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  • il y a 11 mois

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00:00ou édition spéciale suite, chère Christine, à la démission du Premier ministre Sébastien Lecornu.
00:05Décryptage avec vos deux chroniqueurs, Gabriel Cluzel et Éric Tegner.
00:09Il y a aussi Alexis de La Fontaine et Jacques Serret du service politique d'Europe 1.
00:12Et notre invité, le politologue Arnaud Benedetti.
00:16Oui, je vais me tourner tout de suite vers Arnaud Benedetti pour vous demander,
00:20vous qui êtes professeur associé à la Sorbonne et fin politologue,
00:23qu'est-ce qui se passe dans la tête d'Emmanuel Macron à l'heure qu'il est ?
00:27C'est compliqué, la science politique ne le dit pas.
00:31Je vais faire le préciser tout de suite.
00:34Non, mais ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui, si vous voulez,
00:37la responsabilité du président de la République dans la situation, je crois,
00:40est unanimement reconnue par tous ceux qui observent la vie politique.
00:44Moi, je ne pense pas que ce soit les institutions de la Ve République qui posent problème,
00:48c'est l'usage qu'on a fait de ces institutions depuis trop longtemps,
00:51qui aujourd'hui font qu'elles ont été viciées.
00:53Le président de la République, aujourd'hui, il a très peu de cartes en main.
00:57Enfin, il en a quelques-unes.
00:58Soit, en effet, il renomme un Premier ministre plutôt venant du centre-gauche,
01:03en essayant de trouver un accord, cette fois-ci, entre les macronistes et le centre-gauche.
01:09Donc, il faut trouver une personnalité qui soit compatible.
01:12Alors, pardonnez-moi, j'ouvre une petite fenêtre.
01:13Jean-Louis Borloo, dont le Parisien parle ce matin,
01:18ou bien Bernard Cazeneuve, ce sont des profils qui pourraient passer ?
01:21Oui, ça peut être... Alors, Jean-Louis Borloo est plutôt centre-droit,
01:23Bernard Cazeneuve est plutôt centre-gauche, c'est un ancien socialiste.
01:27Bernard Cazeneuve, de ce point de vue-là, compte tenu de son expérience,
01:31pourrait être, en tout cas, une possibilité et une éventualité.
01:35Mais il se retrouvera exactement dans la même situation,
01:37parce que l'arithmétique...
01:38Donc, on éloigne cette solution ?
01:40Non, mais si, parce que cette solution peut avoir un intérêt pour lui pour gagner du temps.
01:44Ah, ben voilà, donc on ne va pas s'en sortir.
01:45Déjà, ça, c'est un premier point, et quand il cherche à gagner du temps, ça peut être ça.
01:48Deuxième solution, c'est la solution qu'appellent de leur vœu
01:52un certain nombre de responsables politiques, et notamment du Rassemblement National,
01:55c'est la dissolution.
01:57Qui peut être pour lui, si vous voulez, dans la perspective où il souhaite terminer son mandat,
02:01il se dit, bon, il y aura peut-être une majorité relative,
02:04issue du Rassemblement National, ou en tout cas du Rassemblement National,
02:08et d'une partie de la droite,
02:09et je leur impose un exercice de cohabitation particulièrement difficile,
02:13à un an et demi des élections présidentielles,
02:15façon de purger, finalement, la question du Rassemblement National,
02:18en les contraignant à aller au pouvoir.
02:21Ce qui était le plan initial d'Emmanuel Macron.
02:22Ce qui était vraisemblable le plan initial lors de la dissolution de 2024.
02:26Troisième solution, la solution la plus conforme à l'esprit,
02:29je ne dis pas à la lettre, à l'esprit de la Constitution,
02:31c'est que quand il y a une telle rupture de confiance
02:33entre le peuple et le Président de la République,
02:38la solution qui serait la plus adéquate,
02:40ce serait la démission.
02:42Mais connaissons un peu la psyché d'Emmanuel Macron,
02:44j'ai du mal à penser qu'il s'oriente vers cette solution.
02:49Donc à votre avis, il doit être en train d'éviter une éventuelle dissolution ?
02:52Moi je pense que oui, peut-être dans le moment,
02:54c'est d'essayer d'éviter la dissolution.
02:57Il y arrivera-t-il ?
02:58Ce n'est pas du tout...
02:59Ça me paraît peu probable, il peut essayer en effet de nommer un Premier ministre,
03:03et encore une fois, un Premier ministre issu du centre-gauche
03:05rencontrerait les mêmes difficultés,
03:07parce que là vous aurez LR qui de toute façon rentrerait dans l'opposition, clairement.
03:11Moi j'ai une question, peut-être qu'on n'avait pas la réponse,
03:14mais à quel moment il écoute les Français ?
03:16À quel moment on écoute les Français ?
03:17À quel moment on écoute la parole du peuple ?
03:19À quel moment on écoute ceux qui votent ?
03:21À quel moment on se dit, là on va consulter les Français au bien de ça ?
03:24Est-ce qu'à les écouter ?
03:26C'est une question que se posent beaucoup de nos compatriotes.
03:30La réalité, c'est que finalement, quand vous regardez l'histoire de la Ve République,
03:33le seul président qui ait pris à un moment donné acte d'un échec ou d'une défiance,
03:37qui n'était d'ailleurs pas au même niveau que celle d'Emmanuel Macron,
03:41c'est le général de Gaulle,
03:42parce qu'il considérait que finalement le lien direct entre le président de la République et le peuple
03:46était le lien qui permettait de faire fonctionner de manière démocratique les institutions.
03:52Et il l'a fait deux fois, il l'a fait aussi en 1946, on l'oublie trop souvent.
03:55Tout à fait.
03:55Yves Richard, vous nous appelez de Bourgogne.
03:58Bonjour Yves Richard.
03:59Je disais tout à l'heure, je demandais à Arnaud Benedetti, en direct sur Europe 1,
04:06que pourquoi personne, effectivement, ne prend en compte ce que pensent les Français ?
04:10Qu'est-ce que vous en pensez, vous ?
04:11Bonjour Madame Kelly, bonjour aux auditeurs et bonjour à tous vos invités.
04:16Mais ça fait des années qu'on n'écoute plus les Français.
04:20C'est bien pour ça que les Français se détournent de la politique.
04:23On voit bien dans le pourcentage des Vostes.
04:26Donc il va falloir renverser la table, faire autre chose et autrement.
04:31C'est-à-dire renverser la table, mon cher Yves Richard ?
04:34Mais renverser la table, c'est écouter les Français.
04:37Quand vous voyez que l'ERN a un pourcentage de voix très important,
04:44il n'est pas suffisamment présent dans l'hémicycle, etc.
04:49Il n'est pas écouté.
04:51Et dès que le Front National, l'ERN, parle, on nous traite de fascistes,
04:56de mécréants, de fascistes.
04:59Donc à un moment donné, ça suffit.
05:01Il faut quand même qu'ils puissent ouvrir les yeux et les oreilles
05:03et écouter ce qu'ont envie les Français à plein de niveaux.
05:07Oui, et les Français, j'ai l'impression, un peu comme ceux que vous dites,
05:11se disent qu'on a tout fait pour tordre le bras,
05:14tordre les élections, le vote des Français,
05:16puisque, comme vous dites, LR est à l'Assemblée nationale le parti qui arrive en tête.
05:22Et pour autant, on n'entend pas, on le diabolise jusqu'à maintenant
05:24et on a tordu entre deux tours des législatives.
05:27Et vous allez voir, aux prochaines élections,
05:29on va nous ressortir tous les films antisémites, etc.
05:35Et on fait peur aux Français.
05:38Et il y a plein de gens.
05:40La semaine dernière, je crois que vous avez eu un témoignage
05:43d'une vieille dame qui disait, je ne sais plus,
05:45oui, mais on ne nous dit pas, oh là là, il ne faut pas, il ne faut pas.
05:48Donc voilà, c'est ça le problème.
05:50On fait peur aux Français et on n'écoute pas.
05:52On n'écoute pas la voix des Français.
05:53Alors, on fait peur aux Français,
05:54mais est-ce que les Français finissent par réagir effectivement à la peur ou pas ?
05:58Restez en ligne avec nous, Yves Richard.
06:00On continue à faire un tour de table.
06:01De plus en plus.
06:01Vous pensez qu'ils réagissent encore à la peur ?
06:04Non, non, de moins en moins, pardon.
06:06Voilà, oui, de moins en moins, oui, c'est ça.
06:08Les Français, oui, oui, ça y est, ça suffit.
06:10Ils prennent conscience.
06:12Restez en ligne avec nous, mon cher Yves Richard.
06:14C'est très intéressant ce que vous dites.
06:15Et n'hésitez pas à nous appeler au standard d'Europe 1.
06:1701, 80, 20, 39, 21, numéro non surtaxé.
06:20Alexis Delafontaine sur un service politique d'Europe 1.
06:23Juste, vous parliez des Français et de leurs attentes.
06:25Et en fait, on le voit bien, depuis la dissolution de 2024,
06:28il n'y a aucun texte majeur qui est passé à l'Assemblée Nationale.
06:30C'est-à-dire que toutes les priorités des Français,
06:32c'est-à-dire l'immigration, le pouvoir d'achat,
06:35tous ces sujets qui sont vraiment urgents pour les Français,
06:38il n'y a aucun texte majeur,
06:40à part sur la discrimination capillaire ou sur des futilités.
06:43Ah, je m'en souviens.
06:44On avait fait un pic d'audience sur CNews sur ce sujet.
06:46Pourquoi ? Parce que les Français se disent
06:48mais c'est ça qui passe en ce moment à l'Assemblée.
06:49Les services publics, tout ça,
06:50tout ce qui intéresse les Français, c'est à l'arrêt, c'est mort.
06:53L'économie est à l'arrêt depuis un an et demi.
06:55Et c'est vrai que lorsqu'on dézoome un peu ce qui se passe,
06:58on a un ancien président de la République qui va aller en prison,
07:00on a des criminels qui sont dehors,
07:03on a des OQTF qui ne sont pas renvoyés chez eux,
07:05on a Arnaud Bédédetti, le Sébien Boilem Sansal qui est en prison
07:08et on n'est pas capable d'aller le récupérer,
07:09et on a des textes qui ne passent pas.
07:10Et on a une candidate à la présidentielle favorite, a priori,
07:13qui en passe d'être interdite et d'être empêchée de se présenter.
07:18Gabriel Cudat sur Rampin-Jacques Serret.
07:20On touche là peut-être à l'autre solution
07:22qui peut être à la main d'Emmanuel Macron
07:24et qui peut aussi faire partie du panel des choses annoncées
07:29dans une éventuelle prochaine prise de parole,
07:31c'est-à-dire qu'on parle de la possibilité d'une dissolution,
07:34on parle de la possibilité de nommer un nouveau Premier ministre
07:36issu de la gauche,
07:38mais Emmanuel Macron peut aussi décider d'annoncer,
07:40puisque rien n'avance, rien ne bouge,
07:42je nomme un nouveau Premier ministre
07:43et je lance un référendum sur toute une liste de sujets.
07:47Il a aussi cette possibilité-là.
07:48Vous pensez qu'il le ferait ?
07:50Je vois, je vois, c'est une possibilité.
07:51En tout cas, c'est une solution,
07:52une possibilité qui lui permet de gagner du temps
07:54et de répondre à cette pression politique.
07:58Jacques Serret, service politique de l'Europe.
07:59Je vous rappelle juste que lors de son allocution du 31 décembre,
08:02Emmanuel Macron avait dit que les Français
08:04seraient appelés justement cette année,
08:06dans l'année, pour des référendums.
08:08Et pour l'instant, on n'a toujours pas de nouvelles de ces référendums.
08:10Messieurs, souvenons-nous,
08:11quand il avait parlé des référendums,
08:12c'était plutôt sur l'euthanasie, je vous le dis,
08:14sur la fin de vie.
08:14On n'avait pas l'impression que c'était un référendum courageux sur l'immigration.
08:19Il ne lui a pas demandé, voulez-vous que je m'en aille ?
08:21Je ne crois pas.
08:21Voilà, Eric Tecner sur Europe.
08:23Pour moi, s'il avait voulu mettre en place un référendum
08:25pour sauver finalement Sébastien Lecornu,
08:27Sébastien Lecornu n'aurait pas démissionné ce matin.
08:29Et si demain, il choisit de nommer un Premier ministre de gauche
08:31pour porter un référendum,
08:33pardonnez-moi, je n'ai pas la sensation
08:34que du coup, l'immigration sera le thème du référendum.
08:37C'est la pensée complexe.
08:39Jacques Serret.
08:40Je retourne vers Yves Richard, qui est en ligne.
08:42Selon vous, est-ce que là, la solution serait peut-être
08:45de nommer un Premier ministre de gauche
08:47pour pouvoir avancer, mon cher Yves Richard ?
08:50Absolument pas.
08:52Ça y est, on a déjà donné.
08:54Donc, ce n'est pas la peine.
08:55Alors, on fait quoi ?
08:55Je voulais quand même,
08:57par rapport à la démission de M. Lecornu,
08:59c'est un manque de courage.
09:01Quand on est nommé Premier ministre de la France,
09:04on se bat.
09:04On essaie de convaincre, on se bat.
09:07Il ne l'a pas fait.
09:08Est-ce qu'il ne s'est pas battu pendant
09:10tous ces 26 jours, selon vous, en off ?
09:13Non, non, non.
09:15C'est du cinéma.
09:16Quand on nomme, il a découpillé la grenade.
09:19Quand on nomme ministre de l'armée,
09:21M. Le Maire, qui a échoué aux finances,
09:24il y avait le général de Villiers à rembaucher.
09:27C'est celui qui a dit à M. Macron
09:30qu'il fallait remettre des moyens dans l'armée.
09:31Et on le voit bien aujourd'hui.
09:33Il avait raison.
09:33Quand on nomme Mme, je ne sais plus quoi,
09:36au ministre de l'éducation nationale,
09:38qui le lendemain, Isabelle Borne,
09:41qui le lendemain dit,
09:42je n'y connais rien,
09:43mais il ne faut surtout pas
09:44vendre ça à mes avantages.
09:44Yves Richard, restez avec nous,
09:46parce que j'aime bien votre analyse.
09:47On a beaucoup d'appels aussi.
09:49Effectivement, on se rappelle aussi
09:51de Bruno Le Maire,
09:51qui a fait en 7 ans 6 livres.
09:54Allez, on marque une pause.
09:55On revient sur ce sujet.
09:57On garde les livres.
09:58Il est 12h03 sur Europe 1.
10:00Si vous nous rejoignez à l'instant,
10:01nous sommes en édition spéciale
10:02depuis vers 11h15 à peu près.
10:05On a appris ce matin la démission
10:07de Sébastien Lecornu.
10:09On se retrouve sans Premier ministre.
10:10On se retrouve sans gouvernement.
10:12On se retrouve dans une situation inédite.
10:15La France se retrouve dans une situation inédite.
10:18Peut-être le dernier spasme
10:19d'une présidence condamnée.
10:21On ne sait pas ce qui va se passer dans la journée.
10:23On attend la prise de parole de Bruno Rotaillot
10:26vers 13h de Jean-Luc Mélenchon,
10:28vers 12h15 de Gabriel Attal,
10:30vers 16h.
10:31On vit avec Europe 1 en direct.
10:33Toute l'actualité qui est en train d'évoluer.
10:35Nous avons beaucoup d'auditeurs
10:36au standard d'Europe 1.
10:37Nous avons aussi Franck Alizio
10:41qui nous a rejoints en studio,
10:43nos éditorialistes Gabriel Cluzel,
10:45Eric Tegner,
10:46nous avons aussi Alexis Delafontaine
10:47et Jacques Serret
10:48qui sont du service politique d'Europe 1.
10:50D'abord, je vous propose d'écouter
10:51Marine Le Pen
10:53qui parlait ce matin,
10:55une fois encore,
10:56de dissolution.
10:57Une mesure de sagesse.
10:59Voilà, donc ça règle la question de la censure
11:02et maintenant ça pose une question
11:04au président de la République.
11:05Est-ce qu'il peut continuer
11:06à résister à la dissolution ?
11:10Je l'appelle à dissoudre l'Assemblée nationale
11:12car nous sommes au bout du chemin
11:15et il n'y a pas de solution.
11:17Il n'y en aura pas plus demain
11:19et par conséquent,
11:20la seule décision sage dans ces circonstances
11:23et prévue par la constitution
11:25de la CQM République,
11:26c'est d'en revenir aux urnes
11:29et que les Français donnent
11:30une direction au pays.
11:32Non mais là, on est au bout de la blague.
11:34Je veux dire, la farce a assez duré.
11:36En l'occurrence, Emmanuel Macron,
11:38en résistant comme il le fait
11:40de manière irrationnelle
11:41aux institutions,
11:43est en train de mettre le pays
11:44dans une situation terriblement compliquée.
11:47Franck Alégio, vous êtes avec nous,
11:50vous nous avez rejoints.
11:53Est-ce que vous êtes en ligne
11:54avec ce que dit Marine Le Pen
11:55sur le fait que maintenant,
11:57il faudrait absolument
11:58une dissolution coûte que coûte ?
12:00Oui, sans surprise.
12:02D'autant que ça fait...
12:04Moi, ça fait...
12:05Je remonte de Paris,
12:06je remonte de Marseille ce matin.
12:10Je suis très souvent sur le terrain
12:11puisqu'on est très peu souvent
12:13à l'Assemblée du fait
12:14des événements.
12:15à Marseille...
12:18Il ne passe rien à l'Assemblée.
12:18Ce qu'on me dit de plus...
12:20Pendant un mois,
12:21on ne m'a jamais parlé du gouvernement.
12:23Pendant un mois,
12:24on ne s'est jamais étonné
12:25qu'il n'y ait pas de ministre.
12:26Aujourd'hui, je pense
12:27que les Français,
12:29les Marseilles,
12:29tout le monde,
12:30ne font pas de différence
12:31entre les ministres d'émission.
12:34Bref,
12:35on a un Premier ministre
12:37qui sera resté...
12:38Enfin, un gouvernement
12:39qui sera donc resté 12 heures.
12:40Sébastien Lebref.
12:43Je crois qu'il y avait
12:43un roi de France,
12:46c'était pendant les Trois Glorieuses,
12:47qui était resté roi de France
12:48Louis XIX,
12:49une demi-heure,
12:5020 minutes.
12:51Là, voilà,
12:52on a presque battu le record.
12:54Non, franchement,
12:55on n'en parle pas sur le terrain.
12:57Pourquoi ?
12:57Parce que les Marseillais,
12:59comme tous les Français,
13:00savent que,
13:02quel que soit,
13:03que ce soit ce gouvernement,
13:04celui de Mayrou
13:04ou le prochain,
13:06si on reste dans ces gouvernements
13:07macronistes,
13:08ils n'apporteront rien
13:09à leur quotidien.
13:11Ils n'apporteront rien
13:12à la France.
13:13Ils ne font que faire perdre du temps
13:15aux Français
13:15et à la France.
13:16Parce que le Rassemblement National,
13:17il peut apporter quelque chose
13:18aux Français,
13:19il peut faire gagner du temps,
13:21il peut répondre aux solutions,
13:22il peut accéder au pouvoir.
13:23Oui, parce que ce sera
13:24un gouvernement,
13:25déjà, tout simplement,
13:26avec, je le souhaite,
13:27évidemment,
13:28c'est le but d'une dissolution,
13:29une majorité parlementaire,
13:31une majorité parlementaire,
13:32un Premier ministre,
13:33Jordan Bardella.
13:34Je rappelle,
13:34Franck Alizio,
13:34député,
13:35député du Rhône,
13:35vous pensez, par exemple,
13:36qu'il y a une dissolution aujourd'hui
13:37et que le Rassemblement National
13:38arrive à avoir 289 postes.
13:41Oui.
13:42La majorité à l'Assemblée.
13:43Oui,
13:43et j'ai envie de vous dire,
13:45s'il en manque quelques-uns,
13:46ça permettra d'avoir
13:47un moment de vérité
13:48avec les Républicains,
13:50avec les députés républicains
13:51qui nous disent
13:51qu'ils veulent une politique,
13:53je cite,
13:53c'est leur exposition,
13:55de droite,
13:56c'est-à-dire,
13:56ce qu'on traduit par nous
13:57comme bien des vrais,
13:59des vrais actes
14:01en matière de sécurité,
14:02des vrais projets de loi,
14:02des vrais lois
14:03en matière de sécurité,
14:04d'immigration,
14:05sur le pouvoir d'achat,
14:06sur les impôts,
14:06sur les taxes,
14:07une vraie reprise en main
14:09du pays.
14:11Ce n'est pas l'union des droites,
14:12c'est l'union de tous ceux
14:13qui veulent que les choses changent.
14:15Vous aimez le Rassemblement
14:16des Français à droite.
14:17Oui,
14:18parce que,
14:18vous savez,
14:19c'est vieux comme De Gaulle
14:20et ce n'est plus vieux que De Gaulle,
14:21c'est-à-dire qu'au-dessus
14:22de la gauche et de la droite,
14:23il y a la France.
14:24Et tous ceux qui veulent se retrouver
14:26pour remettre la France en ordre,
14:27pour remettre ce pays
14:30sur les rails,
14:31doivent se rassembler
14:32et aujourd'hui,
14:33ce serait l'objet
14:34et la finalité
14:35d'une dissolution.
14:37C'est pour ça que Marine
14:38et Jordan
14:38en appellent à une dissolution.
14:42Franck Alizio,
14:43député ARN
14:43des Bouches-de-Rhône
14:44qui est en studio avec nous.
14:45Je vais reprendre
14:46Yves Richard qui est en ligne.
14:47Est-ce que vous pensez
14:48qu'une union des droites,
14:51même si Franck Alizio
14:52n'utilise pas du tout
14:53ce terme-là,
14:54serait une éventuelle solution
14:55à une post-dissolution ?
14:58Bien sûr,
14:59bien sûr.
15:00Par contre,
15:00je voudrais quand même dire
15:01au RN,
15:01s'ils arrivent au pouvoir,
15:06qu'ils soient vigilants
15:07et honnêtes
15:08parce que nous,
15:09on y croit
15:09et qu'ils ne se trompent pas.
15:11Nous serons vigilants.
15:13Et j'ai un autre message
15:14à passer à M. Lecornu.
15:15Ne vous inquiétez pas,
15:17M. Lecornu.
15:18Vous allez être replacés
15:19et bien replacés.
15:20Pas comme les employés
15:22dans les usines qui ferment.
15:23Voilà ce que j'ai à lui dire.
15:24Merci beaucoup Yves-Richard
15:27pour votre bon sens
15:28et votre clairvoyance.
15:29Merci de nous avoir appelés
15:29au Standard d'Europe 1.
15:31On va prendre un autre auditeur
15:32d'Europe 1.
15:33Peut-être Stéphanie,
15:33Pierre, Audrey, Roland.
15:35Ils sont tellement nombreux
15:36à nous appeler.
15:36Éric Tegner veut réagir
15:37en attendant d'avoir Stéphanie.
15:39Oui, Yves-Richard a tellement raison
15:40d'ailleurs que Bruno Le Maire
15:41et s'amusent beaucoup de monde
15:42avait déjà changé sa bio
15:44sur Twitter
15:44en mettant ministre des armées.
15:46J'espère qu'il n'est pas
15:47dans le TGV
15:48qui le fait sortir la Suisse.
15:49Il l'est toujours.
15:51C'est une bonne remarque.
15:53Et j'aime bien
15:54ce que dit Gabriel Cluzet.
15:55Il l'est toujours.
15:56Nous avons une armée
15:57puisqu'on en parle
15:58de ministres démissionnaires
15:59mais néanmoins en place.
16:00Ils sont au journal officiel.
16:02Bien sûr.
16:04Sébastien Lecornu,
16:05d'ailleurs,
16:05il est ministre démissionnaire
16:06de la Défense
16:07et premier ministre démissionnaire.
16:09Il cumule le démissionnaire.
16:10Alors, vous savez,
16:11il y a une question.
16:12On n'a pas encore abordé ça
16:13autour de la table ce matin
16:14mais il y a une question
16:14que tous les Français
16:15se posent ce matin.
16:16C'est qui touche quoi ?
16:18C'est-à-dire que
16:18tous les Français se disent
16:19mais attendez,
16:20les démissionnaires
16:21ils vont avoir leur prime
16:22de démission ?
16:23Ils vont encore être payés ?
16:25Est-ce que Sébastien Lecornu
16:26va encore être payé ?
16:27Voilà.
16:28C'est une question
16:28que tout le monde se pose.
16:29On n'a pas forcément la réponse.
16:30Non mais il faut bien
16:30régler les affaires courantes.
16:31Donc il y a un gouvernement.
16:32D'ailleurs, je dis
16:33ce que je dis est faux.
16:34Sébastien Lecornu
16:34n'est plus ministre démissionnaire
16:36de la Défense
16:36puisqu'il a passé la main.
16:37Je viens de le voir
16:38sur sa bio,
16:40ce qui est normal
16:40puisque c'est paru
16:41au journal officiel.
16:42Donc aujourd'hui,
16:43c'est Bruno Le Maire
16:44qui est ministre des armées
16:46selon le mot consacré.
16:47Donc il se passe quelque chose
16:49maintenant,
16:49c'est Bruno Le Maire
16:50qui est encore ministre des armées.
16:50Et on a l'escure.
16:51Moi, j'ai beaucoup aimé
16:52le mot de Max Brisson,
16:53je peux le redire.
16:54Je vais lui rendre hommage.
16:55On espérait la rupture
16:56et on a eu l'escure.
16:57On n'en parle pas assez
16:58de l'escure.
16:59Là aussi,
17:00c'est quand même
17:00un choix assez baroque.
17:02Assez baroque.
17:03Gabrielle Cusel
17:03sur Europe.
17:04On a Stéphanie.
17:05Stéphanie qui nous appelle
17:06de Bourgogne.
17:07Bonjour Stéphanie.
17:09Oui, bonjour.
17:11Alors quel est votre état
17:12d'esprit en ce moment ?
17:13J'étais un petit peu énervée
17:15en écoutant la radio ce matin
17:17et là,
17:18c'est un petit peu retombé.
17:19En fait,
17:20moi,
17:20j'ai juste envie de dire
17:21à tous nos politiques,
17:23quel que soit leur bord,
17:25à tous les responsables
17:26qui sont aux manettes
17:26et aux chefs de l'État aussi,
17:29qu'à un moment donné,
17:31il va falloir quand même
17:32redescendre les pieds sur terre
17:33et se dire
17:34qu'il y a des entreprises
17:36en France
17:38qui sont en train
17:39de souffrir
17:40parce que depuis un an,
17:41même plus d'un an,
17:42on est dans l'instabilité,
17:44l'insécurité,
17:45on a une économie
17:46qui est semi-à-l'arrêt,
17:47voire à l'arrêt
17:48dans certains secteurs.
17:49Personne n'en parle.
17:51Personne ne parle
17:51des difficultés des PME.
17:54Mais aujourd'hui,
17:55ce qui fait vivre la France
17:56et ce qui rapporte
17:57de l'argent à la France
17:58dans les caisses de la France,
18:00c'est bien les PME.
18:01On est toujours en train
18:02de focaliser ou de focus
18:03sur le 4,40.
18:04Oui, d'accord,
18:05c'est important.
18:06Les entreprises,
18:06elles pèsent
18:07au niveau international.
18:08Mais les PME
18:09qui sont en train
18:10de souffrir là aujourd'hui,
18:11on en fait quoi ?
18:12Qui s'en occupe ?
18:13En fait, personne.
18:14Tout le monde s'en fout.
18:15Donc, voilà.
18:16Je voulais juste rappeler
18:17que...
18:18Voilà.
18:19Il y a un autre sujet aussi
18:20et qu'on passe un peu
18:21sous silence.
18:22C'est la problématique
18:23des jeunes.
18:24Excusez-moi,
18:24je mobilise un peu
18:25de votre temps.
18:26Et celui de l'alternance.
18:27Parce qu'aujourd'hui,
18:29l'État a baissé
18:30de manière très significative
18:32les aides pour les entreprises
18:33pour l'alternance.
18:34Il compte visiblement
18:36encore les diminuer.
18:37Et on a des milliers
18:38de jeunes aujourd'hui
18:39qui ont fait leur rentrée
18:40et qui n'ont toujours pas
18:41d'entreprise.
18:41Ils veulent brûler ?
18:43On marque une pause
18:43et on revient effectivement
18:45sur ce sujet des PME
18:47puisque personne n'en parle.
18:49La France doit continuer
18:51à avancer.
18:52Et maintenant,
18:53la France s'est levée,
18:54un peu congelée
18:55ce matin
18:56avec cette crise politique.
18:5812h12,
18:59vous écoutez Christine
19:00Kéli et vous
19:00sur Europe 1,
19:02émission spéciale
19:03après la démission
19:04du Premier ministre
19:05Sébastien Lecornu.
19:07Et maintenant,
19:07le débat se poursuit
19:08dans un instant avec vous.
19:09Bien sûr,
19:10faites comme Stéphanie,
19:11réagissez au 0,
19:121,
19:1280,
19:1220,
19:1330,
19:1321,
19:1321.
19:13A tout de suite
19:14sur Europe 1.
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