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  • il y a 5 mois
A la une de cette édition, François Bayrou en opération kamikaze ! Perdu pour perdu, le premier ministre semble désormais en roue libre !

Nous reviendrons ensuite sur l'obstruction démocratique allemande alors que des candidats du parti AfD sont interdits de participer à des élections outre-Rhin.

Et enfin aux Etats-Unis, un duel au sommet semble s’engager entre le président Trump et l’empire de George Soros.

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Transcription
00:00Générique
00:00Madame, Monsieur, bonsoir à la une de cette édition.
00:16François Béroux en opération kamikaze perdu.
00:19Pour perdu, le Premier ministre semble désormais en roue libre.
00:22Nous reviendrons ensuite sur l'obstruction démocratique allemande
00:25alors que des candidats du parti AFD sont interdits de participer à des élections outre-Rhin.
00:31Et enfin, aux Etats-Unis, un duel au sommet semble s'engager
00:34entre le président Donald Trump et l'empire de George Soros.
00:42Béroux fait ses beaucoup.
00:44Le Premier ministre est allé expliquer sa démarche de vote de confiance à la télévision
00:48et s'est mis à table alors que son sort semble scellé.
00:51Et c'est sur ce bilan de la situation, ce constat de la situation,
00:57que les députés doivent voter.
00:59Et est-ce que cette situation est réelle ?
01:03Est-ce que c'est grave ?
01:07Et est-ce que c'est urgent ?
01:08Le Premier ministre entend faire voter les députés sur un constat,
01:12une pirouette un peu étrange,
01:14puisque quand bien même le constat serait partagé,
01:16cela n'empêcherait pas aux parlementaires de le démettre à l'occasion du vote du budget.
01:20Invité aux 20h de TF1 mercredi, François Béroux a néanmoins défendu son plan pour le budget 2026,
01:27se disant ouvert au dialogue et ferme sur la nécessité de réduire la dette.
01:32Il a néanmoins suscité des réactions virulentes des oppositions,
01:35après que Gilles Boulot lui a demandé pourquoi il n'avait pas consulté les responsables politiques durant l'été.
01:40Pourquoi ne l'avez-vous pas fait avant ?
01:42Parce qu'ils étaient en vacances.
01:44Mais ils avaient un numéro de téléphone, ils ont une adresse e-mail.
01:47Madame Le Pen dit qu'elle vous a écrit une lettre au mois de juillet à laquelle vous n'avez pas répondu.
01:51Écoutez, on ne va pas passer son temps à dire qu'est-ce que vous faisiez au mois d'août,
01:55parce qu'au mois d'août, ils étaient tous en vacances.
01:59Les socialistes et les écologistes disent également avoir envoyé des contre-projets
02:03et contacté le chef du gouvernement sans résultat.
02:06En jouant la carte de celui qui travaillait l'été,
02:09alors que les autres se seraient reposés l'arrêt dans le sable,
02:12François Béroux semble lui-même s'aborder le dialogue qu'il dit appelé de ses voeux.
02:16Il recevra les responsables qui veulent bien échanger avec lui à partir de lundi.
02:21Le RN a déjà annoncé qu'il se rendra à Matignon sans trop d'illusions.
02:24Mais les espoirs de François Béroux semblent plus se porter vers le parti socialiste.
02:29Et son ministre de l'aménagement du territoire, François Rebsamen,
02:32ancien grand ponte socialiste, en a appelé à une union allant de Bruno Retailleau jusqu'à Olivier Faure.
02:39Manuel Valls a lui prédit la disparition du PS en cas de chute du gouvernement.
02:44Pas sûr que les arguments de ces renégats aient un quelconque poids auprès du PS.
02:49François Béroux a par ailleurs tenu à mettre en garde
02:52contre ceux qui nient la gravité de la situation budgétaire
02:55ciblant indirectement les insoumis ainsi qu'une petite musique
02:59que l'on peut entendre ici et là dans les médias de gauche jusque dans la rédaction du Monde.
03:03Alors un certain nombre d'entre eux le nient.
03:06Un certain nombre d'entre eux dit non, il faut moins économiser.
03:11Il faut dépenser plus.
03:13Comme si le déficit duquel on va essayer de sortir n'était pas une menace.
03:18Une menace qui a gonflé au cours des huit années de macronisme auquel a collaboré François Béroux.
03:24Le chef du gouvernement a brandi la menace d'une hausse des taux d'intérêt
03:27qui pourtant dépendent de la BCE et pas du budget ou du gouvernement français.
03:32A mesure de sa prestation télévisée, François Béroux a joué son va-tout
03:35mis en même sur la carte du populiste d'extrême-centre, non sans un certain cynisme,
03:40en oscillant entre flatteries et critiques odieuses.
03:42On ne peut rien faire sans les français.
03:46On ne peut rien faire sans eux et on ne peut rien faire contre eux.
03:50Alors que tous les français pensent que les hommes politiques,
03:54ce qu'ils veulent c'est durer, c'est rester à leur place, c'est profiter des privilèges.
03:59Plus de 4 ans ministre, près de 20 ans député, élu local, assuré d'une retraite de plus de 14 000 euros,
04:06on ne peut pas dire que Béroux ait vraiment pris un risque en jouant sa place à Matignon.
04:10C'est finalement dans la confusion et dans la précipitation qu'a terminé l'entretien du Premier ministre
04:15qui s'en est pris aux retraités, aux gens de sa génération notamment,
04:19en attaquant, non sans une certaine démagogie, ce qu'ils nomment les boomers,
04:23dans une dernière ligne droite qui n'est pas sans rappeler le sketch des inconnus, l'heure de vérité.
04:28Et les premières victimes, c'est les plus jeunes des français, à qui on a réussi à faire croire.
04:33C'est eux qui sont les victimes, c'est eux qui devront payer la dette pendant toute leur vie.
04:37– Vous ne trouvez pas ça génial ? Tout ça pour le confort de certains partis politiques
04:43et pour le confort des boomers, comme on dit, qui de ce point de vue-là, considèrent que, ma foi, tout va très bien.
04:51– Vous savez, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, je vais vous montrer mon slip !
04:56– Ah non, non, non, non !
04:57– Non, parce que ça peut intéresser les français, n'est-ce pas ?
04:59– Un Premier ministre qui commence à déballer et à s'attaquer au segment électoral majoritaire
05:04ou comment s'y est la branche sur laquelle on s'assoit.
05:08Il se pourrait bien que dans les jours à venir, François Béroux, qui n'aura plus grand-chose à perdre,
05:12se mette un peu plus à table et nous gratifie de sortie à mi-chemin entre franchise du condamné et opportunisme.
05:18Si tout n'est pas perdu, la partie semble en tout cas bien mal engagée pour le chef du gouvernement.
05:23Mais derrière son échec, c'est aussi et surtout celui d'Emmanuel Macron,
05:26dont plusieurs personnalités politiques ont réclamé la démission,
05:30de Jean-Luc Mélenchon à Jordan Bardella,
05:32qui a exigé une dissolution ou une démission, en passant par Jean-François Copé.
05:40Donald Trump a accusé le milliardaire progressiste américain George Soros et son fils Alexander
05:45de déchirer l'Amérique en soutenant des manifestations violentes.
05:50L'influence néfaste du milliardaire prendra-t-elle fin ?
05:52Explication Édouard Chano.
05:54Soros et sa bande de psychopathes ont causé de graves dommages.
05:58Dans un message au vitriol, sur sa plateforme True Social,
06:02le président américain a estimé que des poursuites pénales
06:05devaient être engagées contre le milliardaire progressiste et son fils Alexander.
06:10En cause, leur soutien aux manifestations violentes partout aux Etats-Unis.
06:14Officiellement philanthrope, George Soros a personnellement versé 32 milliards de dollars
06:19depuis 1984 dans des causes progressistes dans plus de 100 pays,
06:25via sa fondation Société Ouverte.
06:27D'origine hongroise, juive, aujourd'hui haché de 95 ans,
06:31il a passé la main à son fils Alexander en 2023.
06:34Avec un budget annuel de 600 millions de dollars,
06:37la fondation promeut un agenda globaliste.
06:39Or, selon Donald Trump, les deux Soros devraient être poursuivis
06:43en vertu de la loi RICO visant les organisations corrompues
06:47et généralement utilisées pour inculper les membres de groupes criminels.
06:50Le président américain les accuse de soutenir des manifestations violentes
06:54à travers les Etats-Unis,
06:55déclarant que le milliardaire ne serait plus autorisé à déchirer l'Amérique.
06:59Fustigeant aussi leurs amis fous de la côte ouest,
07:02c'est-à-dire de Californie, le véritable bastion démocrate.
07:05En effet, en juin 2025, des manifestations contre les opérations
07:09des services fédéraux de lutte contre l'immigration illégale
07:12avaient dégénéré en émeutes, pillages et incendies criminels,
07:15entraînant des centaines d'arrestations et le déploiement de la garde nationale
07:19et même des marines en Californie.
07:22L'Open Society a publié un communiqué de presse niant les accusations.
07:26Pourtant, elle a en effet financé des groupes d'activistes,
07:29quelquefois violents, impliqués dans la mouvance radicale Black Lives Matter.
07:33Ainsi, les propos de Trump visant Soros semblent très justifiables,
07:37selon Grégoire Pupinck, qui dirige le Centre européen pour le droit et la justice
07:41et qui avait publié en 2020 et 2023 des rapports dénonçant l'entrisme de l'Open Society
07:47au sein de la Cour européenne des droits de l'homme.
07:49Voilà, donc je ne suis pas du tout surpris par la déclaration du président américain.
07:55La vision de George Soros, c'est d'utiliser son argent pour fonder des ONG
07:59et financer des ONG pour mener des campagnes d'influence.
08:04Il achète aussi des journaux et des médias pour mener des campagnes d'influence,
08:07pour mettre en place des gouvernements, pour fragiliser d'autres
08:10et pour pousser un certain nombre de lois et de réformes,
08:13ce qu'il parvient très bien à faire.
08:15Cette volonté, elle s'est très bien accordée avec les gouvernements démocrates américains,
08:21à tel point qu'on peut dire que l'Open Society était un partenaire
08:25de l'administration américaine démocrate dans sa politique européenne,
08:30et même plus encore.
08:31Maintenant, la politique de M. Trump, elle est maintenant divergente
08:34avec celle de l'Open Society, et donc nécessairement,
08:37il se retrouve non plus côte à côte, mais face à face.
08:41L'Open Society, pendant longtemps, a bénéficié d'une forme d'impunité.
08:44J'ai observé cela aux Nations Unies, j'ai observé cela à la Cour européenne dans l'Homme.
08:48Elle a pu aller très loin dans son financement des institutions,
08:51dans son financement que j'ai pu observer des experts des Nations Unies.
08:54Si le gouvernement américain décide d'ouvrir les dossiers de l'Open Society,
08:59c'est-à-dire décide de regarder comment l'Open Society a agi,
09:02ce qu'elle a fait, comment elle a dépensé son argent,
09:04à qui elle l'a donné, ça pourrait aller très loin.
09:06En Europe, l'Open Society est régulièrement pointée du doigt
09:10pour ses activités visant à déstabiliser des gouvernements,
09:14notamment en Hongrie, mais aussi en Ukraine ou en Georgie,
09:17ou encore pour avoir joué un rôle dans la crise migratoire,
09:19par son soutien à des ONG facilitant la venue d'immigrés illégaux.
09:23Depuis la chute du mur, elle finance l'éducation
09:25et façonne ainsi les esprits de futures élites dans les pays de l'ex-URSS.
09:29En 2015, l'Open Society a été désignée organisation indésirable en Russie
09:33et en 2018, le Premier ministre Viktor Orban a adopté une loi Stop Soros
09:38qui a contraint l'Open Society à cesser ses activités dans le pays.
09:42En avril 2024, le Kyrgyzstan a aussi légiféré contre les représentants étrangers,
09:47conduisant l'ONG Soros hors du pays.
09:49En France, la lutte contre la nébuleuse Soros est plus discrète et difficile.
09:53Grégoire Pupinck, qui dirige le Centre européen pour le droit et la justice,
09:56a remporté néanmoins une victoire, et non des moindres.
09:59C'est au terme d'une étude très approfondie sur 10 ans d'activité de la Cour européenne,
10:05sur 100 juges permanents de la Cour, que nous avons observé,
10:08et nous sommes arrivés à la conclusion,
10:09qu'à peu près un quart des juges de la Cour européenne de droit de l'homme
10:12proviennent d'ONG actives à la Cour,
10:16ce qui ne sont pas des magistrats de profession,
10:18mais plutôt des personnes issues des milieux d'avocats et des militantismes
10:22au sein et auprès des ONG.
10:24Et l'ensemble de ces 22 juges viennent d'ONG, financés par l'Open Society,
10:32et 11 d'entre eux sont eux-mêmes d'anciens salariés,
10:37d'anciens administrateurs de l'Open Society de Georges Soros.
10:39Donc il y avait vraiment une collusion très forte,
10:44qui résulte de la politique d'influence et d'entrisme de l'Open Society,
10:47qui vraiment est arrivée au sommet du pouvoir.
10:49Ces juges, une fois en place, ne se sont pas abtenus de trancher des affaires
10:54introduites ou soutenues par leur propre ONG.
10:58Et donc nous avons mis en lumière des dizaines et des dizaines de cas
11:01de conflits d'intérêts très graves,
11:02où même certains juges ont jugé des affaires,
11:05certains anciens de l'Open Society ont jugé des affaires
11:07introduites par leur propre ONG,
11:10alors même qu'ils étaient eux-mêmes encore dirigeants de ces ONG.
11:12Ainsi, sous la pression de Pupinck,
11:15la CEDH a modifié son règlement
11:17et depuis, aucun cas d'élection de juges Soros n'a été relevé.
11:21Mais aux Etats-Unis, en janvier 2025,
11:23juste avant que Donald Trump ne prenne ses fonctions dans le bureau Oval,
11:27son prédécesseur Joe Biden avait décerné à George Soros
11:29la prestigieuse médaille présidentielle de la liberté.
11:33Reste à savoir s'il sera incarcéré avec elle, sous l'air Trump.
11:36En Allemagne, plusieurs candidats du parti nationaliste AFD
11:43se sont vus refuser de pouvoir se présenter aux élections municipales.
11:47Une étape de plus dans le virage autoritaire de Berlin,
11:50le décryptage de Nicolas Delamberterie et de Lionel Ballon.
11:54Plusieurs candidats AFD aux élections municipales en Allemagne
11:58se sont vus purement et simplement interdits de se présenter
12:01par les commissions électorales.
12:03C'est notamment le cas de Joachim Paul,
12:05qui entendait se présenter à la mairie de Ludwigshafen,
12:09mais a vu sa candidature rejetée par la commission électorale.
12:12Tous les recours juridiques intentés par Joachim Paul
12:15ayant été rejetés, l'élection municipale se déroulera donc bien sans lui.
12:19La question de savoir si les déclarations et les positions de Joachim Paul
12:23suffisent réellement à l'exclure de la candidature
12:26ne pourra être tranchée qu'après les élections,
12:30lors d'une procédure de contrôle électorale.
12:33D'ici là, Joachim Paul est interdit de se présenter aux élections pour le poste de maire.
12:39Voici comment les faits se sont déroulés.
12:41Le maire de Ludwigshafen, Mme Jutta Steinruck,
12:44en sa qualité de superviseuse des élections, a lancé le processus.
12:48A la mi-juillet, elle a contacté le ministère de l'Intérieur de Rénani-Palatina
12:53et elle a demandé des informations à l'Office de protection de la Constitution
12:56à propos de Joachim Paul.
12:58L'agence de renseignement a fourni un document de 11 pages.
13:01Le Bureau pour la protection de la Constitution
13:04a récolté des propos et des écrits développés par Joachim Paul,
13:10ainsi que le nom de fréquentation dans les milieux nationalistes
13:14et de groupes qu'il a soutenus.
13:17L'Office de protection de la Constitution estime que Joachim Paul
13:21développe des thèses qui sont étroitement liées
13:24au concept de remigration développé par le chef du mouvement identitaire autrichien,
13:30Martin Sellner.
13:31Martin Sellner et ses partisans affirment que la remigration
13:35est un mouvement volontaire de population visant à quitter l'Allemagne.
13:39Cependant, les juges du tribunal administratif de Munich
13:44ont statué à l'été 2024 que cela ne peut pas être dit
13:49car ils considèrent que la rémigration est une expulsion
13:55et que le concept de Martin Sellner vise à expulser des millions de personnes d'Allemagne,
14:00y compris des citoyens allemands.
14:03Et le fait de discriminer des citoyens allemands par rapport à d'autres citoyens allemands
14:08est anti-constitutionnels.
14:11En clair, un panel de plus en plus large de candidats et d'opinions
14:15vont désormais se retrouver totalement exclus du champ démocratique,
14:19avec une interprétation toujours plus extensive
14:21des opinions susceptibles de contrevenir au principe de la loi fondamentale allemande.
14:26Il suffira donc demain d'exhumer un propos quelconque
14:29datant de plusieurs décennies pour justifier une telle mesure.
14:33Et cela sera sans doute d'autant plus facile
14:35que de façon légale et officielle,
14:38l'intégralité des cadres de l'AFD
14:40sont espionnés par les services de l'État
14:42au nom de la protection de la Constitution,
14:45comme au bon vieux temps de la Stasie en Allemagne de l'Est.
14:48Une évolution qui risque d'influencer lourdement
14:50non seulement la sincérité démocratique des scrutins,
14:54mais aussi la vie interne de l'AFD.
14:55L'exclusion de Joachim Paul de l'élection municipale
14:58pose un nouveau problème à l'AFD.
15:01En effet, cela crée un précédent,
15:03car d'autres personnes pourraient être exclues
15:05par des commissions électorales
15:07lors des élections de maires ailleurs dans le pays.
15:12Donc à partir de ce moment-là,
15:13l'AFD devra se demander
15:15si un candidat à une fonction publique
15:18n'est pas trop proche de la notion de remigration,
15:21si ces mesures visent les candidats au poste de maire,
15:25elles ne touchent pas les députés,
15:27tout simplement parce que les députés
15:28sont des représentants du peuple,
15:30alors que les maires sont considérés
15:32comme faisant partie de la fonction publique.
15:34La méthodologie employée
15:35et l'argumentaire déployée en Allemagne
15:38contre l'AFD
15:39ne sont pas sans rappeler les événements
15:41de la rocambolesque élection présidentielle roumaine
15:44de 2024-2025.
15:47On se souvient encore de la façon surréaliste
15:49dont le scrutin a été interrompu
15:52par le coup d'État de la Cour constitutionnelle
15:54le 6 décembre 2024,
15:56alors que le second tour avait déjà commencé
15:59et risquait fort de voir la victoire
16:01du candidat patriote surprise,
16:03Kaline Georgescu.
16:04On se souvient en revanche,
16:05moins que dès le premier tour
16:07de la première élection présidentielle,
16:10l'eurodéputée et ancienne sénatrice
16:12Diana Chochouaka
16:13avait été empêchée de se présenter
16:15à l'élection présidentielle,
16:17sous prétexte, selon la Cour constitutionnelle,
16:19que son programme envisageait une sortie
16:21de la Roumanie, de l'Union européenne et de l'OTAN.
16:23En clair, en Roumanie,
16:24on peut se présenter à des élections
16:26de seconde importance,
16:27mais pas aux élections majeures,
16:29si une partie du programme électoral
16:31est considérée comme non-conforme.
16:33Toutes ces violations gravissimes
16:34de l'ordre institutionnel et démocratique
16:36d'un État membre de l'Union européenne
16:38a été parfaitement approuvée par Bruxelles,
16:41d'habitude toujours si tatillonne,
16:42voire maniaque,
16:43pour chercher le moindre manquement
16:45au pseudo État de droit en Hongrie.
16:47Les Français auront également en tête
16:49les péripéties judiciaires
16:51rencontrées par Marine Le Pen,
16:52récemment condamnées
16:53à cinq années d'inéligibilité
16:55dans l'affaire des assistants
16:56du Parlement européen.
16:58Au-delà du dossier lui-même,
16:59on pourra constater que cette affaire,
17:01qui a démarré en début de l'année 2015,
17:04n'a connu son jugement
17:05de première instance
17:06que dix ans plus tard,
17:08ce qui laisse à tout le moins supposer
17:10une grossière manipulation
17:11de l'agenda judiciaire
17:13pour le faire coïncider
17:14avec un agenda, lui,
17:16beaucoup plus politique.
17:17Année après année,
17:18on voit ainsi se dessiner
17:20le visage hideux
17:21d'une Union européenne
17:22qui, de l'Allemagne à la Roumanie
17:24en passant par la France,
17:26ressemble de plus en plus
17:27au régime autoritaire
17:29qu'elle prétend combattre
17:30au nom de ses prétendues valeurs
17:31de liberté,
17:33de démocratie,
17:34mais aussi de prospérité.
17:35Les concepts qui ne cessent plus
17:37d'être répétés par nos dirigeants,
17:39tant ils n'ont plus
17:40aucune incarnation
17:41dans la réalité quotidienne
17:43de la majorité
17:44des citoyens européens.
17:49L'actualité en bref
17:50en France.
17:53La guerre des droites
17:54aura bien lieu.
17:55Éric Ciotti,
17:56député des Alpes-Maritimes
17:57et président de l'UDR,
17:59a officialisé mercredi
18:00sa candidature
18:00au municipal de 2026
18:02à Nice.
18:03Depuis la place Saint-Roch,
18:04il a promis
18:05de rassembler
18:05et d'offrir
18:06une nouvelle espérance
18:07aux Niçois,
18:08critiquant la gestion
18:09de Christian Estrosi,
18:10son ancien mentor,
18:11devenu rival.
18:12Éric Ciotti propose
18:13notamment d'annuler
18:14la hausse de 25%
18:15des impôts,
18:16d'installer des climatisations
18:17dans les écoles
18:18et de soutenir
18:19les aînés.
18:20Soutenu par le RN,
18:21il mise sur cette dynamique
18:22des législatives
18:23de 2024.
18:24Cependant,
18:24des enquêtes judiciaires,
18:25dont une pour détournement
18:26de fonds publics,
18:27pourraient contrarier
18:28sa campagne.
18:29Les municipales niçois
18:29s'annoncent
18:30comme un véritable combat mort
18:31car le perdant
18:32devrait probablement
18:33oublier
18:33toute ambition nationale.
18:35Parce que la politique
18:36est aussi affaire
18:37de symboles,
18:39je pense que nous devrons
18:40ouvrir le débat
18:41sur la devise
18:42inscrite au fronton
18:43du Panthéon
18:44aux grands hommes
18:45la patrie reconnaissante.
18:48Cette devise
18:49doit reconnaître
18:50explicitement
18:51la place
18:51de Marie Curie,
18:52Geneviève de Gaulle-Antonioz,
18:54Germaine Tillon,
18:55Simone Veil,
18:56Joséphine Becker
18:57et de toutes celles
18:58qui les suivront.
18:59Déconstruire le Panthéon,
19:01c'est l'ambition
19:01annoncée mercredi
19:02par le ministre de l'Éducation
19:03Elisabeth Borne
19:04lors de sa conférence de presse
19:05en amont
19:06de la rentrée scolaire.
19:07La personne qui doit
19:08redresser l'école en France
19:09n'a peut-être pas compris
19:10que l'expression
19:11« aux grands hommes »
19:12désigne le genre humain
19:13et pas seulement
19:14le sexe masculin.
19:15Mais peut-être
19:16qu'avec l'intelligence artificielle,
19:18Elisabeth Borne
19:18aura d'autres réflexions.
19:20Elle a annoncé
19:20que l'éducation nationale
19:21mettra à disposition
19:22des professeurs
19:23une intelligence artificielle
19:24destinée à les aider
19:25dans leur travail.
19:26Cet outil est censé
19:27faciliter la préparation
19:29des cours
19:29et l'analyse
19:30des difficultés
19:30des élèves.
19:31Elisabeth Borne précise
19:32que cela n'empêchera pas
19:33les élèves et enseignants
19:34de réfléchir
19:35et raisonner par eux-mêmes.
19:37On est rassuré.
19:39Plus de 2000 enfants
19:40sans domicile fixe
19:41dont 500 âgés
19:42de moins de 3 ans.
19:43C'est le constat posé
19:44jeudi par l'UNICEF France
19:45qui avait pourtant déjà
19:46sonné l'alarme
19:47dans un baromètre
19:47d'août 2024.
19:49L'organisation pointe
19:50une absence
19:50de volonté politique ferme
19:52pour mettre fin
19:52à cette situation
19:53alors que le nombre
19:54d'enfants sans abri
19:55a bondi de 30%
19:56par rapport à 2022.
19:58Notons que ces données
19:59sont peut-être
19:59en deçà de la réalité
20:00alors qu'elles ne comprennent
20:01pas les familles
20:02qui ont renoncé
20:03à joindre le 115.
20:04ni celles qui vivent
20:05en squat
20:05ou dans les bidonvilles.
20:07L'UNICEF France
20:07pointe la saturation
20:08des hébergements d'urgence.
20:10L'État ne peut pas non plus
20:11à la fois ouvrir
20:11les frontières
20:12et loger tout le monde.
20:14L'icône des féministes
20:15en prend un coup
20:16de plus.
20:17Dans un entretien
20:17donné au Télégrafe
20:18mercredi,
20:19Caroline Darian,
20:19la fille de Gisèle Pellicot,
20:21revient sur le traumatisme
20:22des viols de Mazan
20:23où son père,
20:24Dominique Pellicot,
20:25a drogué
20:25et livré sa mère
20:26à des agresseurs
20:27pendant 9 ans.
20:28Convaincue
20:29d'avoir elle aussi
20:30été abusée,
20:30Caroline a déposé plainte
20:32contre son père,
20:33s'appuyant sur des photos
20:34troublantes retrouvées
20:35sur son disque dur.
20:36Elle exprime sa douleur
20:37face au silence
20:37de son père
20:38qui nie les faits
20:39et son sentiment
20:40d'abandon
20:40par sa mère,
20:41Gisèle,
20:42qui refuse de la croire.
20:46L'actualité internationale
20:48en bref.
20:51La directrice
20:52des centres
20:53pour le contrôle
20:54et la prévention
20:54des maladies américains,
20:56Limogé,
20:57Suzanne Monares,
20:58a été remerciée
20:59le 27 août 2025
21:00sur fond de désaccord
21:01avec la politique
21:02vaccino-sceptique
21:03de l'administration Trump.
21:05Confirmée par le Sénat
21:06fin juillet,
21:07elle a refusé
21:08d'approuver des directives,
21:09les jugeants non scientifiques.
21:11Elle dénonce
21:12une attaque contre elle
21:13pour avoir privilégié
21:14la santé publique
21:15face à un agenda politique.
21:17Le ministre de la Santé,
21:18Robert Kennedy Jr.,
21:19a en effet Limogé
21:20des experts
21:21chargés des politiques vaccinales,
21:22restreint l'accès
21:23aux vaccins controversés
21:24à ARN messagers
21:25contre le Covid-19
21:27et réalisé des coupes
21:28dans les programmes
21:29de développement
21:29des nouveaux vaccins.
21:31Début août,
21:31l'agence, rappelons-le,
21:32a été la cible
21:33d'une attaque armée
21:34par un homme opposé
21:35au vaccin
21:35contre le Covid-19.
21:38Il l'a échappé belle.
21:39Mercredi,
21:39le président argentin
21:40Ravier Milei
21:41a été la cible
21:42de jets de pierre
21:43et de bouteilles
21:44par des manifestants
21:45dans la périphérie
21:45de Buenos Aires
21:46alors qu'il faisait campagne
21:48pour son parti
21:48en vue des législatives
21:49d'octobre.
21:50Indemme,
21:51il a été rapidement
21:52exfiltré
21:52par ses services
21:53de sécurité.
21:55Ce dernier a accusé
21:55les partisans
21:56de l'ex-présidente
21:57Christina Kirchner
21:58d'être à l'origine
21:59de cette violence
21:59qualifiée
22:00de kirchnerisme pur.
22:02Les manifestants
22:02protestaient
22:03contre une supposée
22:04affaire de corruption
22:05impliquant
22:06Karina Milei,
22:07sœur du président,
22:08accusée de détournement
22:09de fonds
22:10destinés aux personnes
22:10handicapées.
22:11Une bousculade
22:12à suivi
22:13blessant légèrement
22:13une partisane
22:14de Milei.
22:15Le président argentin
22:16a dénoncé
22:16des mensonges
22:17et promis
22:17des poursuites judiciaires.
22:19Ce scandale
22:19met à l'épreuve
22:20la popularité
22:20du président
22:21qui mise
22:21sur ses succès
22:22économiques
22:22malgré des coupes
22:23sévères
22:24dans les aides sociales
22:25pour les élections
22:25du 26 octobre.
22:27L'idéologie trans
22:28tue.
22:29Mercredi matin
22:30à Minneapolis
22:30aux Etats-Unis
22:31une fusillade
22:33dans une église
22:33a provoqué
22:34la mort
22:34de deux enfants
22:35de 8 à 10 ans
22:35ainsi que 17 blessés.
22:37Ils assistaient
22:38à la messe
22:38pour le début
22:39de la rentrée scolaire
22:40dans l'école
22:40attenante à l'église.
22:42Le tueur
22:42qui s'est suicidé
22:43après son crime
22:43âgé de 23 ans
22:44est un individu
22:45du nom de Robert Westman
22:47se faisant appeler Robin.
22:48Après sa transition
22:49de genre
22:50sur ses vidéos YouTube,
22:51les enquêteurs
22:52ont trouvé de nombreux
22:52symboles sataniques,
22:54des représentations hostiles
22:55envers le christianisme
22:56ainsi que des images
22:57représentant un fusil
22:58d'assaut kalachnikov
22:59sur fond de drapeau LGBT.
23:01Un plan de l'église
23:02et de l'école
23:02ont été retrouvés
23:03laissant penser
23:04à un crime prémédité.
23:05Une enquête
23:06a été ouverte
23:06pour actes terroristes
23:07et crimes de haine
23:08visant les catholiques.
23:10Les japonais
23:11entendent bien rester
23:12chez eux.
23:12Tokyo noue de plus en plus
23:13de partenariats
23:14avec les pays africains.
23:16Quatre localités japonaises
23:17ont été désignées
23:18comme villes d'accueil
23:19pour nouer des contacts
23:20plus étroits
23:20avec le Mozambique,
23:22le Nigeria,
23:22le Ghana et la Tanzanie.
23:24Mais le ministère
23:24des Affaires étrangères
23:25japonais s'est empressé
23:26de démentir une rumeur
23:28sur des visas spéciaux
23:29accordés aux ressortissants
23:30de ces pays
23:31se heurtant aux réticences
23:32des japonais.
23:36Ce soir immédiat
23:38et sur la chaîne YouTube
23:39Formacourt de TVL
23:40l'avocat Gilbert Collard.
23:42C'est la fin de cette édition.
23:43Merci de votre fidélité.
23:45À vendredi.
23:50Sous-titrage Société Radio-Canada
23:54Sous-titrage Société Radio-Canada
24:02Sous-titrage Société Radio-Canada
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