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