00:00– Arthur Delaporte veut venir agir, député PS.
00:02– Déjà, je voulais vous dire une chose, c'est que quand vous dites
00:05« on ne veut plus de normes » et en même temps vous dites
00:08« on veut finalement qu'il y ait assez de soignants pour encadrer les patients »,
00:13figurez-vous qu'à l'Assemblée nationale, on a voté il y a un an
00:16une norme justement pour avoir un ratio pour encadrer les patients soignants.
00:21Ça veut dire qu'en gros, il faut un minimum de soignants par étage.
00:24Ça c'est une norme. Moi je considère que c'est une norme positive.
00:27Le problème c'est qu'elle n'est pas appliquée.
00:28Donc le sujet c'est « comment est-ce qu'on arrive à les faire appliquer ? »
00:31Et donc en fait, il y a normes énormes.
00:33Il y a les normes insupportables, il y a les normes inutiles.
00:35Mais moi je dis que les normes c'est aussi une garantie de la justice.
00:38– Mais juste ce que vous disiez Jérôme, c'est « on élit des députés en l'occurrence
00:43pour qu'ils nous aident et au final, je vous cite, ils nous emmerdent ».
00:46– Eh bien moi je vais vous dire, comme député par exemple,
00:49j'ai travaillé sur une loi, la loi sur les influenceurs.
00:51La loi sur les influenceurs, les gens disaient « moi j'en ai marre, des arnaques, etc. »
00:55On a fait cette loi pour essayer de réguler.
00:56– La régulation, c'est de la norme d'une certaine manière.
00:59Je préfère la norme de la régulation, de la justice, à la loi de la jungle.
01:03Il y avait des gens qui se faisaient arnaquer,
01:04il y avait des gens qui étaient défigurés parce qu'ils avaient reçu
01:06des produits qui étaient dangereux, qui venaient de Chine,
01:09qui étaient totalement, enfin vous voyez, de contrefaçon.
01:12Donc évidemment qu'il faut de la régulation.
01:14Le rôle de l'État, il est là.
01:15Donc c'est un peu à contre-pied de ce que j'ai pu entendre chez certains.
01:18– C'est le but, c'est le pied du débat.
01:19– Je préfère le dire.
01:20Je comprends qu'il y a parfois des excès de normes.
01:23Mais je tiens à dire que si on n'a plus de règles, derrière c'est l'anarchie.
01:27Et derrière, quand c'est l'anarchie, ceux qui trinquent, c'est les plus précaires.
01:30C'est eux qui passent à la caisse les premières.
01:31– Sous-titrage Société Radio-Canada
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