00:00Est-ce qu'on peut raisonnablement penser que cette souveraineté numérique médicale est possible ?
00:09Est-ce que, vous évoquez l'intelligence artificielle, est-ce que les médecins sont capables de s'organiser pour véritablement mutualiser un certain nombre de ressources qui sont déjà mutualisées ?
00:20Est-ce que, surtout, on est capable de faire en sorte que les médecins n'aient pas l'impression d'être les moins aimés du système de santé, avec des obligations sans cesse augmentant en matière de renseignement, avec un travail administratif considérable, contre une rémunération, où ils sont devenus quasi fonctionnaires, contre une rémunération qui, elle, est franchement médiocre ?
00:42Au contraire, mais on veut mieux les rémunérer, mais ils ont quand même une responsabilité sociale, puisqu'ils sont financés par notre argent, l'argent public, les cotisations, essentiellement, les cotisations sociales, qu'elles soient patronales ou salariales.
00:55Donc, les médecins ont des obligations vis-à-vis de la société, vous voyez ? Ou alors, si vraiment vous voulez être libéral, vous n'êtes pas conventionné, mais comme je le disais tout à l'heure, c'est plus difficile d'avoir sa patientèle.
01:04Quand on n'est pas conventionné, donc on n'est pas soumis aux tarifs, et donc on peut vendre la consultation de 250 euros, si on veut.
01:14Exactement, et dans le modèle qu'on propose, eh bien, on peut s'installer où on veut, on n'est pas obligé de remplir mon espace santé, d'être soumis à des obligations de garde, voilà, mais c'est du gagnant-gagnant, si vous voulez.
01:23On essaie de sortir par le haut, parce qu'aujourd'hui, le système est en crise, et on voit bien que nos praticiens souffrent, à l'hôpital, mais pas qu'eux, et donc tout le monde est perdant dans le système actuel.
01:34C'est un gouffre financier, c'est des, je répète, des morts évitables aux urgences, des séquelles à vie derrière, c'est des données qui nous échappent, en fait, c'est du perdant-perdant aujourd'hui.
01:44On ne peut que mieux faire, finalement, mais pour mieux faire, ce n'est pas des mesures gadget, c'est travailler les dossiers, discuter avec des gens puissants, vous savez, un bon politique, c'est fort avec l'effort et bienveillant envers les faibles.
01:55Et aujourd'hui, c'est plutôt l'inverse. C'est-à-dire, ce qu'il faut dire aux Français, c'est, vu la situation financière du pays, soit c'est la punition collective, et en l'occurrence, des remboursements de la part assurance maladie, des consultations médicales, peut-être augmentation, si vous voulez, des coûts de part non remboursés sur les médicaments, etc.
02:13Donc, c'est la punition collective. Ou soit, il faut dire aux Français...
02:15Qui est la voie qui a été choisie par Bayon.
02:16Exactement. Ou soit, il faut dire aux Français, aidez-moi, aidez-moi à mettre de l'ordre dans la air boutique et à discuter avec un certain nombre de lobbies qui vous font la laine sur le dos.
02:26Alors, ce n'est pas vraiment le cas des médecins, parce qu'ils sont plutôt victimes du système. Mais en gros, on va discuter avec les médecins, on va essayer de sortir par le haut, avec, je dirais, le pacte que nous proposons.
Écris le tout premier commentaire