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  • il y a 5 mois

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00:00J'aimerais commencer avec une actualité positive, je vous promets que j'aimerais commencer avec quelque chose qui va bien en France,
00:05mais malheureusement c'est une situation inquiétante, dramatique, à Nice, la guerre liée au trafic de drogue dans l'une des plus grandes villes du pays, à savoir Nice.
00:18Hier soir dans le quartier des Moulins, qui n'est pas un quartier simple, il faut le dire, mais c'est un quartier où il y a 8000 habitants dans Nice,
00:24a fait une fusillade, a fait au moins deux morts et cinq blessés.
00:30Cette triste réalité, elle se déroule sous nos yeux avec malheureusement des histoires dramatiques qui se répètent.
00:36Je voudrais qu'on ait tous les éléments de l'enquête avec Félix Perola et Charlotte Gorzala,
00:41et on sera en direct avec Bruno Bartosetti, secrétaire national chargé de la zone sud pour Unité, qui connaît parfaitement Nice.
00:49C'est dans ce quartier sensible de Nice qu'a eu lieu la fusillade.
00:52Christian Estrosi s'est rendu sur place et dénonce des règlements de compte sur fond de narco-banditisme.
00:57Nous sommes sur un règlement de compte de toute évidence dont l'origine est le narco-banditisme.
01:05Nous sommes sur un territoire qui pourrait être un territoire perdu de la République et je ne l'accepterai pas dans ma ville.
01:12Un quartier déjà connu pour de violents règlements de compte.
01:14Je vous rappelle, il y a plus d'un an de cela, sept pauvres membres d'une famille comorienne étaient décédés dans cette même cité des Moulins.
01:25Depuis, nous n'avons cessé d'avoir régulièrement des règlements de compte, même s'ils n'étaient pas de la même ampleur.
01:31Le préfet a annoncé dès ce samedi le déploiement de renforts pour assurer le retour à la sécurité dans le quartier.
01:37Et je vous propose d'écouter Laurent Martin de Frémont, responsable syndical, qui a poussé un coup de gueule après ce nouveau drame en disant
01:45« À un moment donné, il va falloir cesser ce Far West ».
01:48On dénombre deux personnes décédées, trois personnes blessées en urgence absolue et deux personnes plus légèrement blessées.
01:55Le bilan est extrêmement lourd. Il est temps de faire cesser une scène de Far West.
02:03Pardonnez-moi, mais c'est le Far West actuellement et il va falloir que ça cesse.
02:07Comment ? Eh bien, on réclame de manière très très forte, vigoureuse, de manière véhémente, parce qu'il y a lieu aujourd'hui, des effectifs.
02:16Il faut mettre des flics sur le terrain. Il faut mettre des flics dans les services d'enquête.
02:22Il faut absolument que tout ceci cesse.
02:24Et je rappelle le bilan, il est de deux morts et de cinq blessés.
02:28Bonjour Bruno Bartosetti.
02:30Oui, bonjour.
02:31Merci d'être en direct avec nous pour Eliott Deval et vous sur Europe 1.
02:35Vous connaissez parfaitement la zone, vous alertez depuis des années.
02:39Et ce matin, on est contraint de commencer cette émission par ce drame, par cette nouvelle fusillade,
02:44avec une scène de crime qui nous rappelle ce qu'on peut voir en Amérique latine, en Amérique centrale.
02:51Mais là, ça se passe à Nice.
02:53Alors souvent, les journalistes parlent d'une enclave en parlant du quartier des Moulins.
02:57Ils se mettent le doigt dans l'œil.
02:58C'est un quartier sensible, c'est certain, mais on est vraiment dans la ville.
03:04Et ce n'est pas un quartier très loin du centre niçois.
03:09La question qu'on se pose ce matin, c'est de quoi ce drame est-il le nom, Bruno Bartosetti ?
03:15Oui, comme vous le soulignez, c'est vrai que la comparaison, on peut la faire avec l'Amérique latine.
03:20Pourquoi ? Parce que le fonctionnement est le même, même s'il y a moins de règlements de compte,
03:26on est dans ce même fonctionnement.
03:27Et puis après, on peut élargir, comme on l'a déjà dit, sur le blanchiment, la corruption, etc.
03:31Pour revenir à cette fusillade qui n'est pas isolée, parce que ce n'est pas la première fois,
03:36que ce soit en zone sud ou à Nice, régulièrement.
03:40Régulièrement, nous avons des règlements de compte.
03:42Et aujourd'hui, force est de constater que malgré le travail des policiers,
03:47eh bien, l'insécurité est présente sur le terrain.
03:50Alors, bien sûr qu'il faut des flics sur le terrain pour sécuriser la population.
03:58Je rappelle quand même qu'en France, vous avez autant de policiers qu'il y a 25 ans.
04:02Et on n'est pas dans la même délinquance.
04:03Maintenant, c'est régulier le nombre de morts, de règlements de compte
04:08que l'on dénombre sur Nice ou ailleurs, ou Marseille, ou sur la zone sud.
04:14Donc, il faut une vraie volonté politique.
04:16Sinon, on se fait bouffer, on se fait dépasser.
04:19C'est ce qui se passe actuellement.
04:20J'entends M. Estrosi quand il dit
04:21« Je ne tolèrerai pas ce qui se passe aujourd'hui à Nice ».
04:26Mais ça fait longtemps qu'il le dit.
04:27Et il n'en est pas le responsable.
04:29Donc, ça veut dire qu'il faut aujourd'hui réagir très, très sérieusement en France.
04:33J'avais Mathieu Vallée, porte-parole du Rassemblement National,
04:37député européen, qui est un ancien responsable syndical de police.
04:42Il connaît, lui aussi, le terrain.
04:44Il a pu échanger avec certains policiers cette semaine du côté de Nice
04:48qui disait « Mais attendez, les trafiquants dans ce quartier-là,
04:52on peut les arrêter cinq, six, sept fois.
04:55On les voit ressortir à chaque fois. »
04:57Lui, il a pointé le laxisme judiciaire.
05:00C'est-à-dire que le bleu fait le travail sur le terrain,
05:03mais si vous ne les mettez pas en prison,
05:05ça ne fait que se répandre, en quelque sorte,
05:08comme un cancer qui se métastase.
05:09La sanction, effectivement, doit être immédiate.
05:14Ça, c'est la première chose à retenir.
05:16Et malheureusement, il y a cette attente insupportable.
05:20Et le jeune de 14, 15 ans qui est pris dans l'étau de gré ou de force,
05:25j'insiste là-dessus, dans l'étau des réseaux de stupéfiants,
05:30un petit peu comme le fonctionnement de la prostitution,
05:32il n'a que ce repère-là, la rue.
05:35Et si on ne l'isole pas,
05:36mais même lorsqu'il est mineur, le gars,
05:38on doit l'isoler, le mettre dans des centres d'éducation fermés.
05:41On ne peut pas aujourd'hui,
05:42même avec une sanction immédiate d'ailleurs,
05:45et peut-être un peu sévère,
05:48je l'espère qu'on y viendra,
05:50eh bien on sait que malheureusement, le trafic continue.
05:52Donc, au-delà des sanctions pénales
05:55qui doivent être beaucoup plus sévères et rapides,
05:57il faut aller plus loin en volonté politique
06:00pour freiner ce fléau
06:04qui est le réseau de stupé à Nice comme ailleurs.
06:07Vous restez avec nous, bien évidemment, Bruno Bartosetti,
06:09si vous souhaitez réagir en direct sur Europe 1,
06:1101, 80, 20, 39, 21, avec cette question,
06:16et c'était la formule d'un de vos confrères,
06:18Laurent Martin de Frémont,
06:19responsable syndical du côté du Sud-Est,
06:22qui a dit, on a des scènes de Far West.
06:24Est-ce que selon vous,
06:26dans certains quartiers de France,
06:28finalement, vous pouvez comparer ces scènes
06:31avec ce qu'on pouvait voir dans les films,
06:33ces fusillades ?
06:33Est-ce que c'est le Far West ?
06:35Est-ce qu'on a basculé dans un narco-territoire,
06:38dans certains territoires français ?
06:40Georges Fenech, je me tourne vers vous.
06:42C'est vrai que, vous savez,
06:43on emploie souvent cette expression du côté des politiques,
06:47on fait la guerre contre le trafic de drogue.
06:48La guerre, elle est là, en fait.
06:50Elle est sur notre sol.
06:50Sauf que lorsque le procureur de Marseille,
06:53devant une commission d'enquête sénatoriale,
06:55dit, nous sommes en train de perdre la guerre,
06:57il se fait sermonner par le garde des Sceaux,
07:00Éric Dupont-Moretti à l'époque,
07:02qui lui reproche d'avoir dit ça.
07:04Il avait dit la vérité,
07:05et sous la foi du serment.
07:06On a pris beaucoup,
07:07beaucoup de retard.
07:09Bon, il se trouve que ces derniers temps,
07:10effectivement,
07:11on sent qu'il y a quand même
07:12une prise de conscience et une action.
07:15On veut pour preuve la création
07:16d'un parquet national anti-drogue,
07:19anti-criminalité,
07:20également des dispositifs législatifs,
07:23aujourd'hui, de procédures d'enquête
07:24plus efficaces,
07:26comme le statut de repenti
07:27emprunté aux Italiens, par exemple.
07:29De même, la création de ces prisons haute sécurité,
07:32comme celle de Vendin-le-Vieille,
07:33où le trafiquant ne peut plus continuer
07:35son activité depuis sa cellule.
07:39Donc, on voit bien qu'il y a quand même,
07:40aujourd'hui, une prise de conscience.
07:43Reste que,
07:43et là où M. Batoissier a raison,
07:46c'est que la justice,
07:47en première, je dirais,
07:50en première intervenance
07:51sur notamment les dealers,
07:53les petits dealers, les mineurs,
07:55n'apporte pas une réponse pénale
07:56suffisamment dissuasive.
07:58C'est tout le problème.
07:59Donc, il y a encore
07:59beaucoup, beaucoup de progrès à faire.
08:01Et puis, les Français sont lassés,
08:03Thomas Bonnet,
08:04des coups de communication.
08:05C'est bien de dire qu'on est en guerre
08:06contre le narcotrafic.
08:08On ne parle plus de narcotrafic,
08:09mais de narcoterrorisme.
08:11Vous avez le maire de Nice actuellement,
08:14Christian Estrosi,
08:14qui s'est rendu sur place hier soir,
08:16qui dit
08:16« Je ne tolèrerai pas
08:18ce qu'il s'est passé ».
08:19On a l'impression que ces discours-là,
08:21depuis des années,
08:22ils se répètent,
08:23mais rien ne bouge.
08:24Et c'est ça
08:25qui sidère les Français.
08:27Vous avez raison.
08:27Et je pense que,
08:28quand on parle du mot « guerre »,
08:29il faut adapter les lois
08:30à cette réalité-là.
08:32Quand vous êtes en guerre,
08:33vous prenez les dispositions
08:34pour faire face à cette guerre.
08:36La loi narcotrafic,
08:37elle est plutôt positive.
08:39Elle va dans le bon sens.
08:40Je note quand même
08:41qu'il y a des dispositifs
08:42qui ont été censurés
08:42par le Conseil constitutionnel,
08:44qui avaient été saisis
08:45par des élus de gauche.
08:45Donc, même sur ce sujet-là,
08:47on voit qu'il y a encore
08:48des gens qui ne tirent pas
08:49dans le même sens.
08:50Moi, je pense qu'il faut
08:51des mesures maximalistes,
08:52parce que sinon,
08:52il sera trop tard.
08:53Et à ce moment-là,
08:54on sera au pied du mur
08:55et on devra effectivement
08:56aller très loin dans la réponse.
08:58Et je pense que personne
08:59n'a envie de ces réponses-là,
09:00donc il faut les anticiper.
09:01Juste sur la réponse judiciaire,
09:03je vous racontais une anecdote.
09:04Il y a quelques années,
09:04je faisais une enquête
09:06sur les téléphones portables
09:07dans les prisons.
09:08Il se trouve que j'ai rencontré
09:08à cet égard
09:10un ancien prisonnier
09:11qui avait passé quelques années
09:12derrière les barreaux,
09:13qui était plutôt
09:14quelqu'un d'important
09:15dans les réseaux criminels
09:15justement liés au narcotrafic.
09:17Il me raconte
09:18que du moment
09:19où il met le pied dans la prison,
09:20il a tout ce qu'il veut
09:22qui l'attend.
09:22C'est-à-dire qu'il a déjà
09:23un réseau qui est présent
09:24dans cette prison
09:25qui lui propose en fait
09:25à peu près tout ce dont
09:26il aurait besoin dans sa cellule.
09:28Donc déjà,
09:28à partir de ce moment-là,
09:29vous comprenez bien
09:30que la réponse pénale,
09:31quand elle est prononcée,
09:32ce qui n'est pas toujours le cas,
09:33même cette réponse-là,
09:34elle n'est absolument
09:35pas dissuasive en fait.
09:36Oui, mais c'est bien pour ça
09:37que Gérald Darmanin
09:38a mis en place
09:38les quartiers de haute sécurité,
09:40vant à lever,
09:40et on voit à quel point
09:41il est difficile
09:42quand on est garde des Sceaux
09:44de mettre des mesures drastiques
09:46et de les présenter.
09:48Il avait face à lui
09:49des ligues de droits de l'homme,
09:50des syndicats,
09:51des responsables politiques,
09:53des avocats.
09:55Il a failli être devant
09:56la cour de justice
09:57de la République.
09:58Bref,
09:58on voit à quel point
09:59c'est compliqué.
10:00On reste avec vous,
10:01cher Bruno Bartosetti.
10:02On sera en direct
10:03dans un instant
10:04avec Frédéric.
10:05On revient dans un instant.
10:06On parlera justement
10:07du Hamas
10:08dans quelques instants
10:09et de la libération,
10:10l'espoir d'une libération
10:12des otages.
10:12Mais restons sur l'actualité
10:13en France,
10:14actualité dramatique
10:15après cette fusillade
10:17faisant deux morts
10:18et cinq blessés.
10:20Ça s'est passé hier
10:21dans un quartier
10:22dissensible de Nice,
10:24le quartier des Moulins,
10:25là aussi,
10:26qui est régulièrement
10:27connu,
10:28tristement connu
10:29pour des faits
10:31liés au trafic
10:31de stupéfiants.
10:32On est avec
10:33Bruno Bartosetti
10:34en direct,
10:35secrétaire national
10:36chargé de la zone sud
10:37pour le syndicat
10:38de police unité.
10:39Mais on est aussi
10:40avec Frédéric.
10:41Bonjour Frédéric.
10:43Bonjour Idiot
10:43et merci
10:44de me prendre
10:44dans l'antenne.
10:45et je voulais aussi
10:46vous féliciter
10:47toute l'équipe
10:48de vous et de ces news
10:49parce que vous êtes
10:51les derniers
10:51qui ont un peu de courage,
10:52ce qui n'est pas évident.
10:53Ben écoutez,
10:53non,
10:54on n'est pas les seuls.
10:54Il y a le JDD,
10:55il y a Europe 1,
10:58il y a le JDD News,
11:00il y a le Figaro,
11:02il y a Valeurs Actuelles.
11:03Il faut saluer
11:04tout le monde,
11:05bien évidemment.
11:05Alors,
11:05c'est tout le monde,
11:06mais je mettais tout le monde
11:07dans mon expression.
11:08Mais vous avez bien fait.
11:09Merci de nous soutenir,
11:10cher Frédéric.
11:10Vous savez,
11:12c'est plus,
11:13c'est viscéral
11:15quand on voit
11:16ce qui se passe
11:17dans ce pays.
11:18Écoutez,
11:19moi,
11:19je suis atterré,
11:21atterré de voir
11:22cette lâcheté
11:23parce qu'il y a
11:23une lâcheté.
11:24Alors,
11:24on n'arrête pas
11:25de prévoir des textes,
11:26machin,
11:27bon.
11:28Il n'y a rien,
11:29il n'y a rien,
11:30il n'y a rien de fait.
11:31Cette histoire
11:32de trafic de drogue
11:33qui est derrière,
11:34vous avez en filigrame
11:35l'islamisme,
11:36il ne faut pas se leurrer
11:37derrière,
11:38le fond du problème,
11:39il est là.
11:39Écoutez,
11:41on est là,
11:41qu'est-ce qu'on a,
11:42c'est comme si on avait
11:43un verre d'eau
11:44pour éteindre un incendie.
11:47Tout le moindre truc,
11:48on craint,
11:49on a peur,
11:50il ne faut pas,
11:51écoutez,
11:51moi,
11:53je me demande
11:53qui fait la peur belle
11:55là-dedans,
11:55qui tire la marron du feu
11:56parce que,
11:57écoutez,
11:57franchement,
11:58voir une telle lâcheté,
12:00alors,
12:01je ne dis pas
12:01les pouvoirs publics,
12:02ils n'ont rien,
12:02la police n'a aucun moyen,
12:04quand on a affaire
12:05à des gens comme ça,
12:06comme on disait,
12:06c'est la guerre,
12:07c'est la guerre,
12:08ce n'est pas,
12:10oui,
12:10attention,
12:10vous vous rendez compte
12:11qu'est-ce qui va se passer,
12:12enfin bon,
12:13c'en est,
12:14mais je ne comprends pas
12:15comment on est arrivé là,
12:17il y a des,
12:18je pense qu'il y a des lois,
12:19à ce moment-là,
12:20si ça ne va pas,
12:21on prend l'article 16
12:22et puis on tape dedans
12:23une fois pour toutes
12:23et on n'en parle plus,
12:25mais là,
12:25regardez,
12:26c'est un pas en avant,
12:27deux en arrière,
12:28pas de moyens,
12:29bon,
12:30Retailleau va là,
12:31machin va là,
12:32bon,
12:32on vous sent désabusé,
12:35cher Frédéric,
12:36ce qui est intéressant,
12:38allez-y,
12:38je suis surtout en révolte,
12:40surtout en révolte,
12:40ce qui m'attrice,
12:42c'est cette lâcheté,
12:43la police,
12:44la police,
12:44ça ne peut rien faire,
12:45bon,
12:45quant à la justice,
12:46il y a quelques médias magistrats,
12:48bien sûr,
12:48intègres,
12:49mais malheureusement,
12:50on voit ce qui se passe,
12:52mais si vous voulez,
12:53c'est dramatique
12:54de voir une telle situation
12:55et on est là,
12:58tremblant,
12:59tremblant,
13:00la peur de ce qui va se passer,
13:02honnêtement,
13:04la police,
13:05la justice doivent être craintes,
13:07c'est pas,
13:07maintenant,
13:07on ne craint plus la police,
13:08alors bon,
13:09qu'est-ce que vous voulez,
13:09je vous dis,
13:10on lui a enlevé tout pouvoir
13:12et c'est dramatique,
13:15de toute façon,
13:16dans la vie,
13:16quand on veut être respecté,
13:18il y a deux choses,
13:19il faut soit être aimé,
13:20soit être craint,
13:21et on est l'un,
13:22ni l'un,
13:23ni l'autre.
13:23Après,
13:24vous dites,
13:24la police ne peut rien faire,
13:25sur le terrain,
13:26mais j'ai bien compris
13:26ce que vous vouliez dire,
13:27c'est-à-dire que face à la vague,
13:29la police peut être en difficulté,
13:32surtout que régulièrement,
13:35les forces de l'ordre interpellent,
13:37vont démanteler des points de deal,
13:40mais sauf que quand vous avez
13:41des personnes qui sont interpellées,
13:43est-ce qu'elles sont directement
13:44derrière les barreaux ?
13:45C'est pas forcément le cas.
13:46Et lorsqu'on est un petit délinquant
13:48et qu'on voit qu'on est interpellé dix fois
13:50et qu'à la dixième fois,
13:52on n'est toujours pas mis derrière les barreaux,
13:54vous passez du petit délinquant
13:55au grand délinquant
13:57et vous n'avez pas peur
13:58de prendre des armes
13:59et voilà ce qui est en train
14:00de se passer du côté de Nice.
14:04Mais ce qui arrive à Nice
14:05arrive malheureusement
14:06dans les plus grandes villes françaises
14:08et parfois dans les ailes rurales.
14:09C'est partout, c'est partout.
14:11Bien sûr.
14:11C'est partout.
14:12Moi, je suis sur Bordeaux,
14:13mais la situation est la même.
14:16Le problème, c'est qu'on est coincé
14:20par toute cette mentalité de soumission
14:25parce qu'on est vraiment...
14:27C'est terrible de voir ça,
14:28de voir ce pays.
14:29Moi, je dis, ces gens-là,
14:31d'ailleurs, c'est même par la prison.
14:32On a des terres bien loin au milieu de la mer.
14:36Il faut déporter tout ça.
14:37Avant, vous aviez en France
14:40des interdits de séjour.
14:41Quand vous aviez un délinquant,
14:43un ancien souteneur ou machin comme ça,
14:45quand il sortait de présent,
14:45d'abord, il était interdit de séjour
14:47dans les villes de plus de tant habitants
14:49et terminé.
14:50Bon, déjà.
14:51Et sans ça avant,
14:52écoutez, moi, je regrette,
14:53on avait Cayenne.
14:54Et croyez-moi,
14:55ceux qui en revenaient,
14:56ils étaient calmés.
14:58Bon, écoutez,
15:00Frédéric, c'est votre position.
15:02On dit, Europe 1, c'est une parole libre,
15:04c'est une parole plurielle.
15:06Peut-être que certains seront d'accord
15:08avec vos idées,
15:10d'autres seront peut-être heurtés
15:11par ce que vous proposez.
15:13Mais...
15:14M. Darmanin a annoncé
15:15la transformation
15:16en prison de Cayenne
15:18en quartier aussi de haute sécurité.
15:20Il faut le savoir.
15:21Thomas Bonnet.
15:22On disait que c'était partout.
15:24Merci Frédéric.
15:25Merci cher Frédéric.
15:26C'est moi qui vous remercie.
15:27C'est moi.
15:28Selon les chiffres officiels
15:29des autorités françaises,
15:3179% des communes du territoire
15:33sont concernées aujourd'hui
15:34par le trafic de stupéfiants.
15:35Donc, effectivement,
15:36oui, on peut le dire,
15:36c'est partout.
15:37Maintenant, la question
15:38qu'on peut se poser,
15:39c'est comment on récupère
15:39ces territoires.
15:41Le quartier des Moulins,
15:42il y a bien un moment
15:42où il va falloir que l'autorité
15:43de l'État s'y exerce à nouveau.
15:44Ça fait 10 ans
15:45que c'est un quartier prioritaire,
15:46le quartier des Moulins.
15:47Non, mais moi, je ne parle pas du quartier
15:47parce que ça, on a bien vu
15:48que ça ne marchait pas,
15:48les quartiers prioritaires de la ville.
15:49Ça fait 10 ans.
15:50C'est plus de 110 milliards
15:52dans toute la France
15:53qui ont été investis
15:53dans les quartiers dits prioritaires.
15:55Depuis 2010.
15:56Depuis 2010.
15:57Bruno Bartosetti,
15:58vous êtes toujours avec nous.
16:00C'est intéressant
16:01parce que Thomas Bonnet
16:03parlait justement
16:04de comment on peut
16:05remettre un peu d'ordre
16:07dans ces quartiers.
16:07En une minute,
16:08qu'est-ce qu'on pourrait faire,
16:09Bruno Bartosetti,
16:10pour que la population
16:12qui subit
16:12ce trafic de drogue,
16:14qui subit
16:14cette insécurité,
16:15qui subit
16:16ces scènes de guerre,
16:18qu'est-ce qu'on peut leur dire
16:19ce matin
16:19pour qu'elles soient
16:20rassurées
16:21et qu'il y ait
16:22une sorte d'espérance
16:24à travers notre émission
16:26et les propositions
16:27que vous pourriez faire,
16:28Bruno Bartosetti.
16:29Oui,
16:30vu que vous m'accordez une minute,
16:31je vais essayer
16:31de faire au mieux.
16:33Très rapidement,
16:34c'est de mettre
16:34des effectifs
16:35à long terme
16:36sur le terrain
16:37pour sécuriser la population.
16:39Faire venir
16:40une compagnie de CRS
16:41pendant 15 jours
16:42montre des résultats.
16:44Ça veut dire
16:44que si on les avait
16:45toute l'année,
16:46on aurait des résultats.
16:47Ça, c'est la première chose.
16:48Et la deuxième chose,
16:50c'est qu'il faut travailler
16:51sur les réseaux de stupéfiants
16:52dans tous les secteurs,
16:54sur le consommateur,
16:55sur le blanchiment,
16:56sur la corruption,
16:57sur la délinquance,
16:59sur, bien sûr,
16:59les sanctions judiciaires.
17:02Prenons exemple
17:03sur ce qui s'est passé
17:04en Italie
17:05ou en Espagne
17:05où on regardait
17:06ces pays par le passé
17:08comme des pays
17:08où il y avait
17:10une forte délinquance.
17:11Ça s'est inversé.
17:13Donc,
17:13il y a
17:14des possibilités,
17:16non pas pour gagner le combat
17:17parce qu'on ne le gagnera jamais,
17:18jamais on ne le gagnera,
17:20mais si on ne réagit pas,
17:21on va perdre.
17:22C'est-à-dire,
17:23quand je dis
17:23qu'on ne va jamais gagner,
17:24on doit pouvoir faire baisser
17:26et freiner
17:26ce fléau de réseaux de stupéfiants
17:29dans tous les secteurs
17:30que je viens de développer.
17:31Eh bien, écoutez,
17:32un grand merci Bruno Bartosetti.
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