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  • il y a 5 mois
Avec Stanislas Rigault (ex-porte parole de Reconquête), Pierre-Henri Dumont (secrétaire Général adjoint Les Républicains) et Assan Lakehoul (secrétaire général du mouvement jeunes communistes de France)

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##LA_VERITE_EN_FACE-2025-09-11##

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Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jean-François Achilly.
00:05Vous nous appelez toujours, 0826 300 300, j'ai trois intellos autour de la table.
00:11Je plaisante parce que c'est ce que nous a dit, j'entends ce que dit Laurent de Montpellier, je comprends ça.
00:17Il ne sait même pas de la détresse, c'est même plus de l'énervement.
00:21Il est comme des millions de gens, Laurent, je traduis ce qu'il a cherché à nous dire et qu'il nous a bien dit d'ailleurs.
00:27C'est au fond qu'il y a une déconnexion totale du regard du politique.
00:33Quand on voit le débat aujourd'hui, regardez le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu qui va prendre deux semaines pour faire asseoir,
00:41et je ne suis même pas suivant à y arriver, des gens autour d'une table pour essayer de boucher les 18 mois qui restent,
00:46d'avancer un petit peu sur des mesures qui seraient acceptables partout.
00:49Si ça se trouve, ça va finir une fois de plus en censure.
00:53Stanislas Rigaud, qu'est-ce que vous répondez à Laurent ?
00:56Le cas de Laurent, je le salue parce que j'espère qu'il nous écoute encore pour qu'on puisse essayer de lui répondre.
01:02Le premier élément, c'est que je comprends son désespoir et son impression, qui est malheureusement loin d'être fausse,
01:08qu'aujourd'hui, rien ne bouge dans ce pays.
01:10Ça, c'est le premier élément.
01:11Le deuxième élément, en revanche, c'est vrai que l'Assemblée nationale, telle qu'elle est aujourd'hui,
01:14elle est bordélisée, il y a un chaos ambiant, mais elle a été élue par les Français.
01:18Parfait. Troisième élément, aujourd'hui, la situation est bloquée, c'est-à-dire que M. Lecornu va faire ce qui a été fait depuis maintenant un an et demi,
01:26des négociations, où chacun va essayer de voir son intérêt partisan, son intérêt électoral,
01:30en pensant évidemment en arrière-plan à la présidentielle.
01:34Et donc, il faut essayer de débloquer cette situation.
01:36Et comment on peut essayer de débloquer cette situation, ou en tout cas de redonner la parole aux Français ?
01:39Il y a la dissolution qui existe, mais si c'est pour avoir le même résultat qu'aujourd'hui, une Assemblée bloquée, quel intérêt ?
01:45Il y a l'option de la démission du président de la République, qui permettrait de remettre les cartes à zéro,
01:50et de relancer une campagne et des débats de fond.
01:51Et puis, il y a une troisième option, que je n'apprécie pas beaucoup, qui est le référendum.
01:56Sur des sujets, on pourrait avoir un référendum sur le budget, sur l'immigration.
01:59Ce sont deux sujets qui sont extrêmement importants pour les Français, dans un sens comme dans l'autre,
02:03et je crois que ce serait l'occasion aussi d'avoir une clarification.
02:05Les Français veulent moins d'impôts, les Français veulent moins d'immigration,
02:08et je crois que ces deux modes démocratiques permettraient à un grand nombre de Français de parler,
02:13et surtout, au camp, de s'afficher clairement.
02:15C'est-à-dire que, de Bruno Retailleau...
02:17Consulter les Français sur des grands sujets.
02:19De Bruno Retailleau, par exemple, sur l'immigration, en passant par Jordan Bardella, Sarah Knafo, Éric Zemmour, Marine Le Pen,
02:25il y aura un consensus, au moins, sur cette question, et des clarifications.
02:27Vous êtes un ancien porte-parole de reconquête, je précise, pour ceux qui nous rejouent.
02:30Hassan Lackéoul, vous regardez ce qui s'est passé hier, des gens qui veulent manifester,
02:34j'insiste, vraiment, de tous aux horizons politiques,
02:38et soudain, des casseurs qui s'invitent, et tout est brouillé.
02:42C'est un petit peu comme le débat politique aujourd'hui,
02:44et une forme de polarisation à l'extrême,
02:46à l'Assemblée nationale, on le voit tout le temps.
02:48Qu'est-ce que vous dites, ce matin ?
02:49Vous, qui êtes le secrétaire général du mouvement des jeunes communistes de France,
02:52vous êtes à l'opposé de ce qui vient d'être dit de par Stéphane Lysace Rigaud,
02:56qu'est-ce que vous dites ?
02:57Il y a une confiscation, j'aime bien ce mot,
02:58parce que je trouve que ça n'avance plus à cause de ça.
03:01Même ceux qui veulent manifester pour dire autre chose,
03:04aux politiques, ils ne peuvent plus parler.
03:05Oui, bien sûr, et c'est pour ça que je comprends aussi la colère de Laurent,
03:10parce qu'on a l'impression que, quand même,
03:12ça fait un moment qu'il y a des politiques qui s'enchaînent,
03:15et que la politique ne change pas.
03:17Et le problème, c'est que ce n'est pas un souci de cuisinier,
03:20c'est un souci de recette.
03:22Et donc, si à chaque fois, ce qu'on a à proposer aux Français,
03:24c'est la même chose, un peu toujours les mêmes politiques,
03:27essayer de réduire les déficits,
03:29de courir derrière la dette en permanence,
03:31ça fait les mêmes résultats.
03:33Là, il y a un gouvernement en Norvège
03:34qui ne fait que ça, et c'est de réduire les déficits.
03:36Et résultat, la pauvreté augmente,
03:38les salaires diminuent,
03:40et pour autant, la dette ne se réduit pas.
03:41Donc moi, je pense qu'il faut un choc,
03:43qu'il faut une nouvelle politique,
03:44qu'il faut proposer autre chose aux Français,
03:46et pas qu'avec des mots.
03:47Je pense qu'on a besoin de changements profonds,
03:49on a besoin d'augmenter les salaires,
03:51on a besoin de créer de l'emploi,
03:52réindustrialiser le pays.
03:54Nous, chez les jeunes communistes,
03:54on a une grande campagne pour la création
03:56d'un million d'emplois pour la jeunesse.
03:57Et je pense que c'est comme ça qu'on relèvera le pays.
03:59Quand quelqu'un est malade,
04:00on ne va pas lui enlever du sang,
04:02lui couper un bras.
04:03Non, au contraire.
04:03Il faut le réoxygéner,
04:06l'aider à respirer,
04:07et c'est comme ça qu'il repartira le pays.
04:09Je vais prendre Catherine en ligne,
04:10mais juste un mot, Pierre-Henri Dumont.
04:12Vous revenez à la case mairie,
04:14si j'ai bien compris.
04:15Vous étiez député,
04:16vous êtes LR, les Républicains,
04:18et vous revenez à la base.
04:20Parce que c'est aussi là,
04:23après avoir fait deux mandats de députation,
04:25c'est quand même à la mairie,
04:26où on est le plus prof des citoyens,
04:27où on voit ce qui peut changer
04:29concrètement l'avis des gens.
04:31Ça vous a manqué, ça ?
04:31Ça change forcément.
04:32C'est la loi sur le non-cumul des mandats,
04:33donc en tant que législateur,
04:34forcément je l'appliquais.
04:35Mais c'est vrai que si on veut comprendre,
04:39et quand on est en particulier parlementaire,
04:41le sens de l'intérêt général,
04:43quand on veut essayer de légiférer,
04:46réformer au plus juste,
04:48il faut avoir les pieds sur le terrain.
04:50Et on ne peut pas,
04:51et c'est d'ailleurs en cela
04:52que la proposition qui est celle
04:54qui avait été faite par François Bayrou,
04:55de l'élection des députés à la proportionnelle,
04:58est une erreur absolue,
04:59parce que ce seraient les états-majors des partis
05:00qui nommeraient les différents candidats,
05:02donc celui qui serait sur la liste
05:04ne serait pas celui qui fait du travail de terrain
05:05dans les mairies,
05:06dans les associations,
05:08auprès des habitants,
05:09dans les quartiers,
05:10mais serait celui qui grenouille
05:12au siège parisien le plus proche.
05:14C'est la déconnexion dans la déconnexion.
05:16C'est la déconnexion dans la déconnexion.
05:17Et donc c'est pour ça que nous,
05:17les Républicains,
05:18on avait toujours été absolument contre
05:20cette idée de proposer.
05:22Et permettez-moi quand même de dire une chose,
05:25c'est que ce qui peut aussi se poser,
05:28je réfléchissais à ça
05:29quand j'écoutais votre auditeur,
05:30mais ce qui peut se poser comme question,
05:31c'est aussi la déconnexion des leaders politiques
05:34par rapport aux attentes
05:35de leur propre électorat.
05:36On parlait tout à l'heure
05:37de la question d'immigration
05:38sur le référendum.
05:39Nous, on a toujours porté ça
05:40chez les Républicains,
05:40donc très bien,
05:41mais vous prenez même...
05:43Vous ne l'avez pas fait, mais vous l'avez prenez.
05:44En fait, il n'y a que le président
05:45qui peut le décider sur ce thème-là,
05:46c'est la Constitution.
05:47Non, vous avez vu des présidents
05:48par le passé.
05:52Et donc, on se retrouve dans cette situation
05:54où, par exemple, le Parti Socialiste,
05:5675% des électeurs socialistes
05:59veulent réduire l'immigration.
06:02On voulait dire qu'il faut dépasser
06:03le jeu des partis et écouter les gens.
06:05Si les leaders du Parti Socialiste
06:06étaient un minimum sincères
06:08et représentaient les intérêts
06:09de leurs propres électeurs,
06:10ils devraient pouvoir s'asseoir à une table
06:12et faire, comme ça s'est passé par exemple
06:13au Parti Socialiste au Danemark,
06:15une réduction drastique de l'immigration.
06:17Alors Catherine, vous êtes...
06:18Bonjour à vous d'abord, et bienvenue.
06:21Bonjour.
06:21Vous êtes à la Seigne-sur-Mer.
06:23Oui, tout à fait.
06:25J'aime beaucoup la Seigne-sur-Mer,
06:26vous savez Catherine.
06:27Bon, bref, ça c'est anecdotique.
06:29Bonjour, bienvenue Catherine.
06:31Bonjour.
06:31Vous entendez les échanges,
06:33vous avez vu ce qui s'est passé hier
06:34sur le terrain un peu partout,
06:35les images qui tournent en boucle.
06:38Qu'est-ce que vous ressentez ce matin Catherine ?
06:40Alors moi, ce que je ressens,
06:41c'est que je pense quand même
06:42que nous arrivons à un moment donné
06:45à...
06:47On voit que les politiciens
06:49nous mettent les uns contre les autres.
06:50Voilà.
06:51Donc, je trouve ça horrible,
06:54si bien qu'on a tous peur quand même
06:55d'aller manifester maintenant.
06:58Et c'est vrai que je suis...
07:00Je suis contre cette politique.
07:02D'ailleurs, je ne suis pas du tout politisée
07:03parce que je ne comprends plus rien.
07:05tout ce que je vois,
07:08c'est qu'on met les uns contre les autres,
07:10les vieux contre les jeunes,
07:13les racisés contre les non-racisés.
07:15Enfin bon, je ne comprends plus rien
07:17à cette politique.
07:18Oui.
07:18Vous pensez que...
07:19C'est une catastrophe.
07:20Est-ce que la politique aujourd'hui
07:22produit de cette...
07:23Vous savez, c'est ce mot qui tourne
07:24de polarisation,
07:26enfin de choc permanent en réalité.
07:28Oui.
07:28Et je pense que c'est une haine.
07:31C'est devenu de la haine.
07:33Quand on arrive à ne plus avoir de règles
07:35à l'Assemblée,
07:37enfin à l'Assemblée,
07:38quand tout le monde s'invective,
07:40ben voilà ce que ça donne dans la rue.
07:42Regardez ce qui s'est passé hier.
07:44C'est des invectives,
07:46c'est des insultes.
07:48On arrive à tourner toujours autour
07:51des faciaux, faciaux, faciaux.
07:53C'est quand même assez incroyable.
07:56Parce qu'on ne peut plus dire son opinion.
07:58Tellement on a peur.
08:00On a peur de dire son opinion maintenant.
08:02Et je suis assez affectée par ça.
08:06Parce que oui,
08:07on commence à avoir sérieusement peur.
08:10C'est infolant,
08:12cette politique
08:13de se mettre les uns contre les autres.
08:16Les malades contre les non-malades,
08:18les vieux contre les jeunes,
08:19les racisés contre les non-racisés.
08:21Les villes, les campagnes,
08:23tout le reste.
08:23C'est fou quand même.
08:25C'est fou.
08:25Les malades,
08:26les personnes qui sont malades,
08:28on va leur dire que c'est leur haute.
08:30Ceux qui sont en arrêt maladie,
08:32on va dire qu'il y a trop d'arrêt maladie.
08:34En fin de compte,
08:35c'est une catastrophe.
08:37La politique est une catastrophe
08:39parce qu'il n'y a personne
08:40pour remettre la France en état
08:43de dire stop.
08:45Les victimes sont
08:46les coupables.
08:49Les coupables sont
08:50les victimes.
08:52C'est tout à l'envers.
08:54J'entends votre message ce matin, Catherine.
08:56On va dire,
08:57c'est quand même incroyable.
08:58Comment on a pu en arriver là ?
09:00Comment on a pu en arriver là ?
09:02Merci, Catherine.
09:03Promis,
09:03quand je passe à la Seine,
09:04je vais y avoir le café avec vous.
09:06Ou l'apéro,
09:06ça dépend de l'heure.
09:08Merci, Catherine.
09:09J'adore votre message.
09:11Rapidement,
09:12parce que l'heure tourne.
09:13Un petit tour de table,
09:14vous entendez le message.
09:15Tiens,
09:15je commence par vous,
09:16Hassan Lakéoul.
09:18C'est sincère ce qu'elle dit.
09:20Il y a une forme de...
09:21Les politiques énervent tout le monde.
09:23Oui, c'est sincère,
09:24mais c'est ce qu'on constate aussi
09:26quand je parle avec des amis,
09:27quand je parle avec des collègues de travail,
09:30quand je parle avec les gens.
09:32C'est ce qui revient aussi,
09:32c'est qu'il y a une vraie colère.
09:34Moi, je pense que c'est parce que
09:35les choses ne changent pas
09:36et que les politiques se ressemblent
09:37depuis un bon moment.
09:38Et puis, je pense aussi
09:39qu'il faut réinventer,
09:40je pense, la politique,
09:41faire différemment.
09:42La politique,
09:42ce n'est pas que les plateaux télé,
09:45les clashs,
09:46les gens qui s'embrouillent.
09:47Je pense que la politique,
09:47c'est aussi des gens
09:48qui s'engagent sur le terrain,
09:49qui se battent pour plus de transport,
09:51qui se battent pour rénover l'école,
09:54qui se battent pour autre chose.
09:55C'est aussi ça, la politique.
09:55C'est des gens qui s'engagent tous les jours.
09:57Là-dessus, vous êtes d'accord
09:58avec votre...
09:59On va dire opposant, logiquement,
10:01sur les chiquiers politiques.
10:03Mais en fait,
10:04ce qui vient d'être dit
10:05est très juste,
10:05mais comment avec contre ?
10:06C'est-à-dire que ces phrases-là,
10:07il faut faire de la politique différemment.
10:09Pardon, je ne suis pas très âgé,
10:11mais j'ai été très tôt
10:12passionné de politique
10:13et j'ai suivi beaucoup de débats.
10:15Jean-François Copé, en 2008,
10:16il disait qu'il fallait faire
10:17de la politique autrement.
10:18Enfin, pour être caricatural
10:19et de l'autre côté,
10:19je viendrai expliquer
10:20sur le plateau de je ne sais quelle télé
10:22qu'il fallait faire de la politique différemment
10:23et que c'était pas...
10:24Ah, j'ai dit depuis longtemps,
10:25vous n'étiez pas né.
10:26Ça a toujours été dit.
10:27Ça a toujours été dit
10:28et ce que je veux dire,
10:28c'est justement,
10:29en effet, il ne faut plus mentir aux Français.
10:30Mais si on ne veut plus mentir aux Français,
10:32il ne faut pas avoir des élus
10:33qui pensent simplement à leur réélection.
10:35Il ne faut pas avoir des gens
10:35qui, comme François Beyrou,
10:37Michel Barnier,
10:38Gérard Cholon,
10:39François Hollande,
10:40une fois partis du pouvoir,
10:41prennent la parole
10:42et disent leur vérité
10:43et disent la vérité.
10:45Pierre-Henri Dumont,
10:46Pierre-Henri Dumont,
10:46réaction courte également.
10:48Je trouve que ce qui a été dit
10:49par votre auditrice
10:50est absolument juste
10:51et c'est un sentiment
10:52qui est largement partagé
10:53à travers la population.
10:54C'est ce que j'ai également chez moi
10:55quand je suis à Marques
10:57ou à Calais.
10:58La réalité, c'est que
10:59la politique,
11:01on a plutôt l'impression aujourd'hui,
11:02ceux qui font de la politique
11:03sont plutôt dans l'optique
11:05de dire on va diviser.
11:06C'est toujours la logique
11:07du diviser pour mieux régner.
11:08Sauf que la politique,
11:09c'est d'abord le sens
11:09de l'intérêt général.
11:11Parfois, il faut savoir
11:13que quand on est élu
11:13avec en triangulaire
11:1540%, 50%, 51% au deuxième tour,
11:18bon, on est quand même élu
11:19à 200, 300, 400, 500 voix d'écart.
11:21Donc, on ne peut pas arriver
11:22et imposer sa politique
11:24sans discuter,
11:25sans prendre le pouls
11:27de la population
11:27et se rappeler que la politique,
11:30je le redis, pardon,
11:31c'est le sens de l'intérêt général.
11:33Maintenant, l'antagonisme
11:34qui est celui,
11:35et en particulier,
11:36aujourd'hui, on l'a vu,
11:36de Jean-Luc Mélenchon,
11:37qui est la stratégie du chaos
11:39et qui est de se dire
11:39il va manquer 600 000 voix,
11:40donc je vais communautariser
11:41le débat,
11:42donc je vais dans des manifestations
11:43sur le pouvoir d'achat
11:44sortir des drapeaux
11:45de la Palestine partout,
11:46évidemment, ça n'incite pas
11:47à la concorde nationale.
11:48On y revient là-dessus
11:49dans un instant
11:50et merci à Catherine
11:51de la Seine-sur-Mer
11:51pour avoir posé le débat
11:53ainsi, 9h46 minutes.
11:55A tout de suite
11:55pour la suite
11:55de La Vérité en Face
11:560826 300 300.
11:58Vous nous appelez
11:59sur Sud Radio.
12:00Le Grand Matin Sud Radio,
12:02La Vérité en Face,
12:04Jean-François Aquili.
12:05Nous évoquons
12:06ce tour particulier
12:08que prend le débat politique
12:10aujourd'hui
12:10avec un Premier ministre
12:11qui va mettre 15 jours
12:12pour tenter
12:13de trouver un compromis.
12:15Ça fait des mois
12:15que ça dure
12:16et les Français médusés
12:18assistent à cette valse
12:19qui n'en finit pas
12:21et quand ils veulent manifester,
12:22il y a les casseurs
12:24qui entrent en piste.
12:25Ça a été dit,
12:26ça a été vu,
12:26ça a été entendu.
12:28Des témoignages
12:29de personnes
12:29qui portaient
12:30un drapeau français
12:31priés de quitter
12:32les cortèges
12:33et remplacer
12:34Pierre-Henri Dumont,
12:35vous l'évoquiez
12:36à l'instant,
12:37par des drapeaux
12:38palestiniens.
12:40Ça a pris,
12:41c'est devenu n'importe quoi.
12:43C'est devenu n'importe quoi
12:44mais c'est malheureusement
12:45l'image aussi
12:45du champ politique
12:46où,
12:47on l'a dit tout à l'heure,
12:48mais c'est très compliqué
12:49aujourd'hui
12:50de l'Assemblée Nationale
12:51de discuter,
12:52ne serait-ce que
12:52vouloir s'asseoir
12:53autour d'une même table.
12:55Auparavant,
12:55on avait des discussions
12:56qui pouvaient se faire
12:57à la buvette,
12:58dans les tables des ministères
12:59ou dans les salles
13:02de l'Assemblée Nationale
13:03entre les différents partis.
13:04Aujourd'hui,
13:05quand le Premier ministre
13:06qui a été,
13:06pardon,
13:07c'est un droit constitutionnel
13:07nommé par le Président
13:08de la République,
13:10demande à tous
13:10les chefs de parti,
13:11les chefs parlementaires
13:12de simplement
13:13venir le rencontrer,
13:14il y a la moitié
13:15des représentants
13:16des groupes
13:17à l'Assemblée Nationale
13:17qui disent
13:18mais ça ne sert même pas
13:18qu'on vous rencontre,
13:19on ne veut pas vous rencontrer.
13:20Donc il n'y a même plus
13:20cette discussion de base
13:21sur ce que peut être
13:23l'intérêt général.
13:24On sait qu'on a 18 mois
13:25à tenir avec cette Assemblée.
13:26C'est l'Assemblée
13:27qui est issue
13:27de la volonté des Français.
13:28Il n'y a jamais eu
13:29un aussi fort taux de participation
13:30depuis ces 30 dernières années
13:31à ces élections.
13:33Ça a été dit tout à l'heure,
13:33on n'est pas certain
13:34que c'est une dissolution,
13:35ça change grandement
13:35la configuration
13:36de l'Assemblée Nationale.
13:37Donc il faut faire avec.
13:38Et il faut faire avec.
13:39Il y aura un grand débat
13:39en 2027
13:40sur l'élection présidentielle.
13:42S'il faut une campagne
13:42qui dure 6 mois
13:43parce qu'il n'y a pas eu
13:44de campagne en 2022,
13:45les sujets n'ont pas été purgés
13:46sur le modèle social,
13:47sur les retraites,
13:48sur le déficit,
13:50sur ce qu'on veut faire
13:51de notre système de santé,
13:53sur l'immigration,
13:54etc.
13:55Ayons une vraie campagne.
13:56Mais on ne peut pas
13:57donner ce spectacle,
13:58ce cafarnaum
13:59pendant 18 mois
14:00à coup de censure,
14:02non-confiance,
14:02renversement.
14:03Quel que soit le Premier ministre
14:04qui soit nommé,
14:05quel que soit le bord
14:05d'où il vienne,
14:06ce sera toujours
14:07le même système.
14:07La seule solution,
14:08ça se mettre d'accord
14:09sur 3, 4 propositions.
14:1118 mois et puis on fera
14:12une grande explication
14:13en 2027.
14:14Hassan Lakhéoul,
14:15vous êtes un jeune communiste,
14:17vous êtes le secrétaire
14:17général du mouvement.
14:18Ces drapeaux palestiniens,
14:19qu'est-ce qu'ils viennent faire
14:20dans une journée
14:21de mobilisation
14:21bloquant tout ?
14:22Franchement,
14:23avec des exactions derrière,
14:25des insultes,
14:26qu'est-ce que ça vient faire là ?
14:27Est-ce que vous validez ça, vous ?
14:29Il y a le combat
14:30pour la liberté
14:31du peuple palestinien,
14:33c'est un combat
14:33quand même beaucoup
14:34chez les jeunes communistes
14:35et au Parti communiste.
14:36On l'a toujours fait
14:37en défendant
14:39une solution à deux États
14:40sur les frontières
14:41de 67.
14:42Quel rapport avec les jeunes d'hier ?
14:43Quel rapport ?
14:44Effectivement,
14:44ce n'était pas le sujet d'hier.
14:46Après, je ne sais pas
14:47si ça s'est beaucoup vu.
14:48Peut-être vous parlez
14:48d'une manifestation à Paris,
14:50mais il y a eu quand même
14:51plus de 1 000 initiatives,
14:53il y a eu 200 000 personnes
14:53mobilisées.
14:54Je pense qu'on ne peut pas
14:55réduire tout ce qui s'est passé
14:56à ces incidents-là.
14:59Il y a eu aussi
15:00beaucoup de jeunes mobilisés
15:02partout en France
15:03et on n'a pas vu que ça.
15:05Je pense que là,
15:06dans la situation,
15:07la mobilisation sociale,
15:08c'est important.
15:09Il y avait le 10 hier,
15:10il y aura le 18 septembre aussi
15:12à l'appel des syndicats.
15:14Nous verrons
15:14si les SO des syndicats
15:16arrivent à contenir
15:16peut-être la présence
15:18de nouveaux
15:19de Black Blocks
15:21ou de casseurs ultra-gauches.
15:22C'est vrai que c'est un problème
15:25y compris dans les manifestations syndicales.
15:29On essaye,
15:29mais c'est vrai qu'il y a
15:30ce phénomène-là.
15:31Donc il y a le 18 septembre,
15:32il y a ce week-end aussi
15:33la fête de l'humanité
15:34qui a eu le...
15:35On peut les cipater
15:36dans les zones
15:37avec des débats,
15:38des concerts.
15:38C'est une grande fête.
15:40C'est une grande fête populaire
15:42qui s'ouvre
15:42de personnalités
15:44de l'extérieur aussi.
15:45Oui,
15:45souvent on est toujours
15:46ouverts au débat.
15:46Il y aura un grand débat
15:48entre Fabien Roussel
15:48et Michel-Édouard Leclerc
15:50notamment des concerts
15:51à Gims,
15:51Théodora,
15:52tout ça.
15:52Allez, ça y est, ça y est.
15:54On en profite.
15:55La promotion est faite.
15:56Vous avez raison,
15:56c'est assez habile.
15:58Profitez de l'antenne
15:58de Sud Radio.
16:00Stanislas Rigaud,
16:01plus sérieusement,
16:02cette affaire de présence
16:03de drapeaux palestiniens
16:04systématiquement maintenant
16:06partout.
16:07Partout.
16:08C'est pire que ça.
16:09C'est que non seulement
16:09il y a de drapeaux palestiniens
16:10et c'est une cause
16:11que je respecte.
16:13Les gens peuvent vouloir
16:14défendre ce sujet-là
16:16mais un, déjà,
16:16ils le desservent profondément
16:18puisqu'on se retrouve
16:18avec des gens caricaturaux
16:19pour défendre une cause
16:20qui est complexe et compliqué.
16:22Je vous invite à lire
16:23un très beau livre
16:24qui s'appelle
16:24Le Défi de Jérusalem
16:25d'Eric Emmanuel Schmitt
16:26qui est un livre
16:26qui en parle très bien
16:27mais qu'importe.
16:29Le sujet de fond,
16:30c'est que les drapeaux palestiniens
16:30ont remplacé les drapeaux français
16:32pour la gauche française.
16:33À Angers, hier,
16:34un lycéen,
16:34pour avoir brandi
16:35un drapeau tricolore,
16:36s'est fait lyncher
16:37par des manifestants.
16:38C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
16:39le drapeau qui est porté
16:41par l'extrême-gauche,
16:42par la France insoumite
16:43et ses alliés,
16:48c'est ce que je disais,
16:52j'ai aucun souci,
16:53les communistes
16:53avec qui j'ai débattu,
16:54ça s'est toujours
16:54plutôt bien passé.
16:55Mais à la fin des fins,
16:56et on parlait de vérité
16:57pour les Français,
16:58vous vous êtes alliés
16:59avec la France insoumise
16:59avec des gens
17:00qui veulent le chaos,
17:01avec des gens
17:01comme Marine Tondelier,
17:02comme Mathilde Panot,
17:03comme Dufour,
17:04comme Raphaël Arnaud, etc.
17:05Alors si vous voulez dire
17:05la vérité aux Français
17:06et que vous êtes sincères
17:07sur ce plateau ce matin,
17:08il faut qu'aux prochaines élections,
17:10le Parti communiste
17:10ne soit pas avec la France insoumise,
17:12que le Parti socialiste
17:13ne soit pas avec la France insoumise
17:14et qu'il y ait une clarification.
17:15Aujourd'hui le vrai danger
17:16et tout le monde le sait,
17:17ce n'est pas
17:18le Rassemblement national,
17:19Reconquête
17:20ou Bruno Retailleau.
17:21Le problème aujourd'hui
17:22dans ce pays,
17:22c'est la France insoumise
17:23qui instrumentalise
17:24des causes
17:25dont il se fiche éperdument
17:26pour des raisons électorales
17:27et pour mettre
17:28le chaos dans ce pays.
17:29Pierre-Henri Dumont,
17:30l'heure a tourné,
17:31chaque fois je dis ça
17:32mais ça va trop vite,
17:33ça va trop vite,
17:33il nous faudrait presque
17:34deux heures d'émission,
17:35il faut que j'en parle
17:35avec Patrick Roger,
17:36je plaisante.
17:37Pierre-Henri Dumont,
17:39votre regard sur,
17:40au fond,
17:41ce débat qui n'en finit pas,
17:42de ne pas aboutir,
17:44on n'en sort pas
17:45dans ce pays.
17:47On n'en sort pas
17:48parce que la France
17:48est profondément divisée.
17:49Et l'air est dedans aussi.
17:50Tout le monde est dedans.
17:53Parce que le pays
17:53est profondément divisé,
17:54l'Assemblée est divisée
17:55en trois blocs,
17:56il y a toute une France,
17:57on l'a entendu,
17:57avec vos deux auditeurs
17:58qui ne croient plus en rien
17:59et qui est profondément déçue
18:01de tous ceux
18:01qui avaient promis du changement
18:02et qui n'ont rien vu à la fin,
18:04que ce soit sur leur fiche de paix,
18:05que ce soit sur l'accès
18:05aux services publics.
18:07Et donc, oui,
18:08c'est aussi à nous,
18:09en tout parti
18:09de la nouvelle génération ici,
18:11à essayer de réenchanter
18:12un peu tout ça
18:12et faire en sorte
18:13de proposer des solutions nouvelles.
18:14Mais je vous dis,
18:15rien ne pourra se passer
18:16avant 2027,
18:17donc il faut bien tenir jusque-là.
18:18Merci à tous les trois,
18:19Stanislas Rigaud,
18:20Pierre-Henri Dumont
18:21et Hassan Lackioun.
18:22Je sais ce que vous allez faire
18:23ce week-end,
18:23c'est marrant.
18:25Merci à tous les trois
18:26d'avoir participé sur ce débat.
18:26Alors qu'il y a top 14 en plus.
18:27Allez, allez, allez.
18:29Bonjour et bienvenue à vous,
18:30Valérie.
18:35Et vous, d'accord ?
18:36Eh bien, écoutez,
18:37on va évidemment revenir
18:38sur cette journée
18:39de manifestation.
18:41On va être dans la continuité
18:42de vos débats,
18:43mais également
18:44cette enquête
18:46sur TikTok,
18:48ce rapport
18:48qui dit absolument
18:50faut-il interdire
18:51les réseaux sociaux
18:52au moins de 15 ans.
18:53Dites-nous ce que vous en pensez
18:54et puis,
18:55malade,
18:55demandons vos vacances.
18:56Pas de problème,
18:57vous pouvez récupérer
18:58ces jours de vacances.
19:00Qu'en pensez-vous ?
19:010826 300 300.
19:03A tout de suite.
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