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  • il y a 6 mois
Pour conclure les universités d'été du Medef, l'organisation patronale reçoit Gabriel Attal, Jordan Bardella, Manuel Bompard, Bruno Retailleau, Fabien Roussel et Marine Tondelier. Le débat commence dans un contexte politique inédit qui donne à ces échanges un air de pré-présidentielles.

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Transcription
00:00Sur la retraite par capitalisation, moi je vais vous dire que je n'ai pas de tabou.
00:04Mais venir parler de retraite par capitalisation devant des chefs d'entreprise,
00:09c'est aussi assumer devant eux que c'est des cotisations supplémentaires.
00:12Ou alors que c'est de l'argent qui va en moins vers le régime général.
00:16Et donc, lorsque vous aurez trouvé un plan de transition vers le régime par capitalisation,
00:23alors il faudra le présenter parce qu'en toute humilité, sans avoir de tabou,
00:27la transition n'est pas simple.
00:28Et pour l'instant, de tous ceux qui parlent de retraite par capitalisation,
00:31encore une fois, moi je n'ai pas de tabou parce que je pense que dans un pays qui a un taux d'épargne très important,
00:35il faut qu'on réfléchisse à la façon, M. Attal, non pas de flécher ses capitaux vers l'Union Européenne,
00:42mais de les flécher vers les entreprises françaises.
00:44On pourrait continuer à débattre très longtemps et je pense que vous pouvez...
00:47Pardon, j'en viens juste sur des lignes qui sont, me semble-t-il,
00:51il y a des passerelles qui ont été naturellement évoquées sur le fait que la France avait des atouts.
00:55On a parlé de l'énergie nucléaire, le fait de pouvoir bénéficier d'un prix français de l'électricité,
00:59ça me semble indispensable.
01:00Mais il y a aussi deux modèles de société qui s'affrontent.
01:03Mon modèle de société, ce n'est pas le droit à la paresse.
01:06Je pense que la France, elle s'est construite sur l'idée du travail.
01:09Et donc si demain, on veut remettre le pays sur les rails,
01:12si demain, on veut relancer l'activité économique,
01:14alors il faut effectivement plus de liberté pour nos chefs d'entreprise,
01:17mais il faut aussi faire confiance à ceux qui travaillent.
01:19Et notre modèle social ne pourra pas être stable à l'avenir s'il est ouvert à la terre entière.
01:27Et donc quand on cherche des économies, moi je vais vous dire, ça me fait un petit peu mal,
01:31parce que quand on accueille 500 000 personnes chaque année dans notre pays,
01:35des visas de travail, c'est 50 000.
01:36Il y en a 450 000 autres qui rentrent dans notre pays.
01:39Que font-ils et qui payent ?
01:41Je voudrais que vous puissiez arriver à la confiance.
01:42Simplement parce que vous avez parlé de paresse et de travail,
01:46quand vous dites que vous voulez favoriser le travail.
01:48Vous vous opposez à ce que Rune Rotailleau appelait le décret à TAL,
01:51qui est la réforme de l'assurance chômage,
01:53que j'avais construite avec Catherine Vautrin quand j'étais Premier ministre,
01:55qui a été interrompue par la dissolution,
01:57qui est disponible, qui permet d'aligner les règles de l'assurance chômage française
02:01sur la moyenne des pays européens,
02:03pour, c'est vrai, inciter davantage à l'activité.
02:05Vous vous opposez à cette réforme.
02:07En tout cas, vous vous y opposiez encore il y a deux semaines.
02:08Est-ce que, quand vous dites qu'il faut inciter au travail, à l'activité,
02:12vous nous dites que vous avez changé d'avis
02:13et que finalement vous soutenez cette réforme de l'assurance chômage ?
02:16Ou est-ce que vous gardez votre position sur la réforme de l'assurance chômage ?
02:19Un dernier mot.
02:19Ce qui veut dire que vous n'êtes pas totalement cohérent.
02:20Votre réforme, elle fragilise surtout les cadres.
02:23Et moi, je pense que le problème dans notre pays,
02:25et l'un des indicateurs dont personne n'a parlé aujourd'hui,
02:28c'est que la productivité de l'économie française,
02:30entre 2017 et 2025, elle stagne.
02:33Et le sujet essentiel, c'est qu'il n'y a pas assez de gens
02:37qui, en quantité, travaillent dans notre pays.
02:39Il est anormal qu'alors que le premier emploi stable
02:42soit de 27 ans en Allemagne,
02:45qu'il soit de 23 ans en France,
02:46il faut pousser les jeunes plus tôt sur le marché du travail.
02:49Il faut mettre en place le collège modulaire.
02:51C'est une erreur que de considérer que toute une classe d'âge,
02:53que toute une génération,
02:54doit être poussée vers des Bac plus 5 à l'université.
02:58Parce que la réponse aussi aux besoins d'un d'oeuvre de nos entreprises,
03:02c'est de faire ce qui se fait en Allemagne ou en Suisse,
03:04c'est de mieux orienter plus tôt, plus jeune,
03:07et de revaloriser les métiers manuels.
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