- il y a 5 mois
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00:00Bonjour et bienvenue Sébastien Chenu.
00:02Bonjour Madame.
00:03Vous êtes vice-président du Rassemblement National, député RN du Nord.
00:06C'est votre grande interview ce matin sur CNews Européens.
00:10Il est désormais quasiment acquis, Sébastien Chenu, que le Premier ministre François Bayrou va chuter
00:14et n'obtiendra pas tout à l'heure à l'Assemblée Nationale le vote de confiance, instabilité politique, péril sur la dette.
00:21Malheureusement déclassement du pays, vers quoi bascule-t-on ce soir ?
00:25Eh bien nous basculons vers le résultat que tous ces premiers ministres et ce président de la République
00:30ont amené avec leur politique, leur méthode depuis 8 ans de présence d'Emmanuel Macron.
00:38L'instabilité, qu'elle soit économique ou politique, c'est leur résultat.
00:42Ils ont organisé une dissolution il y a un an dans laquelle ils se sont avec la gauche, avec les LR désistés les uns les autres, avec la France insoumise.
00:50On paye encore les conséquences de cette dissolution aujourd'hui ?
00:53Eh bien oui, puisque la situation de blocage de l'Assemblée Nationale, c'est leur œuvre, c'est leur résultat.
00:58Et puis l'instabilité économique, c'est aussi leur résultat depuis tant d'années.
01:02Nous, nous n'avons au Rassemblement National aucune responsabilité dans cette situation, qui est l'œuvre de politique menée.
01:08La politique a des conséquences, nous les mesurons.
01:10Chacun se renvoie à la patate brûlante, à ce point Sébastien Chenu.
01:14Avant de tirer sa révérence, François Bayrou a tiré à boule rouge sur les oppositions, dont l'ERN.
01:18Des forces politiques, dit-il quand même, les mots ont leur importance, en guerre civile.
01:22En guerre civile pour abattre le gouvernement, un lexique guerrier qui correspond à votre stratégie.
01:28Est-ce que vous faites ?
01:28Non mais tout ça, c'est du blabla.
01:29Maintenant, c'est fini.
01:30Je veux dire, M. Bayrou, il faut qu'il assume.
01:32Il est en train de solder les comptes de la Macronie.
01:36Il est en train de solder les comptes des mêmes politiques qui nous gouvernent depuis tant d'années.
01:39C'est-à-dire des politiques libérales, européistes, de soumission à des politiques qui n'ont pas pris en compte l'intérêt des Français.
01:46Les Français, ce qu'ils nous disent, moi, les Français me le disaient sur le marché de Douchy-les-Mines ce week-end.
01:51On veut de la sécurité, on veut du pouvoir d'achat, on n'en peut plus de l'immigration, on en a marre de bosser pour rien.
01:56Des choses très concrètes.
01:57Il suffit d'écouter les Français pour comprendre ce que notre peuple veut.
02:01Eh bien, ils ont fait tout l'inverse.
02:03Alors, qu'est-ce qui garantit le changement ?
02:04Lors de son discours de rentrée hier à Hénin-Beaumont, Marine Le Pen a de nouveau affirmé que le RN était prêt à gouverner,
02:09que Jordan Bardala était prêt à être Premier ministre en cas de dissolution.
02:13Ce que vous dites aujourd'hui, Sébastien Acheneu, en fait, c'est un copier-coller de ce que vous disiez déjà en juin 2024.
02:18Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer cette fois, malgré certainement un front républicain,
02:22que les choses, eh bien, changeront, qu'il y aura, selon ces Français que vous avez croisés, le résultat et le RN aux commandes ?
02:28Mais bien sûr que nous disons toujours la même chose.
02:30Bien sûr que nous répétons la même chose parce que la situation n'est pas seulement la même,
02:34c'est qu'elle se dégrade davantage.
02:36Donc nous, nous disons, il faut se délester des politiques toxiques de l'État,
02:40il faut obtenir de l'Union Européenne qu'elle nous rende ce que nous lui donnons,
02:44il faut s'attaquer au coût de l'immigration,
02:45et nous pensons que nous sommes le gage de stabilité.
02:49Le Rassemblement National, c'est la stabilité.
02:51Nous disons aux Français, vous avez vu ce qu'est une Assemblée Nationale dans laquelle il n'y a pas de majorité,
02:55donnez-nous une majorité, avec Jordan Bardella au gouvernement, Premier ministre, à Matignon,
03:00en nous donnant une majorité, vous aurez une stabilité politique.
03:02Donc vous pariez sur un front républicain fragilisé, un moindri, semble-t-il.
03:06Mais je pense qu'il y a toujours des gens qui, de façon mécanique, chercheront à faire barrage.
03:11À la LFI, ils ont bien fait réélire Elisabeth Borne ou Gérald Darmanin,
03:15après avoir tapé sur des casseroles ou les avoir insultés pendant des mois.
03:20C'est-à-dire qu'eux, en fait, il n'y a rien d'autre qui les guide que la haine du Rassemblement National.
03:24Mais il y a beaucoup de Français de bon sens qui disent qu'il faut une majorité, il faut une stabilité.
03:28Nous incarnons cette stabilité, et je crois d'ailleurs que c'est la première fois que nous sommes le parti politique
03:34qui peut le mieux incarner la stabilité et la préservation encore de l'édifice républicain.
03:39En cas de dissolution et d'élection législative anticipée.
03:42Mais si demain, ce qui semble aussi être peut-être le chemin suivi par le Président de la République,
03:47pour gagner du temps, il y a un nouveau Premier ministre,
03:49est-ce que vous dites ce matin très clairement que, quel que soit le profil désormais, vous censurez ?
03:54C'est surtout quelle que soit la politique.
03:56Marine Le Pen l'a rappelé hier dans son discours à Elin Beaumont.
04:01Écoutez, on peut espérer, on peut se dire que...
04:04Est-ce que le Président de la République va finir par entendre ce que les Français demandent ?
04:08Mais si effectivement, c'est pour nommer un Premier ministre qui, pensant acheter les oppositions
04:13avec la proportionnelle ou avec d'autres verroteries,
04:17eh bien il plongera comme les autres.
04:20C'est la politique qu'il va mener qui sera décisive.
04:23On va regarder, mais nous le disons.
04:25Si c'est la même politique, la continuité, il y aura le même résultat.
04:28Des personnalités comme Sarah Knafo, Sébastien Chenieux,
04:31appellent à l'union des droites en cas de législative anticipée.
04:33Même s'il y a des différences, parfois même très importantes entre vous,
04:37dit-elle, il faut se réunir au moins autour d'une plateforme programmatique commune.
04:42Oui, moi je pense qu'il faut aller...
04:42Qu'en pensez-vous ?
04:43Ce ne sont pas les accords de parti qui sont intéressants.
04:46Là, elle parle d'un programme.
04:47Oui, d'accord, elle parle d'un programme, elle parle d'accords de parti.
04:50Moi, je pense qu'il faut aller au-delà de la droite.
04:52C'est-à-dire qu'en fait, il y a beaucoup de Français qui ne se sentent pas forcément de droite,
04:56mais qui partagent nos valeurs.
04:57Ils sont attachés au travail, ils sont attachés au pays, ils sont patriotes.
05:00Il faut leur parler aussi à eux.
05:02L'union des droites, c'est un peu restrictif.
05:04C'est ça que je reproche à Sarah Knafo.
05:05Bien entendu, qu'il faut pouvoir accueillir...
05:07Un plus un plus un font trois, généralement.
05:09D'accord, mais il ne faut pas se limiter aux Français de droite.
05:12Nous, notre message, il ne se limite pas aux Français de droite.
05:15Il les inclut.
05:16Il leur parle probablement en premier.
05:18Il parle, nous parlons probablement en premier lieu aux Français de droite,
05:21mais pas seulement.
05:22Notre message, il va bien au-delà.
05:23Et c'est là où je trouve que Sarah Knafo manque d'ambition.
05:26Elle manque d'ambition ?
05:27Il faut unir le pays.
05:28C'est généralement ce qu'on lui reproche.
05:29Mais il faut unir le pays au-delà de ça.
05:31On ne parle pas qu'à la droite.
05:32Nous, on parle à tous les Français.
05:33Notre message, il est à tous les Français,
05:34quelle que soit leur origine,
05:35quelle que soit leur inclinaison politique,
05:37quel que soit leur parcours personnel.
05:40Vous pensez que Reconquête ou d'autres partis insistent davantage,
05:44ou en tous les cas excluent une partie des Français ?
05:45Oui, ils parlent uniquement et le disent.
05:47Ils parlent aux Français de droite auxquels nous parlons.
05:49Mais je pense qu'il faut être beaucoup plus ambitieux.
05:51La situation du pays nécessite qu'on parle à tous.
05:54Alors, je vous cite une autre personnalité.
05:55Vous allez me dire à quel Français il parle.
05:57Philippe Devilliers estime urgent et vital
05:58de convoquer un référendum sur l'immigration.
06:01Il parle, je cite, d'un populicide.
06:03Il lance une pétition, Sébastien Chenieux,
06:05en ce sens pour contraindre Emmanuel Macron
06:08à l'organisation d'un tel référendum.
06:10Vous signez ?
06:11Oui, parce que nous réclamons nous-mêmes aussi
06:12ce référendum sur l'immigration.
06:14Philippe Devilliers a, et on le sait,
06:16à cœur de défendre notre pays,
06:18notre tradition, notre histoire depuis toujours.
06:20Il l'a démontré.
06:20Il le fait avec beaucoup de talent, d'ailleurs.
06:22Mais évidemment que les Français ont peur de disparaître.
06:25Évidemment que notre pays est en train de se réveiller
06:28en voyant qu'il n'est plus exactement,
06:30Romain Desarbres en parlait ce matin,
06:32sur les prénoms des enfants,
06:33qu'il est en train de changer.
06:35Nous, nous ne négocions pas l'identité de notre pays.
06:38Nous considérons que la France, elle a une identité,
06:40elle a un héritage qui est culturel,
06:43elle a un message qu'elle porte à travers le monde.
06:45Il englobe, d'ailleurs, ce message et cette identité,
06:48englobe tous ceux qui veulent y participer.
06:50Et Philippe Devilliers a raison.
06:52Il faut demander aux Français leur avis sur l'immigration.
06:54Pétition, donc ?
06:55Alors, moi, je ne signe pas de pétition.
06:57Par principe, je ne signe jamais aucune pétition.
07:00Mais je soutiens, évidemment,
07:02cette démarche que je trouve de bonne alloi.
07:04Le renseignement territorial, Sébastien Chenu,
07:06s'inquiète du mouvement du 10 septembre
07:08et de la préparation d'actions, dit-il, ultra-violentes.
07:11Clairement, ce matin, est-ce que vous soutenez
07:12ou pas un tel mouvement ?
07:14Mais moi, je laisse, vous savez,
07:15nous, on n'est pas une centrale syndicale
07:16et on a toujours...
07:17Vous ne signez pas de pétition ?
07:18Vous ne voulez pas me dire que vous soutenez un mouvement ?
07:19Oui, non, parce que j'ai un autre rôle.
07:20Par principe, vous faites quelque chose.
07:22Non, mais tous les Français qui veulent manifester
07:24en ont d'abord parfaitement le droit.
07:27Mais moi, je les comprends.
07:28Je comprends, j'entends.
07:30Et quand on a envie d'aller manifester...
07:31Vous entendez, mais vous soutenez ?
07:32Ma question est assez précise.
07:33Je peux soutenir ce mouvement
07:34parce que je le comprends.
07:36En revanche, ce que je ne peux pas soutenir,
07:37c'est la récupération politique
07:38que certains cherchent à en faire.
07:40On voit bien que LFI, derrière,
07:42essaye de faire de la récup.
07:43Et d'ailleurs, tout ce que touche LFI,
07:45ils le pourrissent.
07:46Et c'est là où je suis inquiet
07:47parce que les violences, les black blocs,
07:49tout ça, ça vient de l'extrême gauche.
07:51Et je dis aux Français qui vont manifester,
07:52vous êtes dans votre droit,
07:54je vous comprends,
07:55je peux même vous soutenir.
07:56Attention à ne pas vous faire récupérer
07:57par une extrême gauche.
07:58Donc vous avez des craintes
07:59sur ce qui peut advenir.
08:00Parce qu'on sent quand même
08:01le RN un peu mal à l'aise
08:02sur ce mouvement.
08:03Mais pourquoi on peut être mal à l'aise ?
08:05Parce que derrière,
08:05il y a des tentatives de récupération.
08:07Or, les Français qui vont manifester le 10,
08:09ils ne sont pas récupérables.
08:11Ce n'est pas la France insoumise
08:12qui va manifester le 10.
08:13C'est des Français qui veulent faire passer
08:14un message politique au gouvernement.
08:16En bloquant tout.
08:16C'est un message politique
08:17de tout bloquer aujourd'hui ?
08:19En tous les cas,
08:20en une journée,
08:21c'est une façon de dire
08:22qu'ils n'en peuvent plus.
08:23Les Français sont au bout du rouleau.
08:25Et cette façon d'exprimer
08:27leur mécontentement,
08:29elle est forte.
08:30Mais les politiques qu'ils subissent,
08:31le déclassement que les Français subissent,
08:33il est fort aussi.
08:34Est-ce que sur les marchés,
08:35notamment celui que vous avez fréquenté ce week-end,
08:37les Français vous disent démission ?
08:39Ah mais oui,
08:39mais les Français ne peuvent plus blairer Emmanuel Macron.
08:41Enfin, je veux dire...
08:42On en est là.
08:42C'est une question de personnalité ?
08:44Mais bien sûr aussi.
08:45L'incarnation présidentielle,
08:47elle est forte dans notre pays.
08:48Elle compte.
08:49Emmanuel Macron n'a jamais été capable
08:51d'entretenir une relation directe
08:52avec les Français.
08:54Il les a méprisés.
08:55Les Français l'ont compris.
08:56Il ne les intéresse pas.
08:58Emmanuel Macron n'est pas intéressé
08:59par les Français.
09:01Sa vision des choses,
09:02ses tropismes sont ailleurs.
09:03Ils ne parlent pas aux Français.
09:04Ils ne leur parlent pas.
09:05Et les Français ont le sentiment
09:06de ne pas être aimés de leur président.
09:08C'est que tout de même,
09:09là aussi,
09:10un vecteur important,
09:11il y a eu des présidents de la République
09:13qui pouvaient être contestés,
09:15mais Chirac, Sarkozy et même Hollande,
09:17les Français n'avaient pas le sentiment
09:18de ne pas être aimés de leur président.
09:20Là, on a un président
09:21qui probablement n'aime pas les Français,
09:23mais surtout ne s'intéresse pas à leur sort.
09:24L'affaire Thomas Le Grand,
09:26Patrick Cohen,
09:27Sébastien Cheneu,
09:28secoue l'audiovisuel public
09:29et au-delà.
09:29Rappelons qu'il s'agit de vidéos
09:30du magazine L'Incorrect
09:31captées à l'insu
09:33des deux journalistes
09:34et de deux cadres socialistes,
09:37vidéos dans lesquelles
09:37on entend notamment
09:38Thomas Le Grand
09:38affirmer, je cite,
09:40nous on fait ce qu'il faut
09:41pour Dati, Patrick et moi,
09:42autrement dit Patrick Cohen.
09:43Thomas Le Grand
09:44a été suspendu
09:45à titre conservatoire.
09:46Depuis,
09:47les deux se défendent
09:48de tout complot.
09:49Quelle est votre réaction ?
09:51D'abord, il y a la forme et le fond.
09:52Moi, sur la forme,
09:53je n'aime pas
09:53les conversations volées.
09:56Mais ils ont validé
09:57tout ça depuis des années.
09:59Mediapart,
10:00Élise Lucet,
10:00ses caméras cachées,
10:02Patrick Cohen disait
10:02que tout ça était très bien.
10:04Donc, ils sont à peu près
10:04le doigt dans le pot de confiture.
10:06Ce qui pose problème,
10:08c'est que des donneurs de leçons
10:09comme M. Cohen
10:10et M. Le Grand
10:11viennent toute l'année
10:13vous expliquer
10:14comment les journalistes
10:15doivent faire leur métier,
10:16comment il faut penser, etc.
10:17Et là, on les retrouve
10:18en train d'organiser
10:19la stratégie du Parti Socialiste.
10:21Et en plus,
10:21ils sont payés
10:22par le service public.
10:23Moi, si je vous sollicitais,
10:25Mme Mabrouk,
10:25pour m'aider à trouver
10:27la stratégie,
10:28une stratégie
10:28pour le Rassemblement National,
10:29nous n'avons jamais pris de café,
10:30nous n'avons jamais
10:31déjeuné ensemble,
10:33eh bien, vous m'enverriez balader.
10:35Vous me diriez
10:35chacun son boulot,
10:36chacun son rôle
10:37et vous auriez raison
10:38de le faire d'ailleurs.
10:39Mais eux, en plus,
10:40ils sont payés par les Français.
10:41Alors, l'audiovisuel public,
10:42on a bien compris,
10:43c'est la gauche qui parle
10:44avec le portefeuille des Français.
10:45Donc, il y a un détournement
10:47du service public
10:48de l'audiovisuel
10:49à travers...
10:50Un détournement ?
10:51Oui, un détournement.
10:52Et d'ailleurs,
10:52je vais déposer moi-même,
10:53je vais signaler,
10:54je vais faire ce qu'on appelle
10:55un article 40,
10:56un signalement au procureur
10:57pour ce détournement
10:59du service public
11:00au bénéfice
11:00d'un parti politique.
11:01C'est-à-dire qu'un outil public
11:03financé par le Français
11:04finance de façon illicite
11:06un parti politique.
11:08Je pense que c'est très grave.
11:09Je pense que ça en dit long
11:11sur le service public,
11:13sur l'idée que ces gens
11:14se font du service public,
11:15c'est-à-dire qu'en fait,
11:16que les Français les payent
11:17ne les dérangent pas.
11:18Ils ont une œuvre
11:19de militants socialistes
11:20et je pense que ça pose
11:21un vrai problème.
11:22Justement, vous parlez beaucoup
11:22de l'audiovisuel
11:23et du service public.
11:25Les deux journalistes
11:25accusent l'extrême droite
11:26d'être derrière tout ça
11:27et justement,
11:28de vouloir abattre
11:29ce service public
11:30à travers leurs deux personnalités.
11:33Non, mais tout ça,
11:33c'est pour échapper
11:34à leur responsabilité.
11:35Ils ont été pris
11:36les doigts dans le pot de confiture.
11:38Ils organisent la stratégie
11:39du parti socialiste
11:40alors qu'ils sont des acteurs
11:42payés par le service public.
11:44Ça, c'est tout à fait condamnable.
11:45Après, ils peuvent dire
11:46c'est l'extrême droite,
11:47c'est Pierre-Paul-Jacques.
11:48La réalité,
11:48les Français l'ont bien vu.
11:50Mais les Français
11:50la connaissent depuis longtemps.
11:52L'avenir du service public,
11:54nous, on n'a pas eu besoin
11:55de se cacher.
11:55On n'a pas attendu
11:56de voir M. Cohen
11:57et M. Legrand
11:58essayer de monter
11:59la stratégie du PES
12:00pour dire ce qu'on voulait faire
12:01du service public
12:02de l'audiovisuel.
12:02On considère qu'à l'heure
12:04de la modernité,
12:05d'Internet,
12:05de l'accès à la culture,
12:07au sport, etc.,
12:07par des tas de biais,
12:09le service public
12:09de l'audiovisuel
12:10de cette dimension
12:11n'a pas vocation
12:12à perdurer.
12:12Donc nous, on souhaite
12:13privatiser,
12:14mais on n'a pas attendu ça.
12:15D'accord, privatisation,
12:16mais qu'est-ce qui garantit ?
12:17Alors, à l'inverse,
12:17que le mouvement de balancer
12:18n'ira pas dans l'autre sens
12:19et finalement,
12:20une forme de neutralité
12:21de ce service public.
12:21Qui peut la garantir aujourd'hui ?
12:23Non, mais aujourd'hui...
12:24Pourquoi elle peut être garantie ?
12:25Non, mais le service public
12:26de l'audiovisuel,
12:27je vais vous dire,
12:27aujourd'hui,
12:28c'est une plaisanterie.
12:29Je disais,
12:29l'audiovisuel public,
12:30c'est la gauche
12:31qui parle avec le portefeuille
12:32des Français.
12:33Est-ce qu'on a encore besoin
12:34de cet audiovisuel public-là ?
12:35Aujourd'hui,
12:35je ne le crois pas.
12:37Donc je pense que c'est
12:37un faux problème.
12:38Mais on l'a à tous les étages.
12:39Madame Ernot n'a pas dit un mot
12:41à la directrice de France 24,
12:44Madame Burgraff,
12:45qui héberge des journalistes
12:46qui tiennent des propos nazis.
12:47Enfin, je veux dire,
12:48à un moment où on a des gens
12:49qui font la campagne
12:50du Parti Socialiste à l'intérieur,
12:52où on a des journalistes
12:53qui tiennent des propos nazis
12:54qui sont recrutés...
12:55Des propos nazis ?
12:56Oui, c'était sur France 24,
12:58absolument.
12:58Et tout ça est fait
12:59avec l'argent des Français.
13:00Tout ça doit se terminer.
13:01Ça coûte 4 milliards par an.
13:03C'est quand même cher
13:03pour financer un parti
13:04qui fait 1,7% à la présidentielle.
13:06Jamais, M. Chenieux,
13:07vous n'avez pris de café
13:08avec des journalistes
13:08qui pourraient être,
13:10comment dire,
13:10proches de vos convictions,
13:11de votre sphère de pensée
13:12avec lesquelles vous avez
13:13eu des conversations,
13:14je ne sais pas,
13:15sur les élections,
13:16sur l'influence de ces élections,
13:17sur une personnalité politique,
13:18sur...
13:19Jamais ?
13:20Mais prendre des cafés,
13:21des déjeuners,
13:22on en a tous tout le temps,
13:23mais ça ne transforme...
13:24D'abord,
13:25il y a le service public
13:26de la presse privée,
13:28c'est-à-dire qu'il n'est pas
13:29financé par les Français,
13:30donc il fait exactement
13:30ce qu'elle veut.
13:31Libération et Mathieu Pigasse
13:32mènent un combat idéologique
13:34contre le Rassemblement National,
13:36mais ils ne le font pas,
13:36même s'ils ont des aides
13:37à la presse,
13:39ils le font avec,
13:40j'allais dire,
13:41leurs propres ressources.
13:42Enfin, Radio France,
13:43France Inter,
13:44tout ça,
13:45c'est les Français qui payent.
13:46Donc, si vous voulez,
13:47il est là le problème.
13:48Ce n'est pas qu'il y ait des journalistes
13:48qui aient des opinions politiques,
13:50bien entendu,
13:51qu'il y ait des journalistes
13:51qui ont des opinions politiques,
13:55mais c'est qu'à partir du moment
13:56où ils sont payés
13:57par le service public
13:58par les Français,
13:59ils ne doivent pas participer
14:01à imaginer la stratégie
14:03d'un parti politique.
14:04Sébastien Chenu,
14:05pour conclure,
14:05ce soir,
14:06vous serez peut-être attentif
14:07ou pas à ce que dira
14:08François Bayreau
14:09et vous,
14:09qu'est-ce que vous lui dites ?
14:11Merci et au revoir.
14:13Merci d'avoir participé.
14:16Merci depuis 50 ans,
14:18c'est d'une façon ironique,
14:19je le dis,
14:20d'avoir mis la France
14:23dans cet état.
14:23Et maintenant, au revoir,
14:24finit le cirque,
14:26rendez les clés
14:26parce que les Français
14:27n'en peuvent plus.
14:28Permettez de dire
14:29de manière plus sérieuse
14:29merci, au revoir.
14:30Merci, bonne journée.
14:31C'est la fin d'une interview.
14:32Bonne journée et à bientôt.
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