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  • il y a 5 mois
Sur les 17 000 hectares parcourus par l'incendie hors norme des 5 et 6 août 2025, une très grande partie des vignobles situés dans ce secteur du massif des Corbières a été brûlée ou sévèrement endommagée. Un mois après, "La Provence" s'est rendue à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, l'une des communes touchées.
D’ordinaire, en cette période, le village est animé par le va-et-vient des tracteurs aux remorques pleines de raisins. Cette année, en revanche, c’est le calme plat à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse. Un peu plus d’un mois après les ravages du feu dans ce secteur des Corbières (https://www.laprovence.com/article/france-monde/2787668830139714/le-gigantesque-incendie-de-laude-est-eteint-annonce-la-prefecture), de nombreux viticulteurs de la commune et des localités voisines de Tournissan ou de Coustouges ont dû faire une croix sur leurs vendanges.
"On a perdu à peu près 80% de nos volumes", déplore Anaël Payrou, directeur du Cellier des Demoiselles, la cave coopérative de ce territoire qui tourne au ralenti, à quelques centaines de mètres de collines calcinées tout autour. Sur les 400 hectares de vignes exploités par les coopérateurs, 300 ont été brûlés (https://www.laprovence.com/article/france-monde/2078804352838814/a-saint-laurent-de-la-cabrerisse-le-desespoir-des-vignerons-sinistres-par-le-feu). En conséquence, 3 000 hectolitres seulement devraient être conditionnés à l’issue d’infimes récoltes, au lieu des 15 000 habituels, ce qui désole déjà Anaël Payrou : "La situation est extrêmement complexe." Pour la quarantaine de vignerons adhérents de ce groupement. Pour les exploitants indépendants aussi, bien sûr. Il y a un mois, Olivier Verdale, président du syndicat de l’AOC des Corbières, et ses deux enfants, Émilie et Maxime, nous avaient reçus (https://www.laprovence.com/article/economie/48661087386802/il-nest-pas-exclu-que-des-exploitations-ferment-apres-lincendie-dans-laude-le-sombre-avenir-des-viticulteurs) sur l’une de leurs parcelles endommagées par l’incendie, à Saint-Laurent. Nous y sommes retournés.

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Transcription
00:00Là, c'est extrêmement complexe, parce qu'à cette période, on devrait être en pleine activité et en train de vendanger.
00:04On voit les collègues qui vendangent. Nous, on ne ramasse pas grand-chose.
00:07Pour l'instant, on a perdu à peu près 70% de nos terres et 80% de nos volumes.
00:30Nous voici au château de Sainte-Troppe, du coup, lieu emblématique, qui travaille ici depuis cinq générations maintenant.
00:39Ici, comme vous pouvez le voir, c'est le calme plat, alors qu'habituellement, à cette période, ce serait la grande effervescence des vendanges.
00:47Pour nous, c'est inédit, c'est même du jamais vu.
00:54C'est un peu différent.
00:56On voit quand même que c'est un joli raisin.
00:59Il n'a pas été impacté, celui-là, par le feu.
01:02Il est prêt à ramasser, je dirais.
01:03Mais si on ne pourra pas les ramasser, c'est quoi ?
01:04C'est un goût de fumée qui sont rentrés dans la baie du raisin
01:08et qui, maintenant, sont dans le jus du raisin et dans la pulpe du raisin.
01:19C'est le signe, je dirais, plus que de vie, de l'espoir.
01:24Voilà, ça, c'est l'espoir.
01:25Ça, c'est l'espoir qui renaît parce que...
01:29C'est le signe, je dirais, plus que de vie, de l'espoir, de l'espoir, de l'espoir, de l'espoir, de l'espoir, de l'espoir, de l'espoir.
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