- il y a 3 jours
Avant le premier barrage de la Section Paloise en championnat au XXIe siècle, ICI Béarn Bigorre et Sud Ouest s'associent pour un podcast vidéo exceptionnel avec trois anciens à avoir disputer les dernières phases finales des Vert et Blanc : Pierre Triep-Capdeville, Joël Rey et Franck Rollès.
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00:00Au-dessus de cette ligne d'ambute, Jimmy Maxime à l'essai !
00:03Toute l'actu rugby, il faut être, comment dire, prudent, en Béarn et en Bigorre.
00:07Je suis tellement fier du groupe.
00:08Le Magrugby, spécial barrage, avec le journal Sud-Ouest, par Ici Béarn Bigorre.
00:14Bonjour à toutes, bonjour à tous, c'est un podcast spécial Ici Béarn Bigorre, Sud-Ouest,
00:20pour préparer le barrage de la section paloise face au Racing 92.
00:25Bonjour Georges Lansens.
00:26Salut Damien Gauzioso et bonjour à tous les auditeurs et spectateurs.
00:30Oui, puisqu'on va se voir aussi dans ce podcast, parler de la section paloise, la section en barrage.
00:35Et on est avec trois anciens de la section, les trois qui ont vécu les dernières phases finales de la
00:41section paloise
00:42dans ce championnat de France, c'était il y a 26 ans, trois fois rien de ça.
00:47Prenons-les du 1 au 8, ancien pilier de la section paloise, la plus fine plume des piliers
00:54ou le plus pilier des fines plumes, je ne sais pas dans quel sens il faut le dire.
00:57Pierre Triep Capdeville, bonjour Pierre.
00:58Bonjour, je ne sais pas comment je dois le prendre, mais bon.
01:01Non, mais bien, pour l'instant bien.
01:03La finesse est une qualité qui m'a toujours si à ravir.
01:07Exactement, exactement.
01:09Talonneur, il s'est arrêté sur la route entre Bayonne et Carcassonne au studio d'ici Béarn Bigorre,
01:14ancien capitaine de la section paloise, celui qui a le plus souvent porté ce maillot, 321 une fois.
01:20Il sera rejoint, si tout va bien, ce week-end par un certain Thibaut D'Aubagna.
01:23On a plaisir à être avec Joël Ray.
01:25Bonjour.
01:26Salut Joël.
01:26Bonjour, bonjour.
01:27Merci d'être avec nous.
01:28C'est un plaisir.
01:29Et puis une troisième ligne pour compléter cette première ligne.
01:33Franck Rolès, palois d'adoption, sectionniste de cœur.
01:36Salut Franck.
01:36Oui, oui, bonjour à tous, effectivement, 31 ans à Pau et les 26 ans qu'on a vécu cette belle
01:42aventure,
01:42donc ça pique un peu.
01:43On va s'en parler pendant trois quarts d'heure dans ce podcast.
01:47Le Mag Rugby, spécial Barrage, avec le journal Sud-Ouest, par Issy Béarn Bigorre.
01:54La dernière phase finale de la section paloise, section, saison 99-2000.
02:02Avant de parler des matchs à élimination directe, parlons de cette saison.
02:04Est-ce que, racontez-nous, est-ce que vous sentiez, à quel moment dans cette saison-là,
02:09vous avez senti que vous pourriez aller loin, éventuellement ?
02:13Pierre, allez pour lancer.
02:17Je sais, franchement, déjà j'ai du mal à me rappeler, mais...
02:21On va essayer bien.
02:22Si, on a commencé à s'en rendre compte qu'on avait fait...
02:24Moi, après, j'ai commencé à la saison, j'étais blessé.
02:28Donc, j'avais été opéré cervical.
02:32Et donc, j'ai repris, en fait, en novembre.
02:35Mais, donc, j'ai suivi un peu de loin.
02:37Et le groupe, en fait, l'équipe, était vaincu.
02:40Et en fait, j'ai repris pour la Tour de l'Ouest, c'était la première défaite.
02:44Donc, moi, j'ai dit, ça rentre dans la normalité.
02:47On sentait, oui, on sentait quand même un vaincu quasiment les matchs allés.
02:51Bon, on sentait qu'il y en allait faire quelque chose.
02:53Oui, Franck ?
02:54Oui, effectivement, 10 matchs d'affilée gagnés.
02:57Donc, c'était une belle période.
02:58Et on sentait quand même un groupe mature.
03:02On avait bataillé pendant quasiment 5 ans sur des phases finales de Coupe d'Europe, de Champions de France et
03:08autres.
03:09Donc, voilà, on sentait un groupe à maturité avec des joueurs qui nous ont rejoints cette année-là de très,
03:14très bons niveaux.
03:15Donc, on sentait vraiment qu'on allait faire quelque chose.
03:18Et on avait la chance, à cette période-là, pour moi, de commencer la saison en se disant, on peut
03:23être champion de France.
03:25Joël, cette période, pour vous notamment, c'est la fin de l'âge d'or de cette section qui a
03:33compilé les titres.
03:34Du Manoir, la Coupe d'Europe, le Challenge européen en 2000.
03:37Et puis, c'est ce quart de finale de 97, c'est 2000 de 96 et 2000.
03:43Pour vous, ça marque vraiment la fin de la dernière période dorée de la section ?
03:48Oui, c'était une période dorée.
03:49Après, il faut dire qu'avant ça, dans la construction du groupe, comme dit Franck,
03:54il y avait une ossature paloise qui s'est formée au fil des années avec des entraîneurs un peu différents.
04:02Mais bon, la force de l'équipe, elle était qu'on se connaissait quand même déjà depuis quelques années.
04:08On sentait qu'il y avait du potentiel.
04:10On devenait beaucoup plus difficile à manœuvrer sur le terrain pour les équipes adverses.
04:15Donc, on a senti que quelque chose montait au sein de notre groupe.
04:20Comme a dit Franck, on l'a renforcé.
04:23Enfin, les dirigeants de l'époque ont renforcé l'équipe au fur et à mesure.
04:27Et donc, il y a eu des titres, mais bon, sur le terrain, c'était quand même, quand on rentrait,
04:34je veux dire, on sentait qu'on pouvait maîtriser notre sujet et on a renforcé.
04:40Après, là, je dors.
04:41Oui, ça a duré 4, 5, 6 ans.
04:46Mais je crois que c'est la force de cette génération, c'est qu'elle se connaissait.
04:51Elle a été renforcée et on n'a enlevé aucun élément fort de notre équipe.
04:57Et c'est grâce à ça qu'on a pu continuer à lutter avec les meilleurs en France.
05:01Avant d'en venir à ces phases finales de championnat de la saison 2000,
05:05il y a eu la victoire en challenge qui a été une marche vers les phases finales dans la saison.
05:12C'est quelque chose qui vous prouve effectivement que vous avez de quoi aller loin ?
05:18Oui, mais je veux dire, les années avant, on a fait l'Heineken.
05:22En Heineken, honnêtement, on n'était pas, je reconnais, on n'était pas très habitués à jouer les Anglais, enfin
05:29les British.
05:30Donc on s'est un peu brûlé les ailes quelques fois.
05:33Mais on n'était pas habitués parce que la force de notre groupe, c'était le combat et on allait
05:39un peu au-delà de ce qu'il fallait.
05:41Donc on s'est préparé avec la Coupe d'Europe, même si c'était l'Heineken, quand on a fait
05:45le challenge.
05:46Pour nous, ça a été, je trouve, assez simple.
05:49Enfin simple, ça a été plus facile d'aller au bout du challenge qu'en Heineken quand il fallait se
05:56qualifier.
05:57Parce que là, c'était vraiment tendu.
06:00Vous pouvez demander à mes collègues.
06:01Bon, il y avait des bons moments, mais il y en avait des rudes sur le terrain.
06:06Alors, avant de passer au sujet qui fâche, on va exhumer les bons souvenirs.
06:10Il y a cette demi-finale contre Clermont que vous gagnez d'un point.
06:15Tiens, Franck.
06:16Quart de finale.
06:16Quart de finale, pardon.
06:18On aurait bien aimé gagner la demi-finale d'un point.
06:21Alors, ce quart, qui en parle ?
06:23Oui, moi je peux en parler.
06:24Ce quart, effectivement, on fait un gros championnat.
06:27On arrive avec nos forces.
06:32En étant persuadés qu'on allait au bout.
06:37Belle équipe de Clermont qu'on avait joué en championnat.
06:39Donc, ça n'a pas été facile.
06:42Mais très solide.
06:43Mais bon, là, on avait un groupe qui tenait la route.
06:46Et c'était un match intense où, effectivement, les rebondissements sur ce match-là étaient assez fous.
06:52Mais au final, on a réussi à gagner, à préserver un point d'avance.
06:56Donc, c'était très, très bien.
06:57Victoire 28-27 à Brive, contre Clermont, dans ce quart de finale.
07:01Non, non.
07:02Avec le...
07:03Amogar.
07:04Amogar, oui, pardon.
07:05Amogar, oui, Amogar.
07:05Oui, oui.
07:06Pour ce match.
07:09Pau, santé, solidarité.
07:11Ça a été une grosse empoignade, ce quart, Pierre ?
07:14Ah oui, oui, c'est pas le match qui m'avait le plus marqué.
07:17Mais oui, ça avait été...
07:20Clairement, c'était costaud quand même.
07:21Et puis, bon, on était favoris un peu parce qu'on sortait quand même d'une phase de poule assez
07:28conséquente.
07:29Oui, oui, ça a été un match sauvé.
07:30Mais bon, on gagne d'un point.
07:33Donc, c'est pas énorme.
07:34Devant le stade de Mussard à Montevida.
07:36Parce qu'à l'époque, ça ne suivait pas trop.
07:38Mais c'est vrai que...
07:394500 spectateurs, on dit la feuille de match de Sud-Ouest de l'époque.
07:42Sud-Ouest, c'est une tendance à mentir.
07:44Mais par contre, c'est vrai que...
07:46Oui, oui, mais c'est comme on disait.
07:49On sortait de la phase de poule où on avait été ultra-dominant.
07:53Et donc, c'est vrai que moi, j'ai été pinqué de Clermont.
07:57Moi, je me voyais champion de France.
08:00Honnêtement, les matchs de Clermont...
08:02On espérait tous l'être.
08:03Le match de Clermont dans le championnat,
08:06il y avait déjà eu quelques...
08:07Voilà, on s'est rencontrés.
08:09Puis, bon, il y avait...
08:10Je veux dire, maintenant, tout le monde se fait la bise avant le match.
08:13Là, je peux vous dire que personne ne se faisait la bise.
08:15Donc, on avait déjà un peu réglé quelques problèmes pendant le championnat.
08:18Mes collègues avaient réglé parce qu'ils sont meilleurs que moi.
08:22Et donc, voilà, il y avait une certaine...
08:25Une certaine intensité qui se retrouve après sur le match.
08:29Mais quand tu as déjà fait une partie de la saison,
08:33tu n'as pas dominé.
08:34Mais bon, tu sais comment les prendre.
08:36C'était quand même un match où je ne dirais pas qu'on est arrivé
08:40en se disant, bon, ça va être difficile pour nous.
08:44On est sûr de nos forces et on savait où on allait.
08:47Trois essais.
08:48Arbo, Traille, Brusque.
08:49Un carton blanc à Baquet.
08:53Il y a un souvenir, il y a une action,
08:55il y a quelque chose de ce match qui ne vaut rien, pas spécialement.
08:57Oui, moi, j'ai un souvenir où...
08:59Je ne sais plus qui c'est qui prend la pression sur 15-20 mètres.
09:02Je ne sais pas si c'est Abder ou...
09:03Oui, c'est lui.
09:03Voilà, c'est Abder du coup.
09:06C'est Abder.
09:08Et finalement, on arrive à ressortir le ballon petit côté.
09:10Nicolas Brusque, il me semble, va marquer contre toute attente.
09:14Et du coup, ça fait un peu basculer le match.
09:17Donc voilà, ça, c'est un souvenir important de ce match-là.
09:19Il met un essai improbable.
09:22Improbable pourquoi ?
09:22Parce qu'on ne sait pas d'où il est sorti, pas où il est passé.
09:25Il va marquer.
09:29Comme son père, avec 44 minutes.
09:32Ça suffit à faire victoire en quart de finale.
09:36Et demi-finale à Agen contre Colomier.
09:39Le match qui a fait faire des cauchemars,
09:43qui a traumatisé toute une génération de sectionnistes et de supporters sectionnistes.
09:48Pierre ?
09:49Ah oui, mais d'ailleurs,
09:51j'en parle dans mon accent chronique de Samadie.
09:55On s'est fait.
09:56Alors, on ne citera pas le nom de l'arbitre, mais...
09:58C'est Bourgogne, oui.
10:01Il nous a...
10:04Alors, évidemment, on dit ça,
10:06les gens vont dire, ouais, mais bon, c'est...
10:07Mais non, il nous a volé.
10:09Qu'est-ce qui s'est passé, Pierre ?
10:11Je ne sais pas, il faudrait revoir le match.
10:12Le match, il refuse de naisser à Grec Sud.
10:19Moi, je vous fais la confidence,
10:20parce que je suis ami avec Jean Matheux,
10:22qui était à l'époque arbitre.
10:24Et donc, il y avait eu des supporters
10:28qui avaient réussi à voir la photo où Grec Sud,
10:32parce qu'il n'y avait pas de vidéo comme maintenant,
10:34où Grec Sud a aplati.
10:35Et donc, ils avaient marqué la photo de Grec.
10:37Ils avaient marqué Boreani, voleur.
10:42Et la semaine suivante,
10:43ou après la finale, je ne sais plus,
10:45il y avait eu le congrès des arbitres au Palais-Beaumont.
10:48Et donc, moi, entre autres,
10:50on avait appelé les supporters
10:52à aller bombarder de tomates les arbitres,
10:55en fait, un peu de ça.
10:57Mais ils s'étaient montés aux oreilles du comité du Berne.
11:00Et on avait été convoqués.
11:01Alors, je ne sais pas si tu étais, Joël.
11:02Je sais qu'il y avait David Aucagne,
11:03il y avait JT,
11:05il y avait Christophe Pardayan,
11:07patron du fond de Noir,
11:08qui était de là où tout devait partir.
11:12Et Jean Matheux,
11:13alors, bon,
11:14Jean Matheux avait reconnu
11:15que cet arbitrage
11:17où on prend deux pénalités
11:18dans les arrêts de jeu
11:19et puis les arrêts de jeu de la prolongation,
11:21il nous avait dit,
11:22je trouve ça bizarre.
11:24Et puis, il nous avait surtout dit,
11:25et en plus, je l'ai dit à l'arbitre,
11:26mais quand tu fais des trucs comme ça,
11:28siffle à la fin du match
11:28quand tu es prêt du couloir
11:29pour rentrer à l'investissement.
11:31Voilà le truc.
11:32Et ça avait été bien clair.
11:34Il nous avait dit,
11:35si ça se passe bien,
11:36le congrès,
11:37Tite-Rossien et la Gouarde
11:39auront leur licence
11:41pour la saison prochaine.
11:42Si ça se passe mal,
11:44ils ne sont pas prêts
11:44de rejouer au rugby.
11:45Ce qu'on oublie trop souvent
11:46de dire aussi, messieurs,
11:48hormis les erreurs d'arbitrage,
11:49c'est que vous aviez été
11:50bien passifs
11:51sur les deux essais,
11:52notamment, je crois,
11:54de Galtier.
11:55La faute,
11:55elle ne vous en revient pas
11:56un peu à vous aussi ?
11:57Galtier ne jouait pas.
11:58Galtier ne voulait pas.
11:59Mais oui, effectivement,
12:01sur ce match-là,
12:02on a alterné le bon
12:03et le moins bon,
12:03bien évidemment.
12:05Il ne faut pas remettre
12:06tous le dos
12:07sur le dos de l'arbitre.
12:08Mais bon,
12:09c'est quand même...
12:10Quand on prend
12:11une pénalité
12:11en dernière seconde
12:12et du temps réglementaire
12:14et une dernière
12:14quasiment en seconde
12:15des prolongations
12:16pour la victoire,
12:17ça pique un peu.
12:19C'était écrit,
12:20joli,
12:20on a exhumé
12:21les articles
12:22de Sud-Ouest de l'époque.
12:24Olivier Plagnol
12:25qui disait
12:26qu'il y avait tout
12:26dans ce match,
12:28sauf peut-être
12:28un arbitre
12:29vraiment à la hauteur
12:30de l'événement,
12:30mais on y reviendra
12:31plus loin
12:32et c'est ce qu'il fait
12:33dans le papier de l'époque.
12:34C'est un traumatisme,
12:35réellement,
12:36Joël,
12:36cette demi-finale
12:37parce que cette année-là,
12:39la section avait tout
12:39pour aller au bout ?
12:40Oui, honnêtement,
12:41je pense que c'était
12:42la pourjée
12:43de notre groupe.
12:45Moi,
12:45ce n'est pas
12:47un mauvais souvenir
12:48mais c'est mon plus
12:48grand regret
12:49à la section paloise.
12:50Il y a des équipes
12:52qui arrivent souvent
12:53en demi,
12:53en finale,
12:54pour eux,
12:55c'est passager.
12:56Nous,
12:56on n'y allait pas souvent.
12:57C'était la...
13:00Voilà,
13:00c'était notre dernière fois.
13:03Il y a beaucoup de regrets.
13:04On va aux prolongations
13:05comme ont dit
13:06mes collègues.
13:08Quand tu prends
13:08les pénalités,
13:10tu sens au fond de toi
13:11que c'est de l'injustice
13:13mais il faut continuer.
13:14Le match n'est pas fini.
13:15C'est un très,
13:16très gros regret
13:17et encore aujourd'hui,
13:20les jeunes,
13:20ils ne connaissent pas
13:21mais pour nous,
13:22c'est quelque chose
13:23qui est difficile
13:24à oublier.
13:25Vous vous sentiez fort
13:26s'il avait fallu jouer
13:27le stade français
13:27en finale,
13:28Pierre ?
13:29Le drame de l'affaire,
13:30ce n'est pas qu'on est perdu
13:31ou pas,
13:32c'est qu'on ne saura jamais
13:33si on avait temps de final.
13:36Nous,
13:37moi,
13:38personnellement,
13:38c'est cuit,
13:38je ne ferai plus.
13:40mais le truc,
13:41c'est ça,
13:42on ne saura pas.
13:43On ne saura pas
13:44alors que
13:45je ne sais pas
13:45si sa phrase
13:46sur les aubattues,
13:47peut-être pas,
13:47mais en fait,
13:48on ne peut pas essayer.
13:49Moi,
13:49je me rappelle
13:50qu'à un moment,
13:51Joël,
13:52je ne sais plus
13:53si c'est sur le mêlé
13:55et tu nous dis
13:56« Allez,
13:56on s'accroche,
13:57dans cinq minutes,
13:58on est au Parc des Princes »
13:59ou au Stade de France
14:00et on est au Parc des Princes
14:01et l'arbitre qui te dit
14:03« Vous n'êtes pas encore. »
14:05C'est vraiment,
14:07je veux dire,
14:09quand je dis ça,
14:10je pense qu'avec notre maîtrise,
14:12avec les mecs qu'on a,
14:13tout ça,
14:14à moins que le type craque,
14:16mais bon,
14:18il a craqué,
14:18il nous a sorti
14:19une pénalité.
14:20Bon,
14:21après,
14:21c'est l'arbitrage,
14:22mais je pense que
14:23c'est un grand,
14:24grand regret pour nous
14:26parce qu'on avait
14:27beaucoup de joueurs
14:29qui…
14:30Voilà,
14:30moi,
14:31j'arrête un an après
14:32à la section,
14:34c'est notre dernier,
14:35dernier grand,
14:36grand combat
14:36qu'on ait fait
14:38et c'est quelque chose
14:39qui est un éternel regret
14:41parce que
14:42dans la carrière
14:43d'un joueur de rugby
14:44en France,
14:45aller en finale
14:47et si tu peux avoir,
14:48c'est le plus important.
14:50Honnêtement,
14:50la Coupe d'Europe,
14:51les coupes,
14:52les challenges,
14:53tous les trucs en carton,
14:55honnêtement,
14:55ça n'a pas de valeur.
14:56Le seul truc qui a de la valeur,
14:57c'est le vénus.
14:59Pour nous,
15:00c'était comme ça avant
15:01et je sais que maintenant,
15:03c'est encore le cas.
15:03Donc pour nous,
15:05moi personnellement,
15:06je sais que mes collègues aussi,
15:07c'est notre dernier
15:09grand,
15:09grand regret
15:11et même des fois,
15:12quand on en parle,
15:14c'est toujours un truc
15:15en travers.
15:16Mais bon,
15:17c'est comme ça.
15:17Franck,
15:18beaucoup d'observateurs
15:19de l'époque,
15:19en ressortant des archives,
15:21s'accordaient à dire
15:21que c'était un petit peu
15:22en termes de densité,
15:24en termes d'émotion,
15:25en termes de niveau de jeu
15:26tout simplement.
15:26C'était un petit peu
15:27la finale avant l'heure,
15:28avant une finale
15:29qui avait été décevante
15:30face au Stade Français.
15:32vous confirmez ?
15:33Oui,
15:34c'est le Stade Français
15:35qui était en autogestion
15:36à l'époque,
15:37je ne sais pas si vous vous rappelez,
15:37donc voilà,
15:38un peu la surprise.
15:40Non,
15:40voilà,
15:40oui,
15:40c'était un joli match,
15:44il serait encore plus joli
15:45si on avait gagné,
15:46mais bon.
15:47voilà,
15:47mais oui,
15:47je rejoins mes amis,
15:49une grosse frustration,
15:51quelque chose qu'on ne digère pas
15:52en fait,
15:52qu'on ne dirigerera jamais
15:53parce que l'année d'avant
15:55on ne s'était pas qualifié
15:55en championnat,
15:56en 1995-1996
15:57on fait une demi aussi
15:58qu'on perd de peu
15:59et là on se dit
16:00voilà,
16:00avec le groupe courant
16:01c'est pas possible,
16:02on est obligé de rouler
16:04sur tout le monde,
16:04des postes doublés
16:05ou triplés
16:06et tactiquement,
16:07sur la fin de match
16:08on ne joue pas très bien aussi,
16:09il faut le dire,
16:09à un moment donné,
16:10on veut jouer,
16:10on veut écarter un ballon
16:11et c'est là où on prend le contre
16:12et on prend la pénalité
16:13donc ce n'est pas que l'arbitre
16:14effectivement,
16:15l'arbitre ne nous a pas aidé
16:16mais tactiquement,
16:17on n'a pas très bien joué non plus
16:19donc on peut s'en vouloir.
16:20La fin de cette aventure
16:21en 2000,
16:24ce qui est frappant,
16:25surprenant effectivement
16:26c'est que ça marque
16:26la fin de quelque chose
16:27parce que la saison d'après,
16:28Franck LaSection
16:29joue un barrage de maintien,
16:31c'est la chute.
16:33Moi je n'étais pas là
16:34puisque avant le quart de finale
16:35on m'a signifié
16:36que je n'étais plus là
16:38la saison d'après,
16:39je l'avais un peu en travers.
16:40Mais on sent que ça acte
16:41la fin de quelque chose du coup.
16:42Oui, ça actait
16:42et puis il y a eu un recrutement
16:43massif de joueurs
16:45notamment en venant de Briveaux
16:47et l'état d'esprit
16:48n'était plus là.
16:48Nous, on ne s'aimait pas tous
16:50mais quand on était sur le terrain
16:52on ne craignait pas grand monde.
16:54Passer d'un an à l'autre
16:55d'une demi à un barrage de maintien,
16:57Pierre ?
16:58La marche est haute.
17:00Je prends,
17:02je ne sais pas,
17:02sous l'avis de Joël,
17:06ils nous ont fait une baïonaise
17:07la suivante,
17:08c'est-à-dire virer des mecs,
17:10changer un groupe,
17:11quand ils étaient
17:12demi-finalistes,
17:13c'est que quand même
17:14ils n'étaient pas trop pourris.
17:15Ils ont viré tout le monde,
17:18moi j'ai encore deux ans
17:19de nos contrats
17:19donc je suis resté là.
17:21Bon, on a fait
17:22un barrage de la suivante,
17:24on se sauve contre
17:25Grenoble à Béziers
17:26après prolongation.
17:2733-21.
17:29Non, non, après c'était
17:30l'année d'après
17:31il a été difficile.
17:33Difficile.
17:35Mais c'est comme ça,
17:36c'est pour ça que je parlais
17:37tout à l'heure,
17:37c'est pour moi l'apogée,
17:38notre plus grand,
17:40l'un des plus gros moments
17:42pour nous,
17:42même si avant
17:43on avait fait aussi
17:44encore les demi,
17:45mais quelques années avant,
17:46mais je veux dire,
17:47c'est,
17:48quand tu as joué
17:49pendant des années
17:50avec des copains,
17:52enfin voilà,
17:53des copains,
17:53comme dit Franck,
17:55il peut y avoir
17:56plein de choses autour,
17:57mais quand tu es sur le terrain,
17:58c'était une unité
18:00vraiment parfaite,
18:02donc ça te laisse
18:03des regrets
18:04parce que tu sais
18:05que tu peux
18:06et que tu as le potentiel
18:07pour y arriver.
18:09Voilà,
18:09mais ça fait partie,
18:13comment je viens de dire,
18:14Pierre,
18:15dans plein de clubs,
18:16ça se fait encore,
18:17on veut améliorer.
18:18Je me souviens
18:18qu'à l'époque,
18:19le président m'a dit
18:21l'année prochaine,
18:22on y revient.
18:23On n'y est pas revenu.
18:25On a été à l'opposé.
18:26Et il a fallu attendre
18:27un moment
18:27avant que la section
18:28on retrouve les phases finales
18:29de championnat,
18:30ce sera ce week-end
18:30face au racing.
18:32Avant ça,
18:33on remonte le temps,
18:34podcast spécial
18:35Magrugbi,
18:36ici Berne Bigorre
18:37en partenariat
18:37avec Sud-Ouest.
18:40Le Magrugbi
18:40spécial barrage
18:42avec le journal Sud-Ouest
18:44par ici Berne Bigorre.
18:46Puisqu'effectivement,
18:47si on remonte
18:48encore un petit peu plus
18:48le temps,
18:49on a parlé de 2000,
18:50mais il y a 30 ans,
18:51la section
18:52fait aussi demi-finale.
18:5397,
18:55il y a la victoire
18:56du Manoir,
18:57et un quart de finale
18:58de championnat.
18:5998,
19:00c'est l'épopée européenne.
19:02Bon,
19:0399.
19:03Mais la section
19:05dans cette fin d'année 90,
19:07Joël,
19:07a la culture
19:09des phases finales,
19:10des matchs à élimination,
19:11de ces grands rendez-vous ?
19:13Oui,
19:14après,
19:15moi,
19:15ce que j'aimais bien
19:15à l'époque,
19:16c'est
19:17dans cette génération
19:19de joueurs
19:20qu'on avait,
19:21c'est qu'on était capable,
19:22bon,
19:22bien sûr,
19:23devant,
19:23on s'appuyait
19:24sur quelque chose
19:25de solide,
19:26mais après,
19:27derrière,
19:27est arrivé quand même
19:28des garçons
19:28avec de la vitesse,
19:31des Philippe Bernard,
19:32des Nico,
19:33des Damien,
19:34et là,
19:35on a senti
19:36que tu peux passer
19:36à autre chose,
19:37tu peux vraiment
19:38avoir un rugby complet,
19:40c'est pour ça
19:40que les phases finales,
19:43ça passait,
19:45tu peux pas être
19:45en phase finale
19:46si t'es bon
19:46que dans un endroit.
19:48Et là,
19:48on a senti
19:48qu'on avait progressé,
19:51on avait du monde
19:52devant,
19:53derrière,
19:53bon,
19:53après,
19:54j'en tiens pour compte,
19:55comme j'ai dit tout à l'heure
19:56à ton collègue,
19:57que moi,
19:59au début,
19:59on n'a qu'un seul international
20:02et l'année d'après,
20:03donc,
20:05entre France A,
20:05France B,
20:06t'as 12 mecs qui sont,
20:08bon,
20:08moi j'étais pas,
20:09mais je peux te dire
20:09que quand ils partaient
20:10avec l'équipe de France
20:11et qu'avec Francky,
20:13on se retrouvait
20:13à deux ou trois
20:14avec des jeunes,
20:15ça faisait bizarre,
20:17quoi.
20:17Les autres,
20:18ils traversaient l'Europe,
20:19mais nous,
20:20voilà,
20:21c'est là que j'ai compris
20:22que notre groupe
20:23avait carrément
20:24changé de statut
20:25et ça a été le début,
20:27je veux dire,
20:28voilà,
20:28c'était quelque chose
20:29de normal
20:29de se qualifier
20:31et quand on,
20:32on avait un tel effectif,
20:34on l'a amélioré
20:36mais surtout,
20:37on a renforcé
20:38notre force
20:39parce que les deux jeunes
20:41chiens fous,
20:41on est devenus
20:42quand même expérimentés
20:43et on est arrivé
20:45plus ou moins
20:45à maîtriser nos matchs
20:47et c'est pour ça
20:48qu'on y revenait
20:48un peu plus souvent.
20:49Cette équipe
20:50qui a muré ensemble,
20:51ce groupe,
20:52Pierre,
20:53par rapport
20:53à ce que dit Joël,
20:54ça vous semblait normal
20:55finalement de vous retrouver
20:56là,
20:57de jouer ces matchs
20:57à élimination directe
20:58tous les ans ?
21:00Oui,
21:00à part l'année d'avant
21:01on ne l'avait pas fait
21:01mais oui,
21:03parce que c'était différent aussi,
21:05c'était deux poules
21:07donc il y avait quand même
21:08une part,
21:09c'était,
21:09tu avais toujours
21:10le part d'inconnu,
21:10tu pouvais prendre
21:11en phase finale
21:12des équipes
21:13que tu n'avais pas rencontrées
21:16mais oui,
21:17et puis bon,
21:18cette époque-là,
21:18je me rappelle,
21:19je ne sais pas si c'est
21:20l'année d'après,
21:21c'est un peu après
21:22où on bat Toulouse,
21:23on les reçoit trois fois,
21:25deux fois en championnat,
21:26on les voit
21:26en Coupe de France,
21:27on les bat deux fois
21:28à la maison,
21:30puis avec la manière,
21:32donc oui,
21:32on avait un groupe
21:33qui était bien
21:33mais bon,
21:34après on ne peut pas
21:34dissocier de ça,
21:36de cette demi-finale
21:37avec ce qui est
21:38ou des deux
21:39depuis 1995
21:39grosso modo
21:41où on a fait la coupe
21:41en Moga
21:42parce qu'on revenait
21:43de loin.
21:44Franck,
21:44il n'a pas connu,
21:45il n'a eu que le Montpén
21:46où on a bouffé
21:46et on a fait la coupe en Moga
21:49contre
21:51un Bergera
21:51qu'on avait joué.
21:53Bayon,
21:53on a eu le match arrêté,
21:54je me rappelle.
21:57mais comment ça,
21:57c'est fini ?
21:59C'est mal fini,
22:00quoi qu'il arrive,
22:01même si,
22:02parce que
22:03si on avait été
22:04champion de France,
22:06Franck n'aurait pas
22:07été gardé quand même,
22:07ce serait parti
22:08complètement en vrille,
22:10complet.
22:11Moi,
22:11je me rappelle
22:11qu'on bat
22:14Grenoble,
22:14c'était Rengeval
22:15l'entraîneur,
22:16je lui discutais
22:16avec lui
22:17et je lui ai dit
22:18bon courage.
22:19Il m'avait dit
22:20on ne remontera jamais
22:21parce qu'il s'est
22:22trop compliqué.
22:23On revient
22:24et Jacques Brunel
22:25était parti.
22:26Déjà,
22:26elle était sur,
22:28alors que c'était
22:28mon entraîneur,
22:29mais bon,
22:30je ne sais pas
22:31ce qu'il aura appris.
22:33par rapport
22:33à ce que dit
22:34Pierre aussi,
22:34quand tu arrives
22:35à la section,
22:36Franck,
22:36tu sens que
22:37tu arrives
22:38quelque part
22:38où ça peut
22:39performer tous les ans
22:40ou comment ça se passe ?
22:41Il y a un groupe,
22:42déjà,
22:42ce n'est pas évident
22:43d'y rentrer.
22:44Moi,
22:45non beranais
22:45et puis avec un jeu
22:46un peu particulier
22:47à l'époque
22:47parce que je faisais
22:49un peu des deuxième,
22:49troisième rideaux
22:50et ils m'ont regardé
22:51un peu comme
22:51en disant
22:52mais toi,
22:52tu as peur,
22:52qu'est-ce que tu fais,
22:53qu'est-ce que tu fous ?
22:54Maintenant,
22:55en fait,
22:55je joue un peu différemment
22:56donc ça a mis
22:57un peu de temps
23:01ça allait un peu mieux,
23:02ils ont compris.
23:03Mais il y avait un groupe
23:04déjà très fort,
23:04très costaud,
23:06très uni,
23:09agressif,
23:09ça c'était bien.
23:10Quand on joue
23:11au troisième mine,
23:11c'est pas mal.
23:13Et donc du coup,
23:14avec ces recrues
23:15un peu venant d'ailleurs,
23:16ça a permis d'étoffer
23:17et de gagner
23:20en maturité,
23:21en expérience.
23:23Ce quart de finale
23:25contre Bourgouin,
23:27Bourgouin que vous retrouverez
23:28également en 97
23:28où ça se passe
23:29un petit peu moins bien,
23:31qu'est-ce qu'il en reste ?
23:32C'était des matchs
23:33très serrés.
23:34Ouais,
23:35très serrés
23:35avec assez heurtés.
23:38Bon,
23:38à l'époque,
23:38il y avait deux,
23:38trois petits gestes
23:39qui traînaient quand même
23:39encore,
23:41pour prendre une tarte ou deux.
23:43Moi,
23:43je ne les donnais pas trop,
23:44mais il y en a
23:44qui s'en occupaient.
23:47Mais ouais,
23:47très serrés
23:49avec un David Ocagne
23:50qui a été exceptionnel.
23:52Il était incapable
23:54de louper
23:559 pétalités sur 10
23:56et là,
23:57il a tout mis
23:57des 50 mètres
23:58donc il nous fait gagner
23:59le match aussi.
24:00donc voilà,
24:01c'est tout l'art
24:02d'un buteur.
24:03Pour cette équipe,
24:04effectivement,
24:05de la section,
24:06je rembobine juste
24:07sur l'arrivée de Franck.
24:08Il a fallu l'apprivoiser,
24:10pardon,
24:11Joël ?
24:11Non,
24:12non,
24:12non,
24:12après je me mets à sa place.
24:13Honnêtement,
24:14les Béarnet,
24:15les Béarnet,
24:16l'équipe,
24:16elle était,
24:18voilà,
24:18c'est particulier
24:19parce que,
24:20comme je vous dis,
24:20il y a des garçons
24:21qui se connaissent
24:21depuis plusieurs années.
24:23Bon,
24:23Pierre,
24:23il était de naille,
24:24il est venu,
24:25il est reparti,
24:26il est revenu,
24:27voilà,
24:27avant de former un groupe
24:28à pot avec des mecs
24:30qui marchaient à l'unisson
24:31et il faut un peu de temps
24:32donc quand des joueurs
24:33arrivaient de l'extérieur,
24:34c'est pas facile.
24:35je sais,
24:35moi et Francky,
24:36on en parlait,
24:37je reconnais qu'on n'était pas,
24:39c'est pas l'époque de maintenant
24:40où les types,
24:41ils t'accueillent,
24:41les bras ouverts,
24:42c'est pas comme ça.
24:43Donc,
24:44il y a eu un peu de temps
24:46après,
24:47bon,
24:47comme il a dit,
24:48vous voyez,
24:48il faisait quatre passes
24:49donc nous,
24:49un peu moins
24:50donc ça nous arrangeait quoi.
24:52Non,
24:53non,
24:53non,
24:53c'était pas évident
24:55de rentrer dans des groupes
24:57comme on était
24:57mais je peux vous dire
24:58dans les années après,
24:59il y a des garçons
25:00qui sont arrivés
25:01qui ne sont pas arrivés
25:04à passer dans le groupe
25:05et la dernière année,
25:06quand on passe
25:07d'une demi
25:07à un barrage,
25:09c'est vraiment
25:11le résultat
25:15de confrontations
25:16pardon,
25:16de deux groupes
25:17de deux générations
25:18différentes,
25:19il y avait des mecs
25:19qui arrivent,
25:19des mecs qui sont là
25:20et voilà,
25:21on sait,
25:22c'était pas facile
25:23quand même
25:23de rentrer après
25:25une fois que t'es dedans,
25:26c'est Blende
25:27t'es dans le tank,
25:28ça le fait.
25:28Il y a un peu de temps,
25:29oui.
25:29Mais après,
25:30c'est pareil,
25:30c'est un mec qui arrive
25:31et qu'il est meilleur
25:32que le mec qui était là,
25:34il n'y a pas de problème
25:34mais c'est quand
25:35il y a des mecs qui arrivent
25:36qui ne t'amènent
25:37aucune pluie
25:38sportivement.
25:39C'est là où ça tique,
25:41voilà,
25:41mais après bon,
25:43mon enfant il s'allait
25:44parce qu'il était arrivé
25:44avec Alain Lagarde
25:45et comme Alain
25:46au lycée avait lu
25:47à Nagne,
25:47bon,
25:48j'avais dit
25:48si les copains
25:48avec Alain ça...
25:49Il y avait le tampon.
25:50On va parler chiffon
25:52un peu messieurs,
25:52vous portez tous
25:53de belles étoffes
25:54d'époque.
25:56Joël,
25:57la vôtre a une couleur
25:58un peu particulière,
25:59c'est justement
26:00pendant ces Fascinal 96
26:01le maillot que vous utilisez.
26:03Alors je ne sais pas
26:03qui de vous deux
26:04va nous raconter
26:06cette histoire
26:07assez rocambolesque
26:08des maillots
26:08des Fascinal 96.
26:10Est-ce qu'il est bon ?
26:10Alors l'histoire...
26:11Alors déjà,
26:11il y a Thermos...
26:12Alors Joël peut-être
26:12se lever à...
26:13Non, non, non,
26:14vous jouez là,
26:15restez face au micro
26:16et quand il va parler
26:16on va l'entendre
26:17et on va voir le maillot.
26:18Thermos,
26:19parce qu'on a Thermos,
26:20c'était un gars
26:21qui était le patron
26:23de l'usine de Thermos,
26:24Jean Thermos.
26:25Il était venu
26:26parce qu'il n'avait pas
26:26sponsorisé l'équipe.
26:29Je ne sais pas
26:30si c'est que pour
26:30les phases de finale.
26:31Exact.
26:32Non, c'est vrai.
26:33Et donc ce maillot,
26:35en fait,
26:36un Pesport
26:37qui était marqué partout,
26:39qui fabriquait
26:39les maillots
26:40pour le club,
26:41il y avait eu,
26:42je ne sais pas
26:42ce qui s'était passé,
26:43on n'avait pas de maillot.
26:45Et donc,
26:46il nous avait,
26:46il avait donné,
26:47enfin il avait livré au club
26:48ce maillot
26:49qu'ils avaient floqué
26:50et qui en fait
26:51était destiné
26:52à une banda.
26:54Vous savez,
26:54je me suis fait confirmer.
26:56C'est une banda
26:56qu'il devait avoir
26:57parce qu'à l'époque...
26:59Et dans le journal
27:00et à la télé,
27:01ils avaient expliqué
27:02ces couleurs
27:03pour rappeler
27:04les couleurs
27:05du Pied basque
27:05en hommage
27:06aux deux entraîneurs
27:07pas loin,
27:07Jean-Louis Luneau
27:08et Francis Etat
27:08qui étaient du Pied basque.
27:10En fait,
27:10ce n'est pas vrai.
27:11C'est les maillots
27:11de banda.
27:12Quand on vous a fait jouer
27:13avec ça,
27:14Joël,
27:14vous n'avez pas tiqué,
27:15vous avez mis les maillots,
27:15vous êtes parti.
27:16Non,
27:17on a rigolé un peu.
27:18Après,
27:18ça fait partie
27:19des histoires
27:20de la section.
27:20Je veux dire,
27:22la première finale,
27:23le premier du Manoir
27:24qu'on perd contre Brive,
27:26pareil,
27:28ils l'ont trouvé la veille.
27:30Je veux dire,
27:30la section paloise
27:30ne représentait pas
27:31non plus
27:32au début des années 90
27:34une marque de fabrique
27:36exceptionnelle.
27:37Donc voilà,
27:37c'est arrivé avec les années.
27:39Je pense qu'on a contribué
27:41à ça.
27:41Voilà,
27:42l'histoire des maillots,
27:43c'est comme ça,
27:44Thermos.
27:44On avait un super cadeau
27:45Thermos aussi.
27:46Exact.
27:47Un Thermos,
27:47du coup.
27:48C'était génial.
27:49Mais il était très sympa.
27:50Oui, très sympa.
27:51Non, non, non,
27:52mais après,
27:52voilà,
27:53ça fait partie
27:53des histoires.
27:55Voilà,
27:55le maillot,
27:56ça,
27:57les partenaires,
27:59je dirais pareil.
28:00Moi,
28:01quand je suis jeune
28:02à la section paloise,
28:03je voyais EPSport.
28:04EPSport a récupéré
28:06l'équipementier
28:07de la section
28:08parce qu'il y avait
28:11Adidas,
28:11il y avait plein de choses.
28:12Ils avaient laissé tomber.
28:13Donc,
28:13c'est quelqu'un
28:14de la région locale
28:16qui a repris ça.
28:18Voilà,
28:19tout n'était pas simple
28:19à l'époque.
28:20Attention,
28:20mais bon.
28:21Messieurs,
28:22on voulait aussi
28:24en revenir
28:24sur cette demi-finale
28:26face à Brive.
28:28Alors,
28:28autant cette année 2000
28:30et cette demi-finale
28:32est frappée
28:32du saut
28:33de l'esthétisme,
28:35autant Patrice
28:36Patrice Espagné,
28:37mon confrère
28:38de Sud-Ouest,
28:40écrit en compte-rendu
28:41de ce match
28:42« Pauvre rugby,
28:43qui ne nous donne plus
28:44désormais que des spectacles
28:45abrutissants
28:46où pas le moindre talent
28:48ne met le nez à la fenêtre.
28:49Maintenant,
28:50il s'agit de soi-disant
28:51gérer le néoprofessionnalisme.
28:53Et ça nous donne quoi ?
28:54Ça nous donne
28:54une espèce de brouet
28:55servi par des jeunes gens
28:56très costauds,
28:57très toniques,
28:58très affûtés,
28:58mais sans l'ombre
28:59d'une idée
28:59ou d'un talent.
29:01C'est dur ?
29:02Moi,
29:02j'étais suspendu,
29:03je ne jouais pas,
29:04donc je ne me sens pas
29:05concerné.
29:07C'est un peu dur,
29:08je trouve,
29:08parce que le match
29:09n'a été pas trop mal,
29:10il me semble.
29:11Après,
29:11Brive était très solide
29:12et très dense
29:13et nous,
29:14on a joué avec nos armes aussi.
29:15Je trouve un peu dur.
29:16Je ne me rappelle pas
29:17cet article,
29:17mais pas très sympa.
29:19Joël,
29:19ce match ?
29:20Oui,
29:20il est dur.
29:21Après,
29:22c'est rigolo.
29:24Maintenant,
29:24on a parlé de l'arbitre,
29:25c'était arbitré
29:26par un basque
29:28que j'ai rencontré
29:29à Bayonne,
29:29qui est un bayonien.
29:31Voilà,
29:32Monsieur Pérez.
29:33Monsieur Pérez,
29:33oui.
29:34Et il m'a dit,
29:35c'est un grand regret
29:36pour moi,
29:37parce que,
29:39pas parce que
29:39je parlais avec lui
29:40tout ça,
29:41parce qu'à la fin du match,
29:43on avait pris
29:44une pénalité,
29:46on a Peno qui joue
29:46dans notre dos,
29:48tout ça,
29:49et il m'a dit,
29:52quelque part,
29:52c'est un regret pour moi
29:54parce que vous étiez
29:55vraiment une génération
29:57avec des joueurs
29:59qui n'ont rien à voir
30:01avec ce qu'il dit
30:01dans l'article,
30:02qu'il y avait des qualités.
30:06L'arbitre,
30:07Monsieur Pérez,
30:07était salarié
30:08de Christian Cancé.
30:09Il travaillait
30:10à Bayonne,
30:11chez Cancé à Bayonne.
30:12Et après ce match,
30:13j'avais vu Christian Cancé,
30:14il m'a dit,
30:15t'as qu'à me le dire,
30:15je le vire.
30:16Bon,
30:17en rigolant.
30:18Et je l'ai revu
30:18aux obsèques
30:19de Jean-Christian
30:21et on en a discuté
30:23après l'intervent.
30:24Bon,
30:25gentiment,
30:25bon,
30:25après,
30:26je ne pense pas
30:26de...
30:27Non,
30:27après,
30:28je veux dire,
30:28sur le terrain,
30:29peut-être que le match,
30:33comme l'a écrit
30:34le journaliste,
30:35n'était pas terrible,
30:36mais je peux dire
30:37sur le terrain,
30:37quand même,
30:38il y avait des très beaux joueurs,
30:39il y avait quand même
30:40des penaux d'un côté,
30:41il y avait des hauts
30:42un de l'autre,
30:42il y avait du matériel,
30:44quoi,
30:44je veux dire,
30:45ce n'était pas des mecs
30:48qui avaient la passe
30:49que d'un côté.
30:49Cette année-là,
30:50on part quand même
30:50de très loin,
30:50on part des 16e de finale.
30:5216e,
30:538e,
30:53quart,
30:53demi,
30:54donc l'aventure...
30:55Barrage face au Puc,
30:57victoire 54-28,
31:008e contre Castres,
31:0114-6,
31:02et puis,
31:03quart de finale,
31:03Bourgouin,
31:0421-18,
31:05la défaite contre
31:06Brive à Toulouse,
31:0723-21.
31:08Et Brive qui nous avait battu
31:09en du bain noir.
31:11J'ai retrouvé aussi
31:12dans les archives
31:13de Sud-Ouest,
31:14Laurent Seigne,
31:14l'entraîneur de Brive,
31:15qui dit,
31:15on craint la section
31:16car elle possède
31:17la bombe atomique.
31:18Qu'est-ce qu'il voulait dire,
31:20Joël ?
31:24Moi,
31:24j'ai toujours entendu
31:26à cette époque,
31:28vu les joueurs
31:28qu'on avait,
31:30l'ossature,
31:31à tout moment,
31:34maintenant,
31:34ça peut coûter cher
31:35à notre époque,
31:35mais à l'époque,
31:36c'était solide,
31:37tu pouvais te faire respecter.
31:39Donc,
31:39il y avait des équipes
31:39qui jouaient,
31:40comme les brévistes,
31:41je pense,
31:42un peu plus joueurs
31:43que nous.
31:43Devant,
31:44ils n'avaient quand même
31:44pas nos gabarits,
31:45la première ligne,
31:45tout ça.
31:46mais bon,
31:47c'était,
31:50c'était,
31:52les équipes
31:53nous redoutaient
31:53dans un secteur,
31:55la bombe atomique,
31:56je ne vais pas dire
31:56qu'on faisait tout péter,
31:57non.
31:57Mais ça pouvait jouer
31:58de partout,
31:59c'est ça la force.
32:00On va parler
32:01de ce style-là,
32:03de la section
32:04dans ce podcast
32:04du barrage
32:05de la section
32:072026
32:08avec
32:09les héros
32:10de quelques décennies avant.
32:12C'est un podcast
32:12ici,
32:13Berne Bigorre,
32:13Sud-Ouest.
32:22Sur ce style
32:23de la section
32:23paloise de l'époque,
32:24Pierre Triep,
32:26elle était rugueuse,
32:27cette section ?
32:29Il y a un meilleur mot
32:30que ça pour le dire ?
32:31Je ne sais pas.
32:32Hier ce soir,
32:33j'ai écouté
32:35Patrice Colasso,
32:36qui parlait
32:37de la section paloise,
32:38où le mec disait
32:39la section,
32:39on connaît le style,
32:40est-ce que c'est samedi,
32:41est-ce que ça peut être
32:42les avants du Racing
32:43contre les trois quarts
32:44de pot ?
32:46Je ne sais pas,
32:47je ne lis pas
32:47tous ces trucs,
32:48toutes ces stats.
32:49Il a dit
32:49mes pots à la meilleure
32:50touche du championnat,
32:51c'est eux qui marquent
32:52le plus essai sur ballon porté
32:53et c'est eux qui utilisent
32:55le plus le jeu au pied.
32:56Voilà.
32:57Pourtant,
32:57on dit que la section,
32:58c'est...
32:58Alors nous,
32:59à l'époque,
33:00évidemment que devant,
33:00on était solide,
33:01ça avançait,
33:02mais enfin,
33:03on avait des trois quarts
33:03qui étaient...
33:06c'est que l'équipe
33:07est équilibrée.
33:09On ne peut pas dire
33:10qu'ils sont bon devant
33:11ou mauvais derrière
33:13ou le contraire,
33:14ce n'est pas possible.
33:14C'est que les équipes...
33:15Alors oui,
33:16on avait ce style devant
33:18parce qu'à Pau,
33:18on a toujours aimé ça,
33:19la culture,
33:20tout en jamais,
33:21à Pau,
33:21c'était depuis partout,
33:23les grosses fêtes,
33:23chévéries,
33:24tout ça,
33:24c'était...
33:24Voilà,
33:25mais bon,
33:25à l'époque,
33:26je me rappelle,
33:27ça...
33:28derrière,
33:29ça pédalait aussi,
33:30c'était quand même...
33:32Une belle,
33:32belle ligne aux trois quarts.
33:33Honnêtement,
33:34derrière...
33:34Il n'y en a pas
33:35un qui jouait,
33:35là,
33:35c'était à l'époque.
33:37Je veux dire,
33:38là,
33:38dans les sélectionnés...
33:39Il n'y a que lui
33:39qui jouait encore.
33:40Non,
33:40mais dans les sélectionnés,
33:41honnêtement,
33:42Pierre,
33:42qui c'est qui n'est pas sélectionné
33:43derrière,
33:44à l'époque ?
33:44La paille,
33:45hein ?
33:45La paille,
33:46mais en gros,
33:46oui,
33:46il avait fait frère de ça.
33:47Non,
33:47parce qu'il avait le maïs,
33:48autrement.
33:49Beaumati ?
33:50Oui,
33:50Beaumati,
33:50il arrive après.
33:52Mais c'est pour ça,
33:53je veux dire,
33:55oui,
33:55devant,
33:55c'est solide,
33:56mais derrière,
33:57honnêtement,
33:58il y avait vraiment,
33:58il y avait de la vitesse,
33:59il y avait du jeu,
34:01ça.
34:02Moi,
34:02je ne me rappelle pas
34:03avoir vu,
34:04comme on voit maintenant,
34:05des prises du milieu du terrain
34:07avec un mec qui percutait,
34:08qui...
34:09Non,
34:09ça jouait directement
34:11au bout,
34:11sur les ailes.
34:12C'était différent,
34:12le jeu,
34:13mais on avait
34:14de beaux trois quarts.
34:15En plus,
34:16on n'avait pas invité
34:17un,
34:17un trois quarts.
34:17C'est normal,
34:18mais bon.
34:18Damien Trahi s'est échappé,
34:19un peu.
34:20Après,
34:20il faut dire une chose,
34:21c'est qu'en 2000,
34:22il y avait quand même
34:23la patte de Jacques Brunel
34:24qui avait mis en place
34:25ce système...
34:25Oui,
34:26le système de boucle.
34:26Le système de boucle
34:27qui n'existait pas.
34:28On a téléprouillé
34:29à le faire.
34:29Exact.
34:31Et c'était une révolution,
34:32quelque part,
34:33c'était une révolution.
34:34Messieurs,
34:34on parle beaucoup
34:36de ce traumatisme de 2000,
34:38évidemment,
34:38défaite après prolongation,
34:40mais on a tendance
34:41à parler un petit peu moins
34:43de cette défaite,
34:44mine de rien,
34:45que de deux points.
34:47Sur l'échelle
34:48des regrets,
34:49c'est sans commune mesure
34:51de 2000,
34:52des avis de 96.
34:58Pour ma part,
34:59effectivement,
35:002000,
35:00c'est bien bien au-dessus.
35:0296,
35:03on était un peu
35:04un peu
35:04un invité mystère,
35:06quoi.
35:06On était là,
35:0716e,
35:078e,
35:07on s'est dit,
35:08un petit quart,
35:09on gagne,
35:10une demi,
35:11voilà.
35:12Mais 2000,
35:132000,
35:13on était très,
35:15très,
35:15très guerrière,
35:15vraiment.
35:16Moi,
35:16je me rappelle,
35:18par rapport à mon poste
35:19de numéro 8,
35:20en plus,
35:20je veux dire,
35:21on avançait tout le temps,
35:22derrière sa jouée,
35:23c'était,
35:24on était un peu concis,
35:25il y avait tout,
35:26il y avait tout,
35:26tout,
35:27tout,
35:27tout,
35:27tout,
35:27Et comme je disais tout à l'heure,
35:28des postes doublés,
35:29voire triplés,
35:30des joueurs de très bons niveaux.
35:32Non,
35:32il n'y a pas de commune mesure.
35:332000,
35:34c'est vraiment le plus grand,
35:34pour moi,
35:35c'est le plus grand regret.
35:37Juste pour en signer
35:38avec ce match face à Brive,
35:42toujours notre confrère
35:43Patrick Espagné
35:44évoque Vincent Moscato,
35:47où il écrit
35:48Moscato se faisait
35:49une nouvelle fois
35:49éclater l'œil,
35:50et puis un petit peu plus tard,
35:51dans le papier,
35:52Vincent Moscato,
35:53notre adorable ex-Beglé,
35:54avait tout essayé,
35:55il avait fait semblant
35:55d'être blessé à mort,
35:56il s'était couché,
35:57il avait relevé la mêlée,
35:58il avait humé,
35:59mais rien n'y a fait,
36:00pour,
36:00à ce moment-là,
36:01revenir à deux points,
36:0116,
36:0214,
36:0253ème.
36:03Qu'est-ce qui s'était passé,
36:04là ?
36:05Je ne sais pas,
36:05moi je n'y étais pas,
36:06moi je suis allé tribunal,
36:07il y avait Gérard Bonamazou,
36:09et le pauvre Thierry Balex,
36:10qui avait eu ces histoires
36:11à Vénime,
36:12qui était condamné,
36:13qui était interdit
36:13pendant un an
36:14de tout un centre sportif,
36:15qui regarde un match
36:16avec un passe-montagne,
36:18pour ne pas être...
36:18Parce qu'il pouvait
36:20aller en prison,
36:21à cause de ça,
36:21à l'époque où on vivait,
36:23mais bon,
36:23c'est comme ça.
36:24Joël,
36:25ça avait été la guerre
36:26avec Moscato ?
36:28Non,
36:29non,
36:29non,
36:29après,
36:29bon,
36:30voilà,
36:30ça fait partie de...
36:31ça fait partie
36:32de l'histoire,
36:33mais bon,
36:33je veux dire,
36:35la section,
36:37parce qu'on parle
36:38du paquet d'avant,
36:39mais honnêtement,
36:40les Régueux,
36:40ils étaient jusqu'au numéro 9,
36:41donc bon,
36:43c'est vrai que nous,
36:43on avait un chef d'orchestre,
36:45on avait un chef d'orchestre
36:46qui...
36:47Il y avait certains joueurs
36:48qui étaient consacrés
36:51au jeu,
36:52et certains joueurs
36:52qui étaient concentrés
36:55sur la...
36:57tout ce qui était
36:59nettoyage et tout ça.
36:59Un peu de répression.
37:00Non,
37:00mais voilà,
37:01mais bon,
37:01je veux dire,
37:02oui,
37:03il fallait...
37:04Il y avait,
37:05tactiquement,
37:05il y avait plein d'endroits
37:06où il fallait maîtriser,
37:07donc pour maîtriser,
37:08il y avait de l'engagement.
37:09Maintenant,
37:10c'est un gros,
37:10gros engagement physique
37:11où tout est surveillé.
37:13Nous,
37:13à l'époque,
37:13c'était un peu différent,
37:14mais bon,
37:15attention,
37:16c'est pas pour ça
37:16que ça ne jouait pas
37:17et on avait quand même
37:18des beaux joueurs,
37:19comme il y avait Franck,
37:20il y avait Nico Baquet,
37:21on avait quand même
37:23des très bons joueurs
37:24de ballon
37:25et heureusement,
37:26parce qu'autrement,
37:27tu faisais qu'illusion.
37:31Dans cet engagement
37:32qu'il faut que Joël,
37:34oui,
37:35il a parlé du numéro 9,
37:37Frédéric Torossian,
37:38qui, bon,
37:39montrait l'exemple.
37:40Oui,
37:40il faisait un peu
37:41de nettoyage
37:42de temps en temps
37:42quand il fallait,
37:43donc bon,
37:44il y avait un mec
37:44qui tombait,
37:45on ne savait pas,
37:46bon,
37:46c'est pas grave,
37:47ça faisait partie du truc.
37:49Oui,
37:49c'était le rugby d'avant
37:50et c'était un peu la fin
37:52sur le coup,
37:52mais il y avait
37:53deux,
37:54trois petits,
37:54un petit geste,
37:56mais qui était,
37:57voilà,
37:57qui était un peu normal
37:58à l'époque.
37:59On était un peu en jeu,
38:00on grattait un peu,
38:01bon,
38:01mais je me rappelle
38:02à l'époque,
38:02le mec qui lâche pas,
38:04t'as personne
38:04qui pouvait le faire hacher,
38:06c'est pas la règle.
38:07Didier Lacroix,
38:08du stade Toulousain,
38:09bon,
38:09il était venu une fois,
38:10deux fois,
38:10troisième,
38:10il était ressorti ouvert
38:12comme un livre,
38:13mais ça faisait partie
38:14du jeu.
38:15Quand t'es allé en jeu
38:16ou que t'étais un peu limite,
38:18eh ben,
38:18voilà,
38:19tu savais que t'es prenait
38:19une tarte.
38:20On pouvait piétiner les gens,
38:21t'avais le droit,
38:24tu pouvais marcher
38:25sur tout le monde.
38:28C'est vrai,
38:29bon,
38:29après,
38:30c'est différent maintenant,
38:31c'est bien,
38:32il fallait pas aller piétiner
38:33en revue là,
38:34mais si t'as vencé,
38:35le mec par terre,
38:35tu pouvais lui passer dessus.
38:37Vous devriez prendre
38:38quelques rayures
38:39sur le dos.
38:39Oui,
38:40mais c'est quelque chose
38:42qui est vraiment différent,
38:43je dis pas que c'est
38:44un autre rugby,
38:45mais c'était différent,
38:47les gars lâchaient pas
38:48le ballon au sol,
38:49mais parce que c'était
38:49la règle,
38:50la règle était comme ça,
38:51donc il fallait,
38:52bon,
38:52voilà,
38:52il fallait le ballon vite,
38:54et c'est vrai que quand même,
38:55nous,
38:56une des forces
38:56pour les enchaînements
38:57devant ou pour jouer derrière,
38:59il fallait que les ballons
38:59sortent rapidement,
39:00donc on avait quelques mecs
39:02qui étaient à la manœuvre
39:04au nettoyage,
39:04mais voilà,
39:05mais ça faisait partie
39:07du jeu, quoi.
39:07On dit souvent
39:08que vous étiez certes
39:09un groupe de talent,
39:10vos résultats l'ont prouvé,
39:11mais que vous étiez
39:12un groupe avec beaucoup
39:13de caractère,
39:14voire difficile à manager.
39:16Elle est où la vérité ?
39:18Difficile à manager,
39:19je sais pas,
39:19puisque les résultats
39:20sont là quand même.
39:21On peut dire,
39:21oui, bien sûr
39:22qu'il y a des faux caractères,
39:24caractères différents,
39:25etc.
39:25Il y a des anecdotes,
39:26on pourrait écrire un livre,
39:28mais au final,
39:30comme on disait tout à l'heure,
39:31quand on était sur le terrain
39:32tous ensemble,
39:33on craignait pas grand-chose.
39:34Après,
39:34on n'est pas tous amis,
39:36on ne sera jamais,
39:37c'est pas grave,
39:37mais on se respecte.
39:39On se respecte
39:40et on sait ce qu'on a fait ensemble.
39:41Et c'est le plus important.
39:42Vous étiez gérable,
39:43Joël ?
39:45Oui,
39:45en fait,
39:47moi,
39:47j'étais au milieu d'eux,
39:50mais c'est vrai que des fois,
39:52pour les échanges,
39:53pour parler,
39:53il fallait faire un peu d'ambassadeur
39:57pour parler avec tout le monde.
39:58La courroie avec...
39:59Oui,
40:00mais voilà,
40:00après,
40:00mon rôle était là,
40:01mais je reconnais
40:02qu'on avait des très gros caractères,
40:04mais il les fallait,
40:05honnêtement.
40:06ça partait du neuf au un,
40:09mais derrière,
40:11ils n'étaient pas non plus simples.
40:13Donc,
40:13quand ils avaient un truc à nous dire,
40:15ils nous le disaient,
40:16mais ça fait partie de notre époque.
40:19Je reconnais que,
40:21des fois,
40:21les discussions étaient rudes,
40:22mais ça fait...
40:24Moi,
40:25j'ai adoré.
40:25Moi,
40:25honnêtement,
40:26j'ai adoré.
40:26C'est vrai qu'on me dit Franck,
40:27il fallait être avocat un peu
40:28pour défendre un peu tout le monde
40:30et faire marcher tout le monde en avant,
40:31mais honnêtement,
40:32c'était super.
40:33Quand ça n'est pas,
40:34on se retrouvait un peu
40:35en fin d'après-midi
40:36ou en soirée,
40:37quelque part,
40:37et puis on se disait les choses.
40:39Autour de deux,
40:40trois perriers.
40:41Enfin,
40:41ça se passait bien quand même.
40:42Et justement,
40:44Pierre...
40:44Pardon,
40:45j'étais beaucoup moins gérable
40:46quand j'étais dans les Baloches
40:48à la région de Nonaï
40:49avec quelques amis d'enfance
40:51que dans le rugby.
40:53Mais après,
40:54mais de toute façon,
40:55il n'y a pas de secret.
40:56Si vous voulez avoir
40:57une équipe compétitive,
40:59dans la mesure où
41:00on en parlait,
41:02où tu avais quand même
41:03cette notion de défi,
41:06pas de roubarlise,
41:07mais d'aller foutre
41:08quelques pêtes
41:08où tu n'étais pas sanctionné,
41:09il fallait t'imposer.
41:10Maintenant,
41:11le mec,
41:11il faut un marron.
41:12Même si on se parle
41:13à la gueule,
41:14tu peux prendre une région.
41:15Donc,
41:16tu étais bien obligé
41:16un moment,
41:17il fallait...
41:18Voilà.
41:19Bon,
41:19après,
41:19c'est comme ça.
41:20C'est très bien.
41:21Et les soirs de bringue,
41:22il paraît que vous étiez
41:23pas mal aussi.
41:24Moi,
41:25non,
41:25je ne sais pas,
41:26je ne me rappelle pas.
41:27Il y a eu
41:28deux,
41:28trois trucs peut-être.
41:29Non,
41:29ça n'était...
41:32Non,
41:33pendant et après,
41:34on n'était pas mal aussi.
41:35Honnêtement,
41:35c'est vraiment un groupe.
41:37Moi,
41:37maintenant,
41:38ce qui me...
41:39Ce n'est pas que ça me surprend
41:39parce que je suis encore
41:40dans le rugby,
41:41mais je veux dire,
41:42nous,
41:42à l'époque,
41:43tu peux connaître
41:43les mecs en face,
41:45tu peux les respecter,
41:46mais voilà,
41:47ça ne va pas plus loin.
41:48Maintenant,
41:48tu as l'impression
41:49que c'est le challenge
41:49de l'amitié
41:50tous les week-ends.
41:51Les mecs,
41:51ils se tapent,
41:52ils se font la bise,
41:53il y a tout ce qu'il faut.
41:54Donc,
41:54à un moment donné,
41:55quand tu vas rentrer,
41:56quand tu vas faire du combat
41:58face à des mecs,
41:59bien sûr que tu connais,
42:00c'était différent.
42:01Nous,
42:01à l'époque,
42:02l'amitié ou la force,
42:03elle était entre nous.
42:04Oui,
42:04les mecs en face.
42:05Tu n'allais pas me croire
42:06ça,
42:06le match Francis de Gern
42:07et de la Roulette.
42:09Même des fois,
42:10même après le match,
42:11tu n'allais pas les voir.
42:12Je me rappelle,
42:13à l'époque,
42:13Andy Manon,
42:14il te faisait manger
42:14à des adversaires.
42:15Les mecs en face.
42:17Vous mélangez pas beaucoup.
42:18C'était compliqué,
42:19les mecs.
42:21On ne les connaissait pas,
42:22tu n'avais pas le portable,
42:22tu ne sais pas qui c'était.
42:24Puis en plus,
42:24surtout que les mecs,
42:26à part Franck,
42:27ils bougeaient beaucoup,
42:28mais personne n'a changé
42:29de club.
42:30Tu étais là,
42:31quand ?
42:31Bon,
42:32après,
42:32c'est ça.
42:33Mais après,
42:34je veux dire,
42:35tout ça,
42:35c'est arrivé,
42:36les phases finales,
42:37tout ça,
42:38parce que tu es craint
42:41par l'adversaire.
42:42Je veux dire,
42:42quand les années,
42:43quand tu fais ça
42:44pendant 5,
42:446 ans,
42:46ton groupe monte en force,
42:47en puissance,
42:48c'est parce que l'adversaire,
42:50il te craint
42:51par plusieurs choses.
42:53Et là-dessus,
42:54je crois que
42:55tu marquais les esprits.
42:57On se souvient toujours
42:58des mecs qui te font mal,
42:59les mecs qui t'ont tapé
43:00sur l'épaule
43:00et qui sont gentils,
43:01rarement.
43:02Mais bon,
43:03c'est...
43:03Et puis,
43:04on a eu des périodes de doute
43:05aussi,
43:05à un moment donné.
43:06Ça n'a pas été facile.
43:07On a même demandé,
43:08nous,
43:08d'avoir un prépa physique,
43:09quand même.
43:10C'est nous,
43:11les joueurs,
43:11qui ont demandé
43:11d'avoir un prépa physique.
43:12Un sacré papa,
43:13en plus.
43:15Donc voilà,
43:16ça n'a pas été facile.
43:17Ça s'est construit.
43:19Pour la section paloise,
43:20dans ces années-là,
43:22on en parle dans ce podcast spécial
43:24pour célébrer le retour
43:26de la section paloise
43:26en phase finale.
43:28C'est un podcast
43:28ici,
43:29Berne Bigorre Sud-Ouest.
43:38On dresse des ponts
43:39entre les générations
43:40pour conclure,
43:41messieurs,
43:42et se parler de 2026,
43:44de ce qui attend
43:44la section paloise
43:45face au racing.
43:47Pierre,
43:47est-ce que,
43:48de revoir déjà
43:49la section paloise
43:50sur ces phases finales,
43:51vous vous dites,
43:51enfin,
43:52il était temps
43:53que ça arrive ?
43:55Il était temps,
43:56non,
43:57il n'y a aucune obligation.
43:58En phase finale,
43:59c'est comme ça,
44:00mais c'est bien,
44:01oui,
44:01c'est bien.
44:02C'est bien parce que
44:03c'est une progression
44:04quand même assez constante.
44:05L'année dernière,
44:068e,
44:07t'es européen,
44:08cette année,
44:08t'es 4e,
44:10ça aurait été mieux
44:10qu'on soit 6e,
44:11ça aurait fait plus...
44:12On aurait fait
44:13sauté de marche.
44:13Non,
44:13mais c'est très bien.
44:15Après,
44:15il n'y a aucune obligation.
44:16Il n'y a pas
44:16l'obligation de gagner.
44:19Voilà,
44:19c'est bien.
44:20Donc,
44:20ça fait plaisir,
44:21évidemment.
44:22Surtout pour ce groupe-là
44:24qui est quand même
44:26montré
44:27certaines qualités.
44:28Il ne faut pas...
44:29Je veux dire,
44:30on n'en pense
44:30juste comme eux.
44:31Il y a eu quelque chose
44:31qui est mis en place
44:32et qui,
44:33pour le moment,
44:35le club en récolte
44:36les fruits.
44:36C'est très bien.
44:37Mais bon,
44:37pareil,
44:39je vois l'année
44:40le triste exemple.
44:42Marion,
44:42cette année,
44:43ils ont fini 12e.
44:44Donc voilà,
44:44alors qu'ils étaient
44:45comme nous cette année.
44:46Donc,
44:47il n'y a rien d'acquis,
44:48mais évidemment
44:49que tout le monde...
44:50Enfin,
44:52on porte tous le maillon,
44:53on l'a tous porté.
44:54On ne va pas dire,
44:55on n'est pas contents,
44:56évidemment.
44:56Exceptionnellement,
44:57j'allais au stade
44:58parce que j'étais invité.
44:59parce que c'est gratuit.
45:01La dernière fois où j'étais,
45:02c'est pour l'Orsanto,
45:02on est en Coupe d'Europe.
45:04Ah oui ?
45:04Bon,
45:05je vais voir
45:05si à la mi-tère
45:06on est volé,
45:06je vais voir.
45:08Le parallèle
45:08qu'on peut faire
45:09avec votre génération,
45:10celui qu'on a fait
45:11tout à l'heure,
45:12Joël,
45:12on a vu cette saison
45:13jusqu'à,
45:14je ne sais plus,
45:158 palois
45:15aller en équipe de France.
45:18Là aussi,
45:18c'est à ça qu'on voit
45:19effectivement
45:19qu'une équipe
45:21se retrouve
45:22devant de la scène
45:23parce que ses joueurs
45:23sont appelés
45:24sous d'autres maillots.
45:25Oui,
45:25exactement.
45:25Dans notre génération,
45:28à nous,
45:28de suite,
45:30moi j'ai compris
45:31qu'on passait à autre chose.
45:32Et là,
45:32je pense que la section
45:33paloise aussi
45:36a changé de statut
45:37rien qu'avec
45:38tous ses joueurs
45:40au niveau international.
45:41C'est vrai que maintenant
45:42c'est une équipe
45:43qui est regardée,
45:44elle a des qualités.
45:45Comme dit Pierre,
45:47il y a des façons
45:48différentes de jouer.
45:49On parle beaucoup
45:50de ces trois quarts,
45:51mais bon,
45:51ils ont une belle conquête.
45:53La touche est quand même
45:55impressionnante.
45:56C'est là qu'on voit
45:58que le club
45:59a changé de dimension.
46:01Après,
46:01bien sûr,
46:01la grosse différence,
46:03moi je trouve,
46:03c'est que maintenant
46:04tu peux aller chercher
46:06ce qui te manque
46:07beaucoup plus vite
46:08qu'avant.
46:09Nous,
46:09avant,
46:10Franck est arrivé,
46:12mais c'était au compte-gouttes.
46:14Il n'y en avait qu'un.
46:15Maintenant,
46:15dès que tu as
46:16des manques,
46:18tu peux les combler
46:19très très vite.
46:20Mais la force,
46:22c'est d'avoir réussi
46:24à faire un groupe
46:25qui vraiment
46:26m'a l'air efficace
46:28et j'espère
46:29qu'ils seront
46:31au rendez-vous
46:32parce que c'est
46:34faisable,
46:35largement,
46:35je pense.
46:36Est-ce que
46:37BK Gorgadze
46:38est le nouveau
46:38Franck Rolès
46:39et est-ce que
46:40cette section
46:402026,
46:41Franck,
46:42est enfin
46:44votre digne héritière ?
46:45Oui,
46:46je trouve très intéressant.
46:47Ça s'est construit
46:48sur trois,
46:49quatre saisons
46:50avec au départ
46:52un peu de difficulté
46:53mais c'est normal.
46:54Je trouve vraiment
46:55cette année
46:55un recrutement
46:56très ciblé,
46:56très intéressant
46:58à des postes clés
46:59où ça a ramené
47:00encore de la puissance,
47:01de la stabilité,
47:02etc.
47:03Oui,
47:03Gorgadze,
47:03c'est un très bon joueur
47:04vraiment.
47:06Moi,
47:06ce n'était pas du tout
47:07mon jeu,
47:08pas comme ça.
47:08Mais bon,
47:08voilà,
47:10comme je disais,
47:10ce serait bien
47:11qu'il y ait un peu plus
47:11de jeu après lui.
47:12Mais bon,
47:12voilà,
47:13ce n'est pas grave.
47:15Mais oui,
47:15non,
47:15c'est mérité.
47:17Très très content
47:18que la section
47:19arrive enfin
47:19à ses phases finales
47:21contre une grosse équipe
47:22du Racing pour moi
47:23qui est un gros milieu
47:24de terrain.
47:25il faudra faire gaffe.
47:26Pour ce match face
47:28au Racing
47:28ce samedi soir,
47:29j'en parlais
47:30en tout début
47:31de podcast,
47:32Joël,
47:33il y a de très fortes chances
47:34que vous soyez rejoint
47:35par Thibaut D'Aubagna
47:36à 321 matchs
47:37sous le maillot
47:38de la section paloise.
47:39Qu'est-ce que ça vous inspire ?
47:41Tant mieux,
47:42écoutez,
47:42je ne sais pas
47:43si ça arrivera
47:44encore longtemps
47:45maintenant
47:45dans le rugby moderne.
47:46Je n'y crois pas trop.
47:48Thibaut a encore
47:48la chance de largement
47:50me dépasser
47:51et tant mieux.
47:52Il n'y a aucun regret
47:55de ma part.
47:56Je suis très content
47:57mais c'est vrai
47:58que dans l'avenir,
48:01maintenant,
48:02je ne pense pas
48:03que ça arrivera
48:03beaucoup.
48:05C'est quelque chose
48:07de bien.
48:08Je suis très content.
48:09Après,
48:10c'est le rugby
48:11de maintenant.
48:13Il y a beaucoup plus
48:14de mouvements
48:15qu'à notre époque.
48:17Ça, c'est sûr.
48:17Mais comme vous,
48:18sous un seul maillot
48:19aussi,
48:20toute sa carrière,
48:21c'est magnifique.
48:23Oui, oui.
48:25Je suis très heureux.
48:26Je ne fais que ça
48:28avec un seul maillot
48:29mais maintenant,
48:31c'est dépassé.
48:32C'est quelque chose
48:33que,
48:33on va vous regarder,
48:34on dira
48:35oui, ok,
48:35mais ça ne sera pas
48:37une qualité
48:41qu'on regardera.
48:42Honnêtement,
48:44c'était une autre époque.
48:46on peut faire
48:47un petit tour de table
48:47là où est-ce que
48:48vous serez là
48:48tous samedi soir
48:49tous au stade ?
48:51Oui,
48:51au stade,
48:52on a eu la chance
48:53d'être invités
48:54pour célébrer
48:56cet anniversaire
48:57et pour participer
48:59à ce match.
48:59Au stade,
49:00avec grand plaisir.
49:01Les autres aussi ?
49:03Pierre,
49:03sauf si on vous vire
49:04parce que vous portez malheur.
49:05Je suis à côté de Franck.
49:06Parce qu'il n'y a pas
49:07Mais oui,
49:09après,
49:09il faut être ce qui est.
49:10Le club,
49:11c'est un fait l'effort,
49:13ce n'est pas non plus,
49:13ce n'est pas un effort
49:14sur eux-mêmes.
49:14Ils ont quand même
49:15cette reconnaissance
49:16du ventre là
49:17de nous inviter.
49:19Ils ne sont pas obligés.
49:21Il y a des clubs,
49:21ça ne se fait pas.
49:22Ils le font.
49:24On n'y est pas tous,
49:25mais bon,
49:27il faut reconnaître les choses.
49:28Ils font du bon boulot.
49:30Il me semble
49:31qu'ils essayent
49:32de ne pas tirer
49:33un trait sur le passé.
49:35Mais il ne faut pas non plus
49:36que nous,
49:36on ne soit trop encombrant.
49:37Je veux dire,
49:38ce n'est pas nous
49:38qui jouons.
49:41j'espère qu'on ne saura plus
49:44l'exemple à suivre.
49:46À un moment,
49:47c'est 26 ans.
49:48Comme je le disais,
49:4826,
49:49c'est 62
49:50qu'on n'est pas
49:50champion de France.
49:51C'est pire.
49:52Donc voilà,
49:54peu importe.
49:55À un moment,
49:55il faut s'en retirer
49:56sur le passé.
49:57Mais les vieux,
49:58c'est bien de nous inviter
49:59à avoir une coupette
50:00bien fraîche.
50:01Et puis voilà.
50:02On y sera.
50:03Et puis peut-être
50:04qu'on ne pose pas
50:05à travers les supporters
50:05du Racing.
50:06J'allais dire
50:07quelle belle conclusion
50:08avant la dernière phrase
50:09de Pierre Triep
50:11dans ce podcast spécial
50:12Sud-Ouest,
50:13ici Berne Bigorre
50:14pour se préparer
50:16à ce match de barrage
50:17de la section Palois
50:18face au Racing 92.
50:20Merci Georges Lansens.
50:22Merci Damien Gozioso.
50:23C'était génial.
50:24Et merci à vous trois,
50:25messieurs.
50:26On lira la prépa
50:27de ce match
50:27dans Sud-Ouest
50:28jusqu'à ce samedi.
50:29Merci Pierre Triep.
50:30Merci Joël Rey.
50:32Merci Franck Roles.
50:32Merci beaucoup.
50:34Triep Cap de Ville.
50:35Oui, je vais me faire
50:36taper sur les doigts.
50:37Merci Charles Villel
50:38à la réalisation.
50:39Podcast à retrouver
50:41sur sud-ouest.fr,
50:42ici.fr.
50:43Salut.
50:43Le Magrugby spécial barrage
50:47avec le journal Sud-Ouest
50:48par ici Berne Bigorre.
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