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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2025-09-16##

Catégorie

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News
Transcription
00:0021.600 étrangers ont été expulsés en 2024.
00:05Bruno Retailleau s'est fixé l'objectif de réduire le nombre d'étrangers en situation irrégulière dans le pays.
00:10Les premiers titres de séjour, eux, ont progressé de 1,7%.
00:14Le nombre de titres de séjour qu'on a accordé l'an dernier, c'est le triple du nombre qu'on accordait à la fin des années 90.
00:20Les vraies voix Sud Radio
00:22Et sauveons la France. Voici les propos de Philippe Devilliers pour décrire sa pétition 0826 300 300.
00:28Qu'en souhaitez-vous un référendum sur l'immigration avec les chiffres pour l'instant, Philippe ?
00:32Eh bien, pour le moment, c'est une très large majorité puisque vous souhaitez un référendum sur l'immigration à 90%.
00:38Vous voulez réagir ? 90, comme on dit en Belgique.
00:40Après, vous connaissez bien le 0826 300 300.
00:43Michael Sadoun, quelle réflexion vous procure ce référendum sur l'immigration dont on parle depuis si longtemps ?
00:50Déjà, je veux qu'on dise que c'est un sujet assez technique, en fait, juridiquement.
00:56Et donc, il faut s'y prendre un peu par le bon bout.
00:58C'est-à-dire qu'il y a plusieurs articles dans la Constitution qui permettent d'organiser un référendum.
01:02L'article 11 ne permet pas d'organiser un référendum sur les sujets migratoires.
01:06Donc, il faudrait passer par l'article 89.
01:08Désolé de rajouter ces précisions techniques, mais elles sont essentielles.
01:12Pour élargir le champ d'application, en fait, du référendum et pouvoir enfin faire un référendum sur l'immigration.
01:18Après, quel package de mesures on mettrait dedans ?
01:20Il faudrait passer nécessairement par-dessus les contraintes européennes qui existent aussi.
01:25Et je suis sûr que Philippe David ne manquera pas de le rappeler.
01:27Mais par exemple, si vous voulez suspendre le regroupement familial,
01:31vous vous heurtez nécessairement à l'article 8 de la CEDH
01:34qui consacre le droit à vivre une vie familiale normale.
01:38C'est le terme qui est utilisé dans l'article 8.
01:40Donc, il faut passer par-dessus un certain nombre de contraintes.
01:42Donc, je suis pour le référendum, mais il ne faut pas penser que ça arrivera d'un coup, tout de suite, très rapidement.
01:48C'est vraiment une longue marche juridique qui nous amènera à terme à reprendre la maîtrise de l'immigration.
01:51Et surtout, qu'est-ce qu'on demande dans ce cas ?
01:53Philippe, ou François, François.
01:57Oui, moi je pense que d'abord, c'est sans doute faisable de faire un référendum
02:01qui aborde certains aspects de l'immigration,
02:04puisque la Constitution, qui avait été modifiée en ce sens d'ailleurs,
02:08dit qu'on peut faire un référendum sur un sujet économique et social.
02:11Bon, alors, il y a forcément des liens entre l'immigration, l'économique et le social.
02:15Après, il y a des sujets qui sont plus d'ordre, on va dire, régalien au sens, je ne sais pas,
02:24la nationalité, des choses comme ça, qui ne seraient pas faisables par référendum.
02:27Mais surtout, ce que je me dis, c'est, quand on lance une pétition comme cela,
02:32comme l'a fait Philippe Devilliers, bon, c'est un objectif de mobilisation politique, etc.
02:37Mais il ne dit pas bien quel serait l'objet, justement.
02:40Bon, parce que, sans doute, il y a des gens qui disent,
02:42est-ce qu'on pourrait répondre à une question simple ?
02:44Est-ce qu'on veut plus ou moins d'immigration ?
02:46Est-ce qu'on veut stopper l'immigration ?
02:48Bon, un référendum ne porte pas sur une question de ce type-là.
02:50Un référendum porte sur une loi.
02:52Voilà, c'est un texte de loi.
02:53Donc, c'est sûr qu'il faudrait quand même, si on veut aller plus loin,
02:57se mettre un peu d'accord sur ce qu'il y aurait dedans.
02:59Et d'ailleurs, les parlementaires qui veulent ça, parce qu'il y en a qui le veulent...
03:02Oui, comme on sait par Laurent Wauquiez, prise dans le groupe parlementaire.
03:04Oui, il pourrait être, ou même le ministre de l'Intérieur, d'ailleurs, je crois,
03:06Benoît Retailleau avait dit qu'il aimerait bien qu'il y ait un référendum un jour sur ce sujet.
03:10Eh bien, à ce moment-là, il devrait travailler sur le contenu.
03:13Et moi, je dois dire que je ne serais pas contre.
03:16Je veux dire, alors, je ne vais pas signer la pétition,
03:18parce que dans la pétition de Philippe Devilliers, il y a le peuple français en train de mourir.
03:22Ce côté-là, catastrophiste, il faut sauver le peuple français,
03:26parce que sinon, il va disparaître, comme si on était une espèce de disparition.
03:29C'est complètement délirant.
03:30Mais en revanche, les sujets d'immigration, il ne faut pas avoir peur d'en parler,
03:34d'avoir des débats sur le sujet.
03:35Là, c'est regroupement familial sans frein, aide sociale sans condition,
03:39régularisation massive, et il part de disparition...
03:42Oui, mais par exemple, il n'y a pas de régularisation massive.
03:44La dernière régularisation massive, c'était sous Lionel Jospin, en 1998.
03:48Donc, ça commence à remonter à loin, quand même.
03:50Il n'y a pas de régularisation massive, comme à l'époque de Jospin,
03:54mais elles se font de facto, puisque les gens...
03:56La France n'expulse en personne, y compris les personnes sous OQTF,
04:00qui sont moins de 10% à être expulsées.
04:02Au bout d'un moment...
04:03Non, les OQTF, c'est moins de 10.
04:05Au bout d'un moment, on dit, bon, écoutez, ça fait 20 ans que vous êtes là,
04:08bon, vous êtes régularisés.
04:09Alors, on ne fait plus des régularisations massives,
04:11comme les socialistes en 1981, avec François Mitterrand et Pierre Monroy,
04:14vous vous en rappelez peut-être,
04:16ou la régularisation de Jospin entre 1995 et 2002.
04:201997, pardon, et 2002.
04:21Mais la régularisation a lieu de facto.
04:23Moi, je crois que cette pétition, elle a un mérite.
04:26C'est qu'elle fait sauter un tabou.
04:28Elle fait sauter un tabou.
04:29Il était interdit en France, depuis les années 80, c'est-à-dire 40 ans,
04:33de parler d'immigration, sinon vous étiez un raciste, un fasciste, un nazi.
04:38Ah oui, c'était ça.
04:38Rappelez-vous, quand même, pendant des années...
04:39Mais est-ce qu'on ne mélange pas tout avec l'arrêt de l'immigration ?
04:42T'as raison, mais je pense qu'on en parle quand même depuis quelques années.
04:43C'est-à-dire que moi, je pense que c'est la campagne de 2022
04:45qui a fait sauter le verrou sur l'immigration.
04:47J'en suis pas convaincu.
04:48Avec un Zemmour qui s'est cramé, peut-être, sur ces sujets-là,
04:51en se mettant trop à droite, peut-être.
04:52Ça l'a desservi politiquement.
04:54Mais en tout cas, il a fait sauter ce tabou.
04:56Et même, il parlait du référendum.
04:57Et Laurent Fabius, pendant la campagne présidentielle,
05:00à l'époque président du Conseil constitutionnel,
05:02lui a dit, impossible de faire un référendum sur ça.
05:04On vous le fera sauter.
05:06Donc, je pense qu'à l'époque, les gens avaient déjà compris
05:07qu'il y avait quelque chose.
05:09Après, tant mieux si Philippe Devilliers passe à l'action
05:11et qu'on arrive à mettre la pression sur le politique
05:14à un moment, quand même.
05:14Je pense quand même pouvoir dire, pour avoir été parlementaire
05:17pendant 15 ans, qu'il y a eu des lois sur l'immigration,
05:19je crois, en moyenne, tous les deux ans.
05:21Donc, on ne peut pas dire non plus que ce soit un sujet tabou
05:23dont on ne parle jamais, en tout cas.
05:24Non, mais parlementaire, on a parlé souvent.
05:26Et c'est normal, d'ailleurs.
05:27C'est normal, parce que les règles doivent évoluer,
05:30parce que l'immigration évolue,
05:32parce que le monde évolue.
05:34Dans les années 70, quand Valéry Giscard d'Estaing
05:36a fait le regroupement familial,
05:38c'était, par ailleurs, assez difficile, quand même,
05:40de se déplacer d'une région du monde à une autre.
05:42Aujourd'hui, c'est assez facile
05:43et il y a des routes de migration diverses et variées.
05:47Le phénomène de la Méditerranée ou de la Manche, maintenant,
05:50n'existait pas il y a encore 15 ans.
05:52Donc, tout ça, c'est normal qu'on adapte la législation.
05:55En revanche, dire qu'il n'y a pas eu de débat,
05:57non, il y a un débat qui est peut-être
06:00sous-jacent, mais qui n'est pas dit,
06:02y compris par Philippe de Villiers,
06:03c'est est-ce qu'on veut de l'immigration zéro ?
06:06Ou est-ce qu'on dit
06:07on accepte qu'il y ait de l'immigration,
06:10mais on veut qu'il y en ait moins,
06:12on veut la contrôler plus strictement,
06:14et on veut avoir moins de titres de séjour
06:18attribués chaque année ?
06:20Moi, c'est pour une immigration choisie.
06:22C'est-à-dire, viennent les gens
06:24qu'on a envie d'avoir,
06:26dont on a besoin,
06:27et qui ont envie de,
06:30je vais dire un gros mot,
06:31non pas de s'intégrer,
06:32mais de s'assimiler à la société française.
06:35Je sais, ça, c'est un tabou qui a sauté.
06:36C'est un tabou qui n'a pas encore sauté,
06:38parce qu'on doit garder tout ce qu'on est.
06:40Non, désolé, quand on va dans un pays,
06:42on s'y adapte.
06:43Même dans des pays d'immigration,
06:44vous allez vivre aux Etats-Unis,
06:45vous êtes obligés de parler anglais.
06:46Allez, 0826-300-300,
06:49si vous voulez commenter ou donner votre avis,
06:52on vous attend au standard.
06:55Mickaël, encore quelques secondes,
06:59et pourtant, c'est un sujet,
07:01enfin, c'est brûlant,
07:03et pourtant, ça pourrait aussi aménager
07:05et faire en sorte que l'immigration soit mieux gérée
07:07sur notre territoire, en fait.
07:09Ah, mais tellement !
07:10Et puis, en plus,
07:11François de Rugy a raison de dire
07:12qu'il y a eu des lois très régulièrement,
07:14mais à chaque fois, c'est des lois
07:15où on a fait bouger une virgule,
07:17un tout petit truc,
07:18c'est très compliqué de faire avancer ce sujet-là.
07:20Même Gérald Darmanin a essayé
07:21de faire une loi sur la question
07:22qui a été amendée, en plus,
07:24par le Sénat,
07:24qui était républicain à l'époque,
07:26et ça a été, presque tout a été censuré
07:28par le Conseil constitutionnel.
07:29Donc oui, il y a beaucoup de lois,
07:30mais qui n'ont servi à rien.
07:31Allez, vous restez avec nous,
07:32on revient dans un instant.
07:33Et puis, on n'y croit pas,
07:34François Libourneau est avec nous,
07:36qu'est-ce qu'il se passe ?
07:37Bonjour Cécile,
07:37puis bon anniversaire dans un premier temps.
07:39Là, on n'y croit pas du tout.
07:41On n'y croit pas du tout.
07:42Comment est-il possible
07:43qu'un agriculteur ne soit toujours pas indemnisé
07:45au bout de huit mois,
07:46après avoir perdu toutes ces bêtes,
07:48un ensemble d'un élevage ?
07:49Moi, je vous le dis,
07:50on n'y croit pas du tout.
07:50On en reparlera juste à la fin du débat.
07:540826 300 300,
07:56si vous aussi, vous êtes agriculteur
07:57et que vous trouvez que cette situation
07:58est intenable, incompréhensible,
08:01vous nous appelez,
08:01et dans un instant,
08:02on revient sur ce référendum sur l'immigration.
08:04Serait-il la solution ?
08:06A tout de suite.
08:06Sud Radio
08:08Parlons Vrai
08:08Parlons Vrai
08:09Sud Radio
08:09Parlons Vrai
08:10Sud Radio
08:10Parlons Vrai
08:11Les Vraies Voix Sud Radio
08:1318h-20h
08:14Cécile Dominibus
08:15Philippe David
08:16Ça va mon Philippe ?
08:17Ça va très bien et vous ?
08:18Oui, toujours aussi...
08:20Aussi quoi ?
08:21Je ne sais pas,
08:22c'est à vous aussi à dire la suite ?
08:23Parce qu'on m'a dit que j'étais très désagréable
08:25quand Mickaël Sadoun vous a dit
08:27pendant la pause que vous aviez 18 ans
08:29que j'ai répondu hors-taxe
08:30mais là, il faut ajouter les droits de douane,
08:31le fret d'import.
08:33Mais 18 ans encore, j'ai été méchant.
08:35Je connais des adolescentes qui font plus vieille
08:38que Cécile Dominibus.
08:40Je l'ai fait naître dans ma main, ce petit.
08:42C'est vraiment comme un morneau.
08:43Il se rebelle.
08:44C'est incroyable.
08:45Vous avez une grande main, vu la tête ?
08:47Oui, si vous bouffez en cachette,
08:50c'est compliqué.
08:52Je me disais un président,
08:53quelle indignité.
08:53Quelle indignité.
08:55J'espère que les gens peuvent quand même
08:56voir l'image sur Internet
08:57parce que la chemise de Philippe David
08:58aujourd'hui, c'est vraiment,
08:59il faut l'avoir.
09:00Qu'est-ce qu'elle a ?
09:01Elle est soft, elle est monocolore.
09:02Non, il ne faut pas l'avoir.
09:05Il faut l'acheter, surtout.
09:09Un référendum sur l'immigration
09:10avec un peu de sérieux,
09:11serait-il la solution ?
09:12Autour de sa table,
09:13Mickaël Sadoun,
09:14François de Rugy,
09:15Philippe David,
09:15bien entendu, 0826 300 300.
09:18Avec Richard qui est avec nous.
09:20Bonsoir, Richard de Toulouse.
09:21Bonsoir.
09:22Oui, bonsoir.
09:23Bienvenue.
09:23Bonsoir.
09:24Bonsoir.
09:25Oui, juste en fait,
09:29une question que je vous pose.
09:30Est-ce que si le référendum
09:32est un succès,
09:34bon, je pense que c'est déjà bien parti.
09:37Est-ce que si la réponse
09:39de nos édiles,
09:41c'est de dire non, non,
09:42pas possible,
09:43Constitution, Europe,
09:45donc pour moi,
09:47dites-moi si vous êtes d'accord,
09:49je pense qu'il va y avoir
09:50une grande frustration des gens
09:51qui ont pris une position,
09:53qui ont créé entre guillemets
09:54un espoir,
09:55de voir une situation
09:56mieux traitée.
09:59Et donc, je prévois,
10:00moi, je pense que ça va se...
10:02Il y aura un second effet
10:03qui se coule,
10:03qui va être des manifestations
10:04massives de gens
10:05qui auront un seul mot d'ordre,
10:08qui est très rassembleur,
10:09en fait,
10:10et qui va faire l'effet
10:12qu'on voit aujourd'hui
10:13en Angleterre
10:14et qui a mené le gouvernement
10:15aujourd'hui, d'ailleurs,
10:16en Angleterre.
10:17Donc voilà.
10:18Philippe.
10:19Vous en pensez ?
10:20Vraie question,
10:21parce qu'on est à 1 300 000.
10:23Si on monte à 2 millions,
10:242 millions 5 et qu'on dit
10:26mais de toute façon,
10:27vous n'aurez pas de référendum
10:29circulé,
10:29il n'y a rien à voir,
10:30je suis entièrement d'accord
10:31avec Richard,
10:32ça va peut-être provoquer
10:32de très grosses frustrations
10:34dans le pays.
10:35Enfin, je ne sais pas
10:35ce qu'en pense.
10:35Après, il peut faire un référendum
10:36et rien n'en faire non plus.
10:39Ah oui, je suis d'accord.
10:40On a connu ça en 2005.
10:40Avec les doléances,
10:41les carnets de doléances.
10:42Après, je précise un truc,
10:42c'est qu'il paraît
10:43que le site sur lequel
10:44la pétition est organisée
10:45n'est pas un site très officiel,
10:47c'est un site sur lequel
10:48on peut s'inscrire 10 fois,
10:4915 fois, 20 fois,
10:50donc ça fausse un peu les résultats.
10:51C'est dommage de l'avoir fait
10:53sur ce site-là
10:53et pas sur un truc
10:54tout à fait officiel.
10:55Mais moi, je suis d'accord
10:56avec ce qui a été dit
10:56par notre auditeur.
10:57Le vrai problème,
10:58la vraie question de l'immigration,
11:00c'est aussi une question démocratique,
11:02c'est-à-dire qu'on n'a jamais
11:02permis aux Français
11:03de décider sur ces questions-là.
11:05Ils ont voté pour des responsables
11:07de gauche, de droite, etc.
11:09Personne ne leur a offert
11:10la solution qu'ils appellent
11:11de leur vœu.
11:12Très majoritairement,
11:13ils veulent réduire l'immigration.
11:14Les Français, on le sait,
11:15il n'y a pas que les auditeurs
11:16de Sud Radio,
11:16même si le sondage
11:17est écrasant à 90%.
11:18C'est ceux qui votent
11:20sur Twitter.
11:21Les Français,
11:22dans leur majorité,
11:23veulent réduire l'immigration.
11:24C'est une question démocratique.
11:25François de Rugy.
11:26Oui, la frustration des citoyens
11:29qui signent des pétitions,
11:30évidemment, qu'elle peut exister.
11:31Surtout qu'aujourd'hui,
11:32elle est protéiforme.
11:33La solution, il y en a
11:34dans tous les choses.
11:35Et les pétitions sont protéiformes aussi.
11:37Je vous rappelle la pétition
11:38du mois de juillet
11:39sur la loi Duplon
11:40avec plus de 2 millions de signataires.
11:41Alors que la loi venait d'être votée,
11:42c'est une pétition
11:43qui appelle à son abrogation.
11:44Ça pose aussi des problèmes.
11:46Il ne faut pas dire
11:47qu'il suffit de signer
11:48une pétition comme ça
11:49et que c'est formidable.
11:50C'est pour ça, encore une fois,
11:52avec ce que vient de dire
11:53Michael Sadoun,
11:53de la précision sur la façon
11:55dont la pétition de Philippe de Villiers
11:57est organisée.
11:58C'est vrai que si c'était organisé
12:00sur le site de l'Assemblée nationale
12:01avec un objet concret,
12:02mais moi, j'ai dit la même chose
12:03sur la loi Duplon.
12:04Donc, c'est pareil.
12:05On ne peut pas simplement
12:06faire des pétitions
12:07où on dit
12:08voilà, moi, ce que je pense,
12:10est-ce que vous êtes d'accord ?
12:11C'est ayant un objet.
12:12Là, j'imagine que c'est pour provoquer
12:13la mise en place d'eux.
12:16Mais oui, mais justement,
12:18la frustration dont parle
12:19notre auditeur à juste titre,
12:20elle vient aussi du fait
12:21que tout le monde
12:22ne met pas la même chose
12:24dans le même objet.
12:25C'est-à-dire que là,
12:25on dit un référendum
12:27sur l'immigration.
12:27Oui, mais un référendum,
12:28en gros, pour contre l'immigration,
12:29on sait que ce ne sera pas ça
12:30le référendum,
12:31ce sera sur une loi.
12:32Et si c'est une loi,
12:33on ne peut pas laisser dire,
12:34là, je me permets de vous reprendre,
12:35chère Cécile,
12:36que, ah oui,
12:36mais on ne tiendra pas compte
12:37du résultat.
12:38Ah si, si c'est une loi,
12:39elle est réputée adoptée.
12:41Ah oui, si c'est une loi, oui.
12:42Attention, non, non,
12:43c'est pas justement
12:44un référendum, oui, non,
12:45sur un traité international ou autre.
12:47Et d'ailleurs, par ailleurs,
12:48le traité constitutionnel européen,
12:50à l'époque,
12:50il n'a pas été adopté
12:51à cause de ce vote français.
12:52Il a fallu un autre traité après.
12:53Non, mais je disais,
12:55si c'est sous forme
12:56de cahier de doléance
12:57comme on a eu,
12:58c'est ça que je voulais dire.
12:59Un référendum,
13:00ça doit être sur une loi
13:01et si le oui l'emporte,
13:03la loi entre en vigueur.
13:05Allez, Éric de Saint-Rémy-de-Provence
13:06est avec nous.
13:06Bonsoir, Éric.
13:08Bonsoir.
13:08Oui, bonsoir Cécile,
13:09bonsoir Philippe,
13:10bonsoir à tous.
13:11Bienvenue sur Sud Radio,
13:12on vous écoute.
13:14Merci, oui,
13:14je voulais intervenir justement
13:16parce que je suis votre débat.
13:17Moi, je suis maraîcher
13:18dans les bouches du rond
13:19à la vigue de Provence.
13:20Et on a historiquement
13:21des gens issus de l'immigration.
13:24La majorité d'entre eux
13:25sont des Marocains,
13:26des paysans marocains
13:28dans le sens d'ordre du terme
13:29puisque j'en suis un.
13:30Et ces gens-là,
13:31avant, on avait un système
13:32très simple,
13:32c'est-à-dire qu'on lançait
13:34un contrat,
13:35on avait le visa
13:36qui durait le temps du contrat,
13:37c'est-à-dire votre gare
13:38entre 1er mars,
13:39partait 30 octobre,
13:40en 15 jours,
13:411 mois,
13:42on avait les papiers,
13:42Mme Delorme,
13:43l'Office d'immigration internationale
13:44réglait tout ça.
13:46Tout a été supprimé,
13:47je crois,
13:47sous Sarkozy ou sous Jospin.
13:48On passe maintenant
13:49par des plateformes numériques
13:50et là, on passe à un enfer.
13:52On passe à un enfer
13:53parce que soit
13:53il n'a pas l'autorisation de travail
13:55et il attend 2, 3, 4 mois,
13:58soit quand il a l'autorisation,
13:59il n'a pas le visa.
14:00Mais le problème,
14:01c'est que ces gens-là,
14:02ils viennent depuis 8, 10 ans
14:03et on nous,
14:04je vais mal parler,
14:05on nous emmerde
14:05sur des gens
14:06qui viennent historiquement
14:07travailler en France,
14:10qui viennent en France,
14:11qui bossent et qui s'en vont.
14:13Et ces gens-là,
14:14on n'arrive plus
14:14à les avoir pour travailler
14:15ou quand ils rentrent,
14:16ils rentrent avec 2, 3 mois
14:17de décalage.
14:18Ils sont complètement
14:19décalés de notre saison.
14:21Et après, on nous dit,
14:22on veut une immigration.
14:23Oui, il faut une immigration,
14:24on en a besoin,
14:25il n'y a pas de problème.
14:26Mais quand est-ce qu'on aura
14:27simplement une immigration cohérente ?
14:29On se retrouve
14:30avec des OQTF
14:30qui n'ont rien à foutre là,
14:32qui posent problème
14:34pour la minorité d'entre eux
14:35et les gens
14:36dont on a réellement besoin
14:37pour travailler
14:38et pas que l'agricole,
14:39le bâtiment,
14:40la restauration.
14:41Et on n'arrive pas
14:42à avoir les gens
14:42qui travaillent chez nous.
14:44Pour juste rebondir
14:45sur l'histoire du sondage,
14:47je voudrais faire
14:47un petit rapprochement.
14:48La loi du plan,
14:49elle a sauté.
14:50Elle a sauté
14:50parce que 2 millions de personnes,
14:52dont la plupart connues
14:53d'entre eux,
14:53ont permis,
14:54grâce au Conseil constitutionnel,
14:56de la faire sauter.
14:57Mais ça n'a rien à voir
14:58avec la pétition.
14:59Non, non, non,
15:00je sais bien,
15:01mais le Mercosur,
15:01ça a passé,
15:02personne n'a bougé
15:03à ce niveau-là.
15:04Cette gauche
15:05et c'est les verts.
15:07Mercosur signé,
15:08plus personne ne bronche.
15:09Oui, c'est vrai.
15:09Vous avez raison.
15:11La loi qui a sauté.
15:12Merci.
15:12Donc, on a des incohérences
15:13qui nous glacent.
15:14Je suis désolé.
15:15Merci beaucoup,
15:16en tout cas,
15:16pour votre témoignage.
15:17Merci beaucoup.
15:18Vous restez avec nous
15:19tout de suite.
15:20On n'y croit pas.
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