Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 mois
Dans cette émission spéciale diffusée le 9 décembre 2017 sur BFM TV, Daniel Angeli, ami proche et photographe attitré de Johnny Hallyday, partage ses souvenirs intimes avec l’artiste. À travers anecdotes et témoignages, il revient sur leur complicité et sur les coulisses de moments marquants de la vie de la légende du rock français.

Catégorie

🎵
Musique
Transcription
00:00Daniel Angeli vous avez passé 17 ans à photographier Johnny Hallyday et ça c'est
00:03une photo à vous. C'est la photo du Figaro de jeudi. Mais vous auriez
00:11choisi cette image pour cet adieu ? Je trouve qu'elle est belle oui. Il y en a
00:16vraisemblablement d'autres qui auraient été belle et forte, sa main ouverte on dirait
00:24qu'il offre quelque chose. Ça c'est des attitudes qu'il aurait aimé. Je pense
00:31que s'il l'avait vu il l'aurait vraisemblablement choisi. Moi j'en suis fier d'avoir mon nom
00:37sur les années que j'ai passé avec lui et de faire cette une. Je suis comblé.
00:45Vous l'avez rencontré comment Johnny Hallyday ? En plein dans le métier, c'est à dire que je suis
00:49à Kestat. On est en 96, c'est l'hiver au mois de Noël. Il est en vacances au palace.
00:55Bien sûr, j'allais à Kestat pour faire les people. Je vois Johnny à une terrasse. Je me
01:02précipite dessus. Et là, je lui demande un rendez-vous. Je dis Johnny, est-ce que ça
01:07te dérange si on fait quelques photos ? Ou le tutorié direct comme ça d'entrée.
01:10Oui, j'ai jamais dit vous à Johnny Hallyday même avant de le connaître vraiment quoi. Je pense
01:17qu'il avait cette familiarité. Et le lendemain matin, il y a, Johnny appelle, enfin l'éthique
01:27s'appelle, Johnny veut parler à Daniel. Je le prends, je dis comment tu vas ? Il me
01:32dit ça va, je vais faire du ski ce matin. Je veux que tu viennes faire des photos. Et
01:37donc on est allé sur un haut de piste, il a sablé champagne, c'était à l'époque de Noël,
01:41Ackstad, bon voilà quoi. Et il allait faire un clip à New York tourné par William Friedkin,
01:47le metteur en scène, vous savez, de l'exorciste. Et il m'a dit, est-ce que tu veux venir avec moi ? Et là,
01:54je lâche la saison, tout ce que je faisais, je dis ok. Et je pars le rejoindre à New York.
02:03Et ça, c'est le début d'une aventure, c'est le début d'une amitié de pratiquement 20 ans.
02:07Ça a été vraiment super pendant 20 ans, tout ce qu'on a pu faire, quoi. 17 ans, les rallies,
02:13les films, l'homme du train, je ne suis pas… C'est difficile de régimer.
02:17J'ai quand même fait le Paris Dakar avec Johnny Haïdev. Après, il y a les grands moments où je savais
02:25que j'étais derrière quelqu'un d'immense, quoi. Quand on est derrière lui, à la tour Eiffel,
02:31et qu'il y a tout le champ de Mars plein à craquer, au parc des Princes, il y avait cette nacelle
02:39qu'il emmenait sur une scène, sur la scène du parc. Puis un jour après, en loge, je lui dis,
02:46pendant ce parc-là, je lui dis, mais Johnny, tu penses à quoi quand tu es sur cette nacelle
02:55qui va te descendre ? À ce qu'on va manger ce soir. Et les réponses…
03:01Restez terre à terre.
03:02Et c'est ça que j'adorais chez lui, c'est-à-dire ce côté, je ne vais pas dire naïf, mais tellement simple.
03:09C'est ce qui revient souvent quand on parle aux gens qui l'ont connu.
03:13Je voudrais, avec vous, qu'on commente trois images.
03:17Allons-y.
03:18La première, c'est celle-ci.
03:19Alors, c'est le début.
03:20C'est une photo de vous deux.
03:21C'est le début. Elle était dans le premier bouquin que j'ai fait avec lui.
03:25C'est le début de notre amitié. On est en bateau autour de Saint-Tropez.
03:30À cette époque, il avait encore là le radin, voilà.
03:34Et bon, pour moi, c'est une image qui reflète ce qu'on était à cette époque.
03:40Deux potes.
03:41Ouais, c'est une image de deux potes. J'imagine que c'est Saint-Tropez, ça aussi.
03:45Alors ça, c'est drôle parce que…
03:47Est-ce que c'est une vraie photo ? Est-ce qu'il fait vraiment un doigt à un policier ?
03:52Il a une altercation avec la police municipale et il lui fait un doigt.
03:56Donc là, je suis paparazzi quand je fais cette photo, quoi.
03:59Et puis celle-là…
04:00Alors celle-là, elle est extraordinaire.
04:02Oui, parce que…
04:02Là, c'est Johnny. Alors, on savait qu'il aimait chanter, on savait qu'il aimait jouer la comédie,
04:07mais il est aussi coiffeur.
04:08Oui, ça fait partie des blagues. Et un jour, je lui disais, il faut que j'aille chez le coiffeur demain et je vais te couper les cheveux, moi.
04:17Et vous a vraiment coupé les cheveux ?
04:18Il m'en a coupé un peu, après vous avez quand même demandé…
04:21J'ai regardé la glace, il fallait rétablir chez un coiffeur le lendemain.
04:25Je ne pense pas qu'il avait des dons de coiffeur, mais bon, ça, c'est un super souvenir parce que…
04:33Et ça démontre l'humour et le côté de blagueur qu'il pouvait avoir.
04:39Ces petits moments du quotidien, ces blagues, ces plaisanteries, c'est ce qui reste de Johnny aujourd'hui.
04:43J'ai été très marqué hier parce qu'ils ont décidé de l'enterrer à Saint-Barthes.
04:48Et on se promenait souvent en voiture ensemble.
04:51Bon, et devant le petit cimetière de Lorient où on passait, où il y a un truc qui s'appelle Jojo.
04:56C'est le cimetière où il va être enterré.
04:58En plaisantant, je lui disais, tu as bien fait d'ouvrir un resto ici.
05:01À Lorient, il y a un truc qui s'appelle Jojo Burger.
05:04Qui n'était évidemment pas son restaurant.
05:05Et quand on passait devant, il y avait toujours une petite plaisanterie.
05:10Je lui disais, putain, aujourd'hui, il n'y a personne.
05:13Ou dit, oh, ça marchait bien.
05:14Je crois que vous plaisantiez avec lui de ça.
05:17Non, il ne vous disait pas, il ne faut pas…
05:18C'était chaque fois qu'on passait devant.
05:20Il faudrait qu'on achète deux places dans le cimetière, etc.
05:24Donc bon…
05:25Vous êtes peut-être une bonne responsabilité dans le fait qu'il soit enterré à Saint-Barthes.
05:28C'est un hasard.
05:29Je ne suis pas…
05:30Ce n'est pas moi qui ai décidé.
05:35Je sais très bien qu'il soit enterré là-bas.
05:37Parce que vraiment, c'est tellement beau dans une île qu'il aimait, quoi.
05:43Que toute sa famille aimait, les enfants, etc.
05:46Daniel, sa mort, vous l'avez appris comment ?
05:49À 4h du matin, mes filles arrivent en disant que Denis est mort.
05:53Comme on l'a dit mort.
05:56Plusieurs fois.
05:56Plusieurs fois.
05:57Et que je trouve que c'est bon.
06:00C'est difficile à admettre.
06:02On n'y croit pas, quoi.
06:04On s'est mis sur BFM, Denis est mort.
06:06Et puis tout…
06:07Et là, j'ai été scié.
06:09Je fais un petit peu mieux là, mais je ne suis pas remis.
06:12De toute façon, je pense qu'il va rester vivant tout le temps, quoi.
06:16Je veux dire, aujourd'hui, il a pris une telle place dans le cœur des Français.
06:23Qu'est-ce qui vous manquera le plus de Johnny Hallyday ?
06:25Lui, le copain.
06:29Cette époque-là, voilà.
06:32Fiderovici, allez.
06:34Merci Daniel.
06:35Pleurez pas.
06:35Merci.
06:36Merci.
06:37Merci.
06:38Merci.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations