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  • il y a 5 mois
Jeudi 28 août 2025, retrouvez Sophie Paturle (Présidente, France Invest) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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Transcription
00:00Musique
00:00Nouvelle édition spéciale de Smart Bourse, toujours depuis l'AREF, jour 2 pour cette rentrée du monde économique
00:15et cette rencontre des entrepreneurs de France organisée par le MEDEF
00:19et nous accueillons dans Smart Bourse aujourd'hui la nouvelle présidente de France Invest, Sophie Paturl qui est à mes côtés.
00:25Sophie Paturl, bonjour. Merci beaucoup de passer sur le stand de Be Smart for Change à l'occasion de cette REF
00:32et de votre mandat à la tête de France Invest, un mandat de 2 ans, on va parler des priorités que vous avez érigées
00:38pour ce mandat à la tête de l'association qui regroupe les acteurs du monde de l'investissement en capital, Sophie Paturl.
00:44Mais un mot de l'ambiance de rentrée pour le monde du private equity dans une séquence politique sur laquelle on ne va pas revenir
00:50mais qui trouble sans doute un petit peu le jeu des entrepreneurs mais aussi peut-être des investisseurs.
00:56Qu'est-ce qui résonne à vos oreilles dans ce climat des affaires de rentrée, Sophie Paturl ?
01:01Oui Grégoire, effectivement nous sommes dans une rentrée extrêmement particulière.
01:06Je crois que ce que l'on peut dire c'est que le monde du private equity qui joue un rôle clé auprès des entreprises
01:12est très déterminé, très engagé, est en responsabilité aussi.
01:20Nous sommes des acteurs de long terme et j'en profite pour rappeler que c'est un thème qui a été beaucoup abordé hier à l'occasion de l'arrêt.
01:29Nous avons besoin de visibilité, nous avons aussi besoin d'ouvrir les yeux,
01:36de regarder notre compétitivité eu égard à ce qui se passe chez nos voisins
01:41parce que les capitaux que nous investissons dans les entreprises, notre métier c'est ça,
01:46nous c'est d'aller chercher des investisseurs de long terme prêts à allouer des capitaux dans les entreprises
01:55qui en ont besoin pour investir, pour innover et si elles ne sont pas en confiance avec notre économie française
02:00et bien elles vont allouer leurs capitaux dans d'autres pays.
02:03Il faut savoir que les investissements étrangers en France, nous sommes attractifs,
02:07le private equity est attractif parce qu'il offre de bons rendements
02:09et t'as plus de 50% d'origine étrangère.
02:13Donc c'est vraiment, nous sommes très vigilants, très préoccupés aussi
02:18et très déterminés à faire comprendre également comme ça se fait beaucoup à l'arrêt
02:22le rôle au monde économique et à l'ensemble des citoyens,
02:26le rôle majeur des entreprises et du financement de long terme des entreprises.
02:30L'attractivité du capital c'est un enjeu majeur effectivement
02:33et notamment pour un pays comme la France aujourd'hui.
02:36Je le disais, vous venez d'arriver à la tête de France Invest pour ce mandat de deux ans, Sophie Paturne.
02:40Quelles sont les priorités que vous avez érigées pour ce mandat de deux ans pour le monde du private equity français ?
02:46Alors oui, quelques priorités.
02:48Tout d'abord, je m'inscris dans le prolongement du travail qui a été fait par les précédents présidents de France Invest.
02:56France Invest, c'est aujourd'hui un poids économique majeur.
02:59C'est une association qui a fêté ses 40 ans l'an dernier,
03:04qui investit 50 milliards d'euros en 2024 dans les entreprises.
03:0950 milliards c'est beaucoup.
03:11C'est 10 000 entreprises accompagnées dans des secteurs extrêmement variés.
03:16C'est 2,4 millions de salariés dans nos entreprises.
03:22La population active privée c'est 21 millions en France.
03:25Donc vous voyez le poids économique que cela représente.
03:29Donc c'est vraiment aujourd'hui quelque chose de très significatif.
03:32Et je prends le poids de la responsabilité qui nous incombe aujourd'hui.
03:37Alors pour répondre précisément à votre question,
03:42je dirais 4, j'ai 4 axes majeurs.
03:44Le premier c'est la compétitivité, on en parle beaucoup ici,
03:48la compétitivité de nos entreprises, de notre industrie notamment.
03:53C'est quoi ? C'est de l'investissement et de l'investissement dans l'innovation
03:57et c'est de l'investissement dans la production.
04:02Et ça, ça veut dire des investissements de long terme.
04:05Et on a besoin pour ça de retour de long terme,
04:07ce que le private equity apporte.
04:09C'est un point majeur également sur l'innovation
04:12parce que ça ne vous échappe pas qu'en période où la visibilité est moindre,
04:18les investisseurs veulent limiter leurs risques.
04:20Limitant leurs risques, ils allouent de moins en moins de capitaux
04:24aux investissements dits plus risqués, à l'innovation, aux ventures.
04:28Ça c'est un vrai point de vigilance.
04:30Et j'attire l'attention là-dessus,
04:31les investisseurs ne doivent pas se détourner des investissements risqués
04:36et des investissements innovants.
04:38Toutes les entreprises ont besoin d'innover.
04:40En France, on a des dépenses de recherche et développement
04:43qui n'ont pas progressé depuis 25 ans.
04:45On est à la traîne derrière les autres pays,
04:48alors qu'il y a 20 ans, on était dans les meilleurs.
04:50Et nous restons un grand pays scientifique dans les sciences dures,
04:55dans les mathématiques, des sujets clés pour tout ce qui est la digitalisation.
05:00Nous sommes également avec des leaders mondiaux dans des domaines clés
05:03comme ceux de la transition écologique.
05:05Donc on a vraiment beaucoup de choses à faire.
05:07Le deuxième sujet, c'est vraiment augmenter la force financière,
05:14notre force de frappe financière,
05:15aussi bien auprès des institutionnels
05:17qu'auprès aussi des acteurs privés et des particuliers.
05:20On y reviendra sur le retail.
05:23Troisième sujet, c'est vraiment accompagner les transformations,
05:27accompagner nos entreprises.
05:28On leur apporte des fonds propres,
05:29on leur apporte également de l'expertise, de l'expérience.
05:32Aujourd'hui, Private Equity, c'est plus que du capital.
05:34C'est beaucoup plus que du capital.
05:36C'est un accompagnement complet des chefs d'entreprise.
05:40C'est une mise à disposition d'expérience, d'expertise,
05:43d'un réseau également qui leur est extrêmement profitable.
05:46C'est une aide à l'internationalisation également
05:49qui est majeure pour nos entreprises aujourd'hui.
05:53Et le quatrième, je dirais, pilier,
05:56c'est vraiment de toujours mettre en avant les atouts
05:59pour notre économie, pour notre industrie,
06:02pour notre pays, du rôle du Private Equity
06:05et de lui donner un cadre,
06:07un cadre qui permette d'avoir de la visibilité,
06:11qui permette d'avoir de la confiance
06:13et qui permette d'être attractif
06:15pour l'ensemble des investisseurs.
06:17J'attire l'attention sur un point.
06:19On a des acteurs européens,
06:21ou assez proches,
06:23qui sont également très attentifs
06:26à la compétence,
06:28à l'expertise des acteurs français,
06:31des sociétés de gestion française.
06:33Et il faut faire attention
06:34parce qu'ils ont bien envie de se les récupérer
06:36si on n'est plus à offrir un cadre sécurisant,
06:43stable pour nos acteurs.
06:44Je reviens sur votre point sur l'innovation,
06:47Sophie Patur,
06:48c'est un sujet qui vous tient à cœur.
06:50Qu'est-ce qui marche bien aujourd'hui
06:52dans le financement de l'innovation en France ?
06:55Est-ce que, par exemple,
06:56la question de la souveraineté,
06:58alors qu'il y a désormais une notion
07:01qu'on plaque sur beaucoup de sujets,
07:03qui est guidée aussi par le politique,
07:04est-ce que cette notion de souveraineté,
07:06c'est un bon levier pour le financement de l'innovation ?
07:08Qu'est-ce qui fonctionne bien aujourd'hui
07:10dans ce secteur-là ?
07:11Et est-ce qu'on a réussi à trouver,
07:14comment, j'allais dire,
07:15construire une chaîne de financement
07:17de l'innovation partant, effectivement,
07:20de l'investissement le plus risqué au départ
07:22et en remontant ensuite
07:23toute la chaîne de financement ?
07:25Souvent, il y a des maillons de la chaîne
07:27qui ont été un peu faibles, peut-être,
07:29en France ces dernières années.
07:31Alors, je ferai déjà un premier constat,
07:33on a fait d'énormes progrès.
07:35Donc, là, j'ai vraiment une image très positive
07:38de ce qui a pu être réalisé.
07:40Je pense qu'il faut le saluer, quand même,
07:41lorsqu'il y a des progrès sensibles
07:43qui ont été faits.
07:46French Tech, ça a été un succès.
07:49France 2030 a joué un vrai rôle.
07:53Les instituts de recherche français,
07:56qui sont de premier niveau européen
07:59et au niveau mondial,
08:00ont aussi beaucoup évolué
08:02et mis des moyens en place
08:05pour qu'une véritable collaboration
08:07puisse se développer
08:09entre les start-up,
08:11mais pas que,
08:12les PME
08:12et ces instituts de recherche.
08:15Il est clair que bon nombre de PME
08:16ne peuvent pas s'offrir
08:18des laboratoires de recherche dans leur sein.
08:20Donc, il est nécessaire
08:21de développer des collaborations efficaces.
08:23Et il y a une vraie porosité
08:24entre ce monde de l'entreprise,
08:25de la start-up, de la PME
08:27et ce monde de la recherche française,
08:28aujourd'hui, plus qu'auparavant ?
08:30Alors, plus qu'auparavant, non.
08:31On en parle plus.
08:32Oui, on en parle plus.
08:33Est-ce qu'on se rend compte
08:34que c'est vraiment un gisement
08:36de création de richesses
08:39qu'il faut exploiter ?
08:41Je pense que c'est ça.
08:43Il y a encore des passerelles à construire,
08:44mais au moins, on en parle.
08:45Il y a encore des passerelles à construire.
08:46J'entends.
08:46Il y a encore des passerelles à construire.
08:48Elles ont commencé à se construire.
08:50Et il y a aussi des simplifications
08:51à mettre en œuvre
08:52pour créer des partenariats
08:54beaucoup plus simples
08:55entre les instituts de recherche
08:57et les entreprises,
08:58pour essayer également,
08:59moi, j'y crois beaucoup,
09:01de faire des passages
09:02d'un certain nombre d'ingénieurs
09:04qui passent de l'institut de recherche
09:06à l'entreprise
09:07avant de retourner
09:08dans l'institut de recherche.
09:09Voilà.
09:09Il faut que les cultures
09:12des uns et des autres
09:13apprennent à travailler ensemble.
09:17Et dans ce sens,
09:19ça fait partie des actions
09:21que j'entends mener
09:22de développer des collaborations
09:24avec l'ensemble
09:25des instituts de recherche.
09:27et nous avons déjà commencé
09:28dans ce sens
09:29et nous allons aussi
09:30définir des indicateurs
09:31pour pouvoir se permettre
09:34de mesurer
09:34les rétablissements de réaction.
09:36On en reparlera.
09:38Innovation et souveraineté,
09:39encore une fois,
09:40ce terme de souveraineté,
09:41il devient presque un peu galvaudé.
09:42Mais en tout cas,
09:43c'est un énorme driver
09:44des politiques économiques,
09:46des politiques publiques
09:46aujourd'hui.
09:47Est-ce que ça a un sens,
09:48innovation et souveraineté ?
09:50Oui.
09:50Tout à fait.
09:50Donc nous sommes très engagés
09:52dans la souveraineté,
09:53également.
09:53Et la souveraineté,
09:57ça passe par de l'innovation
09:58et par de la compétitivité.
10:00On ne pourra pas arriver
10:01à construire une souveraineté
10:03si on est en train
10:04de perdre de la compétitivité.
10:06Et un des axes également
10:08de la compétitivité,
10:09un des éléments majeurs
10:10de la compétitivité,
10:11c'est bien sûr l'innovation.
10:12Donc tout ça est très lié.
10:14Je reviens au grand mouvement
10:16de démocratisation,
10:17du private equity,
10:18mais des actifs privés.
10:19En général, Sophie Paturl,
10:21ça fait déjà quelques années
10:22qu'on en parle,
10:22sur Bismarck,
10:24dans Smart Bourse.
10:25Et effectivement,
10:25quand j'ai pensé l'émission,
10:27je l'ai appelé Smart Bourse,
10:28mais très vite,
10:29le private equity
10:29s'est invité de plus en plus
10:31dans l'émission
10:32et on est ravis
10:32d'accueillir ces acteurs-là,
10:33bien sûr.
10:35Comment est-ce que vous comptez
10:37accompagner la croissance
10:39de ce mouvement
10:40de démocratisation,
10:41de rétélisation,
10:42comme on dit en mauvais français,
10:44de ces actifs privés,
10:45c'est-à-dire l'inclusion
10:46d'actifs privés
10:47dans des portefeuilles
10:48d'épargnants particuliers,
10:50privés,
10:50de clients privés,
10:51comme on dit, Sophie ?
10:52Déjà,
10:53où est-ce qu'on en met aujourd'hui ?
10:54Quel bilan est-ce que France Invest
10:55a pu tirer
10:55de cette vague grandissante ?
10:58Et quelles sont les manières
10:59de l'accompagner
10:59encore devant nous ?
11:01Très bien,
11:01oui.
11:02Merci de cette question
11:03parce que c'est vraiment
11:03un sujet
11:04qui me tient à cœur
11:06et qui nous tient à cœur,
11:07l'ensemble des investisseurs
11:10et la communauté
11:11de France Invest.
11:12Et aujourd'hui,
11:14nous pouvons dire
11:14que nous avons
11:15un mouvement
11:16qui est véritablement engagé
11:18et qui est en forte progression.
11:21Pour vous donner
11:22juste quelques chiffres,
11:23l'an dernier,
11:24nous avons levé
11:262,7 milliards d'euros,
11:29un chiffre qui représente
11:30de l'ordre de 5%
11:32des montants
11:33que nous avons levés.
11:34Donc,
11:34ça reste un montant
11:35relativement modeste,
11:37mais en très forte progression
11:38puisque c'est plus de 30%.
11:39Ça, c'est le montant levé
11:40auprès des clients privés,
11:41c'est ça ?
11:41Voilà, auprès du retail.
11:42D'accord.
11:44Exactement.
11:45Donc, en très forte progression.
11:47Et nous souhaitons capitaliser
11:49sur ce qui a pu être fait
11:51sur ces investisseurs
11:53qui s'intéressent
11:54à cette classe d'actifs
11:55parce que c'est une classe d'actifs
11:57qui leur permet
11:57d'avoir des rendements
11:58tout à fait significatifs.
11:59Nous sommes la classe d'actifs
12:03qui offre le meilleur
12:05couple rendement risque,
12:07mais aussi,
12:08c'est rapprocher
12:09l'épargnant des entreprises
12:11et je pense
12:12que c'est absolument majeur
12:13dans une période
12:14comme celle
12:14que nous vivons actuellement.
12:16On en parle beaucoup.
12:17Il ne faut absolument pas
12:18considérer
12:19qu'on va réussir
12:20à construire
12:21une France souveraine,
12:22solide
12:23en le faisant
12:25sans un lien très fort
12:27entre les épargnants
12:28et les entreprises.
12:28Et c'est une manière
12:29de rapprocher
12:30l'investisseur particulier
12:32de l'entreprise.
12:33L'épargnant,
12:33le citoyen français
12:34et l'entreprise.
12:37Donc, je pense que ça,
12:37c'est un point majeur.
12:39Alors, à côté de ça,
12:40il faut capitaliser là-dessus.
12:42Il faut que nous,
12:43nous avons un vrai rôle
12:44à jouer,
12:45un rôle également
12:45de pédagogie.
12:47Nous sommes des investisseurs
12:49qui ont travaillé
12:51pendant très longtemps
12:52avec des investisseurs
12:53institutionnels.
12:54Donc, les attentes
12:55des investisseurs institutionnels
12:56et les attentes
12:56des investisseurs privés,
12:58particuliers,
12:59retail,
12:59ne sont pas les mêmes,
13:01bien évidemment.
13:01Donc, c'est de notre rôle
13:04et de notre responsabilité
13:05de construire effectivement
13:06des produits
13:07qui répondent
13:08à leurs attentes
13:09notamment en termes
13:09de liquidités
13:10et en termes de,
13:12je ne vais pas parler
13:13de transparence véritablement,
13:15mais de pédagogie
13:16sur les informations
13:17que nous donnons.
13:18On ne donne pas
13:18la même information
13:20à quelqu'un
13:21qui dit...
13:21Sophistiqué,
13:22bien sûr.
13:22Donc, il faut que nous
13:24nous apprenions
13:24à communiquer aussi,
13:26nous,
13:26avec ces épargnants
13:28qui ont des attentes
13:30différentes,
13:30des compréhensions
13:31également du monde
13:32économique différent
13:33de celles que peuvent
13:35avoir des institutionnels.
13:36Ça confère une responsabilité
13:37aux acteurs du private equity.
13:38Ça confère une vraie responsabilité
13:39aux acteurs du private equity.
13:40Oui, oui.
13:41C'est transparence,
13:42pédagogie
13:43et quand je dis transparence,
13:44c'est faire l'effort
13:46de communiquer
13:46des informations
13:47qui sont claires
13:48pour l'épargnant
13:50du retail.
13:51On parle beaucoup
13:52dans vos métiers
13:52du skin in the game,
13:54l'alignement d'intérêts
13:55entre les GP
13:56et les LP,
13:57c'est le jargon
13:58du private equity.
13:59Déjà le jargon,
14:00le jargon.
14:01Arrêtons le jargon,
14:02très bien.
14:03Donc, entre les gérants
14:04et les actionnaires
14:05des fonds
14:05et les participants
14:07minoritaires,
14:09je veux dire,
14:09effectivement,
14:10l'alignement d'intérêts
14:10qu'on peut avoir
14:11entre un investisseur institutionnel
14:12et un gestionnaire
14:14d'actifs privés,
14:15on peut le conserver
14:16également
14:17quand le client
14:18est un client privé,
14:19est un client particulier,
14:20Sophie ?
14:21Tout à fait.
14:22Et je pense que
14:23ce qu'il faut construire,
14:24c'est véritablement
14:25un alignement d'intérêts
14:27à trois.
14:28C'est-à-dire que
14:28tout ce dont bénéficient
14:31les investisseurs
14:32institutionnels,
14:34il est clair
14:35qu'il est nécessaire
14:37également
14:37que l'investisseur particulier
14:39en bénéficie.
14:41Et loin de nous,
14:42l'idée qu'il n'en bénéficie.
14:43c'est que la grille de lecture
14:44n'est pas la même.
14:45J'entends.
14:46Donc,
14:46il faut construire
14:47une grille de lecture
14:48qui soit satisfaisante
14:50pour tous.
14:51Mais l'alignement d'intérêts,
14:52c'est vraiment ça,
14:53c'est mettre
14:53à la disposition
14:54de l'épargnant privé
14:56les mêmes performances,
14:58les mêmes accompagnements
14:59des entreprises
15:00que celles
15:01dont profitent
15:02les investisseurs
15:04traditionnels.
15:05et qu'il n'aura pas
15:07une satisfaction.
15:08Une dernière question
15:09sur la relation
15:11entre le monde
15:12du non-coté
15:12et le monde du côté.
15:14Je suis un peu
15:14entre les deux aujourd'hui,
15:15Sophie,
15:15pour dire les choses
15:17parce que de plus en plus
15:18je reçois des acteurs
15:19du non-coté
15:20mais je reste quand même
15:21très attaché
15:22au monde côté.
15:23J'aimerais bien
15:24que ces deux mondes
15:24se parlent.
15:25Alors,
15:25se parlent plus,
15:26j'en sais rien,
15:26mais se parlent peut-être
15:27un peu mieux.
15:27J'ai l'impression
15:28que ça reste une relation
15:30compliquée
15:30et ça amène le sujet
15:31des exits aussi
15:32qui est un vrai sujet
15:33pour le monde du private.
15:34Je rappelle,
15:34le concept du private
15:38écoutiste
15:38c'est que le capital
15:39doit tourner
15:39et à un moment
15:40pour faire tourner ce capital
15:41il faut qu'il y ait
15:41des chemins de sortie,
15:42des voies de sortie
15:43pour les investisseurs
15:45de la première heure
15:47j'ai envie de dire,
15:48Sophie.
15:49Quel est l'état
15:50des relations
15:50que vous dressez
15:51entre ces deux mondes
15:51aujourd'hui ?
15:52Merci pour ces questions.
15:54Il y a deux grandes questions.
15:56La relation
15:57entre le côté
16:00et le non-coté
16:01et également les exits.
16:03Tout d'abord
16:04sur la relation
16:05côté-non-coté
16:06moi je vais vous dire
16:08ce dont on a besoin
16:10c'est de ressources
16:11long terme
16:11pour les entreprises.
16:13D'où qu'elles viennent.
16:13D'où qu'elles viennent.
16:14Donc moi je suis favorable
16:15au développement
16:16du côté
16:17et au développement
16:17du non-coté.
16:21Les chefs d'entreprise
16:22ont besoin aussi
16:23qu'on leur offre
16:24plusieurs solutions
16:25à eux
16:26de choisir
16:27celle qui est
16:28la plus adaptée
16:29à la situation
16:29de leur entreprise
16:31à leur besoin.
16:32Les contraintes
16:33ne sont pas
16:33tout à fait les mêmes.
16:34Les objectifs poursuivis
16:36ne sont pas
16:36nécessairement les mêmes.
16:37Les intérêts aussi.
16:38Chacun fait son choix.
16:40On est partenaire
16:42du financement
16:43des entreprises
16:44sur le long terme.
16:46Et effectivement
16:46comme vous dites
16:47dans certains cas
16:49la bourse
16:50peut constituer
16:51un exit
16:52pour le premier equity.
16:53reste une bonne voie
16:55de sortie
16:56dans certains cas.
16:57Dans certains cas.
16:58Il faut des sociétés
16:59d'une taille
17:00suffisante.
17:02Une maturité particulière.
17:04J'entends.
17:04Dans certains cas.
17:05J'entends.
17:06On a vu aussi
17:07des entreprises
17:07aller en bourse
17:08trop tôt,
17:08trop vite
17:09et qui ne s'y sont pas retrouvées.
17:11Exactement.
17:11Donc je dis
17:12faisons attention
17:13de mettre
17:14les bonnes ressources
17:15en face des bons besoins.
17:17Et tout le monde
17:18sera très satisfait
17:19aussi bien le côté
17:20que le non côté.
17:21Sur le sujet
17:22des exits.
17:23Alors on parlait
17:25de la conjoncture actuelle.
17:27Je disais
17:27les chiffres
17:28effectivement
17:28du semestre précédent
17:29sont satisfaisants
17:31globalement.
17:33Un point d'attention
17:34je disais
17:34c'était le venture
17:35et l'autre point d'attention
17:36c'est les exits.
17:38Et moins on a
17:38de visibilité
17:39moins on va avoir
17:41de dynamisme
17:42dans les exits.
17:43Donc ça
17:43c'est vraiment
17:44le gros point d'attention
17:45les exits.
17:46Alors c'est pas
17:47l'indice Argos
17:48affiche des multiples
17:50qui baissent.
17:51plutôt
17:52mais c'est surtout
17:53la problématique
17:53du volume.
17:55Donc un vrai point d'attention
17:56pour la rentée
17:57pour 2025.
18:01Merci beaucoup Sophie.
18:02Sophie Patur
18:02la présidente de France Invest
18:03qui était avec nous
18:04invitée de cette édition spéciale
18:06depuis la REF
18:07Smart Bourse
18:08avec Bsmart for Change.
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