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  • il y a 1 an

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00:00On a beaucoup écouté les réactions, on va écouter peut-être les français, figurez-vous, au début de cette émission,
00:07parce qu'eux, on les entend moins, cela dit, deux ou trois interventions comme ça, pour commencer, de réactions sur ces dernières heures.
00:17Par exemple, Bruno Retailleau, il était ministre, oui, il était ministre de l'Intérieur, il l'est toujours d'ailleurs,
00:22ministre de l'Intérieur, il était ce midi l'invité sur, où est-ce qu'il était d'ailleurs ?
00:28Il a pris la parole devant le ministère de l'Intérieur, écoutons-le.
00:32Moi, je suis vacciné contre la dissolution, et très franchement, je ne vois pas dans le paysage politique ce qui a changé depuis juin 2024.
00:42Je crois qu'aujourd'hui, le travail, c'est la nomination d'un premier ministre qui devra se retourner vers les formations politiques,
00:51définir une voie de passage, c'est-à-dire un contenu des actions, des mesures, des vraies propositions,
00:57pour que la France avance. Bloquer tout, c'est pire que tout. La France, elle a besoin d'avancer.
01:02Bloquer tout, c'est pire que tout. Et les choses ont un peu changé quand même, depuis juin 2024, me semble-t-il.
01:07Il dit que les choses n'ont pas changé. Lui souhaite qu'il n'y ait pas de dissolution,
01:12peut-être parce qu'il a envie de rester en place, parce qu'il est utile à la place qui est la sienne,
01:18mais objectivement, il me semble, que depuis juin 2024, le paysage politique a évolué.
01:26C'est-à-dire que le nouveau Front populaire, par exemple, il n'est pas sûr qu'il soit reconduit,
01:32le Front républicain, il n'est pas sûr que ça marche,
01:34la France insoumise, il est possible que les Français aient pris un peu de distance
01:38après ce qui s'est passé depuis 13-14 mois. Je dis, c'est possible.
01:41C'est possible. Mais toutes ces choses-là, on les disait déjà il y a un an et demi, avant la formation du NFP.
01:50Nicolas Sarkozy a dit, moi, le Front républicain, ça ne marchera pas.
01:54Mais ça, on l'a dit aussi à l'entre-deux-tours, moi le premier, les Français ne se laisseront pas dicter leur vote,
02:00Raphaël Arnaud ne peut pas être élu face à une députée RN sortante qui n'a jamais fait de polémique,
02:04et le Front républicain a fonctionné.
02:06Quand il y a eu le NFP, on a dit après la NUPES, c'est terminé.
02:10Vous pensez, Fabien Roussel a été comparé à Doriot par Sofia Chikirou, ils ne peuvent pas y retourner.
02:15Et puis, hop, ils se sont tous retrouvés une nuit au siège des écolos, et c'était reparti de plus belle.
02:21Donc, toutes ces inconnues...
02:22Là, entre le PS et la LFI, quand même, le divorce paraît plus important qu'il n'était il y a un an et demi.
02:28On le disait déjà ça il y a un an et demi.
02:29On le disait, me semble-t-il pas comme ça.
02:30Quand Olivier Faure va voir les sondages et va se dire, je peux perdre mon siège si je ne suis pas allié avec LFI, les écolos et les communistes,
02:37on va voir, parce que ça va devenir concret à partir du moment où il y a de la dissolution.
02:41Là, ce n'est que théorique.
02:43À partir du moment où il y a de la dissolution, c'est concret.
02:45Je vous ai promis qu'on écoute des auditeurs.
02:48Nous sommes avec Pierre.
02:50Et bonjour Pierre.
02:52Bonjour à tous.
02:53Je crois, Pierre, que vous nous aviez appelé l'an passé.
02:55Je me demande si vous n'êtes pas de Venve, de mémoire.
03:00Non, de Malakoff.
03:01De Malakoff, exactement.
03:03Alors, Venve, vous êtes tout près de Malakoff.
03:04C'est pour ça que je confonds.
03:06Et vous êtes poissonnier et vous nous racontez la vie qui est la vôtre.
03:11Aujourd'hui, vous êtes salarié, je crois, dans une poissonnerie.
03:13C'est bien ça ?
03:14Exactement.
03:15Je travaille avec un patron.
03:16Bon, je lisais ces dernières heures que les Français sont paniqués.
03:22Ils se demandent ce qui va se passer.
03:24Est-ce que c'est votre cas ?
03:26Un peu, oui.
03:27Mais bon, moi, ce que je veux dire, c'est vraiment, il m'écœure.
03:30Il me dégoûte tous ces questions.
03:32Vous savez pourquoi ?
03:33Ils pensent qu'à leur petit pouvoir, leur petit privilège, leur prochaine élection,
03:37ils ne cherchent même pas à dialoguer entre eux et essayer de trouver des solutions, au moins pour le peuple.
03:43Moi, comme je vous dis, je suis commerçant sur le marché.
03:45Imaginez si nos patrons géraient et dialogués comme eux, et bien, tous nos paiements fermeront.
03:51Mais vous votez à droite ou vous votez à gauche ?
03:53Moi, je vote plus à droite.
03:54Alors, qu'est-ce que vous aimeriez, par exemple ?
03:57Vous dites, j'aimerais qu'ils parlent entre eux.
03:58Par exemple, est-ce que vous faites partie de ceux qui aimeraient que les formations de droite s'entendent, par exemple ?
04:04Bah, qu'ils s'entendent avec tout le monde.
04:05Au moins pour un an et demi, deux ans.
04:09Au moins trouver une solution.
04:11La dernière fois, par exemple, aux législatives, vous avez voté pour qui, Pierre ?
04:14Droite.
04:15Oui, mais c'est large.
04:17Mais encore.
04:18Vous avez voté Pécresse quand il y avait...
04:20Bon, vous avez voté Pécresse, mais est-ce que vous souhaiteriez, par exemple, que Mme Pécresse...
04:24Ah, c'est vous ?
04:25Est-ce que vous souhaiteriez, par exemple, que Mme Pécresse trouve un accord de gouvernement, pourquoi pas, avec Mme Le Pen, avec Sarah Knafo, avec une partie du Bloc Central ?
04:38Est-ce que c'est ça ?
04:39Ou est-ce qu'au contraire, vous avez des réticences à ce que ces gens-là travaillent ensemble pour des raisons parfois idéologiques, pour des raisons historiques, pour des raisons intellectuelles, que sais-je ?
04:49Non, oui, je le vois bien. Au moins qu'ils se unissent tous, toute la droite, et qu'ils discutent, qu'on parle, qu'on parle des vrais problèmes de nos difficultés.
04:59Et c'est ça que vous reprochez quand vous dites, ils pensent qu'à leur petit pouvoir, vous reprochez, au fond, aux hommes politiques, de ne pas s'allier dans un grand mouvement et de faire fi des égaux. C'est ça que vous dites ?
05:11Exactement. Parce que si on continue comme ça, on part vraiment dans le fond, déjà.
05:15Regardez, moi, je travaille 7 sur 7. Je travaille sur les marchés, je travaille tous les week-ends, tous les jours fériés, je bosse. Et sur mes jours de repos, je dois travailler. Je vis seul. Je m'en sors plus.
05:26Et la manif du 10, là, au départ, c'était pour le peuple. Là, il y a le LFIC ici, mais les syndicats, moi, ça ne m'intéresse pas, tout ça. Nous, c'était pour qu'on se plaine de ce qu'on vit, les difficultés qu'on a.
05:39Les difficultés, pour vous, elles sont essentiellement économiques, financières, plus exactement ?
05:44Financières et économiques, oui.
05:46C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous dites, vous travaillez 7 jours sur 7. D'abord, c'est illégal de travailler 7 jours sur 7 quand on est salarié.
05:53Mais vous savez qu'il y a des choses qu'on doit passer à côté. On ne peut pas tout le monde passer notre vie à payer, payer, payer.
05:58Mais vous êtes salarié, nous sommes d'accord ?
06:01Oui, je suis salarié, oui.
06:02Donc, on ne peut pas travailler 7 jours sur 7 quand on est salarié ?
06:05Moi, si, j'ai 3 jours de repos dans la semaine. Et sur ces jours de repos, j'ai de l'intérêt.
06:10Mais des fois, quand j'ai des missions, je travaille en poissonnerie, je vais dans les supermarchés et tout ça.
06:15Ce n'est pas mon truc. Moi, je suis artisan depuis 37 ans et j'adore ce que je fais.
06:21Et quand je vois tout ce qu'ils sont en train de nous faire, vous voyez, les charges qu'ils ont.
06:26Moi, j'ai mon ancien patron, j'ai changé de patron. Maintenant, j'ai une patronne.
06:29Mon patron, il a dû vendre 2 affaires, 2 places qu'il avait.
06:32Pour vraiment avoir un peu d'argent. Mais c'est très, très dur.
06:37Et vous-même, à la fin du mois, par exemple, c'est indiscret de vous demander le niveau de vos revenus ?
06:44Alors, moi, sur les marchés, je suis à peu près 2000 à 2002.
06:48Et puis, sur l'intérêt, tout dépend. Tout dépend des heures que je fais.
06:52Comme ça peut être 400 euros, comme ça peut être 200 euros, 300 euros.
06:55Par jour ?
06:55Non.
06:57Non, la semaine, excusez-moi.
06:58Ah oui, pas la semaine. D'accord.
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