00:00Quand on voit une actualité comme ça et qu'on s'identifie immédiatement à la personne qui s'interpose pour protéger son épouse,
00:07comme vous l'auriez fait, comme je l'aurais fait, on comprend bien que ça peut arriver à tout le monde.
00:12C'est tous les Français qui sont concernés par cette ultra-violence, une ultra-violence qui est quotidienne.
00:17Et ce n'est pas un discours alarmiste, c'est simplement avoir les yeux ouverts sur la violence qui s'abat sur la France.
00:23On a 1000 meurtres par an en France, plus d'une centaine d'agressions au couteau.
00:28Et quand on dit 1000 meurtres par an, il y a 4000 tentatives d'homicide, qui bien souvent ne sont que des tentatives parce que la médecine fait un travail formidable.
00:35Là, en l'occurrence, il prend 7 coups de couteau, 6 dans le thorax. C'est grâce à l'action de la médecine qu'il est toujours là.
00:40Donc une fois qu'on a compris la gravité sécuritaire, il faut se demander comment venir à la racine de la violence.
00:48Donc il nous faut des leviers qui soient des leviers au niveau de la prévention.
00:52Et ça passe par la responsabilisation des parents pour les enfants qui commencent à devenir violents,
00:57parce qu'un gamin violent deviendra un adulte violent. Il faut, en ce sens, les responsabiliser en ne les laissant pas faire glisser leurs gamins dans la violence et la délinquance sans réagir.
01:09C'est-à-dire que quand vous êtes un parent, vous vous devez d'éduquer vos enfants, d'amener une bonne éducation, d'amener un bon cadre.
01:14Et c'est à ça notamment que servent les aides sociales.
01:16C'est pour ça qu'il faut jouer sur le levier social avec les parents démissionnaires pour les enfants délinquants, les enfants violents,
01:21en osant couper les aides sociales, en osant couper les logements sociaux.
01:26Et au niveau de la prévention, il y a aussi l'axe de la justice, l'axe de la prison.
01:31On en revient aux ultra-courtes peines.
01:32C'est-à-dire que dès les premiers faits de violence, dès les premiers faits de délinquance,
01:35et sans attendre qu'on en arrive à un drame, on puisse incarcérer le jeune qui est violent,
01:40pour amener ce choc dissuasif, cette pédagogie par la répression que nous ne pouvons pas faire aujourd'hui
01:46et que l'on doit pourtant mettre en place.
01:47Parce que pendant qu'on n'ose pas punir le délinquant, on oublie systématiquement les victimes.
01:53On oublie le fait qu'elles se sentent démunies quand les vraies peines, quand les vraies sanctions ne tombent pas.
01:59Et pourtant, ça fait partie du processus aussi de reconstruction des victimes, que l'auteur soit réellement sanctionné.
02:04Et on oublie aussi complètement la prise en compte des difficultés psychologiques pour se remettre des agressions.
02:10Alors même que pendant ce temps-là, vous parliez de Vendant le Vieil, on a un trafiquant d'êtres humains qui se plaint
02:17parce qu'on allume la lumière la nuit pour vérifier s'il est bien dans sa cellule, s'il n'y a pas un projet d'évasion en cours.
02:22Donc le prisme, il doit vraiment changer. C'est au niveau de la victime qu'il faut l'inscrire
02:27et au niveau de notre capacité à la fois à punir et puis à travailler sur le côté préventif.
02:32Sous-titrage Société Radio-Canada
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