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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive
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00:00:001696 sur CNews, première chaîne d'info de France, bonjour et bienvenue en direct à la une.
00:00:05Eric Dupond-Moretti ne va pas aimer Morandini Live ce matin car on va vous montrer la réalité de ce qui se passe en France.
00:00:11Hier, vous le savez, l'ancien garde des Sceaux s'est en effet pris une nouvelle fois à CNews.
00:00:16Eric Dupond-Moretti n'aime pas les faits que l'on vous relate sur CNews.
00:00:20Eric Dupond-Moretti n'aime pas les victimes qui parlent sur CNews.
00:00:23Eric Dupond-Moretti n'aime pas les reporters courageux de CNews qui vont sur le terrain dans les cités,
00:00:27comme hier à Clermont-Ferrand par exemple.
00:00:30Eric Dupond-Moretti n'aime pas que chaque jour les Français.
00:00:32Face de CNews, la première chaîne d'info de France et très largement, bref, Eric Dupond-Moretti n'aime pas la réalité.
00:00:40Le ministre de la Justice a tenté de démontrer, chiffre à l'appui, que la justice n'était pas laxiste.
00:00:48Mais cette idée de justice laxiste est une idée qui est une idée reliée par le Rassemblement National
00:00:55pour dire, puisque la justice est laxiste, elle génère de la délinquance.
00:01:01Et nous, quand on va arriver au pouvoir, vous allez voir ce que nous allons voir.
00:01:04Le débat, il est tronqué.
00:01:06Il y a mille crimes par an dans notre pays.
00:01:08Donc vous avez pour les chaînes d'info continue, matière tous les jours, à nous parler d'un crime.
00:01:14Et 50 fois dans la journée, ce qui finit à la fois par, comment dirais-je, nous inquiéter légitimement.
00:01:23Et ça nourrit l'insécurité, bien sûr, pour ceux qui la vivent, pour les victimes, pour les témoins.
00:01:28Mais aussi, mais aussi, le sentiment d'insécurité.
00:01:32Et ça, on ne peut pas le nier.
00:01:33C'est un fait.
00:01:34On ne peut pas le nier, mais c'est...
00:01:36Ah ben écoutez, allez dire ça à M. Pro et à ses amis, et vous verrez ce qu'il vous répondra.
00:01:40Il vous répondra, mais non, pas du tout.
00:01:42C'est vous qui êtes déconnecté.
00:01:44Alors, Éric Dupond-Moretti ne va pas aimer le témoignage exclusif que vous allez entendre dans un instant.
00:01:48Hier matin, Annecy, Marc, 27 ans, sort de boîte de nuit avec un ami.
00:01:52Un homme lui demande une cigarette dans la rue.
00:01:55Lui et son ami ne fument pas.
00:01:56Alors, l'homme, rejoint par un de ses collègues, frappe Marc à la tête, puis se déchaîne contre eux.
00:02:01Marc tombe au sol, coup de poing, coup de pied dans la tête.
00:02:04Résultat pour Marc.
00:02:05Direction les urgences.
00:02:06Verdict, commotion cérébrale, côte fêlée, traumatisme psychologique.
00:02:10Hier soir encore, quand on a parlé à Marc, il était aux urgences.
00:02:13Et ce matin, il sera en direct avec nous.
00:02:15Il n'en peut plus de cette violence ordinaire banalisée qui pourrit la vie.
00:02:19Ça suffit de se taire, dit-il.
00:02:21Marc aura la parole en direct dans un instant.
00:02:23Éric Dupond-Moretti n'amera pas plus ce témoignage également à Clermont-Ferrand.
00:02:28Hier, nous vous montrions ce qui s'est passé vraiment dans les cités avec ces jeunes dealers qui affirmaient tenir la ville.
00:02:34Eh bien, les choses bougent car Bruno Rotaillou a annoncé qu'il irait sur place le 5 septembre prochain pour voir sur le terrain la réalité.
00:02:40Alors, voici ce qu'il va voir.
00:02:41En pleine journée, dans le quartier de la gare à Clermont-Ferrand, les dealers continuent de régner en maître.
00:02:49Pour ce pharmacien et président du comité de quartier, le quotidien est devenu invivable.
00:02:55Tout le monde se rend compte, même en haut lieu, que ça y est, ça a dépassé un point de non-retour.
00:03:00C'est vraiment, ils ont pris possession du quartier et ceux qui font la loi.
00:03:02Face à cette situation, Bruno Rotaillou se rendra à Clermont-Ferrand le 5 septembre.
00:03:08Une visite attendue de pied ferme.
00:03:10On espère beaucoup qu'il va annoncer des effectifs supplémentaires et puis une pression supplémentaire.
00:03:15On a aussi un nouveau procureur qui arrive et qui, j'espère, fera bouger les choses.
00:03:19Cet été, la violence liée au trafic de stupéfiants a explosé.
00:03:23Selon les chiffres de la police et de la gendarmerie, plus de 700 arrestations ont eu lieu au cours du seul mois de juin.
00:03:30Les habitants demandent des solutions concrètes et un répit pour le quartier.
00:03:35Je pense que même les gens qui habitent ici sont complètement déboussolés.
00:03:38Ils ne savent plus comment réagir ni comment vivre.
00:03:41Les moments, c'est agressif quand même.
00:03:43On est passé dans un niveau supérieur d'insécurité.
00:03:48Depuis janvier, six personnes ont été tuées à Clermont-Ferrand, dont quatre en lien direct avec le trafic de drogue.
00:03:54Éric Dupond-Moretti ne va pas aimer non plus ces images que vous allez découvrir.
00:04:00Celles d'un homme qui a refusé de se soumettre à un contrôle de police et qui a foncé sur des agents à Tourcoing qui ont fait usage de leur arme de service.
00:04:10Des images impressionnantes, vous le voyez, qui ont été tournées hier sur place.
00:04:14Les explications de Tanguy Hamon.
00:04:16L'interpellation a été compliquée, dangereuse.
00:04:20De nombreux policiers sont intervenus sur la place du marché de Tourcoing.
00:04:25Un individu âgé de 67 ans et recherché pour des violences intrafamiliales y avait été reconnu.
00:04:31Lorsque les agents sont arrivés sur place, celui-ci est monté dans sa fourgonnette.
00:04:35Il s'y est enfermé.
00:04:36Pour ne pas se faire arrêter, il a multiplié les manœuvres dangereuses.
00:04:41Il a foncé sur les policiers, a renversé des stands du marché et a percuté plusieurs véhicules de police.
00:04:47Des agents ont même dû utiliser leur arme.
00:04:50Ils ont crevé les pneus de son véhicule.
00:04:52Après de longues minutes d'intervention, ils sont finalement parvenus à l'interpeller.
00:04:57Deux policiers ont été légèrement blessés.
00:05:00L'individu, lui, a été placé en garde à vue.
00:05:03Et Éric Dupond-Moretti ne va pas aimer non plus que je vous parle de cette fusillade hier au Bâine.
00:05:08Dans les Bouches-du-Rhône, un homme de 24 ans a été abattu dans une épicerie.
00:05:11Les faits se sont produits vers 2h30 du matin.
00:05:13La victime était un employé de la supérette, connue des services de police.
00:05:17Trois hommes masqués et vêtus de noir ont ouvert le feu.
00:05:21Il est environ 2h30 ce jeudi, lorsque plusieurs individus armés ouvrent le feu dans cette épicerie.
00:05:27Quelques minutes plus tard, les policiers découvrent la victime, décédée sur place.
00:05:32Il s'agit d'un employé de 24 ans, défavorablement connu des services de police pour trafic de stupéfiants.
00:05:40Les habitants évoquent l'hypothèse d'un règlement de compte.
00:05:43Je ne me suis pas inquieté, je n'ai pas ouvert les volets, rien et tout.
00:05:46Parce que tous les soirs, de toute façon, c'est la bérésina.
00:05:49C'est malheureux, mais avec concurrence, on va dire, question de vente de chit ou des trucs comme ça.
00:05:55Il y en a un qui a dû péter un plomb.
00:05:57Il y a des règlements de compte ou pas, c'est toujours la peine de voir un jeune du quartier qui s'en aille.
00:06:02Pour ce syndicat de police, les épiceries de nuit seraient une problématique récurrente dans le département.
00:06:08Nous avons eu à Marseille, de l'Imitrof, les tentatives de la préfecture de police de pouvoir réglementer le travail des épiceries de nuit.
00:06:15Donc il est possible qu'il y ait des petits trafics qui se passent aux alentours de cette épicerie de nuit,
00:06:19en l'occurrence, au Bagne, qui est une ville d'Imitrof de Marseille.
00:06:21Si les circonstances laissent penser à un narcomicide, le parquet n'a pas encore confirmé cette hypothèse.
00:06:29Les auteurs sont eux toujours en fuite.
00:06:32Éric Dupond-Moretti ne va pas aimer non plus que sur ces news.
00:06:35On vous dise que la violence gagne les plus jeunes, y compris dans les écoles où les élèves n'hésitent pas à se rendre avec des armes blanches.
00:06:41Selon les derniers chiffres, les fouilles à l'entrée des écoles et lycées ont permis de saisir 400 couteaux.
00:06:46400, ça paraît totalement dingue.
00:06:49C'est bon jeune homme ?
00:06:51Près de 400 armes saisies depuis le mois de mars lors de plus de 6000 fouilles menées partout en France.
00:06:58Un bilan présenté par la ministre de l'éducation nationale ce mardi lors de son discours de rentrée.
00:07:04Des fouilles surprises organisées devant les collèges et lycées qui semblent bien acceptées par les élèves.
00:07:10Il faut mieux surveiller que rien faire du tout.
00:07:12En plus, moi du coup on m'a déjà fouillé, si on fouille ça ne prend que quelques minutes avant l'entrée, ça ne retarde personne et ça ne dérange personne.
00:07:19De savoir qu'il y a des contrôles c'est plutôt rassurant.
00:07:21C'est vrai que quand on y va, d'être rassuré, d'être protégé, c'est toujours mieux.
00:07:26Ça diminue la pression, tout ça, on réfléchit, on se focalise plus sur les études que sur ce qu'il y a autour.
00:07:32Ces contrôles visent d'abord des établissements jugés prioritaires, selon une liste révisée en permanence.
00:07:38Des fouilles aléatoires qui ont leurs limites.
00:07:40Voilà, et enfin, Éric Dupond-Moretti ne va pas aimer que je vous dise qu'une plaque commémorative de victime du massacre d'Oradour-sur-Glane a été volée.
00:07:48Une plainte a été déposée contre Ix ce lundi à la gendarmerie par la famille.
00:07:52Elle rendait hommage cette plaque à quatre enfants d'une même famille, tous victimes du massacre perpétré le 10 juin 1944.
00:07:59Elle s'appelait Claudine, René, Huguette et Maryse.
00:08:03Ses quatre sœurs, âgées de 6 à 13 ans, ont péri dans l'église d'Oradour-sur-Glane le 10 juin 1944.
00:08:10Entre le 19 et 22 août dernier, la plaque dédiée aux quatre victimes a été volée dans le cimetière de la commune.
00:08:17La sœur des disparus exprime son incompréhension.
00:08:20Ça représentait beaucoup pour nous parce qu'on allait se recueillir sur cette plaque.
00:08:27C'était mes parents qui avaient fait cette plaque et donc moi je l'ai toujours connue.
00:08:35Benoît Sadry, le président de l'Association nationale des familles de martyrs d'Oradour-sur-Glane, dénonce un vol grave et à caractère malsain.
00:08:43Si c'est la première fois qu'on vole une plaque comme ça dans le cimetière d'Oradour,
00:08:46je rappelle qu'il y a quand même un certain nombre de visiteurs qui partent tout le temps avec des pierres,
00:08:52avec des objets qui ont pu être trouvés dans les ruines, qui peuvent rester.
00:08:57J'espère surtout que la médiatisation de cette affaire-là fera que la personne qui a commis ça
00:09:01se rendra compte de la gravité de ce qui a été fait.
00:09:04Une plainte a été déposée contre X ce lundi à la gendarmerie.
00:09:07Pour rappel, 643 personnes ont péri lors du massacre d'Oradour-sur-Glane par les nazis.
00:09:14Bon alors une bonne nouvelle pour Eric Dupond-Moretti.
00:09:16Peut-être va-t-il aimer les audiences de Kévin Vatan.
00:09:20Hier soir sur France 3, la série Alex Hugo a encore une fois prouvé son succès
00:09:24en permettant à la chaîne d'arriver en tête avec 3 800 000 téléspectateurs.
00:09:29France 3 devance ainsi largement TF1 qui est loin derrière à 2,4 millions avec le film All Inclusive.
00:09:35Sur M6, le jeu 99 à battre a vraiment du mal à trouver son public.
00:09:39Hier soir encore, il a même perdu du terrain avec seulement 1 300 000 personnes.
00:09:43A la quatrième place, on retrouve France 5 avec son doc mais à moins de 800 000.
00:09:49La soirée a surtout été marquée par le beat de France 2.
00:09:51Le grand échiquier présenté par Claire Chazal et André Manoukian n'a rassemblé que 624 000 téléspectateurs
00:09:57et est suivi de près par La Vérité si je m'en crois diffusé sur Sister.
00:10:01Quant à W9 et TF1 Série Films, elles sont au coude à coude mais à moins de 500 000
00:10:05avec le concert Star 80, Star 90, La Grande Battle et la série New York Section Criminel.
00:10:12Mister Audience vous dit, à lundi.
00:10:13– Allez, je vous présente mes invités qui vont m'accompagner en direct pendant cette émission.
00:10:19Mathias Leboeuf, bonjour.
00:10:20– Bonjour Jean-Marc.
00:10:21– Journaliste, docteur en philosophie, la voix de la gauche.
00:10:23– Voilà.
00:10:24– La voix de la gauche qui est de retour sur ce plateau, ça faisait longtemps.
00:10:28Christine Kelly, bonjour.
00:10:29– Bonjour, j'avais dit le croissant.
00:10:29– La voix de la raison.
00:10:30– Le croissant, ça ne se voit pas non ?
00:10:32– Le croissant, vous en avez partout.
00:10:33– Partout.
00:10:35– Bonjour à tous.
00:10:36– Bonjour, maître Iptholedano, bonjour.
00:10:38– Bonjour Jean-Marc.
00:10:38– Merci également d'être avec nous.
00:10:40Et puis Rick Tecner, bonjour.
00:10:41– Bonjour Jean-Marc.
00:10:41– Directeur de la rédaction de Frontières.
00:10:44On va commencer en donnant la parole à un homme.
00:10:46Un homme qui a vécu la violence ordinaire, celle dont plus personne ne parle.
00:10:50Il s'appelle Marc.
00:10:51Il a été tabassé gratuitement hier matin.
00:10:54Ça s'est passé à Annecy.
00:10:55Marc, 27 ans, sortait de boîte de nuit avec un ami.
00:10:58Un homme lui demande une cigarette dans la rue.
00:11:00Ils n'en ont pas.
00:11:01Du coup, Marc va se faire frapper.
00:11:04Coup de pied, coup de poing.
00:11:05Marc tombe au sol, coup de pied dans la tête.
00:11:07Résultat, commotion cérébrale.
00:11:09Côte fêlée.
00:11:10Traumatisme psychologique.
00:11:11Et si Marc parle aujourd'hui, c'est parce qu'il en a marre
00:11:13que plus personne ne parle de ce qui se passe vraiment dans le quotidien.
00:11:18Ça suffit de se taire, nous a-t-il dit hier quand on l'a eu.
00:11:20Il est aux urgences d'ailleurs quand on l'a eu hier.
00:11:22Bonjour Marc.
00:11:24Bonjour.
00:11:25Merci beaucoup d'être en direct avec nous.
00:11:27Tout d'abord, comment vous allez ?
00:11:30Déjà, je dirais que ça va mieux.
00:11:32Donc, je garde un petit peu des séquelles.
00:11:34Donc, j'ai eu les mâles à la tête.
00:11:36Donc, j'ai eu les côtes fêlées.
00:11:38Donc, du mal un petit peu à respirer, à faire des mouvements.
00:11:40Mais je dirais que ça va mieux que hier quand même.
00:11:43Pourquoi ces hommes s'en sont-ils pris à vous quand vous sortiez de boîte de nuit ?
00:11:47En fait, je pense qu'il n'y avait aucune raison.
00:11:49Il n'y avait vraiment aucune raison.
00:11:51On était au mauvais endroit à un mauvais moment.
00:11:53Ce qui s'est passé, c'est qu'avec mon ami, on a tout de suite vu le danger.
00:11:57Donc, on a voulu marcher rapidement.
00:11:59Et on s'est fait suivre sur 200 mètres.
00:12:01Et puis, je me suis fait attaquer par derrière.
00:12:03Donc, je me suis pris un premier coup de poing sur la tête qui m'a un petit peu sonné.
00:12:07Après, je m'en suis pris un deuxième.
00:12:08Je suis tombé au sol.
00:12:09Et puis là, comme vous le disiez, je me suis fait rouer de coups.
00:12:11Donc, coup de pied dans la tête et dans les côtes.
00:12:15Et si vous voulez parler aujourd'hui, c'est parce que vous en avez marre de cette violence.
00:12:19Vous en avez marre de cette ambiance qui règne.
00:12:20Alors, c'est le cas dans votre ville.
00:12:21Mais on le sait.
00:12:22C'est le cas un peu partout.
00:12:23On parlera d'Éric Dupond-Moretti tout à l'heure.
00:12:24Mais c'est le cas un peu partout.
00:12:26C'est pour ça que vous avez envie de parler ?
00:12:29Oui, c'est ça.
00:12:29En fait, c'est qu'il y a une violence qui est devenue banalisée.
00:12:32Une violence qui est devenue normale alors qu'elle n'est pas normale.
00:12:35Surtout dans une ville comme Annecy, par exemple.
00:12:37Mais Annecy comme ailleurs, toutes les villes moyennes, petites villes.
00:12:39Il y a une violence qu'on n'avait pas avant et qui grandit de manière exponentielle.
00:12:44Ça veut dire que, par exemple, nous, on travaille.
00:12:45Donc, je travaille dans un établissement familial, dans un bar.
00:12:48Et en fait, quand on travaille, on a peur de travailler.
00:12:50On a beaucoup de marginaux.
00:12:51Des marginaux qui nous agressent, qui nous menacent de mort, de nous égorger.
00:12:54Quand on termine le travail, on a peur de rentrer seul.
00:12:59Moi, ça va, je suis un garçon.
00:13:00Mais je pense à toutes les filles qui doivent rentrer seules dans la nuit.
00:13:04C'est une situation qui n'est plus possible, en fait.
00:13:07Et ça fait combien de temps que la situation a évolué comme ça ?
00:13:10Et pourquoi, d'après vous ?
00:13:11Alors, en fait, ça fait déjà plusieurs années.
00:13:13Mais je dirais que ça fait vraiment deux ans où il y a une augmentation des violences.
00:13:17Et en fait, pourquoi ?
00:13:18C'est parce qu'il y a un manque de sécurité.
00:13:22Je trouve qu'on est un peu trop laxiste.
00:13:24Et en fait, au lieu de mettre la faute sur les fautifs, on met de la faute sur les gens honnêtes, en fait.
00:13:30Au lieu de dire, par exemple, nous, on a beaucoup de marginaux.
00:13:33Au lieu de réprimander les marginaux ou les dealers, on va réprimander les gens honnêtes qui travaillent.
00:13:38Et en fait, c'est là le problème.
00:13:39C'est qu'on est trop dur avec les gens qui ne le méritent pas et pas assez avec ceux qui le mériteront.
00:13:43Mais vous, c'est votre maman, je crois, qui tient un bar ou un restaurant, c'est ça ?
00:13:47Oui, c'est ça, c'est ma mère et mon frère, exactement.
00:13:50Elle, elle le vit comment, tout ça ?
00:13:53Eh bien, ils le vivent mal parce que tous les jours, ils se font agresser.
00:13:56Ils sont obligés, pardon, d'appeler la police.
00:13:59Et ce n'est pas, par exemple, toutes les semaines ou tous les mois.
00:14:02C'est quasiment tous les jours où ils se font agresser, où ils se font insulter, menace de mort.
00:14:06Et c'est une situation qui n'est plus possible pour personne, en fait.
00:14:10Et la mairie réagit comment face à ça ?
00:14:12C'est quoi ? Ils sont verts, ici, c'est ça ?
00:14:14Oui, c'est ça, donc c'est mairie verte.
00:14:17Donc, il y a eu un gros tabou.
00:14:19Donc, ça a été mis de côté, ce n'était pas les priorités de la mairie.
00:14:23Et en fait, j'espère que mon cas va déclencher les choses, au moins sur Annecy.
00:14:27Que maintenant, il y en a marre, qu'on n'en peut plus de vivre comme ça.
00:14:30Et qu'on puisse être en sécurité.
00:14:33Annecy, encore une fois, est une petite ville.
00:14:35Le centre-ville, c'est un village où tout le monde se connaît.
00:14:37Des choses comme ça ne devraient pas arriver.
00:14:39Donc, il faut que ça change.
00:14:40Et vous disiez, quand on vous a eu hier soir, vous disiez, il y en a marre de se taire.
00:14:45Il y en a marre du silence.
00:14:47Voilà, c'est ça.
00:14:48Et puis, en fait, il faut qu'on parle, il faut qu'on soit écouté.
00:14:51Et surtout, qu'on soit soutenu.
00:14:53En fait, on est, comme vous disiez, par rapport à la mairie,
00:14:55à un moment, on se sent un petit peu démuni.
00:14:58On a beau faire, on a prévenir, avertir.
00:15:01Rien ne change.
00:15:03Et puis, comme vous disiez, même si c'est une mairie vert qui prime l'écologie,
00:15:07c'est une chose bien.
00:15:07À un moment donné, il faut qu'on parle aussi des questions de sécurité.
00:15:10Et que la question de sécurité, ça soit une question apportée par tous les partis.
00:15:15Il ne faut pas que ce soit juste par rapport à un parti.
00:15:19Il faut vraiment que la sécurité, ça fasse comme l'écologie,
00:15:23que ce soit la cause de chaque parti politique, en fait.
00:15:25Mais quand vous entendez certains politiques,
00:15:27alors on parlait tout à l'heure dans le sommaire,
00:15:28on parlait d'Éric Dupond-Moretti,
00:15:29mais quand vous l'entendez dire que tout ça, finalement,
00:15:31c'est un montage des médias, c'est les médias qui en rajoutent.
00:15:34Voilà, c'est pour ça que je voulais vous avoir aussi ce matin.
00:15:36Parce que vous, vous le vivez au quotidien.
00:15:38Ce n'est pas juste un montage des médias.
00:15:40Ce n'est pas juste un sentiment.
00:15:41Cette insécurité, vous, dans votre ville, votre maman,
00:15:44et vous, vous la vivez au quotidien ?
00:15:47On la vit au quotidien, on l'a vu évoluer et on l'a vu empirer.
00:15:50Par exemple, là, dans le dernier mois,
00:15:52on a la copine de mon frère qui s'est fait agresser par le chien d'une marginale.
00:15:57On a eu des dealers qui ont pris en vidéo ma mère, justement,
00:16:01en guise de représailles,
00:16:02où ils ont dit littéralement, on va s'occuper de toi.
00:16:07Avant-hier, on a dû appeler la police
00:16:09parce qu'on a eu un forcené qui voulait toucher des filles sur la terrasse,
00:16:15qui menaçait de mort tout le monde.
00:16:18Et ça, c'est juste sur le dernier mois.
00:16:19Et juste par rapport au bar familial,
00:16:20je ne parle pas de toute la vieille ville d'Annecy,
00:16:24je ne parle pas de toute la ville,
00:16:25et je ne parle pas, encore une fois, au nom de toutes les autres villes.
00:16:29Mais il y a une violence qu'on n'a jamais vue
00:16:31et qui n'arrête pas de grandir.
00:16:33Et ce qui est triste, c'est qu'on est en train de banaliser la violence,
00:16:36alors qu'on ne devrait pas la banaliser,
00:16:37on devrait la combattre et mettre les solutions pour.
00:16:41Vous êtes dans le bar, là, visiblement.
00:16:42Je ne sais pas si votre maman est dans le coin
00:16:43et si elle a envie de parler, de nous raconter comment ça se passe.
00:16:46Mais c'est vrai que j'imagine que pour une femme, c'est encore plus difficile.
00:16:50C'est encore plus difficile parce que souvent, on se fait attaquer par des hommes.
00:16:53Donc, il y a un rapport de force qui est déjà de base inégale.
00:16:57Et encore une fois, c'est que si jamais il y a un problème sur la terrasse,
00:17:01c'est le problème du gérant de l'établissement.
00:17:05Donc, en fait, on se retrouve dans une situation
00:17:06où on porte seulement un plateau.
00:17:09On se retrouve à être des personnes de sécurité
00:17:11ou à des modérateurs.
00:17:13Alors qu'encore une fois, par exemple, nous, dans notre profession,
00:17:16c'est juste porter un plateau.
00:17:17On n'est pas de la police, on est dans la sécurité.
00:17:20Elle est par là, votre maman, ou pas ?
00:17:22Non ?
00:17:22Oui, si vous voulez.
00:17:23Si elle a envie de parler, demandez-lui.
00:17:25Demandez-lui, on ne veut pas la piéger.
00:17:26Donc, demandez-lui si elle a envie de parler.
00:17:27Et si elle a envie de parler, vous nous la passez.
00:17:29Alors, donnez-moi 30 secondes.
00:17:30Bien sûr, bien sûr.
00:17:31On va partir en plateau avec Eric Kegner.
00:17:33Vous entendez ce témoignage, Marc.
00:17:35Mais c'est le quotidien des Français.
00:17:37C'est ce quotidien et c'est ce qu'on essaie de montrer tous les jours dans cette émission.
00:17:40Parce que Marc, personne ne veut en parler qu'est-ce qui lui est arrivé.
00:17:43Il s'est fait casser la gueule.
00:17:44Il a les côtes fracturées.
00:17:46Donc, ce n'est pas assez important pour qu'on en parle.
00:17:48Mais il y a des dizaines de Français à qui ça arrive sans arrêt.
00:17:51Et c'est a fortiori le quotidien des Français que Marc prévenait depuis plusieurs semaines
00:17:54qu'il était agressé, insulté, menacé quand même.
00:17:58Se retrouver avec sa mère, avec des dealers qui lui disent
00:18:00on va s'occuper de toi, c'est extrêmement grave.
00:18:02Et finalement, il est quand même agressé.
00:18:04C'est ça qui a eu rissé.
00:18:05On a l'impression, vous savez, pendant une dizaine d'années,
00:18:08des gens ont voulu quitter la région parisienne, la Seine-Saint-Denis
00:18:10parce qu'ils disaient on va aller dans les territoires français,
00:18:13on va essayer un petit peu de vivre de façon beaucoup plus calme là-bas.
00:18:16Mais aujourd'hui, ça touche tout le monde.
00:18:17Ça touche des villes comme Brest, ça touche des villes comme Rennes, Annecy.
00:18:20Qui aurait imaginé qu'à Annecy, il y ait ce type de situation ?
00:18:23Et on a des responsables politiques maintenant, ils ne disent plus rien.
00:18:26Ils veulent tout mettre sous le tapis parce que, tout simplement,
00:18:29ils n'ont pas le courage de passer aux actes.
00:18:31On est en direct avec la maman de Marc.
00:18:33Ce n'était pas prévu, mais effectivement, puisqu'elle accepte de parler.
00:18:36Bonjour, madame.
00:18:37Merci beaucoup d'être en direct avec nous.
00:18:40On avait le témoignage de votre fils.
00:18:42Il y a un instant qu'il y en a assez qui dit ça suffit de se taire
00:18:44et puis nous parler de vous.
00:18:45C'est pour ça que je me suis dit que c'était bien également de vous avoir en ligne
00:18:47parce que vous avez ce bar et au quotidien, ça devient insupportable pour vous aussi.
00:18:52En fait, ça fait 18 ans que j'ai ce bar.
00:18:54Je suis née à Annecy.
00:18:56Ma famille est née à Annecy et en fait, on n'en peut plus.
00:18:59Et je ne sais pas si vous pouvez imaginer ce que c'est
00:19:01quand on vous appelle pour vous dire que votre fils a été roué de coups
00:19:04parce qu'il n'a pas pu donner une cigarette, nous, on n'en peut plus.
00:19:07Et c'est vrai, c'est effectivement vrai que depuis deux ans, ça s'aggrave.
00:19:12On alerte les autorités.
00:19:14C'est toute la ville.
00:19:15On n'arrête pas de faire des mails à la préfecture,
00:19:19de le dire également aux élus.
00:19:22Et ça ne marche pas, ça ne fonctionne pas.
00:19:24Alors, quand on entend dire qu'une vie végétale est égale à une vie animale
00:19:28est égale à une vie humaine, non, je suis désolée.
00:19:30La sécurité, c'est un droit.
00:19:32On doit avoir un droit.
00:19:35C'est un devoir des élus de nous protéger.
00:19:40Nos enfants doivent pouvoir sortir s'amuser sans avoir peur d'être roués de coups.
00:19:47Moi, hier, j'ai récupéré mon fils à l'hôpital.
00:19:49On a passé la journée à l'hôpital, il a vomi, il a les côtes cassées.
00:19:53Et on a dû passer un scanner.
00:19:54Mais qu'est-ce que c'est que cette ville ?
00:19:56Alors, on nous dit de ne pas stigmatiser que les personnes en errance,
00:20:00c'est des personnes qui ont eu des difficultés dans leur vie auparavant.
00:20:04Mais nous, on vit à Annecy, on veut juste pouvoir travailler.
00:20:08C'est tous les jours, tous les jours, on doit appeler la police.
00:20:10On travaille avec des voitures de police autour de nos établissements.
00:20:15C'est un centre historique où il y a beaucoup de touristes.
00:20:19Et on veut juste pouvoir rentrer chez nous en toute tranquillité.
00:20:24Marc nous disait que même le quotidien devient insupportable en terrasse.
00:20:28Que pour vous, en terrasse, vous avez des problèmes très régulièrement,
00:20:30avec des sans-abri, avec des SDF, avec des gens qui viennent menacer vos clients.
00:20:34Oui, je voudrais dire à M. Dupont-Moretti, qui pense que c'est qu'une affaire de médias.
00:20:38Mais merci de relayer ces infos.
00:20:40Parce que nous, c'est vraiment tous les jours.
00:20:42Alors, à partir de 18h, c'est no man's land dans notre ville.
00:20:46Voilà, on a des SDF de partout.
00:20:49Ce n'est pas des SDF, en fait, c'est des junkies.
00:20:52Et ils ont leurs fournisseurs, les dealers, qui viennent.
00:20:55Plus personne ne se cache.
00:20:56Ça, c'est à ciel ouvert, à partir de 17h.
00:20:58Alors, ils ont la tireuse à billet qui est juste à côté.
00:21:02Ils retirent l'argent et ils disent, mais en plein centre-ville.
00:21:06Karine, dernière question.
00:21:08Est-ce qu'aujourd'hui, quand vous travaillez, quand vous venez dans votre établissement,
00:21:11est-ce que vous avez peur ?
00:21:13Moi, j'ai la boulogne.
00:21:14J'ai la boulogne tous les jours, pour moi, mais pour toute mon équipe.
00:21:17On n'emploie que des jeunes.
00:21:19On a majoritairement des jeunes filles qui travaillent.
00:21:22On les raccompagne le soir chez elles, en voiture.
00:21:24Parce qu'on a peur.
00:21:25On a peur de traverser la ville.
00:21:26Ici, c'est une ville qui est magnifique.
00:21:29Il y a des balades où on ne peut même plus y aller.
00:21:32La police nous dit même, nous dit, ne passez pas qu'il y ait des clarisses.
00:21:35C'est trop dangereux.
00:21:36On vous conseille d'avoir des bombes lacrymogènes sur vous.
00:21:39Mais je suis tout à fait d'accord avec Marco de dire, ça se banalise.
00:21:44Et là, ce n'est pas possible qu'un jeune se fasse rouer de coups.
00:21:48Et qu'on a le porté plein.
00:21:50Qu'on a une attestation de l'hôpital, comme quoi il a les côtes cassées.
00:21:54Et voilà, on passe à Outchose.
00:21:55Hop, on tourne la page.
00:21:56Non, ce n'est pas acceptable.
00:21:58Merci beaucoup, Karine.
00:22:00Et je suis content d'avoir pu vous donner la parole à vous, à votre fils ce matin.
00:22:03On déplaise à Éric Dupont-Moretti.
00:22:05Mais la réalité des Français, c'est ça.
00:22:06Et c'est ce que j'essaie de montrer dans cette émission.
00:22:09Merci beaucoup, en tout cas, d'avoir eu le courage de parler.
00:22:11Parce que ce n'est pas évident.
00:22:12Parce que vous passez à la télé également.
00:22:14Donc, soyez prudente.
00:22:15Et que Marc se remette bien.
00:22:16Merci à tous les deux, en tout cas, d'avoir été avec nous.
00:22:18Maître Toledano, ça vous fait réagir, ces témoignages.
00:22:20Je vous ai vus.
00:22:21Oui, c'est vrai.
00:22:22Trois points.
00:22:23D'abord, c'est très, très surprenant de voir qu'aujourd'hui, la violence, la délinquance, c'est vraiment dans toute la France.
00:22:28J'étais, moi, à Annecy cet été.
00:22:30Petite ville, on ne peut pas faire plus mignon, plus tranquille.
00:22:32Et on voit que même là-bas, la violence gratuite existe.
00:22:35Et c'est catastrophique.
00:22:36Deuxième point, c'est très bien que Marc ait témoigné avec sa maman.
00:22:39Ça rend une visibilité aux victimes.
00:22:42Ce ne sont pas juste des chiffres, juste des stats.
00:22:44On en parle sur les plateaux.
00:22:45C'est bien, de temps en temps, de voir des victimes, qu'ils vous disent ce qu'ils ressentent et ce qu'ils ont vécu.
00:22:50Et puis, troisièmement, l'agresseur, je ne sais pas s'il a été interpellé, il encourt quand même trois ans de prison, 45 000 euros d'amende.
00:22:56Il faudra voir quelle sera la sanction pénale.
00:22:58Vous savez bien que ça ne veut rien dire.
00:22:59Il encourt, ça ne veut rien dire.
00:23:00C'est la peine maximum.
00:23:02La loi existe.
00:23:02Ça ne veut rien dire.
00:23:03Ça ne veut rien dire parce qu'après, qu'est-ce qu'il va avoir ? Il va avoir du sursis.
00:23:06Alors justement, on va voir.
00:23:07Marc n'est pas mort.
00:23:08Marc n'est pas mort.
00:23:09Fort heureusement.
00:23:10Heureusement pour lui.
00:23:10Heureusement pour lui, il n'est pas mort.
00:23:12Donc, il va avoir quoi ?
00:23:12Honnêtement, vous connaissez les tribunaux.
00:23:13Vous êtes avocat.
00:23:14Il va avoir quoi ?
00:23:15L'agresseur, il va avoir quoi ?
00:23:16Un an avec sursis ?
00:23:17Ça dépend de son pédigré.
00:23:18Mais maintenant, même avec du sursis, on peut avoir encore du sursis, comme vous le savez.
00:23:21Ce qui sera intéressant, c'est de voir...
00:23:22Juste si vous pouvez répondre à ma question.
00:23:24Il va avoir quoi, un an ?
00:23:25Alors, je ne peux pas savoir...
00:23:25Un an, 18 mois.
00:23:26Mais sans doute de la prison avec sursis.
00:23:28Parce qu'il faut voir quelle est l'ITT.
00:23:30Parce qu'aujourd'hui, la peine, elle est en fonction du dommage.
00:23:33Alors, c'est ça.
00:23:33Il faut lui souhaiter qu'il aille bien, ce Marc.
00:23:35Mais s'il était hospitisé pendant un mois, la peine aurait été plus forte.
00:23:37C'est pour ça que j'ai commencé par dire qu'il n'est pas mort.
00:23:39Donc, parce qu'il est sorti.
00:23:40Il est sorti des urgences hier.
00:23:42Nous, croyez-moi, on l'a eu aux urgences hier.
00:23:43Il n'allait pas bien du tout, Marc.
00:23:45Il était vraiment...
00:23:46Et je ne savais même pas s'il allait pouvoir témoigner ce matin.
00:23:49Fort heureusement, il est jeune.
00:23:50Donc, il s'est vit trop bien.
00:23:51Mais il a des problèmes aux côtes.
00:23:53Il a des problèmes psychologiques.
00:23:54Donc, voilà.
00:23:55À part le physique, on peut être effectivement en arrêt.
00:23:57Parce que psychologiquement, on n'est pas bien.
00:23:58Ce n'est pas simplement les coups.
00:23:59Christine Kelly, vous aviez l'air émue par les témoignages qu'on a entendus.
00:24:03Oui, parce que comme maître Toledano, je suis allée à Annecy aussi cet été.
00:24:08Magnifique ville.
00:24:08C'était un place to be, visiblement.
00:24:10Oui.
00:24:11L'endroit est tellement exceptionnel.
00:24:14Et j'ai des amis qui vivent là-bas qui m'ont parlé effectivement de cette insécurité.
00:24:19Lorsque j'entends le témoignage de cette femme et de son fils,
00:24:22j'entends ce qu'ils disent.
00:24:23Et c'est que le bon sens.
00:24:24On a le droit à la sécurité.
00:24:27Qu'est-ce qu'ils disent aussi ?
00:24:28Que la sécurité, elle est transpartisane, comme l'écologie.
00:24:32Le bon sens, c'est du côté des Français.
00:24:34Et troisième point, je ne fais pas un point comme vous.
00:24:37Troisième point, pour vous empêcher de voir cette réalité du terrain,
00:24:41on vous dit fachos.
00:24:43On vous dit extrême droite.
00:24:45On vous colle des étiquettes pour vous faire taire.
00:24:48Et ce qui est intéressant, c'est de voir qu'aujourd'hui,
00:24:50les victimes disent non.
00:24:52On en a marre de se taire.
00:24:53Même si vous mettez une étiquette sur notre visage,
00:24:56même si vous mettez une étiquette pour définir notre mort sociale,
00:25:00on veut parler.
00:25:01La mère d'Elias ?
00:25:03Rappelons-nous de ce couteau dénoncé, décrit dans l'AFP,
00:25:06qui était une machette.
00:25:08Les victimes ne se taisent plus.
00:25:10Et heureusement, j'espère qu'un jour,
00:25:12les ministres de la justice notamment,
00:25:15entendront cette voix des victimes.
00:25:16Et les victimes se montrent désormais.
00:25:18Les victimes passent à la télé.
00:25:19Les victimes ont un visage.
00:25:20C'est important de mettre un visage sur les victimes.
00:25:22Vous voyez, Marc et sa maman qu'on a eue,
00:25:24alors que je vous l'ai dit, sa maman,
00:25:26ce n'était pas prévu qu'elle parle,
00:25:27mais elle accepte au-dessus de parler,
00:25:28parce que les gens en ont assez.
00:25:30Et ils sont prêts à se montrer.
00:25:31Et ça, c'est une vraie force.
00:25:32On va continuer à parler de tout ça dans un instant.
00:25:34Alors, dans un instant, on va parler de Vendin-le-Vieille.
00:25:35Cette fameuse prison,
00:25:37qui est une prison haut de gamme normalement.
00:25:40Les détenus ont inondé les couloirs.
00:25:41Les détenus veulent faire une grève de la faim.
00:25:43À partir de lundi.
00:25:45Et cette nuit, à nouveau des incidents.
00:25:46Ils ont avalé des piles pour aller au SAMU.
00:25:48Enfin, ça n'arrête pas.
00:25:50Je vous le dis, je ne sais pas où on va.
00:25:51Je ne sais pas.
00:25:52En tout cas, je sais qu'on fait le CNews Info.
00:25:54Et en retard, comme tous les jours,
00:25:55avec Somaïa à la midi.
00:25:56C'est parti.
00:25:56Il continue à défendre son plan d'économie
00:26:02de 44 millions d'euros.
00:26:04La situation est grave et urgente.
00:26:06Nous vivons un moment critique de notre histoire.
00:26:09Le recours à la dette n'est pas la solution.
00:26:11Les mots de François Bayrou,
00:26:12qui est en déplacement à Châlons-en-Champagne,
00:26:14dans la Marne, avec plusieurs de ses ministres.
00:26:17Déplacement pour inaugurer la Foire de la Ville,
00:26:19qui est aussi le deuxième rendez-vous agricole de France.
00:26:23Une invitation dans un lieu symbolique.
00:26:24Symbolique, Emmanuel Macron a reçu hier
00:26:26le nouveau chancelier allemand,
00:26:28Friedrich Merz, au fort de Brégançon, dans le Var.
00:26:31Résidence d'été des présidents français.
00:26:33Objectif affiché par le chef de l'État,
00:26:35relancer la coopération du couple franco-allemand.
00:26:38Temps fort aujourd'hui avec un conseil des ministres
00:26:40des deux pays qui se tiendra à Toulon.
00:26:43Et puis, deux adolescents de 14 et 15 ans
00:26:46dont les parents avaient signalé la disparition
00:26:48dans la nuit ont été percutés mortellement
00:26:50par un train hier matin dans un tunnel à Lormont,
00:26:53près de Bordeaux.
00:26:54Une enquête a immédiatement été ouverte
00:26:56pour établir les circonstances exactes de ce drame.
00:26:58Merci beaucoup, Soumaïa.
00:27:01On vous retrouve tout à l'heure, 11h30.
00:27:02On va parler de la prison de Vendin-le-Vieille.
00:27:05C'est dans le Pas-de-Calais.
00:27:06Alors, vous savez, on vous en a beaucoup parlé de cette prison
00:27:07puisque c'est la prison de haute sécurité
00:27:09qui a été mise en place par Gérald Darmanin.
00:27:12Et il se trouve, Sylvia Barotte, bonjour.
00:27:13Merci d'être avec nous.
00:27:14Il se trouve que vous avez visité cette prison.
00:27:16Alors, juste un petit mot.
00:27:17Tout d'abord, vous allez nous raconter ce qui se passe.
00:27:18Mais moi, j'étais très surpris d'apprendre
00:27:20que les détenus arrivaient à faire des actions communes.
00:27:22Or, moi, quand on m'a présenté cette prison,
00:27:25enfin, quand Gérald Darmanin, il ne me l'a pas présenté à moi,
00:27:26mais il l'a présenté à tout le monde.
00:27:28Quand il a présenté cette prison,
00:27:29il expliquait qu'il n'y avait pas de contact entre les détenus, justement.
00:27:31Donc, en fait, ils peuvent se parler ?
00:27:33Il y a quand même un contact lors des promenades.
00:27:35Des promenades qui sont organisées
00:27:36avec des effectifs de cinq détenus.
00:27:40Des effectifs quand même contrôlés, sélectionnés,
00:27:43choisis, nous dit-on, par l'administration pénitentiaire.
00:27:45Mais il y a quand même un contact entre eux
00:27:47lors des promenades.
00:27:49Et certains nous disent même
00:27:51qu'ils arrivent à communiquer entre cellules.
00:27:52Donc, peut-être pointer du doigt l'isolation des murs
00:27:57ou encore des échanges entre détenus.
00:28:00Mais le contact, quand même, que je peux vous assurer,
00:28:03c'est lors des promenades.
00:28:04Alors, ce qui est clair, c'est qu'on a le sentiment
00:28:06qu'il y a un vent de mutinerie, quand même,
00:28:07à Vendin-le-Vieil.
00:28:08On n'en est pas là.
00:28:09Il y a un vent, simplement.
00:28:10Ce n'est pas encore la mutinerie.
00:28:12Mais ça n'arrête pas depuis trois, quatre jours.
00:28:14Il se passe des choses dans cette prison.
00:28:15Alors, qu'est-ce qui se passe ?
00:28:15Vous avez enquêté.
00:28:16Oui, alors, il y a ces détenus qui...
00:28:19Ils sont en cellule individuelle.
00:28:21Donc, ils bouchent soit leur sanitaire, soit leur douche
00:28:24pour tenter d'inonder leurs cellules et les couloirs,
00:28:28donc pour perturber aussi le travail des agents
00:28:30de l'administration pénitentiaire.
00:28:32Certains, aussi, avalent des piles, avalent des objets,
00:28:36menacent de faire grève de la faim.
00:28:38Cela montre quand même qu'il y a un système,
00:28:41un régime carcéral répressif, important,
00:28:44qui aussi les oblige à obéir aux règles,
00:28:47pour une fois, puisqu'ils viennent d'autres centres pénitentiaires
00:28:50où, là, ils étaient un peu les rois.
00:28:52Donc, dans cette prison, ils sont face à un système dissuasif.
00:28:56Du côté du ministère de la Justice,
00:28:58on nous dit que cela prouve que cette prison fonctionne bien,
00:29:01que le régime fonctionne bien.
00:29:02On espère aussi que ça va les dissuader
00:29:04et dissuader d'autres narcotrafiquants
00:29:07d'être détenus dans cette étude.
00:29:08Si on veut être assez précis sur ce qui se passe,
00:29:10par exemple, si j'ai bien compris,
00:29:12hier et avant-hier, ils ont inondé les couloirs de la prison, c'est ça ?
00:29:15Oui, plusieurs détenus, alors une petite dizaine,
00:29:19se sont mis d'accord pour, en même temps,
00:29:22inonder les couloirs, inonder leurs cellules,
00:29:24donc en bouchant avec du papier toilette,
00:29:26leurs douches, leurs sanitaires.
00:29:28Ils ont laissé couler l'eau.
00:29:30Et donc, il y a eu une petite inondation,
00:29:33nous dit-on quand même,
00:29:34dans les couloirs de cette prison toute neuve,
00:29:36refaite à neuf,
00:29:38qui était aussi très propre.
00:29:40Et donc, voilà.
00:29:41Alors, ça, c'est inondation.
00:29:42Vous nous parliez également de détenus
00:29:43qui avalent des piles. Pourquoi ?
00:29:45Pour menacer de se donner la mort,
00:29:48de disparaître.
00:29:49Et puis, ils essayent,
00:29:51avec des moyens de pression,
00:29:53d'avoir aussi gain de cause sur les recours,
00:29:56les nombreux recours qu'ils déposent
00:29:58avec leurs avocats
00:29:59pour ne plus être détenus avant d'un
00:30:01ou avoir des meilleures conditions.
00:30:02Voilà, certains se plaignent du manque de lumière,
00:30:04d'avoir trop de barreaux à leurs fenêtres.
00:30:07Trop de barreaux ?
00:30:07Trop de barreaux.
00:30:08Ah bah oui, bien sûr.
00:30:09Il y a un minimum de barreaux, peut-être.
00:30:12Et le troisième élément qu'on a appris hier,
00:30:14alors, c'est qu'il y a la menace
00:30:15d'une grève de la faim illimitée
00:30:17à partir de lundi,
00:30:18de la part des détenus.
00:30:19Exactement.
00:30:19Une source pénitentiaire nous donne cette information.
00:30:22Une grève de la faim,
00:30:23donc c'est plusieurs moyens d'intimidation,
00:30:25plusieurs moyens de pression.
00:30:27Gérald Darmanin ne va pas céder.
00:30:28Il l'a dit,
00:30:30cette prison doit être un exemple
00:30:31et c'est la première d'une longue série.
00:30:34La prochaine doit être ouvrée,
00:30:35racontée sur Sarthe,
00:30:36donc en octobre prochain.
00:30:39Et là, on est quand même
00:30:39à un mois d'ouverture de Vendin-le-Vieille
00:30:41où il y a déjà plusieurs incidents,
00:30:44beaucoup de recours,
00:30:45mais la justice administrative
00:30:46va quand même dans le sens
00:30:47du ministère de la Justice.
00:30:48Alors, on est en direct
00:30:49avec Cyril Huet-Lambing,
00:30:51secrétaire général adjoint
00:30:52du syndicat pénitentiaire de surveillants.
00:30:53Bonjour, merci beaucoup
00:30:54d'être en direct avec nous.
00:30:55Vous réagissez comment, vous,
00:30:57à ce qui se passe en ce moment même
00:30:58dans cette prison ?
00:31:00Oh ben, sans surprise, hein ?
00:31:03Sans surprise,
00:31:04les inondations de cellules,
00:31:07les menaces de grève de la faim,
00:31:09le jet avalé,
00:31:10des lames de rasoir,
00:31:11des piles ou des accessoires.
00:31:13C'est connu.
00:31:14Ce n'est pas des faits qui sont nouveaux.
00:31:16Là, on en parle
00:31:16parce que c'est la nouvelle prison
00:31:17et que les détenus
00:31:18veulent se faire entendre.
00:31:19Alors, on parle des recours,
00:31:20mais aussi,
00:31:21ils veulent se faire entendre
00:31:23pour des problèmes
00:31:23d'organisation.
00:31:27Parce que c'est vrai
00:31:28que là, on a rouvert
00:31:29un petit peu dans l'urgence.
00:31:32Donc, pas tout
00:31:32est encore cadré correctement.
00:31:34Donc, ils se plaignent
00:31:35surtout de ça.
00:31:37Après, les méthodes
00:31:38qu'ils emploient,
00:31:39elles sont connues.
00:31:40Mais les méthodes
00:31:40qu'ils emploient,
00:31:41donc on l'a dit,
00:31:41c'est les inondations,
00:31:42c'est le fait d'avaler des piles,
00:31:43c'est le fait de vouloir
00:31:44faire une grève de la faim.
00:31:46Moi, c'est ce que je dis
00:31:47quand même.
00:31:48Ce qui me trouble un peu,
00:31:49c'est le fait que les détenus
00:31:50peuvent communiquer entre eux.
00:31:51Parce qu'on nous a expliqué
00:31:52qu'on les mettait dans cette prison
00:31:53pour qu'ils soient isolés,
00:31:54justement,
00:31:54pour qu'ils ne puissent pas se parler.
00:31:55Donc là,
00:31:56on est en train d'expliquer
00:31:57quand même qu'on a
00:31:58tous les détenus
00:31:59les plus dangereux de France,
00:32:00en tout cas dans ce domaine
00:32:02de trafic de drogue,
00:32:03qui peuvent communiquer entre eux,
00:32:04c'est ça ?
00:32:05Alors, il ne faut pas
00:32:07qu'on compare
00:32:08les quartiers de radicalisés
00:32:10et des prisons narcotrafiques.
00:32:12Il n'y a pas de réelle
00:32:13étanchéité à l'intérieur
00:32:14de la prison
00:32:15pour cette prison de Vendelle-Vieille.
00:32:19L'étanchéité,
00:32:19vous savez,
00:32:20c'est surtout pour les prisons,
00:32:21pour les radicalisés,
00:32:23où vraiment,
00:32:23ils ne doivent pas communiquer entre eux.
00:32:24Mais dans les cours civs,
00:32:26dans les cours civs,
00:32:27ils crient aux portes des cellules.
00:32:28Ça résonne,
00:32:29ils s'entendent.
00:32:30Ils parlent entre eux
00:32:31par le biais des portes
00:32:32et ces villes ne sont pas très loin.
00:32:35Donc en criant,
00:32:36ils peuvent se parler.
00:32:37Et puis dans les cours de promenade,
00:32:39ils sont par cinq,
00:32:39ils peuvent se parler aussi.
00:32:41Donc il n'y a pas de difficulté là-dessus.
00:32:43L'idée,
00:32:43c'est qu'ils ne puissent pas communiquer
00:32:44avec l'extérieur.
00:32:46C'est surtout ça.
00:32:47Pour ne pas qu'ils puissent
00:32:48continuer leur trafic à l'extérieur,
00:32:50pour ne pas qu'ils puissent
00:32:50commanditer des meurtres à l'extérieur.
00:32:52L'idée,
00:32:53c'était ça avant tout.
00:32:54Mais est-ce que ça vous inquiète
00:32:55ce qui se passe en ce moment là-bas ?
00:32:58Non.
00:32:59Non,
00:32:59ce n'est pas inquiétant.
00:33:01Ce n'est pas inquiétant.
00:33:02On s'y attendait.
00:33:03Ce n'est pas quelque chose
00:33:04qu'on ne s'attendait pas.
00:33:06Aujourd'hui,
00:33:06ils profitent
00:33:07parce qu'on a quand même
00:33:08de grosses difficultés
00:33:09dans la pénitentiaire
00:33:10parce qu'on a une carence
00:33:11d'effectifs national
00:33:12qui est incroyable.
00:33:15J'espère que le gouvernement
00:33:16en a pris conscience.
00:33:18Je pense que M. Darmanin,
00:33:19lui, en tout cas,
00:33:20a pris les mesures.
00:33:21J'espère qu'on aura le budget
00:33:22pour recruter le nombre
00:33:24d'agents nécessaires
00:33:24pour pouvoir mettre en place
00:33:26tout ce que M. Darmanin
00:33:27veut mettre en place.
00:33:28En tout cas,
00:33:29c'est de bon augure
00:33:30pour la sécurité
00:33:31de notre pays
00:33:32et pour la sécurité
00:33:33de nos établissements.
00:33:34Oui, c'est sûr.
00:33:35Merci beaucoup, en tout cas.
00:33:36Merci d'avoir été en direct
00:33:37avec nous.
00:33:38Oui, je voulais réagir
00:33:40au fait peut-être
00:33:41du manque de communication
00:33:43entre les détenus.
00:33:44Mais il y a des associations
00:33:45dont c'est le rôle
00:33:47de venir régulièrement
00:33:48dans les prisons
00:33:48pour élever,
00:33:50encourager le détenu
00:33:51à porter plainte
00:33:52contre l'administration pénitentiaire
00:33:54qui donne des idées
00:33:56de plainte,
00:33:57peut-être aussi des idées
00:33:58d'avaler des piles,
00:33:59etc.,
00:33:59pour se faire remarquer.
00:34:00Il y a des associations
00:34:01qui régulièrement s'organisent
00:34:03et ont droit de citer
00:34:04pour encourager
00:34:06à détruire
00:34:06l'administration pénitentiaire.
00:34:07On sera dans un instant
00:34:08avec un avocat
00:34:08qui défend justement
00:34:09ces détenus
00:34:10et qui va nous dire
00:34:10comment il réagit.
00:34:12Célia, quand même,
00:34:13vous, vous avez été sur place.
00:34:14Ça vous surprend ?
00:34:15Parce que ce n'est pas du tout
00:34:16ce qu'on nous a vendu,
00:34:17quand même.
00:34:17On nous a vendu
00:34:17l'hyper-sécurité,
00:34:19on nous a vendu des gens
00:34:20qui seraient isolés,
00:34:21qui seraient hyper-contrôlés.
00:34:22Là, ça fait à peine un mois,
00:34:24vous nous le disiez.
00:34:24Et déjà,
00:34:25il y a des inondations,
00:34:27ils avalent des piles,
00:34:28ils veulent faire une grève
00:34:29de la faim.
00:34:29C'est un peu compliqué, non ?
00:34:30Je rejoins les propos
00:34:31de l'intervenant.
00:34:32On nous a vendu
00:34:33cette prison de haute sécurité,
00:34:35mais attention,
00:34:35ce n'est pas une prison
00:34:36d'isolement.
00:34:37Ils ne sont pas d'isolement.
00:34:38Les personnes là
00:34:39qui ont inondé leurs cellules
00:34:41vont faire l'objet
00:34:42de sanctions disciplinaires
00:34:43et là,
00:34:44ils seront peut-être
00:34:45probablement mis
00:34:46au quartier d'isolement.
00:34:47Mais ils ne sont pas
00:34:48mis à l'isolement.
00:34:50On a vraiment
00:34:50une étanchéité
00:34:51avec la communication
00:34:52vers l'extérieur,
00:34:53mais peut-être
00:34:54qu'il va falloir
00:34:54revoir ces communications
00:34:56à l'intérieur,
00:34:57revoir peut-être aussi
00:34:58les profils
00:34:58qui sont ensemble
00:35:00dans les promenades,
00:35:01peut-être aussi passer
00:35:02à des promenades individuelles.
00:35:04En tout cas,
00:35:05concernant l'étanchéité
00:35:06des communications
00:35:07vers l'extérieur,
00:35:08ça fonctionne bien
00:35:09pour le moment.
00:35:10À l'intérieur,
00:35:10on voit qu'il y a quand même
00:35:11pour l'instant
00:35:12des petites failles
00:35:12mais qui n'inquiètent pas
00:35:13l'administration pénitente.
00:35:14On l'a bien entendu.
00:35:15Mathias Leboeuf,
00:35:15est-ce que vous avez le sentiment
00:35:16que cette prison
00:35:17est trop dure ?
00:35:18Non,
00:35:19je trouve ça à la fois
00:35:21surprenant
00:35:21et pas surprenant,
00:35:22pas surprenant
00:35:23parce qu'effectivement,
00:35:24on n'est pas
00:35:25dans un patronage.
00:35:26Ce ne sont pas
00:35:26les enfants de cœur
00:35:27qui sont à l'intérieur
00:35:28de cette prison.
00:35:29Ce sont des gens
00:35:29qui sont prêts à tout
00:35:30et qui, de fait,
00:35:32face à des conditions
00:35:33d'enfermement
00:35:34qui sont probablement
00:35:35plus sévères
00:35:36que ce qui se faisait
00:35:38jusqu'à présent,
00:35:38réagissent.
00:35:39Ce n'est pas très surprenant.
00:35:40Ce qui me surprend,
00:35:41comme vous le dites,
00:35:42c'est qu'il puisse y avoir
00:35:44une coordination
00:35:45sur une action
00:35:46pour boucher
00:35:47justement les canalisations.
00:35:49Ça, ça m'étonne quand même.
00:35:50On se dit
00:35:51qu'il n'y a pas
00:35:52un dysfonctionnement.
00:35:53C'est quand même
00:35:53un peu curieux.
00:35:54Donc, voilà.
00:35:56Après,
00:35:57je rappelle quand même
00:35:58une chose,
00:35:59c'est que les prisons
00:36:00ne sont pas des zones
00:36:01de non-droit
00:36:02et qu'effectivement,
00:36:03les prisonniers
00:36:05ont des droits
00:36:06et qu'ils peuvent
00:36:06revendiquer des droits
00:36:07et qu'ils peuvent
00:36:08se battre pour ces droits.
00:36:09Bon, parfois,
00:36:10de façon...
00:36:10Ça fait réagir
00:36:11Eric Tegner,
00:36:11ce que vous dites.
00:36:13En tout cas,
00:36:14le fait que...
00:36:15Juste une chose,
00:36:16d'ailleurs, au passage,
00:36:17la France a été
00:36:18condamnée par la Cour européenne
00:36:20des droits de l'homme
00:36:20plusieurs fois
00:36:21sur les conditions
00:36:23de détention,
00:36:24notamment pour surpopulation
00:36:25mais pour d'autres choses.
00:36:26Oui, mais ça,
00:36:27on sait pertinemment
00:36:28qu'en règle générale,
00:36:29le droit européen
00:36:29veut nous empêcher
00:36:30à chaque fois
00:36:31qu'on veut mettre en place
00:36:32des mesures que la majorité
00:36:33des Français demandent.
00:36:34Moi, ce que je note,
00:36:35c'est qu'il y a une prison
00:36:36qui nous avait vendue
00:36:37avec les 100 pires
00:36:38narcotrafiquants de France
00:36:39quand on sait
00:36:40que c'est le plus grand danger
00:36:42aujourd'hui
00:36:42avec l'islamisme
00:36:43face aux Français.
00:36:45Moi, je trouve
00:36:45que c'est une blague
00:36:46cette question de l'isolement.
00:36:47C'est-à-dire qu'à quel moment
00:36:49il ne faudrait pas isoler
00:36:50les 100 plus gros
00:36:51narcotrafiquants ?
00:36:52Pourquoi ?
00:36:53Il ne faudrait pas
00:36:53faire en sorte
00:36:54également de casser le moral.
00:36:56C'est ça qui est important.
00:36:57C'est de casser...
00:36:58Il ne veut pas,
00:36:58Mathias Leboeuf,
00:36:59il vous le dit.
00:36:59Mathias Leboeuf,
00:37:00il ne veut pas.
00:37:01Il faut qu'il ressorte,
00:37:02il faut que quand il ressorte,
00:37:03ça soit terminé.
00:37:04C'est ça qui est fondamental.
00:37:04Ça veut dire quoi terminer ?
00:37:06À quel moment ils ont...
00:37:07Ça veut dire quoi terminer ?
00:37:09Que ces gens soient cassés ?
00:37:10À ce moment,
00:37:11on les met devant
00:37:11un peloton d'exécution
00:37:13et on n'en parle plus.
00:37:14C'est très intéressant
00:37:15ce que vous avez dit.
00:37:16L'humanité,
00:37:16on l'a déjà fait en 1981
00:37:18en supprimant la peine de mort.
00:37:19Mais après ça,
00:37:20il ne faut pas commencer
00:37:21à leur donner plein d'autres choses.
00:37:23Non, la vérité,
00:37:23c'est qu'il faut une peine
00:37:24de prison extrêmement sévère.
00:37:26Moi, je trouve qu'au bout d'un mois,
00:37:27au bout d'un mois,
00:37:28le message qui est envoyé,
00:37:29croyez-moi,
00:37:29c'est un message de faiblesse.
00:37:31Je ne vois pas
00:37:31ce qui s'est passé,
00:37:32par exemple, au Salvador.
00:37:33Je ne demande pas
00:37:33à ce qu'il y ait les mêmes prisons là-bas.
00:37:35On peut en parler justement
00:37:36du Salva.
00:37:36Je ne comprends pas.
00:37:38À quel moment il y a des piles ?
00:37:39À quel moment ?
00:37:39C'est-à-dire quoi ?
00:37:40Ils ont une radio ?
00:37:41Qu'est-ce qu'ils ont ?
00:37:41Oui, je pense que oui.
00:37:43Ils ont des radios,
00:37:44de toute façon, je pense.
00:37:45Avec un ciné pour avoir
00:37:45un téléviseur ?
00:37:47Donc, on se retrouve quand même
00:37:49avec une prison de haute sécurité
00:37:52où vous avez votre télé,
00:37:53votre radio,
00:37:53vous pouvez parler à vos copains
00:37:55et la seule différence,
00:37:56c'est qu'il n'y a pas un drone
00:37:56qui vous amène de la drogue
00:37:57dans la prison.
00:37:58Mathias Febeuf, réponse.
00:37:59Encore une fois,
00:38:00les gens qui sont à l'intérieur
00:38:01de ces prisons
00:38:02sont des gens qui ont des droits.
00:38:04Ça reste des êtres humains.
00:38:05Oui, ils ont un avocat.
00:38:06Ils vont payer aussi
00:38:07potentiellement par nos impôts.
00:38:08Ça reste des êtres humains.
00:38:10Je trouve incroyable
00:38:11que rappeler ça,
00:38:13on a l'impression
00:38:14de défendre justement
00:38:16des gens
00:38:18qui ne méritent pas
00:38:19d'être défendus.
00:38:20Ils sont nourris.
00:38:20C'est eux qui choisissent
00:38:21de faire une grave de la faim.
00:38:22Je suis d'accord.
00:38:22Les Français qui nous écoutent,
00:38:25ils payent une fortune.
00:38:27Et ces gens-là
00:38:27qui portent l'argent,
00:38:28on ne leur demande pas de payer.
00:38:29On devrait le faire normalement.
00:38:31On devrait leur faire la note.
00:38:32Parce qu'ils sont riches,
00:38:33ces gens qui sont en prison.
00:38:34Et là, en attendant,
00:38:35c'est les Français
00:38:36à qui on demande en ce moment
00:38:37des impôts de tous les pays
00:38:38à qui on veut payer
00:38:39les pensions de retraite
00:38:40qui payent ce genre de choses.
00:38:41Que ces gens-là payent
00:38:42s'ils sont riches,
00:38:44je trouve ça très bien.
00:38:45Qu'on saisisse leurs biens
00:38:45et notamment
00:38:46les bénéfices
00:38:48des trafics de drogue,
00:38:49je suis pour la saisie totale.
00:38:51Donc, je n'ai aucun souci là-dessus.
00:38:52Ces gens-là sont justement
00:38:53pour payer leurs dettes
00:38:54à la société.
00:38:55Pour payer symboliquement
00:38:56et pour payer physiquement
00:38:58s'il y a les moyens de le faire.
00:38:59Donc, je n'ai aucun souci là-dessus.
00:39:01Moi, je n'ai pas d'angélisme
00:39:02sur les trafiquants de drogue.
00:39:03Je n'ai aucun problème.
00:39:05Je rappelle juste
00:39:05que ce sont des êtres humains
00:39:07et qu'on ne peut pas passer
00:39:08à profit
00:39:09l'humanité
00:39:10de ces gens-là.
00:39:11On est en direct
00:39:11avec le maître David Libeskine
00:39:12qui est avocat
00:39:13et cofondateur
00:39:13du collectif Rob Noir.
00:39:14Bonjour maître.
00:39:15Merci beaucoup
00:39:15d'être en direct avec nous.
00:39:17Finalement,
00:39:18est-ce que cette prison
00:39:18comme on nous a vendu
00:39:19une prison de haute sécurité,
00:39:21est-ce qu'elle est trop laxiste ?
00:39:23Ce n'est pas qu'elle est trop laxiste.
00:39:24Je crois que cette prison
00:39:25a été ouverte en urgence.
00:39:28Toutes les conditions
00:39:29n'ont pas été remplies
00:39:30pour pouvoir amener
00:39:32les détenus.
00:39:35Ce n'est pas une question
00:39:36de laxisme.
00:39:37Justement,
00:39:38si on a une surpopulation
00:39:40carcérale en France,
00:39:42la densité carcérale
00:39:43est de 135 %.
00:39:44Là, il n'y a pas
00:39:45de surpopulation.
00:39:45Ils sont 100.
00:39:47Ce n'est pas le débat.
00:39:49Oui, mais là,
00:39:50ils sont 100.
00:39:51Mais après,
00:39:51il faut voir les conditions
00:39:52d'ouverture de cette prison.
00:39:53Ça a été quand même
00:39:53annoncé assez rapidement
00:39:55et la mise en place
00:39:56me paraît assez compliquée.
00:39:58Je crois qu'il y a
00:39:59100 recours
00:40:00devant le tribunal administratif
00:40:01de Lille
00:40:01justement pour dénoncer
00:40:03différentes irrégularités,
00:40:05notamment sur le choix
00:40:06des personnes
00:40:07qui ont été placées
00:40:08dans ce centre de détention.
00:40:11Parce que quand on parle
00:40:12de narcotes africains,
00:40:13on parle souvent
00:40:13de ratidibistes.
00:40:14Mais apparemment,
00:40:15ils ont placé
00:40:16dans ce centre de détention
00:40:18des personnes
00:40:19qui sont mises en examen.
00:40:21Il faut voir aussi
00:40:22comment se passent
00:40:22les parloirs.
00:40:23Il y a un avocat
00:40:23qui l'a dénoncé
00:40:25dans la presse.
00:40:25apparemment,
00:40:26il n'y a aucune garantie
00:40:27de confidentialité
00:40:28dans les parloirs.
00:40:30C'est-à-dire que le parloir
00:40:31est filmé,
00:40:32alors c'est complètement interdit.
00:40:34Mais ça veut dire
00:40:34que vous comprenez
00:40:35la révolte des détenus
00:40:36en ce moment ?
00:40:38Oui, il faut voir
00:40:41les motifs de cette révolte.
00:40:43C'est parce qu'il y en a
00:40:43beaucoup qui sont éloignés
00:40:45des familles.
00:40:47Il y en a,
00:40:47comme je vous l'ai indiqué,
00:40:48des personnes
00:40:49qui ne sont pas condamnées,
00:40:50qui sont simplement
00:40:51mises en examen
00:40:53et en détention provisoire
00:40:55pour des faits,
00:40:56évidemment,
00:40:57de stupéfiants.
00:40:58Et je pense qu'il y a eu
00:40:59un problème
00:40:59dans la sélection
00:41:00des techniques qui a été faite
00:41:01et que ça a été
00:41:02du travail mal fait,
00:41:04tout simplement.
00:41:05Mais une prison,
00:41:05c'est une prison en même temps,
00:41:06non ?
00:41:07Là, on a l'impression
00:41:09qu'on se dit
00:41:09oui, mais c'est dommage
00:41:11parce qu'ils ne sont pas
00:41:11dans un hôtel 3 étoiles
00:41:12ou 4 étoiles.
00:41:14Non, il ne faut pas non plus.
00:41:16Ils sont seuls en cellule,
00:41:17par exemple.
00:41:18Vous parlez de la surpopulation
00:41:19des prisons.
00:41:20Là, ils sont seuls en cellule.
00:41:21Ils devraient dire merci, non ?
00:41:24Oui, mais contrairement
00:41:25à ce qu'on vous dit,
00:41:26vous n'êtes jamais seul en cellule.
00:41:27Oui, vous êtes seul physiquement,
00:41:29mais vous pouvez communiquer
00:41:31avec d'autres détenus
00:41:32à travers le mur.
00:41:34D'accord, mais ils sont seuls.
00:41:35Ils sont seuls,
00:41:36donc c'est un avantage.
00:41:36D'habitude, on se dit
00:41:37que c'est des cellules pour un.
00:41:39Ils se retrouvent à deux,
00:41:39à trois, voire à quatre
00:41:40dans certaines prisons
00:41:41qui sont surpeuplées.
00:41:43Donc là, ils devraient dire merci.
00:41:45Non, non, non.
00:41:46Ne pensez pas.
00:41:46Le fait d'être seul en cellule
00:41:49n'est pas un avantage.
00:41:50Ah bon ?
00:41:50C'est une sanction qu'un avantage.
00:41:52C'est une sanction ?
00:41:53Le reste, c'est qu'il faut...
00:41:54Ah oui, tout à fait.
00:41:56Juste, excusez-moi maître,
00:41:57mais d'habitude,
00:41:58quand vous venez parfois
00:41:58sur ce plateau,
00:41:59vous vous dites,
00:41:59oh là là, mais c'est une horreur,
00:42:00il y a une surpopulation.
00:42:01Maintenant, quand on vous dit
00:42:02qu'ils sont seuls en cellule,
00:42:03c'est une sanction.
00:42:04Donc en fait, ça ne va jamais, quoi.
00:42:05Bref, c'est une prison, en fait.
00:42:06Non, ce n'est pas du tout ça.
00:42:07Non, en fait, on place qui ?
00:42:08Classiquement,
00:42:09on place en cellule d'isolement,
00:42:11on place des avocats
00:42:12qui ont été condamnés,
00:42:13d'anciens policiers, etc.
00:42:15Mais ce n'est pas du tout
00:42:15un avantage en tant que tel.
00:42:17C'est-à-dire, en fait,
00:42:18les prisonniers, généralement,
00:42:19ils demandent d'être deux par cellule
00:42:20et non pas trois.
00:42:22D'accord.
00:42:22Donc en fait, ils peuvent choisir, quoi.
00:42:23C'est une cellule à deux,
00:42:25c'est une cellule à un.
00:42:26En fait, c'est selon son humeur, quoi.
00:42:28En fait, c'est à la carte.
00:42:29C'est les détenus qui choisissent.
00:42:31Célia Barotte.
00:42:32Ah non, non, si.
00:42:32Célia Barotte veut préciser quelque chose.
00:42:35Il faut rappeler quand même
00:42:35que c'est des cellules
00:42:37qui ne sont pas d'isolement,
00:42:38donc des cellules quand même confort,
00:42:40puisqu'ils sont dans une cellule classique,
00:42:42mais individuelle.
00:42:44Là ou d'autres,
00:42:44dans d'autres centres pénitentiaires,
00:42:46ils sont à deux ou à trois.
00:42:48J'ai eu accès à des ordonnances,
00:42:49normalement, de recours
00:42:51concernant les nombreux recours
00:42:52qui sont faits par les avocats.
00:42:54Un détenu faisait valoir
00:42:56qu'il n'avait pas de visite
00:42:58ou encore l'éloignement
00:42:59ou qu'il y avait trop de fouilles.
00:43:01Il a été prouvé
00:43:02qu'il avait accès, bien évidemment,
00:43:04à des conversations téléphoniques,
00:43:05qu'il avait déjà eu,
00:43:07pendant ce mois-ci,
00:43:08déjà trois visites de sa compagne,
00:43:10qu'une autre était prévue le mois prochain.
00:43:13Il y a également des fouilles,
00:43:14mais seulement des fouilles
00:43:15quand il n'est pas surveillé,
00:43:17quand il est aussi avec ses avocats.
00:43:18Et c'est important
00:43:19puisqu'il y a aussi la notion de corruption.
00:43:21Cette prison doit aussi lutter
00:43:23contre la corruption des magistrats,
00:43:25des agents pénitentiaires
00:43:26ou encore d'autres personnels
00:43:28qui sont dans ces prisons.
00:43:30Donc, pour l'instant,
00:43:31il y a quand même des choses
00:43:33qui sont mises en place
00:43:33tout en respectant l'humanité
00:43:35de ces détenus
00:43:35qui font des recours
00:43:36parfois très inutiles.
00:43:37Maître, et en même temps,
00:43:38en début de semaine,
00:43:39par exemple,
00:43:39on parlait de ce détenu
00:43:40qui a fait un recours
00:43:41devant le juge d'application,
00:43:43qui s'est plaint
00:43:44du juge d'application des peines
00:43:45parce qu'on le réveillait
00:43:47toutes les deux heures la nuit.
00:43:48Il disait que son sommeil
00:43:50a été perturbé
00:43:52par ces fouilles surveillées.
00:43:53On lui a donné raison,
00:43:54en plus.
00:43:54Donc, vous voyez,
00:43:55ce n'est quand même pas
00:43:56si terrible que ça.
00:43:58Non, non, mais c'est normal
00:43:59parce qu'en fait,
00:44:00quand vous regardez
00:44:00en fait,
00:44:02comment dire,
00:44:06une détention,
00:44:07le surveillant a la possibilité
00:44:09en fait,
00:44:09n'est pas obligé
00:44:09de rentrer dans la cellule
00:44:11et d'allumer la lumière.
00:44:12Vous savez,
00:44:12il y a des petits cadrans extérieurs
00:44:14qui permettent de voir...
00:44:15Mais c'est une prison, maître.
00:44:16C'est une prison.
00:44:18Enfin, à un moment donné,
00:44:19j'ai l'impression
00:44:20qu'on oublie...
00:44:21On le réveille,
00:44:21le pauvre détenu,
00:44:23on le réveille
00:44:23toutes les deux heures.
00:44:24Mon Dieu !
00:44:25C'est ça ?
00:44:26Oh là là, mon Dieu,
00:44:26il faut faire attention.
00:44:27Il faut qu'il vienne
00:44:28avec des chaussons, peut-être,
00:44:29le surveillant,
00:44:30pour ne pas faire de bruit
00:44:31quand il marche aussi.
00:44:33Non, mais vous exagérez,
00:44:35mais vous vous rendez compte
00:44:36d'être réveillé
00:44:37toutes les deux heures ?
00:44:38Chaque détenu en France
00:44:39a le droit à une victime de lui-même.
00:44:40Mais c'est une prison !
00:44:42C'est une prison, maître !
00:44:43C'est une prison !
00:44:44Enfin, à un moment,
00:44:45je ne comprends pas.
00:44:46Christine Kelly.
00:44:47Qui sont les détenus ?
00:44:49Ils ont commis
00:44:50quelque chose de répréhensible
00:44:51pour la société.
00:44:51Et de graves, a priori,
00:44:52s'ils sont là.
00:44:52Et de graves, a priori.
00:44:53On est en train
00:44:54de prendre son temps,
00:44:56et j'entends bien
00:44:56notre avocat,
00:44:58de défendre,
00:44:59et j'entends bien
00:44:59mon cher Mathias,
00:45:00vous avez passé un bel été
00:45:01puisque vous n'avez pas
00:45:01changé d'avis,
00:45:02de défendre,
00:45:04j'entends bien
00:45:04l'humanité des détenus,
00:45:06mais ils sont là
00:45:06parce qu'ils ont commis...
00:45:07Je termine.
00:45:09Ils ont commis
00:45:09quelque chose de répréhensible
00:45:11dans la société.
00:45:12Ils sont là pour protéger
00:45:14ceux qui n'ont pas commis
00:45:15quelque chose
00:45:16de répréhensible
00:45:17dans la société.
00:45:18Aujourd'hui,
00:45:18les détenus,
00:45:19il faut s'occuper d'eux.
00:45:20Il faut les parfumer,
00:45:21il faut leur donner des bisous,
00:45:21faire des bisous.
00:45:22Je termine.
00:45:23Il faut leur faire des bisous,
00:45:24il faut les habiller,
00:45:26il ne faut pas les réveiller.
00:45:27C'est exactement
00:45:27comme à l'école.
00:45:29Je termine,
00:45:29c'est exactement
00:45:30comme à l'école.
00:45:31Il ne faut pas donner
00:45:31de mauvaises notes,
00:45:32il ne faut pas qu'ils redoublent,
00:45:33il ne faut pas gronder un enfant,
00:45:35il ne faut pas qu'ils apprennent
00:45:36par cœur
00:45:36dans quelle société
00:45:37vit-on aujourd'hui.
00:45:38Un détenu,
00:45:39en plus,
00:45:40on ne les met pas en prison
00:45:40aujourd'hui,
00:45:41c'est un peu la doctrine
00:45:42française aujourd'hui
00:45:43de ne pas mettre en prison.
00:45:45Quand on les met en prison,
00:45:46c'est vraiment
00:45:46qu'ils le méritent
00:45:47et qu'on puisse arrêter
00:45:48de défendre avant tout
00:45:49leur humanité
00:45:50avant de défendre la société.
00:45:52Merci Maître Libeskine
00:45:53d'avoir été avec nous.
00:45:54Mathias Leboeuf.
00:45:55Vous avez raison
00:45:55sur une chose,
00:45:56Christine,
00:45:57je suis en pleine forme.
00:45:58Je voulais juste
00:45:59dire une chose,
00:45:59c'est que défendre
00:46:00l'humanité des détenus,
00:46:02c'est défendre
00:46:03notre humanité à nous.
00:46:05Défendons l'humanité
00:46:06aussi de ceux
00:46:07qui n'ont pas
00:46:08défendre les victimes.
00:46:10Ceux qui n'ont pas
00:46:11le micro de répréhension
00:46:12dans la société.
00:46:13Ne perdez pas
00:46:13votre humanité
00:46:14sous prétexte
00:46:15que c'est le début.
00:46:16Personne ne me fera
00:46:16perdre mon humanité.
00:46:18Personne, Mathias.
00:46:19Et je ne suis pas
00:46:20dans l'idéologie.
00:46:21Je suis justement,
00:46:22je respecte l'être humain.
00:46:23Et l'être humain,
00:46:25celui qui n'a rien fait,
00:46:26celui qui n'a rien fait,
00:46:27pour moi,
00:46:28il est au-dessus
00:46:28de celui qui a fait
00:46:29quelque chose.
00:46:29Quand on réveille
00:46:30quelqu'un
00:46:31toutes les deux heures
00:46:32sans motivation.
00:46:33Mais pour vérifier
00:46:34qu'il ne s'est pas suicidé.
00:46:35C'est pour vérifier
00:46:36qu'il ne s'est pas suicidé.
00:46:37C'est pour vérifier
00:46:38qu'il n'a rien fait.
00:46:38Ah d'accord.
00:46:39Enfin, excusez-moi.
00:46:40On réveille quelqu'un
00:46:41toutes les deux heures
00:46:42par précaution.
00:46:43Mais oui, mais oui,
00:46:44mais oui.
00:46:45C'est la première crainte
00:46:46des agents pénitentiaires
00:46:47qui connaît bien tout ça.
00:46:48C'est la première crainte
00:46:48des agents pénitentiaires
00:46:49quand on les rencontre.
00:46:50Ils se disent,
00:46:51quand on arrive le matin,
00:46:52on se demande,
00:46:52quand on va ouvrir
00:46:53la porte de cellules,
00:46:53est-ce qu'il va y avoir
00:46:54un mort ?
00:46:54Est-ce qu'il s'est suicidé
00:46:56avant tout pour l'heure ?
00:46:57Les cellules,
00:46:58il y a un oeuf.
00:47:00Mais vous ne voyez pas
00:47:00s'il est mort ou pas ?
00:47:02Et honnêtement,
00:47:02s'il est dans le noir,
00:47:03vous ne voyez pas
00:47:04s'il est mort ou pas,
00:47:04le détenu ?
00:47:05Essayez d'être réaliste un peu.
00:47:06Soyez pas dans la théorie.
00:47:08Maître Tomé Dano.
00:47:09Ce qui arrive dans cette prison,
00:47:11ça arrive dans toutes les prisons.
00:47:12C'est clair,
00:47:13c'est une prison de sécurité.
00:47:14Maintenant, on peut être
00:47:14en sécurité dans cette prison,
00:47:16mais ça n'empêchera pas
00:47:17de boucher l'évier,
00:47:18de créer une inondation
00:47:19ou d'avaler des piles.
00:47:20Effectivement,
00:47:20ils ont des piles
00:47:20parce qu'il y a des télécommandes
00:47:21pour voir la télévision.
00:47:22Il y a des postes de télé
00:47:23dans ces endroits-là.
00:47:25Il faut comprendre
00:47:25qu'il y a deux actions.
00:47:27Il y a les prisonniers
00:47:27qui vont se plaindre
00:47:28des conditions de détention.
00:47:30Donc, ils vont saisir
00:47:31le juge de liberté
00:47:32et puis...
00:47:33Encouragés par des associations.
00:47:35Et par Mathias Leboeuf.
00:47:38Ils n'ont pas besoin
00:47:40de parler entre eux.
00:47:40Ils ont des avocats.
00:47:41Les avocats peuvent
00:47:42discuter entre eux
00:47:42et faire des actions groupées.
00:47:44Et puis, il y a des prisonniers
00:47:45qui viennent vous dire
00:47:46« Nous, on conteste le fait
00:47:47d'être dans cette prison-là. »
00:47:49Ce sont les recours,
00:47:49la centaine de recours
00:47:50qui a eu lieu.
00:47:51Mais ça, ils ont droit.
00:47:51Une grande majorité.
00:47:52Oui, une grande majorité
00:47:53d'ailleurs ont été rejetées.
00:47:55Et c'est vrai que là,
00:47:56il faut quand même voir
00:47:56au cas par cas,
00:47:57c'est vrai que ces prisons-là,
00:47:59moi, j'approuve,
00:47:59mais pour vraiment
00:48:00des prisonniers très dangereux,
00:48:01certains ne le sont peut-être pas.
00:48:03Mais en tout cas,
00:48:04lorsqu'ils sont considérés
00:48:05comme dangereux,
00:48:05il faut le faire.
00:48:06Mais pour être très précis,
00:48:07moi, ces recours,
00:48:08ça ne me dérange pas.
00:48:09Ces recours,
00:48:09est-ce que c'est leur place ?
00:48:10C'est normal,
00:48:12la justice va trancher.
00:48:13Mais le recours
00:48:14pour en réveil
00:48:14toutes les deux heures
00:48:15et ça perturbe mon sommeil,
00:48:16le juge quand même
00:48:17a dit que ça perturbait
00:48:18son sommeil
00:48:19et qu'il fallait arrêter.
00:48:20Il fallait arrêter,
00:48:21mais attendez.
00:48:22Le juge s'apparentait
00:48:22à une forme de tortue.
00:48:26Mathias, un café.
00:48:27Comme le juge a dit oui,
00:48:29il y a une forte chance
00:48:29qu'il y ait encore
00:48:30d'autres recours comme ça.
00:48:31Mais bien sûr.
00:48:32Moi, ce qui m'embête,
00:48:32c'est que ce genre de choses,
00:48:33d'abord,
00:48:34parce que je réponds
00:48:35à mon confrère
00:48:35qui a dit tout à l'heure,
00:48:36le fait de faire comme ça
00:48:37des ondations,
00:48:38d'avaler des piles,
00:48:39pourquoi pas de mettre le feu ?
00:48:40On ne sait jamais.
00:48:40Ça cause un danger,
00:48:42un risque déjà
00:48:42pour le personnel pénétentiaire
00:48:44et c'est un acte de rébellion.
00:48:45Ce n'est pas juste
00:48:46que je vais manifester
00:48:47mon mécontentement
00:48:47de la décision du juge.
00:48:48C'est interdit.
00:48:49Les victimes sont décondamnées à vie.
00:48:51Donnons la parole aux victimes.
00:48:52Respectons les victimes.
00:48:53Arrêtons de mettre
00:48:54sur un piédestal les détenus.
00:48:56Respectons leur humanité,
00:48:57j'entends bien,
00:48:58mais arrêtons de mettre
00:48:59le détenu sur un piédestal.
00:49:01Les victimes sont condamnées à vie
00:49:03et les détenus ne passent
00:49:04que peu de temps pris
00:49:05en prison,
00:49:05trop peu de temps.
00:49:06Un mot d'Éric Tegner
00:49:07et après Amoribucot
00:49:08va nous raconter encore
00:49:09une histoire un peu dingue
00:49:11qu'on va vous révéler ce matin.
00:49:13Moi, je trouve ça lunaire
00:49:13quand j'entends Mathias
00:49:15parler d'humanisme
00:49:16comme si Christine
00:49:16allait perdre son humanité
00:49:18parce qu'elle veut juste
00:49:18qu'une sanction soit appliquée.
00:49:20C'est clair.
00:49:20Je suis désolé,
00:49:20je vous rassure tout de suite.
00:49:21On n'est pas dans les misérables,
00:49:23ce ne sont pas les gens valjean.
00:49:24Je sais bien.
00:49:24On n'est pas dans le bagne.
00:49:25Tout ça,
00:49:26c'est absolument pas non plus
00:49:27à quatre rases.
00:49:28Et je vais vous dire,
00:49:28moi, ce qui m'inquiète,
00:49:29ce n'est pas que ce monsieur
00:49:30se fasse réveiller toutes les deux heures.
00:49:32Je tiens à souligner
00:49:32qu'il y a des démocraties
00:49:33comme le Japon
00:49:33où la lumière,
00:49:34elle reste allumée
00:49:35toute la nuit.
00:49:35Et Carlos Ghosn l'expliquait très bien.
00:49:37Moi, ce qui m'intéresse,
00:49:38c'est...
00:49:39Non, non, je suis juste
00:49:40en train de vous dire
00:49:41que les gens d'humanité
00:49:42ce n'est pas forcément obligatoire.
00:49:43En revanche, moi,
00:49:44ce qui m'intéresse,
00:49:44c'est tous ces gens
00:49:45dans les quartiers,
00:49:46à Marseille,
00:49:47en Seine-Saint-Denis,
00:49:47etc.,
00:49:48qui ne peuvent pas dormir la nuit
00:49:49parce que ce n'est pas
00:49:50toutes les deux heures,
00:49:51c'est toutes les quinze minutes
00:49:52qu'ils entendent
00:49:53des tirs à la calache
00:49:53et qui s'y veulent sortir dehors.
00:49:56Eh bien, leur maire
00:49:56va leur dire
00:49:56ne sors pas
00:49:57parce que tu peux
00:49:57te prendre une balle perdue.
00:49:59Ces gens-là,
00:49:59ils se retrouvent
00:50:00avec du trafic de drogue
00:50:01dans leur immeuble
00:50:02alors que déjà,
00:50:03ils ont du mal à survivre.
00:50:04C'est ça, moi,
00:50:05qui m'intéresse.
00:50:05Ce n'est pas le monsieur
00:50:06qui va se réveiller
00:50:07de temps en temps la nuit.
00:50:08Vous faites de la démagogie
00:50:08sur un sujet
00:50:09qui n'a rien à voir.
00:50:10C'est vous qui faites
00:50:10de la démagogie
00:50:11en disant à Christine
00:50:12ne perdez pas
00:50:13votre humanité.
00:50:14Ce que j'ai dit,
00:50:15ce que j'ai dit,
00:50:18c'est que
00:50:18il ne s'agit pas
00:50:20de défendre
00:50:21uniquement
00:50:21l'humanité
00:50:22de ces détenus,
00:50:23c'est qu'en défendant
00:50:25leur humanité,
00:50:26c'est la nôtre.
00:50:27Arrêtez !
00:50:28Là, vous êtes redevenus
00:50:29philosophes
00:50:30et vous nous sortez
00:50:30des grandes phrases,
00:50:31excusez-moi.
00:50:32Ces phrases de philosophes,
00:50:33ils n'en ont rien à faire
00:50:34dans les cités
00:50:34quand ils sont réveillés
00:50:35par les tirs de Kalashnikov.
00:50:36Ils n'en ont rien à faire
00:50:37quand leur gamin
00:50:37se fait tuer le matin.
00:50:39Ils n'en ont rien à faire
00:50:41sorti sur les plateaux télé
00:50:42à Paris
00:50:43de dire oui,
00:50:44mais c'est notre humanité
00:50:45qu'on défend.
00:50:46Écoutez,
00:50:47au bout d'un moment,
00:50:47ça,
00:50:48ou allez voir
00:50:49Éric Dupond-Moretti,
00:50:49vous allez bien
00:50:50vous entendre avec lui.
00:50:51Excusez-moi.
00:50:51Je vais vous citer
00:50:52un philosophe
00:50:52et pas n'importe lequel.
00:50:54C'est quelqu'un
00:50:54qui a fondé l'Occident.
00:50:55Je vais vous citer
00:50:55Marc Horel.
00:50:56Marc Horel disait
00:50:57si tu ne veux pas
00:50:58leur ressembler,
00:50:59si tu veux les combattre,
00:51:00commence par ne pas
00:51:00leur ressembler.
00:51:03Autre affaire.
00:51:04Amory Bucot nous a rejoint.
00:51:05Bonjour Amory,
00:51:06merci d'être avec nous
00:51:06et vous allez nous révéler
00:51:07une histoire
00:51:08qui évoque
00:51:09beaucoup de problèmes
00:51:10en particulier
00:51:10sur le fait
00:51:11qu'on met certaines personnes
00:51:12non pas en prison
00:51:13mais justement
00:51:14dans des hôpitaux psy.
00:51:16Alors racontez-nous
00:51:17cette histoire
00:51:18que vous nous révélez.
00:51:19Oui,
00:51:19c'est une histoire
00:51:19assez inquiétante
00:51:20puisque ce mercredi 20,
00:51:217 août,
00:51:22à 11h15,
00:51:23la police a été prévenue
00:51:25qu'un homme
00:51:26qui était interné
00:51:27dans un hôpital psychiatrique,
00:51:28en l'occurrence
00:51:29celui de Villejuif,
00:51:30Paul Guiraud,
00:51:31s'est évadé
00:51:32de son hôpital psychiatrique.
00:51:33Alors ce qui est inquiétant,
00:51:34c'est que cet homme
00:51:35avait été placé
00:51:36dans cet hôpital psychiatrique
00:51:38le 3 août dernier
00:51:38pour tentative d'homicide
00:51:41sur un homme
00:51:41que j'ai rencontré hier
00:51:42et qui m'a raconté l'histoire
00:51:43qui est totalement folle.
00:51:45Ça s'est passé
00:51:45donc le 3 août dernier.
00:51:47Ce jour-là,
00:51:47cet homme qui a 36 ans
00:51:49qui est d'origine sri-lankais,
00:51:50ça fait plus de 10 ans
00:51:51qu'il est en France,
00:51:51il a été naturalisé en 2021,
00:51:53on va l'appeler Kavin.
00:51:55Ce jour-là,
00:51:55il est allé travailler,
00:51:56il se retrouve dans une gare
00:51:57de RER en Ile-de-France
00:51:59lorsqu'un homme arrive par derrière
00:52:01et tente de lui voler son sac.
00:52:03Il se retourne,
00:52:04il tombe sur un inconnu
00:52:05qui est vêtu d'une djellaba
00:52:06et qui lui demande
00:52:08de quelle religion il est,
00:52:09il lui demande s'il est musulman
00:52:10et Kavin lui dit
00:52:13qu'il n'est pas musulman
00:52:14et le repousse.
00:52:15Et à ce moment-là,
00:52:15Kavin reprend son chemin,
00:52:17veut prendre son RER
00:52:18pour aller travailler.
00:52:19L'homme le rattrape
00:52:20et à ce moment-là,
00:52:21sort un couteau
00:52:22en le menaçant.
00:52:24Donc la situation
00:52:24devient extrêmement critique.
00:52:26Finalement,
00:52:26Kavin, la victime,
00:52:28parvient à monter
00:52:29dans son train
00:52:29tout en étant menacé
00:52:31et là,
00:52:32il a un peu
00:52:33une sorte de réflexe citoyen.
00:52:34Il se dit
00:52:34mais en fait,
00:52:35là je m'en vais
00:52:35mais ce gars
00:52:36est un fou furieux.
00:52:38Il y a plein de gens
00:52:38qui ne sont pas musulmans
00:52:39dans la gare.
00:52:40Il peut s'en prendre
00:52:41à n'importe qui dans la gare.
00:52:42Donc il fait demi-tour,
00:52:43il appelle un cousin,
00:52:44il appelle la police
00:52:45et il se dit
00:52:45bon,
00:52:45il faut que cet homme
00:52:47ne s'en prenne pas
00:52:47à d'autres personnes
00:52:48ce matin-là.
00:52:49Il retourne sur place
00:52:50avec son cousin.
00:52:51Là,
00:52:52l'agresseur
00:52:54sort des câbles
00:52:55qu'il avait
00:52:56dans son sac à dos,
00:52:57commence à lui donner
00:52:58des coups de câble.
00:52:58On va voir les photos
00:52:59puisqu'il a reçu
00:52:59des coups de câble
00:53:00dans le bras.
00:53:01Il repose la question
00:53:02au cousin
00:53:03qui est venu l'aider
00:53:04pour savoir
00:53:05s'il est musulman ou non.
00:53:06Lui,
00:53:06il dit qu'il est musulman
00:53:07pour ne pas se faire attaquer.
00:53:08Il dit
00:53:09je sais que ton cousin,
00:53:10la victime,
00:53:11n'est pas musulman.
00:53:12Il crie à la Ouagba
00:53:13et il sort son côté
00:53:14et il dit
00:53:14je vais te tuer.
00:53:15Finalement,
00:53:16la victime,
00:53:17Kavine,
00:53:17prend la fuite
00:53:18jusqu'à sa voiture.
00:53:20Il est poursuivi
00:53:21par son agresseur
00:53:22qui commence
00:53:23à taper la voiture
00:53:24pour l'empêcher de partir.
00:53:25Finalement,
00:53:28qu'il aurait éradicalisé
00:53:30est interpellé
00:53:31par la police.
00:53:32Il s'agit d'un homme
00:53:32de nationalité pakistanaise.
00:53:35Alors,
00:53:35je ne sais pas
00:53:36s'il est en situation irrégulière
00:53:37ou non
00:53:37mais en tous les cas,
00:53:38il n'a donné aux policiers
00:53:40qu'une identité déclarée
00:53:41c'est-à-dire qu'il n'avait
00:53:42pas de papier sur lui.
00:53:43De son côté,
00:53:44la victime,
00:53:44Kavine,
00:53:44est allée porter plainte.
00:53:46Il est allé aux urgences
00:53:46évidemment pour ses blessures.
00:53:48Il n'a depuis
00:53:49aucune nouvelle
00:53:50de la justice
00:53:51ni de la police
00:53:52ce qui est assez évident
00:53:53puisqu'en fait,
00:53:54finalement,
00:53:55l'agresseur
00:53:56a été placé
00:53:57d'abord en garde à vue
00:53:59puis conduit
00:53:59dans un hôpital psychiatrique
00:54:01probablement
00:54:01parce qu'on a décelé
00:54:02chez lui
00:54:03un déséquilibre
00:54:04et c'est de là
00:54:04qu'il s'est échappé.
00:54:04Et donc cet homme radicalisé
00:54:06s'est échappé
00:54:06donc il est libre
00:54:07à l'heure qu'il est ?
00:54:08Il est libre
00:54:08et quand j'ai expliqué ça
00:54:10évidemment à la victime
00:54:11que j'ai rencontrée hier
00:54:12il me disait
00:54:13mais moi déjà
00:54:13j'ai peur
00:54:14parce que je prends
00:54:14tous les jours ce RER
00:54:16si je retombe sur lui
00:54:17qu'est-ce que je fais ?
00:54:17J'ai presque peur aussi
00:54:19de moi-même
00:54:19parce que moi
00:54:19je vais peut-être vouloir
00:54:20me défendre cette fois-ci
00:54:21un peu plus sévèrement
00:54:22et donc ça va se retourner
00:54:23contre moi
00:54:23et puis surtout
00:54:24ce qui était assez frappant
00:54:25c'est que cet homme
00:54:26m'explique
00:54:27qu'il a fui le Sri Lanka
00:54:28il y a
00:54:29je vous le disais
00:54:29à peu près 18 ans
00:54:30parce que là-bas
00:54:31il y avait la guerre
00:54:32qu'il est venu en France
00:54:33où il s'est marié
00:54:34où il a travaillé
00:54:35assez durement
00:54:36il a été naturalisé
00:54:37parce qu'il parle bien français
00:54:38pour être en sécurité
00:54:40et que finalement
00:54:41il se retrouve
00:54:42face à des cas
00:54:43à la fois
00:54:44psychopathes
00:54:44radicalisés
00:54:45qui ne rencontreraient pas
00:54:48au Sri Lanka
00:54:48Et la question
00:54:49que ça pose également
00:54:49c'est sur ces hôpitaux psychiatriques
00:54:51parce que pourquoi
00:54:51il a réussi à s'évader ?
00:54:52Parce que c'est facile
00:54:53de sortir d'un hôpitaux psychiatriques
00:54:55ce n'est pas de la prison
00:54:55Ce n'est pas la prison
00:54:56effectivement
00:54:57Alors il est en hôpitaux psychiatriques
00:54:58il y a deux options
00:54:59parce que j'ai appelé hier
00:55:00le parquet
00:55:01pour savoir
00:55:02ce qu'il était advenu
00:55:02de cette procédure
00:55:03malheureusement
00:55:04comme je n'ai qu'une identité déclarée
00:55:05on n'a pas réussi
00:55:07à retrouver son dossier
00:55:08mais en fait
00:55:08soit cet homme
00:55:09à l'issue de sa garde à vue
00:55:10a été déclaré
00:55:11irresponsable pénalement
00:55:13et donc
00:55:13fin de la procédure pénale
00:55:14classement sans suite
00:55:15cet homme ne paiera jamais
00:55:16pour ce qu'il a fait
00:55:17on le met en hôpitaux psychiatriques
00:55:18donc il peut ressortir
00:55:20bientôt
00:55:21soit
00:55:21le parquet a estimé
00:55:24que son état psychiatrique
00:55:25n'était pas compatible
00:55:27avec la garde à vue
00:55:27qu'il fallait donc le mettre
00:55:28dans un état psychiatrique
00:55:29mais pour reprendre plus tard
00:55:31éventuellement la garde à vue
00:55:32en fonction des expertises
00:55:33Voilà
00:55:34ça dit beaucoup de choses
00:55:35sur la société d'aujourd'hui
00:55:36sur la façon
00:55:37dont le système judiciaire fonctionne
00:55:38Merci beaucoup
00:55:39Amaury Buco
00:55:40Voilà
00:55:40on va faire une pause
00:55:41on va se retrouver dans un instant
00:55:42et ce genre d'affaires
00:55:43forcément vous ne l'entendrez pas ailleurs
00:55:44ça je vous le dis
00:55:45et c'est pour ça que ça énerve aussi
00:55:46Éric Dupond-Moretti
00:55:47qu'on traite ce genre d'affaires
00:55:49parce que toutes ces affaires-là
00:55:50dont on parle
00:55:50dites-moi si vous allez les entendre ailleurs
00:55:52je suis sûr que non
00:55:53on va parler d'Éric Dupond-Moretti
00:55:54dans un instant
00:55:55juste après la pause
00:55:56qu'on fait tout de suite
00:55:57à tout de suite
00:55:58On va revenir sur les propos d'Éric Dupond-Moretti
00:56:10et c'est intéressant
00:56:10ce que dit Éric Dupond-Moretti
00:56:11d'abord par rapport à l'émission
00:56:12que vous voyez depuis tout à l'heure
00:56:14et puis par rapport à ce qui se passe aussi
00:56:15sur le service public
00:56:15on va en reparler dans un instant
00:56:17mais tout de suite
00:56:17le CNews Info
00:56:18puisqu'il est 11h35
00:56:20un nouvel heure du CNews Info
00:56:21avec Somaya Labidi
00:56:22On commence par ces images impressionnantes
00:56:27d'une course poursuite
00:56:28hier midi
00:56:29dans le centre-ville de Tourcoing
00:56:30dans le nord
00:56:31les policiers sont finalement
00:56:32arrivés à interpeller
00:56:33un sexagénaire
00:56:34recherché pour des violences familiales
00:56:37deux fonctionnaires
00:56:38ont été légèrement blessés
00:56:39durant cette opération
00:56:40huit personnes toujours portées disparues
00:56:42après les frappes russes
00:56:43de jeudi sur Kiev
00:56:44des bombardements
00:56:45qui ont fait au moins 23 morts
00:56:47dans la capitale ukrainienne
00:56:48une journée de deuil
00:56:49a d'ailleurs été décrétée
00:56:50par le président
00:56:51Vladimir Zelensky
00:56:52qui a dans la foulée
00:56:53appelé une nouvelle fois
00:56:54à des sanctions fortes
00:56:55contre Moscou
00:56:56et puis l'auteur de l'attaque
00:56:58contre une église de Minneapolis
00:56:59était obsédé par l'idée
00:57:01de tuer des enfants
00:57:02déclaration hier
00:57:03des autorités
00:57:04qui continuent d'enquêter
00:57:05sur le mobile de la tuerie
00:57:06tuerie qui a fait
00:57:07je vous le rappelle
00:57:08deux morts et 18 blessés
00:57:09Merci beaucoup Somaya
00:57:13bon week-end
00:57:13Merci à vous
00:57:14Vous revenez lundi ou pas ?
00:57:15Alors lundi
00:57:16vous serez avec Mathieu Deves
00:57:17j'aurai le plaisir
00:57:18de vous retrouver mardi
00:57:19Vous êtes en vacances lundi ?
00:57:21Bon à mardi
00:57:23En repos
00:57:24Merci beaucoup Somaya
00:57:27On va parler d'Éric Dupond-Moretti
00:57:28Alors Éric Dupond-Moretti
00:57:29qui attaque CNews
00:57:30on vous en parle depuis ce matin
00:57:31mais on va vous donner
00:57:33quelques éléments nouveaux
00:57:34tout au long de cette partie
00:57:36de l'émission
00:57:37D'abord on va réécouter
00:57:38Éric Dupond-Moretti
00:57:39parce que c'est intéressant
00:57:39son raisonnement est intéressant
00:57:41c'est que le problème
00:57:41c'est pas la violence en soi
00:57:43le problème c'est les médias
00:57:44le problème c'est CNews
00:57:45vous savez c'est l'imbécile
00:57:46à qui on montre la lune
00:57:47et qui regarde le doigt
00:57:48J'ai passé ma vie
00:57:50de ministre de la justice
00:57:52à dire
00:57:52à tenter de démontrer
00:57:54chiffre à l'appui
00:57:55que la justice
00:57:56n'était pas laxiste
00:57:58mais cette idée
00:57:59de justice laxiste
00:58:01est une idée
00:58:02qui est une idée
00:58:03relayée par le
00:58:04Rassemblement National
00:58:05pour dire
00:58:06puisque la justice
00:58:07est laxiste
00:58:08elle génère
00:58:09de la délinquance
00:58:10et nous
00:58:11quand on va arriver
00:58:12au pouvoir
00:58:13vous allez voir
00:58:13ce que nous allons voir
00:58:14le débat
00:58:15il est tronqué
00:58:16il y a 1000 crimes par an
00:58:17dans notre pays
00:58:18donc vous avez
00:58:19pour les chaînes
00:58:20d'info continue
00:58:20matière tous les jours
00:58:22à nous parler d'un crime
00:58:24et 50 fois
00:58:25dans la journée
00:58:26ce qui finit
00:58:27à la fois par
00:58:28comment dirais-je
00:58:30nous inquiéter
00:58:31légitimement
00:58:32et ça nourrit
00:58:34l'insécurité
00:58:35bien sûr
00:58:35pour ceux qui la vivent
00:58:36pour les victimes
00:58:37pour les témoins
00:58:38mais aussi
00:58:39mais aussi
00:58:40le sentiment
00:58:41d'insécurité
00:58:42et ça on peut pas le nier
00:58:43c'est un fait
00:58:44il existe
00:58:44ce sentiment d'insécurité
00:58:46écoutez
00:58:47allez dire ça
00:58:47à monsieur Pro
00:58:48et à ses amis
00:58:49et vous verrez
00:58:50ce qu'il vous répondra
00:58:50il vous répondra
00:58:51mais non pas du tout
00:58:52c'est vous qui êtes déconnecté
00:58:53Thomas Bonnet nous a rejoint
00:58:55bonjour Thomas
00:58:55ce qui est fabuleux
00:58:56c'est le journaliste
00:58:56c'est Jacques Kessler
00:58:57non c'est Jacques
00:58:58je ne sais plus
00:58:59quel est son panneau
00:58:59Emmanuel Kessler
00:59:00oui Jacques Kessler
00:59:01c'était la météo à l'époque
00:59:02Emmanuel Kessler
00:59:03qui est fabuleux
00:59:04oui oui monsieur
00:59:05vous avez raison
00:59:05c'est fabuleux
00:59:07l'esprit incisif
00:59:08bravo
00:59:09je peux dire quelque chose
00:59:10il dit à un moment
00:59:10tout le monde peut être journaliste
00:59:11exactement
00:59:12oui bien sûr
00:59:13non juste pour dire
00:59:14qu'Emmanuel Kessler
00:59:14entre le mandat
00:59:15où il était président
00:59:16de Public Sénat
00:59:17et le mandat
00:59:18où il était président
00:59:19de la chaîne parlementaire
00:59:20en ce moment
00:59:20il était chez nous
00:59:21dans notre groupe
00:59:22et il n'a pas critiqué
00:59:23Séniause à ce moment là
00:59:25très bien
00:59:25bon alors juste
00:59:26on va commenter ce qu'il dit
00:59:27mais moi je voudrais
00:59:28qu'on écoute Laurent Tessier
00:59:29c'est le rédacteur en chef
00:59:30de l'émission de Pascal Pro
00:59:31sur Europe
00:59:32et ce matin
00:59:32il a détaillé
00:59:33comment les médias
00:59:34publics
00:59:36traitaient
00:59:36certaines informations
00:59:37et ce qu'il a fait
00:59:38est formidable
00:59:38voilà je vous propose
00:59:39de l'écouter
00:59:40c'est formidable
00:59:40parce que forcément
00:59:41ce qui est dit
00:59:42sur ces news
00:59:43n'est pas dit ailleurs
00:59:44je suis obligé de le répéter
00:59:44excusez-moi
00:59:45écoutez
00:59:45le déni de l'espace médiatique
00:59:48sur l'insécurité
00:59:49et l'immigration
00:59:49sur l'abattage
00:59:51tiens de l'olivier
00:59:51planté en hommage
00:59:52à Ilan Halimi
00:59:53en Seine-Saint-Denis
00:59:54jeune homme juif
00:59:55torturé à mort en 2006
00:59:56deux SDF tunisiens
00:59:58des frères jumeaux
00:59:59ont été interpellés
00:59:59et placés en détention provisoire
01:00:01j'ai repris
01:00:02les six dépêches
01:00:03de l'AFP
01:00:04l'agence France Presse
01:00:05pas une seule mention
01:00:09de leur nationalité tunisienne
01:00:10avant-hier et hier
01:00:11mercredi 18h45
01:00:13je cite
01:00:13les suspects
01:00:14des frères jumeaux
01:00:15et c'est tout
01:00:15hier 10h27
01:00:17deux frères jumeaux
01:00:18de 19 ans
01:00:18c'est ce qui est écrit
01:00:19et répété
01:00:20c'est l'AFP
01:00:21et sur France 2
01:00:22mercredi soir
01:00:23deux hommes
01:00:24suspectés d'avoir
01:00:25abattu un olivier
01:00:26en hommage à Ilan Halimi
01:00:27le 15 août dernier
01:00:28en Seine-Saint-Denis
01:00:29ont été interpellés
01:00:30il s'agit de frères jumeaux
01:00:32âgés de 19 ans
01:00:32pas un mot
01:00:33de la nationalité tunisienne
01:00:35ça c'était mercredi soir
01:00:36aux 20h
01:00:36et à la même heure
01:00:37ici sur Europe 1
01:00:39que disait-on
01:00:39les suspects
01:00:40sont deux frères jumeaux
01:00:41de nationalité tunisienne
01:00:42sans domicile fixe
01:00:43sur Europe 1
01:00:44vous aviez toute l'information
01:00:45alors le service public
01:00:46veut-il cacher quelque chose
01:00:47voyons sur France Inter
01:00:48dans le journal
01:00:49de 7h hier matin
01:00:51deux hommes ont été interpellés
01:00:52accusés d'avoir abattu l'arbre
01:00:54en hommage à Ilan Halimi
01:00:55ce jeune juif
01:00:56torturé à mort
01:00:57il y a presque 20 ans
01:00:58il s'agit de jumeaux
01:01:00âgés de 19 ans
01:01:01sans domicile fixe
01:01:02ils seront jugés
01:01:03en comparution immédiate
01:01:04pas un mot encore
01:01:05sur la nationalité tunisienne
01:01:07par idéologie
01:01:08par déni
01:01:08sur l'insécurité
01:01:09l'immigration
01:01:09des médias
01:01:10veulent raconter leur histoire
01:01:11je rappelle que l'Etat
01:01:12donc nos impôts
01:01:13notre argent
01:01:14contribue à hauteur
01:01:15de 119 millions d'euros
01:01:16au budget de l'AFP
01:01:18Mathias Lebeuf
01:01:18je ne sais pas
01:01:19ce que vous êtes révolté
01:01:19en tant que journaliste
01:01:20bien évidemment
01:01:20sur la façon
01:01:21dont le service public
01:01:22traite tout ça
01:01:23moi vous savez
01:01:23j'ai une règle
01:01:24c'est que je ne donne pas
01:01:25de leçons de journaliste
01:01:26personne n'en donne
01:01:26on constate
01:01:27ça c'est la première chose
01:01:28et après
01:01:29sur cet exemple là
01:01:31heureusement
01:01:32que des chaînes
01:01:33rétablissent l'effet
01:01:35franchement
01:01:37honnêtement
01:01:38que le service public
01:01:38et cette stratégie
01:01:39ce n'est pas bien
01:01:40c'est parce qu'il y a
01:01:42effectivement
01:01:42une stratégie
01:01:43de rester sur fact
01:01:45une idéologie
01:01:46vous voulez dire
01:01:46peut-être
01:01:47c'est le mot
01:01:47que vous cherchez
01:01:48que vous ne trouvez pas
01:01:48non non
01:01:49je ne crois pas
01:01:50que ce soit une idéologie
01:01:51c'est quoi alors
01:01:53on nous explique
01:01:53qu'ils sont jumeaux
01:01:54mais pas leur origine
01:01:56c'est plus important
01:01:58de savoir qu'ils sont jumeaux
01:01:58plutôt que de connaître
01:01:59leur origine
01:02:00le problème
01:02:00c'est qu'ils sont jumeaux
01:02:01c'est ça
01:02:01je ne vais pas vous laisser
01:02:07sombrer
01:02:09ce ne serait pas gentil
01:02:10de ma part
01:02:10j'ai beaucoup d'humanisme
01:02:11contrairement à ce que vous croyez
01:02:12je ne suis pas mal à l'aise
01:02:13pour dire qu'en l'espèce
01:02:15effectivement
01:02:15c'est intéressant
01:02:16d'avoir ce décryptage là
01:02:17et il faut le partager
01:02:20et moi je ne suis pas mal à l'aise
01:02:22avec ça
01:02:22je n'ai pas de soucis
01:02:23effectivement
01:02:24s'il y a des journalistes
01:02:25qui ne font pas leur boulot
01:02:26que d'autres
01:02:27donc ils n'ont pas fait leur boulot
01:02:28l'information est partielle
01:02:31d'accord
01:02:31c'est bien
01:02:31c'est tout
01:02:32si vous reconnaissez
01:02:33c'est bien
01:02:34Thomas Bonnet
01:02:34Thomas Bonnet
01:02:35deux poids deux mesures
01:02:36et en fait c'est cette information
01:02:38du service public
01:02:38qu'est Éric Dupond-Moretti
01:02:39au fond
01:02:40oui c'est ça
01:02:40il n'aime pas du tout
01:02:41les informations qui sont
01:02:42complètes
01:02:43complètes
01:02:44il faut la réalité des choses
01:02:45alors juste pour rétablir
01:02:46l'effet quand même
01:02:46parce qu'il dit
01:02:47que le nombre de crimes
01:02:48n'a pas augmenté
01:02:49etc
01:02:49qu'en gros
01:02:50on spéculerait sur les mêmes crimes
01:02:51il n'y a pas d'évolution
01:02:52tous les discriminologues
01:02:53vous disent aujourd'hui
01:02:54que le nombre de crimes
01:02:55ce n'est plus vraiment
01:02:56ce qu'il faut prendre en compte
01:02:56c'est les tentatives d'homicide
01:02:57qui comptent
01:02:58parce que la médecine d'urgence
01:02:59s'est développée
01:02:59au cours des dernières années
01:03:00on a des tableaux là-dessus
01:03:01pendant que vous parlez
01:03:02on va aller voir
01:03:03je vous regarde en 2016
01:03:04donc un an avant l'arrivée
01:03:05d'Emmanuel Macron
01:03:052024
01:03:06on est passé de 2259
01:03:08à 4290 crimes
01:03:10donc pardon
01:03:11on a presque doublé
01:03:12le nombre de tentatives
01:03:13d'homicide
01:03:13donc pardon
01:03:14mais là on est vraiment
01:03:15face à une explosion
01:03:15de la violence
01:03:16de l'hyperviolence
01:03:17et ça
01:03:17donc Éric Dupond-Moretti
01:03:19ne veut pas le voir
01:03:19c'est la faute de CNews
01:03:20s'il y a cette explosion
01:03:21des chiffres de tentatives d'homicide
01:03:22Eric Tegmer
01:03:23c'est proprement hallucinant
01:03:24et vous savez
01:03:25en règle générale
01:03:25lorsque il y a
01:03:26ce type de personnes
01:03:28qui commettent ce type de fait
01:03:29s'il est d'origine tunisienne
01:03:30par exemple
01:03:31mais français
01:03:31croyez-moi
01:03:32tous les JT et les médias
01:03:34ils vont faire une une
01:03:34où ils vont dire
01:03:35deux français
01:03:36on fait ça
01:03:37ils ne précisent pas l'origine
01:03:37mais c'est une façon de dire
01:03:38vous avez vu
01:03:39ce n'est pas le problème
01:03:39et puis ils vont donner le prénom
01:03:40ils vont dire
01:03:41il s'appelle Jean-Christophe
01:03:42et Christian
01:03:44ils ne vont pas spécifier
01:03:45si jamais même en ayant
01:03:46un prénom à consonance française
01:03:47il est d'origine étrangère
01:03:48la vérité c'est que ces gens-là
01:03:50ce sont des menteurs
01:03:51ces gens-là
01:03:51ce sont des propagandistes
01:03:52parce qu'ils sont pertinemment
01:03:54au courant de l'information
01:03:55ne nous trompons pas
01:03:56l'AFP
01:03:56ils ont un réseau de gens
01:03:57sur le terrain
01:03:58qui est immense
01:03:59également la presse locale
01:04:00la presse locale
01:04:01souvent qui est plus au fait
01:04:02des crimes
01:04:03ils sont les plus proches
01:04:04souvent ils vont rencontrer
01:04:05les victimes
01:04:06ces gens-là
01:04:07ils choisissent sciemment
01:04:08de mentir
01:04:08la vérité on sait très bien
01:04:09c'est que ces news
01:04:10aujourd'hui
01:04:11n'auraient pas de problème
01:04:12à ce que tous les autres chaînes
01:04:13se mettent sur le même
01:04:14sur la même ligne
01:04:16sur les mêmes éléments
01:04:17c'est la ligne de la vérité
01:04:17mais oui
01:04:18c'est la ligne de la vérité
01:04:19le problème Jean-Marc
01:04:19c'est qu'à chaque fois
01:04:20vous savez que vous préparez
01:04:21votre émission
01:04:22votre problème c'est de vous dire
01:04:23on ne peut pas traiter
01:04:24tout ce qui nous est remonté
01:04:25depuis hier soir
01:04:26il faut choisir un ou deux
01:04:28pour l'expliquer aux gens
01:04:29parce que sinon
01:04:30ils vont se noyer
01:04:31donc il faudrait pousser
01:04:32France 2, TF1
01:04:34toutes les autres chaînes
01:04:34qui fassent exactement
01:04:35la même chose
01:04:36parce qu'on n'est pas assez nombreux
01:04:37pour traiter de cette information
01:04:38à mon matière c'est Christine
01:04:39parce que vous voulez répondre
01:04:39moi je trouve très dangereux
01:04:41votre discours
01:04:42parce qu'il s'arroge
01:04:43la vérité
01:04:44et il s'arroge
01:04:45la réalité
01:04:46vous avez l'impression
01:04:48d'être détenteur
01:04:49de la réalité
01:04:50non non
01:04:50des faits
01:04:51des faits
01:04:51des faits
01:04:52des faits
01:04:53non mais
01:04:54donner sa nationalité
01:04:55c'est un fait
01:04:56excusez-moi
01:04:56vous êtes détenteur
01:04:57de la vérité
01:04:59de la réalité
01:04:59c'est un fait
01:05:00et de la liberté
01:05:01vous m'entendez Mathias
01:05:02c'est un fait
01:05:03c'est juste un fait
01:05:05mais qu'est-ce qu'on a globalisé
01:05:07c'est une chose
01:05:07on a juste donné
01:05:08sa nationalité
01:05:10très bien
01:05:11je parle là
01:05:12d'Hérif Dupond-Moretti
01:05:13la liberté d'expression
01:05:15il a le droit
01:05:15de penser ça
01:05:16ah mais ça bien sûr
01:05:17qu'il a le droit
01:05:17mais nous aussi
01:05:18il a le droit
01:05:18de dire
01:05:19que certaines chaînes d'info
01:05:22à son avis
01:05:23peuvent être
01:05:24comment dire
01:05:24amplificateurs
01:05:25d'un certain nombre de choses
01:05:26peuvent être des caisses
01:05:27de résonance
01:05:28et on peut ne pas être d'accord
01:05:29bien sûr qu'il a le droit
01:05:30mais personne
01:05:31vous savez la différence
01:05:32entre Éric Dupond-Moretti
01:05:34et nous
01:05:34c'est que nous on dit
01:05:35il a le droit
01:05:36et lui il dit
01:05:36on n'a pas le droit
01:05:37c'est ça toute la différence
01:05:38nous il a le droit
01:05:39de dire ce qu'il dit
01:05:40bien évidemment
01:05:40et il peut venir
01:05:42en débattre
01:05:42bien évidemment
01:05:43voilà justement
01:05:44c'est ce que je voulais dire
01:05:44mais lui il dit
01:05:45qu'on n'a pas le droit
01:05:45Pascal Proy a dit
01:05:46qu'il l'avait invité
01:05:47et qu'il ne veut pas venir
01:05:49ça ça me paraît plus
01:05:50et je d'ailleurs
01:05:51moi je suis bien
01:05:52le comment dire
01:05:53le témoin
01:05:54qu'ici il y a une liberté
01:05:56de parole totale
01:05:56donc je vous en remercie
01:05:57parfait
01:05:58même si vous parlez trop
01:05:59parfois
01:05:59ne vous arrogez pas
01:06:01la liberté
01:06:02mais c'est pas la liberté
01:06:03c'est l'effet
01:06:04vous savez qui d'autres
01:06:05qui vont enlever
01:06:05la liberté de parole
01:06:06c'est aux victimes
01:06:07c'est Marc
01:06:08que Jean-Marc a reçu
01:06:09ce matin
01:06:10c'est toutes ces victimes
01:06:10à chaque fois
01:06:11que justement
01:06:12Éric Dupond-Moretti
01:06:13veut mettre au silence
01:06:14c'est ça la réalité
01:06:15on se rappelle
01:06:15de son comportement ignoble
01:06:17dans l'affaire Lola
01:06:18où c'était le premier
01:06:19à souhaiter la politiser
01:06:20lorsqu'il s'en est pris
01:06:21à Marine Le Pen
01:06:21attendez parce qu'il y a
01:06:23Christine qui veut parler
01:06:24juste une phrase
01:06:25je pense à Éric Dupond-Moretti
01:06:26et je me dis que
01:06:27comme lui
01:06:28certaines personnes
01:06:29ne veulent pas voir la vérité
01:06:30mais veulent voir
01:06:31à travers vous
01:06:33les préjugés
01:06:34qui leur correspondent
01:06:35veulent voir à travers vous
01:06:37la version
01:06:37qui les maintient supérieures
01:06:39veulent voir
01:06:40à travers vous
01:06:42la version
01:06:43qui les maintient à l'aise
01:06:44et refusent
01:06:45de voir la vérité
01:06:46Éric Dupond-Moretti
01:06:48dès qu'il a terminé
01:06:49son mandat
01:06:50il était où ?
01:06:51sur les planches
01:06:52au théâtre
01:06:53je pense qu'il fait
01:06:54encore du théâtre
01:06:55Thomas Bonnet
01:06:56c'est intéressant d'ailleurs
01:06:57parce que moi je dois avouer
01:06:58que j'avais beaucoup d'admiration
01:06:59pour Éric Dupond-Moretti
01:07:00quand il était avocat
01:07:00moi je trouve que c'est
01:07:01un avocat fabuleux
01:07:02moi j'ai lu
01:07:04certaines de ses plaidoiries
01:07:05je trouve qu'il est exceptionnel
01:07:06c'est un homme qui est exceptionnel
01:07:08mais là
01:07:08enfin pourquoi
01:07:10il s'entête dans le faux ?
01:07:12mais c'est moi la question
01:07:13que je me suis posée aussi
01:07:13parce qu'il y a beaucoup de ministres
01:07:14même issus de la gauche
01:07:15qui lorsqu'ils ont été confrontés
01:07:17à la réalité de leur fonction
01:07:18ils ont eu connaissance
01:07:19des faits qui se déroulaient en France
01:07:20ont eu une forme de lucidité
01:07:21je pense à des ministres de gauche
01:07:23comme Manuel Valls
01:07:23comme Bernard Cazeneuve
01:07:24on avait ce matin
01:07:25Juliette Méadelle
01:07:25bon bah
01:07:26il ne nie pas la réalité des faits
01:07:28Éric Dupond-Moretti
01:07:28lui il s'enferme
01:07:29dans cette idéologie
01:07:30dans une posture dogmatique
01:07:32sans doute qu'il est
01:07:33dans une bulle idéologique
01:07:34aujourd'hui
01:07:34qui ne veut pas en sortir
01:07:35je vais vous raconter
01:07:36juste une petite anecdote
01:07:37il est obsédé par les chaînes d'info
01:07:38je l'ai rencontré une fois
01:07:39lors d'un déplacement ministériel
01:07:40il est venu me voir
01:07:41à la fin de ce déplacement
01:07:42pour me dire
01:07:43tout le mal qu'il pensait de CNews
01:07:44alors je lui ai dit
01:07:45mais monsieur le ministre
01:07:45venez donc sur notre antenne
01:07:46dire ce que vous avez à dire
01:07:48il a tout de suite refusé
01:07:49ça je comprends
01:07:50honnêtement je ne comprends pas
01:07:50parce qu'il est brillant
01:07:51c'est un homme qui est vraiment brillant
01:07:54qui aurait des arguments
01:07:55qui aurait ses arguments
01:07:56voilà
01:07:57enfin nous je pense
01:07:58qu'on lui montrerait
01:07:59la réalité à ce moment là
01:08:00et c'est le débat
01:08:00c'est la démocratie
01:08:02c'est normal
01:08:02je ne comprends pas
01:08:03qu'il refuse
01:08:03le débat
01:08:04maître Toledano
01:08:05moi j'ai écouté
01:08:06ce qu'a dit
01:08:06Éric Dubon-Moretti
01:08:07qui est effectivement
01:08:08un avocat excellent
01:08:09formidable
01:08:10son propos commence par
01:08:12n'importe qui qui peut être journaliste
01:08:13donc vous apprécierez effectivement
01:08:14et il dit que l'avocature
01:08:15on ne vit pas d'avocature
01:08:18on ne peut pas faire autre chose
01:08:18mais bon ça c'était la parenthèse
01:08:19alors après il explique
01:08:20que cette idée
01:08:21cette impression de laxisme
01:08:23de la justice
01:08:24c'est véhiculé par le RN
01:08:26par CNews
01:08:27or il y a
01:08:28quand on regarde tous les sondages
01:08:29à peu près 90% des français
01:08:30qui considèrent que la justice
01:08:32est laxiste
01:08:32c'est ce qu'ils pensent
01:08:33bon il n'y a pas 90% des français
01:08:34qui votent pour le RN
01:08:35ni qui regardent CNews
01:08:36ça viendra peut-être
01:08:37mais en tout cas
01:08:38ce n'est pas pour l'instant le cas
01:08:38ensuite sur cette histoire
01:08:40d'augmentation des crimes
01:08:41c'est vrai que
01:08:42les chiffres sur les crimes
01:08:43proprement dit
01:08:44ont quand même un peu augmenté
01:08:44mais restables
01:08:45en revanche
01:08:45comme on vient d'expliquer
01:08:47la tentative de crime
01:08:48a doublé
01:08:49or la tentative de crime
01:08:50c'est pas parce qu'un crime
01:08:51n'a pas abouti
01:08:52qu'il n'y a pas l'infraction
01:08:52c'est puni
01:08:53on l'a vu avec Marc
01:08:54en début d'émission
01:08:55Marc il se prend des coups de pied
01:08:56dans la tête
01:08:57c'est la même peine
01:08:57il s'est pris des coups de pied
01:08:58ou tentative de crime
01:09:00c'est la même peine
01:09:01et là ça a doublé
01:09:03donc on ne peut effectivement
01:09:03pas fermer les yeux
01:09:04CNews quand il dit
01:09:05qu'il y a 50 faits divers
01:09:06qui sont repris par jour
01:09:07c'est parce qu'ils existent
01:09:08on ne les invente pas
01:09:09donc c'est vrai
01:09:10qu'il ne faut pas fermer les yeux
01:09:10et c'est quelque chose
01:09:12qu'il faut vraiment dire aujourd'hui
01:09:13Mathias Leboeuf
01:09:13oui mais la place
01:09:14qu'on leur donne
01:09:15et l'angle
01:09:16de traitement
01:09:18va déterminer
01:09:19justement
01:09:19la façon
01:09:20qu'on a de voir
01:09:21alors la façon
01:09:22dont on a parlé avec Marc
01:09:23tout à l'heure
01:09:23il y avait un problème
01:09:23est-ce qu'il y avait un problème
01:09:25dans la façon
01:09:25dont on a parlé avec Marc
01:09:26dites-le moi
01:09:27vous êtes journaliste
01:09:29moi je suis prêt
01:09:29à tout entendre
01:09:30je l'ai peut-être
01:09:30très mal traité
01:09:31non mais justement
01:09:32moi je vous dis
01:09:32moi je ne donne pas
01:09:33de leçon de journaliste
01:09:34je peux ne pas être d'accord
01:09:36est-ce que vous êtes d'accord
01:09:37de la façon
01:09:38dont on a traité Marc
01:09:39tout à l'heure
01:09:39récemment
01:09:39oui mais je n'ai pas
01:09:40de problème
01:09:40donc il n'y a pas de soucis
01:09:42le témoignage de Marc
01:09:43il était intéressant
01:09:43parce qu'il pointait
01:09:44un certain nombre de choses
01:09:45parce qu'on l'a ouvert
01:09:46on l'a ouvert sur l'insécurité
01:09:47dans sa ville
01:09:48après il y a un certain
01:09:49nombre de problèmes
01:09:50et on ne peut pas dire
01:09:51qu'il n'y a pas de problème
01:09:52je ne dis pas que ces problèmes
01:09:53sont insurmontables
01:09:56faire d'un fait divers
01:09:58un fait de société
01:09:59ça peut poser un problème
01:10:01c'est-à-dire que
01:10:02est-ce que tous les faits divers
01:10:03sont traductibles
01:10:04en tendance
01:10:05de faits de société
01:10:06c'est une vraie question
01:10:09par exemple
01:10:10il y a d'autres choses
01:10:11je vous prends un exemple
01:10:13très simple
01:10:13les banlieues
01:10:14on parle souvent
01:10:16des banlieues
01:10:17en mal
01:10:18les banlieues
01:10:19chaque fois qu'on en parle
01:10:20c'est pour attiser la peur
01:10:21et pour attiser la colère
01:10:22les banlieues
01:10:23il y a plein de choses
01:10:24formidables
01:10:24vous avez des discours
01:10:25tartes à la crème
01:10:26mais non
01:10:27excusez-moi
01:10:28dès que ça ne vous prépare
01:10:29oui les médias
01:10:31ils ne parlent jamais
01:10:31des trains qui arrivent à l'heure
01:10:32ça je vous le confirme
01:10:33bah oui
01:10:33allez proposer des idées
01:10:37aux autres chaînes
01:10:37sur les trains qui arrivent à l'heure
01:10:38et vous en parlerez tous les jours
01:10:39si vous voulez
01:10:40l'info
01:10:41ce n'est pas les trains qui arrivent à l'heure
01:10:42vous allez dans mon sens
01:10:43bah oui je suis dans votre sens
01:10:45mais vous vous n'allez pas dans le bon
01:10:46les deux émotions les plus captives
01:10:48c'est la peur et la colère
01:10:50et quand on surf sur la peur et la colère
01:10:53mais ça veut dire quoi surfer ?
01:10:54ça veut dire quoi surfer ?
01:10:56pourquoi vous ne l'avez pas dit à Marc ça tout à l'heure ?
01:10:58pourquoi vous n'avez pas dit à Marc de se taire ?
01:11:00parce qu'il allait faire augmenter l'insécurité ?
01:11:03mais vous l'avez pensé ?
01:11:04vous avez pensé qu'il aurait mieux fait de se taire ?
01:11:05non je vais vous dire
01:11:06je ne l'ai pas pensé
01:11:07parce que ce qui m'a intéressé
01:11:08dans le témoignage de Marc
01:11:09c'est qu'effectivement
01:11:10il pointait un certain nombre de choses
01:11:11et ben voilà
01:11:12et ben voilà
01:11:13mais c'est ça l'intérêt
01:11:14allez un dernier mot Christine
01:11:14je ne dis pas qu'il ne faut pas le faire
01:11:16pour prendre un peu de hauteur aussi
01:11:17par rapport aux médias
01:11:18parce que les médias sont ciblés
01:11:20on voit un ministre
01:11:22un ancien ministre de la justice
01:11:23quand même
01:11:23qui vient devant des chefs d'entreprise
01:11:25cibler une chaîne comme nous
01:11:28alors on fait
01:11:28il y a encore une fois un journaliste en face
01:11:29qui dit oui oui monsieur le ministre
01:11:31rappelons qu'il a été dans notre groupe
01:11:33et à ce moment là il se taisait
01:11:34ce journaliste
01:11:35je referme la parenthèse
01:11:36mais on a 1000 chaînes télévisées en France
01:11:39je peux terminer ?
01:11:41oui je suis d'accord
01:11:41on a 300
01:11:43on a 1000 radios
01:11:44on a 300 chaînes
01:11:45on a 300 chaînes télévisées en France
01:11:471000 radios
01:11:48pourquoi c'est news ?
01:11:50pourquoi cette chaîne ?
01:11:51parce qu'on dit la vérité
01:11:52parce qu'on montre la vérité
01:11:53je laisse le téléspectateur avec vous
01:11:54et ben moi je réponds
01:11:55merci
01:11:56dans un instant
01:11:57Thierry Cavans sera là
01:11:58on se retrouve lundi à lundi
01:11:58d'ici la semaine prudents
01:11:59merci
01:12:00merci
01:12:01merci
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