00:00Écoutez, encore une fois, déjà, le constat malheureux, c'est que ce festival est un échec, un total échec, et que ce que l'on peut constater est un éternel recommencement.
00:12On a pour la triste habitude aujourd'hui, lorsque vous avez des manifestations de salariés, on a ces backblocks, ces groupuscules ultra-gauches qui arrivent à pénétrer malgré toute la sécurité qui est mise en place,
00:26et qui finalement est là pour foutre le chaos, donner un message politique dont un parti aujourd'hui d'extrême-gauche appelle, ne fait qu'attiser, notamment la haine anti-police, la police bashing.
00:40Donc voilà, aujourd'hui, on a des renforts qui sont bien présents, la sécurité est là, on a les effectifs, mais on a affaire à cette mouvance qui est là pour mettre un climat insurrectionnel.
00:50Je précise que huit policiers ont été blessés en marge de ce festival, lors de ces débordements. Dans quel état sont-ils aujourd'hui ?
01:01Écoutez, ils tiennent, mais jusqu'à quand ? Je vais vous dire, la vraie question qu'il faut se poser, parce que nos collègues, depuis 2015, ça fait dix ans, sont surexposés, ils sont épuisés,
01:11mais ils tiennent parce qu'ils sont là pour protéger. La police, elle est là pour protéger la population, protéger les institutions.
01:18Mais regardez, on a eu une parenthèse enchantée avec les Jeux olympiques. Pourquoi ? Parce qu'on a mis les moyens humains.
01:23Et ce qui nous manque aujourd'hui, c'est clairement ça. Il faut absolument que l'État nous donne les effectifs humains pour pouvoir lutter contre ce type de fléau.
01:34Aujourd'hui, on est en guerre contre le narcotrafic, mais quand on mène une guerre, il faut l'inarmer.
01:38Je vous rappelle aussi qu'Alliance Police Nationale a été la seule organisation majoritaire à intervenir, à manifester devant l'Assemblée Nationale
01:46en présence du ministre de l'Intérieur le 4 février dernier, parce qu'aujourd'hui, on a un gel de recrutement au niveau de la police nationale.
01:55En 2026, que va-t-être ce budget ? Donc déjà, donnons-nous les moyens humains pour pouvoir encadrer les festivités,
02:02pour pouvoir encadrer toutes les manifestations qui sont prévues dans le droit constitutionnel,
02:06et ensuite que les politiques prennent, une bonne fois pour toutes, des actes, des actes concrets,
02:11parce que c'est toujours un éternel recommencement.
02:13On a un État réactionnaire et non pas un État décisionnaire.
02:16Donc les policiers, aujourd'hui, je vous le dis, ils tiennent le bout, mais la colère commence quand même à monter,
02:22parce qu'on sait qu'on va aller au casse-fite, excusez-moi l'expression,
02:25on sent que là, cette tension qu'il y a au Rillac, c'est peut-être un peu le prémice des prémices d'une tension qui va arriver à la rentrée sociale.
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