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  • il y a 11 mois

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Transcription
00:00Il vient de présenter aux représentants du personnel un plan de retour à l'équilibre
00:04parce que l'hôpital est contraint de faire des économies par l'agence régionale de santé.
00:08En 2024, les comptes du CHCB étaient dans le rouge à hauteur de 21 millions d'euros
00:12sur un budget de près de 400 millions d'euros.
00:15Le centre hospitalier qui était déjà d'ailleurs en déficit en 2023,
00:18Michel Tévrégnon, votre invité ce matin, c'est Frédéric Espenel,
00:21le directeur du centre hospitalier de la Côte-Basque.
00:23Bonjour Frédéric Espenel.
00:24Bonjour.
00:25Merci d'avoir répondu à notre invitation.
00:26C'est pas nous faux, ça fait longtemps qu'on en parle de ce déficit.
00:30Le CHCB, le centre hospitalier de la Côte-Basque, a un déficit de 18 millions,
00:34pour être tout à fait précis.
00:37Il emploie avec le groupement Navarre-Côte-Basque 4 000 personnes.
00:41C'est le plus gros employeur de tout le Pays-Basque.
00:44Comment l'hôpital se retrouve avec un tel déficit ?
00:48Le déficit n'est pas nouveau, vous l'avez rappelé.
00:51Il s'explique à la fois par des facteurs nationaux,
00:54puisque beaucoup de nos hôpitaux publics, malheureusement,
00:56se retrouvent dans une situation budgétaire, financière dégradée.
01:00Avec un déficit qui s'accélère, et puis il y a, propre à l'hôpital de Bayonne,
01:04un certain nombre d'éléments que nous avons analysés,
01:07pour mettre en place ce plan de retour à l'équilibre dont vous parlez.
01:11Le problème, c'est ça, c'est que le déficit, il ne se résorbe pas, au contraire, il se creuse.
01:15Oui, c'est bien pour ça qu'il est nécessaire de prendre les choses en responsabilité,
01:20de faire en sorte que ce déficit ne continue pas à s'aggraver,
01:23pour continuer d'assurer notre mission première, qui est celle de soigner les patients du territoire,
01:30et puis de préparer l'avenir, de financer les investissements de l'hôpital.
01:34Alors, on va y venir, mais qu'est-ce que vous demande précisément l'Agence régionale de santé ?
01:38Il faut être à l'équilibre dès 2026 ?
01:40Non, pas du tout. De toute façon, ce serait parfaitement impossible.
01:44Ce que demande l'ARS, mais on l'aurait fait avec ou sans l'ARS,
01:48c'est de retrouver une trajectoire progressive.
01:51Donc là, si vous voulez, le plan se déroule sur 5 ans,
01:54pour justement avoir une trajectoire réaliste, responsable,
01:58de retour à un équilibre progressif,
02:01dont le niveau va être discuté avec l'ARS dans les prochaines semaines.
02:05Alors, il n'y a pas 50 moyens, c'est de la compta de base.
02:07Il faut soit augmenter les entrées, soit réduire les dépenses.
02:12Vous avez parlé, au cours de cette réunion avec les syndicats,
02:15au cours de la réunion du CSE, de réorganisation des services.
02:19Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
02:20Est-ce qu'il y aura moins de remplacements ?
02:22Vous n'avez pas donné de chiffres ni de mesures concrètes.
02:25Est-ce que vous pouvez nous dire ce matin s'il y aura des suppressions de postes,
02:28si les horaires d'ouverture de certains services seront réduits ?
02:31Quelles économies vous allez faire ?
02:33L'enjeu, c'est bien de maintenir l'offre de soins telle qu'elle existe aujourd'hui,
02:36et même de la développer. Je pourrais donner quelques exemples.
02:39Le plan, il travaille à la fois sur de nouvelles recettes,
02:43en décrivant mieux notre activité, en la valorisant,
02:46en développant aussi de nouvelles activités, des hôpiles d'autre jour, par exemple.
02:49À Saint-Palais, on va ouvrir le 10 novembre une nouvelle unité de dialyse.
02:53C'est une activité nouvelle qu'on crée à moyen constant.
02:56Et puis, sur les dépenses, on regarde l'ensemble des dépenses de l'hôpital.
03:01Donc, évidemment, vous parlez des dépenses de personnel,
03:03mais il y a tout un tas d'autres dépenses qu'on regarde et qu'on va essayer de limiter.
03:08Je peux vous donner l'exemple, par exemple, du gaspillage alimentaire.
03:13On a constaté, malheureusement, qu'on jette beaucoup de plateaux tous les jours.
03:17Et mis bout à bout, au bout d'une année, on estime que c'est 300 à 400 000 euros
03:21de dépenses qui pourraient être évitées.
03:25Alors, c'est une piste, mais on est loin des 18 millions d'euros.
03:28Est-ce qu'il n'y aura pas de compression de personnel ?
03:31Ce que j'ai indiqué aux représentants du personnel,
03:33c'est qu'effectivement, on est allé travailler sur les organisations de services,
03:36puisque nous avons encore des marges de manœuvre sur la façon d'organiser nos services,
03:41de changer les amplitudes horaires des personnels.
03:45Ça, c'est une réflexion qui est en cours sur les remplacements.
03:50Alors, nous ne supprimons pas les remplacements,
03:52nous ne supprimons pas les heures supplémentaires, mais nous les contingentons.
03:56Pour le personnel, on préfère aujourd'hui rendre ce temps d'heures supplémentaires
04:01plutôt que de rémunérer.
04:02Donc, c'est des dépenses en moins pour l'hôpital.
04:04Et ça fonctionne depuis déjà plusieurs mois de cette façon.
04:08Ici Pays Basque, il est 7h49.
04:09Notre invité ce matin, Frédéric Aspenel, le directeur du centre hospitalier de la Côte-Basque.
04:13D'un côté, vous, hôpital public, vous avez ce déficit.
04:17De l'autre, vous récupérez les urgences de la polyclinique de Saint-Jean,
04:20clinique privée Saint-Jean-de-Luce.
04:22Elle dit qu'elle ne veut plus de ces urgences parce qu'elle perd de l'argent.
04:25Quel budget vous avez ?
04:27Quel argent vous avez pour faire les travaux, recruter les médecins, les infirmières ?
04:31Là, on est au cœur de la mission du service public.
04:33En fait, la réflexion, elle est partie de quoi a besoin la population de ce territoire.
04:38Et notre conviction forte, c'était qu'il fallait maintenir des urgences sur ce territoire,
04:41que si ces urgences n'existaient plus, les patients du sud du territoire
04:45soit n'auraient plus accès à des urgences,
04:47soit devraient faire de nombreux kilomètres pour venir se faire soigner.
04:50Et les urgences de la polyclinique seraient encore plus encombrées ?
04:52Exactement.
04:54Exactement.
04:54Donc, c'est aussi pour mieux répartir les patients sur le territoire
04:58qu'on a fait cette proposition.
05:00Alors, elle n'est pas neuve.
05:01Ça fait déjà deux ans qu'on avait développé un premier projet de reprise
05:06d'une équipe d'urgentistes.
05:08Et puis, au cours des réflexions, on s'est aperçu aussi qu'on avait besoin de plus.
05:11On a aussi besoin de créer des lignes médecines,
05:13d'offrir une offre de cancérologie à Saint-Jean-de-Luz.
05:18Nous avons les moyens, les ressources médicales pour créer ces activités.
05:22Oui, mais les ressources financières, est-ce que vous aurez de l'argent supplémentaire pour faire ça ?
05:25Il n'y aura pas d'argent supplémentaire puisqu'on fonctionne...
05:27Ça ne va pas creuser votre déficit ?
05:29Non, parce que ces activités-là peuvent s'équilibrer budgétairement.
05:33C'est le travail qu'on est en train de faire avec la polyclinique
05:37qui est notre partenaire dans cette affaire.
05:40Et de fait, le développement d'une activité nouvelle
05:44peut s'accompagner de recettes nouvelles pour l'hôpital.
05:47Ça veut dire qu'en 2031, l'hôpital sera à l'équilibre ?
05:52C'est ça que vous visez ?
05:52Alors ça, je ne peux pas vous dire.
05:54Mais en tout cas, on s'inscrit dans une trajectoire.
05:56Alors, le plan pluriannuel, il va jusqu'à 2029
06:00parce qu'il s'inscrit dans la trajectoire nationale
06:02de résorption du déficit public de la nation
06:04pour descendre en dessous de 3% du PIB en 2029.
06:08Pour le patient, le service restera le même ?
06:11Il ne sera pas dégradé ?
06:12Non seulement le service ne sera pas dégradé,
06:15mais je vais vous donner l'exemple d'activités nouvelles
06:17que nous allons développer
06:18parce qu'elles correspondent à des besoins nouveaux de la population
06:21et parce qu'elles sont aussi des activités
06:23qui rapportent de l'argent à l'hôpital.
06:24Les hôpitaux de jour, la médecine nucléaire.
06:28Nous avons ouvert cette année une deuxième salle
06:30de radiologie interventionnelle.
06:31C'est 1 million d'euros d'investissement
06:33qui permettent, par exemple, cette activité
06:35de prendre en charge plus d'AVC
06:37et donc de mieux soigner la population sur le territoire.
06:40Il n'y aura pas, même si ce n'est pas vous
06:41qui le décidez directement,
06:43mais il n'y aura pas d'augmentation
06:45pour les patients dans les prix ?
06:48Ah non, non, les prix...
06:49Enfin, on est à l'hôpital public,
06:51donc les patients sont couverts intégralement
06:55par la sécurité sociale et leur mutuelle,
06:58le cas échéant.
07:00Frédéric Espel, merci d'avoir accepté
07:02notre invitation ce matin.
07:03Avec plaisir, merci.
07:04Merci.
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