00:00Ça veut dire que si les socialistes ne choisissaient pas de censurer cette semaine Sébastien Lecornu,
00:04vous ne comprendriez pas leur position, vous la condamneriez.
00:08En fait, vous faites comme si tout ça était figé.
00:11Les parlementaires vont se prononcer par rapport à la censure sur un discours de politique générale du Premier ministre,
00:18dont j'ai vu d'ailleurs la semaine dernière dans la presse, qu'il essayait un peu de tester par son entourage
00:22si c'était vraiment obligatoire qu'il en fasse un.
00:24On voit qu'ils sont très pressions de leurs appuis.
00:26Donc là, il va en faire un, si j'ai bien compris, mardi.
00:28On verra.
00:30On verra s'il y a un gouvernement tout à l'heure et on verra s'il y a un discours de politique générale mardi.
00:33Et on se basera dessus.
00:34Mais pour l'instant, vous voyez bien que sa stratégie du chloroforme de tous nous endormir,
00:38elle fonctionne un petit peu parce qu'il n'avait pas de gouvernement, il n'avait pas fait de discours.
00:43Là, il va devoir sortir de l'ambiguïté.
00:44Et en général, on ne sort de l'ambiguïté qu'à ses dépens.
00:46Parce que justement, il y a deux conséquences possibles à ça.
00:49La première, c'est que le président choisisse de dissoudre.
00:51Donc ça, vous y êtes ouvert, vous y êtes prête.
00:54On ne peut pas avoir peur du vote des Français.
00:55Mais je vous signale quand même que c'est une fausse solution.
00:59Le problème aujourd'hui, ce n'est pas l'Assemblée nationale.
01:02L'Assemblée nationale, elle est très, très légitime.
01:03Elle est peut-être clivée en trois blocs, ce qui n'est pas pratique.
01:06Mais enfin, c'est le fruit du vote des Français.
01:07C'est d'un vote qui fait l'objet d'une participation historique dans l'histoire des 30 dernières années.
01:14C'est le record de participation depuis 1981.
01:17Et cette élection législative a eu lieu il y a un tout petit peu plus d'un an.
01:20Donc pour moi, l'Assemblée nationale n'est pas le problème.
01:22On doit composer avec cette une donnée.
01:24Elle est néanmoins incapable de faire des compromis.
01:26Mais la deuxième option à la main du Président...
01:29Le problème aujourd'hui, ce n'est pas le Parlement, c'est le gouvernement.
01:31Et la deuxième option à la main du Président, c'est qu'il choisisse de renommer encore un nouveau Premier ministre.
01:36Ce serait le quatrième de cette crise.
01:38Mais en fait, ce qui est intéressant, parce que vous posez toujours en premier la question de la dissolution.
01:42Comme si il serait plus évident pour Macron de replonger le pays dans la crise,
01:47avec un mois où ce serait, vous voyez comment c'était les derniers,
01:50les élections tous les jours, tout le temps.
01:52Réannuler les mariages pour libérer les salles des fêtes.
01:54Plonger tout le pays dans une sorte d'enfer.
01:56Qui inquiète les marchés financiers ?
01:58Enfin, on va se reviser ce sketch pour une seule raison.
02:00Parce qu'il ne veut pas passer par la case nomination d'un Premier ministre de gauche ou écologiste.
02:04C'est quand même dingue.
02:06Donc pour vous, il faut faire ça avant une dissolution ?
02:07Non, mais ça montre bien à quel point il est dans l'obstruction à la fin.
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