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Entretien de Patrice Huiban chez Frontières le 4 décembre 2025 sur le thème de la #souveraineté en amont du débat organisé par Nouvel essor français à l'Hôtel de l'industrie le 6 décembre 2025.

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Transcription
00:0118h30 sur Radio Frontières, merci à tous de nous rejoindre, disponible sur X sur notre radio, sur internet, également sur tous nos réseaux sociaux.
00:0917h19h, toujours avec Mathilda, porte-parole du collectif Némésis, Stanislas, porte-parole des natifs et Patrice Huibant, bienvenue, président du Nouvel Essor français.
00:18Alors Patrice Huibant, vous prévoyez, vous mijotez un petit week-end souverainiste ce week-end, dites-nous tout.
00:23Oui, bonsoir, merci de votre invitation. Effectivement, on organise un débat dans ce lieu symbolique que l'hôtel de l'industrie sur le thème « Que signifie être souverain au XXIe siècle ? »
00:35Car le thème de la souveraineté revient dans le débat public depuis déjà plusieurs années.
00:40Alors historiquement, la souveraineté nationale, c'est un concept de gauche, quand on remonte à la révolution française, la souveraineté n'appartient plus au roi, mais appartient au peuple.
00:47Et puis petit à petit, au gré des époques, ça a basculé à droite, extreinte droite, maintenant ça revient, c'est plutôt transpartisan.
00:54Chacun y met un petit peu ce qu'il veut derrière.
00:57Mais on veut vraiment tirer ça au clair avec un panel assez complémentaire, puisqu'on aura l'ancien ministre Pierre Lelouch,
01:04qui a traité des questions européennes à l'époque sous le mandat Nicolas Sarkozy.
01:07Il y aura Philippe Follu, le sénateur du Tarn, qui s'est beaucoup focalisé sur les questions de défense,
01:13mais aussi qui avait écrit un ouvrage qu'on espère prophétique, France, première puissance mondiale en 2050.
01:20Et il y aura également Claude Revelle, qui est une ancienne déléguée interministérielle à l'intelligence économique.
01:25Il y aura Fabien Bouglet, qui est un expert des questions énergétiques.
01:29Et pour terminer, il y aura un professeur des universités, c'est-à-dire Christophe Assens,
01:33professeur des universités à Versailles, 50 ans en Yvelines,
01:37qui est spécialisé sur les questions de stratégie et qui a écrit un ouvrage publié chez Vérédition,
01:43France, une souveraineté sous influence, point d'interrogation.
01:47Alors c'est à l'hôtel de l'industrie pour s'inscrire, participer, comment vous rejoindre ?
01:50Alors vous allez sur, les auditeurs qui nous écoutent vont sur le site de Nouvelle Essence Française,
01:54vous avez toutes les informations, il y a une billetterie, billet web, une billetterie française,
01:59avec laquelle vous pouvez vous inscrire.
02:01Alors c'est vrai, en préparant cette émission, je pensais à vous tout à l'heure,
02:04puisque j'ai écouté sur Europe 1 un débat, notamment sur l'énergie, c'est intéressant de vous inviter Fabien Boudelet,
02:09et notamment sur l'interdiction de l'import des gaz russes à partir de 2027.
02:13Et c'est vrai que les chroniqueurs expliquaient que finalement, c'est se rendre dépendant des Etats-Unis.
02:18Donc qu'on soit dépendant des Russes ou des Etats-Unis, de tous les côtés, de toutes les façons, nous serons dépendants.
02:23Vous, vous posez la question à Scroloch, c'est quoi la souveraineté au 21ème siècle ?
02:27Quelle réponse vous y apportez, vous ?
02:28Déjà, il y a les critères traditionnels de ce qu'on appelle la souveraineté.
02:33Le Conseil d'Etat, dans une étude de 2024, rappelle que la souveraineté, c'est la capacité d'un peuple à maîtriser son destin,
02:39avec des critères traditionnels, c'est-à-dire la maîtrise de ses frontières, sa liberté d'action sur la scène internationale,
02:45la maîtrise de sa population aussi, des allées et venues sur le territoire, les critères de citoyenneté.
02:51Il y a aussi le fait d'avoir quand même des leviers sur le plan économique,
02:55donc politique économique au sens général, c'est-à-dire politique budgétaire, politique monétaire.
02:59Et puis, tout ça dans un contexte qui est marqué avec la mondialisation par la recrudesion des interdépendances.
03:06Donc, la question est de savoir dans quel domaine on doit avoir complètement la main sur les leviers,
03:11les mains sur les leviers, et dans quel domaine on peut accepter une certaine dépendance.
03:15Il y a aussi, derrière tout ça, puisqu'on parle de souveraineté nationale et populaire,
03:20c'est le peuple qui doit avoir les clés du camion, un gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple.
03:24Mais, aujourd'hui, on est face, surtout en France, à une crise de la démocratie représentative.
03:28Donc, ça, c'est un critère quand même à prendre en compte.
03:30Et puis, il y a la question des données.
03:32Vous savez, la question des données, un pays, de mon point de vue, je m'exprime à titre personnel,
03:36on verra ce que vont dire les intervenants lors du CONOC,
03:38mais un pays au XXIe siècle qui ne maîtrise pas ses données, c'est un pays qui sort de l'histoire,
03:43puisque les données, c'est le carburant de ce XXIe siècle,
03:46c'est le carburant de l'intelligence artificielle,
03:48qui va générer des gains de productivité énormes dans le public et dans le privé,
03:52qui, si on ne les maîtrise pas, vont partir sous forme de factures et de licences aux GAFAM,
03:59aux Américains et peut-être à d'autres acteurs dans le futur.
04:03Voilà.
04:03Un de nos éditeurs se pose peut-être la question.
04:06Je me demande s'il n'y a peut-être pas un sujet à aborder,
04:08parce qu'en matière de souveraineté, c'est vrai qu'on peut s'interroger aussi sur la question migratoire,
04:13parce que vous parlez de souveraineté et de démocratie du peuple.
04:15Daniel Obono, qui est député de la France Insoumise,
04:17a proposé il y a quelques jours d'autoriser le droit de vote aux étrangers.
04:21Il y a une vraie question aussi liée à la démocratie, de l'immigration,
04:24qui pourrait être posée dans ce colloque.
04:25Exactement, parce que la démocratie est indissociable de la nation.
04:29Il n'y a pas de démocratie sans nation, pour, je dirais, deux raisons de bon sens.
04:33La démocratie, c'est le régime du débat, ça nécessite une langue commune.
04:36Et pour faire en sorte, dans une société libre comme la nôtre,
04:39que des individus qui ont des intérêts différents, voire opposés,
04:42pour que de temps en temps, ils regardent ensemble dans la même direction,
04:45non, il faut des repères extrêmement puissants, issus de l'histoire et des terroirs,
04:50capables de transcender ces clivages socio-économiques.
04:52Et je ne vois guère que le drapeau et la marseillaise,
04:55et l'identité française et la langue française,
04:58pour faire en sorte que de temps en temps,
04:59de temps en temps, un trader et un chômeur pas qualifiés
05:02regardent ensemble dans la même direction.
05:04Voilà.
05:04Et tout ça, ça pose la question, évidemment, comme vous le dites, de la citoyenneté.
05:06Parce que, si vous voulez, une immigration qui n'est pas régulée,
05:10c'est la fin de l'État de droit et c'est la fin de la démocratie.
05:13Pourquoi ? Parce que la démocratie est basée sur une soyenneté universelle en France,
05:17c'est-à-dire des droits et des devoirs attachés à des individus sur le territoire,
05:20quelles que soient leurs croyances, leurs origines ethniques,
05:23et leur tropisme personnel.
05:25Donc, si vous voulez, s'il n'y a pas de maîtrise des flux irrigatoires,
05:27c'est le retour de la loi du plus fort, en fait.
05:28Est-ce que vous ne craignez pas qu'à gauche, certains associent,
05:31comme ils le font déjà, souveraineté à nationalisme,
05:34et donc à identitarisme, et donc, in fine, à extrême droite, fascisme ?
05:39Vous savez, les progressistes d'une époque sont les conservateurs de demain,
05:43et inversement, vous prenez la laïcité, c'est un concept de gauche à l'origine.
05:47Aujourd'hui, c'est classé, quand vous parlez de laïcité, c'est classé à extrême droite.
05:51Et la souveraineté, il y a encore quelques années, c'était un gros mot,
05:55souveraineté, souverainisme, c'était classé à extrême droite,
06:00après c'est venu à droite, et maintenant, il y a des gens à gauche qui s'en emparent.
06:02Arnaud Montebourg, c'est un fervent défenseur de la souveraineté,
06:06et même notre président de la République parle de souveraineté.
06:08Alors, je ne sais pas ce qu'il met derrière,
06:09parce que, bon, pour moi, la souveraineté européenne,
06:11à partir du moment où il n'y a pas de peuple européen,
06:13c'est la définition du Conseil d'État,
06:15la souveraineté, c'est la capacité d'un peuple à maîtriser son destin.
06:18Il n'y a pas de peuple européen.
06:19Par définition, il ne peut pas avoir de souveraineté européenne.
06:22Et vous savez, il veut tout contrôler, Emmanuel Macron, jusqu'à l'information.
06:25Donc, faire attention quand même lorsqu'il s'exprime.
06:28Vous, qu'est-ce qui vous a emmené à la souveraineté ?
06:31C'est votre parcours ?
06:32Pourquoi défendre aujourd'hui la souveraineté ?
06:33Parce que, tout simplement, j'ai la France dans mon ADN, si vous voulez.
06:36Moi, je ne suis pas d'une famille politisée, pas du tout engagée.
06:39Simplement, quand j'étais jeune, j'avais la chance,
06:41mais pas, on n'a pas de diplôme, un certificat d'études, on va dire.
06:45Mais j'ai eu la chance, je suis breton, mais ça, c'est pas...
06:48La souveraineté bretonne, ça, c'est important.
06:49Non, mais c'est pas lié, mais c'est juste pour vous dire d'où je viens.
06:52J'habite Paris, mais je ne suis pas parisien.
06:54Et il y avait des livres à la maison, parce que ma mère les ait beaucoup.
06:56Et donc, je me suis passionné pour l'histoire,
06:58qui dit l'histoire de France, d'histoire militaire.
07:01La France est taillée à coups d'épée, comme disait le général de Gaulle.
07:03Qui dit histoire militaire dit des symptômes de figure,
07:06comme Bonaparte, comme le général de Gaulle.
07:08Les générales de Gaulle ayant fait s'insir,
07:10ça m'a amené dans une carrière d'officier, de militaire.
07:12Et ensuite, quand on est militaire, on est prêt à risquer sa peau pour son pays,
07:15mais on est spectateur du déclin qui se mue en décadence.
07:17Et donc, c'est extrêmement frustrant, ce qui m'a amené à me reconvertir.
07:20Voilà, je suis devenu haut fonctionnaire.
07:22Et puis ensuite, j'ai aussi découvert le monde du privé,
07:25puisque ayant connu les armées et la haute fonction publique,
07:27je me suis dit, je ne connais pas ceux qui nous nourrissent, les entrepreneurs.
07:30Petite parenthèse en tant que l'ancien militaire.
07:31Qu'est-ce que vous pensez du retour du service militaire facultatif ?
07:36Il n'est pas obligatoire ?
07:37Excusez-moi, mais c'est de la rigolade.
07:40Ce qu'il nous faut aujourd'hui...
07:41Alors, un service national obligatoire n'est justifiable
07:44que quand il y a une menace pérenne, déterminée, caractérisée, crédible à la frontière.
07:48Ce qui était le cas au temps du bloc soviétique,
07:50ce qui était le cas avec l'Allemagne pendant des dizaines d'années.
07:54Aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
07:55C'est même avec la Russie, ce que dit Emmanuel Macron.
07:57Mais bien sûr que non, c'est de la foutaise.
08:00Je suis désolé, mais ils n'ont pas le PIB de l'Espagne.
08:02Et puis surtout, si vous voulez, c'est un régime nationaliste et pas impérialiste.
08:05L'avantage des impérialistes, c'est qu'ils écrivent ce qu'ils veulent faire.
08:08Vous savez, Hitler avait écrit ce qu'il voulait faire.
08:09Les communistes avaient écrit qu'ils voulaient conquérir le monde.
08:12À ma connaissance, Poutine n'a pas écrit...
08:15Il y a des dizaines d'années ou il y avait quelques années qu'il voulait aller à Brest, si vous voulez.
08:20Peut-être que l'histoire me donnera tort,
08:22mais aujourd'hui, il n'y a pas de menaces caractérisées qui nécessitent un service national obligatoire.
08:28En revanche, parce qu'il faut voir les effets des visions sur l'économie...
08:30Oui, mais ça peut être pour l'éducation, pour la jeunesse, tout ça.
08:33Dans ces cas-là, c'est autre chose.
08:34Ce n'est pas forcément dans le même objectif.
08:36Mais pas forcément que militaire, dans ces cas-là.
08:37Moi, je serais plutôt partisan d'un service civil obligatoire,
08:40fille, garçon, pendant dix mois, etc.
08:43Avec trois critères, comme l'a mentionné d'ailleurs l'école polytechnique,
08:46c'est une rupture sociologique, intellectuelle et géographique,
08:49avec son milieu d'origine, de manière à favoriser la mixité sociale.
08:51Mais ça, c'est un autre sujet.
08:53Sur les questions militaires, ce qu'il nous faut aujourd'hui,
08:55c'est une armée professionnelle...
08:56On en revient à l'armée de métier du général de Gaulle.
08:58C'est une armée professionnelle de 200 000 hommes comme aujourd'hui,
09:01très bien entraînée, avec beaucoup de stocks,
09:03ce qu'on n'a pas aujourd'hui, on a une armée échantillonnaire,
09:06et beaucoup de réservistes.
09:07Là, oui, parce que l'avantage des réservistes,
09:09c'est qu'en cas de grand coup dur,
09:12ça permet de...
09:13de renforcer l'armée d'actifs
09:16et d'avoir des hommes et des femmes
09:19capables d'encadrer les jeunes.
09:20Parce qu'il ne faut pas exclure une mobilisation.
09:22On ne sait jamais.
09:24Comment dirais-je ?
09:24L'histoire est faite de signes noirs.
09:26L'histoire n'est pas linéaire,
09:27est faite de surprises stratégiques.
09:29Eh bien, le jour où une surprise stratégique arrive,
09:31si vous avez beaucoup de réservistes,
09:32c'est-à-dire 400 000 hommes et pas 40 000 comme aujourd'hui,
09:34eh bien, vous avez l'armée d'actifs
09:35qui fait face au premier choc,
09:38et vous avez des stocks pour équiper
09:39et entraîner
09:41plusieurs, je dirais,
09:44je dirais contingents
09:45de jeunes conscrits, vous voyez ?
09:47Donc, c'est ce qu'il faut, en fait.
09:48C'est une armée professionnelle,
09:50200 000 hommes, très bien entraînés,
09:51très bien équipés, avec beaucoup de stocks,
09:53et 400 000, 400-500 000 réservistes,
09:56de manière à faire tampon
09:57et d'être capable de mobiliser derrière
09:59et de former des jeunes.
10:01Stanislas, la notion de souveraineté,
10:03c'est quelque chose qui vous parle,
10:04au collectif Les Natifs ?
10:05C'est un collectif qui peut vous intéresser ce week-end ?
10:07Oui, bien sûr, c'est un thème qui, pour nous,
10:09est très important,
10:10même si ce n'est pas en soi
10:12la priorité de notre mouvement.
10:15Mais oui, la souveraineté,
10:16c'est un sujet qui, moi, personnellement,
10:17m'a aussi beaucoup intéressé
10:18quand j'étais un petit peu plus jeune
10:19et que je commençais un petit peu
10:20à découvrir la politique.
10:21Quand on découvre, en fait,
10:23plusieurs scandales de pillage
10:25du fleuron de l'industrie française,
10:27je pense à récemment
10:28une très bonne vidéo YouTube
10:30que j'invite à tous les auditeurs
10:31à regarder du YouTubeur MeCode
10:33qui a parlé du scandale de J'aime Plus.
10:35Donc, vous devez bien connaître
10:36avec le pillage de cette entreprise
10:38qui est un fleuron français,
10:39qui a créé les puces,
10:41des cartes SIM, des cartes bancaires,
10:43qui s'est fait absolument voler
10:44par les Américains,
10:46ou encore, plus récemment,
10:47la vente d'Alstom
10:48par Emmanuel Macron.
10:50C'est un sujet qui est extrêmement grave
10:53et qui, en fait, fait perdre du pouvoir
10:54à la France.
10:55Donc, oui, c'est un sujet
10:56qui devrait être très important
10:58pour tout le monde.
10:59Mathilda,
11:01porte-parole du collectif Némésis,
11:03vous étiez insurgé,
11:04il y a quelques jours,
11:05avec Némésis,
11:06de ce scandale
11:07avec l'entreprise Chine,
11:09notamment sur les poupées,
11:10les jeunes poupées sexuelles.
11:12Chine, aussi,
11:13c'est le fruit
11:14de la mort de notre souveraineté,
11:16au sens où,
11:16j'écoutais Marine Le Pen,
11:19la présidente du groupe
11:19des députés RN,
11:20il y a deux jours,
11:21sur BFM TV,
11:22qui dénonçait, finalement,
11:23la mondialisation
11:23et le fait qu'on a importé en masse
11:25des vêtements chinois,
11:26on a laissé des entreprises
11:27comme Chine s'installer en France.
11:28Et résultat,
11:29la souveraineté,
11:30ça touche aussi
11:31les questions migratoires
11:31que vous dénoncez
11:32pour la sécurité des femmes.
11:34Tout est lié, en fait.
11:35Ah oui, bien sûr.
11:36C'est vrai qu'on peut
11:37quand même se poser des questions
11:38quand on voit
11:39qu'aujourd'hui,
11:41il y a un pourcentage
11:42absolument effrayant
11:43de vêtements
11:44qui sont restés sur Chine
11:47ou ce genre de plateforme,
11:48Temu, AliExpress,
11:49ce genre de choses.
11:50Quand on voit que,
11:51maintenant,
11:52on laisse carrément
11:52une entreprise,
11:54cette boîte,
11:55se mettre
11:56avec une boutique physique,
11:58si vous voulez,
11:58dans Paris,
11:59je crois que c'est au BHVI,
12:00si vous voulez que la bêtise,
12:01mais voilà,
12:02c'est assez inquiétant.
12:03Et en plus,
12:04ce sont des entreprises
12:05qui ne respectent pas,
12:06si vous voulez,
12:06forcément,
12:07les droits humains,
12:09les droits français,
12:10parce que,
12:11quand on voit qu'ils vendent
12:12des poupées sexuelles,
12:13mais ils vendaient également
12:14des hijabs
12:15à destination des enfants,
12:18j'allais dire des jeunes filles,
12:19mais c'est même pas ça,
12:19c'est véritablement des enfants.
12:20Il y a marqué
12:21à partir de trois ans,
12:22voilà,
12:23sur le site Chine.
12:26Donc, en fait,
12:27voilà,
12:28c'est assez triste,
12:29en fait,
12:29de se rendre compte
12:30qu'on fait venir
12:30ces entreprises-là en France
12:31alors que,
12:32finalement,
12:33elles ne correspondent
12:33en rien aux valeurs françaises.
12:36Et encore une fois,
12:36oui,
12:37évidemment,
12:37c'est une perte de souveraineté.
12:38C'est ça,
12:39pas très souvent,
12:39je pense,
12:40ne pas faire l'erreur
12:40en faisant le lien,
12:41parce que,
12:41finalement,
12:42tout est lié,
12:42perte de souveraineté
12:43dit monde de contrôle
12:44de nos frontières,
12:45perte aussi
12:46de protectionnisme économique,
12:48il y a plein de choses
12:49et ça mène
12:49à toutes ces conséquences.
12:51C'est éminemment lié
12:51à la défense
12:53de notre identité.
12:53il y a deux injonctions paradoxales
12:57en Europe
12:58au sens de l'Union Européenne.
12:59C'est-à-dire que vous avez
13:00d'un côté
13:00de l'écologisme,
13:02je parle d'écologisme,
13:02c'est-à-dire une idéologie écologique
13:04et le libre-échangisme.
13:06Mais ce n'est pas compatible
13:07parce que si vous voulez
13:09laver plus vert que vert
13:10en Union Européenne
13:11avec,
13:12effectivement,
13:13des règles sociales,
13:14des normes environnementales
13:16de haut niveau
13:17puisque l'objectif,
13:18à moins et à long terme,
13:18c'est de concilier capitalisme
13:20avec respect de l'environnement.
13:21C'est ça l'objectif.
13:22On est capable de le faire
13:23avec l'innovation.
13:24Mais on ne peut le faire
13:25que si on protège notre marché
13:26avec des barrières tarifaires
13:28et non tarifaires
13:29qui vont évoluer
13:30en fonction des efforts
13:31de nos concurrents
13:32pour se mettre
13:32sur nos standards.
13:35Mais à partir du moment
13:36où vous exigez toujours plus
13:38de nos producteurs en Europe
13:39et en particulier en France
13:40et des surtranspositions
13:41et qu'à côté de ça,
13:43vous ouvrez les portes
13:44et les fenêtres
13:44et vous laissez tout rentrer,
13:46ça ne peut pas marcher
13:46et on est en train
13:47de tuer notre économie.
13:49Alors c'est sûr que...
13:49Et notre agriculture aussi.
13:51Oui, bien sûr.
13:51Et on est content de dire
13:52qu'on baisse en termes
13:53d'émissions de CO2.
13:53Ben oui, forcément.
13:54On fait un suicide collectif,
13:55il n'y aura plus d'émissions de CO2.
13:56Donc c'est sûr que
13:57si on continue à désindustrialiser
13:58et à tuer notre économie,
14:00eh bien on produira moins de CO2
14:02mais on va en importer.
14:03Est-ce que vous y voyez peut-être
14:04aussi une faiblesse
14:05du président de la République
14:06Emmanuel Macron
14:06parce qu'il y a une gestion
14:07de rapports de France ?
14:07Là, je reviens sur la question
14:08des jazz russes.
14:09La Hongrie,
14:10Viktor Orban a demandé
14:11à Donald Trump
14:11de ne pas se voir appliquer
14:13les restrictions liées
14:14à l'import de jazz russes
14:16parce qu'ils ont bien compris
14:16qu'ils en avaient besoin.
14:17Emmanuel Macron,
14:18il n'a pas cette même puissance,
14:20ce même rapport de force.
14:21Tout simplement,
14:21est-ce qu'il est habité par la France ?
14:23Vous savez,
14:23quand on dirige un pays
14:24comme la France,
14:24il faut être habité par son pays
14:25parce que pour résister aux pressions,
14:27pour résister à la tentation
14:28de l'excès de pouvoir,
14:29à l'argent,
14:30il faut être habité
14:30par une cause supérieure.
14:31Est-ce qu'il est habité par la France ?
14:33Il se met à parler de souveraineté
14:34parce que c'est tendance,
14:35si vous voulez.
14:35Mais quand vous regardez en 2017,
14:36il n'a jamais mentionné
14:39le terme de patrie à ma connaissance
14:40ou soit très récemment.
14:42On ne le sent pas habité.
14:43Il est habité par...
14:44Alors,
14:44la seule cohérence
14:45que je détecte
14:47dans son parcours,
14:48c'est une Europe supranationale
14:50avec toujours plus de compétences
14:52à Bruxelles.
14:52Donc,
14:52transformer nos dirigeants
14:54en boîte aux lettres,
14:54finalement.
14:55Donc,
14:55c'est la seule cohérence.
14:56On sent que l'Union européenne,
14:57ce n'est pas votre truc.
14:58Non,
14:58mais tout simplement
14:59parce que moi,
15:00je veux revenir à l'Union européenne
15:01digne du général de Gaulle,
15:02c'est-à-dire à l'Europe des nations,
15:05c'est-à-dire
15:05l'Europe s'occupe uniquement
15:06des domaines
15:07dans lesquelles
15:08elle a une plus-value
15:09par rapport aux États membres,
15:10c'est-à-dire
15:11un levier d'archimètre de puissance,
15:12c'est-à-dire
15:13ne s'occuper que
15:14des quelques domaines
15:15où on n'a pas individuellement
15:16en Europe
15:17la taille critique
15:17pour jouer des coudes
15:18avec la Chine et les États-Unis.
15:19Il n'a pas 36 thèmes.
15:20C'est l'industrie de défense
15:22et encore,
15:23même nous,
15:23à l'échelle nationale,
15:24on est quand même performant,
15:25mais bon,
15:25il y a des effets d'échelle.
15:27Le numérique,
15:27l'intelligence artificielle,
15:29la protection de la zone économique
15:30avec les barrières tarifaires
15:32et non tarifaires.
15:33Et voilà,
15:35grosso modo,
15:35c'est le spatial aussi.
15:37Vous voyez,
15:37il n'y a pas 36 sujets.
15:38Mais l'Europe fonctionne à l'envers.
15:40Donc,
15:40on se repose sur nos lauriers
15:42dans les quelques sujets
15:43dignes de la taille
15:46de l'Union européenne
15:46et puis on ne fait rien
15:47pratiquement sur l'IA.
15:48À côté de ça,
15:49l'Union européenne,
15:50vous dicte la taille
15:51de votre cuvée des toilettes
15:525 litres par 1 centilitre de plus.
15:54La taille de la banane,
15:55j'ai même appris
15:55que les poissonniers en Europe
15:57devaient mentionner
15:58le nom latin
15:59sous le nom commun.
15:59Vous voyez ce que je veux dire ?
16:00Donc,
16:01on fonctionne complètement à l'envers
16:02sachant qu'un marché unique
16:03ne veut pas dire
16:03tout régler au cordeau
16:04comme un jardin à la française.
16:06Les États-Unis,
16:06c'est un marché unique,
16:08c'est un marché
16:08et pourtant chaque État
16:10individuellement
16:10a plus de pouvoir
16:11que les États membres
16:13de l'Union européenne
16:13en dehors de l'armée fédérale,
16:14évidemment de la police fédérale,
16:15de la justice fédérale.
16:16Vous voyez ce que je veux dire ?
16:17Sur un sujet éminemment d'actualité
16:19concernant l'industrie,
16:21sur ArcelorMittal,
16:22l'EFI a obtenu
16:22la nationalisation
16:23typiquement là-dessus.
16:25Ah bah là,
16:25oui,
16:26nous on est pragmatique.
16:27Vous savez,
16:31c'est vrai que les thèmes
16:31qu'on défend
16:32sont sûrement plus défendus
16:33à droite aujourd'hui
16:34mais on travaille avec aussi
16:35des gens comme Arnaud Montebourg
16:36et des patriotes,
16:38enfin en tout cas
16:38des gens qui défendent
16:39la souveraineté nationale
16:40et populaire.
16:41Vous voyez,
16:42donc on est extrêmement pragmatique.
16:43Donc si sur ce sujet-là,
16:44oui, oui,
16:44je suis d'accord avec,
16:45pour le coup,
16:46avec l'EFI.
16:47Alors vous dites
16:47ni de gauche ni de droite.
16:48Quel est l'objectif
16:49de Nouvel Essai en français ?
16:50Vous conseillez les hommes
16:51et les femmes politiques ?
16:52Vous souhaitez travailler
16:53sur les programmes en 2027 ?
16:55Quel est votre objectif ?
16:57Je suis comme beaucoup de Français,
16:58je suis en colère.
16:59Sauf que plutôt que de me rouler
17:00en boule tous les matins
17:00et être déprimé,
17:01on a bossé.
17:03On se dit,
17:03on en a marre.
17:03Qu'est-ce qu'on peut faire en fait ?
17:05Bon, à partir du moment,
17:05le système est quand même
17:06assez verrouillé.
17:07C'est un oligopole politique,
17:08c'est difficile de rentrer.
17:09Mais en tout cas,
17:09nous, on a fait
17:10ce que les partis politiques
17:12devraient faire,
17:12c'est-à-dire travailler.
17:13Pour être bon,
17:14il faut travailler.
17:15Ce n'est pas parce qu'on travaille
17:15qu'on est bon,
17:16mais tous ceux qui sont bons
17:16travaillent.
17:17Sauf que les politiques
17:18ont oublié de travailler.
17:19Ce qui fait que vous regardez
17:20dans la principale partie,
17:21le degré de réflexion,
17:22il est quasi zéro
17:23et ils se mettent à travailler
17:24éventuellement
17:25quand ils arrivent aux manettes.
17:26Mais quand vous arrivez aux manettes,
17:27c'est trop tard.
17:28C'est le grand 8
17:28des fêtes foraines.
17:29Vous êtes scotché au siège.
17:31C'est le temps de l'action.
17:32Vous relisez De Gaulle
17:33à Matignon de Georgette Elget.
17:35Le général De Gaulle,
17:36en six mois
17:36de dernier président du Conseil
17:38de la 4ème République,
17:39a signé plus d'une ordonnance
17:40par jour.
17:41Mais ce n'est pas
17:41le fruit de hasard.
17:42C'est le fruit de son travail
17:44pendant plus de dix ans
17:45de traverser du désert.
17:46Voilà le discours de Bayeux
17:47de 1946
17:47qui a préfiguré la Constitution.
17:49Le discours de 1948
17:50de Saint-Etienne
17:51qui a tracé
17:52la tout fameuse
17:52troisième voie
17:53entre capitalisme
17:54et socialisme à l'époque
17:54qui a donné l'intéressement
17:55et la participation
17:56dont on bénéficie toujours
17:57dans le secteur privé.
17:58Aujourd'hui,
17:59nous en fait,
18:00on a fait les choses dans l'ordre.
18:01On a fait le produit politique
18:02comme n'importe quelle entreprise
18:03ou service public.
18:04On fait le produit,
18:05on le teste,
18:06on le reteste
18:06et maintenant on pense
18:07qu'il est mûr
18:07et on fait le marketing,
18:09le réseau de distribution
18:09auprès de tous ceux
18:11qui croient encore à la France.
18:12Ce qui fait que le clivage
18:12n'est plus tant
18:13la droite et la gauche
18:14entre ceux qui pensent
18:15qu'il n'y a pas de démocratie
18:15sans nation
18:16et ceux qui sont
18:17dans une logique post-nationale
18:18soit via le communautarisme
18:20ou soit par la soumission
18:21au droit extra-national
18:23ou super-national.
18:23Une dernière question,
18:24parce que souvent
18:24vous avez pu en rencontrer
18:25des personnalités politiques
18:26qui vous reçoivent,
18:28qui s'intéressent à votre projet.
18:29Bien sûr,
18:29on travaille avec tous ceux
18:30qui défendent peu ou prou
18:32la souveraineté nationale
18:33et populaire.
18:34Donc voilà,
18:35ça exclut qui finalement ?
18:36Ça exclut les filles
18:37en dehors de ce cas particulier.
18:39Vous n'avez pas rencontré
18:39Jean-Luc Mélenchon ?
18:40Bon, à moins qu'il change d'avis.
18:41Mais moi, nous...
18:42Si vous propose,
18:43vous irez rencontrer...
18:44On peut toujours discuter,
18:45mais la ligne rouge,
18:46pour nous,
18:47c'est la souveraineté nationale
18:48et populaire,
18:49c'est-à-dire le fait
18:50que la pierre angulaire
18:51de notre système démocratique,
18:52c'est la nation,
18:52si vous voulez.
18:53Il n'y a pas de démocratie
18:53sans nation.
18:54Donc tous ceux
18:55qui déconstruisent cet écran
18:56de l'intérieur
18:57par le communautarisme
18:58ou de l'extérieur
18:59par la soumission
19:00aux droits supranationales
19:02et notamment européens,
19:03pour nous,
19:04ils sont incompatibles
19:09les clés du camion
19:10aux démocraties
19:10appartiennent au peuple.
19:11Or, il n'y a pas
19:11de peuple européen.
19:12Vive le peuple.
19:14Merci beaucoup,
19:14Patrick Subban.
19:15Donc pour vous rejoindre,
19:16c'est tout le week-end,
19:16c'est ça ?
19:17Non, ce n'est pas tout le week-end.
19:17C'est samedi.
19:18Voilà, donc le matin,
19:19c'est réservé aux gens
19:20qui sont à jour de cotisation
19:21et l'après-midi,
19:22vous pouvez venir au cocktail
19:23le midi,
19:24mais l'après-midi,
19:25c'est de 14h15 à 16h30.
19:28Et puis comme toute manifestation
19:29en France digne de ce nom,
19:31se termine par impôt,
19:32en tout cas à 16h30,
19:32on voit un coup.
19:39C'est une que je vous ai mentionnée
19:40que je répète.
19:40Pierre Lelouch, ancien ministre.
19:42Philippe Foliot,
19:42le sénateur du Tarn.
19:44Claude Revet,
19:45l'ancien délégué interministériel
19:46à l'intelligence économique,
19:48l'influence économique.
19:49Fabien Bouglet,
19:50donc expert
19:50sur les questions énergétiques.
19:52Et enfin,
19:53Christophe Assens,
19:54professeur d'université
19:55en stratégie.
19:56Et ça se passe
19:57à la maison de l'industrie.
19:59Non, pardon,
19:59l'hôtel de l'industrie.
20:00L'hôtel de l'industrie.
20:01Toutes les infos
20:01sur le nouvel essor français.
20:02Voilà, l'hôtel de l'industrie,
20:03place Saint-Germain-des-Prés
20:05en plein centre de Paris.
20:06Très bien.
20:06Merci beaucoup,
20:07Patrice Huibon.
20:08Au plaisir de vous recevoir
20:09prochainement sur l'antenne.
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