00:00– Alexandre Jardin, vous disiez tout à l'heure, je pense que si on prend les problèmes les uns après les autres,
00:04on doit être capable de les résoudre collectivement, on est capable de trouver des consensus.
00:08Est-ce que sur un sujet aussi inflammable que l'immigration, vous dites, on peut le faire aussi ?
00:12– Bien sûr qu'on peut le trouver, mais je voudrais juste qu'on soit conscient que depuis le début,
00:18depuis 21h, on débat et on est tous dépossédés de la moindre initiative.
00:23Ça veut dire que là, on a débattu, mais on n'a aucun pouvoir.
00:25On est un peuple qui accepte ça, c'est hallucinant, c'est hallucinant.
00:33On débat, on a tous des points de vue, on dénonce des trucs, on n'est pas d'accord.
00:38– Vous avez le pouvoir d'élire ?
00:39– Nous n'avons, vous n'avez aucun pouvoir, ils sont deux ici à avoir un peu de pouvoir.
00:44– C'est-à-dire Philippe Brun et Philippe Ballard, les députés.
00:47– Vous avez une nation qui consent à la dépossession de sa citoyenneté.
00:52On se traite nous-mêmes comme des gueux.
00:54C'est pour ça que notre mouvement a pris.
00:57Parce qu'à un moment, il faut qu'on redevienne un grand peuple de citoyens, une grande nation.
01:02Et une grande nation, c'est fondé sur la citoyenneté active, mais active.
01:07Donc, vous nous rejoignez si vous pensez que ce n'est pas normal.
01:11Si vous pensez que c'est normal, continuez à voter, uniquement pour des partis.
01:15Si vous pensez que le citoyen doit exister, bordel !
01:21Je veux dire, les gens qui nous écoutent, la France majoritaire, à un moment, il faut qu'elle ait le droit de parler.
01:28Donc, sur la question migratoire, il n'est pas normal que le souverain, c'est-à-dire nous tous,
01:33qu'on soit exclu sur la question référendaire.
01:38Ce n'est pas normal.
01:40Je veux dire, on est tous citoyens, on est tous la source de la souveraineté.
01:45Nous devons être capables de débattre d'immigration, d'intégration, d'écologie,
01:49de tout ce qui touche le citoyen.
01:52Donc, il y a eu une pétition qui a circulé, qui a recueilli un million de signatures.
02:01Moi, ce qui m'intéresse là-dedans, je vais vous dire ce qui me dérange et ce qui m'intéresse.
02:05Ce qui m'intéresse, c'est qu'elle a soulevé le fait qu'il n'est pas normal que le peuple ne puisse pas parler.
02:10Ce n'est pas normal.
02:11Parce que je suis démocrate.
02:13Ensuite, pourquoi elle m'a en partie déplu ?
02:16Elle m'a en partie déplu parce qu'elle faisait de la division.
02:20Oui, parce que le texte de la pétition,
02:22c'est sur le changement de civilisation, c'est la France est foutue, c'est tout ça.
02:26Je pense, moi, par exemple, je pense qu'on doit être capable.
02:29On a un problème d'intégration.
02:31On a un problème.
02:34Vous disiez 500 000 personnes qui ne sont pas au travail.
02:38Donc, on a des problèmes.
02:39Est-ce qu'on est capable d'imaginer un moratoire pendant 4 ans
02:42avec un effort éducatif dans les quartiers considérable,
02:46un effort considérable de formation permanente,
02:49un effort considérable pour régler les questions de logement ?
02:51Et puis ensuite, on fait le bilan.
02:53Mais est-ce que c'est à nouveau les partis qui vont s'arranger à l'Assemblée
02:57ou est-ce que c'est à un moment le peuple qui a le droit de parler ?
03:00C'est une question fondamentale.
03:03Les histoires, par exemple, d'un regroupement familial,
03:05ça n'a pas été décidé.
03:06C'est le Conseil d'État qui a tranché.
03:08Je veux dire, à un moment, le peuple doit s'exprimer.
03:12Mais s'exprimer.
03:14Et le peuple, c'est vous.
03:15C'est-à-dire, moi, ce qui me fout très très mal à l'aise,
03:18ce qui me passionne dans ce genre d'émission,
03:20c'est que j'écoute tout le monde.
03:22On existe tous avec des légitimités.
03:25On est plutôt tous sincères.
03:27Mais on n'aura pas de pouvoir.
03:30Donc, vous venez dans le mouvement des gueux.
03:32On se bat.
03:34Mais on se bat pour que le citoyen existe.
03:36On construit et on va construire ensemble des référendums
03:39construits sur des majorités réelles.
03:42De 8 Français sur 10.
Commentaires