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  • il y a 4 mois

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00:00Avançons un peu, parce que j'aimerais qu'on parle beaucoup du 8 septembre,
00:03l'échéance politique, on parle moins du 10.
00:05Et en réalité, ce mouvement est en train de prendre une ampleur assez intéressante,
00:09notamment par le biais des réseaux sociaux.
00:11On voit que ça vibrionne énormément sur les réseaux sociaux.
00:13Les renseignements territoriaux sont assez inquiets,
00:15parce que d'abord, ça prend dans beaucoup de villes de France,
00:17il y a des appels à tout bloquer,
00:18avec des opérations qui pourraient s'apparenter à des opérations de sabotage.
00:22L'explication de Tanguy Hamon, puis je vous passe la parole,
00:24parce qu'évidemment, c'est l'ultra-gauche qui est à la manœuvre.
00:26Selon cette note des renseignements que nous nous sommes procurés,
00:30jusqu'à 100 000 participants à cette journée de mobilisation sont attendus.
00:35Les actions de blocage seraient privilégiées en ciblant axes routiers,
00:39aéroports, gares, dépôts pétroliers ou encore centres commerciaux.
00:43Des entreprises liées au secteur de la défense pourraient elles aussi être visées.
00:48Les renseignements avancent aussi de possibles actes de sabotage durant cette journée.
00:53À cela, il faut ajouter une quarantaine de cortèges prévus.
00:57Des rendez-vous, source de tensions.
00:59D'autant que cette mobilisation semble avoir été prise en main par l'extrême-gauche.
01:04La présence de groupes radicaux d'ultra-gauche est donc à craindre.
01:08Les mouvements pro-Palestine seront eux aussi présents.
01:11Un des risques majeurs est que la jeunesse vienne se joindre à ces cortèges.
01:16Les renseignements précisent que l'absence de structure et de leadership identifié au mouvement
01:21puisse permettre à des groupes ou des individus de laisser libre cours à leur violence.
01:27Je crois que le jeune, ça ressemble aux gilets jaunes, mais ce n'est pas les gilets jaunes.
01:29C'est vraiment ce que j'allais dire.
01:30C'est vraiment, on dirait le début des gilets jaunes.
01:33Un mouvement populaire, il y en a moins de payer pour ceux qui...
01:36Et puis tout d'un coup, boum, l'ultra-gauche.
01:38On récupère tout.
01:39D'ailleurs, c'est la version accélérée des gilets jaunes.
01:41Parce que la vérité, c'est qu'aujourd'hui, il y aurait des motifs de colère de la part des Français.
01:45Il y aurait des motifs légitimes.
01:47Il pourrait y avoir d'ailleurs...
01:47Moi, c'est ça que j'aime bien dans les mobilisations spontanées et populaires,
01:50comme ce qu'on a vécu avec les gilets jaunes.
01:51C'est que quand ça commence, c'est très très bon enfant.
01:53Et quand on se rendait sur les ronds-points, c'était une belle France qu'on a vue.
01:57C'est des gens qui étaient pacifistes, contents de se retrouver,
01:59qui avaient des colères qui étaient très anciennes, très enfouies,
02:02et qui les ont exprimées au début de manière très intelligente,
02:05avec beaucoup de spontanéité.
02:07Le mouvement du 17 novembre 2018, c'était quelque chose qui était très beau à voir.
02:11Et la vérité, c'est que ce qui s'est passé, c'est que l'extrême-gauche l'a sali,
02:14l'a avilé et l'a rendu inefficace et l'a même avorté, en réalité.
02:18C'est-à-dire qu'à partir du moment où l'extrême-gauche se dit
02:19« Tiens, on a quelque chose à faire avec ce mouvement »,
02:21ça devient le cortège des revendications débiles de VIème République
02:25et qu'on connaît par cœur de Jean-Luc Mélenchon dans ses campagnes présidentielles.
02:28Et ça n'est pas du tout ce que...
02:29Et puis de la violence.
02:29Et c'est-à-dire la violence, évidemment.
02:32D'ailleurs, à l'époque, souvenez-vous, on avait dit que ça avait même terminé dans l'antisémitisme.
02:35Il y avait eu un incident à Montmartre, etc.
02:36C'était les prémices de ce qu'on vit aujourd'hui.
02:38Donc là, on a la même chose en version accélérée.
02:40Les Français pourraient se rendre dans la rue,
02:42pourraient se rendre sur les ronds-points pour exprimer ce qu'ils ressentent.
02:44Et on a déjà, avant même que ça ait commencé,
02:46le pire du pire de la réforme des retraites,
02:48de la mobilisation pro-palestime, etc.
02:50Et des black blocs qui sont là, évidemment.
02:52Et je ne veux pas, ce qu'on vit là ne serait pas concevable
02:56chez nos voisins européens.
02:58Pourquoi ? Parce que depuis la Révolution française,
03:01dans l'imaginaire collectif,
03:02il y a cette idée que des gens qui manifestent,
03:04et pourquoi pas qui sont violents,
03:06ont une légitimité de même niveau
03:08que les parlementaires élus.
03:11Ça paraît extrêmement bizarre,
03:12nos voisins n'arrivent pas à comprendre ça,
03:14mais le régime parlementaire en France,
03:16les institutions démocratiques,
03:19elles ont des racines moins profondes
03:20que chez nos voisins.
03:21Des gens qui arrivent en disant
03:22on va tout casser parce que le peuple, c'est nous,
03:24qui prétendent parler au nom du peuple
03:26sans être mandaté par personne.
03:29Parce que le seul mandat valable,
03:31c'est l'élection.
03:31Ça, c'est du sérieux.
03:32Mais le reste, c'est une mobilisation d'activistes,
03:36de fractions de l'opinion,
03:38qui prétendent être le porte-parole
03:40du français silencieux.
03:42Et qui, en général, ne représentent que même
03:43quelques fractions militantes de l'opinion.
03:45C'est-à-dire que nos voisins européens
03:46répriment tellement mieux que nous
03:48que quand il y a une rêve-partie,
03:50les Italiens viennent en France pour...
03:53Ça n'a rien à voir.
03:53Ce n'est pas du tout un argument.
03:54Non, et Sainte-Solene,
03:56c'était exactement pareil.
03:57On avait les Black Blocs
03:58de l'Europe entière.
04:00Bah si, c'est un argument.
04:01C'est-à-dire que,
04:02vu qu'ils sont réprimés en Italie,
04:04ils ne le font pas en Italie,
04:05ils le font en France.
04:06Ah si, c'est un sacré argument.
04:08Mais là, le problème
04:09qui est spécifique à la France,
04:11c'est la contestation permanente
04:13de la légitimité des élus.
04:14Oui, mais il faut réprimer aussi.
04:15Il y a des pouvoirs publics.
04:16Et ça, c'est typique.
04:17On n'arrête pas les Black Blocs.
04:18C'est typique.
04:18C'est typique.
04:19On a une longue histoire évolutionnaire.
04:22Sur les risques de violence
04:23de ce 10 septembre.
04:24Ils sont très réels.
04:25Vous n'êtes pas content ?
04:26Pardon.
04:27Vous et moi, Guillaume,
04:27je suis en train de parler.
04:28Les risques de violence,
04:29les risques de sabotage,
04:31d'infrastructures énergétiques,
04:33électriques,
04:33ça, c'est extrêmement grave.
04:35Ça, c'est grave.
04:35Et en général,
04:36le renseignement territorial
04:37est bien informé.
04:38Il est payé pour ça.
04:40Donc moi, au début,
04:41je ne pensais pas
04:41que ça prendrait ses proportions.
04:42On en parle depuis le mois de juillet
04:43de ce mouvement du 10 septembre.
04:45Mais je sens, comme vous,
04:47je vois monter les choses
04:48sur les réseaux sociaux.
04:49On dit aussi,
04:50il y a l'extrême-gauche,
04:51évidemment,
04:52qui est venu se greffer
04:52sur ce mouvement.
04:54Il y a les mouvements
04:54pro-palestiniens,
04:56les Black Blocs.
04:57Tout ça est très inquiétant.
04:58On dit aussi
04:59qu'il y aurait une manipulation russe
05:01derrière ce mouvement,
05:02sur Internet.
05:04On dit,
05:04c'est les renseignements
05:05qui le disent.
05:06Ah oui.
05:07En fait, tout ça n'est pas rassurant.
05:09Non, non, non.
05:09Ça ne laisse pas...
05:10Moi, je me souviens
05:11quand ce mouvement
05:12a commencé sur les réseaux sociaux,
05:14justement,
05:14c'était à partir de...
05:16C'est Nicolas qui paye.
05:18Donc, c'était vraiment
05:19un mouvement qui partait
05:20de la classe moyenne,
05:21des entrepreneurs,
05:22de ceux qui sont actifs,
05:23qui ont marre d'être taxés
05:26et de devoir payer
05:27pour les non-actifs
05:28et qui, justement,
05:30voulaient mobiliser.
05:31Malheureusement,
05:31il y a une OPA
05:32qui a été faite,
05:33effectivement,
05:34par Mélenchon et compagnie.
05:36Et aujourd'hui,
05:37ce qu'on voit aussi,
05:38c'est que ceux
05:38qui l'ont initié
05:39sont en train de se retirer.
05:41Donc, ça veut dire
05:41que tout ce mouvement,
05:43au début,
05:43lancé par cette classe moyenne,
05:45cette classe moyenne,
05:46maintenant,
05:46malheureusement,
05:47elle va plutôt se retirer
05:49et c'est bien dommage
05:50parce qu'on a besoin aussi
05:51de mouvements comme ça,
05:52spontanés.
05:53Parce que moi,
05:53je les ai suivis,
05:54Guillaume,
05:55les Gilets jaunes.
05:56C'est vraiment
05:56les manifestations
05:59de rond-point.
06:00C'était bon enfant.
06:01Ils ont été radicalisés,
06:02justement,
06:03par l'extrême-gaux.
06:04Merci.
06:05Merci.
06:06Merci.
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