00:00– Non mais moi, à chaque fois que je l'entends en ce moment, je me désespère, c'est quand même extraordinaire.
00:07– C'est la première fois qu'il le dit comme ça, qu'il parle de ce mouvement-là, en ces termes-là.
00:12– Regardons ce qui s'est passé, il annonce des mesures, un plan, enfin un projet de budget,
00:18qui ne peut que venir tendre la situation sociale qui est déjà très tendue.
00:23Ce qui me frappe c'est que, au fond, la plupart des partis politiques,
00:27et des observateurs et des commentateurs ont depuis très longtemps mis la question sociale de côté.
00:33Or, la question sociale en France aujourd'hui, comme dans beaucoup de sociétés occidentales, elle est explosive.
00:38Ils rajoutent de l'huile sur le feu, parce que quelqu'un de normalement constitué ne pouvait pas penser
00:44que tout le monde allait accueillir à bras ouverts ce qu'il avait proposé.
00:49Et il vient nous dire, oui mais alors, c'était dangereux, donc j'ai tout fait pour essayer de désamorcer ce mouvement.
00:56Non, mais il ne se pose d'ailleurs même pas la question de savoir pourquoi ce mouvement s'est constitué,
01:03pourquoi il est né.
01:04On ne sait pas encore d'ailleurs si ce sera catastrophique, révolutionnaire, violent le 10 septembre,
01:10mais en tout cas, le risque à terme, il existe, parce que, encore une fois, cette question, elle est posée.
01:15Il a tout fait, moi je trouve ça extraordinaire cette séquence, d'ailleurs depuis 2024,
01:20mais là ça s'est accéléré, on fait tout pour qu'il y ait une crise financière,
01:23c'est-à-dire on dit, on est en faillite, c'est pas possible, on ne peut pas continuer comme ça.
01:28La France, avant que le président de la République décida de dissoudre,
01:34elle n'avait aucun problème pour se financer, ni en montant, ni en taux.
01:41Ça ne veut pas dire qu'il n'y avait pas un sujet, ça ne veut pas dire que cet engrenage
01:44qui nous conduit des désordres de la société, de l'économie vers les désordres des finances publiques,
01:50n'était pas un problème qu'il va falloir résoudre, mais on l'aborde de la pire des façons,
01:56d'abord en dramatisant, donc en inquiétant tout le monde,
01:59ensuite en créant de l'instabilité politique, la dissolution,
02:03le 49-3 de Michel Barnier qui était parfaitement inutile,
02:06et maintenant la question de confiance.
02:07Le risque politique, c'est ce qui perturbe le plus les marchés et l'économie.
02:11Merci.
Commentaires