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Trois sujets présentés : les retraites, les commémorations du 13 novembre 2015 et les enseignements de la nouvelle qualification de la France pour le mondial de football.
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00:00Patrice Huiband, bonjour.
00:02Bonjour.
00:03Le vote sur les recettes du projet de loi de financement de la sécurité sociale a été très serré.
00:10À l'approche du débat sur la suspension de la réforme des retraites,
00:12comment le gouvernement compte-t-il rassembler une majorité dans une assemblée aussi divisée ?
00:18Alors, là on va parler de la question des retraites.
00:22Après, la capacité à rassembler une majorité, on voit bien que ça se fait au cas par cas.
00:26Il n'y a pas de projet pour la France.
00:27C'est vraiment de la petite cuisine.
00:28En revanche, sur les retraites, la suspension des retraites,
00:32alors c'est vrai que de la réforme des retraites, ce n'est pas une réforme extraordinaire.
00:36C'était une réforme classique, pas très bien fagotée, paramétrique.
00:40Donc en cela, moi je suis un peu déçu de sa suspension.
00:44J'ai bien une suspension parce qu'à un moment où on est face à un tel mur de la dette et du déficit,
00:51je pense que ce n'est pas responsable.
00:54Après, si on revient sur la réforme des retraites,
00:56à l'origine, le gouvernement, en 2019, voulait faire une réforme structurelle.
01:02Il voulait faire une réforme avec un système à points, un peu à la suédoise,
01:06avec un système identique, un nombre de points, un système universel,
01:10au regard de la quarantaine de régimes de retraite qui existent aujourd'hui,
01:14avec trois grandes catégories pour les indépendants,
01:17donc les commerçants, les artisans, les chefs d'entreprise,
01:19pour les salariés et pour les fonctionnaires.
01:21Le problème, c'est qu'ils ont voulu faire cette réforme avec un système simplifié,
01:26universel, mais sans équilibrer les différents régimes.
01:30Ce qui fait que certains avaient le sentiment d'être les fourmis
01:35qui allaient alimenter les cigales.
01:39C'est vrai qu'on voit rarement des professions libérales manifester.
01:41À l'époque, les avocats ont manifesté parce que,
01:44comme beaucoup de professions libérales, ils ont un régime qui est bien géré,
01:46ils cotisent beaucoup, ils s'arrêtent de travailler tardivement
01:51et donc ils ont un régime avec beaucoup de réserves.
01:53Et donc, on mélangeait les cigales et les fourmis
01:56par rapport à différents régimes, notamment de fonctionnaires
01:58qui étaient extrêmement déficitaires.
02:01Tout à cela, il y a eu la Covid et donc ils ont entamé une réforme paramétrique classique.
02:07Et là, l'âge légal, pour moi, ce n'est pas la bonne solution.
02:11Si on reste sur du paramétrique, il fallait continuer la logique de François Fillon,
02:15c'est-à-dire une durée de cotisation, de passer de 43, 44, 45 ans de cotisation
02:21avec des bonifications pour les métiers pénibles.
02:24Et l'avantage de ce système-là, c'est que ça permet aux citoyens d'arbitrer.
02:29C'est-à-dire que chacun peut individualiser sa démarche
02:32puisque, en fonction de votre date d'entrée sur le marché du travail,
02:35de votre parcours professionnel, vous pouvez arbitrer.
02:38Alors qu'un âge légal, c'est un âge beaucoup près.
02:43Et donc, ça crée des iniquités.
02:45Et pour essayer de compenser ces iniquités, vous créez des usines à gaz
02:49par rapport notamment à ceux qui ont commencé à commencer très tôt.
02:55Voilà.
02:55Alors nous, ce qu'on propose sur les retraites pour avoir un système enfin financé et pérenne,
03:00c'est un système à trois étages.
03:01On ne met pas tous les œufs dans le même panier.
03:03Un peu comme les Suisses et aux Pays-Bas.
03:05C'est-à-dire que vous avez, je dirais, une brique de répartition
03:10qui est valable pour tous les Français avec, par exemple, à 65 ans,
03:161 000 ou 1 200 euros.
03:18C'est un peu le parachute pour tout le monde, quel que soit votre parcours de vie.
03:22On estime qu'on ne peut pas laisser dans une démocratie comme la nôtre
03:24quelqu'un au bord du chemin, même, entre guillemets, un vilain petit canard
03:28sans ressources au-delà de 65 ans.
03:32Donc, c'est le filet de sécurité.
03:34On a un filet de répartition financé par tous les revenus
03:37parce qu'aujourd'hui, les retraites sont essentiellement financées par le travail,
03:41ce qui plombe notre compétitivité.
03:42Donc, de développer un financement par tous les revenus via la CSG
03:45et la CSG tape tous les revenus sauf l'assistance.
03:49Donc, ce qui fait que vous êtes au chômage,
03:51vous versez pour ce régime de retraite.
03:54Vous êtes, je dirais, à la retraite, vous financez aussi,
03:58vous payez la CSG, même s'il y a des taux qui sont aménagés.
04:00Et puis, les gens qui ont des revenus financiers,
04:05des revenus de l'immobilier, des revenus du capital,
04:08ceux qui ont beaucoup de moyens, cotisent aussi proportionnellement.
04:11Donc, ça, c'est le premier étage du système.
04:13Deuxième étage, c'est de mettre un peu en concurrence la GERCARCO,
04:17qui est la retraite complémentaire obligatoire,
04:19qui est d'ailleurs bien gérée du secteur privé.
04:21Et donc là, un peu comme la complémentaire santé,
04:23vous allez obliger les employeurs à proposer une assurance retraite
04:28complémentaire obligatoire aux salariés ou aux agents publics.
04:32Et après, vous choisissez un acteur par répartition,
04:36comme la GERCARCO, ou alors par capitalisation,
04:39comme préfonds pour les fonctionnaires,
04:40qui donnent entière satisfaction.
04:43Et ensuite, troisième étage de la fusée,
04:45ce qui existe déjà, si vous avez les moyens
04:47et si vous voulez mettre un petit peu de beurre dans les épinards,
04:50vous pouvez faire une retraite individuelle facultative
04:54avec des plans d'épargne-retraite qu'on connaît aujourd'hui.
04:58Et l'avantage, c'est que ça mixe les deux systèmes,
05:00ça sécurise le système.
05:02Et je répète, on ne met pas tous les œufs dans le même panier
05:03parce que celui qui risque aujourd'hui de mettre,
05:07je dirais, dans une situation de cesse à son paiement,
05:09c'est plutôt l'État d'ailleurs que les différentes assurances
05:12qu'on peut, public ou privé,
05:15qu'on peut connaître aujourd'hui sur le marché.
05:18Comment vous pensez que l'incertitude
05:22autour de cette réforme des retraites
05:25est prise par la population ?
05:27Comment vous pensez que la population envisage ça,
05:30y compris d'un point de vue démocratique
05:33par rapport à leur opinion sur cette réforme ?
05:36Je pense que les Français sont inquiets.
05:38Les Français sont inquiets
05:39puisque pendant longtemps,
05:40ils pensaient que l'État était insubmersible
05:45et que quelque part, d'une façon ou d'une autre,
05:48il y avait une garantie de financement des retraites,
05:50mais aujourd'hui, ils sont inquiets
05:51parce qu'ils se rendent compte
05:52que vu l'état de nos finances publiques,
05:55le scénario grec,
05:57le scénario en tout cas d'une mise sous tutelle
05:59par les instances européennes,
06:00voire le FMI, se précise.
06:02Et là, si vous voulez,
06:04ce qui se passe,
06:06c'est que c'est le nœud coulant
06:07qui se resserre petit à petit.
06:08C'est-à-dire qu'il n'y a pas de réforme structurelle
06:10de l'action publique,
06:11l'État, les collectivités, la sécurité sociale.
06:13Ce qui fait que les gouvernements successifs
06:15essaient de faire la poche des Français
06:17et à chaque fois, ça manifeste,
06:20il y a des oppositions,
06:21du coup, ils reculent.
06:22Je prends l'exemple du déremboursement
06:25de la part assurance maladie
06:26des consultations médicales,
06:27les franchises médicales sur des médicaments.
06:31Il y a le manus automobile,
06:32on parle de désindexation des retraites,
06:35ça a été le cas où on revient dessus d'ailleurs.
06:38Ils essaient de gratter,
06:40de faire la poche des Français
06:41par tous les moyens
06:42pour récupérer quelques milliards.
06:43Le problème, c'est que parallèlement à ça,
06:45vous avez les intérêts de la dette
06:46qui augmentent de 5, 10, 15 milliards par an.
06:49On arrive à une cinquantaine de milliards,
06:51ça se projette à 70, 80 milliards.
06:53Je rappelle que le budget
06:56de l'éducation nationale,
06:57c'est 70, 80 milliards.
07:00En tout cas, on arrive à des sommes faramineuses.
07:03Donc, on essaie de récupérer
07:04par le coup de rabot quelques milliards d'euros.
07:06Et d'un autre côté, vous avez des augmentations
07:07des intérêts de 10, 15 milliards chaque année.
07:10Et donc, ce qui risque d'arriver,
07:11c'est qu'incapable de financer,
07:15de boucler le budget,
07:16des taux d'intérêt qui augmentent
07:17et à la fin, vous levez la main
07:18pour dire « j'y arrive plus ».
07:19Et quand vous levez la main
07:20pour dire « j'y arrive plus »,
07:22la Banque centrale européenne,
07:24la Commission, etc.,
07:25les instances européennes
07:26vont vous faire un prêt massif,
07:28mais en contrepartie,
07:29pour vous en sortir budgétairement,
07:31mais en contrepartie,
07:32ils vont vous envoyer des petits hommes gris.
07:34Donc, si vous voulez,
07:35un peu comme quand vous avez une entreprise,
07:36un redressement judiciaire.
07:37Mais quand ces gens-là arrivent,
07:38eux, ils ne sont pas Français,
07:39ils ne sont pas attachés à la France.
07:41Et donc, ils vont aller au plus vite,
07:43dans l'urgence,
07:44et ils vont baisser
07:46le montant des retraites,
07:48le salaire de certains fonctionnaires
07:50ou des fonctionnaires en général.
07:51Donc, c'est vraiment la casse sociale.
07:52C'est de la casse sociale.
07:53Et ça, je pense que les Français,
07:54maintenant,
07:55commencent à appréhender ce scénario,
07:58ce qui remet en cause
07:58un certain nombre d'aides sociales,
08:00ce qui remet en cause les retraites,
08:01ce qui remet en cause aussi
08:03les dépenses de santé,
08:04les dépenses de soins,
08:05ce qui remet en cause
08:06le salaire des fonctionnaires.
08:09Ça donne plutôt une image
08:10d'incertitude du gouvernement,
08:12voire de faiblesse.
08:15Exactement.
08:15C'est-à-dire qu'il n'y a pas de cap
08:16pour la France.
08:17Et ce qui fait que,
08:18comme il n'y a pas de projet,
08:18il n'y a pas de cap,
08:20vous avez des gouvernements
08:21qui se font la petite semaine
08:22au regard des arrangements,
08:24je dirais, politiciens.
08:26Et vous avez donc des ministres
08:27qui ne sont pas fédérés par un projet.
08:29Donc, chacun est dans son couloir ministériel
08:30à qui il va se faire remarquer
08:33par des mesures souvent démagogiques
08:35et qui ne sont pas cohérentes
08:37avec le petit camarade.
08:39Alors là, même sans parler
08:41de la situation actuelle,
08:42regardez ce qui s'est passé
08:42avec Emmanuel Macron depuis 2017.
08:45Comme il n'y avait pas de projet,
08:46il a dit que la politique,
08:46c'était mystique.
08:49Et son projet,
08:49je vous invite à le regarder en 2017
08:51puisqu'il n'y a pas eu vraiment
08:52de campagne électorale en 2022.
08:54C'était 17 pages,
08:55essentiellement des photos de lui.
08:57Pointe-vous que ça marche.
08:58Et donc, vous aviez,
08:58vous avez des ministres
09:00comme Bruno Le Maire
09:01qui parlait de réindustrialisation
09:03et vous avez d'autres ministres
09:04qui prenaient des mesures
09:06qui empêchaient la réindustrialisation
09:07comme la loi climat et résilience
09:09de 2019 qui bride le foncier.
09:11Or, l'industrie a besoin de terrain.
09:13On a besoin de terrain
09:14pour mettre des usines.
09:15Et donc, si vous fermez le robinet
09:17des permis de construire,
09:18comment voulez-vous réindustrialiser ?
09:20Si en plus,
09:20vous vous mettez entre les mains
09:22du marché européen de l'électricité
09:23qui calcule le coût de l'électricité
09:25en fonction du coût marginal,
09:27du tarif marginal de sources
09:30comme le gaz
09:31qui ont flambé,
09:32c'est le cas de le dire,
09:33suite à l'invasion de l'Ukraine,
09:36eh bien, vous avez une succession
09:38d'injonctions paradoxales
09:40et à la fin,
09:41on va dans le mur
09:41parce que rien n'avance en fait.
09:44Donc voilà,
09:44il n'y a pas de projet,
09:46il n'y a pas d'ambition pour la France.
09:47Alors que nous,
09:48ce qu'on dit,
09:48c'est qu'on donne de l'espoir,
09:51on dit qu'on est dans une situation
09:53très critique,
09:53mais on peut opérer
09:54à sursaut historique.
09:55Pour ça,
09:56en résumé,
09:57c'est lâcher l'abri
09:58sur le coup
09:58de nos chevaux de course,
09:59les entreprises
10:00de moins de 5 000 salariés
10:01et PME au sens large du terme
10:03qui emploie 70% des actifs
10:05dans le secteur privé
10:06et d'un autre côté,
10:08en remettant de l'ordre
10:09au niveau sécurité,
10:11justice,
10:11immigration.
10:12Voilà,
10:12mais pour faire ça,
10:14pour faire ça,
10:14il faut prendre la somme
10:15de mesures structurelles,
10:16il faut réformer l'action publique,
10:18il faut taper dans le gras
10:18de la dépense publique
10:19parce qu'aujourd'hui,
10:20c'est trop de gras,
10:21pas assez de muscles,
10:22trop d'agents dans les bureaux,
10:23pas assez sur le terrain.
10:24Et ça explique pourquoi
10:25on est champion du monde
10:26de la dépense publique
10:26avec des services publics
10:28qui se dégradent
10:29de jour en jour.
10:32Et en même temps,
10:33soyons honnêtes,
10:34c'est-à-dire que,
10:35effectivement,
10:36vous parlez de démagogie,
10:38mais au niveau de l'opinion,
10:40les Français étaient plutôt
10:42opposés à cette réforme
10:42des retraites.
10:44Qui sont les gagnants
10:46de cette mesure,
10:48de cette remise en cause
10:49de la réforme des retraites,
10:50politiquement ?
10:52Politiquement,
10:53c'est tous ceux
10:54qui étaient contre,
10:54évidemment.
10:54ça va la gauche,
10:56la gauche,
10:57y compris LFiste,
10:58le Rassemblement National.
11:01Mais moi,
11:01j'aimerais bien
11:01qu'ils proposent
11:02des alternatives.
11:03Ils proposent
11:04des alternatives
11:04parce que,
11:05si vous voulez,
11:06entre ceux qui disent
11:07haro sur les entreprises,
11:10les patrons sont tous
11:11des voyous,
11:12et d'un côté,
11:13ceux qui disent
11:14on va virer
11:14tous les étrangers
11:15et tous les problèmes
11:16vont être réglés,
11:17donc il faut être sérieux.
11:18Il faut être sérieux.
11:19Et donc,
11:20pour financer
11:20nos politiques sociales,
11:21pour financer
11:22nos retraites,
11:22pour financer
11:23notre système de santé,
11:24il faut faire
11:24grosseur le gâteau
11:25avant de partager
11:26les parts.
11:27Et qui fait
11:27grosseur le gâteau ?
11:27Ce sont les entreprises.
11:29Je rappelle
11:29qu'il n'y a pas
11:29d'argent public.
11:31Tout vient
11:31des entreprises,
11:32directement par ce
11:33qui est prélevé
11:34sur ces entreprises
11:35et indirectement
11:36par ce qui est prélevé
11:37sur le salaire
11:38des salariés.
11:41Et ce qu'il faut faire,
11:42c'est autant
11:42on a des grands groupes
11:43florissants
11:43parce qu'ils arrivent
11:44à contourner
11:45les prélèvements
11:46obligatoires excessifs
11:47en France
11:47par leurs filiales
11:48à l'étranger
11:49et en ayant
11:50les compétences
11:50juridiques et administratives
11:52pour bénéficier
11:54je rappelle qu'il y a 2300
11:55aux aides publiques
11:55aux entreprises.
11:57Mais là,
11:57le bas blesse,
11:58ce sont les entreprises
11:59de moins de 5000 salariés,
12:00c'est-à-dire les entreprises,
12:02c'est le capitalisme
12:03à visage humain,
12:04des territoires,
12:05je rappelle qu'ils emploient
12:0570% des actifs,
12:06c'est là qu'il y a
12:07des gisements d'emplois
12:07et de pouvoir d'achat,
12:09mais elles sont complètement
12:10phagocytées,
12:12asphyxiées
12:12par les excès
12:13de prélevé obligatoire
12:14mais aussi de normes.
12:16Je vais vous donner
12:16un exemple.
12:17Une étude KPMG
12:18mais qui est corroborée
12:19par pas mal d'autres études
12:20montre qu'une PME
12:22qui fait 34 millions d'euros
12:24de chiffre d'affaires
12:26suivant sa localisation
12:28en Europe de l'Ouest,
12:29de l'Ouest,
12:30je ne parle pas de l'Est
12:30ou je ne parle pas de l'Asie,
12:32eh bien,
12:32vous avez
12:33une entreprise
12:34qui va faire
12:35en bénéfice net,
12:37donc par définition
12:37après impôt,
12:395 millions aux Pays-Bas,
12:414,4 en Allemagne,
12:423 en Italie
12:43et tenez-vous bien,
12:441 million d'euros
12:44en France.
12:46Mais en creux,
12:47ça donne de l'espoir
12:47parce que si vous lâchez
12:48la bride sur le coup
12:49sur ces entreprises,
12:51vous ramenez
12:51les prélèves obligatoires
12:52sur la moyenne européenne
12:53et de l'OCDE.
12:54On ne veut pas être
12:55un paradis fiscal,
12:56juste de leur donner
12:57les mêmes capacités
13:01à affronter la concurrence.
13:03Et si d'un autre côté,
13:05toutes les normes
13:05plus contraignantes françaises,
13:06vous les alignez
13:07sur les normes européennes,
13:08y compris le Code du travail,
13:10et vous laissez
13:10les partenaires sociaux
13:11ajustés par secteur d'activité,
13:13par branche et par entreprise,
13:15là,
13:15vous allez relancer la machine.
13:17Et c'est là
13:18que vous allez avoir
13:18des rentrées fiscales.
13:20En plus de la réforme de l'État,
13:21il faut agir à la fois
13:21sur la baisse des dépenses inutiles
13:23et en lâchant la brique
13:25sur le coup
13:25pour avoir davantage
13:26de rentrées fiscales.
13:29Et là, par exemple,
13:29il y a une mesure facile
13:30qui pourrait passer
13:31dès aujourd'hui.
13:32Il s'est supprimé
13:33les 2300 aides publiques
13:34aux entreprises
13:35et baisser d'autant
13:36à l'euro près
13:37l'ensemble des taux
13:39impôts, taxes,
13:41cotisations sociales
13:42qui pèsent
13:43sur ces entreprises,
13:45notamment nos PME
13:46qui ne peuvent pas optimiser
13:47comme les grands groupes.
13:48Et même le MEDEF
13:49est d'accord avec ça.
13:50Ils sont prêts
13:51à ce bing-bang,
13:52mais à condition
13:52que les plus de 100 milliards
13:55d'aides directes,
13:55on va dire,
13:56de baisse de charges
13:57sur les bas salaires,
13:59de crédits impôts recherche,
14:01d'aides géographiques,
14:01etc.
14:02Je ne parle pas des prêts,
14:03je parle bien des aides directes,
14:05que ce soit à l'euro près,
14:07ça se compense
14:08par une baisse d'auto,
14:09ce qui va profiter
14:11essentiellement PME
14:12puisque les plus de 100 milliards
14:14d'aides publiques
14:15aux entreprises
14:15profitent à plus de 70 %
14:16aux grands groupes
14:17qui, je rappelle,
14:18ont les compétences juridiques
14:19et administratives
14:19pour remplir les serfards.
14:21Ce n'est pas l'artisan boulanger,
14:23ce n'est pas celui
14:23qui crée son entreprise,
14:24sa start-up,
14:25qui a le temps
14:25de veiller tous les guichets,
14:26tous les dispositifs.
14:28Dans ce contexte chargé politiquement,
14:32la France est marquée
14:34par un moment assez fort
14:35de sa mémoire nationale.
14:37Qu'est-ce que vous avez pensé
14:38des commémorations
14:39du 13 novembre ?
14:42Écoutez, déjà,
14:44beaucoup d'empathie,
14:45beaucoup de recueillement.
14:45Évidemment,
14:47c'est une bonne chose
14:47qu'on ait commémoré
14:48ce tragique événement.
14:50Après, évidemment,
14:51je suis toujours déçu
14:52par nos politiques
14:52parce que les discours
14:54ne sont pas du tout
14:54à la hauteur des enjeux.
14:56On n'ose pas désigner l'ennemi,
14:57on n'ose pas proposer
14:59des mesures
15:00pour traiter à court,
15:01moyen, long terme
15:02le phénomène.
15:04Et nous,
15:04ce qu'on propose déjà,
15:05c'est de renforcer
15:06le code pénal
15:06avec, notamment,
15:09pouvoir appliquer
15:10les articles 411.4,
15:11411.15 de mémoire,
15:14c'est-à-dire
15:15d'intelligence
15:16avec l'ennemi,
15:16des infractions
15:17pour l'intelligence
15:17avec l'ennemi
15:18aux actions terroristes,
15:19c'est-à-dire
15:20que ça vous permet
15:20d'avoir des peines
15:21beaucoup plus lourdes
15:22que tous les articles
15:23de 420, etc.,
15:25des codes pénals
15:26qui s'appliquent au terrorisme.
15:28Et donc,
15:29des peines
15:29beaucoup plus lourdes
15:30et ce qui permet aussi
15:30de poursuivre d'ores et déjà
15:32de faire du préventif
15:33un certain nombre
15:34de fichiers S
15:34qui montent
15:36par leur action
15:36au quotidien
15:37d'influence
15:38sur les réseaux sociaux,
15:38notamment leur intelligence
15:39avec l'ennemi.
15:40Donc ça,
15:41c'est renforcer
15:42le code pénal,
15:43renforcer,
15:43alourdir les sanctions
15:44et en préventif,
15:46mais ça,
15:46si vous voulez,
15:46c'est du court terme.
15:48Après,
15:48ce qu'il faut faire
15:48à moyen long terme,
15:50c'est de mieux
15:53contrôler l'immigration
15:53puisque ce terrorisme
15:54est essentiellement
15:55un terrorisme importé.
15:56Alors,
15:57il y a des conversions
15:57effectivement de Français,
15:59mais c'est quand même
16:00un terrorisme
16:00largement importé,
16:02importé par des gens
16:04qui se disent
16:05de confession musulmane.
16:06Par conséquent,
16:07il faut avoir
16:09une politique migratoire,
16:10contrôlée
16:11et pour ça,
16:12il faut aller au plus loin
16:13dans la profondeur.
16:14Il faut payer
16:15des influenceurs
16:16en Afrique notamment,
16:17dans les pays de départ,
16:18pour dissuader
16:19les candidats potentiels
16:21à venir,
16:22essayer de venir en France
16:22de manière illégale.
16:24Alors,
16:24montrant des photos,
16:25des images chocs
16:26de gens battus,
16:27balancés à la mer
16:28et aussi des images chocs
16:30de comment ils vivent
16:31à Paris,
16:31contrairement à ce qu'ils
16:32essaient de faire croire
16:33quand ils arrivent en France
16:34par rapport à leur famille
16:35au point de départ
16:36et ce qu'ils essaient
16:38de faire croire
16:38les passeurs aussi
16:39de la France
16:39et l'Eldorado.
16:40Non,
16:40ce n'est pas l'Eldorado.
16:41Donc,
16:42vous dissuadez les gens
16:43de partir de manière illégale,
16:45vous les encouragez
16:46s'ils souhaitent vraiment
16:47venir en France
16:47à venir par des visas de travail,
16:49ce qui nécessite aussi
16:50de revoir la politique
16:51d'immigration légale,
16:52parce qu'aujourd'hui,
16:53il est embolisé
16:53par l'immigration sociale,
16:54avec des visas étudiants
16:57qui sont souvent
16:58une forme d'immigration déguisée
17:00puisque la plupart
17:01restent sur notre sol.
17:02Donc,
17:02moi,
17:02je veux bien
17:02qu'on fasse venir
17:03des gens par rapport
17:04à des métiers en tension,
17:05l'informatique,
17:06les ingénieurs,
17:07les soignants,
17:08l'hôtellerie,
17:09restauration,
17:09mais pour étudier
17:10la sociologie,
17:11la psychologie,
17:12l'histoire géo,
17:12j'ai quelques doutes.
17:14Également,
17:14le regroupement familial.
17:15Donc,
17:15c'est extrêmement
17:16la vis du regroupement familial.
17:18Il faut que les individus
17:20puissent faire venir
17:20leur famille
17:21en ligne directe,
17:22mais en ayant les capacités
17:23hors aide sociale
17:24de subvenir à leurs besoins
17:25et puis avec aussi
17:26un contrôle
17:27de leur niveau
17:28de langue française
17:29et puis la signature
17:30d'une charte
17:31comme quoi ils s'engagent
17:32à respecter
17:33le fait de croire
17:34et de ne pas croire,
17:35le droit au blasphème,
17:35l'égalité homme-femme,
17:36enfin,
17:36tout ce qu'on connaît
17:37dans nos principes
17:38et valeurs républicaines.
17:40Donc,
17:40fortement réduire
17:41les visas étudiants,
17:43fortement réduire
17:44le regroupement familial
17:46et augmenter
17:46les visas de travail
17:47qui ne représentent
17:49que 15%
17:49de l'immigration légale.
17:51Donc,
17:51voilà,
17:51donc ça,
17:51c'est la première étape.
17:52Ensuite,
17:52deuxième étape,
17:53mettre la marine française,
17:55voire avec les marines italiennes,
17:56espagnoles et grecques,
17:57on évite des eaux territoriales
17:59du Maghreb et du Machrek
18:00parce que si vous leur donnez l'ordre,
18:01rien ne passe,
18:02absolument rien ne passe,
18:04sachant par ailleurs
18:04que les marines militaires,
18:05c'est la police des hautes mers
18:06et en dehors
18:07des eaux territoriales,
18:09les marines militaires
18:11doivent lutter
18:12dans le droit maritime
18:13contre le trafic d'êtres humains
18:14et,
18:15je dirais,
18:17les commerces illicites,
18:18la piraterie,
18:18etc.,
18:19de tout genre.
18:20Donc,
18:20ils les interceptent.
18:21Ensuite,
18:22il faut négocier,
18:23notamment avec la Tunisie,
18:24qui est submergée
18:25par l'Afrique subsaharienne,
18:28d'avoir un centre
18:29de rétention administrative
18:31sur la côte,
18:32on loue plusieurs kilomètres carrés
18:33et de manière à pouvoir
18:35traiter,
18:35les renvoyer à ce point-là
18:37et de pouvoir
18:37traiter
18:38les individuellement.
18:40Et la plupart,
18:41évidemment,
18:41on serait refusé
18:42et donc devraient retourner
18:43ensuite dans leur pays
18:44de départ,
18:45essentiellement,
18:45de l'Afrique subsaharienne.
18:47Et ce qui permettrait ensuite,
18:48à la fin,
18:48pour les quelques-uns
18:49qui réussiront à passer,
18:51de pouvoir les traiter.
18:52Parce qu'aujourd'hui,
18:52il faut tout faire
18:53pour ne pas qu'ils rentrent.
18:54Parce qu'une fois qu'ils rentrent,
18:55on est submergé par le nombre.
18:56Donc,
18:57on a beau essayer d'appliquer
18:57les OQTF,
18:58on a tellement d'OQTF
18:59et ça coûte tellement cher,
19:01il y a tellement de longueur
19:01de procédures juridiques
19:02qu'on ne s'en sort pas.
19:06Donc,
19:06voilà,
19:07il faut revenir à la source,
19:08donc mieux contrôler
19:09la politique migratoire
19:10et en particulier
19:11l'immigration de culture musulmane.
19:12Pourquoi ?
19:13Parce que c'est un fait,
19:15c'est un dévoiement de l'islam,
19:18vraisemblablement,
19:19mais ça c'est clair.
19:21Mais la plupart des terroristes
19:24sont de confessions musulmanes.
19:26Donc,
19:27il faut limiter
19:29l'immigration de culture musulmane
19:30parce qu'on ne peut assimiler
19:32que des individus,
19:32pas des communautés.
19:34Et aujourd'hui,
19:36si les musulmans de France
19:38se constituent en communauté,
19:39c'est extrêmement dangereux
19:40par rapport à nos principes
19:41et nos valeurs républicaines
19:42et à notre démocratie
19:43puisque c'est un fait,
19:45et nous,
19:45on est très rationnels
19:46chez les Nouveaux-Léseurs français,
19:48il n'y a aucune société
19:50à majorité musulmane
19:51dans le monde
19:52qui soit démocratique
19:53et qui ne discrimine pas
19:55les non-musulmans,
19:56les femmes,
19:57les homosexuels,
19:58non seulement culturellement,
19:59socialement,
20:00mais aussi juridiquement
20:01dans le code civil
20:03et les codes pénals,
20:04leur code civil
20:04et leur code pénal.
20:05C'est un fait.
20:05Par conséquent,
20:07il faut limiter le volume
20:10pour ne pas qu'il se constitue
20:11en concurrence
20:12avec les communautés nationales
20:13républicaines
20:14de manière à pouvoir
20:16les assimiler
20:16et en gros,
20:17en résumé,
20:17c'est tout donner
20:18aux musulmans
20:20qui vivent en France
20:21comme citoyens
20:21et tout leur interdire
20:22comme communauté
20:23car il n'y a dans notre système
20:24qu'une seule communauté,
20:25la communauté nationale,
20:27basée sur une citoyenneté universelle,
20:29c'est-à-dire
20:29les mêmes droits,
20:30les mêmes devoirs
20:31pour tous les individus
20:32qui vivent en France,
20:33qui sont français,
20:34quelles que soient leurs croyances,
20:36quelles que soient
20:36leurs origines ethniques
20:38et sociales.
20:39Si le gouvernement
20:40reste peut-être
20:41un peu naïf
20:42sur ces questions,
20:43est-ce que vous pensez
20:44que la population
20:46a passé outre
20:47les bougies
20:48et les nounours ?
20:49Est-ce que vous pensez
20:50que la population
20:51a une image plus claire
20:54de la situation
20:54du terrorisme
20:55en France
20:56et de l'islam ?
20:58Oui, les sondages le montrent.
21:00Les sondages le montrent
21:00que la population
21:02veut à 80%
21:03un meilleur contrôle
21:04de l'immigration,
21:06veut faire respecter
21:07la laïcité.
21:08Simplement,
21:08il y a une chape de plomb,
21:09c'est-à-dire qu'on met
21:10la pression sur les Français,
21:11ce qui fait qu'ils n'en pensent
21:12pas moins,
21:13mais en public,
21:14quand vous allez les interviewer,
21:15ils ont une telle pression
21:17morale de la part
21:19du système en place,
21:20pas de leurs compatriotes
21:21majoritairement,
21:22mais des médias,
21:23etc.
21:23Donc,
21:25on les incite
21:26à la retenue,
21:27ce qui est d'ailleurs
21:28d'ailleurs,
21:28c'est une bonne chose,
21:29on peut savoir gré
21:32au peuple français
21:33d'être extrêmement
21:34résilient
21:35et je dirais
21:36extrêmement,
21:38peut-être même trop,
21:39je ne sais pas,
21:40tolérant,
21:41parce que,
21:42imaginez dans d'autres
21:43pays dans le monde
21:44où vous auriez,
21:46je dirais,
21:46de telles attaques,
21:48bon,
21:48je crains qu'il y ait
21:49beaucoup de mosquées
21:50attaquées en représailles,
21:53brûlées,
21:53etc.,
21:54et ce qui n'est pas à souhaiter,
21:55bien évidemment.
21:56Mais on peut saluer
21:57la maturité démocratique,
22:00la retenue du peuple français,
22:01puisqu'en dépit
22:02de toutes ces attaques
22:02qui viennent d'un même côté,
22:04donc l'islam radical,
22:06l'islamisme,
22:07eh bien,
22:07le peuple français
22:08fait preuve de retenue
22:09et les quelques fois
22:10où il y a eu un tag
22:11ou alors,
22:12peut-être des ingérences étrangères
22:14d'ailleurs,
22:14avec l'histoire
22:14des têtes de cochon
22:15face à des mosquées
22:18ou je ne sais plus exactement,
22:19le fait divers,
22:21ben voilà,
22:21dès qu'il y a un fait divers
22:23de ce type,
22:23alors là,
22:23c'est monté en épingle,
22:24mais on voit bien
22:25que ça reste extrêmement marginal,
22:27extrêmement marginal
22:28et tant mieux,
22:29et tant mieux
22:30et donc,
22:31il faut désigner l'ennemi,
22:32il faut le combattre,
22:33il faut retrouver
22:34ce qu'on a fait
22:35contre le communisme
22:35à l'ordonnance de 59
22:36avec une approche globale
22:38et non pas que sécuritaire
22:40du problème,
22:40ça ne concerne pas
22:41que le ministère de la Justice,
22:42ça ne concerne pas
22:43que le ministère de l'Intérieur,
22:44c'est une lutte interministérielle
22:46contre ce nouveau totalitarisme
22:48qu'est l'islamisme.
22:49Donc,
22:49ça concerne l'école,
22:51ça concerne l'économie,
22:52les entreprises,
22:52le règlement intérieur
22:53dans les entreprises,
22:54incité justement
22:56à la neutralité religieuse
22:57dans les entreprises,
22:58que ça dépend
22:58de leur règlement intérieur.
23:00Bref,
23:01il faut combattre cela
23:02par tous les moyens,
23:04par tous les moyens aussi
23:05de limiter l'immigration sociale,
23:07par exemple,
23:09en autorisant,
23:12en versant
23:13les aides sociales
23:13non contributives,
23:14donc,
23:15ce n'est pas suite
23:16à une cotisation,
23:17c'est vraiment
23:17la solidarité nationale,
23:18qu'aux citoyens français,
23:20par exemple,
23:22en renforçant
23:22les règles
23:23de respect
23:23de la laïcité
23:24en entreprise
23:25mais aussi
23:25dans la fonction publique.
23:26Bref,
23:28c'est une approche
23:29interministérielle
23:30et globale,
23:31sachant que l'enjeu,
23:31il est colossal,
23:32l'enjeu,
23:32il est colossal
23:33puisqu'on a fait face
23:34au XXe siècle
23:35à deux totalitarismes,
23:39pan-germanistes
23:40et nazis,
23:41du coup,
23:42le nazisme,
23:43parce que le pan-germaniste
23:44c'était quand même
23:44l'antichambre du nazisme,
23:45c'est l'idée
23:45de supériorité
23:46de la race allemande,
23:48conception
23:48de la nation
23:48fondée sur la race
23:49et pas sur le vouloir
23:51et vivre ensemble
23:51comme la conception française
23:52qui a fini par s'imposer.
23:54Donc,
23:54on a réussi
23:55à vaincre,
23:56ça ne s'est pas fait
23:57sans mal,
23:58ça s'est fait
23:58au cours d'une guerre
23:59de 30 ans
24:00pour forcer l'Allemagne
24:00à devenir une démocratie,
24:02ça s'est fait en deux reprises
24:03après la première
24:03et la seconde guerre mondiale,
24:04un public de Weimar
24:05a échoué
24:05et on a réussi
24:06enfin jusqu'à aujourd'hui
24:07à ramener l'Allemagne,
24:09je dirais,
24:10dans les standards
24:11d'un État démocratique
24:12et non hégémonique.
24:14Ensuite,
24:14on a fait face
24:15au communisme
24:15et aujourd'hui,
24:17on fait face
24:17à l'islamisme.
24:18Et si vous voulez,
24:19les enjeux sont colossaux
24:20parce que moi,
24:21ce que je vois,
24:22c'est que comme tout
24:24le totalitarisme,
24:25l'islamisme finira
24:26par refluer.
24:26on est face
24:27à une déferlante aujourd'hui,
24:29on est face
24:29à une phase
24:29d'expansion
24:30de l'islamisme
24:31et pourquoi l'islamisme,
24:33quoi qu'il arrive,
24:34finira par refluer ?
24:35Parce que
24:36les totalitarismes
24:38finissent par refluer,
24:40non pas complètement
24:41disparaître,
24:44mais en tout cas,
24:44parce qu'il y a encore
24:45quelques nazis
24:46par ça et là,
24:47mais finissent par refluer
24:49et à la fois
24:51par des coups de boutoir
24:52externes,
24:52mais aussi en interne
24:53parce que comme
24:54c'est des systèmes,
24:55il n'y a pas de contre-pouvoir,
24:56bien les dirigeants
24:58finissent par abuser
25:01du pouvoir
25:02et finissent par ne plus
25:04respecter les dogmes
25:06sur lesquels
25:06sont fondés
25:09leur régime,
25:11ce qui fait qu'à la fin,
25:11la population commence
25:13à un reversement du régime
25:15d'une façon ou d'une autre
25:16à plus ou moins long terme.
25:18Et donc l'enjeu pour la France,
25:20c'est de savoir
25:20est-ce que pendant cette phase
25:22d'expansion de l'islamisme,
25:24on restera dans l'histoire
25:25comme une nation
25:26qui a tenu,
25:27qui n'a pas cédé,
25:28ou est-ce qu'on restera
25:30dans l'histoire
25:31comme une nation
25:33qui a subi
25:33et qui a fini
25:34par se soumettre.
25:36Et ça,
25:37c'est fondamental
25:37pour la pérennité
25:39de la France
25:39et pour les générations futures.
25:41Je rappelle
25:41qu'on a failli céder
25:42en 40,
25:44on a failli céder
25:45en 40,
25:47heureusement
25:48à ce totalitarisme nazi,
25:50heureusement
25:51qu'on a eu
25:51la geste gaullienne,
25:53je dirais,
25:54inattendue,
25:55inespérée
25:55et providentielle
25:56pour enfin,
25:59du coup,
25:59basculer du bon côté
26:00de l'histoire.
26:01Mais hélas,
26:02par définition,
26:04la providence,
26:05elle est extraordinaire.
26:07Et donc,
26:08les générations futures
26:08nous regardent
26:09et il faut prendre
26:10des mesures
26:10extrêmement complexes
26:11en interministériel,
26:12à court,
26:13moyen,
26:13long terme,
26:14pour lutter
26:15contre ce nouveau
26:16totalitarisme
26:17qui est un défi,
26:18le défi d'une génération
26:19pour la France.
26:21Alors,
26:22l'actualité nationale
26:23a été marquée
26:24par un événement
26:25beaucoup plus léger
26:26mais très fédérateur,
26:29c'est la qualification
26:29de l'équipe de France
26:31de football
26:32face à l'Ukraine.
26:34Quel impact,
26:34selon vous,
26:35ce succès
26:36peut-il avoir
26:36sur le moral national ?
26:39Alors,
26:40oui,
26:40je voulais que,
26:41là,
26:41pour le coup,
26:41on échange
26:43sur les sujets
26:44et là,
26:44ça peut paraître léger
26:45mais je voulais en parler.
26:46Pourquoi ?
26:46Parce que,
26:47pour différentes raisons.
26:49Tout d'abord,
26:49l'équipe de France
26:50est un magnifique exemple
26:51qu'on peut réussir
26:53à fédérer des gens
26:54venus des différents horizons
26:56à travers un objectif commun.
26:59À travers un objectif commun,
27:01mais ça,
27:02pour cela,
27:02il faut un excellent leadership
27:05et je salue
27:07Didier Deschamps
27:09qui est pour moi
27:10un manager,
27:12un leader exceptionnel
27:13qui permet
27:15de faire en sorte
27:16que des individus
27:17qui ont des profils
27:17extrêmement variés,
27:18vous regardez l'équipe
27:19de France aujourd'hui,
27:20mais tout le monde
27:20chante la Marseillaise.
27:21Je rappelle que,
27:22sous Michel Platini,
27:23non seulement on gagnait rarement,
27:24on gagnait pas souvent,
27:24mais en plus,
27:25personne chantait la Marseillaise.
27:27Donc,
27:27c'est des gens
27:28qu'il arrive à fédérer
27:29alors que ce sont des gens,
27:30comme vous savez,
27:31qui évoluent beaucoup
27:32à l'étranger,
27:32dans les clubs étrangers,
27:33qui sont certes français
27:34mais qui ont beaucoup d'argent,
27:36qui sont un peu déconnectés,
27:37qui pourraient être
27:38un peu déconnectés,
27:39mais lui,
27:39il les ramène aux réalités
27:40et en fait,
27:41pour faire partie
27:42de l'équipe de France,
27:42il faut non seulement
27:43être un bon joueur,
27:44mais il faut avoir conscience
27:46de représenter son pays
27:47et de mouiller le maillot
27:48pour la France.
27:50Et ça,
27:50c'est grâce au leadership
27:51de Didier Deschamps
27:52et c'est le meilleur sélectionneur
27:54de toute l'histoire
27:55de l'équipe de France.
27:57Je rappelle
27:57qu'on trouve ça normal
27:59d'être systématiquement qualifié
28:00pour toutes les grandes compétitions
28:02internationales,
28:03l'Euro,
28:03la Coupe du Monde,
28:04etc.
28:05Mais c'est exceptionnel
28:06et il fait ça
28:08depuis bientôt 14 ans.
28:10Il est arrivé en 2012
28:11et à chaque fois,
28:12non seulement on s'est qualifié
28:13pour toutes les grandes compétitions,
28:15mais à chaque fois
28:15on est arrivé en finale,
28:16on a gagné
28:17ou on a au moins
28:18en demi-finale,
28:19sauf l'Euro 2020.
28:20Et à chaque fois
28:21qu'on a perdu,
28:22c'est contre le futur vainqueur,
28:23sauf l'Euro 2020,
28:25élimination au tir au but
28:26en huitième de finale
28:26contre la Suisse
28:27ou soit dernièrement
28:28en Ligue des Nations,
28:30je crois,
28:32où on a perdu
28:32en demi-finale
28:34contre l'Espagne
28:34de mémoire
28:35qui a été battu en finale
28:36mais c'était serré
28:37par le Portugal.
28:39Donc c'est exceptionnel
28:39cette régularité en fait.
28:41Et quelles sont les recettes
28:43finalement ?
28:44Alors déjà,
28:44c'est fédérateur
28:45pour les Français
28:45puisque je pense
28:47qu'il fait plus
28:48pour l'assimilation,
28:49l'intégration
28:50ou même l'assimilation
28:51que toutes les campagnes
28:52possibles, imaginables
28:53ou tout ce qu'on peut faire
28:54dans la sphère publique.
28:56Mais au-delà de ça,
28:57c'est une leçon
28:58à donner à nos politiques
28:59et une leçon aussi
29:00d'espoir pour les Français.
29:01Ça montre qu'avec
29:02un excellent leadership,
29:04en montrant l'exemple,
29:06en étant cohérent
29:07entre ce qu'on dit
29:07et ce qu'on fait,
29:09eh bien,
29:09on est capable
29:10de fédérer
29:10une large majorité
29:11d'individus
29:12venus d'horizons divers
29:14dans une même direction
29:15avec une grande ambition.
29:17Ce qui manque
29:17aujourd'hui chez nos politiques,
29:18c'est une grande ambition
29:19pour la France.
29:19C'est de dire
29:20que la situation
29:21est difficile,
29:23un peu comme
29:23Didier Deschamps
29:24en 2012
29:24quand il récupère
29:25l'équipe de France
29:25en lambeau
29:26et qu'il a réussi
29:27à se qualifier
29:28miraculeusement
29:29mais avec les tripes
29:31pour la Coupe du Monde 2014.
29:32Il a dit
29:33la situation est difficile
29:34mais on va montrer
29:35ce dont l'équipe de France
29:36est capable
29:37et donc par analogie,
29:38on va montrer
29:38ce dont la France
29:39est capable
29:39et pour ça,
29:41eh bien voilà,
29:41il faut faire
29:41quelques réformes structurelles.
29:43Il faut lâcher
29:44la bride sur le cou
29:44de nos chevaux de course,
29:46les PME,
29:46les moins de 5 000 salariés,
29:47le capitalisme
29:48à visage humain,
29:48ceux qui emploient
29:49l'essentiel
29:50des salariés du privé.
29:51Il faut remettre
29:52de l'ordre
29:52au niveau sécurité,
29:53justice,
29:54immigration
29:54et si on fait ça,
29:55non seulement
29:56on peut opérer
29:57un sursaut historique
29:59et en 10-15 ans
30:01redevenir
30:02le pays
30:03le plus prospère
30:04et puissant
30:04d'Europe
30:05en doubleur l'Allemagne,
30:06ce qui d'ailleurs
30:06dans la conscience collective
30:07fait du bien.
30:08Mais même ceux-ci
30:09au troisième rang mondial,
30:11je pense que
30:12la place naturelle
30:13de la France
30:14à plein potentiel,
30:16c'est sur le podium,
30:17loin derrière
30:18les États-Unis
30:18et la Chine
30:19mais sur le podium,
30:20au coude à coude
30:20avec l'Inde
30:21qui est embolisée
30:21par son système de caste.
30:22Voilà,
30:24donc il n'y a aucune fatalité
30:25au destin
30:25et on peut opérer
30:28ce sursaut historique
30:29mais pour ça,
30:30il faut
30:30un,
30:31des gens qui travaillent,
30:33deux,
30:34du coup,
30:34un projet
30:35digne de ce nom
30:36avec au cœur
30:36une réforme intelligente
30:37de la sphère publique
30:38pour redonner
30:38l'oxygène au pays,
30:40au pouvoir d'achat
30:40des Français,
30:42aux PME
30:42qui sont asphyxiés,
30:44aux agents publics
30:44sur le terrain
30:45dans les fonctions essentielles,
30:48éducation,
30:49santé,
30:49justice,
30:50sécurité,
30:51défense.
30:52Voilà,
30:53donc il faut travailler,
30:54il faut un projet
30:54et puis il faut des gens,
30:56je dirais,
30:57qui sont habités,
30:58comme un peu Didier Deschamps,
30:59habités par l'équipe de France
30:59et par la défense de son pays
31:01sur le plan footballistique,
31:02habités par leur pays.
31:04Voilà.
31:05Donc voilà un petit peu
31:05les,
31:06si vous voulez,
31:07sur à quoi me fait penser
31:08cette équipe de France.
31:10Donc,
31:11belle vitrine
31:12pour la France
31:14en regard des fractures
31:15qui traversent le pays.
31:17Magnifique vitrine,
31:18magnifique exemple
31:19mais surtout,
31:20c'est grâce à un homme
31:21et je pense qu'on va
31:22fortement le regretter
31:23quand il va quitter
31:24le fait d'entraîner
31:26l'équipe de France
31:27après la Coupe du Monde
31:28parce que le parcours
31:30est véritablement exceptionnel
31:32et on voit bien
31:32que même,
31:33on peut sortir des situations
31:35les plus délicates.
31:36Et en 2012,
31:37la France,
31:37rappelez-vous,
31:38la Coupe du Monde 2010,
31:39l'humiliation planétaire,
31:42on était finalement,
31:43l'équipe de France de football
31:44en 2010-2012,
31:45c'était un petit peu
31:45la France d'aujourd'hui,
31:46quoi,
31:46humiliée,
31:48non performante,
31:49le moral dans les chaussettes
31:51qui n'étaient plus respectées
31:52par les Français
31:53et grâce à cet homme,
31:55comme quoi,
31:56il n'y a aucune fatalité,
31:58grâce à cet homme,
31:58en fait,
31:59on fait l'équipe de France
32:00une référence mondiale
32:01et un exemple à suivre,
32:02non seulement sur le plan sportif
32:05mais bien au-delà.
32:06Mais on voit bien
32:07qu'une fois de plus,
32:08il faut des gens
32:09qui travaillent
32:09et qui soient tenaces
32:10et qui montrent l'exemple.
32:12Espérons que cette Coupe du Monde
32:16puisse effacer
32:17l'image catastrophique
32:18de la France
32:19à l'international.
32:21Eh oui,
32:22il faut se raccrocher au sport
32:23aujourd'hui,
32:24un peu comme avec les JO
32:25où on a donné du moral français
32:27et on a senti
32:28cette appétence
32:28pour un sursaut,
32:29si vous voulez,
32:29on a senti
32:30qu'il y a des frémissements
32:31pendant les JO.
32:32Vous voyez,
32:32mais le problème,
32:33c'est qu'au-delà du sport,
32:34il n'y a que le sport
32:35pour nous faire frémir
32:36et nous donner de la niaque
32:37et nous dire
32:37que la France
32:38est un grand pays,
32:38finalement.
32:39Ce qui est désespérant,
32:40c'est qu'on a des politiques
32:41capitulaires.
32:42On a des politiques
32:43qui vous expliquent
32:44qu'on est une puissance moyenne,
32:46on est trop petit,
32:46on ne peut plus rien faire
32:47et donc,
32:48c'est les mêmes
32:48qui justifient
32:49une Europe fédérale
32:50supranationale
32:51qui serait censée être forte
32:53en misant
32:53sur la faiblesse des nations.
32:55Sachant qu'il n'y a
32:55aucune fatalité au déclin,
32:57je rappelle que la puissance
32:58est avant tout
32:59une affaire de volonté.
33:02Quand on remonte
33:03dans l'histoire,
33:04Athènes,
33:04c'est une cité-État
33:05de quelques milliers d'âmes
33:06qui a tenu tête
33:08à finir par vaincre
33:09la Perse
33:09qui était un empire
33:11beaucoup plus peuplé,
33:12beaucoup plus vaste.
33:13C'est David contre Goliath.
33:16Aujourd'hui,
33:17si la puissance
33:18était uniquement
33:19l'addition
33:20du volume
33:21de votre population
33:22et de la taille
33:22de votre territoire,
33:23la France serait
33:24déjà depuis des décennies
33:25derrière la Russie,
33:27derrière l'Indonésie,
33:28derrière le Brésil,
33:30derrière l'Inde.
33:30C'est vrai que l'Inde
33:31vient de nous passer devant
33:32au PIB,
33:32mais ils ne sont pas
33:33très loin devant.
33:35Alors que non,
33:37ce n'est pas le cas.
33:38La France,
33:39ce n'est pas une puissance moyenne.
33:39La France est une grande puissance.
33:41Si la France était
33:42une puissance moyenne,
33:43et je n'en peux plus
33:44de ces discours défaitistes
33:45de nos politiques,
33:47la France serait
33:47autour de la 95e place
33:50sur les 190
33:52et quelques États
33:53référencés
33:54par les Nations Unies.
33:55La France
33:56fait encore partie
33:57du top 7.
33:58La France est une grande puissance.
34:01La France est un archipel,
34:02ce n'est pas un hexagone.
34:02Je rappelle que le soleil
34:03ne secoue jamais
34:04sur la France.
34:04et donc,
34:06il n'y a aucune fatalité
34:07au déclin.
34:08On peut prendre aussi
34:09l'exemple d'Israël.
34:11Israël,
34:11ce n'est même pas la taille
34:12des pays de la Loire.
34:13C'est 20 000 km²,
34:1530 000 km²
34:16pour les pays de la Loire.
34:17Ce n'est même pas
34:1710 millions d'habitants.
34:19Et Israël
34:19est considéré
34:20comme un des 10 pays
34:22les plus influents au monde.
34:24C'est un pays
34:24qui, certes,
34:25évidemment,
34:25ils sont menacés en permanence.
34:26Donc,
34:27ils ont des forces armées
34:27très performantes
34:28et volumineuses.
34:29Mais enfin,
34:29quand même,
34:30vous voyez la taille du pays.
34:31ils ont quand même
34:313 200
34:34ou plus de 3 000
34:35chars de bataille
34:36de haut niveau,
34:37l'équivalent du Leclerc.
34:38On en a 220.
34:40Donc,
34:41la France est une grande puissance.
34:43La France doit garder son rang
34:44et la France peut avoir
34:46les attributs
34:46de la grande puissance.
34:47Elle peut être sur le podium,
34:48mais c'est une question
34:49de volonté.
34:50Et comme on ne pourra
34:51jamais résoudre les problèmes
34:52avec ceux qui les ont créés,
34:53ça milite
34:54pour une nouvelle génération
34:56d'hommes et de femmes
34:57politiques
34:58qui ont la France
34:58dans les tripes
34:59et qui savent
35:00que la France
35:00peut opérer
35:01sur ce historique,
35:02ce qui ne veut pas dire
35:03qu'il n'y a pas
35:03de coopération européenne,
35:05mais de coopération
35:06intergouvernementale.
35:08Tout ce qui a marché
35:08en Europe,
35:09ce n'est pas la Commission,
35:11c'est 4-5 pays
35:11qui sont mis d'accord.
35:13Quand vous regardez
35:14l'Agence spatiale européenne,
35:174-5 pays
35:17qui sont mis d'accord.
35:18Airbus,
35:184-5 pays
35:19qui sont mis d'accord.
35:20Les programmes d'armement
35:22pour faire des frégates,
35:23pour faire des hélicoptères,
35:24c'est 4-5 pays
35:25qui se mettent d'accord.
35:25C'est en mode projet
35:26intergouvernemental
35:27et à chaque fois,
35:28généralement,
35:29l'initiative à la base
35:30est française.
35:34C'est sur ces paroles positives
35:36que nous nous quittons.
35:39Je vous dis à très bientôt
35:40pour un prochain entretien
35:41avec Nouvel Essor.
35:43Merci Patrick.
35:43Merci beaucoup.
35:44Merci Jean-Pierre.
35:44Merci à tous
35:45et à toutes et à bientôt.
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