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  • il y a 1 an

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00:00Il est 8h moins le quart, le service des urgences de la polyclinique Côte-Basque-Sud à Saint-Jean-de-Luce ne fermera pas,
00:05il va être repris par le centre hospitalier de la Côte-Basque, parce qu'un accord est intervenu entre les deux structures.
00:10Reste évidemment à finaliser les modalités de fonctionnement et de financement.
00:15Pour en discuter ce matin, votre invité Fitusso, c'est Guillaume Boivin, le directeur du pôle des urgences de la polyclinique de Saint-Jean-de-Luce.
00:21Guillaume Boivin, bonjour.
00:22Bonjour.
00:22Merci d'avoir accepté notre invitation, c'est l'épilogue d'un long feuilleton.
00:26Exactement, donc j'ai pris mes fonctions au 17 juillet, on a rencontré l'ARS, le préfet, les différentes autorités locales,
00:35et j'ai entamé des discussions à la suite de la visite de M. le ministre, pour trouver une solution pour le territoire et pour nos salariés.
00:45Alors long feuilleton, je vais recontextualiser, marqué par de nombreuses et régulières fermetures des urgences de Saint-Jean-de-Luce de septembre 2024 à cet été,
00:52le départ de médecins urgentistes qui étaient en désaccord avec la réorganisation du service et du travail,
00:58décidé par la direction de l'établissement, en raison d'un déficit chronique de ce service,
01:03et la menace de la direction de l'établissement de ne pas demander le renouvellement de son autorisation de médecine d'urgence.
01:09Dans les faits, c'est le centre hospitalier de la Côte-Basque, l'hôpital public, qui récupère et qui prend la main sur le service des urgences.
01:17La polyclinique Côte-Basque-Sud se désengage complètement ?
01:21Donc, l'accord prévoit qu'à compter de début 2026, si toutes les conditions sont réunies,
01:28que l'hôpital de Bayonne, en effet, reprenne ce service, porte l'autorisation des urgences.
01:32Moi, j'ai déposé, conformément à mes engagements, avant le 15 septembre,
01:36j'ai déposé le dossier de renouvellement des autorisations,
01:40et ensuite, l'hôpital prendra le relais quand toutes les conditions seront réunies.
01:43Les conditions, c'est tout simplement le financement du modèle des urgences.
01:48L'hôpital de Bayonne dispose de 48 médecins qui tournent sur Bayonne-Saint-Palais.
01:53Vous étiez, vous, avec 13 médecins, pas tous à temps complet pour faire tourner ce service d'urgence.
01:58Qui va financer, et combien coûte un service d'urgence à Saint-Jean-de-Luce ?
02:01Alors, qui va financer ? Aujourd'hui, il y a des financements qui existent.
02:05Ce qu'il faut, et ça, ça sera à l'hôpital de le déterminer,
02:08c'est de trouver le bon équilibre en nombre de médecins permettant de prendre en charge l'ensemble des patients dans des conditions optimales.
02:177 jours sur 7, 24 heures sur 24, toute l'année.
02:21Combien vous coûtait le service des urgences à Saint-Jean-de-Luce ?
02:23Le service des urgences, en gros, quand on prend l'ensemble, c'était à peu près 4 millions d'euros qu'il nous coûtait.
02:32Avec un financement public, comme tous les hôpitaux bénéficient d'un financement public pour les urgences.
02:37Exactement, vous avez des subventions de l'ARS, des subventions territoriales,
02:42et puis vous avez des actes qui sont faits par les médecins et qui sont donc rémunérés.
02:48Les médecins travaillent dans quelles conditions ?
02:52C'est un médecin urgentiste dans la journée, un médecin urgentiste de nuit ?
02:55C'est là où ça avait été compliqué, où il y avait eu le vrai désaccord chez vous en septembre 2024 ?
03:01Aujourd'hui, nos médecins vacataires travaillent un le jour, un la nuit,
03:05et cet été, ils étaient deux le jour et un la nuit, puisqu'on met un renfort l'été.
03:10Le financement, donc, c'est l'ARS qui va délier les cordons de la bourse ?
03:15C'est l'ARS qui devra, avec le centre hospitalier de la Côte-Basque,
03:20regarder quel est le bon dimensionnement de ce service des urgences,
03:25et donc le financement adapté derrière.
03:277h49 sur ICI Pays Basque, notre invité ce matin, Guillaume Boivin,
03:30le directeur du pôle des urgences de la polyclinique de Saint-Jean-de-Luz.
03:33Alors, sachant que le centre hospitalier de la Côte-Basque est dans le rouge,
03:3621 millions d'euros de déficit l'année dernière,
03:3818 millions d'euros de déficit en 2023,
03:40l'ARS qui demande un plan d'économie,
03:43est-ce que tout cela est compatible ?
03:45Alors, nous, on a essayé de trouver un accord équilibré.
03:50Dans l'accord, il est prévu, notamment, qu'on ait deux jours d'oncologie,
03:54que l'on mette à disposition deux jours d'oncologie
03:56pour le centre hospitalier de la Côte-Basque sur notre établissement.
04:01On espère que ça permettra de trouver un équilibre financier,
04:05également pour eux, et leur permettre d'avoir des urgences équilibrées.
04:09Et le personnel paramédical, le médecin urgentiste de l'ancienne équipe,
04:14qui sont actuellement au travail à Saint-Jean-de-Luz,
04:16seront intégrés dans le nouveau dispositif ?
04:19Alors, exactement, c'est l'une de mes priorités.
04:21Aujourd'hui, on n'a pas du tout décidé du statut qu'ils auront,
04:24parce qu'on n'a pas eu le temps d'en discuter.
04:26Il y a de nombreux sujets juridiques, techniques, financiers,
04:29qui doivent être traités, et c'est ma priorité.
04:31Et je profite d'être à votre antenne pour les remercier
04:34de la prise en charge qu'ils ont effectuée auprès de nos patients depuis plusieurs mois.
04:39Dernière question, Guillaume Boivin.
04:41Quand une spécialité de médecine n'est pas rentable,
04:43le privé la rend au public ?
04:47C'est l'hôpital public qui va devoir payer ?
04:48Non, ce n'est pas ça.
04:49C'est qu'on propose un éventail assez large,
04:52et on va essayer de le faire de plus en plus large,
04:54d'offres de soins à la population.
04:57Et pour pouvoir proposer autant,
04:59il faut à un moment donné qu'on trouve l'équilibre financier.
05:01À Saint-Jean-de-Luz, beaucoup pensent que ce sont les actionnaires
05:04de la polyclinique Côte-Basque-Sud
05:06qui sont les grands gagnants de cet accord.
05:08Je pense que les grands gagnants, c'est la population
05:10qui va bénéficier d'une offre de soins encore plus élargie sur le territoire
05:15et nos salariés, je pense à nos 400 salariés,
05:18emploi direct et indirect, pour lesquels on travaille aujourd'hui.
05:21Merci Guillaume Boivin, bonne journée.
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