00:00En fait, l'argent est là, l'argent est là, on est dans une situation paradoxale
00:04où on est champion du monde des prélèvements obligatoires, impôts, taxes, cotisations sociales,
00:10en tout cas au coude à coude avec le Danemark, et en dépit de ces taux records,
00:14de ces prélèvements records, ça ne suffit pas à couvrir les dépenses.
00:18En fait, la France aujourd'hui, c'est comme si vous gagnez 3 000 euros et vous dépensez 4 500.
00:23Et ceux qui vous prêtent les 1 500 euros sont majoritairement en dehors de votre cercle personnel et familial
00:28et peuvent donc vous envoyer l'huissier tous les 4 matins.
00:31Et quand on envoie l'huissier, on va taper dans votre épargne.
00:34On va taper dans votre épargne que vous avez mis des années à constituer, un peu à la mode grecque,
00:38c'est-à-dire on bloque l'épargne pour rassurer les créanciers, puisque l'épargne des Français,
00:416 000 milliards d'euros hors immobilier, ça couvre largement les 3 200 milliards de dettes.
00:46Et le temps que l'État, dans la panique, on va dire, rééquilibre les comptes,
00:50et ça amène à bloquer l'épargne, mais aussi à limiter vos retraits au guichet.
00:54Les Grecs, à l'époque, c'était 60 euros par jour.
00:56Ça pourrait être aujourd'hui pour nous 100 euros.
00:59Donc l'argent est là, on est champion du monde des plans obligatoires,
01:02la dépense publique, mais sur le terrain, on a des services publics qui se dégradent.
01:06Il y a un vrai effet paradoxal.
01:08Donc on a deux fois moins de magistrats pour 100 000 habitants que la moyenne européenne.
01:11On a trois à quatre fois moins de procureurs qui lancent les poursuites.
01:15Maintenant, même la santé se dégrade.
01:18On consacre 12 % de notre richesse nationale, comme les Allemands, à la santé,
01:22mais on a 30 % de soignants en moins, 30 % d'administratifs en plus.
01:25Donc en résumé, l'argent est mal dépensé, il y a trop de gras, pas assez de muscles,
01:28trop d'argent dans les bureaux et pas assez sur le terrain.
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