00:01Europe 1, 11h30, 13h, Christine Kelly et vous.
00:07Bienvenue à tous si vous nous rejoignez sur Europe 1, nous sommes dans l'émission Christine Kelly et vous, mais pas que Christine Kelly et vous,
00:15avec Gabriel Cluzel et vous, Eric Tegner et vous, Géraldine Nermont et vous, et notre invité et vous, c'est Franck Alizio, député RN des Bouches-du-Rhône.
00:25Nous étions en ligne, nous parlons en ce moment même de ce jour J. Pour François Bayrou, stop ou encore, qui nous meuriez-vous à Matignon ce soir ?
00:33Qui peut sortir la France de cette impasse démocratique ? Qu'est-ce que cela va changer pour vous si François Bayrou tombe aujourd'hui ?
00:39Est-ce la fin de sa carrière politique ? Est-ce qu'il peut encore rebondir ? Que va devenir cette France ? Cette France à laquelle nous sommes viscéralement attachés.
00:48En tout cas, c'est le cas de Sandy qui nous a appelés il y a quelques instants. Nous allons prendre Gérard qui nous a appelés aussi dans un instant.
00:56Mais Sandy, vous étiez en train de nous dire que vous avez adhéré au Rassemblement National ce matin.
01:03Je tiens juste à dire aussi que tous les auditeurs d'Europe 1 soient incités à nous appeler.
01:09Que vous soyez LFI, que vous soyez PS, que vous ayez adhéré au PS ou bien qui sait ? Au Parti Communiste.
01:14Vous pouvez nous appeler au 01-80-20-39-21. Sandy, qu'est-ce qui vous a motivé pour ce matin aller prendre votre bulletin, votre entrée, votre ticket, votre adhésion au Rassemblement National ?
01:32Il y a plusieurs raisons. Déjà, tout d'abord, moi, mon député de ma région, c'est M. Julien Audoule.
01:39On le voit, on le voit tout le temps. On le voit aux foires, on le voit aux brocantes, on le voit dans les manifestations.
01:46Il est présent, il est là, il est acteur, il est dynamique, il est volontaire. Et franchement, ça donne vraiment envie de marcher à ses côtés.
01:52Vous êtes militante ?
01:54Pas vraiment. Moi, je travaille beaucoup, tout ça. Donc, je prends du temps de temps en temps pour bien m'intéresser aux partis que je soutiens.
02:03Donc, vous n'étiez pas dans les partis avant ? Pardonnez-moi, vous n'étiez pas. D'accord. C'est la première fois que vous adhérez à un parti politique.
02:11Après, je viens d'une famille quand même qui est ouvrière, qui travaille beaucoup, qui n'a jamais gagné très bien à leur vie, mais quand même, ils sont bien élevés et bien éduqués.
02:21Voilà, avec les valeurs du RN.
02:24Donc, voilà.
02:25Voilà, les familles ouvrières, voilà. Donc, moi, je pense que c'est le bon parti à rejoindre. Et puis, pas pour rester spectateurs. En fait, là, en France, on est tous spectateurs.
02:35C'est les autres qui décident pour nous. Et stop, nous, si on va...
02:38Et c'est intéressant, Sondi, parce que je donne la parole à Éric Tegner dans un instant qui veut vous interpeller, mais c'est intéressant de voir que malgré le barrage républicain, malgré le fait que, ce que nous disiez Franck Alizio tout à l'heure à notre précédent auditeur,
02:53les électeurs du RN peuvent se sentir floués parce qu'ils n'ont pas été entendus, vous, ça y est, vous adhérez au parti. C'est intéressant.
03:02Totalement.
03:02Ah, Éric Tegner va vous poser une question sur Europe 1.
03:05Bonjour, Sondi.
03:07Bonjour.
03:07J'ai une question pour vous. On voit de plus en plus de gens, effectivement, adhérent au Rassemblement National ou encore dire vouloir voter Marine Le Pen ou Jordan Bardella.
03:15Et dans le même temps, on voit qu'Emmanuel Macron, il pense à nommer Premier ministre un socialiste.
03:20C'est-à-dire qu'on a l'impression qu'il va réveiller la momie, vous savez, il va remettre peut-être l'agence à Lobel-Cassem.
03:26Xavier Bertrand, peut-être. Bon, pas de grande différence avec le Parti Socialiste.
03:30Il va peut-être voter comme ministre.
03:31Et qu'est-ce que vous en pensez, vous, de ça, de vous dire que, dans le fond, il y a une colère qui vient quand même du Rassemblement National et qu'au bout du compte, c'est les socialistes qu'on pourrait mettre au pouvoir ?
03:39Merci pour votre question.
03:41Eh bien, pour moi, là, le gouvernement actuel s'en fout.
03:45Ils s'en foutent de nos avis, de nos problèmes, de nos valeurs, de la France, des Français, en fait.
03:52Ils s'en foutent complètement.
03:54Il y a eu quand même une majorité pour le Rassemblement National et ils ne pensent toujours pas à nous.
04:00Donc, il faut se réveiller et devenir acteur.
04:02Voilà, on n'a pas le choix.
04:05Un Premier ministre du Nouveau Front Populaire ?
04:08Ça vous y a fait ?
04:10Moi, franchement, Marine Le Pen, ça serait génial.
04:13Enfin, il faudrait que ce soit Marine Le Pen.
04:15Voilà, c'est une femme volontaire.
04:17Elle a envie, elle va contrer, elle va comprendre.
04:20Et puis, je pense que ça serait le meilleur pour nous, en tout cas.
04:24Alors, on va rester en ligne avec nous, ma chère Sandy sur Europe 1.
04:27Gérard nous a appelé au standard des Europe 1 01 80 20 39 21.
04:32Vous adhérez, vous, au propos de Sandy qui dit « Vive Marine Le Pen au pouvoir ».
04:38Alors, bon, la parole, c'est à moi.
04:41Alors, d'abord, je vous remercie.
04:42D'accord, merci Christine.
04:44Je vous en prie.
04:45Je regarde avec beaucoup d'admiration.
04:48Et vraiment, c'est très intéressant quand vous intervenez, vous et votre équipe.
04:52Oh, c'est adorable.
04:53Ce soir, édition spéciale, parce que ça va être vers 19h.
04:56Vraiment, je le pense.
04:58Vraiment, parce que vous approfondissez et vous analysez vraiment en profondeur la situation
05:04et tout ce qui se passe dans notre pays actuellement.
05:07Avec les mousquetaires.
05:09Merci, mon cher Gérard.
05:09Voilà, avec les mousquetaires que je regarde.
05:12Alors, vous vous soutenez, François Bayrou.
05:14Expliquez-nous pourquoi.
05:15Alors, attendez, attendez.
05:16Je veux d'abord répondre à Cindy.
05:18Moi, je ne souhaite pas que ce soit le Front National.
05:20Je vais vous expliquer pourquoi.
05:23C'est tout simplement...
05:24Alors, je partage beaucoup d'idées du Front National, notamment sur l'émigration.
05:28Parce que l'émigration devient un gros problème quand même.
05:31Et on se bouche les yeux, comme cela, pour ne pas dire la réalité que vous, vous avez le courage, effectivement, de souligner.
05:39Pour répondre à Cindy, je crois que si un jour le Front National arrive donc à la tête de notre pays,
05:47je crois que cela va être le vrai bordel.
05:50Je vais vous dire pourquoi.
05:51Excusez-moi du mot.
05:52C'est tout simplement que la démocratie, notamment vis-à-vis de la gauche, est un sens unique.
05:58C'est-à-dire qu'eux, il faut qu'on applique la démocratie pour eux,
06:01mais eux ne vont pas appliquer la démocratie pour la droite.
06:05C'est-à-dire que si le Front National arrive au pouvoir, ça va être le vrai bordel en France.
06:11Toute la gauche LSI va descendre dans la rue, va tout casser, et ça va être le vrai bordel.
06:18Très intéressant ce que vous dites, mon cher Gérard.
06:21Bon, déjà, ils n'ont pas besoin d'avoir Marine Le Pen au pouvoir pour descendre et tout casser.
06:25Ça, c'est une petite parenthèse.
06:26C'est vrai, c'est vrai.
06:27Et ça, je le déplore.
06:28Mais votre intervention, je vais demander à Franck Alizio,
06:31qui est député RN des Bouches-du-Rhône, sur notre plateau, dans notre studio.
06:35Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
06:36Et après, vous nous direz pour qui vous votez, mon cher Gérard.
06:41Qu'est-ce que vous répondez à ça, Franck Alizio, député RN,
06:44lorsque vous entendez qu'il y a une partie de la population
06:46qui se dise, à la limite, presque, je préfère soutenir François Bayrou
06:50que de voir le Rassemblement National arriver au pouvoir.
06:53Pourquoi ? Parce que, pour reprendre son mot, ça va être la bordélisation du pays.
06:58Pour reprendre la formule d'un pape célèbre, je leur dis n'ayez pas peur.
07:02N'ayez pas peur parce que nous sommes dans un état de droit.
07:05N'ayez pas peur parce que force doit rester à la loi.
07:11Demain, on va...
07:12Dans ces cas-là, on sait que c'est comme ça que commencent les révolutions.
07:15C'est-à-dire que vous avez une toute petite minorité très violente
07:18et très agissante, la plupart du temps d'extrême-gauche,
07:21qui prend le pouvoir et qui s'impose aux autres.
07:25En démocratie, ce sont les urnes qui doivent parler.
07:28C'est le peuple qui doit trancher.
07:30Et ensuite, c'est au gouvernement de faire respecter l'ordre.
07:34Donc là-dessus, il n'y a pas l'ombre d'un souci.
07:38Et puis nous l'avons vu à chaque fois, nous avons gagné une grande ville.
07:41Il aurait pu se passer beaucoup de choses à Perpignan au lendemain de notre victoire.
07:43Aujourd'hui, tout se passe bien à Perpignan.
07:4675% des Perpignanais sont contents du bilan de Louis Alliot.
07:52Il n'y a pas eu de troubles particuliers à Perpignan.
07:54Je pense que la majorité silencieuse soutiendra un gouvernement
07:59qui s'affirme, enfin, qui affirme l'ordre,
08:03qui remet la France en ordre.
08:05Donc non, nous n'avons pas peur de l'extrême-gauche, pardon,
08:08ni d'extrême-droite d'ailleurs.
08:10Et je leur dis, je dis à notre auditeur,
08:14n'ayez pas peur.
08:16Avec le soutien des Français, un gouvernement peut beaucoup de choses
08:19et il peut en tout cas maintenir et faire respecter l'ordre.
08:23Gérard, Franck Calizio, député Rassemblement national, vous a répondu.
08:27Qu'en pensez-vous ? Ensuite, vous nous direz,
08:29qui est-ce que vous verriez à Matignon, du coup ?
08:30Je suis d'accord avec lui sur un plan théorique.
08:34Sur un plan théorique, je suis entièrement d'accord
08:36que normalement, c'est la majorité qui doit donc effectivement
08:40avoir le pouvoir, etc. D'accord.
08:42Bon, mais seulement, la réalité des choses,
08:46c'est que quand on a des gens qui sont défectués,
08:49comme LFI, eh bien, ils vont tout faire pour créer un désordre.
08:53Ils vont tout faire.
08:54Vous êtes en train de nous dire, Gérard,
08:56que vous ne croyez pas en la force du gouvernement de l'État,
09:01on va dire, pour maîtriser une éventuelle rébellion
09:04de l'extrême-gauche face à une arrivée du RN au pouvoir ?
09:07Exactement. On n'y arrive déjà pas, là.
09:09En ce moment, on n'y arrive pas.
09:10Puis il y a un deuxième aspect des choses.
09:13Et je pense que ça va être important, ce que je vais vous dire.
09:15Je ne l'ai jamais entendu dans les radios.
09:17Alors, vous savez quoi, Gérard ?
09:19On marque une pause.
09:20Je veux absolument savoir ce que vous voulez me dire.
09:22On marque une pause.
09:23Ne bougez pas.
09:24Ne bougez pas, mon cher Gérard.
09:26A tout de suite sur Europe 1.
09:27Il est 12h12.
09:28Restez bien avec nous, la suite de Christine Kivievou.
09:30C'est dans un instant.
09:3101-80-20-39-21 pour réagir comme Gérard.
09:35A tout de suite sur Europe 1.
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