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  • il y a 4 mois

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00:01Merci beaucoup mon cher Fabrice pour cette petite touche musicale.
00:07Vous êtes en direct sur Europe, bienvenue si vous nous rejoignez à l'instant.
00:11Une question en édition spéciale aujourd'hui, où va la France ?
00:14Puisqu'on se réveille ce matin sans Premier ministre, sans gouvernement.
00:18Et dans un instant, d'ici une heure à peu près, François Bayrou ira remettre sa démission à Emmanuel Macron.
00:25Nous avons Prisca Thévenot qui nous a rejoint dans le studio député EPR des Hauts-de-Seine.
00:31Nous avons en ligne Bruno, nous avons Julien qui attend, Évan, Jeanne qui attend.
00:36Beaucoup de questions ce matin.
00:38D'abord, une question pour vous Prisca Thévenot.
00:41Est-ce que vous étiez hier soir à Matignon pour le pot de départ du Premier ministre ?
00:44Non, pour rien vous cacher, hier soir j'étais en train de fêter les 9 ans de mon dernier.
00:49Voilà, joyeux anniversaire encore à Basile, qui ne nous écoute pas parce qu'il est à l'école.
00:54Et quel est votre état d'esprit ce matin ? Abattu, optimiste, gueule de bois peut-être ?
01:01Non, c'est un état d'esprit déterminé.
01:04On a envie de se mettre au travail, mais pour ça il faut être dans les bonnes conditions.
01:09Et donc moi je peux entendre depuis maintenant plus de deux semaines,
01:12parce qu'on ne va pas se mentir, on savait que le gouvernement de François Bayrou allait tomber.
01:17J'entends beaucoup de pronostics sur qui pour Matignon, qui pour remplacer François Bayrou,
01:23la vraie question c'est quoi ?
01:24Et c'est Gabriel Attal qui l'a rappelé à nouveau,
01:27on ne peut pas en permanence tous les 6 mois se reposer la question de qui à Matignon.
01:32Et c'est ce que nous vivons maintenant depuis un an.
01:34On a eu Michel Barnier, François Bayrou, est-ce qu'on va reposer la question dans 4 mois ?
01:38Je pense qu'à un moment ça suffit, il faut dire stop.
01:41Alors j'ai envie d'entendre vos solutions dans un instant,
01:43mais Jeanne, que nous avons en ligne, 54 ans, qui nous appelle,
01:46Danyard, bonjour, Jeanne, elle dit exactement ce que vous dites,
01:49c'est-à-dire qu'on le savait déjà qu'il allait tomber depuis 8-15 jours, le François Bayrou.
01:55Qu'est-ce que vous voulez demander à Prisca Thévenot ?
01:58Oui, bonjour et merci beaucoup de me donner la parole.
02:01Oui, j'aurais voulu savoir ce que fait dans son quotidien Mme Thévenot depuis le 25 août.
02:05Je sais qu'un député touche à peu près 6 000 euros net,
02:10donc de notre argent public par mois.
02:12Ça fait 14 jours que j'imagine des textos, j'imagine des stratèges et tout.
02:16Et si on multiplie par autant de députés qui étaient dans l'hémicycle hier,
02:20j'ai fait un rapide calcul, c'est plus d'un million 604 000 en salaire de personnes
02:25qui n'usent que de stratèges.
02:26Je l'imagine, la France est à l'arrêt depuis le 25 août.
02:29Donc qu'avez-vous fait Mme Thévenot depuis le 25 août ?
02:30Les auditeurs sont malins, ça va vite ce matin.
02:33Prisca Thévenot, on répond sur Europe 1.
02:34Merci beaucoup à madame pour cette question.
02:36En toute transparence et bien évidemment pour vous répondre,
02:39oui effectivement nous avons un rôle prépondérant
02:42qui est celui de siéger aussi bien en commission à l'Assemblée nationale que dans l'hémicycle.
02:46Mais quand l'hémicycle est fermé, nous continuons à travailler,
02:49notamment préparer la rentrée.
02:51J'étais ce week-end au forum des associations,
02:53j'échange avec les maires de mes circonscriptions.
02:55Il y avait aussi un certain nombre de demandes en crèche,
02:57en place pour les écoles, etc.
02:59C'est des choses qu'on fait au quotidien.
03:01Alors ça ne se voit pas, ça ne se fait pas,
03:03parce qu'il y a aussi beaucoup de confidentialité sur les dossiers des uns et des autres.
03:06Mais c'est ce que nous faisons.
03:07Et je peux parler pour moi, mais je peux parler pour l'intégralité des députés.
03:10Enfin, je le souhaite et je l'espère.
03:12Donc oui, c'est du travail que nous continuons à faire,
03:15qui ne se voit pas beaucoup,
03:16mais qui je pense est nécessaire en lien étroit,
03:19et je tiens à le préciser,
03:20avec les maires de nos villes et les élus locaux de nos villes.
03:23Presqu'un Thévenot, avant de reprendre Bruno,
03:26qui nous a appelé de Picardie,
03:28vous dites effectivement qu'il faut que cela change.
03:30C'est intéressant de la part, on va dire, de la Macronie,
03:32de se dire, il faut que ça change.
03:34Qu'est-ce que ça veut dire ?
03:34Mais il faut un changement de méthode.
03:36À un moment, je pense qu'il faut aussi regarder la réalité telle qu'elle est.
03:39Sinon, ce que dit cette dame très justement,
03:41on se pose des questions.
03:43Pourquoi tout ça, en fait ?
03:44Alors, que faut-il faire maintenant ?
03:45Il faut, je le redis, ce que Gabriel propose,
03:47c'est de se poser la question du quoi avant du qui.
03:51Sinon, dans quatre mois, on est encore au même sujet.
03:53Même avant, ça se trouve.
03:55Sur quoi sommes-nous d'accord ?
03:57Sur ce que nous ne sommes pas d'accord, on le connaît.
04:00Qu'est-ce qui nous oppose à telle ou telle famille politique ?
04:02On le sait déjà.
04:04Mais je pense que dans le cadre d'un budget,
04:06on doit être en capacité de trouver des terrains d'entente.
04:10Moi, je le donne par exemple.
04:11Est-ce que je suis de la même famille politique que Michel Barnier ?
04:14Donc vous êtes en train de nous dire que la priorité, c'est le budget.
04:17Là, en ce moment, l'urgence, c'est se mettre d'accord sur le budget.
04:20C'est même pas moi qui vous le dit.
04:21C'est, pardon, la journaliste qui était là avant moi
04:24pour faire le récap de l'actualité.
04:25C'est Milides.
04:26Eh bien oui.
04:27La France n'est pas une île au milieu de l'océan.
04:30Donc nous avons une voie qui porte aussi bien pour les politiques publiques
04:33que nous devons mener pour les Françaises et les Français
04:35qui le demandent à raison.
04:37D'ailleurs, je crois qu'il y a des manifestations organisées demain
04:39pour exprimer des attentes et de revendications.
04:42On fait quoi de ces revendications et de ces attentes
04:44si on n'a pas un gouvernement disponible
04:46et un Parlement prêt à travailler à cela ?
04:48Prisca Thévenot est dans notre studio à Europe 1.
04:51Merci Jeanne pour votre question.
04:53On reprend Bruno de Picardie.
04:55Bruno, quelle est votre question à Prisca Thévenot
04:57qui dit là, vous l'avez entendu,
05:00qu'il faut que ça change aujourd'hui ?
05:03Elle est bien gentille Madame Thévenot
05:06mais bon, elle est au gouvernement depuis combien de temps, chère madame ?
05:10Justement, justement.
05:12Donc il faut que ça change, mais rien ne change.
05:14Il faut que ça change, mais rien ne change.
05:16C'est ce que je disais au préalable, je ne sais pas si vous étiez là madame.
05:19Mais c'est trop simple de dire, voilà, c'est la faute des Français.
05:22Une partie des Français, je ne dis pas qu'il ne faut pas travailler plus.
05:25Bon, elle n'a pas dit que j'ai pas dit ça monsieur.
05:27Non, non, mais je sais bien.
05:28Mais ce que je veux dire, c'est que quand je vous écoute,
05:30il faut que ça change, vous voulez changer quoi exactement ?
05:33Toujours la même chose.
05:34En fait, nous avons un président, je ne déteste personne,
05:37mais on a un président, quand même depuis un peu plus d'huit ans,
05:41qui a fait jusque-là n'importe quoi,
05:45qui a dit sous l'Assemblée il y a deux ans, si je ne m'abuse.
05:48Il y a un an.
05:49Il y a un an, oui, excusez-moi.
05:51Et en fait, c'est lui la cause de tout ce qui arrive.
05:55Depuis les Gilets jaunes, que les Gilets jaunes aient raison ou tort,
05:59en fait, rien ne change.
06:02On a un État, comme je disais tout à l'heure,
06:04on a un État qui est comment, obèse,
06:07avec plus de députés aux États-Unis que les États-Unis.
06:10Enfin, ce n'est pas des députés, c'est des représentants,
06:13mais c'est pareil, on a plus de députés qu'aux États-Unis,
06:15pour un nombre d'habitants qui est énorme,
06:18plus de sénateurs, et tous ces braves gens, je n'ai rien contre.
06:21État obèse, oui, État obèse, vous nous dites, mon cher Bruno.
06:25On va marquer une pause, mais je résume un peu votre pensée.
06:28Merci beaucoup pour votre appel.
06:29Je résume un peu votre pensée.
06:31Vous dites à Priscatevno qu'on prend les mêmes,
06:34on recommence, c'est toujours la même chose.
06:36Où est-ce qu'on va ?
06:37Elle va vous répondre dans un instant.
06:39On marque une pause et on revient tout de suite en direct sur Europe 1,
06:42autour de cette question.
06:44Où va la France ?
06:45Et appelez-nous au 0-1-80-20-39-21.
06:48A tout de suite avec Christine Kelly sur Europe 1.
06:5412h46 sur Europe 1, Christine Kelly et vous, dernière partie.
06:58Avec notre invitée Christine Priscatevno, députée ensemble pour la République des Hauts-de-Seine,
07:03et vos chroniqueurs, Gabrielle Cluzel et Rick Denner.
07:06Sans gouvernement, sans budget, sans majorité,
07:10voilà l'état dans lequel nous sommes aujourd'hui.
07:12Où va la France ?
07:13C'est la question que nous nous posons avec le député RN que nous avons eu ce matin,
07:17ensuite avec Léon Desfontaines et maintenant avec Priscatevno.
07:20Et Priscatevno qui va répondre à Bruno qui nous a appelé de Picardie.
07:24Oui, en fait la question qui a été posée par Bruno,
07:27je ne connais pas plus que Bruno,
07:29mais c'est une question qui a été posée à l'Assemblée nationale au cours de la dernière année,
07:33au travers d'une loi qui est la loi simplification,
07:35pour justement dégrossir, si vous pouvez me permettre, ce qui pouvait l'être.
07:40Avec le nombre d'agences, le nombre de nominations qui pouvaient être faites.
07:45Et en fait, on s'est retrouvés sur un débat assez lunaire à l'Assemblée nationale.
07:48Ça ne durait pas une semaine ou deux semaines, ça durait plusieurs mois.
07:51Avec notamment une partie de l'hémicycle,
07:53et surtout à gauche,
07:55qui en était arrivée non pas à nous dire qu'il fallait supprimer telle ou telle agence
07:58au regard du fait qu'elle ne produisait plus et de rapports et de travail,
08:02mais pour nous dire qu'il fallait créer une agence
08:03pour suivre la suppression des agences.
08:06Vous voyez ?
08:07Donc aujourd'hui, c'est pour ça qu'on en arrive au sujet principal,
08:10c'est, oui, tous les sujets qui sont adressés,
08:13notamment par M. Bruno, sont hyper importants,
08:16mais il faut déjà qu'on s'entende sur quoi l'Assemblée nationale,
08:20aujourd'hui, est prête à travailler ensemble,
08:22dans la même direction.
08:23Mais ça, c'est des questions qu'on s'est déjà posées
08:26lorsqu'on s'est réveillées en se disant qu'il n'y a pas de majorité,
08:29et là, justement, on a cherché à avoir une certaine coalition,
08:31mais sur quoi on peut travailler ensemble,
08:33sur quoi on peut se mettre d'accord sur le budget,
08:35on a vu que ce n'était pas possible.
08:36Permettez-moi de répondre oui, mais non.
08:38Parce qu'on s'est trompé dans la méthode,
08:40et c'est ce que Bruno disait juste avant.
08:42On a déjà dit qui,
08:43et après, cette personne-là devait organiser,
08:46en fait, un socle commun.
08:47Et on a vu que ça ne marchait pas.
08:48C'était Bruno.
08:50Merci beaucoup, Bruno, pour votre appel.
08:51Dans un instant, on prendra Julien,
08:53qui nous appelle du Rhône,
08:54Evan, qui nous appelle des Pays de Loire.
08:55D'abord, Eric Tegner sur Europe.
08:57Oui, moi, j'ai une question pour Presque Atevno.
08:58Moi, j'ai l'impression que la seule chose
09:00sur laquelle vous êtes d'accord,
09:01c'est de faire les castors face au Rassemblement national,
09:03et en permanence de vous opposer contre eux.
09:05C'est quoi un castor ?
09:05J'ai une question très simple, vous savez.
09:06C'est la technique de faire du barrage.
09:08C'est le castor.
09:10Et donc, on sait très bien que c'est une vaste comédie,
09:12ce gouvernement,
09:13dans six semaines, peut-être trois mois,
09:14il y aura une dissolution.
09:16Vous avez cité trois fois Gabriel Attal
09:17depuis le début de cette émission.
09:19J'ai l'impression que c'est votre mentor.
09:20Est-ce que vous soutiendrez le fait
09:21de voter, d'appeler à voter la France insoumise
09:24à nouveau pour faire barrage au Rassemblement national ?
09:26Est-ce que vous posez la même question
09:27aux députés au Rassemblement national
09:28quand, en matin, midi et soir,
09:29ils nous cassent à chaque bout de phrase
09:30et chaque début de phrase
09:31et chaque milieu de phrase
09:31Marine Le Pen et Jordan Bardella ?
09:33Non.
09:34Donc, je pense que notre débat là
09:35et votre question
09:35et notre débat, je pense,
09:38a un peu plus de sérieux
09:40dans le contexte dans lequel nous sommes.
09:42et je le dis assez simplement.
09:44Moi, je suis député.
09:45Nous sommes 577 députés
09:47et nous devons, à 577 députés,
09:50appeler à la stabilité politique de notre pays.
09:52Nous avons tous cette responsabilité
09:54et comme vous êtes en train de me dire
09:56que nous faisons le castor
09:57par rapport au Rassemblement national,
09:58moi, je pose la question
09:59du quelle attitude du Rassemblement national
10:01par rapport à la stabilité du pays.
10:03Ils appelaient hier à la démission
10:06de M. Bayrou, ils l'ont eu.
10:08Qu'est-ce qu'ils attendent aujourd'hui ?
10:09Ils n'attendent pas à appeler
10:10un nouveau gouvernement
10:11pour pouvoir se mettre à travailler
10:12en tant que députés.
10:13Ils appellent maintenant à la dissolution
10:14et ensuite,
10:15et j'ai eu cet échange
10:16avec Jean-Philippe Tanguy
10:17sur un plateau il y a une semaine à peine,
10:19après la dissolution,
10:20ils appellent à la destitution
10:21d'Emmanuel Macron.
10:22En attendant,
10:23ce que nous en avons besoin aujourd'hui,
10:25c'est que nous avons un comptable.
10:25La destitution, c'est la France insoumise.
10:27Nous avons...
10:28Ils ont appelé aussi à la démission.
10:29La destitution, c'est pas la même chose.
10:31En fait, ils appellent
10:32à la fin d'Emmanuel Macron
10:33qui est quand même élu
10:34au suffrage universel direct
10:35jusqu'en 2027.
10:36Peu importe.
10:36Le sujet que nous avons aujourd'hui,
10:38c'est qu'on a un compte à rebours
10:39au 31 décembre.
10:41Quoi qu'on dise,
10:42quoi qu'on fasse,
10:42il nous faut un budget.
10:43Et là, on perd du temps.
10:46Priska Thévenot sur Europe 1.
10:48Gabrielle Cusel a une question à vous poser.
10:49Oui, moi, je voudrais simplement
10:50que vous précisiez un peu votre pensée
10:52parce que j'ai du mal à comprendre.
10:54Vous êtes contre la dissolution.
10:56Vous pensez que la démission
10:57d'Emmanuel Macron est une mauvaise idée,
10:58même si dans les sondages,
10:59ça semble être une petite musique qui monte.
11:01Mais avec qui former le gouvernement ?
11:05Vous dites aussi qu'on ne peut pas
11:06reprendre les mêmes
11:07et refaire la même chose,
11:09ce dont tout le monde conviendra.
11:11Alors, c'est quoi la solution ?
11:12Vous pensez qu'il faut le former
11:13avec qui ce gouvernement ?
11:14Qui voyez-vous à la tête
11:15de ce gouvernement ?
11:17Et avec qui ?
11:17Parce qu'il ne va pas être tout seul,
11:18ce Premier ministre.
11:19Vous avez tout à fait raison.
11:20Je ne suis pas contre la dissolution.
11:22Vous appelez à la dissolution ?
11:24Non, je vous dis juste simplement.
11:25Est-ce qu'il n'y a pas eu une élection ?
11:27Est-ce que les Françaises
11:27et les Français n'ont pas été appelés aux urnes
11:29il y a un an précisément ?
11:31Est-ce qu'ils ont mal voté il y a un an ?
11:33Je ne pense pas.
11:34Pourquoi ils auraient mal voté ?
11:35Je pense qu'il faut respecter
11:36aussi ce vote.
11:38Et on ne peut pas dire
11:39qu'il y a eu une forte abstention.
11:41Au contraire,
11:41il y a eu une forte participation
11:43l'année dernière.
11:44Donc moi, ce que je dis simplement,
11:46c'est est-ce qu'on ne peut pas
11:46changer un peu de méthode ?
11:47On a essayé pendant un an,
11:48ça ne fonctionne pas.
11:50Est-ce qu'on ne peut pas déjà
11:51se retrouver pour se dire
11:52sur quoi on est d'accord
11:53pour avancer dans la même direction ?
11:55Et ne me dites pas
11:55que ce n'est pas possible
11:56de mettre les chefs de partis
11:57et de présidents de groupes
11:59à l'Assemblée Nationale
12:00autour d'une table.
12:01On l'a fait au moment
12:02de la rentrée du MEDEF.
12:04Oui, mais trop dégoût.
12:05On sent que ça ne marche pas.
12:06Mais regardez à la rentrée du MEDEF.
12:08C'est un vœu pieux.
12:09On sent que ça ne marche pas.
12:10On a l'impression que ça marche
12:11dans les autres pays.
12:12C'est une certaine coalition.
12:14Ça piétille.
12:15Je veux bien entendre,
12:15mais est-ce que...
12:17Ça apporte quoi,
12:18cette phrase,
12:19dans la discussion aujourd'hui ?
12:20C'est un même entre vous,
12:21vous n'êtes pas d'accord.
12:22Mais on n'est pas...
12:22Écoutez,
12:23il est préjudonné des auditeurs.
12:25Il y a une peine aujourd'hui
12:26entre l'ancien Premier ministre
12:27et le Président de la République.
12:27Non, mais ça sert à quoi
12:28de dire ça ?
12:28Franchement, ça ne sert à rien
12:29et c'est pour ça
12:30que ça désole les gens
12:31quand ils entendent ce genre de choses.
12:32C'est ce que disent
12:32les proches de Gabriel Attal.
12:33On fait peut-être autre chose
12:34de complètement considérer
12:36tout ce qui est dit et raconté
12:37et on regarde les problématiques
12:38des Françaises et des Français.
12:39Moi, ce que je dis
12:40assez simplement,
12:41c'est qu'aujourd'hui,
12:43il y a des exemples
12:44où les politiques
12:44qui ne sont pas du même bord politique
12:46travaillent ensemble.
12:47Ça s'appelle les mairies.
12:48Bon, ça fonctionne.
12:50Est-ce qu'on ne peut pas
12:50s'en inspirer ?
12:52Ce n'est pas se renier.
12:53C'est simplement dire
12:53que nous avons été élus
12:54et on le sait pour faire améliorer.
12:55Moi, j'entends bien ce que vous dites
12:56mais j'ai l'impression
12:57que c'est un vœu pur.
12:58En tout cas, on va prendre Julien,
13:0043 ans,
13:01qui nous appelle du Rhône.
13:02Bonjour Julien.
13:03Vous avez une question précise
13:04après ce qu'il y a, Thévenot.
13:05Bonjour, bonjour à tous.
13:07Non, simplement,
13:08juste pour rebondir,
13:09bon, ça fait, je pense,
13:108 ans,
13:11vous dites que ça va changer.
13:12C'est 8 ans qu'on attendait changement.
13:14Je pense qu'on attendait
13:14un gros changement
13:15par rapport à tout ce qui se faisait,
13:17le laisser-aller
13:18qui avait depuis des dizaines d'années
13:19dans les blocs de droite, de gauche.
13:21On s'était dit, il y a 8 ans,
13:23pas mal de Français se sont dit
13:24ça va être un grand changement,
13:26la Mozart de la Finance qui arrive.
13:28Et puis, patratrat, non,
13:29on a eu un accélérateur de particules
13:30qui a fait tout en puissance x10,
13:33un garcimeur aux manettes de la finance.
13:37Donc, voilà,
13:38après, il y a peut-être
13:39un bilan à tirer
13:41de ces 8 ans
13:42et puis le marasme
13:44dans lequel on est,
13:45je pense qu'il y a une personne
13:46qui en est responsable.
13:48Aujourd'hui, pourquoi
13:48il y a une telle crise
13:50depuis plus d'un an ?
13:52C'est encore cette personne.
13:53Après, voilà,
13:55pour moi,
13:55il y aurait une décision
13:56qui serait salvatrice
13:57pour la France.
14:00Mais encore faudrait-il
14:01que Jupiter
14:01met son égo de côté.
14:03Mais voilà.
14:03Donc, c'est quoi
14:05cette décision salvatrice
14:06pour la France ?
14:06Pour vous,
14:06c'est qu'Emmanuel Macron démissionne,
14:08c'est ça ?
14:08Oui, mais je pense
14:09qu'il ne va peut-être pas démissionner.
14:11Je pense qu'il veut
14:12s'accrocher un petit peu
14:12au poste,
14:14voire même au-delà.
14:15Quand je vois,
14:15alors après,
14:16c'est peut-être des fantasmes,
14:18mais quand je vois
14:18qu'il y a de l'huile
14:18sur le feu
14:19qui est mise
14:20entre nous en France
14:22pour nous diviser,
14:23peut-être nous monter
14:24les uns contre les autres
14:25en vue d'une éventuelle
14:26guerre civile
14:27ou même sur la politique extérieure,
14:30je me demande des fois
14:31si le président
14:35n'a pas envie
14:36de garder la main
14:36au-delà de son mandat
14:37par temps de guerre
14:40ou quoi que ce soit.
14:41Merci Julien
14:41pour votre appel.
14:43Prisca Tevno
14:44de la majorité présidentielle.
14:46Vous répondz mon cher Julien.
14:47Ensuite,
14:47on prendra Eva.
14:48J'entends Julien
14:49effectivement
14:49votre alerte,
14:51vos interrogations
14:52et peut-être
14:53votre colère,
14:54je ne sais pas.
14:54Je dis simplement
14:55qu'il ne faut pas nous tromper
14:56d'échéance.
14:572027 va arriver.
14:59Dans 20 mois.
14:59L'élection présidentielle
15:01va arriver
15:01dans moins de 20 mois
15:02effectivement.
15:03Là,
15:03l'échéance qui est devant nous
15:05et à laquelle
15:06on ne peut pas dérober,
15:07c'est celle du budget.
15:09Et donc,
15:09on est élu
15:10à l'Assemblée nationale
15:11depuis un an,
15:12donc ça vient d'être
15:12renouvelé en plus.
15:14Je veux dire,
15:14on n'est pas élu
15:14depuis...
15:15Ce n'est pas un pensement
15:16sur une jambe de bois,
15:16ce n'est pas reculer
15:17pour mieux sauter
15:18que de s'occuper...
15:19Non,
15:19mais de s'occuper
15:20en urgence
15:21du budget
15:22et puis après...
15:23Mais c'est une nécessité
15:24en fait.
15:24Je veux dire,
15:25on peut parler
15:29de l'immigration,
15:30des écoles.
15:31Les enfants viennent
15:32de retourner à l'école.
15:33Non, pas oui,
15:34mais je vais juste finir.
15:35De tout ça,
15:36mais si on n'a pas de budget,
15:37on ne fait rien.
15:38On ne fait rien,
15:39voire même on recule.
15:40J'entends bien.
15:40Evan, rapidement,
15:41avant de terminer le temps pastel,
15:43on a eu une question
15:43après ce qu'il y a à Thévenot.
15:45Bonjour, Evan.
15:45Oui, rapidement.
15:46Bonjour.
15:48Oui,
15:49je vais vous parler du budget,
15:50madame Thévenot.
15:52Je vais vous poser la question
15:53de l'immigration.
15:54Vous avez sans doute
15:55pris connaissance
15:55de la pétition
15:56de Philippe de Villiers
15:57qui a eu un grand succès.
15:59comment va-t-il prendre
16:01en considération
16:01cette pétition
16:02si elle recueille
16:03un million de signatures ?
16:06Merci, Evan.
16:07Elle vous répond.
16:07Dix secondes pour répondre,
16:08ma chère Prisca Tevna.
16:09D'une, quel gouvernement ?
16:10Et de deux,
16:10je ne suis plus porte-parole
16:12du gouvernement,
16:12donc ça,
16:13je laisserai la prochaine équipe
16:14le dire.
16:15Moi, ce que je dis
16:15et ce que vous soulignez,
16:16c'est que nous avons
16:17un certain nombre de sujets
16:18à discuter,
16:19que ce soit l'éducation,
16:19la santé,
16:20les forces intérieures,
16:22notre protection internationale
16:23et pour ça,
16:24il faut une stabilité politique.
16:25Merci d'avoir joué le jeu
16:27Prisca Tevnaud
16:28avec nos auditeurs d'Europe.
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