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  • il y a 11 mois
Une nuit, à peine plus. Un peu plus de douze heures après avoir constitué l'essentiel de son gouvernement - il manquait cinq ou six ministres délégués - Sébastien Lecornu vient de présenter sa démission (https://www.laprovence.com/article/france-monde/9296351173899114/des-son-premier-jour-le-gouvernement-lecornu-proche-de-limplosion) au président de la République qui l'a acceptée. Le communiqué de l'Élysée est aussi laconique que la situation est tortueuse. Dans les boucles des réseaux sociaux, où s'agitent les parlementaires et élus régionaux d'un socle commun explosé, les "je n'y comprends rien" le disputent au "c'est la cata".
Seul Premier ministre de la Ve République qui n'aura même pas eu le temps de mettre les pieds à l'Assemblée nationale (https://www.laprovence.com/article/politique/109431336601815/edito-bateau-politique-a-la-derive), ne serait-ce que pour y prononcer son discours de politique générale, Sébastien Lecornu a tenté, ce matin, d'apporter quelques explications. "On ne peut pas être Premier ministre lorsque les conditions ne sont pas remplies, entame-t-il. J'ai tenté de les bâtir, de répondre à a quelques urgences importantes. Ma parole a été rare. J'ai tenté de construire un cheminement avec les partenaires sociaux sur des sujets qui avaient pu faire l'objet de blocages,ajoute-t-il en évoquant l'assurance chômage et le financement de la Sécurité sociale. Des lignes ont parfois bougé", note-t-il, avant de mettre, d'une voix posée, visage soulagé, les représentants des partis politiques face à leurs contradictions."Il suffirait de peu pour que ça fonctionne"
Et ce n'est pas tendre. "J'en suis arrivé à la conclusion vendredi que le Parlement devait toujours avoir raison, justifiant son renoncement à l'article 49-3 pour gouverner (https://www.laprovence.com/article/politique/1611438511837215/en-renoncant-au-49-3-sebastien-lecornu-fait-semblant-de-se-mettre-a-nu). En ce lundi, les conditions n'étaient plus remplies, répète-t-il. Pour trois raisons. Les formations politiques ont fait mine de ne pas voir la rupture du 49-3. Il n'y avait plus de prétexte pour ne plus faire leur métier. Ensuite, les partis continuent d'adopter une posture comme s'ils avaient tous la majorité absolue à l'Assemblée nationale. C'est le cas des formations du socle commun et des oppositions. Enfin, la composition a donné lieu au réveil de quelques appétits partisans, non sans lien avec la future présidentielle. En aucun cas, il faut revivre les mauvais moments de la IVe République, conclut-il d'une pointe d'optimisme. Il suffirait de peu pour que ça fonctionne. En étant plus désintéressés, en sachant faire preuve d'humilité, d'effacement de certains egos."

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Transcription
00:00Je suis surpris, il vient d'arriver.
00:09S'il a démissionné, il voit que rien ne marche.
00:13Franchement, je ne sais pas si j'en pense du bien ou du mal,
00:15mais je trouve que ça donne une image assez critique à la France,
00:20quand même assez instinctive.
00:22Il a peut-être montré un peu plus de courage que les autres,
00:25mais dans l'ensemble, si c'est pour faire la même politique,
00:28voilà, qui démissionne ou pas, ça me fait ni chaud ni froid.
00:32Et je pense qu'on a pris les mêmes, on a remis les mêmes,
00:35donc des Macron, des Macron, des macronistes,
00:39et il n'avait peut-être pas la possibilité de gouverner,
00:43peut-être comme il l'entendait.
00:45Donc il n'y a rien qui va changer,
00:47qu'il soit là ou pas, pour moi ça ne change rien.
00:49Moi je pense qu'il était déjà très très ami d'un président
00:52qui est déjà très décrié,
00:54et qu'il l'a dit lui-même, je pense que ce sera compliqué,
01:02ben voilà, il a sûrement très bien fait.
01:04Merci.
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