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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive

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00:00:00Lundi 25 août 2011, 5 morandis, l'avion 1692 sur CNews, première chaîne d'info de France.
00:00:09Bonjour et bienvenue en direct, très heureux de vous retrouver pour cette neuvième année.
00:00:13Et vous découvrez derrière moi notre nouveau décor, modernisé avec plus de moyens techniques,
00:00:17donc plus de directs et plus d'invités, ça c'est pour la forme.
00:00:21Et pour le fond, je vous promets pour cette neuvième année, encore plus de débats, plus d'infos
00:00:25que vous n'entendez pas sur les autres chaînes.
00:00:27Et surtout, nous serons toujours à votre écoute, à votre contact.
00:00:30Vous découvrirez ça au fil de la saison, on a plein de nouvelles idées.
00:00:33Mais tout de suite l'actualité bien évidemment.
00:00:36Et à la une, Morandini Live, cette année c'est encore la réalité de notre quotidien.
00:00:40Nous irons dès le début de cette émission, en plein centre de Paris,
00:00:43où certains commerçants proches du souterrain sont désespérés.
00:00:46Le trafic de drogue s'est installé, les bagarres se multiplient, les clients ne viennent plus.
00:00:50Et sur Instagram, la propriétaire d'une boulangerie qui s'appelle Sylvie,
00:00:54témoigne de son quotidien au micro de Tony Pitaro.
00:00:57Depuis les JO, toute l'équipe, toute la bande de la Porte de la Chapelle a été délocalisée
00:01:03dans le souterrain des Halles, qui est énorme.
00:01:05Il y avait 400 personnes.
00:01:06Il y avait une fabrique de craques dans ce tunnel, qui a été démantelé.
00:01:09Mais c'est des dizaines.
00:01:10Hier, ils étaient 20, ils se battaient devant ma boutique.
00:01:13On est estomaqués.
00:01:15Mon chiffre d'affaires, en un an, a baissé de 24%.
00:01:17Ils se battent à coups de couteau, ça casse des bouteilles à longueur de temps.
00:01:20Moi, ils viennent chez moi, ils font le tour des vitrines, ils se servent, ils me volent
00:01:22les macarons, ils m'ont menacée de mort, j'ai été obligée de déposer plainte.
00:01:26Le collègue s'est fait arracher sa chaîne.
00:01:27L'autre jour, une petite vendeuse qui est venue se présenter, ils l'ont suivie,
00:01:29parce que c'était une jolie demoiselle.
00:01:31Elle était choquée.
00:01:32Elle m'a dit, non, je ne me viendrai pas travailler chez vous, parce que j'ai peur.
00:01:35Et je la comprends.
00:01:36Les touristes que je rencontre qui sont scandalisés, qui ont peur.
00:01:38L'autre jour, j'en avais trois qui ne pouvaient pas sortir de la boutique, trois demoiselles.
00:01:41Là, j'en ai qui ont loué un Airbnb au-dessus de la boutique.
00:01:44Ce matin, ils me disaient à un prix faramineux qu'ils ne dormaient pas la nuit.
00:01:47Et ils avaient peur.
00:01:48Enfin, ils n'ont jamais vu des batailles comme ça.
00:01:50Mes clientes me disent qu'elles ne peuvent plus passer dans cette rue.
00:01:53Elles prennent la rue Étienne-Marcel.
00:01:54Et moi, je suis là en train de perdre mes clients.
00:01:55J'ai créé cette maison il y a dix ans.
00:01:57Je n'aurais jamais imaginé vivre ça aujourd'hui.
00:01:59Je vais peut-être tout perdre à cause de ça.
00:02:01La préfecture de police, on a quand même une équipe qui est assez présente.
00:02:04J'ai leur numéro de portable.
00:02:06Ils ne peuvent rien faire.
00:02:07Ils viennent.
00:02:07Ils les dispatchent.
00:02:08Quinze minutes après, ils sont de nouveau présents.
00:02:11Voilà.
00:02:12Et Sylvie, cette boulangère, sera en direct avec nous dans un instant.
00:02:15Cette insécurité, les habitants de Clermont-Ferrand la vivent aussi au quotidien.
00:02:19Témoignage courageux ce matin de Marine,
00:02:20qui aujourd'hui se retrouve à vivre au quotidien face à des dealers
00:02:24qui font leurs affaires devant ces fenêtres.
00:02:27Ça, c'est les guetteurs quand ils sont devant chez nous.
00:02:31Vivre en face d'un des principaux points de l'île de Clermont-Ferrand,
00:02:35voici le quotidien de Marine.
00:02:37Une vie dans la peur.
00:02:39Quand je reviens de l'école avec mes enfants,
00:02:41c'est déjà la boule au ventre.
00:02:43Que cette mère de famille a accepté de nous décrire.
00:02:46Par exemple, ma dernière petite fille,
00:02:48elle va changer de trottoir.
00:02:49Quand on rentre de l'école,
00:02:51elle va se mettre à pleurer.
00:02:53Et elle me dit, non maman, je ne veux pas aller sur ce trottoir.
00:02:56Ce que j'entends, ce sont des gens qui s'insultent,
00:03:00qui se battent et parfois qui tuent.
00:03:02Le jour de Pâques, une voiture a remonté notre avenue
00:03:06et a tué le guetteur qui était en bas de chez nous.
00:03:12Et donc les enfants ont très bien compris ce qui s'était passé.
00:03:15Depuis son appartement, Marine a déjà été prise pour cible.
00:03:19La raison, avoir vu depuis sa cuisine une vente de produits stupéfiants.
00:03:23Mon regard a croisé le regard de ceux qui étaient en train d'échanger de l'argent.
00:03:29Et c'est pour ça que, comme ma fenêtre est ouverte,
00:03:33que je me suis pris les jets de pierres.
00:03:36Des pierres qu'elle a décidé de conserver.
00:03:39Malgré ce quotidien difficile avec ses enfants et son mari,
00:03:43elle a créé avec d'autres habitants l'association Maison Marie,
00:03:46dont le but est d'accueillir au sein d'un lieu de vie
00:03:49toutes les personnes qui subissent les violences du quartier.
00:03:53Voilà, des habitants courageux comme le compagnon de notre consoeur de CNews,
00:03:57Isabelle, vous le savez, qui a voulu la défendre
00:03:59et qui, vous le savez, a été poignardée dans le tram ce week-end.
00:04:02Vous entendrez le témoignage d'Isabelle tout à l'heure.
00:04:04Et fort heureusement, ces jours ne sont pas en danger.
00:04:07On pense à eux très fort ce matin, on les embrasse.
00:04:09Ils sont sous le choc et nous aussi.
00:04:11Mais c'est aussi le cas pour les riverains de ce drame qui s'est produit,
00:04:15que nous sommes allés rencontrer.
00:04:16Des bagarres, des marchés à la sauvette
00:04:21et des habitants qui constatent, impuissant,
00:04:25cette montée d'insécurité dans leur quartier.
00:04:28Dans le 14e arrondissement, on n'était pas habitués aux agressions.
00:04:32Il a fallu intégrer l'idée qu'être une femme dans l'espace public
00:04:35pouvait être compliqué.
00:04:37C'est un peu dangereux de se dire que quand on sort de chez soi,
00:04:39on peut se faire poignarder comme ça, sans raison en plus.
00:04:41Et je ne me sens pas très en sécurité en me disant que c'est possible
00:04:44qu'il y ait des fous comme ça qui puissent se balader dans la rue
00:04:46et tuer des gens.
00:04:47D'autres restent stupéfaites après l'agression d'un homme
00:04:50poignardé de sept coups de couteau,
00:04:52survenu dans la nuit de vendredi à samedi à Porte-de-Venve.
00:04:55Il y a des gens qui se frappent, mais c'est classique dans Paris, partout.
00:05:00Après, quelqu'un qui se fait planter, non, ce n'est pas du tout habituel pour moi.
00:05:04Mais le cas du 14e arrondissement de Paris
00:05:06illustre bien aujourd'hui la société actuelle.
00:05:09Les agressions avec des armes blanches, avec des armes par destination,
00:05:14sont légion.
00:05:16Des violences avec armes, c'est quotidien.
00:05:18Des jeunes femmes agressées dans les transports avec armes, c'est quotidien.
00:05:23Le compagnon qui défend sa femme, c'est quotidien.
00:05:26Le policier agressé, c'est quotidien.
00:05:28Dans cet arrondissement, les chiffres du trafic de stupéfiants
00:05:32et ceux des violences sexuelles enregistrent une hausse constante depuis 2020.
00:05:36Voilà, et donc vous entendrez le témoignage d'Isabelle dans un instant.
00:05:41Le trafic de drogue également pourrit la vie quotidienne.
00:05:43Et désormais, c'est un trafic sans limite.
00:05:45Écoutez bien, dans certains quartiers, on se sert des églises pour cacher la drogue.
00:05:50Regardez ce reportage sur la liste.
00:05:53Dans cette église, située à quelques centaines de mètres,
00:05:56d'un des plus importants points de deal de Clermont-Ferrand,
00:05:58le clergé a eu la mauvaise surprise de trouver de la drogue stockée dans les rebords de toit.
00:06:03Ces rebords de toit ont servi, vous voyez, il y en a plein qui sont démolis, qui sont abîmés.
00:06:08Ils ont servi pendant très longtemps à faire une planque pour mettre la drogue.
00:06:13Du haut des immeubles qui sont là-haut, ils pouvaient tout surveiller.
00:06:17Pour mettre fin à cette activité illégale, des grillages ont été installés tout autour de l'église.
00:06:22À vrai dire, depuis, on pense qu'on a eu moins de problèmes.
00:06:25Et je crois que ça a arrêté, effectivement, le dépôt.
00:06:29Mais enfin, ça fait quand même partie des soucis qu'on a pu avoir avec ce narco-banditisme, entre guillemets.
00:06:37Pour les fidèles, difficile de comprendre un tel acte.
00:06:40Ça craint quand même.
00:06:42Ça, aller cacher des choses sur le toit d'une église, il n'y a plus de respect.
00:06:46Ils font n'importe quoi, n'importe comment.
00:06:48Situé au nord de Clermont-Ferrand, le quartier de Croix-de-Neira est classé zone prioritaire.
00:06:53C'est ici que le corps d'un homme de 28 ans a été retrouvé dans une voiture brûlée le 13 août dernier.
00:06:59La même nuit, dans le même quartier, un jeune homme a été blessé par des tirs.
00:07:04Et une des solutions face à cette violence et ces trafics, on le sait, ce sont les caméras de sécurité.
00:07:08La ville de Vintimi, à la frontière italienne, vient de se doter d'un réseau de plus de 200 caméras.
00:07:13Alors, est-ce efficace ? Nos équipes sont allées voir sur place.
00:07:15Perchées en haut des murs, elles scrutent la foule, nuit et jour.
00:07:20A Vintimi, ville italienne voisine de la France, plus de 200 caméras quadrillent l'espace public.
00:07:26117 viennent d'être installées début août.
00:07:28Toutes les zones sensibles de la ville sont désormais surveillées.
00:07:31De quoi rassurer les locaux et les frontaliers, inquiets par la délinquance.
00:07:34On se sent beaucoup plus serein et puis on peut se promener dans la ville sans avoir peur un petit peu.
00:07:42Malheureusement, c'est ce qui se produisait avant.
00:07:44Les 200 caméras, c'est très bien, mais il y a encore des endroits qui ne sont pas sous contrôle.
00:07:48Et on en voudrait encore plus pour avoir une ville avec un maximum de sécurité.
00:07:52Coût total du dispositif, 600 000 euros, partagés entre les fonds municipaux et une subvention du ministère de l'Intérieur.
00:07:59Un investissement des pouvoirs publics suite à une montée de l'insécurité en ville.
00:08:03Après les arrivages des migrants, la ville était constamment occupée par entre 700 et 1000 migrants clandestins par jour.
00:08:14Un dispositif de dissuasion massif et un outil clé pour les forces de l'ordre dans le cadre de leur enquête.
00:08:20Voilà, beaucoup de sujets qu'on va développer tout au long de cette émission.
00:08:22On reprend les bonnes habitudes, bien évidemment, avec les tops et les flops d'audience d'hier soir.
00:08:26Et c'est toujours avec Kevin Batten, Aias, Mystère, Audience.
00:08:29Vendredi soir, c'est Jean-Luc Rechman qui a décroché la première place avec sa soirée spéciale des 12 coups à l'occasion des 15 ans du célèbre jeu.
00:08:37L'animateur a rassemblé 3 millions de téléspectateurs sur TF1.
00:08:41Avec sa série à succès Tropique Criminel, France 2 est en revanche juste derrière avec un écart très très faible.
00:08:47Quant à France 3, elle n'a pas attiré les foules avec la Coupe du Monde féminine de rugby.
00:08:51La rencontre Angleterre-USA n'a rassemblé qu'un million de téléspectateurs.
00:08:55Pour M6, c'est un flop.
00:08:56Le film Les Blagues de Toto n'a pas fait rire grand monde en n'attirant que 908 000 personnes.
00:09:02Samedi soir, match quasi nul entre TF1 et France 3.
00:09:05La Coupe du Monde féminine de rugby sur la Une et la série Meurtre à Pontaven de la Troie ont attiré un peu plus de 3 millions 100 000 téléspectateurs.
00:09:13France 2 est quant à elle très très loin derrière.
00:09:15Le jeu estival Fort Boyard n'a toujours pas réussi à s'imposer en rassemblant seulement 1 million 700 000 personnes.
00:09:21La soirée a été marquée par un nouveau gros flop d'M6 avec la série The Rookie, le flic de Los Angeles,
00:09:26qui ne fait même pas partie du top 4.
00:09:28Elle a été largement battue par Échappée Belge sur France 5 qui a fait plus d'un million.
00:09:32Hier soir, peu de monde devant la télé.
00:09:34C'est TF1 qui est arrivé petit leader avec le film Spy avec 2 700 000 téléspectateurs.
00:09:40Avec le long métrage, le petit Pia France 2 est deuxième et loin derrière à seulement 1 million 9.
00:09:44et suivi de près par le téléfilm de France 3, la reine du crime présente invitation à un meurtre.
00:09:49Avec le magazine Capital M6 et 4e, avec une audience très moyenne à 1,6 million.
00:09:54Mister Audience vous dit à demain.
00:09:56Voilà, allez, je vous présente mes invités qui vont m'accompagner en direct dans ce nouveau décor sur ce nouveau plateau.
00:10:04Valérie Barny, bonjour.
00:10:05Bonjour.
00:10:05Merci d'être avec nous, président de Citoyens, responsable et conseiller municipal d'Hiver-Gauche de Surenne.
00:10:10Toujours ?
00:10:11Toujours.
00:10:11Vous n'avez pas changé ?
00:10:12Pas changé.
00:10:12Très bien.
00:10:12David-Javier Weiss, bonjour.
00:10:14Merci d'être avec nous, maire adjoint Les Républicains de Levallois-Péret, Guillaume Bastel, bonjour.
00:10:18Merci également d'être là, membre du Conseil national de l'UDI.
00:10:21Et puis, Philippe Ballard, bonjour.
00:10:23Bonjour.
00:10:23Merci également d'être avec nous, député de l'Oise et porte-parole du Rassemblement national.
00:10:28Pour débuter cette émission, je voulais qu'on soit très concret, comme on l'est toujours, et qu'on soit sur le terrain.
00:10:33Et on va parler de ce qui se passe au Halles à Paris, puisqu'il y a Sylvie qui va être avec nous dans un instant.
00:10:40Sylvie qui est boulangère et qui galère totalement parce qu'il y a un souterrain, figurez-vous, qui est à côté des Halles, un souterrain qui a été filmé.
00:10:47C'est devenu le point de repère de tous les dealers et c'est l'enfer pour elle.
00:10:52Alors, avant d'être avec Sylvie en direct, je vous propose de regarder ce qui se passe dans ce souterrain et surtout ce qui se passe devant sa boulangerie.
00:11:01C'est l'enfer au quotidien.
00:11:03Exemple avec cette vidéo.
00:11:17C'est l'enferant, c'est l'enferant, c'est l'enferant, c'est l'enferant.
00:11:47Voilà, résultat comme on peut l'imaginer, bien évidemment, les clients ne viennent plus, c'est l'enfer pour elle.
00:12:07On est en direct avec Sylvie.
00:12:08Bonjour Sylvie.
00:12:09Bonjour Monsieur.
00:12:10Bonjour Monsieur Morandini.
00:12:12Merci d'être en direct avec nous.
00:12:13Je voulais vraiment vous avoir parce que j'ai vu votre témoignage ce week-end sur les réseaux sociaux.
00:12:17Vous avez témoigné chez notre collègue Tony Pitaro sur Instagram.
00:12:22Et c'est vrai que c'est l'enfer ce que vous vivez.
00:12:24Depuis combien de temps ça se passe comme ça devant votre magasin ?
00:12:27Ça fait un an, un an depuis les JO, en fin de compte, tout a commencé à ce moment-là.
00:12:32Nous, on a eu d'énormes travaux aussi dans la rue de Turbigo depuis un an.
00:12:37Donc ça leur a permis de se localiser, de se cacher un peu.
00:12:40Mais là, depuis juillet-août, depuis que les travaux ont arrêté, pardon je bégaye, mais je suis un peu…
00:12:51Là, cet été, ça a été, mais c'est un vrai massacre.
00:12:55Ils n'arrêtent pas de casser des bouteilles pour se mettre des coups de bouteille.
00:12:59Moi, évidemment, à 8h le matin, quand ils se réveillent, ma boulangerie, ça sent bon.
00:13:04Donc sans cesse, ils viennent, ils veulent faire de la monnaie, ils veulent des stylos, ils veulent des cuillères.
00:13:10Enfin, ça n'arrête pas, ils veulent à manger, ils veulent à boire.
00:13:13Je n'en peux plus.
00:13:15C'est vraiment… Et en plus, c'est très dangereux.
00:13:18Et ça fait 10 ans à peu près que vous avez cette boulangerie, je crois.
00:13:20C'est la première fois que ça en arrive là ?
00:13:24Ah non, mais je n'aurais jamais imaginé.
00:13:25Sinon, vous imaginez bien que je ne serais jamais venue là.
00:13:27Moi, j'ai un loyer digne des beaux quartiers.
00:13:33Là, je ne peux plus.
00:13:35Mes clientes ne viennent plus parce qu'elles ont peur.
00:13:38Mais vraiment.
00:13:38Mais vous avez appelé… Je suppose que vous avez saisi les forces de l'ordre qui tentent de faire ce qu'elles peuvent,
00:13:43mais elles ne peuvent pas être en permanence.
00:13:45Bien évidemment, on le comprend devant votre boutique.
00:13:47Vous avez également, je suppose, averti les autorités, la mairie de Paris, la mairie d'arrondissement.
00:13:52Qu'est-ce qu'on vous répond ?
00:13:54Alors, on me répond qu'on ne peut rien faire.
00:13:56La mairie, de toute façon, c'est un fléau.
00:13:59Les Halles… On sait qu'il y en a partout dans les Halles, mais on ne peut rien faire.
00:14:03La police, j'ai quand même le numéro de téléphone de deux policiers, deux chefs, mais qui commencent à midi.
00:14:09Donc, l'après-midi, je… Mais moi, j'appelle la police huit fois par jour.
00:14:14Dès que ça se bagarre, dès qu'ils rentrent dans la boutique et qu'ils ne veulent pas partir, on est obligé, en cachette, mes vendeuses appellent.
00:14:21Voilà. Voilà. On est… Ça n'arrête pas.
00:14:25Mais enfin, c'est sur Alice parce qu'on a le sentiment… Là, c'est un exemple, bien évidemment.
00:14:29Il y a tellement de gens qui vivent ça au quotidien.
00:14:32C'est ça qui est terrible et qui vivent ça dans le plus grand silence et qui n'osent pas témoigner parfois.
00:14:36On va regarder un reportage, si vous le voulez bien, et restez avec nous, qu'on avait réalisé justement dans ce terrain, dans ce souterrain au Halles.
00:14:43C'était au mois de juin dernier.
00:14:44Et vous allez voir, en fait, les gens vont découvrir ce qui se passe à côté de chez vous, à quelques mètres de chez vous.
00:14:50Et vous allez voir aussi que beaucoup de commerçants, contrairement à vous, ont décidé de témoigner anonymement parce qu'ils ont peur des représailles.
00:14:56Regardez.
00:14:58À l'intérieur de ce tunnel des Halles, situé en plein cœur de Paris à Châtelet, des individus squattent les lieux et consomment de la drogue de jour comme de nuit.
00:15:07Une situation qui crée de nombreux désagréments pour les commerces installés aux alentours de cette voirie souterraine.
00:15:14Il y a de tout, les bagarres, il y a des coups de bouteilles, il y a de tout, vraiment de tout.
00:15:18Et quand vous rentrez vraiment là-dedans, le soir, il ne faut pas y aller tout seul.
00:15:22Il y a des problèmes d'ordures partout, des vélos qui sont brûlés en bas, des personnes qui vont remonter la nuit, qui vont être là, qui vont tourner autour du restaurant,
00:15:29qui vont venir demander des pièces, qui vont venir demander des cigarettes.
00:15:32Et moi, je pars du principe que les clients, quand ils viennent se poser en terrasse, ce n'est pas pour se faire acquitter.
00:15:35Souvent dispersés par les forces de police, certains des occupants trouvent refuge à l'intérieur de ce local qu'ils se sont appropriés.
00:15:42Il y a de plus en plus de monde et de personnes qui squattent dans ces lieux.
00:15:47Et la police a bien identifié le problème, d'où de nombreux contrôles actuellement.
00:15:52Mais ça ne suffit pas parce que Châtelet est un très gros centre.
00:15:55Donc forcément, on ne peut pas être partout, la police n'est pas partout.
00:15:58Et forcément, les personnes peuvent revenir.
00:16:00Au total, depuis le mois de janvier, 77 opérations de contrôle et d'éviction des toxicomanes ont été réalisées par les forces de l'ordre.
00:16:08Voilà la vraie situation, Sylvie. Voilà ce qui se passe vraiment.
00:16:13Vous, vous allez continuer malgré tout votre commerce ?
00:16:16Je n'ai pas le choix. C'est toute ma vie de travail qui est là.
00:16:19Alors, trouver des solutions, je ne sais pas parce que je ne fais plus mon chiffre.
00:16:24J'ai perdu 24% de mon chiffre d'affaires cette année.
00:16:27C'est énorme.
00:16:28Donc, je me retrouve à ne plus pouvoir payer mon loyer.
00:16:31D'ailleurs, qui a augmenté démesurément, comme beaucoup d'autres.
00:16:34Vous me direz, mais là, c'est quoi la solution ?
00:16:38Donc, on perd toute notre vie de travail.
00:16:41À mon âge, on ne me reprètera pas d'argent.
00:16:43Je ne pourrai pas rebondir.
00:16:45Et puis, évidemment, comme je suis chef d'entreprise, je n'aurai rien.
00:16:49Donc là, je suis fâchée, en colère.
00:16:52Et je peux vous assurer que moi, je n'ai pas peur d'aller plus loin.
00:16:56Je ne vais pas m'arrêter là.
00:16:58Ça veut dire quoi, précisément ?
00:16:59Ça veut dire que depuis que Tony, ce journaliste fabuleux, a fait...
00:17:05Là, il y a eu des répercussions énormes.
00:17:07Et hier, on m'a appelé plusieurs reprises.
00:17:09Ça intéresse beaucoup de monde.
00:17:11Donc, oui, je vais dire ce que je vis.
00:17:13Je n'ai pas peur.
00:17:15Je n'ai pas honte parce que moi, je fais mon travail du mieux que je peux.
00:17:18Je crée de l'embauche.
00:17:19Je forme des apprentis.
00:17:21Je travaille de 2h45.
00:17:23Je me lève à 3h.
00:17:24Je suis là jusqu'à 20h.
00:17:25Parce que ma petite boulangère, formidable petite boulangère que j'ai eue pendant 4 ans,
00:17:30elle m'a avoué que quand elle sortait du bus à 4h, elle venait ici en courant.
00:17:34Elle n'a plus envie.
00:17:36Je perds mon personnel.
00:17:37J'ai perdu ma boulangère.
00:17:39Voilà.
00:17:39Donc, c'est moi qui viens faire le pain et qui assume toute la fabrication derrière.
00:17:44C'est inhumain.
00:17:47Mais c'est surtout une honte absolue qu'on laisse faire ça en plein Paris.
00:17:50Philippe Ballard, vous entendez ce que vous avez envie de dire à Sylvie ?
00:17:53Déjà, bon courage.
00:17:54Bravo de témoigner.
00:17:56Merci.
00:17:57Parce que ça éveille peut-être des consciences.
00:17:59Mais malheureusement, ce n'est pas nouveau.
00:18:00Moi, je me rappelle.
00:18:01Les élections régionales en 2021, on est allé à la colline du Crac.
00:18:04Alors, vous connaissez, je pense.
00:18:05Bien sûr, on est allé.
00:18:06On est allé en direct, d'ailleurs.
00:18:07Donc, ça fait 4 ans.
00:18:09Alors, là, c'est un autre problème, mais évidemment similaire.
00:18:12Mais on est au cœur de Paris.
00:18:13Vous vous rendez compte ?
00:18:13On est au cœur de Paris, quoi.
00:18:15Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'on est au HAL.
00:18:16Moi, je connais bien, voire très bien, les policiers qui travaillent justement dans ce secteur.
00:18:20On est à la confluence de toutes les banlieues et grandes banlieues qui arrivent.
00:18:23Alors, non, mais ce n'est pas une excuse.
00:18:24C'est juste pour comprendre qu'il y a une concentration à cet endroit.
00:18:26Mais que font les policiers ?
00:18:27Et la boulangère vient de le dire.
00:18:28Ils viennent.
00:18:28Et puis, un quart d'heure après, le trafic continue.
00:18:31Donc, ce qu'il faut...
00:18:32Les policiers font leur boulot.
00:18:33C'est après que ça ne suit pas.
00:18:34Et puis, pardon, mais enfin, il faut rentrer quand même.
00:18:37Quand on nomme pas les choses, comme dirait Camus, on rajoute à la misère du monde.
00:18:40Mais il y a une part très importante d'étrangers qui se trouvent dans les personnes qui se livrent à ça.
00:18:45Les étrangers en situation irrégulière, mais c'est dehors.
00:18:48Enfin, si vous reprenez les chiffres de la préfecture de police de Paris, vous avez 63% des agressions sexuelles.
00:18:54On en parlera peut-être dans les transports en Ile-de-France.
00:18:57Ce sont des étrangers.
00:18:5893% des vols, ce sont des...
00:19:00Non, mais là, concrètement, d'accord, d'accord.
00:19:01Ça, c'est les chiffres. Moi, je suis pour le concret.
00:19:03Excusez-moi, mais les chiffres, on peut sortir autant de statistiques.
00:19:06Les tableaux Excel, vous allez nous faire une baille-roue en nous sortant des tableaux Excel dans tous les sens.
00:19:09Ou du Rotailleau.
00:19:09Voilà. Ou du Rotailleau moins, quand même.
00:19:11Mais on s'en fout.
00:19:12Et après, on interpelle, on en fait quoi ?
00:19:15Les magistrats, la plupart font bien leur boulot.
00:19:18Il y en a, je vous le concède, ceux qui sont notamment syndiqués au SM,
00:19:21eux, ils sont un petit peu en dehors de la plaque.
00:19:23Eh bien, ils sont condamnés.
00:19:25Et une fois qu'ils sont condamnés, ils sont expulsés pour ceux qui n'ont rien à faire sur le territoire national.
00:19:29Et mieux, c'est une de nos propositions.
00:19:31Ceux qui sont étrangers, ils purgent leur peine dans leur pays d'origine.
00:19:35Sylvie, ils sont combien ?
00:19:36Ils sont combien, les gens qui traînent devant chez vous ?
00:19:39Ça se compte en quoi ? En dizaines ?
00:19:41Ils sont une centaine ? Ils sont combien ?
00:19:42Ah non, c'est par centaines.
00:19:44Par centaines ?
00:19:45C'est énorme.
00:19:47Mais quand ils se battent, là, c'est un exemple que j'ai donné à Tony,
00:19:50mais quand ils se battent, ils se battent, ils sont vains.
00:19:53Je ne vous parle même pas des cris des femmes qui se font violer.
00:19:56Ces femmes qui font partie de cette troupe-là, de cette bande,
00:20:02on les entend hurler, ces femmes.
00:20:04C'est atroce.
00:20:06Mais ils doivent être au moins trois, quatre cents.
00:20:09Mais moi, ce que je ne comprends pas, Valérie Barney,
00:20:11excusez-moi, mais ce que je ne comprends pas, c'est comment on laisse faire ça ?
00:20:13On sait où ils sont.
00:20:14Ils sont tous dans le souterrain.
00:20:15On sait où ils sont.
00:20:17Pourquoi on laisse faire ?
00:20:18On est nuls.
00:20:19Oui, j'ai envie de vous dire qu'on a un problème.
00:20:21D'ailleurs, ce gouvernement a un problème tout court de protéger les Français.
00:20:24Et ça, c'était le départ.
00:20:25Le moins, je dis qu'il faut amener beaucoup plus de moyens
00:20:27à nos forces de sécurité pour pouvoir intervenir
00:20:30et travailler clairement sur le terrain.
00:20:32Moi, je dis tout simplement que la police,
00:20:34elle fait son travail dans notre pays.
00:20:35Et ça, il ne faut pas...
00:20:36Elle le dit, Sylvie.
00:20:37Oui, c'est ça.
00:20:37Elle le fait.
00:20:38Mais le problème, c'est un problème de moyens.
00:20:39C'est un problème de moyens.
00:20:40D'accord.
00:20:40Mais qu'est-ce qu'on fait pour aider Sylvie, là ?
00:20:42Là, elle perd 24% de son chiffre d'affaires.
00:20:45Déjà, il faut éradiquer ce problème-là.
00:20:47Mais comment ?
00:20:47Déjà, c'est aller sur le terrain, prendre ces gens, les enfermer.
00:20:50Donc, vous êtes d'accord avec le Rassemblement national ?
00:20:52Ah non, pas du coup.
00:20:52Ben oui, c'est exactement ce qu'il vient de dire.
00:20:54Excusez-moi, c'est exactement ce qu'il vient de dire.
00:20:55Moi, je suis d'accord avec le fait qu'il faut protéger les Français.
00:20:57Et si on doit arriver à là...
00:20:58Exactement.
00:20:59Vous êtes en train de répéter exactement ce qu'il vient de dire.
00:21:00Ça vous fait mal de le dire,
00:21:01mais vous avez dit exactement la même chose que le Rassemblement national.
00:21:03Non, ça ne fait pas du tout mal.
00:21:05Donc, vous êtes d'accord ?
00:21:06J'ai envie de vous dire qu'il faut être responsable quand on fait de la politique.
00:21:09D'accord.
00:21:09Donc, vous êtes d'accord avec le fait de protéger les Français ?
00:21:12Donc, vous êtes d'accord avec le fait de les arrêter, les enfermer ?
00:21:14Non, mais franchement, on les interpelle, on les juge,
00:21:17et on expulse ceux qui n'ont rien à faire sur le territoire national.
00:21:20D'accord ou pas ?
00:21:20Mais c'est surtout qu'on a un problème de santé publique.
00:21:22D'accord ou pas ?
00:21:23D'accord ou pas ?
00:21:24D'accord ou pas sur ce que vous dites ?
00:21:25Non, moi, je suis d'accord avec le fait qu'il faut...
00:21:27Monsieur Murandini, je suis très clair là-dessus.
00:21:28Je suis d'accord avec le fait que les gens qui...
00:21:30On les interpelle, on les enferme et on les expulse s'ils sont étrangers.
00:21:33Moi, je pense qu'il faut, avant toute chose, avant les expulser,
00:21:36il faut les soigner déjà, ces gens-là.
00:21:38C'est à nous de les soigner ?
00:21:39Ils sont sur notre territoire, donc il faut les soigner.
00:21:42Guillaume Bastel.
00:21:43Oui, j'ai juste une petite question liminaire.
00:21:47Peut-être que vous, vous avez la réponse, mais il n'y a que des étrangers là ?
00:21:51Sylvie, est-ce qu'il y a...
00:21:52On va poser la question à Sylvie, elle est sur le terrain, elle les voit.
00:21:54C'est quasiment que des étrangers, Sylvie ?
00:21:56Oui.
00:21:58Voilà, vous avez la réponse.
00:21:59Désolée, mais beaucoup d'antillers.
00:22:02Beaucoup d'antillers.
00:22:04Antillers, ce n'est pas des étrangers.
00:22:05Ah bah oui.
00:22:06Antillers, ce n'est pas des étrangers.
00:22:07Mais quelle que soit leur nationalité, Jean-Marc.
00:22:09Beaucoup d'antillers, c'est souvent eux qui ont les couteaux à la main.
00:22:12D'accord.
00:22:13Mais juste, qu'est-ce qu'on fait ?
00:22:14Enmi la nationalité.
00:22:17Attends, attendez, parce que j'avais demandé à Guillaume Bastel.
00:22:19Oui, c'est pour la question liminaire.
00:22:20Guillaume Bastel, qu'est-ce qu'on fait pour l'aider ?
00:22:22Ce que je n'avais pas leur pièce d'identité.
00:22:24Moi, ce que je recommande à Sylvie, c'est une solution qui n'est pas tout à fait politique,
00:22:28mais qui est plutôt juridique, dans la mesure où, manifestement, il y a des désagréments
00:22:32sur la voie publique devant son commerce, il n'est pas exclu qu'elle puisse intenter
00:22:36une action contre l'État en 40.
00:22:37Mais ça va mettre trois ans.
00:22:40Ça va mettre trois ans.
00:22:41Ils vont venir, ils vont casser de toute façon sa boulangerie.
00:22:43Elle va fermer.
00:22:44Arrêtez d'être dans l'idéologie.
00:22:46Soyez concrets.
00:22:47Mais ce n'est pas l'idéologie.
00:22:47Non, mais vous êtes dans la théorie.
00:22:49Dans la théorie.
00:22:50Ah bah non.
00:22:50Une action contre l'État, mais ça met combien de temps ?
00:22:53Et qui va payer ?
00:22:54Elle ?
00:22:55Elle ?
00:22:55Non, qui va payer l'action ?
00:22:56Elle ?
00:22:57Ben non, l'État.
00:22:58Qui va payer l'action contre l'État ?
00:22:59Les gars sont toujours dehors.
00:23:01David, Xavier, c'est une question de volonté politique.
00:23:06Il y a effectivement au niveau de l'État, mais il y a aussi au niveau de la municipalité
00:23:08de la ville de Paris, qui, et moi je vois les candidats, les candidats de la gauche,
00:23:12quand ils disent ma priorité c'est une journée pour Gaza, ma priorité, nous, c'est plutôt
00:23:16d'avoir une sécurité, d'avoir une vraie police municipale.
00:23:19Les villes qui ont fait le choix d'une vraie police municipale, il n'y a pas ce genre
00:23:21de débordement.
00:23:22Ça n'empêche pas d'avoir ici ou là.
00:23:24Ils sont 80, 100, qu'est-ce qu'elle fait la police municipale ?
00:23:27Qu'est-ce qu'elle fait ?
00:23:28Police municipale, police nationale, coordonnée avec la BAC, je suis désolé, ça porte des
00:23:32règles.
00:23:32Mais là, il n'y a pas une volonté politique.
00:23:34Sylvie, qu'est-ce que vous en dites ?
00:23:35Du maire du district 1, 2, 3, 4.
00:23:37Attends, écoutez Sylvie qui vous répond.
00:23:38Ah non, mais la police municipale, excusez-moi, mais celle de Paris, c'est des agents.
00:23:45Ah non, mais ils arrivent à Troyes, ils viennent me voir en me disant « ça va madame ? »
00:23:49Et ils repartent.
00:23:49Ils ne font rien, pardon, mais ils ne font rien.
00:23:52Mais la police municipale de Paris, ils sont gentils, mais ce n'est pas une police municipale
00:23:56qui a été formée pour ça.
00:23:58Sylvie, en tout cas, on est de tout cœur avec vous et surtout vous nous tenez au courant
00:24:01parce que peut-être que le fait de passer sur ces news, je dis peut-être, mais j'en suis
00:24:04quasiment sûr, ça va faire bouger les choses aussi parce qu'en général, c'est comme
00:24:07ça que ça se passe. Donc, vous nous tenez au courant et on reviendra.
00:24:10Et puis, même moi, j'aimerais bien venir peut-être dans ce moment-là, un séjour en direct.
00:24:15Je peux soumettre une idée ?
00:24:16Allez-y.
00:24:17Un quart de CRS à l'entrée du tunnel, ça calmerait bien les choses.
00:24:22Mais oui, mais ils vont rester une semaine.
00:24:24Vous savez, c'est ce qui se passe quand on envoie les CRS quand il y a des incidents
00:24:27dans les banlieues. Reste une semaine, tout va bien et puis ils repartent.
00:24:29Le problème, c'est qu'il n'y a pas les effectifs, il n'y a pas les moyens.
00:24:32En fait, on est incapable.
00:24:33On est incapable aujourd'hui de maintenir l'ordre.
00:24:36Merci Sylvie.
00:24:36On pense à vous et on va essayer de venir en direct avec vous.
00:24:40Et merci à Tony pour son reportage.
00:24:42Tony Pitaro qui avait réalisé ce reportage.
00:24:44Merci beaucoup. Dans un instant, on va vous parler de la prison de Vendin-le-Vieille.
00:24:48Alors ça aussi, c'est surréaliste.
00:24:49Il y a un détenu qui a porté plainte parce qu'on le réveillait toutes les deux heures
00:24:51pour vérifier qu'il n'était pas en train de tenter de s'évader.
00:24:55Il a porté plainte et le juge lui a donné raison.
00:24:57Voilà, je vous dis qu'on est chez les dingues.
00:24:59Tout de suite, Sommayel Vidi, le CN News Info.
00:25:01C'est parti.
00:25:01L'ambassadeur américain en France a raison.
00:25:07Emmanuel Macron alimente l'antisémitisme.
00:25:10Déclaration ce matin de la sœur Dylan Halimi, ce jeune juif,
00:25:14enlevé dans la région parisienne, puis séquestré et torturé en janvier 2006
00:25:18par un groupe d'une vingtaine de personnes se faisant appeler le gang des barbares.
00:25:22Des milliers d'enfants porteurs d'un handicap vont faire leur entrée sans accompagnement,
00:25:27adaptés à leurs besoins, dénonce l'UNAPEI, le réseau d'associations qui les représente.
00:25:32Au total, 4400 enfants sont sur liste d'attente.
00:25:36Et en attendant, ils sont soit chez eux, soit scolarisés par défaut dans une école ordinaire.
00:25:41Et puis, la population immigrée originaire de Tunisie a augmenté de 52% en France entre 2006 et 2023,
00:25:48ce qui en fait la plus forte progression parmi les pays du Maghreb sur cette période,
00:25:53soit une progression deux fois plus rapide que le nombre d'immigrés algériens.
00:25:58Merci beaucoup Somaya, vous revenez à 11h30 ?
00:26:00Absolument.
00:26:00Maintenant qu'on vous voit en vrai, moi je vous vois en vrai,
00:26:02puisque là je ne vous voyais que par l'écran, mais c'est encore mieux en vrai.
00:26:05Ça vous fait quoi ?
00:26:05Vous êtes superbe.
00:26:06Merci.
00:26:07A tout à l'heure Somaya, merci beaucoup.
00:26:09Allez, on va parler de la prison de Vendin-le-Vieille.
00:26:11Maintenant, vous connaissez cette prison, prison de haute sécurité qui a été mise en place par Gérald Darmanin.
00:26:16Eh bien, figurez-vous qu'il y a un des détenus qui a été transféré dans cette prison,
00:26:20qui a saisi le juge des libertés, car il estimait que la surveillance était trop dure.
00:26:24Il a expliqué, ce pauvre garçon, avoir du mal à dormir,
00:26:27car la lumière s'allumait dans sa cellule toutes les deux heures pour sa sécurité.
00:26:32Eh bien, figurez-vous que le juge lui a donné raison et affirmait que cela a constitué,
00:26:37je cite, une pratique susceptible d'affecter gravement la qualité de son sommeil.
00:26:41Je vous jure que c'est authentique.
00:26:42C'est ce que dit le juge.
00:26:43Cela affecte gravement la qualité de son sommeil, sa santé mentale,
00:26:47et in fine, cela risque de porter atteinte à sa dignité.
00:26:50On est en direct avec David Lacroix, qui est secrétaire local FO du Centre pénistancière de Vendin-le-Vieille.
00:26:56Bonjour, merci beaucoup d'être en direct avec nous, David Lacroix.
00:26:59Je dois avouer que quand j'ai vu cela, j'ai totalement halluciné.
00:27:03Vous réagissez comment à ce type de décision judiciaire ?
00:27:06Nous aussi, cela nous surprend, la décision du juge d'avoir retenu cette décision,
00:27:15on passerait trop souvent en service de nuit, alors que c'est juste l'application de la note nationale qui existe dans l'ensemble de nos établissements.
00:27:23Mais c'est-à-dire que vous l'empêchez de dormir, en fait, ce pauvre garçon ?
00:27:25Absolument pas, nous sommes dans l'obligation de passer…
00:27:29Non, mais je plaisantez, bien évidemment, vous ne justifiez pas là-dessus, je plaisantez.
00:27:32Mais en fait, ce qu'il vous reproche, c'est que vous l'empêchez de dormir.
00:27:35Enfin, c'est dingue, c'est un détenu, il est en prison.
00:27:37S'il est là, c'est quand même que voilà, il n'a pas simplement volé 10 euros dans la caisse.
00:27:43Mais en fait, c'est lui qui a raison.
00:27:47Pas pour l'instant.
00:27:49La juge a demandé des explications, peut-être des éventuels aménagements,
00:27:54mais peut-être que la juge ne connaissait pas tous les rudiments de notre règlement intérieur
00:28:00et de l'ensemble des règlements de nos prisons de France.
00:28:04C'est presque plus grave.
00:28:06Nous faisons juste qu'appliquer la note nationale qui s'applique dans tous les établissements de France,
00:28:09c'est-à-dire à passer quatre fois dans la nuit pour s'assurer de l'intégralité physique des détenus
00:28:14et protéger des évasions.
00:28:16Mais avec tout ce qui se passe dans les prisons, avec la façon dont vous, surveillant,
00:28:20vous êtes remis en cause en permanence, désormais y compris par la justice,
00:28:23moi je trouve que vous avez un courage fabuleux de continuer à faire ce métier.
00:28:27Comment vous trouvez la force de continuer quand on voit des décisions comme ça ?
00:28:30On a l'impression qu'en fait, les détenus ont plus de droits que vous.
00:28:34On pourrait penser ça, mais il faut se battre.
00:28:37Déjà, pour faire respecter les décisions de justice et les peines prononcées pour les victimes,
00:28:42nous pensons d'abord toujours aux victimes.
00:28:44Ce qui n'est pas le cas surtout pour ces décisions,
00:28:46on ne prend jamais en compte le ressentiment des victimes dans certaines décisions qui sont prises.
00:28:53Donc nous, nous sommes là pour faire entendre aussi les voix des victimes.
00:28:57Effectivement, et on a le sentiment, Philippe Ballard, qu'on est chez les dingues.
00:29:02Honnêtement, moi j'ai relu trois fois, j'ai vérifié pour savoir si c'était vrai,
00:29:06parce qu'en plus personne n'en a parlé de ce truc-là.
00:29:08C'est la deuxième fois.
00:29:09Oui, et c'est passé inaperçu, parce que chez nos confrères, bien évidemment,
00:29:13on ne dit pas ça parce que ce n'est pas bien.
00:29:15Mais enfin, c'est dingue, on est chez les fous.
00:29:17Mais je pense que c'est un symbole de la déliquescence dans laquelle s'enfonce notre pays,
00:29:22parce que c'est le juge des libertés et des détentions.
00:29:24Il y a appel, mais a priori, l'appel ne sera pas confiant.
00:29:29Le juge a demandé à la direction de cesser dans les dix jours, mais il y a appel.
00:29:32Et ce que disait le représentant syndical, c'est aussi pour empêcher que des gens se suicident en prison.
00:29:37Et là, quand ils se suicident en prison, qu'est-ce qu'a fait l'administration pénitentiaire ?
00:29:40S'ils ne peuvent pas les surveiller en pleine nuit pendant huit ou neuf heures,
00:29:44oui, il peut y avoir malheureusement des suicides.
00:29:46Donc là, attendez, c'est des narcotrafiquants.
00:29:49Ce sont des mafieux qui viennent se plaindre.
00:29:52Et celui qui s'est plaint n'est pas le seul,
00:29:53parce qu'il y en a d'autres qui ont même contesté leur mise en détention dans cette prison ultra sécurisée.
00:30:00On a voté le texte, nous, parce qu'il était porté par Darmanin et Retailleau.
00:30:04Il ne va pas assez loin, mais il va dans la bonne direction.
00:30:07Et là, il faut quand même souligner le rôle des avocats de ces mafieux,
00:30:11parce qu'il faut appeler un chat, un chat quand même.
00:30:13Les gens qui sont là, ce sont des mafieux, des narcotrafiquants mafieux.
00:30:16Et les avocats marchent dans la combine et trouvent parfois, malheureusement, des vices de procédure.
00:30:20En même temps, les avocats, c'est leur job.
00:30:22Honnêtement, les avocats, c'est leur job, ils sont là pour ça.
00:30:26Et c'est normal que tout le monde ait une défense en France.
00:30:27En France, le système judiciaire est construit comme ça.
00:30:30Mais c'est plus la justice.
00:30:34Ça ne va pas.
00:30:34Oui, mais c'est la justice, excusez-moi.
00:30:36La justice qui dit que ça perturbe son sommeil.
00:30:39Enfin, attendez, c'est une pratique susceptible d'affecter gravement la qualité de son sommeil.
00:30:44Et les victimes, on y pense ?
00:30:45Les gens qui ont des enfants qui sont morts à cause de la drogue,
00:30:49leur qualité de sommeil n'est pas affectée ?
00:30:50Et tous les magistrats qui jugent ces gens préfèrent s'intéresser à celui qui est incarcée plutôt qu'à la victime.
00:30:58Et je voudrais finir d'une fois, c'est que quand on a débattu à l'Assemblée nationale de ce texte,
00:31:02il y avait des députés du bloc de gauche qui employaient les mêmes arguments.
00:31:07Oh là là, ils vont avoir du mal à se passer.
00:31:09Vous savez s'ils ne peuvent pas dormir toute la nuit ?
00:31:10Valérie Barnier.
00:31:11Alors moi, je ne suis pas en soutien avec les détenus,
00:31:14parce que j'estime que quand ils sont détenus, c'est parce qu'ils ont commis des faits graves.
00:31:17Et là, on parle d'un centre pénitentiaire de haute sécurité.
00:31:22Donc c'est d'un devenu très dangereux.
00:31:24Par contre, je serais d'accord aussi avec le fait de dire qu'il faut aussi respecter,
00:31:27même si les gens sont détenus, les droits humains.
00:31:29Alors là, on parle de sommeil, soit on parle peut-être d'agression de son sommeil.
00:31:33Bon, moi, je n'irai pas sur ce sujet-là, mais le droit humain est important.
00:31:36Mais là, on parle de ça.
00:31:38Le droit humain, après, on peut tout mettre et n'importe quoi dedans.
00:31:41Là, je vous parle, on affecte la qualité de son sommeil.
00:31:44Excusez-moi, on est chez les dingues.
00:31:46Oui, moi, je pense qu'il faut quand même, et ça, c'est une réalité certaine,
00:31:49il faut protéger aussi les détenus à l'intérieur de la prison.
00:31:52Et on les protège même d'eux-mêmes.
00:31:54Parce que, comme vous le disiez tout de suite, le suicide, les agressions sur eux-mêmes.
00:31:58Guillaume Vassel, vous avez l'air un peu plus dubitatif.
00:32:02En fait, la question est toujours la même.
00:32:05La question, c'est la question de l'arbitrage.
00:32:06C'est le bilan coût-avantage.
00:32:09D'un côté, il y a effectivement la préservation de l'intégrité de la personne
00:32:13en venant vérifier que le détenu ne s'est pas suicidé.
00:32:15Avec un contrôle, toutes les deux heures, si j'ai l'air.
00:32:17Oui, c'est ça.
00:32:19Et de l'autre côté, il y a, derrière la qualité du sommeil, c'est ça ?
00:32:23C'est ça, oui.
00:32:24Il y a, effectivement, le respect de la dignité humaine, même en prison.
00:32:28Et dans cet arbitrage, manifestement, le juge des libertés et de la détention
00:32:32qui a été interrogé a plutôt opté pour la qualité du sommeil.
00:32:37Ce qui me gêne un peu là-dedans, c'est qu'on est effectivement sur un certain type de délinquance,
00:32:42les narcotrafiquants les plus dangereux de France.
00:32:46Peut-être que là, la proportionnalité de la décision,
00:32:48elle aurait pu aussi prendre en considération ce fait-là.
00:32:52Mais c'est parce qu'en fait, c'est quand même une situation particulière.
00:32:55Ils ont des conditions de sécurité particulières dans cette prison.
00:32:58C'est pour ça que ce n'est pas dans toutes les prisons
00:32:59où on va réveiller les détenus toutes les deux heures, bien évidemment.
00:33:02C'est juste là.
00:33:02Donc, ça veut dire que le juge le sait quand même.
00:33:04Excusez-moi.
00:33:04Le juge de liberté le sait que c'est un cas particulier.
00:33:07J'imagine que quelqu'un diplômé de l'ENF regarde la presse.
00:33:08David Zaviewaik.
00:33:09On a l'impression d'un mauvais commentaire sur Airbnb
00:33:11quand vous nous avez sorti cette phrase.
00:33:13Moi, je suis scotché.
00:33:14C'est-à-dire qu'une prison de haute sécurité
00:33:16où il y a les 100 détenus les plus dangereux de France,
00:33:20ce n'est pas le ritz,
00:33:21ce n'est pas un hôtel sur lequel on va mettre un avis
00:33:23en disant « j'ai été mal réveillé, j'ai passé une mauvaise nuit ».
00:33:28D'autant plus que c'est effectivement prévu dans les circulaires
00:33:32que c'est pour leur sécurité.
00:33:35C'est-à-dire que c'est pour la sécurité de ces gens-là.
00:33:36Parce que si demain, il y en a un qui se suicide,
00:33:38même s'ils ont en général,
00:33:39quand ils arrivent à être dans les 100 narco-trafiquants
00:33:42les plus dangereux de France,
00:33:43ils n'ont pas une capacité à se suicider
00:33:45ni des détendants de suicidaires.
00:33:46Mais s'il arrivait quelque chose,
00:33:48une rixe, un problème, machin,
00:33:49ce serait encore la justice qui serait responsable.
00:33:53C'est-à-dire qu'on marche sur la tête dans tous les sens.
00:33:56C'est-à-dire que si un de ces détenus meurt dans sa cellule,
00:33:59ça va être aussi de la faute de l'administration pénétentielle.
00:34:01Et juste, David Lacroix, puisque vous êtes toujours avec nous,
00:34:04je voudrais vous montrer une image.
00:34:05Alors, on n'est pas à Vendin-le-Vieille,
00:34:06on est à la prison de la santé.
00:34:08Vous l'avez peut-être vu ce week-end sur les réseaux sociaux.
00:34:10C'est un détenu de la prison de la santé
00:34:12qui, lui, carrément nous a fait un voyage guidé.
00:34:16C'est échappé belle sur France 5,
00:34:17mais version prison de la santé.
00:34:19C'est-à-dire qu'il est avec son téléphone
00:34:20et il nous fait visiter la cour de la prison de la santé
00:34:23en toute liberté.
00:34:25On rappelle quand même que les téléphones,
00:34:26c'est interdit dans les prisons.
00:34:28Alors, regardez cette séquence
00:34:29qui a circulé sur les réseaux sociaux.
00:34:31Là aussi, enfin, on a Lucie.
00:34:36Voilà, c'est la guerre, mon frère.
00:34:37C'est la guerre.
00:34:39Le monde d'Allah, c'est la guerre.
00:34:41Voilà, c'est la guerre.
00:34:42Ouais, c'est comment ?
00:34:43La baie !
00:34:44La baie !
00:34:45Voilà, la baie, arrête de te casser.
00:34:47La baie !
00:34:48Voilà, c'est la guerre.
00:34:50C'est comment ?
00:34:51Ça a dit quoi, les mecs ?
00:34:51Bien ou quoi ?
00:34:52Tranquille.
00:34:54Cichon !
00:34:55Voilà, Cichon dans la partie.
00:34:56C'est comment, les mecs ?
00:34:57Ça lève !
00:34:58Cichon dans la partie.
00:35:01Cichon !
00:35:01Cichon dans la partie, les mecs !
00:35:03C'est la guerre !
00:35:06Cichon !
00:35:07Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
00:35:15David Lacroix, comment vous réagissez quand vous voyez ça ?
00:35:18On ne peut être qu'indigné.
00:35:20On pense aussi à l'opinion publique qui va encore croire que nos prisons sont laxistes et qu'on laisse tout faire.
00:35:30Mais il y a une réalité derrière tout ça, c'est la surpopulation carcérale, le manque d'effectifs.
00:35:36Maintenant, les multiplications de livraisons par drone qui se fait de manière systématique.
00:35:42Quand on voit actuellement, avec la surpopulation de carcérale, vous avez des surveillants qui sont tout seuls pour entre 100 et 120 détenus avec des matelas par terre.
00:35:48Donc, en fait, les surveillants de France, maintenant, gèrent l'urgence.
00:35:52Et si on ne donne pas les moyens technologiques pour endiguer ce fléau, les vidéos ne feront que se propager.
00:35:59Mais ça veut dire quoi, là ?
00:36:00Ça veut dire, par exemple, qu'il n'y a pas de surveillants dans la cour, selon vous, pour voir ce qui se passe ?
00:36:06Parce que tout le monde fait coucou.
00:36:07Enfin, on le voit, le mec qui passe, le détenu qui passe avec sa vidéo.
00:36:11Il n'y a jamais de surveillants dans la cour de promenade avec les détenus, pour des raisons de sécurité évidentes.
00:36:16Ce sont des guéris de promenade qui sont surélevés.
00:36:20Ils filment ça de manière très discrète ou des fois…
00:36:23Là, ce n'est pas très discret.
00:36:25C'est un reportage.
00:36:26Oui.
00:36:27Souvent, dans ces établissements-là, vous n'avez plus de deux cours à surveiller.
00:36:31Donc, le surveillant n'a pas les yeux partout.
00:36:33Donc, c'est ce qu'il faut savoir aussi.
00:36:35C'est intéressant.
00:36:35Vous nous dites que, par exemple, un surveillant, il a deux cours à surveiller, à lui seul.
00:36:41Absolument.
00:36:42Oui, mais donc, c'est impossible.
00:36:45On est d'accord.
00:36:46C'est l'oncle babelais.
00:36:48Et juste un mot, David.
00:36:50Après, je vous libère.
00:36:52En plus, ce détenu, il met ça sur les réseaux sociaux.
00:36:55Donc, ça veut dire qu'en fait, il n'a peur de rien.
00:36:57Il risque quoi en sanction ?
00:36:58Parce qu'on le voit très bien.
00:36:59On a flouté.
00:37:00Mais en fait, sur la vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, on voit très bien son visage.
00:37:03On voit tous les autres qui font coucou.
00:37:05Il risque quoi, celui qui a filmé ?
00:37:06S'il est identifié clairement et si son téléphone est saisi.
00:37:11Parce qu'on sait très bien qu'aussi, les détenus se font passer les téléphones pour ne pas l'avoir sur eux lorsqu'il y a des fouilles.
00:37:17Et donc, comme à l'extérieur, il peut y avoir des mules.
00:37:20Mais si le téléphone identifié et la personne d'étude est identifiée, il passera en commission de discipline.
00:37:25Il peut éventuellement avoir des poursuites judiciaires, ce qui est très peu le cas.
00:37:28Mais surtout, des sanctions disciplinaires avec des peines de quartier disciplinaire.
00:37:32D'accord.
00:37:32Et il risque quoi, une semaine ?
00:37:35Pas beaucoup.
00:37:36Voilà.
00:37:37Merci David Lacroix, secrétaire local FO du centre médecincière de Vendin-le-Vieil.
00:37:41Philippe Allard, cette vidéo, moi, j'ai trouvé ça hallucinant aussi.
00:37:45En fait, je reviens de vacances et je suis halluciné de tout ce que je vois.
00:37:48Je me dis, mais ce n'est pas possible, c'est pire qu'avant.
00:37:50Vous n'êtes pas le seul.
00:37:51On s'est pité avant les vacances.
00:37:52On en est quasiment au même point.
00:37:54Pire.
00:37:54C'est très bien diffusé.
00:37:55Oui, je pense que malheureusement, dans la gravitation, on ne va faire que monter.
00:37:59Mais en fait, c'est très bien de diffuser ces images.
00:38:00Ça me rappelle le slogan de Paris Match.
00:38:02Le poids des mots, le choc des photos.
00:38:04Il faut que les gens qui regardent ça, regardent les images.
00:38:06Voilà.
00:38:07Je ne ferai pas d'autres commentaires.
00:38:08Ils regardent les images et puis ils écoutent la façon.
00:38:10Oui, mais vous, vous pensez à autre chose.
00:38:12Vous ne vous pensez pas au fait qu'il a filmé, je vous sens venir.
00:38:14Après, il y a un deuxième point.
00:38:15Vous pensez à autre chose.
00:38:16C'est qui sont ces gens qui sont dans la cour ?
00:38:17Il y a 25% des détenus dans la prison française qui sont étrangers.
00:38:20C'est l'Égypte de la chancélerie.
00:38:22Ben si, c'est l'Égypte de la chancélerie.
00:38:23C'est 25%.
00:38:24Mais c'est 25% des détenus qui sont étrangers.
00:38:26Non, le Rassemblement national, il faut arrêter à un moment donné.
00:38:28Les étrangers, les étrangers, les étrangers.
00:38:29Mais il faut arrêter de dire la vérité.
00:38:30Non, non, non, c'est pas, non.
00:38:31Il faut faire preuve de responsabilité.
00:38:32C'est les chiffres de la chancélerie.
00:38:33Parce que jusqu'à preuve du contraire, vous, avec le Rassemblement national,
00:38:37vous êtes complice de ce gouvernement qui maltraite les Français chaque jour.
00:38:40Oui, c'est une réalité par rapport à ces politiques d'austérité qui sont menées.
00:38:43Vous n'avez pas censuré Berroux, comme le Parti Socialiste, vous ne les avez pas censurés.
00:38:51Là, on ne parle pas de la censure.
00:38:53On en parlera tout à l'heure.
00:38:55Quand il vous dit qu'il y a beaucoup d'étrangers, comment vous réagissez ?
00:38:57Non, je ne suis pas d'accord avec ça.
00:38:59L'immigration en France, on en a besoin aussi.
00:39:01Il faut arrêter de dire que toujours taper sur l'immigration.
00:39:05Dans les prisons, est-ce qu'il y a beaucoup d'étrangers ?
00:39:08Je pense que vous vous basez au physique pour dire que c'est des étrangers.
00:39:11Là, sur les images, quand vous dites, on regarde les images.
00:39:16Après, sur le physique, on ne voit pas s'ils sont étrangers ou pas.
00:39:21On peut dire qu'ils sont d'origine étrangère éventuellement.
00:39:23Écoutez ce qu'ils disent.
00:39:24Ils disent voilà.
00:39:24Non, mais ça ne veut rien dire ce que vous dites.
00:39:25Ben voilà, il y a beaucoup de Français qui le disent maintenant.
00:39:27Monsieur Ballard, quand même, faites preuve d'honnêteté intellectuelle.
00:39:31Vous ne pouvez pas dire, vous, ici sur ce plateau, que parce qu'il dit voilà,
00:39:34c'est un étranger ou c'est un mec qui suit une vibration.
00:39:36C'est pas voilà.
00:39:36C'est pas voilà.
00:39:37C'est pas voilà, moi aussi non plus.
00:39:39Non, mais il faut arrêter deux minutes.
00:39:40Vous avez une obsession, une obsession malsaine sur les étrangers.
00:39:45Non, c'est pas vrai ça.
00:39:46Ça, c'est vos chiffres.
00:39:47Et comme disait Monsieur Morédi tout à l'heure, les chiffres, on peut leur faire dire ce qu'on veut.
00:39:50Donc à un moment donné, il faut arrêter.
00:39:51Non, par rapport aux statistiques.
00:39:52Je vais parler des statistiques.
00:39:54Vous parlez de statistiques.
00:39:55Donc vous vous tirez, Valérie Bardi, vous ne tirez aucune conclusion de ces images.
00:39:59La conclusion que je tire de ces images, c'est qu'on manque de moyens dans les centres.
00:40:03Guillaume Vassel, vous tirez la même conclusion ?
00:40:04Tout simplement.
00:40:05Je vais essayer de ne pas faire d'idéologie déjà, pour commencer.
00:40:08Et on va essayer d'appeler les vexer.
00:40:10Non, non, pas du tout.
00:40:11Non, non, c'est vrai que bon, là encore, c'est comme pour le sujet sur les Halles.
00:40:16Moi, je n'ai pas leur papier, donc je ne sais pas s'ils sont étrangers ou pas.
00:40:18On va partir du principe que statistiquement, il y en a peut-être 1 sur 4 qui est étranger,
00:40:22puisque ça pourrait être la loi statistique, 25%, 1 sur 4.
00:40:25Bon, une fois qu'on a dit ça, qu'est-ce qu'on fait ?
00:40:28Il y a effectivement, c'est David Lacroix, c'est ça, de Vendin Le Vieil, qui dénonçait le manque de moyens.
00:40:33Et effectivement, les surveillants ont beau avoir deux yeux, en général, je ne peux pas les diviser,
00:40:37donc je ne peux pas surveiller deux cours à la fois.
00:40:38Il y a un manque de moyens, c'est criant.
00:40:40Pour autant, Gérard Garmel...
00:40:40Mais là, surtout, il n'en peur de rien.
00:40:41Enfin, moi, il se fie, il met ça sur les réseaux, on voit son visage, il se montre,
00:40:45c'est-à-dire qu'il ne prend même pas soin de ne pas se montrer.
00:40:47C'est-à-dire qu'il est en selfie comme ça, il se montre, et regardez, c'est moi et je vous emmerde.
00:40:52C'est ce qu'il nous dit.
00:40:52On voit bien les images depuis tout à l'heure.
00:40:54Effectivement, le premier qualificatif qui me vient à l'esprit, c'est surréaliste.
00:40:58Mais on pourra peut-être s'en sortir, si on fait confiance aussi à la politique du gouvernement,
00:41:04sur la construction de nouvelles places de prison.
00:41:06Gérald Darmanin a fait quelque chose qui n'a pas été fait depuis plus de dix ans.
00:41:08Oui, Gérald Darmanin, oui, mais Emmanuel Macron nous a annoncé 15 000 places, vous les avez vues ?
00:41:12Il y en a 2 700 sur 15 000.
00:41:14Non, mais attendez, il a annoncé ça il y a sept ans, vous les avez vues ?
00:41:17Gérald Darmanin l'est construit, là.
00:41:18Ah oui, mais Gérald Darmanin...
00:41:19C'est des invités.
00:41:20Non, non, et c'est pour les courtes peines, un an ou moins d'un an.
00:41:25Mais à la santé, ce n'est pas...
00:41:25Excusez-moi, Guillaume Bastel, c'est bien ce que vous dites dans la théorie, encore une fois,
00:41:29excusez-moi, mais comment vous voulez faire confiance aux politiques ?
00:41:33Comment vous voulez faire confiance aux politiques qui vous promettent des places supplémentaires,
00:41:36qui vous dites la sécurité ?
00:41:38Quand vous voyez le quotidien qu'on vous montre là, depuis tout à l'heure ?
00:41:40Moi, je fais confiance plutôt aux faits.
00:41:44Moi aussi, les faits ne sont pas en faveur des politiques.
00:41:46Je vous en donne deux, un local, un national.
00:41:50On parlait tout à l'heure de l'inaction de la police municipale de Paris.
00:41:53Si je regarde, par rapport à là où j'habite, à Orléans,
00:41:55police municipale ultra présente,
00:41:57vidéoprotection,
00:41:59lutte contre les trafics en concertation
00:42:01avec la police nationale et avec le parquet.
00:42:03Donc c'est possible.
00:42:03Et ça marche.
00:42:04Donc c'est possible.
00:42:04Donc c'est un problème de volonté.
00:42:05Vous n'entendez pas souvent
00:42:06des rixes en plein centre d'Orléans à cause des trafics.
00:42:09Donc c'est un problème de volonté.
00:42:11C'est aux ombrailles.
00:42:12De volonté politique, bien évidemment.
00:42:14David, vous répondez.
00:42:17C'est pas Orléans, c'est vrai.
00:42:18David.
00:42:19Mais c'est juste à côté.
00:42:19Non mais bien sûr, c'est un problème de volonté politique.
00:42:21Et on le voit, à Levallois, on a été critiqués longtemps
00:42:24parce qu'Agnès Potty-Dumas a voulu couvrir 100% du territoire
00:42:28par la vidéoprotection.
00:42:29Et bien ça marche.
00:42:30Il y a eu des équipes de reportages de chez vous d'ailleurs
00:42:34qui ont essayé de venir pour voir s'il y avait de l'activité.
00:42:36Il n'y a pas de problème à Levallois.
00:42:38Il n'y a pas de problème non plus.
00:42:39Il y a eu des attaques antisémites quand même
00:42:40juste avant l'été, si ma mémoire est bonne.
00:42:43Non, soyons honnêtes.
00:42:44Il y a eu un tag antisémite mais qui a été fait par...
00:42:48Il y a des jeunes aussi qui étaient au cinéma de mémoire
00:42:50et qui ont été attaqués.
00:42:51Qui ont été attaqués dans le 17ème.
00:42:52C'est des rixes entre le 17ème et le...
00:42:54Mais on voit bien que quand il y a une volonté politique derrière,
00:42:57il n'y a pas de problème.
00:42:58C'est la même chose dans toutes les villes de l'Ouest parisien.
00:43:01Dans toutes les villes de l'Ouest parisien
00:43:03qui vont adopter une police municipale,
00:43:04vous n'avez pas de problème.
00:43:05Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de gens
00:43:07et notamment de la communauté juive
00:43:08qui viennent dans l'Ouest parisien.
00:43:10Ce n'est pas parce que c'est des villes riches.
00:43:11C'est parce que c'est des villes où la sécurité
00:43:12et notamment quand on porte la kippa
00:43:14ou quand on porte une mague en David,
00:43:15on ne se fait pas agresser.
00:43:16La sécurité est devenue un vrai marqueur de choix, de vie
00:43:19de beaucoup de Parisiens,
00:43:20quelles que soient leurs confessions
00:43:21et qui vont de l'Est vers l'Ouest,
00:43:23de Sarcelles vers l'Ouest.
00:43:24Un dernier mot là-dessus.
00:43:25Rapidement, puisque j'avais fait le local
00:43:26mais je n'ai pas eu le temps de faire le national.
00:43:29Gérald Darmanin, il a été à l'intérieur
00:43:31pendant quelques années,
00:43:32je dirais 4 ans si ma mémoire est bonne,
00:43:33à peu près.
00:43:35Il a eu une politique ultra volontariste
00:43:37contre les trafiques.
00:43:38Bien sûr, mais je suis d'accord.
00:43:39Si on lui accorde ce crédit-là sur l'intérieur,
00:43:42attendons de voir ce qu'il va faire à la justice.
00:43:44Ça ne fait pas très longtemps.
00:43:45Le problème, c'est que vous savez bien
00:43:46que c'est compliqué à faire bouger la justice en France
00:43:48parce qu'ils ne sont pas directement sous la...
00:43:50Les juges, par exemple,
00:43:51ne sont pas sous la tutelle du ministère de la Justice.
00:43:53Si long, vous lancez aujourd'hui
00:43:54des chantiers de construction de prison,
00:43:56vous les aurez quand ?
00:43:57Dans 5 ans, 6 ans ?
00:43:57Mais c'est de la politique.
00:43:58Mais aujourd'hui, on a besoin de la justice.
00:43:59Excusez-moi, monsieur,
00:44:00vous parlez de vidéosurveillance,
00:44:02mais la vidéosurveillance ne suffit pas.
00:44:03Protection, vidéosurveillance ne suffit pas.
00:44:06Il faut des moyens sur le terrain
00:44:07et des effectifs.
00:44:09Ben oui, on est d'accord.
00:44:10Bon alors justement,
00:44:11on va prendre un exemple concret.
00:44:12Attendez, on va prendre un exemple concret.
00:44:13Parce qu'il n'y a plus de zones
00:44:14de sécurité en France.
00:44:16Gérald Darmanin qui le dit.
00:44:17Philippe Ballard.
00:44:18En 4 ans, bilan de Gérald Darmanin
00:44:20lui-même avoue
00:44:21qu'il n'y a plus de zones
00:44:22où on se sent en sécurité en France.
00:44:24Je reprends ses propos.
00:44:25Ce n'est pas les miens.
00:44:26On va revenir sur ce qui s'est passé ce week-end.
00:44:28Vous savez que notre consoeur,
00:44:29Isabelle, a été agressée.
00:44:32Isabelle Piboulot,
00:44:33elle a été agressée dans le tram.
00:44:35Son compagnon a été intervenu.
00:44:37Il s'est pris des coups de couteau.
00:44:38Elle a témoigné pour la première fois.
00:44:40Aujourd'hui, jusque-là,
00:44:41on ne vous donnait pas son nom.
00:44:42Mais là, elle a accepté
00:44:42qu'on vous donne son nom.
00:44:43C'est pour ça que je le donne à l'antenne.
00:44:48Je vous propose d'écouter son premier témoignage.
00:44:51Elle est très émue.
00:44:52Elle est très touchée.
00:44:53Elle est en larmes,
00:44:54en racontant ce qui s'est passé.
00:44:55C'est à la fois de la colère,
00:44:57c'est à la fois de l'émotion.
00:44:59Bien évidemment, son compagnon a été formidable.
00:45:01Il faut le saluer aussi.
00:45:02Parce qu'il est intervenu
00:45:03pour la défendre à elle.
00:45:05Et c'est lui qui s'est pris les coups de couteau.
00:45:06Donc, bravo à lui.
00:45:08Et même si aujourd'hui,
00:45:09il se retrouve à l'hôpital
00:45:09avec sept coups de couteau.
00:45:11Écoutez, c'était tout à l'heure,
00:45:13chez Pascal,
00:45:13le témoignage d'Isabelle.
00:45:16Psychologiquement,
00:45:18alors que c'est.
00:45:19Et la peur que j'ai ressentie vendredi soir
00:45:21est indescriptible.
00:45:22Quand je vous dis que j'ai...
00:45:24Quand on dit qu'on a mal au cœur,
00:45:25parfois,
00:45:25quand on entend une histoire triste,
00:45:26j'ai eu mal au cœur physiquement.
00:45:28Mon cœur me faisait mal de peur,
00:45:30d'inquiétude, d'effroi.
00:45:32Et j'ai très peur psychologiquement
00:45:36des semaines et mois à venir.
00:45:38Je vais être suivie.
00:45:39C'est prévu.
00:45:41Mais il faut savoir vraiment
00:45:42que dans ces moments-là,
00:45:43il y a la douleur physique,
00:45:46mais la douleur mentale aussi
00:45:47est terrible.
00:45:48Et pas seulement pour moi,
00:45:49c'est aussi pour nos familles.
00:45:50Parce que là,
00:45:51on est les protagonistes.
00:45:52On parle de nous,
00:45:53on parle de moi
00:45:54parce que je suis journaliste.
00:45:55Mais il y a nos familles à côté,
00:45:57ma maman qui est loin,
00:45:58qui a peur pour sa fille,
00:46:00sourd-enfant,
00:46:00qui a failli mourir.
00:46:02Et imaginer que cet individu soit relâché,
00:46:07ça, pour nous,
00:46:07c'est insoutenable.
00:46:08Imaginez que la tentative de meurtre
00:46:10ne soit pas retenue,
00:46:11c'est insoutenable.
00:46:12Parce que là,
00:46:13les photos que vous voyez,
00:46:14ce sont les sutures les plus petites.
00:46:17Sachez qu'il y en a encore deux autres
00:46:18qui sont bien plus grandes.
00:46:20Et c'est déchirant.
00:46:23Tout ce que je peux vous dire,
00:46:24c'est qu'il faut retenir
00:46:25que cet acte n'a rien à voir
00:46:26avec le fait que je sois une journaliste CNews.
00:46:28Ça n'a rien à voir avec du racisme,
00:46:30puisque j'ai pu lire tout et n'importe quoi
00:46:32sur les réseaux sociaux.
00:46:34Mon compagnon a fait preuve
00:46:36d'une lucidité malgré la peur.
00:46:38Il a fait preuve d'un calme.
00:46:40Là où moi,
00:46:41je ressentais les stigmates
00:46:42de ma précédente agression,
00:46:44rien qu'en voyant le regard
00:46:45de cet individu,
00:46:46que je n'oublierai jamais de ma vie.
00:46:48Et son courage a été salué
00:46:49par énormément de mots.
00:46:51Je tiens à remercier vraiment
00:46:52toutes les personnes qui m'ont écrit,
00:46:54que ce soit de la rédaction,
00:46:55des collègues,
00:46:56des téléspectateurs,
00:46:57des inconnus.
00:46:57Ça m'a vraiment fait chaud au cœur.
00:47:00Et oui,
00:47:01mon compagnon est un homme très courageux.
00:47:03Je suis fière de lui.
00:47:05Et j'espère que la justice
00:47:06fera son travail.
00:47:07Encore une fois,
00:47:08les secours,
00:47:09les policiers,
00:47:11les chirurgiens,
00:47:12tout le monde a été
00:47:13vraiment fantastique avec nous.
00:47:16On est pris entre la colère,
00:47:18on est pris entre la tristesse
00:47:20quand on l'entend
00:47:21dans cet état.
00:47:23Célia Barotte, bonjour.
00:47:24Merci de nous avoir rejoints.
00:47:25service police-justice de CNews.
00:47:27Qu'est-ce qu'on sait
00:47:28sur son agresseur ?
00:47:29Eh bien, selon des sources policières,
00:47:30il s'agit de ISSA-DBN,
00:47:33de nationalité française.
00:47:34Il est âgé de 42 ans
00:47:35et il est né au Sénégal.
00:47:37On a appris également
00:47:38qu'il était déjà connu
00:47:40des services de police,
00:47:41notamment pour des faits
00:47:42de violences aggravées,
00:47:44des faits commis en 2020.
00:47:46Alors,
00:47:46que va-t-il se passer
00:47:47pour cet individu
00:47:48sur le plan judiciaire à présent ?
00:47:50Eh bien,
00:47:50le parquet de Paris
00:47:51a ouvert une enquête
00:47:52du chef de tentative
00:47:53d'homicide volontaire.
00:47:55Cela veut dire
00:47:55que l'intention de tuer
00:47:56a bien été caractérisée
00:47:58et retenue.
00:47:59A l'issue de sa garde à vue
00:48:01dans la journée,
00:48:02il va être déféré
00:48:03dans le cadre
00:48:04d'une ouverture
00:48:04d'informations judiciaires
00:48:06au fin d'être présenté
00:48:07à un juge d'instruction.
00:48:09En cas de mise en examen,
00:48:10le juge peut décider
00:48:11de le laisser libre,
00:48:12de l'assigner à résidence
00:48:13avec ou non
00:48:14bracelet électronique
00:48:16ou encore
00:48:16de le placer
00:48:17en détention provisoire.
00:48:18Si le magistrat instructeur
00:48:20décide d'une mesure
00:48:21de privation de liberté,
00:48:22c'est le juge
00:48:23des libertés
00:48:23et de la détention
00:48:24qui sera saisi
00:48:25et devra statuer
00:48:26sur son sort.
00:48:27Il est né au Sénégal
00:48:27donc il a la double nationalité
00:48:28je suppose ?
00:48:29Alors pas de précision
00:48:30sur son profil
00:48:31et sur sa nationalité
00:48:32complète et officielle
00:48:34mais en tout cas
00:48:34il est bien né au Sénégal
00:48:36et il est âgé de 42 ans.
00:48:37Il faut souligner
00:48:38parce qu'il y a eu
00:48:38beaucoup d'attaques
00:48:39aux couteaux
00:48:39de la part de mineurs.
00:48:40Un plan couteau aussi
00:48:41avancé et préparé
00:48:42par la préfecture
00:48:43de police de Paris
00:48:44mais là on est face
00:48:44à un adulte
00:48:45qui réitère
00:48:47des faits de violence
00:48:48contre quelqu'un.
00:48:49David Xavier Vraix ?
00:48:50C'est poignant déjà
00:48:51quand on entend
00:48:52le témoignage
00:48:52de votre consoeur
00:48:53c'est poignant
00:48:54parce qu'on se dit
00:48:54ça s'est passé
00:48:55à 2 km d'ici
00:48:56en plein Paris
00:48:57on est à 2 km
00:48:58de ce plateau
00:48:58ça veut dire
00:48:59que plus personne
00:49:00n'est épargné
00:49:01quelle que soit
00:49:01sa situation
00:49:03son statut
00:49:04quelle que soit l'heure
00:49:05à laquelle ça peut se passer
00:49:06et quelle que soit la ville
00:49:07en plein Paris
00:49:08et on en revient
00:49:09à la situation
00:49:10de la sécurité
00:49:10dans la capitale
00:49:12vous savez que c'est
00:49:12un vrai frein
00:49:13pour beaucoup de gens
00:49:14qui veulent créer
00:49:15leur boîte
00:49:16qui veulent venir
00:49:17en matière
00:49:17s'implanter ici
00:49:18c'est compliqué
00:49:19de leur dire
00:49:20que tout va bien
00:49:20en termes de sécurité
00:49:21à Paris
00:49:22alors tant mieux
00:49:22ça veut dire que
00:49:22ça se passe bien
00:49:23dans les Hauts-de-Seine
00:49:24dans le département
00:49:25des Hauts-de-Seine
00:49:25où là pour le coup
00:49:26on accueille beaucoup plus
00:49:26d'entreprises
00:49:27etc.
00:49:28mais ce qui est triste
00:49:29c'est de voir
00:49:30mais vous savez
00:49:31le pire c'est quoi ?
00:49:32c'est la banalisation
00:49:33mais bien sûr
00:49:33c'est de voir que
00:49:34Isabelle et son compagnon
00:49:36c'est pas les seuls
00:49:36à être attaqués
00:49:37bien évidemment
00:49:38à quelques centaines de mètres
00:49:39il y a eu le jeune Elias
00:49:40qui a perdu la vie
00:49:41malheureusement
00:49:41à quelques centaines de mètres
00:49:42de là où ça s'est passé
00:49:44porte-de-vente
00:49:45c'est le jeune Elias
00:49:46qui a été tué cette fois-ci
00:49:47à coups de couteau
00:49:47lui aussi
00:49:48et il n'en est pas sorti
00:49:50donc on voit bien
00:49:50que dans tous les quartiers
00:49:52de Paris
00:49:53aujourd'hui
00:49:54on meurt à coups de couteau
00:49:55dans une forme
00:49:56de passivité
00:49:58alors nous
00:49:58on est effondré
00:49:59et on ne peut
00:50:00être qu'effondré
00:50:01quand on entend
00:50:01le témoignage
00:50:02vous savez
00:50:03les sept coups de couteau
00:50:04déjà
00:50:04on a un groupe
00:50:05Isabelle et son compagnon
00:50:06ils sont traumatisés
00:50:08on l'a entendu Isabelle
00:50:08elle est traumatisée
00:50:10à chaque fois on dit
00:50:10ah oui mais ils ne sont pas morts
00:50:11mais c'est pas grave
00:50:12vous vous rendez compte
00:50:13prendre sept coups de couteau
00:50:14psychologiquement
00:50:15c'est une horreur totale
00:50:16et lui il paraît
00:50:17encore beaucoup plus solide
00:50:18qu'elle
00:50:18enfin beaucoup plus fort
00:50:19parce qu'il a
00:50:20d'une part
00:50:20il a pris la défense de sa femme
00:50:22ce qui est
00:50:23ce qui est
00:50:23ce qui est un beau réflexe
00:50:24mais qui est hyper dangereux
00:50:26et il a
00:50:26dans tous les témoignages
00:50:29qu'on a pu avoir
00:50:29depuis vendredi soir
00:50:31et Pascal Proulx en parlait ce matin
00:50:32il a une forme
00:50:33de compassion
00:50:35et d'altruisme
00:50:36encore envers les autres
00:50:37et envers ceux
00:50:38qui vont vers lui
00:50:39le seul problème aujourd'hui
00:50:40c'est que
00:50:40quand vous voyez
00:50:41Guillaume Bastel
00:50:42le problème aujourd'hui
00:50:43c'est que quand vous voyez
00:50:43une attaque dans un métro
00:50:45j'entendais des gens
00:50:47qui disaient
00:50:47ah oui mais personne
00:50:48n'a bougé au couteau
00:50:48qu'est-ce que vous faites
00:50:49face à un homme
00:50:50qui a un couteau
00:50:50il faut arrêter ça aussi
00:50:51ça c'est la théorie
00:50:52des plateaux en disant
00:50:53mais il faut aller intervenir
00:50:54moi je vais vous dire la vérité
00:50:55honnêtement
00:50:56les yeux dans les yeux
00:50:56je ne sais pas ce que je ferai
00:51:01je vous le dis franchement
00:51:02je ne sais pas ce que je ferai
00:51:04spontanément
00:51:05vous avez envie d'aider
00:51:06comment vous réagissez
00:51:07c'est un mec qui hurle
00:51:08qui est excité
00:51:09qui a un couteau
00:51:10vous risquez de vous en prendre une
00:51:11je ne sais pas
00:51:12c'est trop facile de dire
00:51:14il faut intervenir
00:51:14vous ne pouvez réagir
00:51:15parce qu'il y a un proche
00:51:15qui est en jeu bien évidemment
00:51:17moi je vais vous répondre aussi
00:51:20les yeux dans les yeux
00:51:20c'est quelque chose
00:51:22qui m'a été transmis
00:51:24par mes parents
00:51:24déjà il y a longtemps
00:51:25ils m'ont dit exactement ça
00:51:27ils m'ont dit
00:51:28parce que
00:51:29c'est pas nouveau
00:51:30je veux dire
00:51:30le fait de déséquilibrer
00:51:31dans les transports
00:51:32petit moi à Paris
00:51:34j'avais déjà des gens
00:51:34qui n'étaient quand même
00:51:35pas tout à fait nets
00:51:36dans les transports
00:51:36et peu importe leur
00:51:37ça s'est sans doute aggravé
00:51:39au nord de la ligne 12
00:51:40depuis 10 ans
00:51:41bon
00:51:41mais
00:51:42et quand je rapportais ça
00:51:44enfant ou ado
00:51:45en disant
00:51:46mais quand même
00:51:46on devrait intervenir
00:51:47mes parents me disaient
00:51:49exactement ça
00:51:49ils me disaient
00:51:49mais surtout pas
00:51:50tu ne sais pas
00:51:51ce qu'il a dans la poche
00:51:52oui
00:51:52mais aujourd'hui
00:51:53ils le sortent tout le coup
00:51:54il y a 20 ans
00:51:55ils ne le sortaient pas
00:51:55aujourd'hui ils le sortent
00:51:56et pour un oui ou pour un non
00:51:57on parlait tout à l'heure
00:51:58peut-être qu'aujourd'hui
00:52:00par rapport à il y a 20
00:52:0225 ans
00:52:03il y a peut-être
00:52:04ce phénomène de banalisation
00:52:05qui finalement
00:52:06fait que sortir un couteau
00:52:07c'est presque naturel
00:52:08pour des gens
00:52:10qui quand même
00:52:10au départ
00:52:11enfin psychologiquement parlant
00:52:13moi je ne me balade pas
00:52:14avec un couteau sur moi
00:52:15et quand bien même
00:52:16j'aurai un couteau
00:52:17je ne me vois pas le sortir
00:52:19comme ça
00:52:19en insultant tout le monde
00:52:20donc
00:52:21avant toute chose
00:52:22il y a quand même peut-être
00:52:23un problème de santé mentale
00:52:24chez la personne
00:52:25ah voilà
00:52:25c'est la tarte à la crème
00:52:27c'est la tarte à la crème
00:52:28excusez-moi
00:52:29c'est une tarte à la crème
00:52:30à chaque fois
00:52:30alors il n'y a jamais eu
00:52:31autant de fous dans les rues
00:52:32excusez-moi
00:52:32moi je n'ai jamais vu
00:52:33autant d'attaques au couteau
00:52:34donc ça veut dire
00:52:35qu'il n'y a jamais eu
00:52:35autant de fous dans les rues
00:52:36possiblement
00:52:37ah oui
00:52:37possiblement
00:52:38c'est tous des fous en fait
00:52:39les mecs c'est tous des fous
00:52:40je ne dis pas que
00:52:41ils sont tous des fous
00:52:42mais peut-être qu'aujourd'hui
00:52:43compte tenu de cette banalisation
00:52:45quelqu'un qui n'est pas forcément
00:52:47ultra stable
00:52:48a plus tendance à passer à l'acte
00:52:51il y a une mauvaise prise en charge
00:52:52des profils
00:52:52dits inquiétants
00:52:54et à risque
00:52:55avec les troubles de la psychiatrie
00:52:56donc une mauvaise prise en charge
00:52:57aussi des détenus
00:52:58qui ont des problèmes psychiatriques
00:53:00mais il y a aussi
00:53:01la réponse judiciaire
00:53:02sur les actes au couteau
00:53:03avec
00:53:04il y a les amendes forfaitaires
00:53:05mais
00:53:05on ne punit pas
00:53:07des personnes qui vont tuer
00:53:08qui ont l'intention de tuer
00:53:09avec des amendes forfaitaires
00:53:11et je suis contente
00:53:12que la qualification
00:53:13là dans cette affaire
00:53:14d'homicide
00:53:15de tentative
00:53:16d'homicide volontaire
00:53:17a été retenue
00:53:18puisque parfois
00:53:19c'est requalifié
00:53:20en violence aggravée
00:53:21et là la peine
00:53:22diminue encore plus
00:53:23un mot rapide
00:53:23tu dis ballard là-dessus
00:53:24non mais c'est
00:53:25déjà écoutez
00:53:25votre consoeur
00:53:26c'est la peur et l'angoisse
00:53:27c'est vraiment
00:53:29c'est les deux
00:53:30c'est oui malheureusement
00:53:31bienvenue dans la France Orange Mécanique
00:53:32à 120 attaques
00:53:33ou tentatives d'attaques
00:53:34au couteau
00:53:34par jour
00:53:35en France
00:53:36par jour
00:53:36c'était en 2020 ça
00:53:37et encore c'était
00:53:38effectivement c'était
00:53:39c'était en 2020
00:53:40donc malheureusement
00:53:41ça ne fait que croître
00:53:42pardon mais il y a un aspect
00:53:43aussi culturel
00:53:44c'est pas moi qui le dit
00:53:44Maurice Berger
00:53:45vous savez c'est un pédopsychiatre
00:53:46vous avez énervé Valérie Barnier
00:53:47encore
00:53:47il y a un aspect
00:53:50pardon mais c'est pas moi
00:53:51qui le dit
00:53:52il est pédopsychiatre
00:53:53ça fait 40
00:53:54mais c'est pas un idéologue
00:53:55c'est toujours la faute
00:53:56si on en est là
00:53:57c'est à cause de raisonnement
00:53:58comme le vôtre
00:53:59on nie toute la réalité
00:54:00on ne peut pas voir la réalité
00:54:01en face
00:54:02il n'y a pas de problème culturel
00:54:03Valérie Barnier
00:54:03il n'y a pas de problème culturel
00:54:05il n'y a pas de problème culturel
00:54:06c'est comme quand on va dire
00:54:07qu'il est français
00:54:08mais il est aussi sénégalais
00:54:09non il est français en fait
00:54:10j'en sais rien
00:54:11je posais la question
00:54:11j'ai le droit de poser la question
00:54:12je vois qu'il est né au Sénégal
00:54:14j'ai juste demandé
00:54:15s'il était franco-sénégalais
00:54:16je veux dire
00:54:17c'est que déjà
00:54:17j'apporte
00:54:18excusez-moi monsieur Moradine
00:54:19mais j'apporte aussi mon soutien
00:54:20parce que c'est un soutien total
00:54:22que j'apporte à votre consoeur
00:54:23à votre consoeur
00:54:25et son époux
00:54:26ou bien son conjoint
00:54:27parce que c'est pas acceptable
00:54:29il n'y a pas de problème culturel
00:54:30la culture
00:54:31c'est juste ses défous
00:54:32non parce que ce que vous dites
00:54:33depuis tout à l'heure
00:54:34c'est que c'est aujourd'hui
00:54:35qu'on voit les attaques au couteau
00:54:36il y a 20 ans
00:54:36il y avait déjà des attaques
00:54:37vous trouvez qu'il y en a autant ?
00:54:38mais il n'y en avait pas autant
00:54:39juste je finis
00:54:40pourquoi il n'y avait pas autant ?
00:54:42parce que c'était moins médiatisé
00:54:43mais non
00:54:43ah c'est les médias
00:54:44bien sûr
00:54:45quand j'ai médiatisé
00:54:46dans le sens où
00:54:46aujourd'hui tout le monde
00:54:47est journaliste
00:54:48on dégale le téléphone
00:54:49arrêtez
00:54:50arrêtez
00:54:52vous refusez de regarder la réalité
00:54:54vous refusez de regarder la réalité
00:54:55du tout
00:54:56et avec des gens qu'on vous
00:54:57on ne s'en sortira pas
00:54:58on va dans le mur
00:54:59on va dans le mur avec vous
00:55:01moi non plus
00:55:02je ne suis pas d'accord avec vous
00:55:03on va faire une pause
00:55:05on va se retrouver
00:55:05dans un instant exactement
00:55:07et on est là pour ça
00:55:08et on va parler d'antisémitisme
00:55:09et du silence coupable
00:55:10d'Emmanuel Macron
00:55:11point d'interrogation
00:55:12on met un point d'interrogation
00:55:13mais peut-être que certains d'entre vous
00:55:15n'en mettent pas
00:55:15on parle de tout ça dans un instant
00:55:16à tout de suite en direct sur CNews
00:55:18le CNews Info
00:55:25c'est avec Sommayel Abidi
00:55:26le suspect des tags antisémites
00:55:31à Châtel
00:55:31présentait un juge
00:55:32en début d'après-midi
00:55:34les véhicules de plusieurs vacanciers
00:55:36de confession juive
00:55:37avaient été recouverts
00:55:38d'inscriptions free palestines
00:55:39la semaine dernière
00:55:40des actes qui avaient été dénoncés
00:55:42par le CRIF
00:55:43l'ambassadeur américain en France
00:55:46Jared Kushner
00:55:47convoqué par Paris
00:55:48après des critiques
00:55:49sur la lutte contre l'antisémitisme
00:55:51des critiques jugées
00:55:52je cite
00:55:53inacceptables
00:55:53par le ministère
00:55:54des affaires étrangères
00:55:55dans un communiqué
00:55:56un thème que vous allez aborder
00:55:58dans quelques instants
00:55:59avec vos invités
00:56:00Jean-Marc
00:56:00et puis je n'ai pas peur
00:56:02et je ne crois pas
00:56:02que le gouvernement ait peur
00:56:04les mots d'Aurore Berger
00:56:05ce matin
00:56:05au micro de Sonia Mabrouk
00:56:07qui réagissait
00:56:08à l'appel du 10 septembre
00:56:09appel à bloquer le pays
00:56:10en réaction aux futures
00:56:11restrictions budgétaires
00:56:13annoncées mi-juillet
00:56:14par François Bayon
00:56:15Merci beaucoup Somaya
00:56:18vous l'avez dit
00:56:18on va parler justement
00:56:19de l'ambassadeur américain
00:56:21à Paris
00:56:21qui est convoqué
00:56:22et Thomas Bonnet
00:56:23nous a rejoint
00:56:23bonjour Thomas
00:56:24merci d'être avec nous
00:56:25juste avant
00:56:26on va résumer un peu
00:56:27la situation
00:56:28et pourquoi il y a eu
00:56:29cette convocation
00:56:29quelle est cette lettre
00:56:30qui a été écrite
00:56:31par l'ambassadeur
00:56:31Il dénonce
00:56:34l'absence d'action
00:56:35suffisante
00:56:36du gouvernement français
00:56:37Charles Kushner
00:56:38ambassadeur américain
00:56:40en France
00:56:40ne mâche pas ses mots
00:56:42face à la flambée
00:56:42de l'antisémitisme
00:56:44dans l'Hexagone
00:56:45Aujourd'hui
00:56:45ce n'est plus possible
00:56:46de tergiverser
00:56:47l'antisionisme
00:56:48c'est l'antisémitisme
00:56:49point
00:56:50Des accusations
00:56:51inacceptables
00:56:52selon le Quai d'Orsay
00:56:53qui dénonce
00:56:54une prise de position
00:56:55qui va à l'encontre
00:56:56du droit international
00:56:57et en particulier
00:56:58du devoir
00:56:59de ne pas s'immiscer
00:57:00dans les affaires
00:57:01intérieures des Etats
00:57:02La France réfute
00:57:03fermement
00:57:03ses dernières allégations
00:57:04La montée
00:57:05des actes antisémites
00:57:06en France
00:57:06depuis le 7 octobre
00:57:072023
00:57:08est une réalité
00:57:09que nous déplorons
00:57:10et sur laquelle
00:57:11les autorités françaises
00:57:12font preuve
00:57:13d'une mobilisation totale
00:57:14Pour la seconde fois
00:57:16depuis sa prise de fonction
00:57:17mi-juillet
00:57:17l'ambassadeur regrette
00:57:19la reconnaissance
00:57:20de l'Etat de Palestine
00:57:21par la France
00:57:21à la rentrée
00:57:22Des déclarations
00:57:23qui vilipant d'Israël
00:57:24et des gestes
00:57:25en reconnaissance
00:57:25d'un Etat palestinien
00:57:26encouragent les extrémistes
00:57:28formant la violence
00:57:29et mettent en péril
00:57:30la judéité en France
00:57:31Charles Keschner
00:57:32dresse aujourd'hui
00:57:33un constat alarmant
00:57:34Il ne passe pas
00:57:35un jour en France
00:57:36sans que des juifs
00:57:37soient agressés
00:57:37dans les rues
00:57:38les synagogues
00:57:39les écoles dégradées
00:57:40et les entreprises
00:57:41appartenant à des juifs
00:57:43sont vandalisées
00:57:44Thomas Bonnet
00:57:46est-ce qu'il a tort
00:57:48l'ambassadeur ?
00:57:49Je ne parle pas
00:57:50de la forme
00:57:51je parle du fond
00:57:51est-ce que sur le fond
00:57:52il a tort ?
00:57:53Non c'est difficile
00:57:54de lui donner tort
00:57:54au même titre
00:57:55que quand Benyamin Netanyahou
00:57:56a adressé un courrier
00:57:57lui aussi à Emmanuel Macron
00:57:58on se disait
00:57:58dans les faits
00:57:59qu'il énonce
00:58:00il a plutôt raison
00:58:01après on peut s'interroger
00:58:02est-ce que c'est son rôle
00:58:02est-ce que c'est bienvenu
00:58:03d'un point de vue diplomatique
00:58:04en revanche sur le fond
00:58:06effectivement
00:58:06les actes antisémites
00:58:07ont explosé
00:58:08et la question
00:58:09de la responsabilité
00:58:10du chef de l'Etat
00:58:10elle se pose
00:58:11c'est-à-dire
00:58:11évidemment que ce n'est pas
00:58:12de son fait
00:58:12ce n'est pas lui
00:58:13qui est à l'initiative
00:58:14et à l'origine
00:58:15de ces actes antisémites
00:58:16en revanche
00:58:16est-ce qu'il a été
00:58:17à la hauteur
00:58:18de ce fléau ?
00:58:19Est-ce qu'il a vraiment
00:58:20pris la parole
00:58:20comme il aurait dû le faire
00:58:21pour montrer que la France
00:58:23était résolument déterminée
00:58:24à combattre l'antisémitisme ?
00:58:26On attend toujours ce discours
00:58:27et on a évidemment
00:58:28plusieurs griefs
00:58:29contre Emmanuel Macron
00:58:29il n'a pas participé
00:58:30à la marche
00:58:31contre l'antisémitisme
00:58:32la reconnaissance à venir
00:58:33de l'Etat de Palestine
00:58:34sans que toutes les conditions
00:58:35soient réunies
00:58:36il a également réfuté
00:58:37en tout cas il a renvoyé
00:58:38la qualification de génocide
00:58:39en disant
00:58:39les historiens jugeront
00:58:40tout ça a ouvert aussi
00:58:42la voie d'une certaine manière
00:58:43à ces actes antisémites
00:58:45donc il y a une part de vérité
00:58:46évidemment dans ce qui est énoncé
00:58:47C'est David Xavier Weiss
00:58:48est-ce qu'il a tort ?
00:58:49Charles Kuster ?
00:58:50Non
00:58:50C'est M. Macron
00:58:52qui a tort
00:58:53alors déjà sur la forme
00:58:54il a tort
00:58:55parce qu'il convoque
00:58:55tous les ambassadeurs
00:58:56qui ne lui plaisent pas
00:58:57il convoque l'ambassadeur italien
00:58:59il convoque l'ambassadeur américain
00:59:00quand on critique
00:59:01non pas une critique
00:59:02quand on émet une réserve
00:59:04sur une politique nationale
00:59:04M. Macron ne supporte pas
00:59:06les critiques
00:59:06pour un démocrate
00:59:07c'est quand même inquiétant
00:59:08Il dit que l'ambassadeur
00:59:09est sorti de son rôle
00:59:10je ne vais pas défendre
00:59:11l'un ou l'autre
00:59:12mais il dit qu'il est sorti de son rôle
00:59:13M. Charles Lechner
00:59:14rappelons quand même les choses
00:59:16ses parents sont des rescapés
00:59:18de la Shoah
00:59:18il a fui la France
00:59:19c'est pour ça qu'il s'appelle Charles
00:59:20il aime beaucoup la France
00:59:21et c'est parce qu'il aime la France
00:59:22qu'il dit aujourd'hui
00:59:23il y a un vrai problème
00:59:23un climat d'antisémitisme
00:59:24qui expose
00:59:25et on le voit
00:59:25Justement on est en train de dire
00:59:28que sur le fond
00:59:28il a sans doute raison
00:59:30et moi je pense personnellement
00:59:31qu'il a raison
00:59:31mais voilà
00:59:32prenant un peu de distance
00:59:33il a sans doute raison sur le fond
00:59:34mais est-ce que sur la forme
00:59:36c'est son rôle
00:59:36c'est juste ça
00:59:36C'est son rôle
00:59:37bien sûr d'interpeller
00:59:39le président de la République
00:59:40surtout de façon très polie
00:59:42en disant
00:59:42il y a des choses
00:59:43qui peuvent se faire
00:59:44il y a déjà ce que vous pouvez envoyer
00:59:46aujourd'hui vous n'êtes pas
00:59:47dans le bon signal
00:59:48sinon à quoi ça sert
00:59:49d'avoir des ambassadeurs
00:59:50enfin d'avoir des ambassadeurs à Paris
00:59:51si on ne peut pas
00:59:52Les ambassadeurs à Paris
00:59:53ce n'est pas pour commenter
00:59:53la politique de la France
00:59:54normalement
00:59:55ce n'est pas fait pour ça
00:59:57Le vrai problème
00:59:59c'est que M. Macron
00:59:59ne supporte pas la critique
01:00:00et aujourd'hui
01:00:01je vous le dis
01:00:01il y a un vrai problème
01:00:02en France
01:00:03toutes les personnes juives
01:00:06que je rencontre
01:00:07me disent
01:00:07on pense à partir
01:00:08C'est pour ça que je vous dis
01:00:10sur le fond
01:00:11c'est pour ça que je séparle
01:00:13le fond et la forme
01:00:14je pense que sur le fond
01:00:15il a raison
01:00:15sur la forme
01:00:16je suis un peu plus sceptique
01:00:18Guillaume Bastel
01:00:19On va commencer sur la forme
01:00:22sur la forme
01:00:23imagine en deux secondes
01:00:24que l'ambassadeur de France
01:00:25en Russie
01:00:25avait expliqué à Vladimir Poutine
01:00:27que ce qu'il fait en Ukraine
01:00:28c'est mal
01:00:28je pense qu'on l'a fait
01:00:30on a dû le faire
01:00:31alors ça vu votre exemple
01:00:33ça je pense que ça a été fait
01:00:34directement avec un courrier
01:00:35ou l'ambassadeur de France
01:00:36en Chine avec les Ouïghours
01:00:37non
01:00:38en tout cas sur la Russie
01:00:40je pense que ça a été fait
01:00:40ça n'a pas le courage
01:00:41ça n'a pas été fait
01:00:42de déterminer les Chinois
01:00:43l'ambassadeur pour moi
01:00:44il sort de son rôle
01:00:45et là
01:00:46on peut ne pas être d'accord
01:00:48mais sur la forme
01:00:49il sort de son rôle
01:00:50et sur le fond
01:00:50attendez je n'ai pas fini
01:00:52sur la forme
01:00:52on ne va pas lui passer l'année non plus
01:00:53la forme c'est important
01:00:55c'est le fond
01:00:56qui est remonté à la surface
01:00:56j'ai un autre problème
01:00:59dans le cas particulier
01:00:59de cet ambassadeur
01:01:01c'est qu'il me semble
01:01:02que son fils
01:01:03est le gendre
01:01:05de Donald Trump
01:01:06donc est-ce que derrière ça
01:01:07il n'y a pas aussi
01:01:08une tactique
01:01:10un peu politique
01:01:10pour viser
01:01:11un secrétaire d'Etat
01:01:12dans les années à venir
01:01:14de sa part
01:01:15donc que ça soit
01:01:16un move politique
01:01:16il n'est pas du tout
01:01:17son fils
01:01:19c'est lui
01:01:20qui a créé
01:01:20les accords d'abord
01:01:21il n'a pas besoin
01:01:22alors que ce soit son fils
01:01:23ou lui
01:01:23il ne cherche pas
01:01:24à avoir un poste
01:01:25de secrétaire d'Etat
01:01:25ils ont une justement
01:01:27vous le dites
01:01:27c'est le gendre
01:01:28du président des Etats-Unis
01:01:30s'il a besoin de quelque chose
01:01:31il a la limite
01:01:32juste un mot sur le fond
01:01:33est-ce qu'il a raison
01:01:34sur le fond
01:01:35on peut effectivement
01:01:37Thomas Bonnet
01:01:38le disait tout à l'heure
01:01:39on peut déplorer
01:01:39l'absence d'Emmanuel Macron
01:01:41à la marche
01:01:41je ne suis pas
01:01:43nécessairement convaincu
01:01:44par la reconnaissance
01:01:45de l'Etat palestinien
01:01:46en l'Etat non plus
01:01:47donc il a raison
01:01:48mais ça n'engage que moi
01:01:48donc il a raison sur le fond
01:01:49ce que je vous dirais quand même
01:01:51c'est
01:01:51on ne peut pas dire
01:01:53que rien n'a été fait
01:01:54depuis 2017
01:01:54pour lutter
01:01:55contre l'antisémitisme
01:01:56ce n'est pas vrai
01:01:57la première chose
01:01:58et ça vous pourrez
01:02:00me l'accorder
01:02:00l'intégration
01:02:02de l'antisionisme
01:02:02dans la définition
01:02:03de l'antisémitisme
01:02:04c'est quelque chose
01:02:05qui avait été annoncé
01:02:06mais c'est ce que critique
01:02:07Emmanuel Macron
01:02:08dans la lettre
01:02:08c'est un des points
01:02:10qu'il critique
01:02:10mais il peut le critiquer
01:02:11mais l'intégration
01:02:12de l'antisionisme
01:02:12dans la définition
01:02:13de l'antisémitisme
01:02:14ça permet justement
01:02:15d'avoir une exception
01:02:15plus large
01:02:16mais ce n'est pas du fait
01:02:16d'Emmanuel Macron
01:02:17c'est le parlement
01:02:18qui a fait ce travail-là
01:02:19avec Sylvain Maillard
01:02:20avec Roger Carucci
01:02:21avec des gens
01:02:22qui ont travaillé
01:02:23au Sénat
01:02:23comme à l'Assemblée
01:02:23Guillaume Vassel
01:02:24est-ce que sur le fond
01:02:25il a raison ?
01:02:26je vous repose la question
01:02:27je viens de vous répondre
01:02:28je ne suis pas d'accord
01:02:30sur le fond
01:02:31je ne peux pas adhérer
01:02:32à 100%
01:02:33puisque je ne peux pas
01:02:34laisser dire
01:02:35qu'il y a eu une inaction
01:02:36depuis 2017
01:02:36ce n'est pas vrai
01:02:37d'Emmanuel Macron
01:02:38on ne parle pas de la France
01:02:39on parle d'Emmanuel Macron
01:02:40c'est un courrier
01:02:41adressé au président de la République
01:02:42qu'est-ce qu'il a fait
01:02:43pour les otages ?
01:02:44qu'est-ce qu'il a fait
01:02:45pour le...
01:02:45on ne peut pas à la fois
01:02:46critiquer Emmanuel Macron
01:02:47en disant qu'il centralise
01:02:48tous les pouvoirs
01:02:49notamment dans son premier quinquennat
01:02:51où effectivement
01:02:51il a une Assemblée
01:02:52qui est ultra majoritaire
01:02:53et de l'autre dire
01:02:54quand c'est les députés
01:02:55ah bah lui
01:02:56c'est pas lui
01:02:57on va écouter quelqu'un
01:03:00qui est à peu près
01:03:00sur la même ligne
01:03:01que l'ambassadeur
01:03:02mais c'est la sœur
01:03:03d'Ilan Halimi
01:03:04qui était ce matin
01:03:05sur RTL
01:03:06et moi c'est elle
01:03:06que j'ai envie d'écouter
01:03:07et elle, elle sait
01:03:08de quoi elle parle
01:03:09écoutez
01:03:10vous pensez qu'Emmanuel Macron
01:03:12alimente le feu
01:03:14il alimente
01:03:15et il ne fait rien
01:03:16pour prendre des mesures
01:03:18pour tout ce qui se passe
01:03:19sur les actes antisémites
01:03:20en France
01:03:21que ce soit le fait
01:03:22qu'on n'accepte pas
01:03:24que des enfants israéliens
01:03:26rentrent dans un parc
01:03:27ou ne serait-ce que
01:03:29pour des citoyens juifs
01:03:30tout ce qui se passe
01:03:31en France
01:03:31il ne fait rien
01:03:32pour
01:03:33enfin aujourd'hui
01:03:33c'est des actes
01:03:34qu'on veut
01:03:34Alator
01:03:36sur le parc
01:03:38c'est un très bon exemple
01:03:39le parc est un excellent exemple
01:03:41vous avez d'un côté
01:03:42une action individuelle
01:03:43du propriétaire du parc
01:03:44qui est
01:03:45on va pas dire le terme
01:03:47on va dire que c'est
01:03:48c'est innommable
01:03:49pour rester poli
01:03:50après
01:03:51l'état de droit
01:03:53prend sa suite
01:03:54et il a été mis en examen
01:03:56elle a tort
01:03:57la soeur d'Ilan Élimi
01:03:58elle a tort
01:03:59en fait
01:04:00je peux pas vous dire
01:04:01c'est un coup oui
01:04:04un coup non
01:04:04vous devriez aller
01:04:05à l'UDI
01:04:06ah non ça y est
01:04:07ça va être pour ça
01:04:09ce que je vous dis
01:04:10c'est que c'est pas
01:04:11tout blanc ou tout noir
01:04:12oui sans doute
01:04:13qu'on aurait pu
01:04:14être plus actifs
01:04:15vous avez deux présidents
01:04:16prenant l'exemple
01:04:17du président américain
01:04:18puisqu'on en parle
01:04:18indirectement
01:04:19lui qui a pris des actions
01:04:20notamment dans les facultés
01:04:22américaines
01:04:23où il y avait
01:04:23de vrais débordements
01:04:24antisémites
01:04:25sous couvert
01:04:25d'antichonnisme
01:04:26et de free Palestine
01:04:27qui est aujourd'hui
01:04:27le nouveau cri
01:04:28il y avait
01:04:29Haït Hitler en 40
01:04:30après il y a eu
01:04:30à la Ouagbar
01:04:31dans les attentats
01:04:32du Bataclan
01:04:33et aujourd'hui
01:04:33c'est free Palestine
01:04:34ça permet de couvrir
01:04:35un certain nombre
01:04:36Valérie Barnier
01:04:36un mot là-dessus
01:04:37moi je dirais
01:04:38que l'ambassadeur
01:04:39n'est pas dans son rôle
01:04:40quand il fait ce genre
01:04:41de sortie
01:04:41il a un parti pris
01:04:42et normalement
01:04:43il n'a pas un parti pris
01:04:44oui si
01:04:44quand il parle d'un côté
01:04:46il ne parle pas de l'autre
01:04:47moi je dis aujourd'hui
01:04:48qu'il faut reconnaître
01:04:49et je le dis avec beaucoup
01:04:49de fermeté
01:04:50reconnaître l'état
01:04:51de Palestine
01:04:51pourquoi ?
01:04:52parce que
01:04:53il ne faut pas
01:04:53qu'on fonde le
01:04:54à base
01:04:54c'est pas le débat
01:04:55c'est pas le débat
01:04:56il y a beaucoup de gens
01:04:57qui disent que
01:04:57vous êtes en train
01:04:59de dire ce qu'on dit
01:05:00c'est-à-dire que
01:05:00l'antisémitisme
01:05:01ce qui monte en France
01:05:02c'est lié à ce qui se passe
01:05:03avec l'état de Palestine
01:05:04je ne dis pas ça
01:05:05pourquoi vous me parlez
01:05:06de l'état de Palestine
01:05:06qui en a parlé ?
01:05:08on parle de l'antisémitisme
01:05:10en France
01:05:10sur ce plateau
01:05:11vous allez écouter
01:05:12comme moi
01:05:13ce qui se dit
01:05:13sur ce plateau
01:05:13sur ce plateau
01:05:14on dit que
01:05:15mon collègue qui est à côté
01:05:17même le disait
01:05:17on peut reconnaître
01:05:18l'état de Palestine
01:05:19ça se discute
01:05:20et moi je dis que
01:05:21c'est des choses
01:05:22sur lesquelles
01:05:22on ne doit pas discuter
01:05:23on ne discute pas
01:05:25il faut le reconnaître
01:05:26absolument
01:05:26c'est le moment
01:05:27évidemment
01:05:28et moi je dis évidemment
01:05:29pourquoi ?
01:05:29parce qu'il ne faut pas
01:05:30faire l'amagame
01:05:30d'un côté comme dans un autre
01:05:32il ne faut pas faire l'amagame
01:05:33entre le gouvernement
01:05:34d'extrême droite
01:05:35de Netanyahou
01:05:36qui commet
01:05:37pour moi un génocide à Gaza
01:05:38et je le dis avec
01:05:39beaucoup de fermeté
01:05:40et il ne faut pas confondre
01:05:41le Hamas
01:05:42qui comme beaucoup le disent
01:05:43prend en otage
01:05:45c'est la population
01:05:46et les Gazaouis
01:05:46moi c'est ce que je fais
01:05:47et je dis qu'il faut reconnaître
01:05:49l'état de Palestine
01:05:50c'est important
01:05:51pour nous
01:05:52et pour
01:05:53Philippe Ballard
01:05:53Philippe Ballard
01:05:54qui est un peu désespéré
01:05:56oui
01:05:56sur cette lettre là
01:05:58il y a le fond et la forme
01:05:59le fond il a entièrement raison
01:06:00la forme
01:06:01il a retransmis un courrier
01:06:03signé Donald Trump
01:06:04à Emmanuel Macron
01:06:05c'était complètement différent
01:06:07c'est un missi de minissi
01:06:07là il prend l'initiative
01:06:08de cette missive
01:06:09c'est un peu
01:06:10moi je suis souverainiste
01:06:11je suis un peu gêné
01:06:13mais après la reconnaissance
01:06:14de l'état palestinien
01:06:15dans notre programme
01:06:16oui
01:06:16mais c'est pas le moment
01:06:17il y a un problème de temporalité
01:06:18on va reconnaître qui
01:06:19on va s'asseoir
01:06:20vous imaginez
01:06:21des israéliens
01:06:22qui se mettent là
01:06:23et puis de l'autre côté
01:06:24vous mettez des palestiniens
01:06:25vous mettez qui
01:06:26des membres du Hamas
01:06:27qui veulent détruire
01:06:28l'état d'Israël
01:06:28ça n'a pas de sens
01:06:29vous mettez qui
01:06:30Mahmoud Abbas
01:06:30qui est en Cisjordanie
01:06:32et qui ne représente
01:06:33pas grand chose
01:06:34et là entre parenthèses
01:06:34je vais peut-être vous donner raison
01:06:35c'est qu'en Cisjordanie
01:06:36par contre le gouvernement israélien
01:06:37se comporte vraiment pas correctement
01:06:39les colonisations
01:06:40ça ne fait que mettre
01:06:41de l'huile sur le feu
01:06:43mais sur la reconnaissance
01:06:44de l'État palestinien
01:06:46la question c'est
01:06:47le rôle d'Emmanuel Macron
01:06:48dans la montée de l'antisémitisme
01:06:49c'est là
01:06:50est-ce qu'il a un rôle ou pas ?
01:06:52oui je pense qu'il a un rôle
01:06:53ne serait-ce que le rôle
01:06:54de la parole
01:06:55il n'a pas prise
01:06:56je ne sais pas
01:06:57s'il a regardé les informations
01:06:58enfin voilà
01:06:59entre les gamins
01:07:00de français de confession juive
01:07:01qui sont débarqués
01:07:02d'un vol de vueling
01:07:03je crois
01:07:04enfin il n'a pas réagi
01:07:05l'arbre en mémoire
01:07:06pourquoi il ne parle pas
01:07:07Thomas Bonnet ?
01:07:07Thomas Bonnet
01:07:08il a réagi quand même
01:07:09sur les réseaux sociaux
01:07:10il met le message
01:07:10il n'y a pas de grand discours
01:07:11pourquoi ?
01:07:12moi vous voulez mon avis ?
01:07:13je pense qu'Emmanuel Macron
01:07:14va faire un pari sur l'avenir
01:07:15Emmanuel Macron il a des ambitions
01:07:16pour l'avenir
01:07:16peut-être 2032
01:07:18il l'a dit sans le dire
01:07:19la dernière fois
01:07:20je pense qu'il fait le pari
01:07:21de se dire
01:07:21que c'est plus porteur
01:07:23pour l'avenir
01:07:23de défendre aujourd'hui
01:07:24cette position-là
01:07:25que c'est un marqueur politique
01:07:26qui lui servira plus tard
01:07:27c'est mon avis
01:07:27on peut déconner ce que vous dites ?
01:07:28ça veut dire quoi ?
01:07:29plus porteur sur l'avenir
01:07:29de défendre cette position ?
01:07:30ça veut dire quoi ?
01:07:32c'est-à-dire que plaire
01:07:32à une jeunesse notamment
01:07:33qui pour une partie d'entre elles
01:07:35est très mobilisée
01:07:36sur ces questions-là
01:07:36et qui sera amenée
01:07:37à voter en 2032
01:07:38une jeunesse d'origine étrangère ?
01:07:40c'est ce que vous voulez dire ?
01:07:40aussi mais pas seulement
01:07:42dans les universités
01:07:43vous avez beaucoup de gens
01:07:43qui sont mobilisés
01:07:44sur ces questions-là
01:07:44il se dit peut-être
01:07:45que ce sera porteur pour lui
01:07:46dans les années à venir
01:07:48donc ça veut dire
01:07:48c'est quand même super grave
01:07:50parce que ça veut dire
01:07:50qu'il préfère laisser monter
01:07:51l'antisémitisme
01:07:52pour des calculs politiques ?
01:07:55je pense qu'il est résolument
01:07:56évidemment déterminé
01:07:57à lutter contre l'antisémitisme
01:07:58mais les marqueurs politiques
01:07:59qu'il pose aujourd'hui
01:08:00sont ceux d'un président
01:08:01qui à mon avis
01:08:02a un coup d'avance
01:08:02c'est pas le premier
01:08:03à faire des calculs politiques
01:08:04vous qui êtes politicien
01:08:06vous savez
01:08:07on a bien vu
01:08:08que les 440 000 juifs
01:08:09de France aujourd'hui
01:08:09ne sont plus sa priorité
01:08:10et il se dit qu'en plus
01:08:11vu qu'il y a un allié
01:08:13il y a deux alliés en France
01:08:14il y a deux types
01:08:14de départs de juifs
01:08:16des juifs qui viennent
01:08:16justement de l'Est parisien
01:08:17vers l'Ouest parisien
01:08:18ou vers les centres
01:08:20où on peut vivre sa foi
01:08:21et puis il y a beaucoup de juifs
01:08:22qui quittent la France
01:08:23parce qu'ils ne se sentent
01:08:23plus en sécurité
01:08:24ils vont aux Etats-Unis
01:08:25et ils vont en Israël
01:08:26et juste je veux préciser
01:08:27je veux préciser une chose
01:08:28électoralement
01:08:30ça ne pense pas grand chose
01:08:31je suis d'accord
01:08:31mais je veux juste préciser
01:08:32une chose
01:08:32pour qu'on soit très clair
01:08:33moi je ne pense pas
01:08:34une seconde
01:08:35qu'Emmanuel Macron
01:08:36est antisémite
01:08:36pas
01:08:36non mais c'est important
01:08:38de le dire
01:08:39parce que c'est pas
01:08:39d'amalgame
01:08:40dans ce qu'on dit
01:08:41sur le plateau
01:08:41je ne pense pas
01:08:42une seconde
01:08:43c'est important de le dire
01:08:45là-dessus
01:08:45sur ce sujet
01:08:46comme sur d'autres
01:08:47il n'a pas de conviction profonde
01:08:48je pense
01:08:49sur l'antisémitisme
01:08:51oui il a une conviction
01:08:52oui il n'est pas
01:08:53simplement après
01:08:54il y a l'opération politique
01:08:56c'est pas un antisémite
01:08:57et je vais vous donner
01:08:57quelque chose
01:08:58je vais vous dire
01:08:58sa grand-mère Germaine Nogues
01:09:00était juive
01:09:01sa grand-mère maternelle
01:09:02c'est compliqué
01:09:02dans notre pays
01:09:04ok moi
01:09:05il faut lutter contre
01:09:06excusez-moi
01:09:06il faut lutter contre
01:09:07toutes les formes de racisme
01:09:08peu importe
01:09:09et moi un soutien total
01:09:10au peuple juif de France
01:09:12et d'ailleurs
01:09:12et ça il n'y a pas
01:09:13de sujet là-dessus
01:09:13mais il y a une islamophobie
01:09:16aussi dans notre pays
01:09:16qui grimpe aussi
01:09:17et ça il faut en parler
01:09:18ce qui tue aujourd'hui
01:09:20c'est l'antisémitisme
01:09:21c'est l'antisémitisme
01:09:22dans les deux sens ça tue
01:09:23ça vous ne pouvez pas dire ça
01:09:26les douleurs et les crimes
01:09:27c'est pas possible
01:09:28dans une mosquée
01:09:29dernière mois
01:09:30Boubacar a été tué
01:09:30donc arrêtez de dire
01:09:31n'importe quoi
01:09:32vous voulez qu'on rassalise
01:09:32depuis 25 ans
01:09:33il a anonyme
01:09:34moi je ne suis pas pour
01:09:35dire qu'il y a pire d'un côté
01:09:37que pire de l'autre
01:09:38non non non
01:09:38il faut combattre
01:09:39et lutter contre toutes
01:09:40les formes de racisme
01:09:41et de radicalisation
01:09:42peu importe d'où ils viennent
01:09:43et dire que
01:09:44des radicalisations
01:09:46qui viennent de français
01:09:47de confession juive
01:09:47moi je n'en connais pas beaucoup
01:09:48ni des chrétiens
01:09:51ni des chrétiens
01:09:52au passage
01:09:52il y a des chrétiens radicaux
01:09:54et qui passent à l'action
01:09:56et qui font des attentats
01:09:56il y en a
01:09:57et qui passent à l'action
01:09:58et qui font des attentats
01:09:58et qui font des attentats
01:10:02en France vous avez vu ça ?
01:10:03vous n'avez pas
01:10:04réporté
01:10:05mais
01:10:05c'est les médias
01:10:07mais oui mais les médias
01:10:07c'est des salauds
01:10:08les médias c'est des salauds
01:10:09tout est leur faute
01:10:10tout est leur faute
01:10:11ne faites pas dire
01:10:12ce que je n'ai pas dit
01:10:13c'est une réalité certaine
01:10:15je suis très clair
01:10:16sur mes propos
01:10:16ils sont très équilibrés
01:10:17moi je dis qu'il faut lutter
01:10:18contre toute forme
01:10:19de racisme
01:10:20dans notre pays
01:10:21tout simplement
01:10:21et il ne faut pas
01:10:22salaud de médias
01:10:24allez merci beaucoup
01:10:24merci Valérie Varney
01:10:26merci à tous de nous avoir suivis
01:10:27merci aux équipes techniques
01:10:28de CNews
01:10:29qui ont été formidables
01:10:29pour cette émission
01:10:30on se retrouve demain
01:10:31dans un instant
01:10:31c'est Sonia Barbouc
01:10:32et à demain
01:10:32et d'ici là c'est prudent
01:10:33merci à tous de nous avoir suivis
01:10:34merci à tous de nous avoir suivi
01:10:35merci à tous de nous avoir suivi
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