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  • il y a 5 mois
À l’approche de Ganesh Chaturthi, célébrée cette année le jeudi 28 août, une effervescence mystique envahit les ateliers du Kashipur Hanuman Mandir à Cassis, où prennent forme les effigies les plus nobles du dieu Ganesh. Dans cet espace sacré, l’air s’imprègne d’argile vivante, de recueillement silencieux et d’une ferveur transcendante.

Sous les mains habiles et les soins minutieux du pandit Arvesh Sharma Dabedeen, dépositaire éclairé d’un savoir ancestral pluriséculaire, chaque murti s’élève en une création sacrée, animée d’intention divine et d’une énergie spirituelle palpable. Fidèle aux préceptes les plus authentiques, il privilégie des matériaux organiques et épurés — terre crue, carbonate de calcium, plâtre traditionnel et fibres de coco — conférant à chaque statue une intégrité structurelle et symbolique rare.

« Chaque murti a une âme », nous confie-t-il, ciselant les derniers détails d’un visage empreint de sérénité éternelle.

Bien au-delà de leur esthétisme sacré, ces murtis incarnent l’essence même du lien transcendant entre l’homme et la divinté, devenant les vecteurs suprêmes d’une richesse culturelle perpétuée avec révérence. Le temple, dans cette alchimie subtile entre art et tradition, se mue en haut lieu de transmission spirituelle, un sanctuaire vivant où s’enracine la conscience profonde d’un peuple guidé par la foi.

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:00Musique
00:00Au Kachipur Hanuman à Mandir Akassi,
00:14l'atmosphère est emprunte à la fois de ferveur et d'argile fraîche.
00:18Sous les mains habiles du pandit Arvesh Sharma d'Ebidin,
00:21les effigies du dieu Ganesh prennent vie,
00:23fruit d'un savoir-faire consomis à travers les générations.
00:26Chaque Murti a une âme confie de pandit Arvesh Sharma d'Ebidin,
00:32entourée de statues en cours de finition.
00:35Fidèle à l'esprit traditionnel, il privilégie des matériaux simples et naturels,
00:40terre, carbonate de calcium, plâtre et paille de coco,
00:45cette dernière servant de support pour maintenir la structure.
00:48Musique
00:49La confection d'un Murti ne s'improvise pas.
01:10Il faut commencer trois à quatre mois à l'avance,
01:13notamment pour préparer les moules en latex.
01:15Ça explique-t-il.
01:16Puis prenons-nous à peu près trois à quatre mois de préparation
01:20avant de réussir fabriquer les moules.
01:23Bon, premièrement, nous étions un masterpiece.
01:26Out of the masterpiece, là, nous commençons ce moule.
01:31C'est la raison de faire des moules, parce que, bon,
01:33on a beaucoup de commandes,
01:34justement, c'est terminé ici,
01:36on a à peu près une centaine de commandes.
01:38Et, pareil, moi, je trouve que les moules sont un homme gros, gros,
01:44qui nous fait une fière cette année-ci,
01:46par un Murti qui est le six pied.
01:48Mais, nous sommes contents de faire sortir.
01:51Cette moules-ci, là, nous faisons-nous même protéger les moules
01:53à cause de la pluie.
01:55Et il prend à peu près une trente à quarante-cinq minutes
01:59pour les pouvoir dissuader de l'eau.
02:01Et, bien sûr, ça a été un moules, les différents,
02:04dans les petits, les autres moules, les différents.
02:05Nous servons de latex pour être capable,
02:07fabriquer une moules propre,
02:09et finir pareil.
02:12Autrefois, il fallait veiller plusieurs nuits
02:15pour façonner une seule statue.
02:17Aujourd'hui encore, le processus reste exigeant,
02:20mais le pundit le fait avec plaisir,
02:23car ces moules-ci s'installent dans les foyers
02:24pour prolonger la dévotion familiale
02:26et perpétuer les traditions ancestrales.
02:29Le plaisir, c'est qu'on peut faire ce moules-ci-là,
02:33et nous connaît ce moules-ci-là,
02:35il parle de la carte de tout un chacun.
02:37Beaucoup de gens viennent prendre ce moules-ci-là.
02:39Et bien sûr, nous, nous ne faisons pas de délivrer,
02:41nous faisons de délivrer,
02:42c'est pas de magasin ici.
02:44Nous faisons une façon,
02:47qu'ils viennent prendre le coco,
02:48les mouchoirs,
02:50les tartes, les poudjahs,
02:52après, ils couvrent ce moules-ci-là,
02:53après, ils prennent le talé.
02:54Les statues ne peuvent être conçues
02:59trop longtemps à l'avance.
03:01Elles ont une durée de vie limitée,
03:03soit deux à trois semaines,
03:04afin de respecter le rituel de l'immersion,
03:07souligne le pundit Debidine.
03:10Avant la fête,
03:11tout le monde est là,
03:13nous ne pouvons pas finir par lire en avance,
03:14mais ne pas rester.
03:16C'est tellement la raison
03:17qu'il fait notre année dernière.
03:18Parce que nous ne pouvons pas lire en avance,
03:19parce qu'il peut y avoir une croque,
03:21il peut y avoir une certaine lifetime,
03:23parce que c'est juste pour qu'ils sortent de l'eau.
03:25Si il y a une moultie plaque de Paris,
03:27on ne peut pas mettre trop les blancs,
03:28mais il ne faut pas trouver un défaut
03:29de mettre une peinture blanche dedans,
03:30là,
03:31pour ne pas trouver un défaut.
03:32Mais cette moultie-là,
03:34il ne peut pas rester plus que deux semaines,
03:36trois semaines,
03:37il ne peut pas rester.
03:37Il ne peut pas croire,
03:39parce qu'il ne peut pas le faire
03:41pour garder ça.
03:43Mais là,
03:43c'est de l'obliger à tenir la dernière
03:45pour qu'on ne peut faire la peinture,
03:46habiller, décorer.
03:50Ainsi, chaque moultie
03:51qui sort du Kachipour,
03:52Hanumanamandir,
03:54ne se limite pas à une sculpture d'argile.
03:56Elle incarne une offrande vivante,
03:59un lien entre la foi collective
04:00et la continuité culturelle.
04:03En cette période,
04:04le Kachipour Hanumanamandir,
04:06Akashi,
04:07devient véritable atelier spirituel,
04:10où les mains des artisans
04:11façonnent bien plus que des statues,
04:14mais également la mémoire d'une communauté
04:16et l'écho d'une tradition toujours vibrante.
04:20Abonnez-vous !
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