Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 mois
Dans cette émission spéciale de C à Vous La Suite diffusée sur France 5 le 13 décembre 2018, David Hallyday s’exprime avec émotion au sujet de son père Johnny Hallyday. Un témoignage sincère qui revient sur l’héritage musical et personnel laissé par la légende du rock français.

Catégorie

🎵
Musique
Transcription
00:00C'est à vous la suite à notre table ce soir, un artiste qui a toujours préféré chanter plutôt que parler.
00:10Merci David Alivet d'avoir accepté notre invitation à dîner, même si vous allez devoir parler un peu ce soir.
00:16Oui, non, il n'y a pas de problème.
00:17De la sortie de cet album, j'ai quelque chose à vous dire, qui se classe déjà troisième des ventes.
00:23Le numéro un, c'est Johnny, votre père.
00:25La hiérarchie est respectée, tout va bien.
00:27La hiérarchie est respectée.
00:30Ça veut dire aussi que cet album, il était attendu, que votre parole était attendue et qu'elle a été entendue.
00:37Vous sentiez cette attente de votre public ?
00:41Bien sûr, mais on ne sait jamais à quel point.
00:43Et quand on est concentré sur tout ce qui est technique pour finir un album, on ne pense pas trop à ces choses-là.
00:51Mais en tout cas, j'espérais qu'il soit aimé et bien accueilli.
00:56En tout cas, c'est toujours ce qu'on espère.
00:58Et c'est le cas.
00:59Ce qu'on accueille avec beaucoup de plaisir ce soir, c'est le plat de Simone Zanoni.
01:03Merci mille.
01:04Notre chef italien.
01:05Vous avez entamé votre propre plat.
01:06C'est la première fois que je vois ça.
01:08C'est tellement beau que je ne peux pas résister.
01:10Je ne sais pas si David va aussi aimer.
01:13David a goûté en exclusivité, en primeur, la purée de céleri.
01:15Il a goûté la purée et l'a trouvé très bonne, même quand elle était froide.
01:20Même froide, ça c'est un signe.
01:21Donc c'est une purée de céleri.
01:23On dit deux mots quand même sur ce mot ?
01:24Purée de céleri et pomme verte, avec bien sûr un joli petit morceau de cabri, mijoté,
01:30cuit très lentement et avec un petit jus de cabri.
01:33Merci beaucoup Simone.
01:35Ça sent tellement bon.
01:36Merci beaucoup.
01:37Et votre livre aussi, il faut que je présente.
01:39Vous avez un livre ?
01:39Non, je n'ai pas le livre.
01:41Qui est un livre ?
01:42J'ai un livre.
01:43Par contre, il s'appelle Mon Italie.
01:45Ils sont la martinière qui vient de sortir à peu près du matin du jour.
01:50Ça part de moi, ça part d'Italie.
01:52Des bonnes choses et des bonnes recettes.
01:54Exactement.
01:55Voilà, on le recommande.
01:55Merci beaucoup Simone.
01:57J'ai quelque chose à vous dire.
01:58Sans doute votre album le plus important de votre vie personnelle,
02:02en forme de cri du cœur, avec pauvre fil rouge.
02:06Oui, c'est ça ?
02:07L'amour.
02:08On écoute.
02:09J'ai quelque chose à vous dire.
02:14Puisque demain, je ne pourrai plus rire.
02:19Loin de ce monde, trop de bon.
02:22Tant qu'on est vivant, vivant.
02:27Sans rien voir, on avance.
02:30Mais ce soir, je sais que le moitié de moi
02:36te plaisiront l'envié quand l'autre se débat.
02:44Pas de vengeance, pas de colère.
02:47C'est un album pour avancer, pour se consoler, pour se reconstruire.
02:51Il faut.
02:52Bien sûr.
02:53Oui, bien sûr.
02:54Est-ce qu'on a le choix, vraiment ?
02:56Non.
02:56Donc, il faut y aller.
02:57Mais c'était de la méthode Coué ou c'est ce que vous ressentiez malgré tout ?
03:01Je pense que j'ai ça dans mon ADN.
03:03En fait, on est tous un peu des guerriers dans la famille.
03:06Mes parents l'ont prouvé.
03:08Et puis, j'espère représenter aussi ce lien qu'on a familial.
03:16Mais oui, de toute manière, ça fait partie de mon ADN d'avancer toujours.
03:21Pour les enfants, je ne suis plus le seul.
03:24On est une grande famille maintenant.
03:27Donc, il faut y aller.
03:29Avec une chanson bouleversante, Pierre en parlait.
03:31Ma dernière lettre.
03:32On écoute quelques paroles.
03:34Ce que je vous laisse, c'est juste un dernier cri.
03:45C'est ma dernière lettre, ce que je n'ai jamais dit.
03:54Ce que je n'ai jamais dit.
03:59Il y aura toujours quand même ce regret, cette douleur de ne pas avoir pu tout dire.
04:04Bien sûr, mais je ne sais pas qui, dans la même situation, peut, on va dire, affirmer le fait d'avoir tout dit à quelqu'un.
04:13Je pense que c'est impossible parce qu'on pense malheureusement toujours à des choses après.
04:17Mais je pense que ce qui est important, c'est d'avoir dit l'essentiel le plus possible.
04:24Ce qui était le cas.
04:25Ce qui était le cas.
04:26Et voilà, ce qui apaise un petit peu.
04:31Vous vous adressez directement à lui, notamment dans le titre « À toi, je pardonne ».
04:35C'est dingue cet album parce qu'il n'y a pas une phrase.
05:05qui percute, où on se dit « Ah oui, je comprends de quoi il parle, je comprends ce qu'il veut dire, je comprends ce qu'il a ressenti ».
05:12C'est incroyable que chaque mot est pesé.
05:15Vous lui avez dit plein de fois « Ça, je te pardonne, je ne t'en veux pas ».
05:18Pourtant, lui, il s'est toujours senti coupable.
05:21Oui, enfin, pas sous le thème du pardon, mais plutôt de la compréhension, en fait.
05:25Moi, je l'exprime comme ça dans cette chanson.
05:28Mais oui, forcément, beaucoup de compréhension.
05:31Mais vu la relation compliquée qu'il avait eue avec son propre père,
05:38et puis ces années folles des années 60, 70, qui peut blâmer qui que ce soit.
05:43Voilà, et puis moi qui fais le même métier.
05:44Donc, j'ai toujours essayé d'apaiser un petit peu ce sentiment.
05:50Et je pense qu'il gardait toujours...
05:52Donc, cette chanson, c'est une façon de continuer un peu la discussion, en fait.
05:58David, vous avez grandi en Californie avec votre maman, Sylvie Vartan.
06:02On en parlait avec elle la semaine dernière.
06:05Mais c'était aussi une manière de vous mettre à l'abri de la frénésie des années 60 et 70 pour vous.
06:11Oui, ça, c'était une idée de ma mère, de partir.
06:14Oui, de partir, et c'est vrai que je suis parti très tôt.
06:19Et bon, j'ai fait quelques allers-retours aussi.
06:22Quand ma mère revenait en tournée en France, donc je la suivais.
06:27Donc, j'ai fait quelques années en France.
06:31Et ensuite, je suis reparti, on va dire, jusqu'en 99, 99-2000.
06:39Fils de star, votre vie a toujours été scrutée.
06:41On a retrouvé un document, quand la télévision reçoit Johnny, il y a 40 ans, notre confrère Michel Colomès.
06:50De quoi parle-t-il avec votre père de votre naissance ?
06:54La vérité, c'est que mes parents...
06:56Mes parents...
06:59Enfin, je suis venu, quoi.
07:01Et puis, mes parents ne se sont pas occupés de moi.
07:03Et je ne l'en ai jamais voulu, d'ailleurs.
07:05Est-ce que cela a eu une influence, lorsque vous êtes devenu vous-même père, sur vos rapports avec David ?
07:11Sur la façon dont vous élevez David, cette enfance un peu malheureuse ?
07:15Moi, c'est possible.
07:17Moi, de toute façon, je passe mon fils au-dessus de tout.
07:19Je veux dire, c'est quelque chose de sacré pour moi.
07:24Il est comme vous.
07:25Quelques mots, mais qui pèsent.
07:26Quand vous êtes ado, vous dites que votre père, ce n'est pas Johnny Hallyday, c'est Jean-Philippe Smet.
07:34Oui, forcément, il y a deux costumes, pour moi.
07:37Il y a toujours eu deux costumes.
07:38Il y a eu l'habit de lumière et puis l'habit du papa, quoi.
07:45Voilà, qui est normal.
07:47Donc, voilà, il y avait aussi, peut-être aussi, deux personnalités différentes.
07:53À ce point, au point d'avoir le sentiment qu'il enfilait un costume pour devenir le Johnny qui allait allumer le feu sur les scènes.
08:00Oui, enfin, pour moi, petit, en tout cas, c'est clair que c'était très impressionnant pour moi.
08:06Et c'est vrai qu'il…
08:07Heureusement qu'il ne s'habillait pas de la même manière.
08:09Donc, quelque part, c'est un peu naturel.
08:13Il y avait deux personnages.
08:15On ne va pas avoir un hélicoptère en maison, non plus.
08:19Mais c'est la musique et les habits de lumière qui vont vous rapprocher, comme ce jour, évidemment, de 1993.
08:26Des millions de fans s'en souviennent.
08:29Et qu'elle est belle aussi, cette photo.
08:30On en parlait tout à l'heure.
08:32Ce jour de 93, où vous le rejoignez sur scène au Parc des Princes.
08:39Je voudrais vous dire que ce soir, vous êtes venus applaudir le meilleur.
08:52Avec le meilleur des fils.
09:02Il y a un grand batteur.
09:03Oui.
09:03Il y a un grand batteur.
09:05On s'est bien amusé ce soir-là.
09:06C'était exceptionnel.
09:07Mais je crois que c'était son premier stade.
09:11Donc, oui, il y avait un petit peu…
09:14Oui, il y avait tout été réuni pour avoir énormément le trac, en fait.
09:20Le meilleur des fils, c'est une belle déclare.
09:21Non, parce que la scène, c'est ça.
09:22Une fois qu'on y va, c'est avant que c'est terrible.
09:26C'est beau, le meilleur des fils.
09:28Vous vous souvenez qu'il avait prononcé ces mots-là ?
09:29Oui, oui, oui.
09:30On ne peut pas oublier ce genre de choses.
09:32Alors, bien sûr.
09:34Dans la masse des publications consacrées à Johnny et des hommages qui lui sont rendus,
09:41cet album-là m'a tout de suite accroché l'œil et le regard par la qualité d'abord de son iconographie.
09:48Il y a des photos formidables.
09:49Des photos des idoles de Johnny qui sont aussi les vôtres, évidemment.
09:52des grandes stars, des Jimi Hendrix, des Stones, etc.
09:59Mais, évidemment, les photos.
10:00Alors, on voit ces photos en famille.
10:02Regardez celle-là.
10:03La première qu'on a vue en noir et blanc est absolument magnifique.
10:07Vos deux parents sont là.
10:08Vous avez un regard avec votre mère, avec Sylvie.
10:11Et puis Johnny est derrière.
10:13Outre ce cliché attendrissant, évidemment, je me souviens de cette photo.
10:21Et normalement, évidemment, beaucoup d'amour.
10:25Mais, hormis l'amour qu'il y a dans cette photo, je me souviens avoir eu une rage de dents ce jour-là.
10:30Et voilà.
10:32Mais ça ne se voyait pas du tout, ça.
10:33Non, non.
10:34J'ai essayé de le masquer, oui.
10:36Vous êtes dur à la douleur.
10:37C'était des retrouvailles en France, en famille.
10:39Exactement, oui.
10:40Elle est magnifique.
10:41Et puis d'autres, beaucoup d'autres, comme celle qui fait, évidemment, la couverture de l'album avec votre père.
10:47Une séance de photos qu'on voit.
10:49On retrouve les photos du Parc des Princes et d'autres moments où vous avez partagé quelques moments sur scène avec votre père.
10:58Voilà.
10:59Tu ne m'as pas laissé le temps, Laurent Laville, chez Hugo Images.
11:04Sylvie Barton, votre mère qu'on recevait la semaine dernière, nous parlait de l'album posthume de Johnny, Mon pays, c'est l'amour,
11:09qui est en tête des ventes.
11:10Elle nous disait à quel point elle n'avait pas pu l'écouter jusqu'au bout.
11:15On l'écoute.
11:16Vous ne l'avez toujours pas écouté ?
11:18Non.
11:18Vous ne l'écouterez pas ?
11:19Non.
11:21C'est définitif ?
11:23Oui, en fait, je pensais que ça ne serait pas.
11:25Et puis, en fait, ça va être définitif.
11:27Parce que je sais que, d'abord, tous les soirs, je le chante, il est avec moi, je le sens présent, je le sens vivant, je le sens comme je l'ai aimé avec sa force, son côté solaire et magnifique.
11:41Et sa voix, surtout, sa voix, que j'ai entendue, mais plus qu'une voix parlée ou que je connais par cœur.
11:50Donc, je ne peux pas me résoudre à écouter quoi que ce soit qui soit définitivement achevé.
11:55Et vous, David, vous l'avez écouté ?
11:59J'ai écouté quelques titres, oui.
12:02J'ai écouté quelques titres, oui, bien sûr.
12:04Mais c'est compliqué, c'est difficile d'aller jusqu'au bout.
12:09Je le ferai à un moment donné.
12:12Qu'est-ce qui est difficile ?
12:12Contrairement à ma mère qui renonce, je peux comprendre.
12:17Oui, les choses sont trop fraîches encore, c'est trop compliqué.
12:20Et puis, on a quand même pas mal travaillé ensemble sur 100%.
12:23Je peux détecter des choses dans sa voix et tout, c'est un peu frais encore.
12:27C'est les conditions de production de l'album ?
12:29Pardon ?
12:30C'est les conditions de production de cet album ?
12:32Oui, c'est ça, oui, c'est ça.
12:33Mais je pense que j'y arriverai sans aucun problème.
12:37Mais je pense qu'il faut un petit peu de temps.
12:40Qu'est-ce que vous aviez détecté dans sa voix ?
12:41Une fragilité, c'est ça ?
12:43Oui, c'est compliqué de mettre le doigt.
12:48Je ne vais pas soumettre tout le monde à parler.
12:51Non, mais vous avez ressenti dans quel état peut-être il était au moment d'enregistrer ses chansons, c'est ça ?
12:55Oui, ça dépend, en tout cas sur les titres que j'ai écoutés, que j'ai trouvés très bien.
13:01Par ailleurs, c'est un petit peu difficile encore.
13:07J'en ai vu des vautours à l'affût, en fin d'un mauvais jour,
13:10espérant une galère, un faux pas qui mène à l'enfer.
13:13Vos mots encore dans « À toi, je pardonne ».
13:16Ils sont forts, ces mots.
13:18Impossible pour nous, en écoutant cet album d'une façon générale,
13:22et ces paroles-là en particulier,
13:24de ne pas penser à ces douze derniers mois,
13:26à ce qui s'est passé au feuilleton.
13:29Difficile, on imagine, pour vous,
13:30mais aussi pour nous, Français,
13:32pour ceux qui aimaient Johnny.
13:34Qu'est-ce que vous vouliez dire avec ces mots-là ?
13:35Non, ça, c'est plutôt le parcours d'une vie.
13:37Ce n'est pas du tout ce que je voulais exprimer sur cette dernière année.
13:41Parce que cette dernière année n'a pas été bouleversante,
13:46mais d'un côté violence, plutôt qu'autre chose.
13:49J'exprime plutôt, on en a parlé un petit peu tout à l'heure d'ailleurs,
13:53c'est le parcours d'une vie,
13:55de ce qu'on a vécu, parce qu'on fait le même métier aussi.
13:59Donc, voilà, j'explique toutes les embûches,
14:02tous les à-côtés du métier, malgré tout ça, voilà.
14:05C'est le fameux autour.
14:07Mais on a senti que vous vouliez quand même vous mettre à l'abri
14:09pendant toute cette année.
14:10Oui, ils sont là depuis des années déjà,
14:11ce n'est pas depuis 12 mois, c'est longtemps déjà.
14:14Mais cette violence, elle a été particulièrement difficile à vivre, cette année.
14:17Oui, alors, encore une fois,
14:20quand je me suis isolé pour composer cet album,
14:23ça m'a quand même pas mal protégé,
14:24et puis ma famille aussi.
14:26Donc, j'ai fait vraiment une abstraction totale, pratiquement.
14:30De tout ce qui se passait, de tout ce que vous entendiez,
14:33de tout ce qui se disait ?
14:34Presque, oui, j'ai passé 4 mois dans mon studio.
14:38C'était une volonté de sanctuariser ?
14:40Non, ce n'est pas une volonté, c'était un besoin.
14:42Je l'ai fait naturellement, on va dire.
14:45Mais comme à chaque fois, comme à chaque album que je fais,
14:47j'ai tendance à m'isoler, voilà.
14:51Et là, ça a tombé plutôt bien.
14:54On entendait votre mère qui ne voulait pas écouter l'album de Johnny,
14:58mais la semaine dernière, elle nous disait aussi
14:59qu'elle n'avait pas encore écouté le vôtre.
15:01Est-ce que depuis, c'est réparé ?
15:04C'est réparé.
15:06En fait, on n'arrive pas à se voir, on est souvent…
15:09C'est ce qu'elle nous a dit.
15:11Oui, exactement, mais elle est en tournée depuis un moment donné,
15:15depuis longtemps.
15:16Moi aussi, on fait des va-et-vient, on se loupe à chaque fois
15:20et j'avais envie de lui donner moi.
15:22Voilà, c'est plus sympathique quand même que je lui donne physiquement,
15:25que je lui fasse envoyer.
15:26Ce n'est pas très sympa.
15:27Dans cet album, le loup est omniprésent.
15:29Oui.
15:30Sur la pochette, dans le clip réalisé par votre soeur, Laura,
15:33ma dernière lettre, on envoie des images.
15:38Ce loup, c'est votre père.
15:40Et ce clip, dites-vous, c'est plus qu'un clip, c'est votre histoire.
15:44Mais c'est ça, il y a le côté vraiment mystique.
15:47Enfin, tout ce qui a tourné autour de ce clip était quand même assez incroyable.
15:51Comme on peut le voir, ce loup qui s'appelle Oulala,
15:55qui ne lèche jamais la figure.
15:57Donc, j'ai eu un petit…
15:57Voilà, là, on voit que…
15:59Donc, il vous prend vraiment…
16:00Voilà, je rivère un peu, parce que c'est la première fois qu'il me lèche le visage.
16:04Et quand on voit à quelle rapidité et quelle force il mange,
16:08on a un petit peu peur.
16:09Mais c'est une vraie histoire d'amour avec lui.
16:12Il y a vraiment un truc qui s'est passé, si on peut croire.
16:15Et dans vos crédits, à la fin de l'album, il y a une petite léchouille.
16:18Oui, oui, oui.
16:20Effectivement, Oulala, à qui vous rendez visite de temps à autre, d'ailleurs.
16:24Oui, oui, souvent.
16:25C'était une évidence pour vous de faire appel à Laura, à votre sœur, pour réaliser ce clip ?
16:29Bien sûr, sans aucune hésitation, en fait.
16:32C'est vrai ?
16:33Oui, oui, c'est vrai.
16:34Parce que, déjà, on ne va pas vanter le talent de Laura dans son métier,
16:40dans le cinéma, en tant que comédienne.
16:41Mais elle se découvre un vrai talent aussi pour la réalisation.
16:45Elle avait réalisé quelques clips avant celui-là.
16:48Et puis, je pense que pas n'importe qui aurait pu le faire de cette façon-là,
16:52pour la simple et bonne raison qu'elle a vécu les mêmes choses que moi.
16:56Et ça, c'est irremplaçable.
17:00Donc, voilà, ça a été naturel de lui demander.
17:04Quand vous dites qu'elle a vécu les mêmes choses que moi,
17:06c'est-à-dire depuis la naissance, la naissance médiatisée,
17:09on va avoir des...
17:10Oui, un tout.
17:10Vous êtes médiatisée depuis que vous êtes née.
17:13On va voir des couvertures de Paris Match.
17:16D'ailleurs, il y avait cette phrase que j'aimais bien.
17:18Sylvie aurait soufflé à l'oreille de votre père.
17:19Mon fils est ravi d'avoir une petite sœur.
17:22Au moment de sa naissance, que je trouve charmant.
17:25Je suis entourée de filles.
17:26Oui, oui.
17:28Trois sœurs.
17:30J'ai quatre sœurs, parce que ma mère a...
17:32Quatre sœurs, il y en a bien sûr.
17:35Deux filles.
17:36Telle que j'ai élevée, j'étais élevée par des femmes.
17:38Donc, je suis entourée de femmes.
17:41C'est plutôt cool.
17:43Laura, vous l'avez toujours protégée, soutenue.
17:46Alors que vos caractères sont assez différents.
17:49Elle, elle a un caractère plus explosif, je crois, que le vôtre.
17:53Pourquoi vous dites ça ?
17:53Mointe.
17:57Elle est plus jeune.
17:58Oui, on va dire ça comme ça.
18:00Non, mais c'est vrai que vous avez le rôle de grand frère protecteur,
18:02y compris avec vos petites sœurs, Jade et Joy,
18:04que vous avez aussi toujours protégée,
18:06quand vous vous êtes exprimée sur elle.
18:08J'ai deux petites sœurs qui n'y sont pour rien.
18:10Je vais vous déclarer récemment dans un journal.
18:11Il y a des gens qui ont fait l'erreur de mêler des enfants
18:13à des problèmes d'adultes.
18:15Ce que vous réclamez, vous, aujourd'hui, simplement,
18:17c'est que vous ayez tous ensemble les mêmes droits,
18:21c'est-à-dire un droit moral, en fait, sur l'œuvre de votre frère.
18:25On ne va pas parler de ça aujourd'hui,
18:26mais oui, c'est l'évidence même, bien sûr,
18:30qui voudrait le contraire, en fait.
18:31Ça me paraît tellement évident.
18:33Là aussi, plus que du droit, c'est de l'amour.
18:35– Oui, parce qu'il n'y a que ça qui nous lie,
18:40entre nous, où est-ce qui se passe aujourd'hui dans l'actualité.
18:42C'est quand même, on vit des moments super difficiles.
18:45Donc, si on n'a pas ça aussi à côté,
18:47il faut bien en parler aussi, ça fait du bien.
18:49– Et vous dites cette phrase aussi,
18:50« Je lis un testament, c'est la preuve qu'on a été aimé ».
18:52– Bien sûr, avant toute chose, bien sûr.
18:55– C'est aussi ça qui vous a blessé,
18:59c'est qu'on puisse penser qu'on ne vous aimait pas.
19:01– Ah, moi, je n'ai jamais pensé ça, une seconde.
19:03– Non, mais que certains puissent en…
19:06– Ce qui me paraît, enfin, je vais être totalement honnête avec vous,
19:08ce qui me paraît complètement fou, c'est d'aller à la télévision
19:10et puis parler, d'essayer de revendiquer l'amour de ses parents.
19:14C'est la première fois que je vois ça à la télévision, en fait.
19:16C'est un truc de fou pour moi.
19:18Je ne peux pas comprendre comment ça peut exister, des choses pareilles.
19:20et ça me paraît complètement dingue.
19:24Donc, pardon ?
19:27– Oui, alors que c'est une évidence, c'est ça ?
19:28– Oui, j'ai des enfants, ils le savent aussi.
19:33On ne parle pas de ce genre de choses.
19:35– On est très heureux de vous avoir, David,
19:39parce qu'on a beaucoup aimé cet album.
19:41Je cite juste ces phrases de la chanson éternelle.
19:44« Tu peux m'empêcher de poser ma main sur son corps blessé,
19:46j'ai tout le temps de savoir enfin,
19:48j'ai fait tous les pompes pour que l'on se parle,
19:49du silence de plomb jusqu'à la pierre tombale. »
19:52C'est magnifique.
19:53Les textes, les musiques, on a aimé.
19:55Du rock tragique, disait Pierre.
19:58Merci beaucoup, David Hallyday.
20:00J'ai quelque chose à vous dire.
20:02On est heureux que vous l'ayez dit ce soir,
20:03à la table de C'est à vous.
20:05– Merci de m'avoir invité.
20:06– C'est l'heure du live.
20:07– Merci.
20:08– Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations