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  • il y a 2 jours
Retrouvez l’émission le 19h Eco présentée par Stéphanie Coleau du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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00:00Le 19h éco, Stéphanie Collot.
00:0619h sur BFM Business, soyez les bienvenus dans le 19h éco, 30 minutes de concentré d'actualité économique.
00:14Et à la une de ce mardi 26 août, c'est cette séance compliquée sur les marchés.
00:18Au lendemain de l'annonce d'un vote de confiance le 8 septembre prochain, le CAC termine en baisse d'1,7%.
00:24Les banques françaises sont en première ligne.
00:27Les investisseurs s'inquiètent d'une crise politique.
00:29L'analyse d'Antoine Larigauderie dans un instant.
00:32On sera aussi en ligne avec l'économiste Thibaut Prébet.
00:35Pendant ce temps, le compte à rebours est lancé pour François Bayrou.
00:38Le Premier ministre tente de pousser les oppositions dans leur retranchement devant la CFDT.
00:44Le Premier ministre a multiplié les gages.
00:47Explication à suivre.
00:48Et puis on reviendra sur le limogé d'une gouverneure de la Fed aux Etats-Unis.
00:53Décision prise par Donald Trump la nuit dernière qui inquiète quant à une possible prise de contrôle
00:58de l'institution par la Maison Blanche.
01:07On commence donc avec la fébrilité qui s'empare des marchés.
01:11On demande l'annonce d'un vote de confiance le 8 septembre prochain.
01:15Le CAC termine en baisse d'1,7%.
01:17Les banques françaises sont en première ligne.
01:20Je le disais Antoine Larigauderie.
01:21Est-ce qu'on va bientôt payer plus cher que l'Italie pour emprunter sur les marchés ?
01:28En tout cas, l'écart de taux s'est considérablement réduit.
01:30Regardez, on termine la séance à 3,5% pour la dette française dix ans.
01:36On a même eu des pointes à 3,51%.
01:38La dette italienne à 3,56%.
01:40Vous voyez que ça se joue à six points de base maintenant.
01:42Mais effectivement, on pourrait assister à un croisement des courbes ces prochains jours,
01:45surtout si l'hypothèque politique continue à secouer les marchés à ce niveau.
01:49En plus, si vous regardez un petit peu le CAC 40,
01:52c'est vrai qu'hier, on a déjà eu une baisse d'1,6%.
01:54Là, c'est moins 1,7%.
01:56Mais les volumes d'échanges, ils sont passés de 2,5 milliards à 7,6 milliards.
02:00Le vrai règlement de compte, il a eu lieu aujourd'hui sur les marchés, très clairement.
02:04Et le principal secteur qui a été touché, c'est le secteur bancaire.
02:08Vous l'avez dit, moins 6,8% pour Société Générale à 52 euros.
02:13Hier, c'était le BTP, le contracting qui était touché.
02:15Ça a encore été le cas aussi avec Vinci qui a perdu 5,8% à 114,45 euros.
02:21On n'a pas de chance, ce sont les secteurs qui sont le mieux comportés en bourse depuis le début de l'année.
02:25Même chose pour les petites et moyennes capitalisations,
02:28qui sont des valeurs beaucoup plus domestiques par nature
02:30et très réactives aussi aux risques politiques dans le pays,
02:33avec des CAC mid et small et des CAC small.
02:37Les indices des petites et moyennes capitalisations de la Bourse de Paris
02:41qui ont perdu chacun plus de 2%.
02:43Voilà pour cette séance dans le rouge à Paris.
02:45provoquée par la crise politique.
02:47En tout cas, le vote de confiance sollicité par le Premier ministre
02:51est une carte périlleuse pour faire adopter son plan d'économie budgétaire
02:55et qui risque bien de se transformer en une nouvelle chute de gouvernement,
02:59une chute qui a un coût, Alexandre Apagé.
03:01Et oui, Stéphanie.
03:02Et pour l'évaluer, on peut invoquer un précédent plutôt proche de nous
03:06puisqu'il s'agit de la chute du précédent gouvernement
03:09et du prédécesseur de François Béroud à Matignon.
03:12Selon les estimations du ministère des Comptes Publics,
03:15la censure du gouvernement de Michel Barnier aurait coûté 12 milliards d'euros,
03:21soit 100 millions par jour à l'économie française.
03:25C'est un peu plus compliqué dans le détail.
03:28Mais d'un côté, la chute de l'exécutif a entraîné, selon le ministère,
03:32une dégradation de la confiance et par conséquent de la consommation et de l'investissement.
03:37Tradiction, une perte de 0,2 point de PIB, c'est-à-dire 6 milliards d'euros.
03:43Côté budget, à présent, la censure a également retardé la mise en œuvre
03:47de certaines mesures d'économie prévues.
03:49La taxe sur les billets d'avion, par exemple, devait rapporter 1 milliard d'euros.
03:53L'alignement sur le privé, la prise en charge des arrêts maladie,
03:55de la fonction publique, 900 millions.
03:57Résultat, toujours d'après les calculs du ministère,
04:01un manque à gagner équivalent à 6 autres milliards d'euros.
04:04Et Alexandra, en ce qui concerne la possible sortie de François Bayreau,
04:09est-ce qu'on a une idée du coût ?
04:10Alors, la question, c'est d'abord et avant tout celle du budget.
04:14Si le gouvernement tombe, il y aura peut-être quand même un budget.
04:17Est-ce que l'objectif d'économie de 44 milliards tiendra ?
04:21On peut en douter au vu des déclarations des groupes de l'opposition.
04:24On peut aussi se retrouver dans la même situation
04:26que lors de la chute du gouvernement de Michel Barnier.
04:29sans budget.
04:30Dans ce cas, les 44 millions d'euros d'économie n'auront pas lieu.
04:34L'absence du budget signifiant le gel de toutes les décisions prises.
04:38Résultat, la baisse des déficits envisagés, elle aussi, sera gelée.
04:43Moralité, les analystes de Barclays prévoient d'ores et déjà
04:46un déficit français pratiquement inchangé au cours des deux prochaines années.
04:50à 5,6% du PIB en 2025 et 5,4% l'année prochaine.
04:56Le gouvernement actuel, lui, vise 5,4% cette année et 4,6% en 2026.
05:03Merci Alexandra.
05:04On est en ligne avec Thibaut Prébet.
05:05Bonsoir.
05:06Vous êtes économiste indépendant.
05:09Quel est, selon vous, l'impact que peut avoir cette crise politique
05:13sur l'économie française ?
05:16Un impact assez faible puisqu'en réalité, il n'y a rien de très nouveau
05:19dans le sens où le gouvernement actuel n'était pas stable
05:21et sa capacité à faire passer le budget évoqué
05:24était probablement quasiment nulle.
05:26D'ailleurs, vous voyez bien que les tensions sur les taux français
05:28sont des tensions qui sont réelles depuis quelques semaines
05:31mais on n'est pas du tout dans des niveaux de crise.
05:33Il n'y a pas d'envol.
05:34Donc, je pense qu'on est sur des choses qui sont relativement connues
05:37et sur une seule constante qui ne change pas.
05:40C'est-à-dire que la France est un pays qui ne sait pas encore fonctionner
05:43en mode de coalition.
05:44Espérons qu'on va la prendre en moins de deux ans.
05:46Thibaut Prébet, on sait que les investisseurs n'aiment pas
05:48l'incertitude.
05:49Est-ce que la perspective d'un renversement du gouvernement
05:52de François Bayrou, est-ce que ça, c'est de nature à vous inquiéter ?
05:57Alors, c'est négatif mais c'est marginalement négatif.
05:59C'est-à-dire qu'il faut se rendre compte qu'à côté de l'Allemagne
06:01où Angela Merkel avait apporté une stabilité énorme,
06:04le marché s'habitue en Italie à voir très nombreux gouvernements
06:08tomber au fur et à mesure.
06:09Et le dernier est presque l'exception qui confirme la règle.
06:12Et donc, quelque part, cette instabilité gouvernementale,
06:14elle est connue.
06:15Elle inquiète effectivement un peu plus en France où des réformes
06:18sont nécessaires et où l'instabilité n'arrive pas à un très bon moment.
06:22Pour autant, encore une fois, il était conscient de ce qui est en train
06:24de se passer.
06:25Donc, c'est une mauvaise nouvelle mais vraisemblablement pas une crise.
06:28Donc, mauvaise nouvelle mais pas une crise.
06:29Est-ce que ce n'est pas de nature ?
06:32Enfin, selon vous, il n'y a pas de risque d'emballement sur la dette française ?
06:35Non, pas de risque normalement à ce stade parce que, quelque part,
06:38l'incapacité française à réduire le déficit est très loin d'être une nouveauté.
06:41Les investisseurs le connaissent, le savent, ils sont habitués,
06:45mais savent malgré tout qu'en finançant la France à quelques années,
06:47le risque de ne pas récupérer son argent est très faible
06:49tant que la zone euro reste dans cette construction
06:51qui est aujourd'hui plutôt plus solide qu'à quelques années.
06:54Les partis qui veulent sortir de la zone euro sont de moins en moins nombreux.
06:56Donc, en réalité, il n'y a pas aujourd'hui un sentiment de très grande fragilité.
07:00Et en fait, quelque part, l'inquiétude est plus nationale
07:02où la difficulté à réduire un déficit est majeure.
07:07Et ça, c'est un peu inquiétant pour nos concitoyens.
07:10À l'échelle internationale, le sujet est quand même beaucoup moins présent.
07:13Et on n'a pas d'emballement de cette thématique pour l'instant.
07:15Vous voulez dire que finalement, c'est la zone euro qui nous protège
07:17de tous risques qui peuvent arriver compte tenu de cette crise politique ?
07:22Alors déjà, il est vrai que la zone euro nous protège,
07:25mais il y a aussi au niveau de la France des excédents, d'épargne,
07:28plein d'éléments sur la situation française qui sont très rassurants.
07:31Ce qui est inquiétant en France, ce n'est pas du tout la situation
07:33qui n'est absolument pas inquiétante.
07:34Et parler de l'arrivée du FMI, c'est juste essayer de faire bouger les choses.
07:37Mais il n'y a vraiment aucune base solide là-dessus.
07:40En revanche, c'est plus l'idée que, même si on pourra avoir un problème
07:42dans 5-10 ans à ce rythme-là, ça serait dommage de ne rien faire
07:45dans les 5 années qui nous en rapprochent.
07:47Donc voilà, la situation française reste solide.
07:49Et c'est vrai que par contre, si des partis utilisaient ça
07:51pour dire qu'il faut s'en faire de la zone euro,
07:52ça rajouterait une couche de stress.
07:54comme cette thématique a été globalement pas mal abandonnée en politique,
07:58on va dire que l'absence de scénario de sortie de la zone euro
08:00vient stabiliser plus que la zone euro elle-même
08:03qui par ailleurs aide également.
08:05Est-ce que vous pourriez aller jusqu'à dire
08:08que François Bayrou dramatise
08:11en parlant de surendettement de la France
08:13et de risque à ce niveau-là ?
08:16Il y a eu deux communications.
08:19Celle de François Bayrou, elle est plus responsable que dramatisante
08:22dans le sens où il faut faire quelque chose.
08:24En revanche, effectivement, quand son ministre de l'Économie
08:25vient dire que le FMI est à nos portes,
08:27ça oui, c'est probablement un peu trop loin dans le ridicule.
08:30En revanche, l'idée, c'est juste d'éveiller les consciences
08:32au fait qu'il y a des efforts massifs à faire,
08:34ce qui peut rendre politiquement plus facile
08:36de demander des efforts, on va dire, moyens,
08:38un peu comme cette idée des deux jours de ferrier retiré
08:40où finalement, peut-être que si on en retire qu'un,
08:42tout le monde sera content.
08:43Donc il y a effectivement là-dedans une manœuvre.
08:46Et puis il y a aussi quelque part une volonté de se positionner
08:48comme un politique responsable qui fait attention.
08:50Donc il y a évidemment une exagération,
08:53mais avec ce sentiment qu'on partage tous
08:55que s'il n'y a pas ce sentiment d'inquiétude,
08:57on ne fera jamais rien.
08:58Donc oui, il y a quelque part une exagération,
09:00mais qui sert à un objectif qui n'est pas non plus incompréhensible.
09:03Merci beaucoup Thibaut Prébet.
09:04Je rappelle que vous êtes économiste indépendant.
09:06Et comme pour rassurer, vous en avez parlé,
09:09Thibaut, face à la fébrilité des marchés,
09:11Éric Lombard tempère ses propos tenus ce matin.
09:14Le ministre de l'Économie n'écartait pas le risque
09:17d'une intervention du FMI en cas de renversement du gouvernement.
09:20Mais cet après-midi, donc, il précise dans un tweet
09:22« Nous ne sommes aujourd'hui sous la menace d'aucune intervention
09:26ni du FMI, ni de la BCE, ni d'aucune organisation internationale. »
09:31Pendant ce temps, François Bayrou, lui,
09:33s'est rendu cet après-midi à l'université d'été de la CFDT.
09:36Au lendemain de l'annonce du vote de confiance le 8 septembre,
09:39le Premier ministre a désormais 13 jours pour convaincre.
09:43Et il a fait une nouvelle tentative pour tenter de pousser les oppositions
09:48dans leur retranchement et à multiplier les gages.
09:51Caroline Morisseau.
09:53François Bayrou a une nouvelle fois promis un effort pour les plus hauts revenus
09:57et pour ceux qui optimisent leur fiscalité.
09:59Il s'est dit prêt aussi à redonner la main aux partenaires sociaux
10:02sur les régimes de protection sociale,
10:04à améliorer les conditions de travail
10:05ou encore à réduire les aides aux entreprises.
10:08« Nous avons la conviction qu'un rééquilibrage peut se produire
10:11avec une diminution des aides aux entreprises
10:16équilibrée par un allègement des normes,
10:19de la bureaucratie qui vient alourdir. »
10:24La CFDT n'est pas du prétorque Marie-Lise Léon
10:26qui garde en tête les sujets qui fâchent,
10:28suppression de deux jours fériés
10:30ou encore monétisation de la cinquième semaine de congés payés.
10:33« Comment on explique qu'on veut travailler sur les conditions de travail,
10:36lutter contre les accidents graves et mortels ?
10:39Donc de dire qu'il faut du repos
10:40et dire qu'on fait en sorte que les salariés qui ont cinq semaines
10:44puissent monétiser leur sept cinquième semaine.
10:47Il n'y a pas de cohérence politique. »
10:48Faut-il pour autant faire tomber le gouvernement ?
10:51Marie-Lise Léon assure que ce n'est pas son sujet
10:53tout en soulignant que le pays est déjà dans une situation instable.
10:57« Et alors que la majorité des partis politiques
10:59se disent prêts à voter contre la confiance du gouvernement,
11:03les Républicains, eux, râment à contre-courant.
11:06Pour eux, voter pour la chute du gouvernement,
11:08ce serait voter contre les intérêts de la France. »
11:11Un discours de nouveau soutenu par François-Xavier Bellamy,
11:14le vice-président des Républicains.
11:17« On va voter pour dire que la France est au bord de la crise budgétaire.
11:22Mais ça ne veut pas dire pour autant que nous approuvions
11:24toutes les mesures qui ont été proposées par le Premier ministre.
11:27Et notre devoir, c'est les propositions que nous faisons,
11:30que nous ferons, c'est de garantir que la France sera capable
11:32de se doter d'un budget crédible,
11:35qui fasse porter l'effort là où il est nécessaire. »
11:37François-Xavier Bellamy, vice-président des Républicains.
11:41À la veille de la REF, la rencontre des entrepreneurs de France
11:44organisée par le MEDEF, Patrick Martin, s'exprime.
11:47Ce soir, dans les échos, le patron de l'organisation juge courageuse.
11:50L'alerte est mise par François Bayrou sur la situation des finances publiques.
11:54Mais il s'inquiète des conséquences.
11:57Le MEDEF qui maintient ses lignes rouges,
11:59la stabilité politique et la construction d'un budget 2026
12:02ne peuvent se faire qu'au prix d'une hausse de la fiscalité des entreprises,
12:07précise Patrick Martin.
12:09Et en plus du risque politique encouru par François Bayrou le 8 septembre
12:14et de la possible chute du gouvernement,
12:15les entreprises craignent que le mouvement du 10 septembre
12:20n'engendre encore plus d'instabilité, notamment pour le commerce.
12:23C'est une menace, disait ce matin Laurent Milchior,
12:26le co-gérant d'ETAM sur le plateau de l'Orclosier.
12:30Le risque du 10 septembre, il est super important.
12:33Pour les industries comme les nôtres, on sera les premiers touchés.
12:36Tout ce qui est type gilet jaune, gros mouvements sociaux, etc.
12:39Ça coûte une fortune au commerce.
12:42Au commerce qui sort un petit peu la tête de l'eau,
12:43on voit des indicateurs où c'est flat, 0, plus 0,2, plus 0,3.
12:46Il ne faut pas oublier qu'on a une période d'inflation,
12:48donc nos coûts, loyers, frais de personnel, etc.
12:50Ils ont progressé beaucoup plus que ça.
12:51Donc vraiment, ça reste des marchés quand même assez difficiles
12:54avec la concurrence d'acteurs qui font baisser les prix.
12:57On en a parlé chez Inco.
12:59Donc en tant que commerçant, le 10 septembre, ça vous fait peur ?
13:01Oui, c'est une menace absolument énorme.
13:05Bonne nouvelle pour Alstom.
13:06Le groupe décroche une commande en Inde
13:08pour fournir 39 rames de métro à Mumbai.
13:12S'il ajoute un système de signalisation
13:13et un contrat de maintenance de 5 ans.
13:15La valeur totale de la fourniture de ces produits
13:17Solutions et Services s'élèvent à quelques centaines de millions d'euros.
13:2219h13 sur BFM Business,
13:24on poursuit avec aux Etats-Unis Donald Trump
13:27qui limoge l'une des gouverneurs de la Fed,
13:30Lisa Cook, accusée de fraude immobilière par le président.
13:34Elle conteste et assure qu'elle restera en poste.
13:38C'est la première fois dans l'histoire
13:39qu'un président américain tente de démettre un gouverneur de son poste.
13:44Alors, qui est Lisa Cook, nommée en 2022 par Joe Biden ?
13:48Et pourquoi Donald Trump tente de la discréditer ?
13:51On voit ça avec Astrid Olivier.
13:53Première femme afro-américaine gouverneure de la Fed.
13:56Lisa Cook est spécialiste des effets des inégalités raciales
14:00sur la croissance économique.
14:01Elle en parlait en 2023 à l'occasion d'un forum de la Réserve fédérale.
14:04Le succès des banques dépend de la confiance des clients
14:08qui sont convaincus que leur argent est en sécurité,
14:11qu'ils seront traités équitablement
14:13et que les personnes qui prennent les décisions en matière de prêts et les conseils
14:16comprennent leurs besoins et leurs espoirs.
14:18C'est cette même conscience qui guide les décisions économiques
14:20dans l'ensemble de notre économie.
14:24Diplômée de Harvard, elle commence sa carrière
14:26en conseillant les gouvernements du Nigeria et Rwanda
14:29et collabore ensuite avec Barack Obama pendant sa campagne
14:32avant de devenir l'une de ses principales conseillères.
14:35Nommée gouverneure de la Fed dix ans plus tard par Joe Biden,
14:38Lisa Cook est donc l'une des sept hauts fonctionnaires
14:41qui fixent les taux américains.
14:43La licenciée pourrait remettre en cause l'indépendance de la Fed
14:45et laisser à Donald Trump la décision sur les politiques monétaires,
14:49souligne l'économiste Raphaël Gallardo.
14:52Ceux qui prennent la décision, en fait, ils sont douze,
14:55c'est-à-dire c'est les sept membres du board
14:56plus cinq présidents régionaux sur une base tournante.
15:00Ils sont tous soumis à réapprobation du board
15:03en février de l'année prochaine.
15:06Donc en février de l'année prochaine,
15:07si Trump a la majorité,
15:08en fait, il peut tous les faire sauter s'il en a envie.
15:10Aux Etats-Unis, le licenciement des hauts fonctionnaires
15:13est autorisé à l'exception de ceux de la Fed
15:15pour lesquels il faut un motif.
15:17Pour savoir s'il est suffisant, la Cour suprême tranchera.
15:21Lisa Cook va contester en justice
15:23la tentative de limogage de Donald Trump.
15:26C'est ce qu'a annoncé son avocat dans l'après-midi.
15:30Donald Trump qui joue aussi les VRP de luxe pour Boeing.
15:34L'avionneur vient d'enregistrer une commande géante
15:36qui va lui permettre sans doute de relever la tête
15:39après cinq années de crise.
15:41Korean Air va s'équiper de plus d'une centaine d'appareils.
15:44Un contrat de près de 50 milliards de dollars
15:48signé à Washington.
15:49Jean-Baptiste Huet.
15:52Donald Trump transforme ses rencontres diplomatiques
15:55en carnet de commande pour Boeing.
15:57Korean Air qui signe pour près de 50 milliards de dollars
16:00plus 13 milliards avec GE Aerospace
16:03pour l'acquisition et la maintenance des moteurs.
16:05Un contrat majeur dans la foulée
16:06d'un début de détente commercial avec Séoul.
16:09Même stratégie au printemps au Moyen-Orient.
16:11Qatar Airways et Etihad ont multiplié les achats
16:13pour près de 100 milliards de dollars.
16:15En quelques mois, le président américain,
16:17véritable VRP de Boeing,
16:18a déjà sécurisé 160 milliards de dollars.
16:22C'est une très bonne nouvelle au passage
16:23pour les sous-traitants français.
16:25Prochaine étape, la Chine où Boeing espère vendre
16:27jusqu'à 500 avions dans le cadre
16:29d'un potentiel accord commercial global
16:31avec Washington.
16:32Airbus pourrait perdre la mise
16:33dans un marché où l'européen
16:34avait jusque-là l'avantage.
16:36L'aéronautique remercie Donald Trump
16:38tout comme l'industrie de défense
16:40puisque le montant total des commandes
16:41annoncées depuis le début de l'année
16:42dépasse les 117 milliards de dollars.
16:45Un niveau historique.
16:47Toujours à l'international face à Israël,
16:49Oslo veut montrer l'exemple.
16:51Le Fonds souverain norvégien
16:52annonce avoir cédé ses parts
16:55dans Caterpillar.
16:56Le groupe américain est accusé
16:57d'utiliser ses bulldozers
17:00dans la destruction illégale
17:01de biens palestiniens.
17:03Un choix qui marque un peu plus
17:05la prise de position de la Norvège
17:07dans le conflit à Gaza.
17:08La décision est historique.
17:13C'est la première fois
17:13qu'une entreprise non-israélienne
17:15est exclue pour son implication
17:16dans le conflit à Gaza.
17:18Le Fonds reconnaît avoir agi
17:19sur recommandation
17:20de son conseil d'éthique.
17:22Un désengagement qui n'est pas anodin
17:24pour l'entreprise américaine
17:25dont le Fonds souverain comptait
17:26parmi les dix principaux actionnaires
17:28avec 1,2% du capital.
17:31Un mouvement lancé depuis quelques semaines.
17:33Le Fonds vient de se retirer
17:35de cinq banques israéliennes
17:36dont la First International Bank of Israel
17:38et la Phoebe Holdings,
17:40toutes accusées d'avoir financé
17:42la construction de colonies israéliennes
17:44en Cisjordanie.
17:45Une intransigence assumée.
17:47Début août,
17:47ils s'étaient déjà désengagés
17:48de 11 entreprises israéliennes
17:50pour leur participation
17:51dans la guerre à Gaza.
17:53Ces dernières semaines,
17:54le Fonds souverain norvégien
17:55est au cœur des critiques
17:56pour avoir encore des parts
17:57dans une trentaine d'entreprises
17:58cotées en Israël.
18:00Plusieurs dirigeants norvégiens
18:01craignent toutefois
18:02que ces décisions attirent la faute
18:03de certains États américains pro-Israël
18:05qui pourraient invoquer
18:07des lois anti-boycott.
18:08Alors, on le voit,
18:09les crises se superposent
18:10entre guerres commerciales
18:11et conflits armés,
18:12ce qui brouille la visibilité
18:13des entreprises
18:15et fragilise leurs choix stratégiques.
18:17Dans ce contexte,
18:19comment intègre-t-elle
18:20ce risque géopolitique ?
18:21Mathieu Jolivet,
18:23à la veille des rencontres
18:24des entrepreneurs de France,
18:26organisées par le MEDEF,
18:27vous avez sondé
18:28quelques chefs d'entreprise.
18:30Qu'est-ce qu'il en est ressorti ?
18:31Écoutez,
18:32ils sont tous dans le brouillard.
18:33Ils me disent tous
18:34qu'ils naviguent d'affût,
18:35qu'ils sont dans une véritable
18:36purée de poids,
18:37pour reprendre cette expression marine.
18:39Un signal assez intéressant,
18:40c'est un expert en géopolitique,
18:42un universitaire,
18:43qui m'expliquait
18:44qu'il est de plus en plus
18:45sollicité en ce moment
18:46par les grandes entreprises
18:47pour intégrer le risque
18:49et les notions géopolitiques
18:51dans les fonctions support
18:52de ces grandes boîtes,
18:53que ce soit le juridique,
18:54la finance,
18:55le marketing.
18:55L'objectif,
18:56c'est de les aider
18:57à anticiper
18:58et à gérer
18:58le risque géopolitique
18:59qui vient de plus en plus
19:01gripper les décisions
19:02d'investissement au quotidien.
19:03Et oui,
19:04parce que le risque,
19:05aujourd'hui,
19:05il est partout.
19:06Il est partout.
19:06L'aléa,
19:07il est commercial,
19:08déjà,
19:08avec la guerre tarifaire de Trump.
19:10Là-dessus,
19:10il y a un fabricant
19:11de biens d'équipement,
19:12un patron d'ETI française,
19:13qui me raconte
19:14son parcours d'obstacle
19:15quand il veut exporter
19:17une de ses machines outillées
19:18aux Etats-Unis.
19:19Ça illustre bien
19:19l'ambiance du moment.
19:21Ce qu'il me raconte,
19:21c'est que ces machines
19:22sont extrêmement complexes
19:23et à la douane américaine,
19:25c'est impossible
19:25de calculer
19:26quelle est la part exacte
19:28de métal
19:28qui les compose.
19:30Métal qui lui-même
19:30sera taxé
19:31jusqu'à 50%.
19:33Et puis,
19:34il y a les autres composants
19:35de ces machines
19:35qui ne sont pas en métal,
19:37qui, elles,
19:37seront moins taxées,
19:38qu'il faut identifier.
19:39Et puis,
19:39il y a aussi une partie
19:40maintenance
19:41qui l'assure lui-même
19:42et qui fait partie
19:43des services
19:44et qui, là,
19:44ne sera quasiment pas taxée.
19:46Bref,
19:46vous voyez,
19:46il y a beaucoup
19:47de sous-ensembles
19:48sur lesquels
19:49il essaye de jouer
19:50en ce moment.
19:51juridiquement notamment
19:52pour jouer sur les tarifs
19:54et éviter d'être taxé
19:54trop fortement.
19:55Mais on voit bien
19:56à travers cette anecdote
19:57qu'il navigue
19:58totalement à vue.
19:59Et l'aléa,
20:00il est aussi devenu
20:01monétaire aujourd'hui.
20:02Oui,
20:02la remise en cause
20:03de l'indépendance
20:03de la Fed
20:04par Donald Trump,
20:05on est l'exemple
20:05le plus marquant.
20:06Si le mandat de la Fed
20:07devient d'appliquer
20:08sans garde-fou
20:09la politique économique
20:11de Donald Trump,
20:12alors là,
20:13on bascule
20:13dans un autre monde.
20:15Contrairement à Roosevelt
20:16qui lui surfait
20:17sur un consensus
20:18qui était très large
20:19des économistes
20:20pour dérouler
20:21son grand plan de relance,
20:22son New Deal
20:23des années 30,
20:24eh bien lui,
20:25Donald Trump,
20:25il va contre
20:26le consensus.
20:28Ce qu'il veut absolument,
20:29c'est son obsession,
20:30c'est faire baisser
20:31le dollar
20:32contre vents et marées
20:33pour booster
20:33la compétitivité
20:34des entreprises américaines.
20:36Et ça,
20:36quand vous parlez
20:37avec nos industriels,
20:37nos exportateurs français,
20:39c'est ce qu'ils craignent
20:39plus que tous,
20:40ça leur fait peur.
20:41l'aléa,
20:42il est aussi bien sûr
20:42militaire,
20:43avec tous ces conflits
20:44qui se multiplient,
20:45qui revient dans la bouche
20:46de tous ces entrepreneurs
20:47avec qui j'ai discuté,
20:48la guerre à l'est de l'Europe,
20:49Israël qui bombarde l'Iran,
20:51ou encore cette récente
20:52poussée de fièvre
20:53vertigineuse nucléaire
20:55entre le Pakistan
20:56et l'Inde.
20:56Les entreprises françaises
20:57qui sont présentes
20:58à l'étranger,
20:59elles ressentent aujourd'hui
21:00non plus
21:01une succession
21:06de crise,
21:07mais une superposition
21:09des crises.
21:10Et ça,
21:10c'est nouveau,
21:11ça crée un sentiment
21:12d'instabilité permanente
21:13et ça rejoint
21:14le constat
21:15que dressait
21:16l'ancien chef d'état-major
21:17des armées français,
21:19Thierry Burkart,
21:20en juillet dernier,
21:21quand il parlait
21:21d'un effet cliqué.
21:23Selon lui,
21:24chaque crise
21:24laisse une empreinte
21:26qui est durable
21:26et qui rend le retour
21:27à la normale
21:28de plus en plus improbable.
21:29Les militaires le constatent
21:31et les chefs d'entreprise
21:32le ressentent aussi.
21:33Bon,
21:33est-ce qu'il y a quand même,
21:34Mathieu Jolivet,
21:35des raisons d'espérer ?
21:36Il y a des opportunités
21:37qui apparaissent quand même
21:38dans ce brouillard,
21:38notamment il y a l'Inde
21:39qui est citée
21:40de plus en plus souvent
21:41par les patrons
21:42de TI française
21:42qui devient un peu
21:43comme une valeur refuge,
21:45une zone géographique refuge.
21:47Pourquoi ?
21:47Parce que l'Inde,
21:48elle dépend de moins en moins
21:49du dollar,
21:50elle investit énormément,
21:51elle innove
21:52et puis elle paye en euros.
21:54Donc c'est un relais
21:56de croissance assez précieux
21:57qui est souvent cité
21:58par les industriels.
21:59Est-ce que face
21:59au choc extérieur,
22:01les attentes des entreprises
22:02sont fortes
22:03vis-à-vis des pouvoirs publics ?
22:05Elles sont extrêmement fortes,
22:06sauf que vous voyez aujourd'hui
22:07au niveau français,
22:08la crise,
22:08le chaos,
22:09le choc politique et budgétaire
22:10qu'on est en train de traverser,
22:11elle arrive au plus mauvais moment
22:12quand les entreprises
22:13ont besoin justement
22:14d'un cap budgétaire,
22:15d'un cap politique,
22:16même d'un bouclier
22:17pour se protéger
22:18de tous ces chocs extérieurs.
22:20Et si vous allez
22:20à la strata au-dessus,
22:21au niveau européen,
22:22vous avez des chefs d'entreprise
22:24qui disent toujours
22:25ressentir la pesanteur
22:26normative de Bruxelles.
22:28ils ne cachent pas tous
22:29leur lassitude
22:30de voir Mario Draghi
22:32prêcher seul dans le désert
22:34son fameux choc
22:35de compétitivité.
22:37C'est donc un tableau
22:37qui est plutôt sombre
22:39quand vous discutez
22:40avec les industriels
22:41qui font de l'import-export,
22:42mais qui illustre aussi
22:43à quel point
22:44cette notion de géopolitique
22:46s'est invitée
22:46dans tous les conseils
22:48et comités d'administration.
22:50Merci beaucoup Mathieu Jolivet.
22:52Chaque soir,
22:52on vous retrouve évidemment
22:53pour votre regard
22:54sur l'actualité internationale
22:57dans le 19h éco.
22:59Le clic du jour,
22:59on va faire un tour
23:00sur le site de BFM Business
23:02et cet article va vous intéresser
23:04si vous avez l'intention
23:05de prolonger vos vacances.
23:07La SNCF lance son opération
23:09Train Croyable
23:10avec des milliers de billets
23:11à prix cassés
23:12sur plusieurs types de trains,
23:13notamment 200 000 billets
23:14à moins de 19 euros
23:16sur les TGV,
23:18les Ouigo
23:18ou encore 100 000 billets
23:19à 19 euros
23:20pour les intercités.
23:22Il y a aussi des billets
23:23pour aller à l'étranger.
23:25Un article à retrouver
23:26sur le site
23:27de BFM Business.
23:29Dans quelques minutes,
23:31vous allez retrouver
23:31Tech & Co
23:32présenté par François Sorel.
23:33Nouveaux horaires
23:34cette année
23:35à 19h30, 21h.
23:37Léa Benahim,
23:38bonsoir.
23:38Bonsoir Stéphanie.
23:39Ce soir,
23:40vous allez parler
23:41d'Elon Musk
23:42qui déclare officiellement
23:44la guerre
23:44à Apple
23:45et à Open AI.
23:46Et oui,
23:46c'est la première guéguerre
23:49de cette saison.
23:50Elon Musk a mis
23:51sa menace à exécution
23:52et il a carrément
23:54porté plainte
23:55hier contre
23:56ces deux entreprises
23:57qui l'accusent
23:58de pratiques
23:59anticoncurrentielles
24:00sur le marché
24:01de l'intelligence artificielle.
24:03Ce sera notre premier sujet
24:05ce soir.
24:06Et puis toujours
24:06concernant l'IA,
24:08on reviendra aussi
24:08sur les folles rumeurs
24:10de rachats
24:11qui ont animé
24:12nos traités.
24:12A commencer par
24:13Perplexity
24:14qui a fait une offre
24:15pour acheter Chrome,
24:16le moteur de recherche
24:17de Google.
24:1834 milliards de dollars
24:19quand même.
24:20Et puis Apple
24:21qui l'ornirait
24:21sur Mistral,
24:23notre pépite française
24:24pour attraper
24:25son retard
24:26dans l'IA.
24:26Donc on essaiera
24:27d'y voir plus clair
24:28avec nos experts.
24:29Et vous allez aussi
24:29revenir sur
24:30Kodak
24:31qui est au bord
24:32du gouffre.
24:33Ah oui,
24:33ce nom reste mythique.
24:35L'entreprise fête
24:35cette année
24:36c'est 133 ans
24:38mais c'est peut-être
24:38aussi leur dernier anniversaire.
24:40Financièrement
24:40c'est vraiment catastrophique.
24:42Plus de 500 millions
24:44de dollars de dettes
24:45et pour cause
24:45l'inventeur
24:46de l'appareil
24:47photonumérique
24:48quand même
24:48a raté
24:49son virage technologique.
24:51Et on vous expliquera
24:52pourquoi.
24:53Donc rendez-vous
24:53dans quelques minutes
24:54dans Tech & Co.
24:55Merci beaucoup
24:56Léa Benahim.
24:57Voilà pour l'actu tech.
24:58C'est à suivre
24:58dans un instant.
24:59Mais d'abord
24:59on va parler parfum.
25:01Un des ingrédients
25:01stars
25:02qui intervient
25:03dans la fabrication
25:04c'est le jasmin.
25:06Mais cette fleur
25:06à majorité issue d'Egypte
25:08est menacée
25:08par le réchauffement climatique
25:10en plus de 50 ans.
25:11Sa production annuelle
25:12a presque été divisée
25:13par deux
25:14jusqu'à mettre en péril
25:16la filière locale.
25:17Eline Lefao.
25:19Les pétales de jasmin
25:20s'arracheront bientôt
25:21à prix d'or.
25:22Face à sa rareté
25:23chez les maisons de parfum
25:24on est déjà prêt
25:25à mettre la main
25:26au portefeuille.
25:27Plus de 5000 euros
25:28pour un kilo
25:29de cette fleur.
25:30Mais derrière
25:30cette flambée des prix
25:31se cache une autre réalité.
25:33Dans le delta du Nil
25:34région exposée
25:35aux fortes chaleurs
25:36Wal al-Sayed
25:37cultivateur de jasmin
25:38fait tristement
25:39le bilan de sa récolte.
25:40En deux ans
25:41elle est passée
25:41de 6 kilos par jour
25:43à seulement 2 ou 3.
25:45Avant le climat
25:45était normal
25:46avec des températures modérées
25:47et le jasmin
25:48poussait abondamment.
25:49Mais avec le changement climatique
25:50la température
25:51et l'humidité
25:52ont augmenté
25:52ce qui a affecté
25:53le rendement du jasmin.
25:56Wal al-Sayed
25:57n'est pas le seul
25:57dans cette situation.
25:58La majorité
25:59des cultivateurs du pays
26:00est paralysée
26:01par la montée des températures.
26:03Selon l'AIEU
26:03en 20 ans
26:04l'Egypte a connu
26:05une hausse de 0,38 degrés
26:06plus rapide
26:07que la moyenne mondiale.
26:09En effet
26:09sur la salinité des sols
26:10mais aussi
26:11sur la puissance olfactive
26:12de la fleur
26:13et sur la prolifération
26:14des musiques
26:14comme les acariens.
26:16Cet agriculteur
26:16de la région
26:17en a récemment
26:18fait les frais.
26:18Ce terrain
26:21mesure
26:22175 m2
26:23et est censé
26:24produire
26:2415 kg
26:25de jasmin
26:25par jour
26:26mais lorsque
26:27la température
26:28augmente
26:28la productivité
26:29diminue
26:29à 8 à 10 kg.
26:32En plus du changement
26:33climatique
26:33le pays
26:34est également
26:34confronté
26:35à une dépréciation
26:36de sa monnaie
26:36qui a perdu
26:37près de 2 tiers
26:38de sa valeur
26:39depuis 2022
26:40de quoi peser
26:41davantage
26:41sur les petits salaires
26:42des agriculteurs.
26:44Pour le maire
26:44de cette ville
26:44au nord du Caire
26:45c'est toute la filière
26:46du jasmin
26:47qui risque de disparaître.
26:482 dollars
26:52pour l'approvisionnement
26:53de 45 à 48 kg
26:55n'est pas
26:56un prix équitable.
26:57Le jasmin
26:58est censé être
26:58une marchandise mondiale
27:00et l'Egypte
27:01est l'un des principaux
27:01producteurs.
27:03Certains agriculteurs
27:04ont déjà commencé
27:05à abandonner
27:06la culture du jasmin.
27:07Ils en ont assez
27:08et ne supportent
27:09plus la situation.
27:13En juin
27:14plusieurs cultivateurs
27:15ont lancé
27:15une grève inédite
27:16pour passer
27:17à une rémunération
27:18minimum
27:18de 150 livres
27:19égyptiennes
27:20par kilo
27:20de jasmin
27:21soit 2,65 euros.
27:23Mais face à la pression
27:24des transformateurs
27:24privés
27:25le chemin
27:25est encore long.
27:26Seuls 10 livres
27:27supplémentaires
27:28ont pour l'instant
27:28été obtenus.
27:29noté dans l'agenda
27:31de demain
27:33on attend
27:33les créations
27:34d'entreprises
27:34pour le mois
27:35de juillet
27:36on attend
27:37également
27:37les résultats
27:38d'Nvidia
27:39aux Etats-Unis
27:40ce sera
27:41pour le deuxième trimestre
27:42et ce sera
27:42après bourse
27:43et puis
27:44évidemment
27:45ce sera
27:45à suivre
27:46sur BFM Business
27:47la REF
27:47la rencontre
27:48des entrepreneurs
27:48de France
27:49organisée par le
27:50MEDEF
27:50depuis Roland-Garros
27:52un événement
27:53à suivre
27:53sur l'antenne
27:54à partir de 13h30
27:55émission spéciale
27:56présentée par
27:57Sandra Gandouin
27:59intervention de
28:00Patrick Martin
28:01le patron du MEDEF
28:02à partir de 14h
28:03et puis évidemment
28:04le 18-19h
28:05d'Edwige Chevrillon
28:06en édition spéciale
28:08avec le directeur
28:09général de France Travail
28:10avec Eric Trapier
28:12le patron
28:13d'Assaut Aviation
28:14et PDG de l'UMM
28:15et président de l'UMM
28:16et Clément Beaune
28:17haut commissaire
28:18à la stratégie
28:19et au plan
28:20voilà pour le programme
28:21de demain
28:21pour l'instant
28:22vous avez rendez-vous
28:23avec François Sorel
28:24pour Tech & Co
28:25très belle soirée
28:26sur BFM Business
28:2719h éco
28:29sur BFM Business

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