00:00On va prendre Chantal qui veut vous interpeller également, Laurent Jacobelli, elle a 80 ans, elle se dit désespérée. Bonjour Chantal.
00:08Oui, bonjour.
00:09Pourquoi désespérée ma chère Chantal ?
00:11Je ne suis pas désespérée au plus profond de moi, mais j'en veux à tous les gens qui ont voté au deuxième mandat.
00:20Monsieur Macron, on a vu le premier mandat, on savait ce que ça donnait.
00:23Pourquoi ? Il y avait un choix à faire la deuxième fois. On ne l'a pas fait, les gens ne l'ont pas fait, maintenant ils viennent se plaindre.
00:32Moi je ne plains pas les gens qui ont voté deux fois.
00:35Quel choix on avait ma chère Chantal ? Quel choix avait-on ?
00:38On avait le choix déjà, il y a des premiers tours, il y a des seconds tours.
00:42On peut toujours essayer de voter pour les gens qu'on pense être les meilleurs au premier tour.
00:48Vous vous rappelez ma chère Chantal de cette élection présidentielle ?
00:53Parce qu'on a tendance à oublier aussi. Dites-moi ce que vous en pensez, c'était une élection assez particulière.
00:57Guerre en Ukraine, guerre en Ukraine, guerre en Ukraine.
00:59Le président n'a même pas fait de campagne réellement.
01:02Il n'a pas fait de campagne.
01:04Est-ce que c'est la faute des Français vraiment aussi ?
01:06Oui, parce que la guerre en Ukraine, c'est grave, c'est important.
01:13Mais notre pays est plus important. On avait le choix au premier tour pour des candidats.
01:19On n'a pas fait le choix.
01:21Donc on a voté M. Macron. Enfin les gens, moi je n'ai pas voté pour le président Macron.
01:27Même au premier tour, je n'ai pas voté. Au premier mandat.
01:29Au premier mandat en 2007, oui.
01:32Oui, parce que j'avais lu sa biographie et ça m'avait déjà édifiée sur le genre de personnage.
01:39Et là, comment vous voyez demain ? On se réveille ce matin.
01:44Là, il est 11h52. Dans un instant, 8 minutes environ, le Premier ministre François Bayrou va remettre sa démission au chef de l'État, Emmanuel Macron.
01:54Justement, on est encore dans une situation dans laquelle on se retrouvait il y a à peu près 9 mois.
01:59Quel est votre sentiment ?
02:01Je me dis qu'on descend de caribansilat.
02:03Bon, M. Vérou, il est venu. Il a fait ce qu'il a pu. C'est-à-dire pas grand-chose. Il ne pouvait pas faire grand-chose.
02:12Mais maintenant, on va faire quoi ? On va prendre un premier ministre tiré, je ne sais pas, avec des petits papiers.
02:20Et on va tirer un nom. Et après, on va faire un gouvernement de quoi ?
02:24Là, on a voté contre le Premier ministre.
02:33Mais les ministres qu'on avait, qui étaient à peu près convenables, actuellement, on va les perdre.
02:40C'est ça.
02:41Donc, on va encore descendre un peu plus bas.
02:44Merci pour votre appel. Restez en ligne parce que peut-être Gabriel Cusel a une question à vous poser.
02:49J'ai dit midi. Alors, il devait remettre sa démission ce matin à 8h. William, je vérifie avec le rédacteur en chef.
02:55Et William, vous me dites que c'est à 13h30 plus tôt. Donc, plutôt 13h30.
02:59Ça se trouve, il ne va pas l'emmener. Il ne va pas la remettre du tout. Non, mais s'il décale à chaque fois.
03:03Gabriel Cusel pose une question à Chantal.
03:05Oui, Chantal, je vous ai entendue. J'ai trouvé que vous faisiez preuve d'une certaine, comment dire, bienveillance à l'endroit de François Béroux.
03:15Ça ne vous a pas choqué, quand même, ce côté pour les boomers, de bouc émissaire ?
03:21Il a fait des boomers, quand même, les boucs émissaires. Le fait de diviser la population.
03:26Est-ce que ça ne va pas rester, quand même, comme une tâche dans ce mandat de Premier ministre ?
03:31Ça, c'est une tâche, franchement, qui reste. Parce que, bon, moi, à l'âge que j'ai,
03:35je sais ce que c'est, j'ai connu, mon premier président que j'ai connu, c'était Vincent Auréole.
03:40Et je m'en souviens. Je me souviens de l'élection avec mon père, on écoutait.
03:43Voilà, vous voyez, j'ai vu du monde.
03:45Vous avez de l'expérience.
03:48Moi, je pense que M. Béroux, là, il était perdu.
03:53Donc, il a dit n'importe quoi pour plaire un coup aux jeunes, un coup aux vieux.
03:57Pas trop aux vieux, parce que, bon, un coup aux jeunes, un coup aux gens qui ne travaillent pas,
04:02un coup aux racailles.
04:05Il était perdu.
04:06Parce que, M. Béroux, il a toujours été perdu.
04:10Depuis 40 ans.
04:11Voir 51 ans.
04:13Laurent Jacobelli, vous répond, ma chère Chantal.
04:16Oui, bonjour Chantal.
04:16Écoutez, d'abord, moi, j'ai été choqué, effectivement, par cette charge contre nos retraités
04:20qui ont contribué à l'essor de la France et à son essor économique.
04:23Et je pense qu'on devrait leur dire merci plutôt que de l'estimatiser.
04:26Mais vous savez, moi, je crois en l'alternance.
04:29Nous sommes, au Rassemblement National, le seul parti à n'avoir jamais gouverné ce pays
04:31ni à avoir participé à cette mise en faillite de notre belle nation.
04:35Je pense qu'il faut simplement dire au revoir à ceux qui nous ont ruinés
04:38et essayer autre chose.
04:39Nous, on est prêts à le faire contre l'alliance des faillitaires de la France
04:43qui va de l'extrême-gauche à la droite,
04:45qui semble toujours unie pour maintenir son poste.
04:47Je pense que c'est à vous, Chantal, et à tous ceux qui nous écoutent,
04:49de prendre un bulletin de vote demain et de dire
04:51on veut changer, on croit en l'alternance.
04:53C'est le seul espoir.
04:55Est-ce que l'épée de Damoclès,
04:59qui est au-dessus de la tête de Marine Le Pen,
05:00on a appris hier la date de son pensée,
05:03ne pèse pas justement sur cette touche d'espoir
05:05que vous voulez faire passer au peuple français
05:08et notamment à Chantal qui nous a appelé ?
05:09Non, pas une seconde, d'abord parce que nous on a espoir
05:11que la candidate qui représente le premier parti d'opposition
05:14puisse concourir à l'élection présidentielle.
05:16Ce serait sinon un peu étrange
05:17dans une démocratie soi-disant exemplaire comme la nôtre.
05:20Et puis vous savez, Marine Le Pen,
05:21elle a le sens de l'intérêt général avant l'intérêt personnel.
05:24C'est-à-dire que même si son propre sort
05:25est mis en pointillé,
05:27elle défendra le pays,
05:28elle nous demandera d'aller combattre pour nos idées
05:30et protéger les Français.
05:31Un dernier mot peut-être là-dessus,
05:34Eric Taylor très rapidement.
05:34Oui, moi je pense que le vrai danger aujourd'hui
05:36pour le Rassemblement National,
05:37c'est plutôt l'échec et la médiocrité.
05:38Dans le cas où véritablement il y aura un espoir
05:41et il parviendra au pouvoir derrière,
05:42il y aura une exigence qui sera énorme.
05:44Non mais ce que je veux dire par là,
05:45c'est que dans le fond,
05:46ce n'est pas les violences que je crains,
05:47c'est que vous avez un poids,
05:48une responsabilité qui est telle
05:50qu'il faudra être véritablement à la hauteur
05:52parce que derrière, sinon,
05:53ça sera le cas où je le pense.
05:54Laurent Jacobéli, nous recevons
05:56à Léon Desfontaines dans quelques instants.
05:58J'aime bien votre regard tombe d'un coup.
05:59Est-ce que vous avez une question à lui poser
06:02puisqu'on va l'accueillir dans quelques instants ?
06:04Léon Desfontaines, bonjour du Parti Communiste.
06:07Déjà, c'est toujours étonnant
06:09d'avoir à prononcer ces phrases en France
06:10qu'il y ait toujours un parti communiste
06:12qui soit dans l'action politique.
06:15Êtes-vous prêt à gouverner
06:16avec les socialistes et la droite finalement ?
06:17Est-ce que finalement,
06:19l'odeur du marocain ministériel
06:21peut vous attirer ?
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