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  • il y a 4 mois
Les Vraies Voix responsables avec Laurent Zagaroli, fondateur de Be a Boss ; Stéphanie Edmond-Mariette, présidente de SEM Habitat durable.
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##LES_VRAIES_VOIX_RESPONSABLES-2025-10-01##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, les vraies voix qui font bouger la France, les vraies voix responsables.
00:05Et les vraies voix responsables ce soir, c'était la finale du trophée BioBoss en partenariat avec Sud Radio
00:10qui distingue chaque année les projets entrepreneuriaux les plus prometteurs portés par des femmes.
00:15Ça s'est déroulé le 25 septembre dernier.
00:17Trois lauréates ont été mis à l'honneur par leurs talents et leurs forces et leurs idées, Philippe.
00:22Oui, et ce soir nous recevons Laurent Zagaroli, qu'on connaît bien, fondateur de BioBoss.
00:28Et quelle bonne idée, bonsoir.
00:29On va en parler de toute façon de cette année de BioBoss.
00:34Et Stéphanie Edmond-Mariette, présidente de SEM Habitat Durable, qui fait partie des trois lauréates de cette année.
00:41Bonsoir.
00:42Bonsoir Philippe.
00:43Et on vous souhaite la bienvenue, on est ensemble jusqu'à 20h.
00:48Donc Laurent Zagaroli qui est avec nous le 25 septembre dernier, cette remise de trophées de ces lauréates.
00:57On va en parler, mais moi j'aime aussi parler de toutes celles que vous avez rencontrées dans ce tour,
01:04que vous avez fait à travers la France avec des idées formidables.
01:08Et on se dit que l'entrepreneuriat féminin est finalement prendre une dimension assez grande.
01:13Oui, on a effectivement clôturé notre roadshow national jeudi dernier, après huit étapes dans huit régions.
01:19Et c'est vrai que depuis février, première étape à Bordeaux, on a rencontré cette année, on a eu un peu plus de 800 candidatures.
01:25C'est énorme.
01:26On en a sélectionné 61 qui ont pitché dans chacune des régions.
01:29Et puis on avait 16 finalistes à Paris jeudi dernier qui ont abouti aux trois lauréates que vous allez découvrir pour l'une d'entre elles dans quelques instants.
01:38Ça a été difficile j'imagine encore une fois ?
01:41C'est de plus en plus difficile, c'est difficile dans les régions.
01:44Et puis quand on arrive à Paris, c'est très difficile pour les membres du jury parce qu'on a des projets qui sont incroyables.
01:49Vous le verrez je pense dans quelques instants.
01:51Et on a des pitchs qui sont d'une qualité incroyable également.
01:55Et puis une diversité de projets maintenant, on en a sur tous les secteurs d'activité, ça c'est vraiment super.
02:00Et comment est né BioBoss ? Rappelez-nous-le, c'était la onzième édition.
02:04C'était la onzième édition, ça fait dix ans.
02:06En fait j'avais créé moi il y a dix ans un média qui s'appelait Digital Business News.
02:11On mettait à l'honneur des start-up tous les jours et on a commencé à créer des événements pour mettre en relation des start-up avec des investisseurs ou avec des grands groupes.
02:18Et au bout de trois événements, je me suis dit c'est pas possible, j'ai vu zéro femme venir présenter un projet.
02:23Il faut créer un événement pour pousser les femmes à entreprendre.
02:25Et de là est venue l'idée de créer BioBoss.
02:28Est-ce qu'elles sont aujourd'hui plus actives, plus...
02:33Généralement les femmes entrepreneurs, elles ont tendance à s'oublier, à se mettre un petit peu en retrait plutôt que les hommes qui ont une facilité à se mettre en avant.
02:43Est-ce qu'on sent quand même qu'elles se déploient aujourd'hui ?
02:45Alors c'est vrai qu'elles se mettent peut-être un peu plus en retrait que les hommes.
02:51Mais malgré tout, je trouve qu'aujourd'hui, il y a maintenant beaucoup, beaucoup de structures qui accompagnent les entrepreneurs d'une manière générale et les entrepreneurs en particulier.
03:01D'ailleurs toi tu fais partie du réseau Les Premières qui accompagne que les femmes.
03:04Je pense que le terrain, le terreau entrepreneurial, il est beaucoup mieux depuis quelques années.
03:13Et puis il y a beaucoup d'initiatives comme la nôtre qui les incitent à se mettre en avant, à répondre oui quand on les sollicite, à déposer des dossiers de candidature à droite à gauche, à intervenir à l'événement de BPI France.
03:23Pardon, je vais juste poser une question à Stéphanie Edmond-Mariette.
03:29Quand j'ai dit que je disais que c'était difficile de se mettre en avant, je vous ai vu hocher la tête.
03:35Elle a dosé l'idée.
03:37Ça rappelle un film avec Louis de Funès.
03:39C'est compliqué pour une femme en fait, aujourd'hui.
03:43Effectivement, on a certains freins à l'entrepreneuriat féminin.
03:49Déjà, de par les peu de rôles modèles qu'on a, on a peu l'habitude de voir des femmes diriger des grandes entreprises.
03:58Et donc ça peut poser question à certains qui ne sont pas habitués à voir des femmes diriger des entreprises.
04:05Et souvent, on a un peu ce stigmate de ne pas pouvoir avoir les épaules pour tenir une entreprise, manager des salariés.
04:17Vous vouliez être entrepreneuse ?
04:19Alors initialement, non, ce n'était pas quelque chose qui me semblait être possible pour moi.
04:23Sur un malentendu, ça peut marcher pour reprendre un autre film comique, mais pas du même registre.
04:30Justement, comment avez-vous connu Be a Boss et comment a cheminé votre candidature ?
04:35Parce qu'on parlera après plus en détail de votre entreprise, qui est génial.
04:38De ce que vous faites du fond du dossier, si je puis dire.
04:41Exactement.
04:42Alors, effectivement, comme beaucoup de femmes entrepreneurs,
04:47alors j'ai commencé déjà dans l'entrepreneuriat et il y a tout un tas d'accompagnements qui étaient possibles.
04:54Et dans certains d'entre eux, je ne trouvais pas ma place vraiment.
04:58On proposait de parler de business, de se donner, de tout péter, d'être dans la concurrence, dans la compétitivité.
05:09Et moi, je voulais vraiment juste faire mon bout de chemin, créer une entreprise.
05:14Qui a du sens.
05:15Qui a du sens, exactement.
05:16Et je me suis tournée vers un accompagnement qui s'appelle Les Premières,
05:20qui est un accompagnement dédié aux femmes ou aux projets portés par une équipe mixte.
05:25Et donc là, j'ai vu effectivement qu'il y avait une particularité à être entrepreneur femme.
05:30Et c'est là que j'ai connu Be a Boss, le concours Be a Boss.
05:33Et les Premières m'ont encouragée à candidater.
05:37Ce qui est fou, Laurent, quand on vous regarde et quand vous les écoutez, c'est qu'il y a une fierté chez vous.
05:40Oui, oui.
05:43Alors, c'est marrant parce qu'à Lyon, on avait une femme qui est intervenue en tant que marraine.
05:48Et dans l'assistance, il y a une autre femme qui lui pose la question suivante.
05:53Quand vous avez un débat dans votre entreprise, qu'est-ce qui fait que vous arrivez à remonter la pente ?
05:58Et elle lui a répondu, demandez-vous pourquoi vous faites ça.
06:02Et en fait, ça a résonné en moi.
06:03Et je me suis dit, en fait, je sais pourquoi je fais Be a Boss.
06:06Ce n'est pas une question de fierté.
06:07C'est quand je vois tous les retours positifs depuis jeudi, tous les posts qu'il y a, tous les messages que je reçois,
06:13toutes les stories qu'il y a, je me dis que c'est un événement qui a vraiment du sens,
06:19qui a une fonction, qui sert à quelque chose.
06:22Et c'est pour ça que je le fais et c'est pour ça que je vais continuer à le faire l'année prochaine.
06:25Alors, c'est d'abord très difficile de pitcher son entreprise devant des gens,
06:29puisque ça demande de se faire un peu violence.
06:31Et combien, aujourd'hui, celles qui sont retoquées, finalement, reviennent avec un nouveau pitch,
06:38ou une nouvelle façon, ou une nouvelle forme d'entreprise ?
06:42Est-ce qu'on a des chiffres là-dessus ?
06:44Parce que les femmes ne lâchent jamais.
06:47Non, non, il y en a assez régulièrement, qui est d'ailleurs une des lauréates,
06:51une des trois lauréates de cette année, dépistez-vous,
06:54avait déjà postulé il y a deux ans.
06:55Elle n'avait pas été retenue dans la région.
06:57Là, elle a été retenue à Bordeaux et elle a été lauréate à Paris.
07:01Et on la recevra dans 15 jours, exactement.
07:03L'année dernière, vous aviez reçu aussi une autre lauréate qui avait postulé trois fois.
07:08Oui.
07:08Voilà, donc, et nous, on les incite à postuler d'une année sur l'autre
07:11quand elles ne sont pas retenues, parce qu'en un an, le projet, il évolue,
07:15elle trouve des clients, elle pivote, le discours s'améliore,
07:18elle trouve des fonds, voilà.
07:20Donc, on les incite à repostuler.
07:22Après, ce que je peux vous dire, c'est que dans les candidates qu'on a recommencé depuis dix ans,
07:25donc, en enlevant les trois de cette année,
07:28mais sur les 28 qu'on a récompensé depuis dix ans,
07:30il y en a 23 dont la société existe toujours.
07:33Donc, ça fait plus de 80% de taux de survie.
07:35C'est énorme.
07:36Il y en a huit.
07:38Sur plus d'entre-temps, il y a eu le Covid, etc., quand même, qui n'était pas une sinecure.
07:42Exactement.
07:42Il y en a huit qui ont fait un exit,
07:43donc qui ont vendu leur boîte à un grand groupe ou à une autre société.
07:47Et puis, il y en a 22 qui ont levé pour un peu plus de 56 millions d'euros.
07:51Donc, on va dire qu'on a un track record sur ces lauréates qui est plutôt très positif.
07:55Est-ce que le profil, en 11 ans, a changé des entrepreneuses ?
08:00Parce que ce que disait, c'était intéressant, Stéphanie, elle dit qu'on a des freins.
08:04Est-ce que les freins ont des plaquettes ou des disques qui fonctionnent un peu moins bien
08:09et que, comme ça, les femmes se lâchent plus pour utiliser une métaphore automobile ?
08:12Ce qui a changé, c'est que, un, on a beaucoup plus de candidatures qu'il y a dix ans.
08:17Deux, on en a, c'est ce que je disais un peu tout à l'heure, vraiment sur tous les secteurs d'activité,
08:21alors qu'il y a dix ans, on avait beaucoup de projets autour de la mode, de la petite enfance,
08:25là, on en a vraiment sur tous les secteurs d'activité et sur des secteurs sur lesquels on n'attend pas forcément des femmes.
08:29Ensuite, je pense qu'elles ont toujours un peu des freins qui sont peut-être un peu le manque de confiance en soi,
08:39un peu la perfection, c'est-à-dire qu'elles vont plus attendre qu'un homme que le projet soit parfait pour le lancer,
08:47alors que ça ne sert à rien, puisque le projet, on sait qu'il va évoluer.
08:50Elles vont pivoter, elles vont changer de business model, elles vont changer leur pricing, leur packaging, je ne sais pas, voilà.
08:54Donc il y a quelques freins comme ça, mais je pense que de plus en plus, elles arrivent à les lever à travers des événements comme les nôtres,
09:03mais il y en a d'autres, et qui mettent en avant des rôles modèles et qui font que ça les aide à avancer.
09:07En matière de génération, est-ce qu'on est beaucoup sur de la reconversion ?
09:12Est-ce qu'il y a une jeunesse finalement qui commence à rentrer dans l'entrepreneuriat très très tôt ?
09:17C'est quoi les profils ?
09:19Il y a beaucoup de jeunes, quand même, beaucoup plus de jeunes que de moins jeunes.
09:24Donc c'est le premier emploi ?
09:26Pour certaines, oui, pour une grande partie, oui.
09:28Pour d'autres, elles sont passées par un grand groupe, et puis elles ont eu envie de faire quelque chose qui avait du sens.
09:36Mais pour beaucoup, ça répond à une problématique qu'elles ont eue elles-mêmes,
09:41et auxquelles elles ont voulu répondre parce qu'elles ne trouvaient pas de solution.
09:43Est-ce que le fait, par exemple, de ne pas être passé par un grand groupe, mais par une ou deux ou trois PME, c'est un handicap ou pas ?
09:50Non, non, non, du tout, du tout, du tout.
09:52Non, non, du tout.
09:53Je pense que tous les chemins, être entrepreneur à la sortie de l'école, après un grand groupe, après une PME, après être salarié, il n'y a pas de frein à ça.
10:02Et dans les entreprises que vous sélectionnez, vous êtes allé dans huit régions quand même,
10:06sachant qu'il y en a 13, vous avez fait les plus grandes villes de France.
10:08Est-ce que l'entrepreneuse de province, comme on dit, est différente de l'entrepreneuse parisienne ?
10:16Est-ce qu'il y a encore une différence ?
10:19Je ne crois pas.
10:20Par contre, ce que je peux vous dire, c'est que dans les trois lauréats que l'on récompense chaque année,
10:24on a beaucoup plus de lauréats issus de province, de région, que de Paris.
10:29Deux sur trois cette année ?
10:30Deux sur trois.
10:31L'année dernière, il y avait zéro parisienne.
10:33Oui.
10:33L'année d'avant, je crois qu'il n'y en avait qu'une.
10:34Donc, je crois que sur les cinq dernières années, on n'a eu que trois parisiennes sur 15 candidats, 15 lauréats.
10:41C'est dans la logique, c'est 20% de la population, donc 3 sur 15, c'est assez cohérent.
10:46Petite question avant de partir en pause.
10:50On sait qu'il y a pas mal de régions qui sont plus attractives,
10:53en tout cas qui motivent beaucoup plus les entrepreneurs et en l'occurrence les femmes.
10:57Est-ce qu'on sent quand même qu'il y a une disparité entre certaines régions ?
11:00Qu'il y a une accélération ?
11:02Oui. Après, je ne sais pas si je vais me faire que des amis en disant ça,
11:04mais la région Nouvelle-Aquitaine, par exemple, est traditionnellement une des régions très très fortes pour nous.
11:10Il y a un très très bel écosystème, et un écosystème qui...
11:13Toutes les structures travaillent ensemble, et ça se sent.
11:16Ça se sent quand on les voit dans les jurys, quand ils parlent ensemble.
11:19Et donc, c'est une étape sur laquelle on a beaucoup beaucoup de monde, plus qu'à Paris.
11:22On a plus de monde à Bordeaux, nous, qu'à Paris.
11:24Ah oui ?
11:24Dans nos éditions, oui.
11:26Et on a très souvent, encore cette année, parmi les lauréates, des femmes qui ont été sélectionnées à Bordeaux.
11:31De Nouvelle-Aquitaine, absolument.
11:33Si tu nées à Bordeaux.
11:34Voilà, c'est ça.
11:35Ceci explique cela.
11:36C'est pour ça que vous étiez un grand cru.
11:39Stéphanie Edmond-Mariette sera avec nous dans quelques instants,
11:41présidente de SEM Habitat Durable, qui fait partie de ces trois lauréates cette année.
11:47Et on est ravis de l'accueillir, bien sûr, avec Laurent Zagaroli, fondateur de Be a Boss.
11:51On revient dans un instant, on est ensemble jusqu'à 20h.
11:54Sud Radio.
11:55Parlons vrai.
11:55Parlons vrai.
11:56Sud Radio.
11:56Parlons vrai.
11:57Sud Radio.
11:58Parlons vrai.
11:59Sud Radio, les vraies voix qui font bouger la France, les vraies voix responsables.
12:03Et nous sommes très heureux d'être partenaires de cet événement formidable.
12:07C'est la 11e édition CT, puisque c'était le 25 septembre.
12:11Be a Boss, des femmes entrepreneurs, avec Laurent Zagaroli, qui était avec nous,
12:16un fondateur de Be a Boss.
12:17Et on vous remercie, en tout cas, de nous accorder votre confiance tous les ans.
12:22Et puis, l'une des premières lauréates, nous recevrons les deux le 15 octobre,
12:25Stéphanie Edmond-Mariette, qui est avec nous, présidente de SEM Habitat Durable,
12:30et donc qui fait partie de ces trois lauréates.
12:32Alors, je ne vais pas dévoiler ce que vous faites, puisque vous allez en parler.
12:36C'est une excellente idée.
12:38Je regrette de ne pas l'avoir eue.
12:40Je vous le dis tout de suite.
12:41Voilà.
12:42Et donc, on parle d'entreprises qui ont du sens.
12:46Là, pour le coup, on est vraiment dans ce créneau-là.
12:49Racontez-nous cette jolie histoire.
12:50Oui, effectivement.
12:52SEM Habitat Durable, c'est une entreprise de l'immobilier, mais assez particulière.
12:55Nous, on se veut avoir de l'impact et de l'impact concret,
12:59puisqu'on travaille avec des associations partenaires,
13:02comme La Croix-Rouge, Fondation Apprenti d'Auteuil.
13:04Des gens qui gèrent des profils fragiles.
13:08Exactement.
13:09Qui prennent en charge des personnes pour les amener à l'autonomie.
13:13Donc, des femmes, des jeunes qui sont issus de l'aide sociale à l'enfance, par exemple,
13:18et qui sont chargés par l'État de les héberger, ces personnes,
13:22et de les accompagner vers l'autonomie,
13:24pour qu'elles puissent ensuite partir de leurs propres ailes.
13:29Et donc, du coup, nous, on est de l'immobilier,
13:31et on travaille avec des propriétaires qui nous confient leurs biens
13:34pour pouvoir les mettre en location à ces associations partenaires.
13:38Ce qui permet, d'une part, aux associations de trouver les logements
13:41pour amener les personnes vers l'autonomie, au sein du logement,
13:45et aux propriétaires de pouvoir trouver des locataires,
13:48comme des associations, qui...
13:51Pour payer les loyers.
13:51Voilà.
13:52C'est une assurance, en tout cas.
13:54Et en plus, de faire une bonne action.
13:57Et en plus, de faire une bonne action,
13:59et d'entretenir le bien,
14:00et surtout d'avoir de l'impact sur les personnes qui sont aujourd'hui en difficulté de logement.
14:06Vous êtes une entreprise de l'ESS, l'économie sociale et solidaire.
14:10Tout à fait.
14:11On est entreprise de l'économie sociale et solidaire,
14:13et on est labellisé d'utilité sociale par l'État.
14:18D'accord.
14:18Et ça veut dire que ça n'existait pas avant ?
14:21Alors, ça existait sous une autre forme,
14:24c'est-à-dire que les associations, elles le faisaient elles-mêmes.
14:26D'accord.
14:26Au lieu d'accompagner les personnes, elles étaient dans l'immobilier.
14:32Je suis issue de ce milieu,
14:34et donc du coup, on va en parler peut-être plus tard,
14:37mais du coup, j'ai vu très rapidement qu'il y avait un problème sur l'accompagnement des personnes,
14:42puisque les travailleurs sociaux passaient leur temps à chercher des logements.
14:45Donc ça n'existait pas vraiment.
14:47On peut le dire, c'est peut-être votre vécu qui vous a poussé à créer ça.
14:51Tout à fait.
14:51Parce que vous êtes une enfant de l'ASE.
14:53Exactement, de l'ASE, oui.
14:54Ou il y en a qui disent l'ASE ou l'ASE.
14:57C'est votre vécu qui vous a poussé à créer cette entreprise ?
15:02Tout à fait, entièrement de l'ASE.
15:03Parce que vous n'aviez pas, expliquez-nous, vous n'aviez pas la fibre entrepreneuriale au départ, vous nous avez dit.
15:08C'était loin de moi.
15:09Alors effectivement, je suis issue de l'aide sociale à l'enfance.
15:11Et vous avez vécu dans la rue ?
15:12On ne parle pas d'entrepreneuriat.
15:13Et vous avez vécu dans la rue ?
15:15Tout à fait.
15:15Donc moi, déjà, avoir un CDI, c'était un plafond de verre pour moi.
15:20Et effectivement, comme beaucoup de jeunes, après le parcours de prise en charge de l'aide sociale à l'enfance,
15:27je me suis retrouvée sans logement, puisqu'on m'a dit, c'est bon pour toi, c'est terminé.
15:32Et donc, j'étais encore en études.
15:35Et donc, j'ai eu la chance d'avoir une association qui prend en charge des jeunes femmes issues de l'aide sociale à l'enfance,
15:41les héberge pour qu'elles puissent terminer leurs études et ensuite voler de leurs propres ailes.
15:46C'est ce qui s'est passé pour moi.
15:48Et l'association a réussi à me berger, parce qu'elle louait un bien à un propriétaire privé.
15:52D'accord.
15:53Aujourd'hui, vous êtes soutenue, parce que j'imagine que tout ça a besoin aussi d'être financé.
15:58Qui vous finance ?
15:59Et est-ce qu'on peut faire un appel aux auditeurs ?
16:03Est-ce que le citoyen peut aussi contribuer d'une manière ou d'une autre ?
16:07Alors, justement, n'étant pas issue de l'entrepreneuriat, j'ai construit un modèle autofinancé.
16:14Et donc, je me suis dit que j'allais travailler, faire du chiffre d'affaires et recruter mes premiers salariés.
16:19C'est exactement ce que j'ai fait.
16:20Donc, aujourd'hui, je suis financée par mon chiffre d'affaires.
16:24Et on a des soutiens, bien sûr.
16:25On a le département de la Seine-Saint-Denis, puisqu'on est issu...
16:30Enfin, l'entreprise est née en Seine-Saint-Denis.
16:33Donc, on est soutenu par le département, par la région, par BPI également, qui est la banque d'investissement.
16:39Donc, on est soutenu par eux, via des concours, des prix, qu'on gagne.
16:44Mais vraiment, on a un financement auto...
16:47Vous êtes autofinancé.
16:48Autofinancé.
16:49En revanche, comme on est labellisé d'utilité sociale, les citoyens peuvent investir avec des fiscalisations dans notre entreprise.
16:58D'accord.
16:58Quand on lit SEM, on pense société d'économie mixte, c'est-à-dire capitaux publics et capitaux privés.
17:04Vous êtes une société d'économie mixte ?
17:06Non, non, du tout.
17:07Pourquoi donc avoir choisi le nom SEM ?
17:09C'est pour ça que j'ai été surpris.
17:11Mais ce sont...
17:11Et je n'ai pas le SEM.
17:14Ne vous inquiétez pas.
17:16Ce sont vos initiales.
17:17C'est Stéphanie Edmond-Mariette.
17:19Il fallait que je crée rapidement une entreprise.
17:22Donc, j'ai trouvé ce nom-là.
17:24C'est très joli.
17:25Et en fait, je me suis dit semer des logements partout.
17:28Ça veut dire qu'aujourd'hui, vous opérez en région parisienne et vous allez vous déployer un petit peu partout en France.
17:33Est-ce que vous avez déjà des connexions avec des départements, avec des régions ?
17:37Tout à fait.
17:38On a déjà commencé le développement.
17:39Donc, on est bien ancré en région parisienne.
17:42Il y a un fort besoin en logement.
17:43Dans tous les départements ?
17:45Alors, on s'est développé à Bordeaux, Montpellier, Marseille.
17:49Donc, Occitanie, Paca, Nouvelle-Aquitaine.
17:51On est plutôt sur des territoires urbains ou périurbains ?
17:54Alors, les deux.
17:56Puisque, si je prends le cas de Bordeaux, par exemple, il y a une ville qui s'appelle Libourne.
18:00Oui, 40 kilomètres.
18:01Exactement.
18:02Philippe David, il connaît la géographie par cœur.
18:05Il demandait, lui, l'arbre qui était au stop aussi.
18:08Non, mais je ne peux pas vous dire les vins qui se font autour de Libourne.
18:11Ça, c'est une autre émission.
18:13L'actuel logement est difficile partout en France, que ce soit périurbain ou urbain.
18:17Donc, dès lors où il y a une association qui nous contacte pour trouver des logements, on y va.
18:22On nous a contactés encore cet après-midi pour trouver des appartements à New York, par exemple.
18:26Mais pour qu'on comprenne bien ces appartements, vous les achetez, vous les rénovez ?
18:30Comment ça se passe ?
18:30Alors, ce sont les propriétaires, directement, qui ont des appartements à mettre en location.
18:35D'accord.
18:35Ils nous contactent, parce qu'ils ont envie de faire une bonne action.
18:38Et en plus, ils savent que la location est sécurisée, de bout en bout.
18:43C'est prévu pour des longues années, une association loue pour 10 ans en moyenne.
18:47Vous n'êtes pas des baux de 3 ans, par exemple, comme ça se fait d'habitude ?
18:51On fait des baux de 3 ans, renouvelables.
18:543, 6, 9, comme on dit.
18:553, 6, 9, jusqu'à 18 ans.
18:57C'est ça.
18:58Parce qu'il y a quand même une question qui se pose.
19:01Il faut une bonne action en travaillant avec vous.
19:03Quand vous louez un bien immobilier, vous payez des impôts dessus.
19:07Est-ce qu'en passant par quelqu'un qui fait une bonne action comme vous,
19:11allez, l'État a besoin d'argent, mais vous avez droit à une petite sucette fiscale de la part de Bercy ?
19:16Alors, non.
19:18On met en place des contrats qui font que le propriétaire s'y retrouve.
19:22Les charges sont payées par l'association, l'entretien est fait par l'association.
19:25Ah, les charges sont payées par l'association ?
19:27Oui, les charges sont payées par l'association.
19:29Il y a de forts avantages.
19:30Néanmoins, justement, j'en profite pour faire un appel.
19:34Allez-y, allez-y.
19:35C'est fait pour ça aussi.
19:36Effectivement, ces propriétaires s'engagent aussi dans l'effort sociétal.
19:41Et il serait bon aussi de pouvoir les encourager,
19:44de n'importe quelle nature possible,
19:47en défiscalisant, en enlevant les taxes foncières,
19:52notamment sur ces appartements qui comptent pour la société
19:55et qui permettent à des personnes de...
19:58Laurent, vous voulez peut-être réagir sur ce qu'elle dit ?
20:01Parce que c'est vrai qu'il faut soutenir ce type d'entreprise.
20:05Parce que c'est vrai que quand on voit le nombre de gens qui dorment dans la rue
20:07et qui, parfois, y meurent, ce qui est quand même un scandale absolu,
20:12je me dis que cette société doit se déployer un petit peu partout.
20:16Et surtout, les collectivités locales doivent réagir aussi à ça.
20:21Oui, après, je suis comme vous, quand j'ai entendu le pitch,
20:23mais à chaque fois, on se dit, pourquoi on n'a pas eu l'idée ?
20:26Parce que l'idée est super.
20:29Vous allez pouvoir demander des droits d'auteur,
20:30il y en a déjà deux qui regrettent de ne pas avoir l'idée.
20:32Il y a un fort besoin, parce qu'il n'y a pas assez de logements, c'est ça ?
20:34Il y a 3 millions de logements qui sont vacants.
20:37Justement, les propriétaires ont peur de louer,
20:39parce que les ménages ont peur de louer pour des soucis de loyer ou de dégradation.
20:45C'est ce que nous, on va venir encadrer.
20:47Mais il y a des logements qui sont vacants aujourd'hui,
20:49c'est qu'il faut inciter les propriétaires, effectivement, à pouvoir faire confiance.
20:54Et peut-être transformer des bureaux aussi en logements.
20:57Exactement.
20:58On y vient aussi.
21:00On a des propriétaires qui ont des locaux de bureaux
21:03qu'on essaie avec des architectes de transformer en logements, tout à fait.
21:07Les villes avec lesquelles vous discutez,
21:09est-ce qu'elles sont plutôt enclines à vous aider ?
21:11Est-ce qu'elles vous ouvrent les portes ?
21:12Ou ça reste quand même encore un peu difficile ?
21:14Non, les villes sont tout à fait enclines à nous ouvrir les portes.
21:17Déjà, pour une ville, avoir une association qui est sur son territoire,
21:21c'est quand même quelque chose de plutôt beau pour un maire ou une collectivité.
21:26Donc si les mairies et les collectivités sont enclines à nous recevoir,
21:31à recevoir les associations, on a beaucoup de soutien par rapport à ça.
21:34Et quels sont les types de biens immobiliers que vous recherchez ?
21:36C'est plutôt pour des femmes seules avec un enfant,
21:39ou des jeunes qui sortent de l'AZE ?
21:41C'est-à-dire studio, deux pièces, où vous cherchez des choses parfois un peu plus grandes ?
21:46On cherche tout type du bien, parce qu'on a tout type de profil.
21:49Ça va justement du jeune de l'AZE qui vit dans un studio,
21:53à la famille, la femme avec un, deux, trois enfants,
21:57qui va être prise en charge par des associations de femmes,
22:00pour lesquelles il faut des appartements plus grands.
22:02Et on a aussi des habitats partagés avec des grandes maisons.
22:06On a une maison de dix chambres, par exemple.
22:08Ah oui !
22:09La colocation, c'est génial !
22:10La colocation est à partager, notamment pour les personnes un peu plus seniors,
22:14qui ont...
22:16Besoin d'être accompagnées au quotidien.
22:18Tout à fait !
22:19Vous serez où dans cinq ans, Stéphanie ?
22:21Alors, dans cinq ans, on souhaite déjà...
22:24Vous ne serez pas ministre du logement dans la semaine, a priori.
22:27Le téléphone n'a pas sonné, en tout cas.
22:29Le téléphone n'a pas sonné.
22:30Exactement !
22:31On peut se faire entendre par le gouvernement,
22:34si besoin, on a des solutions certaines.
22:37Alors, dans cinq ans, déjà, on sera développé sur le plan national,
22:41pour essayer d'endiguer cette crise du logement.
22:46Chez les Dom-Tom, aussi, les Drômes, maintenant,
22:50puisqu'on pense à Mayotte, où il y a eu un dégât...
22:54Le cyclone.
22:55Un cyclone terrible.
22:56Exactement, pour lesquels il faut trouver des biens immobiliers.
22:59En Martinique, où la population est vieillissante, par exemple,
23:01ou en Guadeloupe, où l'accès aux biens immobiliers est compliqué.
23:05C'est visiblement un peu compliqué partout.
23:07Et effectivement, on souhaite aussi, d'ici cinq ans, se développer en Europe,
23:11puisqu'il y a ce dispositif partout en Europe,
23:14en Espagne, en Allemagne, où il y a une crise du logement aussi.
23:17Ce n'est pas que français.
23:18Et il y a des associations qui sont présentes et qui cherchent des biens immobiliers.
23:22En tout cas, merci beaucoup, Stéphanie.
23:24Edmond Mariette, présidente de SEM, vous vous dites comment, SEM ?
23:28SEM, SEM Habitat Durable.
23:29Voilà, Habitat Durable.
23:31Merci d'avoir accepté notre invitation.
23:32Et merci encore à Laurent Zagorelli d'avoir accepté d'être notre invité fondateur de Be E-Boss.
23:38On attend, bien entendu, le cru de la douzième édition avec grande patience.
23:44Et puis, j'espère que nous serons encore partenaires,
23:46parce que c'est, pour nous, très important.
23:48Vous savez qu'on aime les entrepreneurs sur Sud Radio,
23:51en l'occurrence, les femmes aussi.
23:53Merci beaucoup, Philippe David.
23:55Merci à vous.
23:56On se retrouve demain, à partir de...
23:5918h, mais je crois que demain, vous me ferez une petite infidélité.
24:02Absolument.
24:02Ah oui, vous faites bien le vendredi.
24:04Donc, on se retrouve à...
24:05Non, vendredi, vendredi, vendredi.
24:07J'ai sauté le week-end.
24:08Et dans un instant, Magali Verda, bien entendu,
24:11on ne vit pas dans la même France.
24:13Vous restez avec nous, et puis on vous souhaite une très belle soirée.
24:16Et à demain, en tout cas, pour moi, vendredi.
24:18Et vous, demain, Philippe.
24:20Sud Radio.
24:21Sud Radio.
24:21Parlons vrai.
24:22Sud Radio.
24:24Parlons vrai.
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