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  • il y a 6 semaines
"Shein permettrait aux plus pauvres de s’habiller à bas prix."
En réalité, cette affirmation est fausse. La marque s’enrichit au détriment des ouvriers et des consommateurs, qui ne font d’ailleurs pas majoritairement partie des classes sociales les plus démunies, en commercialisant des articles de très mauvaise qualité, parfois dangereux pour la santé. En clair, Shein incarne un fléau à la fois social et écologique. Léa Gorius, journaliste chez Reporterre, explique. | Desk

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:00Chine permet aux pauvres de s'habiller bien pour pas cher, c'est faux.
00:03Chine s'enrichit en réalité au détriment de ses ouvriers et de ses consommateurs,
00:06contraints d'acheter des vêtements pas chers qui sont de mauvaise qualité, voire dangereux pour la santé.
00:11Et les premières victimes, ce sont les personnes précaires, des clients comme les ouvriers.
00:14En fait, cet argument, il sert à légitimer un modèle prédateur et à faire taire les critiques.
00:19Et oui, pendant qu'on célèbre le droit à la mode,
00:21on évite de questionner un business model fondé sur des conditions de travail abominables,
00:24la surproduction de vêtements bourrés de substances toxiques,
00:27en substances dangereuses ont récemment été détectées dans des produits vendus par la marque,
00:31et la destruction écologique parce que Chine envoie chaque jour 5000 tonnes de marchandises par avion depuis la Chine.
00:36D'ailleurs, les traits précaires ne sont pas les plus gros clients de Chine.
00:39Le panier moyen mensuel tourne autour de 53 euros, un budget inaccessible aux plus démunis.
00:44On trouve en réalité des clients de Chine dans toutes les couches sociales.
00:46Enfin, ce discours, il minimise la conscience sociale et écologique des plus modestes.
00:50Bref, les plus pauvres méritent mieux que des vêtements toxiques
00:53et d'être instrumentalisés à des fins marketing.
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