Alors que le gouvernement cherche à renflouer les caisses de l'État, et essaye de proposer un budget le plus rapidement possible, la taxation sur les successions revient sur la table. Sauf que l'impôt sur la succession est la taxe la plus détestée par les Français.
00:00Oui, Bernard Cohen-Hadad, comment est-ce que ça résonne, ça, chez les sociétés, cette proposition d'une taxe sur le patrimoine financier ?
00:07Écoutez, on est un certain nombre à penser qu'il faut une plus grande équité fiscale, et c'est une attente des Français, c'est une attente aussi de nos entrepreneurs,
00:15parce que nos petits entrepreneurs, commerçants, artisans, indépendants, vous pouvez être indépendants, travailler non salariés, vous n'avez pas d'airbag,
00:21je veux dire, vous n'avez pas de retrait de chapeau, de parachute doré, donc ça, on l'entend, nous.
00:26Mais d'un autre côté, on est aujourd'hui dans une telle concurrence internationale, où on ne veut pas que les décisions qui sont prises affaiblissent la politique économique de la France,
00:36comme on l'a pu le voir cet été, avec cette crispation sur les 44 milliards, qui n'étaient pas nécessaires forcément,
00:44et qui plombaient l'activité économique, alors qu'on avait un véritable besoin de stabilité.
00:50Donc nous, ce qu'on attend, c'est bien entendu que certains effets d'aubaine en matière de politique fiscale, qui ne touchent pas l'ensemble de nos entreprises, soient effacés.
01:00Par exemple, dans le pacte d'Utreil, qui est l'outil professionnel de transmission par excellence, qui est un super truc, dont on nous a parlé à un moment, du risque de le voir effacé.
01:10Bien entendu, quand vous avez, par exemple, un bateau qui est lié à l'outil professionnel, qui n'est pas à l'entreprise,
01:16ou quand vous avez des appartements qui sont sur le pacte d'Utreil en transmission, il faut peut-être se dire à un moment que ce n'est pas comme ça qu'avait été pensée la loi à l'origine.
01:23Donc ça, il faut le revoir. En revanche, essayer aussi de rapatrier chez nous un certain nombre d'investissements à l'étranger,
01:30des grands groupes qui sont à 85% délocalisés en matière de production, je l'évoquais tout à l'heure, et puis aussi faire en sorte, je le redis,
01:38ça a été dit par Madame la députée, d'alléger les charges qui sont sur le travail en matière d'heures supplémentaires,
01:46de primes de partage de la valeur, de la déplafonner et aussi de la libérer.
01:51Plus on libérera l'entreprise, ça peut dire qu'on fait n'importe quoi, c'est pas le Far West, plus on permettra de créer de la richesse de proximité.
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