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  • il y a 5 mois

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00:00Demain à 16h, François Bayrou va tenir une conférence de presse pour présenter son projet de budget de l'année prochaine pour notre pays, la France.
00:07Le Premier ministre qui devrait confirmer encore une fois sa volonté de réaliser plusieurs dizaines de milliards d'économies, on parle de 44 milliards pour l'instant.
00:14François Bayrou, Gilles Boutin, cherchent à désamorcer la crise en ouvrant le débat, jour férié, assurance chômage, travail.
00:20Mais est-ce une véritable ouverture ou seulement un exercice de rhétorique politique puisqu'il va aller jusqu'au bout du bout ?
00:26Il donne le sentiment de vouloir aller jusqu'au bout.
00:27Cependant, la méthode ne fonctionne pas assez limite puisqu'il a passé l'été à vouloir s'adresser directement aux Français via sa chaîne YouTube FB Direct qui a eu une audience plutôt limitée.
00:409000 je crois.
00:41Un peu plus quand même, en cumulé, je pense qu'on est au-delà, mais c'est vrai que, je ne vais pas re-regarder précisément, mais les chiffres agglomérés, je pense que beaucoup de journalistes ont contribué aux bonnes audiences.
00:52Donc là-dessus, ça rend sceptique.
00:54En plus de ça, ces interlocuteurs directs sont désormais les parlementaires.
01:00Il aura beau chercher à convaincre les Français à faire des déplacements, et c'est tout à son honneur de vouloir être en direct avec les Français,
01:08les stratégies sont déjà bien en place.
01:10LFI a annoncé la couleur, ce sera une motion de censure avant même l'ouverture des débats sur le budget.
01:15Les autres se tatent, mais ont bien envie d'y aller, socialistes, communistes, écologistes.
01:22Le RN, ça pousse aussi fortement.
01:24On va avoir pas mal de réponses cette semaine, ça c'est sûr.
01:26Et souvenons-nous que Michel Barnier est tombé à sa plus grande surprise.
01:31Il ne s'attendait pas à ce que Marine Le Pen décide que de voter la motion de censure.
01:37Alors, pourquoi les choses seraient différentes aujourd'hui, sachant que les ambitions en termes d'économie de François Bayrou sont très élevées ?
01:44On a l'impression d'un bis repetita, c'est-à-dire que François Bayrou est comme Michel Barnier, il y a quelques mois, avec les mêmes ambitions.
01:53Et on verra, soit il met de l'eau dans son vin, et finalement, pour se maintenir, il réduit, mettons, de moitié ses ambitions en termes d'économie, j'entends.
02:02Soit il tient bon, et il s'en va fort probablement.
02:07Georges Fenech, est-ce que vous pensez qu'il va devoir revoir sa copie, ou au contraire, il va la porter coûte que coûte ?
02:14Il ne peut plus revoir sa copie, je crois qu'elle est le fruit d'une longue maturation, qui s'est faite dans la douleur, d'ailleurs.
02:22Maintenant, le fait qu'il s'adresse aux Français de cette manière-là, je trouve que c'est une bonne idée.
02:28Avant lui, ses prédécesseurs premiers ministres, pour monter loin, avaient aussi ses coins du feu, vous savez, avec les Français.
02:35Aujourd'hui, on a en plus les réseaux sociaux, c'est plus simple.
02:38Mais comme vous le dites, M. Boutin, à l'instant, en fait, ce sont les parlementaires qui vont devoir dire oui ou non, voter oui ou non à la censure.
02:48Ce qu'il essaye de faire, peut-être, par cette prise de parole directe aux Français, c'est de tuer dans l'œuf, je dirais, cette mobilisation sociale qui s'annonce.
03:00Mobilisation sociale avec un caractère gilet jaune plutôt que syndical, on ne peut pas...
03:05Voilà, mobilisation des Français.
03:06Mouvement du peuple.
03:07Mouvement du peuple.
03:08Donc, je crois que c'est ça qu'il craint beaucoup.
03:11Mais une fois qu'il aurait peut-être franchi cette étape, il reste l'étape la plus difficile.
03:16Le Parlement, pas de majorité, c'est la quadrature du cercle.
03:19Il risque de subir le même sort que Michel Barnier.
03:21Alors, Jean-Claude Schneck, par rapport à justement ce mouvement du peuple, cette contestation populaire,
03:26contrairement aux gilets jaunes, là, le Premier ministre a parlé aux Français, comme on le répète depuis tout à l'heure.
03:32Les partenaires sociaux, eux, sont vent debout, mais il veut prendre les Français à témoin,
03:36donc on n'est pas pris au dépourvu, et peut-être que ça peut lui réussir.
03:39Je rappelle qu'il n'a seulement que 20% de Français qui ont une bonne opinion de lui, donc c'est quand même mal parti.
03:44C'est-à-dire que nous avons l'expérience aujourd'hui de ce mouvement populaire,
03:48qui a surpris, y compris les organisations syndicales, qui ont été tenues à l'écart.
03:52À l'époque, les gilets jaunes ont tenu à l'écart toutes les organisations syndicales et tous les partis politiques.
03:58Ceux qui avaient voulu s'en mêler n'ont pas pu le faire.
04:02Donc là, on voit bien que LFI Mélenchon veut s'immiscer dans ce mouvement.
04:06Je ne sais pas jusqu'à quel point il sera accepté par un mouvement qui est un mouvement spontané du peuple.
04:13Et si d'autres partis vont s'y associer...
04:17Vous avez François Calfont, socialiste, tout à l'heure, qui disait qu'il ne s'associait pas à ça,
04:21il comprenait bien évidemment le fond, mais il n'y avait pas d'appel pour l'instant.
04:24Le pays va très mal. Le pays va très très mal.
04:27Il n'y a toujours pas de majorité, et c'est un budget, je dirais, de briques et de brocs pour sauver ce qui peut encore être sauvé
04:34en attendant les grandes réformes structurelles qui n'interviendront qu'après l'élection présidentielle.
04:39Si en plus, l'absence de majorité, il y a le peuple qui se soulève, alors là, on risque effectivement une situation de chaos.
04:47Et ça Mélenchon, c'est ce qu'il souhaite en réalité.
04:50C'est pour ça qu'il veut accompagner ce mouvement qui a un côté...
04:54Révolutionnaire.
04:54Un peu révolutionnaire, il faut dire ce qu'il en est.
04:57Mais vous savez, les révolutions, ça ne se décrète jamais.
04:59Et elles arrivent, on ne sait pas comment, on ne sait pas d'où.
05:02Quand on refait l'histoire de 1789, c'est très compliqué.
05:05Donc ça ne se décrète pas comme ça.
05:07Le mouvement des Gilets jaunes, personne ne l'avait vu venir.
05:09Donc il faut rester, je dirais, lucide.
05:13Mais la rentrée va être extrêmement difficile.
05:15Il est lucide, Gilles Boutin, François Abeyrault ?
05:17Absolument pas, il joue son va-tout.
05:19Mais c'est une partie de poker à tous les niveaux.
05:21Ce qu'on parle de LFI, effectivement, c'est un pari.
05:24Quelle sera l'ampleur du mouvement ?
05:25Sera-t-il contrôlable ou pas ?
05:27Et LFI, en sera-t-il le porte-étendard final ?
05:30Tout reste à prouver.
05:32Et François Abeyrault est dans une dynamique comparable.
05:35Puisque avec ce qu'il fait, cette façon de s'adresser directement aux Français,
05:38et à partir de demain et toute la semaine,
05:41de chercher à occuper l'espace médiatique via une conférence de presse,
05:44via des rencontres avec les syndicats, via des déplacements,
05:47lui aussi il est dans un pari.
05:48Parce qu'il se montre intransigeant.
05:50Alors on sait qu'en toute logique, s'il va au bout de ce pari,
05:52en portant ce budget de près de 44 milliards, il tombe.
05:56A priori, on vient de le dire.
05:59Mais ça, c'est a priori.
06:02C'est-à-dire que François Abeyrault mise sur un hasard aussi,
06:06sur un malentendu peut-être.
06:07Et donc, LFI qui avance ainsi, en espérant prouver quelque chose à l'arrivée,
06:12la chute du gouvernement Abeyrault,
06:15pour obtenir quoi derrière ?
06:16Alors là, on est dans un pari encore plus...
06:19où toutes les hypothèses sont ouvertes.
06:20Jean-Luc Mélenchon espèrent qu'Emmanuel Macron soit dans une situation tellement attenable
06:26qu'ils doivent démissionner.
06:27Façon Troisième République, lorsqu'il y avait encore des présidents qui démissionnaient.
06:32Mais Emmanuel Macron n'est pas homme à démissionner.
06:35Il a aussi un égo, tout simplement,
06:38et puis une conscience, j'ose croire, des institutions
06:40qui le conduisent à être intransigeant sur cette question.
06:43Alors que se passera-t-il derrière ?
06:45On aura toujours la même majorité à l'Assemblée,
06:47ça sera ingouvernable.
06:48Qui va-t-on trouver pour remplacer François Bayrou ?
06:51Le corps nu, peut-être,
06:52puisque c'était lui qui était pressenti initialement,
06:54qui était préféré par Emmanuel Macron
06:55et qui a été contré au dernier moment par François Bayrou.
06:59Bref, toutes les options sont ouvertes.
07:01C'est intéressant, mais c'est navrant en même temps
07:02d'observer un tel spectacle.
07:04Charles Femmec ?
07:05Moi, mon opinion n'a pas changé depuis plusieurs mois.
07:09Et depuis 2024, en réalité,
07:11depuis l'élection et la dissolution ratée,
07:13qui nous a amenés dans cette situation,
07:16totalement inexpliquée,
07:18je dis que le jour où il n'y aura plus de locataires à Matignon,
07:23il ne peut plus y avoir de locataires à l'Élysée.
07:26Voilà.
07:27Donc, Barnier, ça a été un moment, une parenthèse,
07:32on a pu y croire un petit moment,
07:34il est tombé,
07:36Bayrou, c'est le même scénario qui est en train de se conduire,
07:38et après, Bayrou, c'est la falaise,
07:42c'est le vertige.
07:44Et là, quoi ?
07:46Un troisième Premier ministre qui va redéposer...
07:49Vous voyez, donc,
07:50et on est dans une situation où la France aggrave sa dette tous les jours,
07:54et nous aurons les notations bientôt,
07:56des agences de notation,
07:57qui vont nous rappeler une triste réalité,
07:59avec peut-être un argent qui nous coûtera beaucoup plus cher,
08:02et qui va nous mettre vraiment, là, cette fois-ci,
08:04face au mur.
08:05Voyez-vous ?
08:05Et là, égaux ou pas égaux,
08:07il va bien falloir retourner devant le peuple
08:09pour des élections générales.
08:11Georges Fenech, François Bayrou a été reçu jeudi,
08:13sort au fort de Brégançon par le chef de l'État,
08:15c'est ce que rapporte Paris Match,
08:16Emmanuel Macron espère que son Premier ministre
08:18pourra rester à Matignon jusqu'en 2027.
08:20Moi, je vous pose la question, Georges,
08:21est-ce que le Président de la République est sincère ?
08:23Quand il dit, à mon avis,
08:25qu'il espère que M. Bayrou reste à Matignon jusqu'en 2027,
08:28c'est pour lui garantir, effectivement,
08:30son propre bail, si vous voulez,
08:32qu'il aille jusqu'à son terme.
08:35Ah, c'était une autre époque,
08:36lorsque des présidents, effectivement,
08:38consultaient le peuple qui désavouait,
08:40et se retiraient.
08:41Tout le monde se souvient, évidemment,
08:42du départ du général de Gaulle.
08:45Mais là, on est face à un président qui s'arc-boute,
08:48qu'il ne peut...
08:50Il n'y a aucun moyen juridique, effectivement,
08:52ni même politique,
08:54puisqu'il est un irresponsable,
08:57j'entends politiquement,
08:58devant l'Assemblée,
09:00c'est le Premier ministre qui est responsable,
09:01mais à un certain moment,
09:03lorsque la situation va se compliquer,
09:06ce que je ne souhaite pas, évidemment,
09:07mais on peut la prévoir raisonnablement,
09:10sans lire dans le mardi café,
09:12je pense que là,
09:13il y aura des décisions majeures
09:15qui devront être prises,
09:16et ça,
09:17c'est assez difficile de le dire aujourd'hui,
09:22mais on peut quand même un peu l'imaginer.
09:25Gilles Boutin,
09:25mardi,
09:26le Premier ministre va se rendre
09:28à la journée de rentrée de la CFDT
09:29pour y défendre sa tribune,
09:30celle qu'il aura faite demain
09:31en conférence de presse.
09:32Jeudi,
09:33François Bayrou va rejouer l'exercice
09:34face aux entrepreneurs de France.
09:36Notre Premier ministre part au charbon
09:37toute la semaine.
09:38Oui,
09:39mais s'il veut,
09:40comme je le disais,
09:40occuper l'espace,
09:42c'est incantatoire,
09:43mais c'est normal,
09:44c'est-à-dire que s'il est sincère
09:45dans sa démarche
09:46et qu'il souhaite
09:46faire passer ce budget
09:48très ambitieux
09:49pour un pays comme la France
09:50avec cette configuration politique actuelle,
09:53il n'a pas d'autre choix.
09:55Soit il y va à fond,
09:57soit il se retire.
09:58On ne peut pas faire les choses
09:59à moitié,
10:00ça n'aurait pas de sens.
10:02Donc,
10:02on s'interroge tous
10:03est-ce que c'est un baroud,
10:04est-ce qu'il y croit vraiment ?
10:07Moi,
10:08j'aurais tendance à dire
10:08que c'est un baroud d'honneur
10:10dans le sens où
10:11il ne peut pas se faire d'illusions
10:12sur le résultat,
10:14c'est-à-dire que
10:14s'il maintient texto
10:16son projet...
10:18Le 23 septembre,
10:19motion de censure LFI
10:20et après,
10:20le RN n'aura aucun complexe
10:23à le voter,
10:23si c'est le cas.
10:25Donc,
10:26il espère peut-être
10:28qu'en abandonnant
10:28les deux jours fériés,
10:30le projet de suppression
10:31de deux jours fériés,
10:33ça calmera un peu les esprits,
10:34mais je pense que
10:35toutes les oppositions
10:36s'y attendent.
10:37Donc,
10:37il faut qu'il y ait
10:38un autre carte
10:39dans son jeu
10:40pour désamorcer,
10:42mais ce n'est pas gagné.
10:43Le PS est fatigué
10:45de s'être fait avoir
10:46la dernière fois
10:47sur le conclave
10:48sur les retraites.
10:50Il n'est pas dit
10:51que cette fois-ci,
10:51il lui accorde...
10:53Quand bien même
10:54ils réussissent
10:56à passer ce budget,
10:59quand bien même,
10:59on parle de quoi ?
11:00On parle de 44 milliards
11:02et nous avons une dette
11:03de 3200 milliards.
11:06Même pas la goutte d'eau.
11:07C'est même pas la goutte d'eau.
11:08Est-ce que vous pensez,
11:10est-ce qu'on peut espérer
11:11raisonnablement
11:13que ce budget voté
11:14va relancer
11:17la confiance
11:18et l'économie du pays
11:20sans qu'il y ait
11:21de réforme,
11:22de structure ?
11:23N'est-ce pas ?
11:24Là, on cherche des économies,
11:25on taxe un peu plus,
11:27les revenus,
11:28les retraités, etc.,
11:30les deux jours.
11:31Mais tout ça,
11:31c'est du rafistonnage.
11:33C'est pour colmater
11:34les trous vraiment béants.
11:37Mais la France,
11:38pour autant,
11:38ne retrouvera pas
11:40une stabilité,
11:41une croissance économique
11:42sans le retour
11:43de la confiance.
11:44Et le retour
11:45de la confiance
11:45passe à nouveau
11:46par une majorité politique,
11:48donc de nouvelles élections.
11:50Merci Georges Fenech,
11:51merci Gilles Boutin.
11:52On se retrouve
11:52juste après le journal
11:53permanent de 20h45.
11:54On va parler
11:54GPA.
11:56Gabriel Attal
11:57qui relance le sujet
11:57en interne
11:58alors que son patron,
11:59Emmanuel Macron,
11:59tient encore lui
12:00et contre.
12:00à tout de suite
12:01sur Europe.
12:01Sous-titrage Société Radio-Canada
12:01Sous-titrage Société Radio-Canada
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