- il y a 5 mois
A la une de cette édition, François Bayrou en opération kamikaze ! Perdu pour perdu, le premier ministre semble désormais en roue libre !
Nous reviendrons ensuite sur l'obstruction démocratique allemande alors que des candidats du parti AfD sont interdits de participer à des élections outre-Rhin.
Et enfin aux Etats-Unis, un duel au sommet semble s’engager entre le président Trump et l’empire de George Soros.
Nous reviendrons ensuite sur l'obstruction démocratique allemande alors que des candidats du parti AfD sont interdits de participer à des élections outre-Rhin.
Et enfin aux Etats-Unis, un duel au sommet semble s’engager entre le président Trump et l’empire de George Soros.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Générique
00:00Madame, Monsieur, bonsoir à la une de cette édition.
00:16François Béroux en opération kamikaze perdu.
00:19Pour perdu, le Premier ministre semble désormais en roue libre.
00:22Nous reviendrons ensuite sur l'obstruction démocratique allemande
00:25alors que des candidats du parti AFD sont interdits de participer à des élections outre-Rhin.
00:31Et enfin, aux Etats-Unis, un duel au sommet semble s'engager
00:34entre le président Donald Trump et l'empire de George Soros.
00:42Béroux fait ses beaucoup.
00:44Le Premier ministre est allé expliquer sa démarche de vote de confiance à la télévision
00:48et s'est mis à table alors que son sort semble scellé.
00:51Et c'est sur ce bilan de la situation, ce constat de la situation,
00:57que les députés doivent voter.
00:59Et est-ce que cette situation est réelle ?
01:03Est-ce que c'est grave ?
01:07Et est-ce que c'est urgent ?
01:08Le Premier ministre entend faire voter les députés sur un constat,
01:12une pirouette un peu étrange,
01:14puisque quand bien même le constat serait partagé,
01:16cela n'empêcherait pas aux parlementaires de le démettre à l'occasion du vote du budget.
01:20Invité aux 20h de TF1 mercredi, François Béroux a néanmoins défendu son plan pour le budget 2026,
01:27se disant ouvert au dialogue et ferme sur la nécessité de réduire la dette.
01:32Il a néanmoins suscité des réactions virulentes des oppositions,
01:35après que Gilles Boulot lui a demandé pourquoi il n'avait pas consulté les responsables politiques durant l'été.
01:40Pourquoi ne l'avez-vous pas fait avant ?
01:42Parce qu'ils étaient en vacances.
01:44Mais ils avaient un numéro de téléphone, ils ont une adresse e-mail.
01:47Madame Le Pen dit qu'elle vous a écrit une lettre au mois de juillet à laquelle vous n'avez pas répondu.
01:51Écoutez, on ne va pas passer son temps à dire qu'est-ce que vous faisiez au mois d'août,
01:55parce qu'au mois d'août, ils étaient tous en vacances.
01:59Les socialistes et les écologistes disent également avoir envoyé des contre-projets
02:03et contacté le chef du gouvernement sans résultat.
02:06En jouant la carte de celui qui travaillait l'été,
02:09alors que les autres se seraient reposés l'arrêt dans le sable,
02:12François Béroux semble lui-même s'aborder le dialogue qu'il dit appelé de ses voeux.
02:16Il recevra les responsables qui veulent bien échanger avec lui à partir de lundi.
02:21Le RN a déjà annoncé qu'il se rendra à Matignon sans trop d'illusions.
02:24Mais les espoirs de François Béroux semblent plus se porter vers le parti socialiste.
02:29Et son ministre de l'aménagement du territoire, François Rebsamen,
02:32ancien grand ponte socialiste, en a appelé à une union allant de Bruno Retailleau jusqu'à Olivier Faure.
02:39Manuel Valls a lui prédit la disparition du PS en cas de chute du gouvernement.
02:44Pas sûr que les arguments de ces renégats aient un quelconque poids auprès du PS.
02:49François Béroux a par ailleurs tenu à mettre en garde
02:52contre ceux qui nient la gravité de la situation budgétaire
02:55ciblant indirectement les insoumis ainsi qu'une petite musique
02:59que l'on peut entendre ici et là dans les médias de gauche jusque dans la rédaction du Monde.
03:03Alors un certain nombre d'entre eux le nient.
03:06Un certain nombre d'entre eux dit non, il faut moins économiser.
03:11Il faut dépenser plus.
03:13Comme si le déficit duquel on va essayer de sortir n'était pas une menace.
03:18Une menace qui a gonflé au cours des huit années de macronisme auquel a collaboré François Béroux.
03:24Le chef du gouvernement a brandi la menace d'une hausse des taux d'intérêt
03:27qui pourtant dépendent de la BCE et pas du budget ou du gouvernement français.
03:32A mesure de sa prestation télévisée, François Béroux a joué son va-tout
03:35mis en même sur la carte du populiste d'extrême-centre, non sans un certain cynisme,
03:40en oscillant entre flatteries et critiques odieuses.
03:42On ne peut rien faire sans les français.
03:46On ne peut rien faire sans eux et on ne peut rien faire contre eux.
03:50Alors que tous les français pensent que les hommes politiques,
03:54ce qu'ils veulent c'est durer, c'est rester à leur place, c'est profiter des privilèges.
03:59Plus de 4 ans ministre, près de 20 ans député, élu local, assuré d'une retraite de plus de 14 000 euros,
04:06on ne peut pas dire que Béroux ait vraiment pris un risque en jouant sa place à Matignon.
04:10C'est finalement dans la confusion et dans la précipitation qu'a terminé l'entretien du Premier ministre
04:15qui s'en est pris aux retraités, aux gens de sa génération notamment,
04:19en attaquant, non sans une certaine démagogie, ce qu'ils nomment les boomers,
04:23dans une dernière ligne droite qui n'est pas sans rappeler le sketch des inconnus, l'heure de vérité.
04:28Et les premières victimes, c'est les plus jeunes des français, à qui on a réussi à faire croire.
04:33C'est eux qui sont les victimes, c'est eux qui devront payer la dette pendant toute leur vie.
04:37– Vous ne trouvez pas ça génial ? Tout ça pour le confort de certains partis politiques
04:43et pour le confort des boomers, comme on dit, qui de ce point de vue-là, considèrent que, ma foi, tout va très bien.
04:51– Vous savez, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, je vais vous montrer mon slip !
04:56– Ah non, non, non, non !
04:57– Non, parce que ça peut intéresser les français, n'est-ce pas ?
04:59– Un Premier ministre qui commence à déballer et à s'attaquer au segment électoral majoritaire
05:04ou comment s'y est la branche sur laquelle on s'assoit.
05:08Il se pourrait bien que dans les jours à venir, François Béroux, qui n'aura plus grand-chose à perdre,
05:12se mette un peu plus à table et nous gratifie de sortie à mi-chemin entre franchise du condamné et opportunisme.
05:18Si tout n'est pas perdu, la partie semble en tout cas bien mal engagée pour le chef du gouvernement.
05:23Mais derrière son échec, c'est aussi et surtout celui d'Emmanuel Macron,
05:26dont plusieurs personnalités politiques ont réclamé la démission,
05:30de Jean-Luc Mélenchon à Jordan Bardella,
05:32qui a exigé une dissolution ou une démission, en passant par Jean-François Copé.
05:40Donald Trump a accusé le milliardaire progressiste américain George Soros et son fils Alexander
05:45de déchirer l'Amérique en soutenant des manifestations violentes.
05:50L'influence néfaste du milliardaire prendra-t-elle fin ?
05:52Explication Édouard Chano.
05:54Soros et sa bande de psychopathes ont causé de graves dommages.
05:58Dans un message au vitriol, sur sa plateforme True Social,
06:02le président américain a estimé que des poursuites pénales
06:05devaient être engagées contre le milliardaire progressiste et son fils Alexander.
06:10En cause, leur soutien aux manifestations violentes partout aux Etats-Unis.
06:14Officiellement philanthrope, George Soros a personnellement versé 32 milliards de dollars
06:19depuis 1984 dans des causes progressistes dans plus de 100 pays,
06:25via sa fondation Société Ouverte.
06:27D'origine hongroise, juive, aujourd'hui haché de 95 ans,
06:31il a passé la main à son fils Alexander en 2023.
06:34Avec un budget annuel de 600 millions de dollars,
06:37la fondation promeut un agenda globaliste.
06:39Or, selon Donald Trump, les deux Soros devraient être poursuivis
06:43en vertu de la loi RICO visant les organisations corrompues
06:47et généralement utilisées pour inculper les membres de groupes criminels.
06:50Le président américain les accuse de soutenir des manifestations violentes
06:54à travers les Etats-Unis,
06:55déclarant que le milliardaire ne serait plus autorisé à déchirer l'Amérique.
06:59Fustigeant aussi leurs amis fous de la côte ouest,
07:02c'est-à-dire de Californie, le véritable bastion démocrate.
07:05En effet, en juin 2025, des manifestations contre les opérations
07:09des services fédéraux de lutte contre l'immigration illégale
07:12avaient dégénéré en émeutes, pillages et incendies criminels,
07:15entraînant des centaines d'arrestations et le déploiement de la garde nationale
07:19et même des marines en Californie.
07:22L'Open Society a publié un communiqué de presse niant les accusations.
07:26Pourtant, elle a en effet financé des groupes d'activistes,
07:29quelquefois violents, impliqués dans la mouvance radicale Black Lives Matter.
07:33Ainsi, les propos de Trump visant Soros semblent très justifiables,
07:37selon Grégoire Pupinck, qui dirige le Centre européen pour le droit et la justice
07:41et qui avait publié en 2020 et 2023 des rapports dénonçant l'entrisme de l'Open Society
07:47au sein de la Cour européenne des droits de l'homme.
07:49Voilà, donc je ne suis pas du tout surpris par la déclaration du président américain.
07:55La vision de George Soros, c'est d'utiliser son argent pour fonder des ONG
07:59et financer des ONG pour mener des campagnes d'influence.
08:04Il achète aussi des journaux et des médias pour mener des campagnes d'influence,
08:07pour mettre en place des gouvernements, pour fragiliser d'autres
08:10et pour pousser un certain nombre de lois et de réformes,
08:13ce qu'il parvient très bien à faire.
08:15Cette volonté, elle s'est très bien accordée avec les gouvernements démocrates américains,
08:21à tel point qu'on peut dire que l'Open Society était un partenaire
08:25de l'administration américaine démocrate dans sa politique européenne,
08:30et même plus encore.
08:31Maintenant, la politique de M. Trump, elle est maintenant divergente
08:34avec celle de l'Open Society, et donc nécessairement,
08:37il se retrouve non plus côte à côte, mais face à face.
08:41L'Open Society, pendant longtemps, a bénéficié d'une forme d'impunité.
08:44J'ai observé cela aux Nations Unies, j'ai observé cela à la Cour européenne dans l'Homme.
08:48Elle a pu aller très loin dans son financement des institutions,
08:51dans son financement que j'ai pu observer des experts des Nations Unies.
08:54Si le gouvernement américain décide d'ouvrir les dossiers de l'Open Society,
08:59c'est-à-dire décide de regarder comment l'Open Society a agi,
09:02ce qu'elle a fait, comment elle a dépensé son argent,
09:04à qui elle l'a donné, ça pourrait aller très loin.
09:06En Europe, l'Open Society est régulièrement pointée du doigt
09:10pour ses activités visant à déstabiliser des gouvernements,
09:14notamment en Hongrie, mais aussi en Ukraine ou en Georgie,
09:17ou encore pour avoir joué un rôle dans la crise migratoire,
09:19par son soutien à des ONG facilitant la venue d'immigrés illégaux.
09:23Depuis la chute du mur, elle finance l'éducation
09:25et façonne ainsi les esprits de futures élites dans les pays de l'ex-URSS.
09:29En 2015, l'Open Society a été désignée organisation indésirable en Russie
09:33et en 2018, le Premier ministre Viktor Orban a adopté une loi Stop Soros
09:38qui a contraint l'Open Society à cesser ses activités dans le pays.
09:42En avril 2024, le Kyrgyzstan a aussi légiféré contre les représentants étrangers,
09:47conduisant l'ONG Soros hors du pays.
09:49En France, la lutte contre la nébuleuse Soros est plus discrète et difficile.
09:53Grégoire Pupinck, qui dirige le Centre européen pour le droit et la justice,
09:56a remporté néanmoins une victoire, et non des moindres.
09:59C'est au terme d'une étude très approfondie sur 10 ans d'activité de la Cour européenne,
10:05sur 100 juges permanents de la Cour, que nous avons observé,
10:08et nous sommes arrivés à la conclusion,
10:09qu'à peu près un quart des juges de la Cour européenne de droit de l'homme
10:12proviennent d'ONG actives à la Cour,
10:16ce qui ne sont pas des magistrats de profession,
10:18mais plutôt des personnes issues des milieux d'avocats et des militantismes
10:22au sein et auprès des ONG.
10:24Et l'ensemble de ces 22 juges viennent d'ONG, financés par l'Open Society,
10:32et 11 d'entre eux sont eux-mêmes d'anciens salariés,
10:37d'anciens administrateurs de l'Open Society de Georges Soros.
10:39Donc il y avait vraiment une collusion très forte,
10:44qui résulte de la politique d'influence et d'entrisme de l'Open Society,
10:47qui vraiment est arrivée au sommet du pouvoir.
10:49Ces juges, une fois en place, ne se sont pas abtenus de trancher des affaires
10:54introduites ou soutenues par leur propre ONG.
10:58Et donc nous avons mis en lumière des dizaines et des dizaines de cas
11:01de conflits d'intérêts très graves,
11:02où même certains juges ont jugé des affaires,
11:05certains anciens de l'Open Society ont jugé des affaires
11:07introduites par leur propre ONG,
11:10alors même qu'ils étaient eux-mêmes encore dirigeants de ces ONG.
11:12Ainsi, sous la pression de Pupinck,
11:15la CEDH a modifié son règlement
11:17et depuis, aucun cas d'élection de juges Soros n'a été relevé.
11:21Mais aux Etats-Unis, en janvier 2025,
11:23juste avant que Donald Trump ne prenne ses fonctions dans le bureau Oval,
11:27son prédécesseur Joe Biden avait décerné à George Soros
11:29la prestigieuse médaille présidentielle de la liberté.
11:33Reste à savoir s'il sera incarcéré avec elle, sous l'air Trump.
11:36En Allemagne, plusieurs candidats du parti nationaliste AFD
11:43se sont vus refuser de pouvoir se présenter aux élections municipales.
11:47Une étape de plus dans le virage autoritaire de Berlin,
11:50le décryptage de Nicolas Delamberterie et de Lionel Ballon.
11:54Plusieurs candidats AFD aux élections municipales en Allemagne
11:58se sont vus purement et simplement interdits de se présenter
12:01par les commissions électorales.
12:03C'est notamment le cas de Joachim Paul,
12:05qui entendait se présenter à la mairie de Ludwigshafen,
12:09mais a vu sa candidature rejetée par la commission électorale.
12:12Tous les recours juridiques intentés par Joachim Paul
12:15ayant été rejetés, l'élection municipale se déroulera donc bien sans lui.
12:19La question de savoir si les déclarations et les positions de Joachim Paul
12:23suffisent réellement à l'exclure de la candidature
12:26ne pourra être tranchée qu'après les élections,
12:30lors d'une procédure de contrôle électorale.
12:33D'ici là, Joachim Paul est interdit de se présenter aux élections pour le poste de maire.
12:39Voici comment les faits se sont déroulés.
12:41Le maire de Ludwigshafen, Mme Jutta Steinruck,
12:44en sa qualité de superviseuse des élections, a lancé le processus.
12:48A la mi-juillet, elle a contacté le ministère de l'Intérieur de Rénani-Palatina
12:53et elle a demandé des informations à l'Office de protection de la Constitution
12:56à propos de Joachim Paul.
12:58L'agence de renseignement a fourni un document de 11 pages.
13:01Le Bureau pour la protection de la Constitution
13:04a récolté des propos et des écrits développés par Joachim Paul,
13:10ainsi que le nom de fréquentation dans les milieux nationalistes
13:14et de groupes qu'il a soutenus.
13:17L'Office de protection de la Constitution estime que Joachim Paul
13:21développe des thèses qui sont étroitement liées
13:24au concept de remigration développé par le chef du mouvement identitaire autrichien,
13:30Martin Sellner.
13:31Martin Sellner et ses partisans affirment que la remigration
13:35est un mouvement volontaire de population visant à quitter l'Allemagne.
13:39Cependant, les juges du tribunal administratif de Munich
13:44ont statué à l'été 2024 que cela ne peut pas être dit
13:49car ils considèrent que la rémigration est une expulsion
13:55et que le concept de Martin Sellner vise à expulser des millions de personnes d'Allemagne,
14:00y compris des citoyens allemands.
14:03Et le fait de discriminer des citoyens allemands par rapport à d'autres citoyens allemands
14:08est anti-constitutionnels.
14:11En clair, un panel de plus en plus large de candidats et d'opinions
14:15vont désormais se retrouver totalement exclus du champ démocratique,
14:19avec une interprétation toujours plus extensive
14:21des opinions susceptibles de contrevenir au principe de la loi fondamentale allemande.
14:26Il suffira donc demain d'exhumer un propos quelconque
14:29datant de plusieurs décennies pour justifier une telle mesure.
14:33Et cela sera sans doute d'autant plus facile
14:35que de façon légale et officielle,
14:38l'intégralité des cadres de l'AFD
14:40sont espionnés par les services de l'État
14:42au nom de la protection de la Constitution,
14:45comme au bon vieux temps de la Stasie en Allemagne de l'Est.
14:48Une évolution qui risque d'influencer lourdement
14:50non seulement la sincérité démocratique des scrutins,
14:54mais aussi la vie interne de l'AFD.
14:55L'exclusion de Joachim Paul de l'élection municipale
14:58pose un nouveau problème à l'AFD.
15:01En effet, cela crée un précédent,
15:03car d'autres personnes pourraient être exclues
15:05par des commissions électorales
15:07lors des élections de maires ailleurs dans le pays.
15:12Donc à partir de ce moment-là,
15:13l'AFD devra se demander
15:15si un candidat à une fonction publique
15:18n'est pas trop proche de la notion de remigration,
15:21si ces mesures visent les candidats au poste de maire,
15:25elles ne touchent pas les députés,
15:27tout simplement parce que les députés
15:28sont des représentants du peuple,
15:30alors que les maires sont considérés
15:32comme faisant partie de la fonction publique.
15:34La méthodologie employée
15:35et l'argumentaire déployée en Allemagne
15:38contre l'AFD
15:39ne sont pas sans rappeler les événements
15:41de la rocambolesque élection présidentielle roumaine
15:44de 2024-2025.
15:47On se souvient encore de la façon surréaliste
15:49dont le scrutin a été interrompu
15:52par le coup d'État de la Cour constitutionnelle
15:54le 6 décembre 2024,
15:56alors que le second tour avait déjà commencé
15:59et risquait fort de voir la victoire
16:01du candidat patriote surprise,
16:03Kaline Georgescu.
16:04On se souvient en revanche,
16:05moins que dès le premier tour
16:07de la première élection présidentielle,
16:10l'eurodéputée et ancienne sénatrice
16:12Diana Chochouaka
16:13avait été empêchée de se présenter
16:15à l'élection présidentielle,
16:17sous prétexte, selon la Cour constitutionnelle,
16:19que son programme envisageait une sortie
16:21de la Roumanie, de l'Union européenne et de l'OTAN.
16:23En clair, en Roumanie,
16:24on peut se présenter à des élections
16:26de seconde importance,
16:27mais pas aux élections majeures,
16:29si une partie du programme électoral
16:31est considérée comme non-conforme.
16:33Toutes ces violations gravissimes
16:34de l'ordre institutionnel et démocratique
16:36d'un État membre de l'Union européenne
16:38a été parfaitement approuvée par Bruxelles,
16:41d'habitude toujours si tatillonne,
16:42voire maniaque,
16:43pour chercher le moindre manquement
16:45au pseudo État de droit en Hongrie.
16:47Les Français auront également en tête
16:49les péripéties judiciaires
16:51rencontrées par Marine Le Pen,
16:52récemment condamnées
16:53à cinq années d'inéligibilité
16:55dans l'affaire des assistants
16:56du Parlement européen.
16:58Au-delà du dossier lui-même,
16:59on pourra constater que cette affaire,
17:01qui a démarré en début de l'année 2015,
17:04n'a connu son jugement
17:05de première instance
17:06que dix ans plus tard,
17:08ce qui laisse à tout le moins supposer
17:10une grossière manipulation
17:11de l'agenda judiciaire
17:13pour le faire coïncider
17:14avec un agenda, lui,
17:16beaucoup plus politique.
17:17Année après année,
17:18on voit ainsi se dessiner
17:20le visage hideux
17:21d'une Union européenne
17:22qui, de l'Allemagne à la Roumanie
17:24en passant par la France,
17:26ressemble de plus en plus
17:27au régime autoritaire
17:29qu'elle prétend combattre
17:30au nom de ses prétendues valeurs
17:31de liberté,
17:33de démocratie,
17:34mais aussi de prospérité.
17:35Les concepts qui ne cessent plus
17:37d'être répétés par nos dirigeants,
17:39tant ils n'ont plus
17:40aucune incarnation
17:41dans la réalité quotidienne
17:43de la majorité
17:44des citoyens européens.
17:49L'actualité en bref
17:50en France.
17:53La guerre des droites
17:54aura bien lieu.
17:55Éric Ciotti,
17:56député des Alpes-Maritimes
17:57et président de l'UDR,
17:59a officialisé mercredi
18:00sa candidature
18:00au municipal de 2026
18:02à Nice.
18:03Depuis la place Saint-Roch,
18:04il a promis
18:05de rassembler
18:05et d'offrir
18:06une nouvelle espérance
18:07aux Niçois,
18:08critiquant la gestion
18:09de Christian Estrosi,
18:10son ancien mentor,
18:11devenu rival.
18:12Éric Ciotti propose
18:13notamment d'annuler
18:14la hausse de 25%
18:15des impôts,
18:16d'installer des climatisations
18:17dans les écoles
18:18et de soutenir
18:19les aînés.
18:20Soutenu par le RN,
18:21il mise sur cette dynamique
18:22des législatives
18:23de 2024.
18:24Cependant,
18:24des enquêtes judiciaires,
18:25dont une pour détournement
18:26de fonds publics,
18:27pourraient contrarier
18:28sa campagne.
18:29Les municipales niçois
18:29s'annoncent
18:30comme un véritable combat mort
18:31car le perdant
18:32devrait probablement
18:33oublier
18:33toute ambition nationale.
18:35Parce que la politique
18:36est aussi affaire
18:37de symboles,
18:39je pense que nous devrons
18:40ouvrir le débat
18:41sur la devise
18:42inscrite au fronton
18:43du Panthéon
18:44aux grands hommes
18:45la patrie reconnaissante.
18:48Cette devise
18:49doit reconnaître
18:50explicitement
18:51la place
18:51de Marie Curie,
18:52Geneviève de Gaulle-Antonioz,
18:54Germaine Tillon,
18:55Simone Veil,
18:56Joséphine Becker
18:57et de toutes celles
18:58qui les suivront.
18:59Déconstruire le Panthéon,
19:01c'est l'ambition
19:01annoncée mercredi
19:02par le ministre de l'Éducation
19:03Elisabeth Borne
19:04lors de sa conférence de presse
19:05en amont
19:06de la rentrée scolaire.
19:07La personne qui doit
19:08redresser l'école en France
19:09n'a peut-être pas compris
19:10que l'expression
19:11« aux grands hommes »
19:12désigne le genre humain
19:13et pas seulement
19:14le sexe masculin.
19:15Mais peut-être
19:16qu'avec l'intelligence artificielle,
19:18Elisabeth Borne
19:18aura d'autres réflexions.
19:20Elle a annoncé
19:20que l'éducation nationale
19:21mettra à disposition
19:22des professeurs
19:23une intelligence artificielle
19:24destinée à les aider
19:25dans leur travail.
19:26Cet outil est censé
19:27faciliter la préparation
19:29des cours
19:29et l'analyse
19:30des difficultés
19:30des élèves.
19:31Elisabeth Borne précise
19:32que cela n'empêchera pas
19:33les élèves et enseignants
19:34de réfléchir
19:35et raisonner par eux-mêmes.
19:37On est rassuré.
19:39Plus de 2000 enfants
19:40sans domicile fixe
19:41dont 500 âgés
19:42de moins de 3 ans.
19:43C'est le constat posé
19:44jeudi par l'UNICEF France
19:45qui avait pourtant déjà
19:46sonné l'alarme
19:47dans un baromètre
19:47d'août 2024.
19:49L'organisation pointe
19:50une absence
19:50de volonté politique ferme
19:52pour mettre fin
19:52à cette situation
19:53alors que le nombre
19:54d'enfants sans abri
19:55a bondi de 30%
19:56par rapport à 2022.
19:58Notons que ces données
19:59sont peut-être
19:59en deçà de la réalité
20:00alors qu'elles ne comprennent
20:01pas les familles
20:02qui ont renoncé
20:03à joindre le 115.
20:04ni celles qui vivent
20:05en squat
20:05ou dans les bidonvilles.
20:07L'UNICEF France
20:07pointe la saturation
20:08des hébergements d'urgence.
20:10L'État ne peut pas non plus
20:11à la fois ouvrir
20:11les frontières
20:12et loger tout le monde.
20:14L'icône des féministes
20:15en prend un coup
20:16de plus.
20:17Dans un entretien
20:17donné au Télégrafe
20:18mercredi,
20:19Caroline Darian,
20:19la fille de Gisèle Pellicot,
20:21revient sur le traumatisme
20:22des viols de Mazan
20:23où son père,
20:24Dominique Pellicot,
20:25a drogué
20:25et livré sa mère
20:26à des agresseurs
20:27pendant 9 ans.
20:28Convaincue
20:29d'avoir elle aussi
20:30été abusée,
20:30Caroline a déposé plainte
20:32contre son père,
20:33s'appuyant sur des photos
20:34troublantes retrouvées
20:35sur son disque dur.
20:36Elle exprime sa douleur
20:37face au silence
20:37de son père
20:38qui nie les faits
20:39et son sentiment
20:40d'abandon
20:40par sa mère,
20:41Gisèle,
20:42qui refuse de la croire.
20:46L'actualité internationale
20:48en bref.
20:51La directrice
20:52des centres
20:53pour le contrôle
20:54et la prévention
20:54des maladies américains,
20:56Limogé,
20:57Suzanne Monares,
20:58a été remerciée
20:59le 27 août 2025
21:00sur fond de désaccord
21:01avec la politique
21:02vaccino-sceptique
21:03de l'administration Trump.
21:05Confirmée par le Sénat
21:06fin juillet,
21:07elle a refusé
21:08d'approuver des directives,
21:09les jugeants non scientifiques.
21:11Elle dénonce
21:12une attaque contre elle
21:13pour avoir privilégié
21:14la santé publique
21:15face à un agenda politique.
21:17Le ministre de la Santé,
21:18Robert Kennedy Jr.,
21:19a en effet Limogé
21:20des experts
21:21chargés des politiques vaccinales,
21:22restreint l'accès
21:23aux vaccins controversés
21:24à ARN messagers
21:25contre le Covid-19
21:27et réalisé des coupes
21:28dans les programmes
21:29de développement
21:29des nouveaux vaccins.
21:31Début août,
21:31l'agence, rappelons-le,
21:32a été la cible
21:33d'une attaque armée
21:34par un homme opposé
21:35au vaccin
21:35contre le Covid-19.
21:38Il l'a échappé belle.
21:39Mercredi,
21:39le président argentin
21:40Ravier Milei
21:41a été la cible
21:42de jets de pierre
21:43et de bouteilles
21:44par des manifestants
21:45dans la périphérie
21:45de Buenos Aires
21:46alors qu'il faisait campagne
21:48pour son parti
21:48en vue des législatives
21:49d'octobre.
21:50Indemme,
21:51il a été rapidement
21:52exfiltré
21:52par ses services
21:53de sécurité.
21:55Ce dernier a accusé
21:55les partisans
21:56de l'ex-présidente
21:57Christina Kirchner
21:58d'être à l'origine
21:59de cette violence
21:59qualifiée
22:00de kirchnerisme pur.
22:02Les manifestants
22:02protestaient
22:03contre une supposée
22:04affaire de corruption
22:05impliquant
22:06Karina Milei,
22:07sœur du président,
22:08accusée de détournement
22:09de fonds
22:10destinés aux personnes
22:10handicapées.
22:11Une bousculade
22:12à suivi
22:13blessant légèrement
22:13une partisane
22:14de Milei.
22:15Le président argentin
22:16a dénoncé
22:16des mensonges
22:17et promis
22:17des poursuites judiciaires.
22:19Ce scandale
22:19met à l'épreuve
22:20la popularité
22:20du président
22:21qui mise
22:21sur ses succès
22:22économiques
22:22malgré des coupes
22:23sévères
22:24dans les aides sociales
22:25pour les élections
22:25du 26 octobre.
22:27L'idéologie trans
22:28tue.
22:29Mercredi matin
22:30à Minneapolis
22:30aux Etats-Unis
22:31une fusillade
22:33dans une église
22:33a provoqué
22:34la mort
22:34de deux enfants
22:35de 8 à 10 ans
22:35ainsi que 17 blessés.
22:37Ils assistaient
22:38à la messe
22:38pour le début
22:39de la rentrée scolaire
22:40dans l'école
22:40attenante à l'église.
22:42Le tueur
22:42qui s'est suicidé
22:43après son crime
22:43âgé de 23 ans
22:44est un individu
22:45du nom de Robert Westman
22:47se faisant appeler Robin.
22:48Après sa transition
22:49de genre
22:50sur ses vidéos YouTube,
22:51les enquêteurs
22:52ont trouvé de nombreux
22:52symboles sataniques,
22:54des représentations hostiles
22:55envers le christianisme
22:56ainsi que des images
22:57représentant un fusil
22:58d'assaut kalachnikov
22:59sur fond de drapeau LGBT.
23:01Un plan de l'église
23:02et de l'école
23:02ont été retrouvés
23:03laissant penser
23:04à un crime prémédité.
23:05Une enquête
23:06a été ouverte
23:06pour actes terroristes
23:07et crimes de haine
23:08visant les catholiques.
23:10Les japonais
23:11entendent bien rester
23:12chez eux.
23:12Tokyo noue de plus en plus
23:13de partenariats
23:14avec les pays africains.
23:16Quatre localités japonaises
23:17ont été désignées
23:18comme villes d'accueil
23:19pour nouer des contacts
23:20plus étroits
23:20avec le Mozambique,
23:22le Nigeria,
23:22le Ghana et la Tanzanie.
23:24Mais le ministère
23:24des Affaires étrangères
23:25japonais s'est empressé
23:26de démentir une rumeur
23:28sur des visas spéciaux
23:29accordés aux ressortissants
23:30de ces pays
23:31se heurtant aux réticences
23:32des japonais.
23:36Ce soir immédiat
23:38et sur la chaîne YouTube
23:39Formacourt de TVL
23:40l'avocat Gilbert Collard.
23:42C'est la fin de cette édition.
23:43Merci de votre fidélité.
23:45À vendredi.
23:50Sous-titrage Société Radio-Canada
23:54Sous-titrage Société Radio-Canada
24:02Sous-titrage Société Radio-Canada
Écris le tout premier commentaire