00:00C'est le choix d'Amélie Rosic, la crise politique qui dure, qui s'enlise et les conséquences économiques, elles sont réelles et bien palpables au quotidien.
00:08Oui, et d'abord on va commencer par un constat, la faute à qui on a tendance à croire, au moins à dire que les décisions politiques du président de la République ont conduit le pays à un blocage quasi inédit.
00:17Mais il faut quand même se rappeler qu'à la source de nos problèmes, il y a une crise de finances publiques, c'est ce que rappelait l'économiste Nicolas Bouzou ce matin sur notre antenne.
00:24Nous avons un problème financier en France qui est d'une ampleur inédite et que c'est ça qui crée en fait la crise politique.
00:33Parce qu'augmenter les déficits budgétaires, on peut trouver des coalitions pour baisser les impôts et augmenter la dépense.
00:38Si aujourd'hui nos parlementaires sont complètement perdus, c'est parce qu'il s'agit de faire l'inverse.
00:44Je résume une crise financière qui nous a donc conduit à une crise politique et qui nous conduit désormais à une crise économique.
00:49Et est-ce qu'on peut dès aujourd'hui donc parler de crise économique ?
00:52En tout cas, ça y ressemble, Élise Philippe, c'est Baptiste qui a entendu le micro dans la rue pour savoir si vous qui nous regardez,
00:58vous aviez changé vos habitudes et vos réponses franchement sans appel.
01:03On attend un peu effectivement, on n'est pas dans l'euphorie à dépenser, à acheter les choses, on est plus en attente.
01:08On fait plus attention, on dépense moins, on épargne plus.
01:11On essaye d'épargner parce qu'on ne sait pas ce que ça va donner dans l'avenir.
01:14La situation économique, ça va finir par plonger définitivement la France dans la crise.
01:18Alors disons-le, la crise économique, la vraie, nous guette, démonstration en trois points très rapides.
01:23Petit 1, l'attentisme, vous repoussez vos dépenses, les petits travaux dans la salle de bain, le renouvellement du canapé, l'automobile.
01:30Ça, ça se voit dans les carnets de commande des PME, les PME qui n'ont pas de trésorerie et ça, ça fait mal.
01:35Petit 2, la frilosité.
01:36Les entreprises ne peuvent plus prévoir donc qu'elles repoussent ou elles annulent tout bonnement les embauches.
01:40Et puis petit 3, le protectionnisme, on protège ce qu'on a déjà, donc on met de côté encore plus qu'avant.
01:4519% de ce qu'on gagne en ce moment, c'est un record européen.
01:49Voilà un bon cocktail récessionniste, on n'y est pas, mais bon, ce n'est pas très encourageant.
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