00:00Et pour ouvrir cette page politique, pour se demander à quoi va ressembler la France la semaine prochaine,
00:05après le 8 septembre et après le 10 septembre, Nathalie Chuc nous a rejoint.
00:09Merci d'être avec nous.
00:11Auteur de « Du cardinal », la première biographie de Bruno Retailleau,
00:16où on apprend que le ministre de l'Intérieur a un côté punk, un peu dago.
00:21Alors ça n'apparaît pas tout de suite.
00:23Vous allez nous dire quelle est la véritable personnalité et d'ailleurs pourquoi est-ce qu'on l'appelle le cardinal.
00:28Mais d'abord un mot, puisque vous observez la vie politique depuis des années,
00:31sur cette crise politique, vous diriez crise de régime, qu'on s'apprête à vivre ?
00:36On n'est pas encore en crise de régime, mais si on se retrouve dans une situation
00:39où on a un gouvernement qui tombe avec l'hypothèse d'une nouvelle dissolution,
00:42on va sérieusement rentrer dans ce qui s'appellera une crise de régime.
00:45Alors on va se poser la question de savoir quel serait le prochain locataire de Matignon.
00:52Tous les yeux se tournent vers le Parti socialiste.
00:55Vous trouvez que c'est le tour du PS, si je puis dire ?
00:58Si on prend la pure arithmétique à l'Assemblée nationale,
01:02on peut imaginer que le PS puisse accéder au gouvernement demain,
01:06sans ministre LFI, puisque Olivier Faure a pressé distance le week-end passé,
01:10avec évidemment, en s'associant, ça ne pourrait pas être tout seul avec la Macronie.
01:15Alors sur le papier, ça fonctionne à peu près à une condition extrêmement importante
01:19qui serait que les Républicains acceptent de ne pas les censurer.
01:23C'est le sens de la proposition ou de ce qu'a dit Laurent Wauquiez ces derniers jours,
01:27qui a provoqué beaucoup de remous.
01:28J'étais cet après-midi à Port-Marli et à la réunion des Républicains,
01:32et les militants n'ont pas du tout apprécié.
01:34Alors ça, arithmétiquement, ça pourrait voler.
01:36Sauf que, en fait, les Républicains, que ce soit Bruno Retailleau, chef du parti,
01:39ou Gérard Larcher, président du Sénat,
01:42qui s'est entretenu avec Emmanuel Macron hier,
01:45il n'en est pas question.
01:46À ma connaissance, le président du Sénat a dit au président de la République
01:48« Si on n'y est pas, et si c'est la gauche,
01:51si c'est pour faire l'abrogation de la réforme des retraites
01:54et une hausse de la fiscalité, ce sera sans nous, on baissera le pouce. »
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