00:00On a besoin d'avoir un pôle de stabilité, donc il faut effectivement qu'il y ait à la fois des socialistes qui acceptent d'aller dans la non-censure,
00:07donc il faut qu'ils puissent avoir des gains politiques, et je vais vous le dire, il faut qu'il y ait des gains politiques pour la gauche modérée aujourd'hui.
00:13Sur l'ISF ? Non mais restons un peu là-dessus, parce que c'est l'un des débats du moment.
00:17C'est que si vous me coupez à chaque fois que j'essaie de faire une phrase...
00:19Non mais c'est parce qu'on essaie d'avoir des réponses précises.
00:21Mais moi j'en ai pas de réponse.
00:23Non mais vous avez des souhaits peut-être.
00:24Mais si vous n'avez pas de réponse de la part du Premier ministre, j'en ai pas plus, moi en tant que parlementaire,
00:30aujourd'hui, moi j'ai des souhaits, j'ai des souhaits de faire en sorte qu'on puisse avoir un gouvernement stable pour avoir un budget.
00:35C'est notre première mission en tant que parlementaire, notre première mission c'est de faire un budget pour la France.
00:39Non pas pour le plaisir d'avoir un budget, mais parce que sans budget, la France est au point mort.
00:44On ne peut plus avancer, on n'a plus d'investissement.
00:46Donc oui, on a besoin effectivement d'avoir un accord entre la gauche de gouvernement et entre les républicains en plus du bloc central.
00:54C'est une évidence, mais pour faire ça, il faut discuter.
00:56Pardon, je reviens avec l'ISF.
00:57C'est important parce que vous avez des collègues parlementaires qui disent « si, il y a l'ISF, ce sera sans nous ».
01:01Sylvain Maillard, par exemple.
01:02L'ISF, vous savez, moi, quand j'étais parlementaire au début de mandat, j'ai voté contre la suppression de l'ISF.
01:08Résultat, effectivement, on a aujourd'hui l'IFI rapporte 2,2 milliards, l'ISF rapporté 4,2 milliards.
01:15Donc moi, je veux bien qu'on fasse tout le budget sur la question de l'ISF,
01:18mais c'est 2 milliards, 2 milliards d'euros seulement, entre guillemets, sur les 44 milliards que nous devons trouver d'économies ou de recettes nouvelles.
01:26Moi, j'ai proposé au Premier ministre, dernièrement dans un courrier, une contribution santé,
01:31justement sur la question de l'agroalimentaire, sur les marges des industries agroalimentaires,
01:35qui aujourd'hui mettent du sucre à foison, qui pourrissent la santé, entre guillemets, de nos concitoyens,
01:43et surtout qui fait peser entre 125 milliards d'euros sur la sécurité sociale,
01:49sur la question de l'obésité, du surpoids et des maladies cardiovasculaires.
01:52C'est 2,5 milliards d'euros. Vous voyez, ça compense aujourd'hui la perte que nous avons sur l'ISF.
01:56Mais en tout cas, ce qui est clair, c'est que notre responsabilité en tant que parlementaire, c'est de faire des propositions.
02:01Les groupes politiques aujourd'hui, en tout cas ceux qui sont modérés, n'ont aucun intérêt à une dissolution,
02:06n'ont aucun intérêt à voir le gouvernement, qui n'est pas encore formé, mais de Sébastien Lecornu, chuter.
02:12Et donc, il faut qu'on trouve des compromis. Et des compromis, il faut parler.
02:15Et donc, c'est aujourd'hui ce que fait le Premier ministre.
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