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  • il y a 5 mois
Le Premier ministre François Bayrou est sur un siège éjectable, à moins d'une semaine du vote de confiance par les députés, prévu le 8 septembre. Le chef du gouvernement poursuit cette semaine ses consultations.

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Transcription
00:00Encore une fois, nous, nous avons clairement dit ce que nous souhaitions,
00:03ce qui est là encore le reflet de ce que l'on entend sur les territoires,
00:08dans la bouche des Françaises et des Français.
00:10Nous, nous voulons rester cohérents.
00:11Après, bien sûr, je ne peux pas vous dire que je suis sceptique
00:15quant à l'impact et aux effets d'une dissolution,
00:19et vous dire à l'inverse que nous ne sommes pas prêts à discuter.
00:23Mais discuter, ça n'amène pas des accords programmatiques.
00:26À un moment donné, nous ne voulons pas de l'hors d'impôt,
00:29nous ne voulons pas qu'à chaque fois, on s'en prenne à la France qui travaille.
00:31Ça peut, Mathieu Darnot, amener des accords de non-censure.
00:34C'est ce qu'a fait le Parti socialiste pendant des mois,
00:36en ne censurant pas un gouvernement qui n'était pas de sa couleur.
00:38Très bien, mais les accords de non-censure, c'est quelque chose de passager.
00:42À un moment donné, il faut fixer un cap.
00:44Et ce que l'on attend aujourd'hui, c'est un accord qui soit un accord programmatique
00:48sur des choses qui soient claires.
00:49Les Français ne veulent plus de la petite politique, de la tambouille.
00:53Ils veulent un cap clair. Ils veulent aussi de la stabilité.
00:56Parce que ce que l'on n'a pas dit sur ce plateau ce soir,
00:58c'est quand même une évidence.
00:59C'est que s'il n'y a pas le vote de confiance,
01:01si le gouvernement venait à tomber,
01:03quelles qu'en soient les raisons,
01:05ça va encore coûter très cher au pays.
01:07Comme la censure a coûté très cher.
01:08Je vous arrête parce qu'on va en parler dans quelques minutes avec Pierre Moscovici.
01:10Ce qui veut dire que le budget sera encore plus difficile à monter.
01:13Et juste un dernier mot, mais c'est très important.
01:15À la fin des fins, pourquoi on continue à travailler ?
01:17Pourquoi on continue à discuter ?
01:18C'est que si on a le même scénario,
01:20y compris s'il doit y avoir une dissolution,
01:22et qu'on n'a pas de majorité,
01:23comme l'année dernière, ce sera au Sénat
01:25qu'il faudra faire le budget,
01:26parce que les Français auront besoin d'un budget.
01:28Mais je considère qu'à un moment donné,
01:30la politique, c'est affaire de sérieux,
01:32c'est affaire de constance et de cohérence.
01:34On peut raconter aux Français
01:35qu'on va tout balayer d'un revers de manche,
01:37que parce qu'on va changer de majorité,
01:39les 3350 milliards de dettes vont fondre comme neige au soleil.
01:42Mais ça, pardon, c'est du mensonge.
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