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  • il y a 5 mois

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00:00On pensait le calme revenu, mais on a eu à nouveau très peur hier soir à Aurillac,
00:07trois jours après les émeutes urbaines en marge d'un festival de théâtre de rue.
00:12Cette réplique, cette nuit, réplique rapidement contenue par le gros dispositif sécuritaire sur place,
00:18mais reprise qui pose question plusieurs dizaines d'hommes cagoulés sans son prix au CRS.
00:25Bonjour Jean-Christophe Couvi.
00:26Jean-Christophe Couvi, en direct donc sur Europe 1, secrétaire du syndicat national Unité Police qu'on va accueillir tout de suite.
00:35Bonjour.
00:36Vous êtes avec nous, bonjour Jean-Christophe Couvi.
00:39J'imagine que ce second épisode à Aurillac, même s'il est plus léger, ne vous étonne pas vu le contexte en France.
00:47Non, ça ne m'étonne pas.
00:48Et en fait, on voit bien qu'aujourd'hui, quand vous mettez tout bout à bout,
00:51il y a en ce moment des apôtres du désordre qui viennent de l'FI, qui lancent des diatribes sur les policiers.
00:58La dernière en date, c'est Ali Diora qui dit que la police tue souvent les mêmes,
01:03elle tue par choix, racisme et nostalgie coloniale.
01:06Alors vous voyez, c'est tous ces petits artefacts qu'on voit politiquement qui sont lancés,
01:10qui font monter un petit peu la mayonnaise.
01:12Là, il y a Aurillac qui cristallise un petit peu, pareil, l'attention,
01:16parce qu'encore une fois, on a un festival qui est plutôt festif,
01:21même si chaque année, il y a des petits débordements, mais ça reste vraiment très léger.
01:25Et puis d'un seul coup, on sent qu'il y a 200 à 300 black blocs qui viennent,
01:30qui sont là pour mettre la pagaille et qui veulent se faire du flic, entre guillemets.
01:35Voilà, on en est là.
01:36Donc on voit que petit à petit, la tension monte.
01:39Il y a 15 jours, par exemple, on n'entendait pas trop parler du 10 septembre.
01:42Et aujourd'hui, on entend parler.
01:44Alors ça y est, ça monte, on fait monter la mayonnaise.
01:46Justement, Jean-Christophe Couvi, cette journée du 10 septembre approche à grands pas.
01:51Jean-Luc Mélenchon, on le disait en préambule, appelle à un blocage, à une grève générale.
01:56Louis Alliot évoquait ce matin une stratégie de bordélisation.
02:00Est-ce que vous le rejoignez, Jean-Christophe Couvi ?
02:04Alors c'est toujours compliqué, si vous voulez, parce qu'en fait, c'est quelque chose qui est très gazeux.
02:08C'est-à-dire que c'est une tendance qui est partie des réseaux sociaux.
02:14La dernière fois qu'il y a eu ça, c'était les Gilets jaunes, on s'en souvient tous.
02:17Les Gilets jaunes, effectivement, c'était plus ou moins spontané.
02:20Ça a duré un an et demi quand même.
02:21Donc en fait, encore une fois, il n'y a qu'un jour, on n'en parlait plus.
02:24Et là, on voit que ça y est, il y a des signaux faibles, tout est en train de monter.
02:28On ne sait pas trop d'où ça vient.
02:30Et c'est difficile, si vous voulez, de prévoir quelque chose quand c'est que sur des réseaux sociaux.
02:33En fait, ce n'est pas structuré.
02:35Un syndicat, par exemple, qui annonce des grèves, c'est structuré.
02:37Il va y avoir des assemblées générales, il n'y aura pas de débordement, etc.
02:41Là, en fait, il y a aussi des manipulations qui pourraient venir d'autres pays étrangers.
02:46Parce qu'en fait, il y a des fermes de trolls, vous voyez ce que je veux dire,
02:49où on peut déstablir une société dans un monde démocratique.
02:51Voilà, effectivement.
02:52Et on comprend tous de qui vous parlez.
02:54Alors, nous évoquions le risque insurrectionnel, Jean-Christophe Couvier,
02:59en prévoyant et en parlant de cette journée du 10 septembre prochain.
03:04L'insurrection, pardon de vous le dire, Jean-Christophe Couvier,
03:06avec ce qui se passe à Aurillac, on y est déjà ?
03:09Pardon ? On y est déjà ?
03:11Alors oui, heureusement, ce n'est pas dans toute la France.
03:14C'est purement, pour l'instant, centralisé dans un endroit.
03:16Non, mais attendez, on a vécu un été extrêmement compliqué.
03:19Qui aurait dit, il y a quelques années, qu'à Limoges, il y aurait des émeutes urbaines ?
03:23Enfin, voilà, je ne veux pas faire d'abus de langage.
03:26Non, mais c'est le fantasme de l'ultra-gauche,
03:30qui veut essayer de faire le grand soir en fédérant les anarchistes,
03:34avec, j'allais dire, les racailles de certains quartiers.
03:38Et donc, en fait, ils veulent effectivement tout bordéliser.
03:41Maintenant, il faut faire attention.
03:42Encore une fois, ce sont deux écosystèmes complètement différents,
03:45qui ne se connaissent pas forcément,
03:47et qui n'ont aucun intérêt à travailler l'un l'autre.
03:49Mais on voit très bien, effectivement, que l'ultra-gauche veut faire monter la sauce.
03:53Et encore une fois, on a des hommes et des femmes, des pères de famille,
03:55qui sont policiers, gendarmes, etc.,
03:57qui seront en première ligne pour justement garantir à tous les citoyens français
04:01de vivre dans la tranquillité et dans le respect de la loi.
04:04Donc, insurrection, non.
04:05Aller manifester ces endroits, oui.
04:08Vous pouvez, encore une fois, quand c'est bien encadré,
04:10mais là, si c'est pour aller attaquer des préfectures,
04:12libérer des prisonniers,
04:14et mettre des incendies partout,
04:16et mettre la France à feu et à sang,
04:18non.
04:19Là, forcément, la police et la gendarmerie sont toujours là, en rempart.
04:23Vous faites, effectivement, référence à Richie Thibault,
04:27cet ex-collaborateur,
04:29donc, d'une députée de la France Insoumise,
04:32qui, donc, a relayé sur les réseaux sociaux
04:35des appels à envahir les préfectures,
04:37et il a même invité le préfet de police de Paris
04:39à, je cite, se barricader.
04:41J'aimerais, quand même, Jean-Christophe Couvie,
04:43vous faire réagir,
04:44parce que, cette semaine,
04:46il s'est passé un incident,
04:48et le mot est faible, dans le Rhône.
04:50Un animateur en service civique au CRUS,
04:53donc, on parle des universités,
04:54a été condamné à un an de prison avec sursis.
04:57Il avait menacé la préfète du Rhône.
05:00Il a été condamné, donc, pour l'avoir menacé de la...
05:03Pardon, les mots sont très durs.
05:05Pour l'avoir menacé de la violer
05:06et de l'égorger comme un mouton.
05:08Je referme les guillemets.
05:09Un an de prison ferme, Jean-Christophe Couvie.
05:11Un an de prison ferme.
05:12Il n'y a pas quelque chose qui cloche, là,
05:14quand on entend ça ?
05:16Alors, déjà, il faut...
05:17J'espère qu'il les fera réellement,
05:18un an de prison,
05:19parce que, vous savez qu'en France,
05:21c'est un des seuls pays
05:22où, quand on vous est condamné
05:23à de la prison ferme,
05:24on vous aménage derrière une peine
05:25pour que vous soyez chez vous
05:26à jouer à la PlayStation.
05:28C'est comme ça.
05:29Nous, on demande vraiment
05:30des prisons fermes.
05:33Maintenant, effectivement,
05:34on n'est jamais...
05:35J'allais dire, un an,
05:36c'est jamais assez.
05:38Il n'y a pas eu forcément
05:39de passage à l'acte.
05:40Donc, à un moment donné,
05:40est-ce que cette personne,
05:41et ce n'est pas à moi de le dire,
05:42c'est plutôt au magistrat,
05:44est-ce que cette personne,
05:45c'est un primo délinquant,
05:46est-ce qu'il a déjà été...
05:49Voilà, il a déjà...
05:50Bien sûr.
05:50Ça, effectivement,
05:51ce sera à étudier.
05:53C'est pris en charge,
05:55j'allais dire,
05:55par la magistrature.
05:56Moi, je ne reviens pas là-dessus.
05:57Maintenant, pour moi,
05:58effectivement,
05:58c'est jamais assez,
05:59parce qu'en fait,
06:00si ces personnes-là
06:01ne vont pas réellement en prison,
06:03ça ne sert à rien.
06:03Ils ne comprennent pas la sanction.
06:05La sanction,
06:05elle a aussi un but
06:06de compréhension,
06:08de...
06:08On a enfreint les règles,
06:10et en France,
06:10on ne fait pas ce que l'on veut.
06:11On est obéi à la loi.
06:12Jean-Christophe Couville,
06:13restez avec nous.
06:14Je vous inviterai à répondre
06:16à cette visite de Bruno Retailleau,
06:19qui se termine d'ailleurs aujourd'hui
06:20aux Antilles.
06:22Le ministre de l'Intérieur
06:23achève un séjour
06:25consacré à la lutte
06:26contre le narcotrafic.
06:27Il parle d'un tsunami blanc
06:29de cocaïne.
06:30Là-bas,
06:30les mots sont forts.
06:32Bruno Retailleau a indiqué hier
06:33que des moyens supplémentaires
06:35de lutte
06:35allaient être déployés.
06:37Et c'est donc une explication
06:38de Jean-Baptiste Marty.
06:40Oui,
06:40un véritable arsenal.
06:41Commencé par les gendarmes mobiles
06:43déployés sur place.
06:44Un nombre qui va doubler,
06:45passant de 120 à 240.
06:47Une nouvelle brigade nautique
06:49doit également avoir le jour
06:50à Saint-Pierre.
06:51Saint-Pierre,
06:51un lieu stratégique
06:52qui donne sur la mer des Caraïbes.
06:54Point de passage
06:55ou transit.
06:55De nombreux stupéfiants.
06:57Enfin,
06:57un contrôle renforcé
06:58aussi dans les aéroports.
07:00Deux scanners millimétriques
07:01doivent être installés
07:02dans l'aéroport
07:03de Fort-de-France.
07:03Plus de contrôles donc,
07:05mais aussi plus d'investigations
07:07puisque Bruno Retailleux
07:08souhaite élargir
07:09les services spécialisés.
07:11Voilà.
07:11Ce serait aussi
07:12un renfort significatif
07:13notamment
07:14pour la filière
07:16d'investigation
07:16de l'OFAST
07:17de 26 personnes
07:20et un tiers
07:22sera destiné
07:23à la Martinique.
07:24La Martinique,
07:25troisième département
07:26le plus touché
07:26par les homicides en France.
07:28Près de 23 morts
07:29violentes
07:29depuis le début
07:30de l'année.
07:31C'était 29 en 2024
07:32juste derrière la Guadeloupe
07:34avec 33 homicides.
07:35Des violences
07:36qui ont explosé
07:37ces dernières années
07:37notamment en raison
07:38de la circulation
07:39de plus en plus importante
07:41des armes
07:42sur fond de narcotrafic.
07:43Voilà pour les explications
07:44de Jean-Baptiste Marty.
07:46Jean-Christophe Couvry
07:47vous êtes toujours avec nous.
07:49Les Antilles
07:49et on va entendre
07:51dans un instant
07:52le procureur général
07:54de Bastère
07:54Éric Morel
07:55car les Antilles
07:57sont devenues
07:57une véritable plaque tournante
07:59de la drogue
07:59et ces annonces
08:00donc de Bruno Retailleau
08:02ont été
08:02plutôt bien accueillies
08:05par ce procureur
08:06Éric Morel.
08:07On l'écoute.
08:07Ça va dans le bon sens.
08:08Plus de policiers,
08:09plus de moyens
08:10logistiques.
08:13La Guadeloupe
08:13a besoin
08:14d'un drone maritime.
08:15La Guadeloupe
08:15a besoin de radars
08:16notamment dans le canal
08:17des Saintes.
08:18La Guadeloupe
08:19a besoin aussi
08:19de moyens nautiques
08:21pour intercepter
08:21les acteurs
08:23très rapides
08:23qui viennent
08:24depuis la Dominique
08:25pour amener
08:25la drogue,
08:26les armes
08:26et les prostituées.
08:29Mais si on met plus
08:30de gendarmes,
08:31de douaniers
08:31et de policiers
08:32sur le terrain,
08:33à un moment ou l'autre
08:33il faudra aussi
08:34se poser la question
08:34d'avoir plus de juges
08:35et de procureurs
08:36pour traiter les dossiers.
08:37Voilà.
08:37Éric Morel,
08:38procureur général
08:39de Bastère
08:40en Guadeloupe
08:41nous dit tout
08:41dans ce sonore
08:43de Jean-Baptiste Marti.
08:44Jean-Christophe Couvi,
08:45plus de moyens policiers
08:47c'est très bien
08:48mais si la justice
08:49n'a pas de moyens
08:50à quoi ça sert ?
08:52Il faut penser
08:53toute la chaîne pénale
08:54en fait.
08:55Effectivement
08:55on peut rajouter
08:55des policiers.
08:56D'ailleurs on le demande
08:57depuis notre syndical
08:58le demande depuis très longtemps
08:59à alerter aussi le ministre
09:01et même récemment
09:02tiens vous savez quoi
09:03j'ai même saisi
09:04Christine Kelly
09:04qui était en Guadeloupe
09:05pour lui faire état
09:06justement de
09:07j'allais dire
09:09de l'état
09:10de ce qui se passe
09:12aujourd'hui
09:12en Martinique et Guadeloupe.
09:13Effectivement
09:13c'est un tsunami blanc
09:14nos collègues
09:15crient au secours
09:15et souvent vous savez
09:16quand vous êtes
09:17au fin fond des Caraïbes
09:18on n'entend pas trop
09:19vos cris au secours
09:21à Paris.
09:22Et donc nous
09:22on fait le relais
09:23de tout ça.
09:24Et en fait
09:24effectivement
09:24il faut des officiers
09:25de police judiciaire
09:26mais ça veut dire
09:26vous allez les prendre
09:27j'allais dire
09:28sur l'état
09:29de l'Hexagone
09:31pour les envoyer là-bas
09:32en renfort
09:33est-ce qu'ils vont être
09:33pérennisés ?
09:34Est-ce qu'ils vont juste
09:35être là pendant
09:36quelques temps ?
09:36Tout ça ça va être aussi
09:37des questions à affiner après
09:38et comment on fait ?
09:40Nous il nous manque
09:402000 OPJ en France
09:41sur le territoire national.
09:44Donc en fait
09:44voilà
09:44c'est j'allais dire
09:46Merci Jean-Christophe Couvy
09:47Oui
09:47Voilà
09:48il ne faut pas les laisser tomber
09:50nos collègues là-bas
09:50ils ont vraiment besoin
09:51et les narcos
09:52font une grosse offensive.
09:54Et cela fera partie
09:55en tout cas
09:55des axes de discussion
09:56puisque Bruno Retailleau
09:58achève aujourd'hui
09:59sa visite aux Antilles.
10:01Merci beaucoup
10:01Jean-Christophe Couvy
10:03je rappelle que vous êtes
10:04secrétaire national
10:05du syndicat
10:07Unité Police.
10:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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