Le secrétaire général des LR Othman Nasrou appelle les députés de droite à voter la confiance pour François Bayrou. "Je comprends que nos députés soient contrariés", reconnaît cependant Othman Nasrou, évoquant "des mesures" dans le budget du Premier ministre qui ne vont pas dans le sens des LR.
00:00Moi je vous le dis comme je le pense, je pense que notre responsabilité elle est de ne pas mêler nos voix à la gauche, à l'extrême gauche, au Rassemblement National,
00:06à tous ceux qui avaient censuré d'ailleurs Michel Barnier l'an dernier, un gouvernement qui avait permis précisément d'essayer d'éviter à notre pays des difficultés supplémentaires.
00:14Je pense que nous ne devons pas mêler nos voix à cela, mais je comprends que nos députés soient contrariés,
00:18parce que la réalité c'est que nous ne sommes pas d'accord avec beaucoup de propositions de François Bayrou,
00:22que nous ne dépendons pas personnellement.
00:24Nous avons des grandes divergences, y compris sur les mesures budgétaires qu'il a présentées, nous pourrons y revenir.
00:28Mais néanmoins, je vous le dis comme je le pense, nous devons être du côté de l'intérêt du pays,
00:32et l'intérêt du pays, c'est que nous ayons un budget à la fin de l'année.
00:35Vous connaissez bien Xavier Bertrand, il n'est pas député, mais c'est le patron, le président de la région des Hauts-de-France, il est de votre parti.
00:40Qu'est-ce qu'il dit aujourd'hui quand l'État, il ne voterait pas la confiance à François Bayrou ? Qu'est-ce que vous lui répondez ?
00:46Mais je ne lui réponds rien, puisque je comprends pourquoi il est mal à l'aise avec la copie budgétaire qui est présentée.
00:52Je viens de vous dire que nous-mêmes, ce que Xavier Bertrand a dit précisément, que les mesures budgétaires qui étaient sur la table ne lui convenaient pas.
00:58Nous non plus, nous sommes unanimes là-dessus.
01:00Est-ce que vous demandez des modifications d'ici le 8 dans le budget, dans la copie budgétaire ?
01:03Non, mais ce que je vous dis, c'est que le débat budgétaire, il va commencer.
01:06Il va commencer, normalement, il était prévu pour commencer après.
01:09Nous ne sommes pas aujourd'hui en train de voter un budget.
01:11La question qui est posée, c'est de savoir si, oui ou non, il y a un effort budgétaire à faire.
01:14On voit bien qu'à partir du moment où le Premier ministre a mis des mesures sur la table, le vote va se faire sur les mesures.
01:18Il ne va pas se faire sur le constat.
01:19Eh bien, c'est pour cela que nous, nous souhaitons qu'il y ait un débat budgétaire, que nos parlementaires puissent amender ce budget.
01:23Nous ne voulons pas de la suppression des deux jours fériés.
01:25Nous voulons des mesures fortes, y compris sur la justice, qui est à répartir, sur les médicales d'État, qui est une attente.
01:31Nous ne pouvons pas demander aux Français qui travaillent des efforts et laisser un système qui dérive uniquement au profit des clandestins.
01:39Ça n'est pas possible.
01:39Est-ce que vous êtes d'accord avec le constat qu'a fait François Véroux, le Premier ministre, sur l'état de santé financière de la France, sur son niveau d'envenêtement,
01:48et puis après, évidemment, sur ses conséquences en termes d'intérêt à payer ? Vous êtes d'accord avec ce diagnostic ?
01:53Le diagnostic, nous le disons nous-mêmes depuis très longtemps.
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