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Les Vraies Voix avec Matthieu Hocque, Philippe Bouriachi et Samuel Botton

Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##LES_VRAIES_VOIX-2025-08-21##

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News
Transcription
00:00:00Les Vraies Voix Sud Radio, 17h-19h, Jean-Marie Bordry.
00:00:05Mais oui, c'est toujours l'été, on est ravis de vous accompagner ce soir sur Sud Radio.
00:00:09Bon jeudi, belle journée, nous sommes le 21 août, certains ont pris froid, vous venez de l'entendre, c'est normal,
00:00:14ils utilisent un peu trop la clim par moments, ça arrive.
00:00:17Les trois Vraies Voix du jour qui sont avec nous débattront de l'actualité.
00:00:22Je vous les présente tout de suite, nous sommes avec Samuel Botton, bonsoir.
00:00:26Bonsoir.
00:00:26Comment ça va ?
00:00:27Ça va et vous ?
00:00:27Écoutez, ça va très bien, toujours quand je vous vois, je suis content que vous reveniez.
00:00:30Avec grand plaisir et puis en plus, très beau plateau.
00:00:33Très beau plateau ?
00:00:34Oui.
00:00:34Vous dites ça pour qui ?
00:00:35Pour mes deux confrères du soir.
00:00:37Très bien, je vous laisse de côté pour des raisons évidentes.
00:00:39Évidentes.
00:00:40Mais je suis à peu près sûr que la confrontation sera au rendez-vous.
00:00:43Écoutez, on va voir qui vous préférez, en tout cas, c'est deux styles différents, deux physiques différents aussi,
00:00:48vous aurez du mal à les confondre, mais ce sera intéressant.
00:00:51Je rappelle quand même Samuel Botton que vous êtes expert en communication chez Step Conseil.
00:00:54Il y a en face de vous, il y a notamment Philippe Bourriaki que vous reconnaissez.
00:00:59Bonsoir Philippe.
00:01:00Bonsoir.
00:01:00Avec un petit clin d'œil.
00:01:01Il vous a fait un clin d'œil, vous qui l'entendez, maintenant vous le saurez.
00:01:04Il est conseiller municipal d'Orly, conseiller régional en Ile-de-France et co-porte-parole de l'écologie au centre.
00:01:12Et puis on est avec Mathieu Ock également.
00:01:13Bonsoir Mathieu.
00:01:14Bonsoir Jean-Marie.
00:01:15Je t'ai tellement l'habitude de vous dire bonjour d'habitude, parce qu'on a eu l'habitude de se voir dans les matinales du week-end.
00:01:20Là vous venez le soir, vous avez raison, c'est l'été en même temps.
00:01:22Vous êtes secrétaire général du Think Tank le millénaire, Think Tank plutôt classé à droite.
00:01:27Exactement.
00:01:28On est d'accord.
00:01:29Vous allez être rejoint par un invité, même quelqu'un qui est chez lui, c'est presque lui qui nous invite d'ailleurs.
00:01:36C'est Christophe au 0826 300 300, notre vraie voix du soir.
00:01:40Christophe, bonsoir.
00:01:41Bonsoir, bonsoir à toute l'équipe.
00:01:43D'où vous êtes mon cher Christophe en ce moment ?
00:01:47Sur le Val-d'Oise.
00:01:48Sur le Val-d'Oise, bah écoutez ça tombe très bien.
00:01:51Parce que justement on est ravi d'en parler.
00:01:53Vous êtes par ailleurs ancien gendarme.
00:01:57Vous allez notamment revenir sur notre premier grand débat.
00:02:01Un député, le député insoumis Aurélien Taché a dit la police tue, je le cite, la police tue partout.
00:02:08Dans le Val-d'Oise et aussi dans les Deux-Sèvres où j'ai grandi.
00:02:13Ce député a tenu ses propos.
00:02:15Ses propos ont choqué beaucoup d'hommes politiques, mais pas seulement.
00:02:19Ils ont choqué aussi le préfet du Val-d'Oise qui a porté plainte contre lui.
00:02:24Il sera ce soir avec nous dans les vraies voix.
00:02:26Il aurait pu être ce soir avec nous dans les vraies voix à 17h30.
00:02:29On en débattra quoi qu'il en soit tout à l'heure.
00:02:32On va aussi revenir sur un autre débat.
00:02:34Ça concerne l'information de l'après-midi.
00:02:36L'information de l'après-midi c'est quoi ?
00:02:38C'est l'accord de libre-échange, ou plutôt l'accord commercial entre l'Europe et les Etats-Unis.
00:02:44On sait de combien seront taxés les produits pharmaceutiques et les automobiles.
00:02:4915% c'est le chiffre.
00:02:51On va se poser la question, est-ce que c'est une bonne nouvelle ?
00:02:54Voilà entre autres pour les actualités.
00:02:56Mais avant ça mon cher Christophe, on va revenir aussi sur ce qui vous inquiète.
00:03:00Et ce qui vous inquiète, c'est l'insécurité dans les rues.
00:03:04Vous, l'ancien gendarme, vous dites que rien ne va.
00:03:09Non, rien ne va.
00:03:10C'est constaté par tous les citoyens.
00:03:12Aujourd'hui on ne peut pas prendre des transports en commun sans trembler.
00:03:15On ne peut pas rentrer à 2h du matin, surtout quand on est une femme seule chez elle en marchant dans la rue.
00:03:21Bien évidemment, tout ça ce sont des constatations quotidiennes.
00:03:24Donc rien ne va plus.
00:03:26On donne des coups de couteau pour un vol de portable.
00:03:28Et il y a des points de vie qu'on ne peut pas démonter.
00:03:33Et puis voilà, c'est une insécurité constante.
00:03:36De toute façon, tous les gens qui viennent de nos provinces ou de l'étranger,
00:03:38qui prennent le métro à Paris, ont des commentaires très durs.
00:03:42Ils se disent mais où sommes-nous ?
00:03:44Où sommes-nous ?
00:03:46Où sommes-nous ?
00:03:47Alors, qu'est-ce qui a pu changer ?
00:03:49Vous, vous étiez gendarme jusqu'à il y a combien de temps ?
00:03:51Vous avez pris votre retraite quand même ?
00:03:53Alors, j'ai fait une première carrière en gendarmerie, je me suis challengé dans le privé,
00:03:58donc je suis parti à 21 ans de service, mais j'ai immédiatement signé en réserve opérationnelle.
00:04:02Donc je suis toujours gendarme aujourd'hui, je me considère toujours comme gendarme aujourd'hui.
00:04:07Donc j'en parle à la fois comme citoyen, je fais bien la part des choses, et comme gendarme.
00:04:11Alors, comme gendarme, si vous voulez, la constatation, elle est facile,
00:04:16puisque dans toutes les missions encore aujourd'hui exercées dans le Val-d'Oise, en particulier,
00:04:22ce sont des constatations terribles.
00:04:24C'est-à-dire que toutes les villes de banlieues parisiennes,
00:04:29par quelques exceptions, sur des villes considérées comme Barnier,
00:04:33comme je cite le Valois, Neuilly, et encore,
00:04:36sont gangrénées par cette délinquance du quotidien,
00:04:40qui sont des jeunes entre 12, 13 ans, jusqu'à 18, 19, et puis même...
00:04:47Et qui ne vous écoutent pas quand vous leur dites, quand vous arrivez, par exemple,
00:04:49tiens, je ne sais pas, donnez-moi une anecdote.
00:04:52Une anecdote, c'est facile, il y a des zones dites de non-lieu, mais...
00:04:56D'un endroit, vous voulez dire ?
00:04:57D'un endroit, et nous, on y va quand même, mais...
00:05:02Et ça se passe comment, alors, pour vous ?
00:05:05Eh bien, il y a deux choses, c'est soit on passe et on considère que c'est de la provocation,
00:05:10soit on va au contact, et là, ça peut bien se passer, mal se passer.
00:05:14Si on va au contact et que ça se passe mal, c'est comme si on regagnait une partie de terrain.
00:05:19Sauf que dès que vous repartez, il est reperdu, c'est ça ?
00:05:22Sauf que dès que vous repartez, il est reperdu.
00:05:25Il est reperdu, mais non, à partir du moment où, comme on dit dans le langage gendarmique ou policier,
00:05:30de montrer du bleu, quelquefois, ça a saigné au moins pour un temps.
00:05:32Donc, si sur une semaine, vous sécurisez une zone, un endroit, d'une banlieue quelconque,
00:05:40en général, ça calme le jeu, mais ça peut durer entre un mois, six mois,
00:05:46et après, oui, ça revient, c'est comme les points de deal.
00:05:48Qu'est-ce que vous répondez, Philippe Bourriacchi ?
00:05:52Vous êtes vous-même élu à Orly, il doit y avoir des quartiers compliqués par endroits.
00:05:55Comment ça se passe ?
00:05:57Ça se passe pas trop bien si on délaisse et qu'on laisse le terrain à ceux qui sont les ennemis de la République,
00:06:05qui sont les ennemis de l'intérieur, qui sont les ennemis de notre ville, de nos cités, de nos quartiers, de nos campagnes.
00:06:09Mais je crois qu'il faut quand même regarder quelque chose d'un autre aspect.
00:06:16Alors, moi, j'ai l'air d'un vieux con en disant ça, en disant, à mon époque, il y avait une autorité parentale.
00:06:22C'est-à-dire que si tu bougeais une oreille, tu te faisais fracasser.
00:06:25Je ne dis pas que c'est la solution.
00:06:26Non, c'est interdit en plus aujourd'hui.
00:06:27Oui, mais attendez.
00:06:28Ça aide.
00:06:29C'est interdit.
00:06:31Vous savez, les grands penseurs d'olto, etc., quand vous vous êtes emmerdés du matin au soir dans votre quartier,
00:06:37si vous savez que les grands frères vont vous tirer les oreilles et votre mère va vous en mettre une couche,
00:06:41et au final, au commissariat, vous allez reprendre une autre branlée, ça va en dissuader déjà 95%.
00:06:45Alors, je ne dis pas que c'est la solution.
00:06:47Mais le constat aujourd'hui, c'est que quand il y avait une autorité parentale, il y avait moins de problèmes.
00:06:52Aujourd'hui, il n'y a plus d'autorité parentale.
00:06:55Il y a des problèmes à foison et ça commence à partir de 10, 11, 12 ans.
00:06:57Donc, il y a peut-être une cause à effet, et à un moment donné, il faut se poser des bonnes questions.
00:07:02Quand tu peux mettre juste une baffe à ton môme et se retrouver derrière les barreaux,
00:07:05tu laisses ton môme se débrouiller, et après, on vient de te voir.
00:07:07On se dit, mais monsieur, vous êtes responsable de votre enfant, vous finissez aussi derrière les barreaux.
00:07:10C'est quoi la solution pour les parents ?
00:07:11On va repréciser aussi les termes.
00:07:13C'est vrai, je peux comprendre qu'on débattre de tout.
00:07:15Après, on est sur Sud Radio, on peut débattre de tout.
00:07:17Juste, le but n'a jamais été que, quoi qu'on ait fait,
00:07:20quand on va au commissariat, je cite votre mot,
00:07:22on prenne une branlée, comme vous l'avez dit, par exemple.
00:07:24Et ça, d'ailleurs, c'est interdit.
00:07:26Tu te faisais tirer les oreilles par les gendarmes ou les policiers,
00:07:29tu venais te plaindre chez toi,
00:07:30ton frère, il te mettait la même, tu plaignais ta mère,
00:07:32je prenais la même. Ah non, mais sérieusement,
00:07:33moi j'avais la peur du bleu, parce que je me dis, je vais me faire fracasser par le temps.
00:07:36Philippe, c'est toujours ça.
00:07:36C'est-à-dire, aujourd'hui, l'autorité parentale,
00:07:39je rejoins sur beaucoup de choses que vous avez dites,
00:07:40vous avez un constat en tant qu'élu,
00:07:42il n'y a aucun souci, vous avez raison sur certains points.
00:07:44Sur la question de l'autorité parentale,
00:07:45elle n'a pas disparu comme ça du jour au lendemain.
00:07:47Et après, sur notre auditeur en particulier,
00:07:50je pense que vous mélangez beaucoup de débats,
00:07:52j'ai entendu très peu de chiffres,
00:07:53alors je vais vous en donner quelques-uns qui viennent
00:07:55de l'Assemblée nationale sur le comparatif
00:07:57des violences en France entre 2023 et 2024.
00:08:00Les chiffres sont en baisse,
00:08:01et même si vous voulez qu'on remonte plus loin aux années 80,
00:08:04la criminalité est moins élevée en France
00:08:05aujourd'hui que ce qu'elle était dans le passé.
00:08:07Il y a un travail qui est fait, il y a plus de caisses de résonance,
00:08:10il y a plus de débats, il y a des réseaux sociaux.
00:08:12C'est un vrai débat, mais justement,
00:08:13on va laisser Christophe répondre aussi, qu'on soit d'accord au peuple.
00:08:15Parce que Christophe, vous êtes toujours avec nous, on est d'accord.
00:08:18Vous allez répondre.
00:08:20Oui, je suis extrêmement surpris de ce que vous venez de dire,
00:08:22parce que pour avoir fait une première carrière,
00:08:24comme je vous le disais, et une seconde carrière,
00:08:26donc plutôt une carrière en province,
00:08:29et ensuite une carrière en réserve opérationnelle
00:08:31sur l'île de France,
00:08:32ce n'est pas du tout ce qu'on constate sur le terrain,
00:08:34c'est-à-dire que c'est de pire en pire.
00:08:36Donc je suis assez étonné de ce que...
00:08:38Ça c'est un point, c'est la mexicanisation de la violence
00:08:41qui s'est intégrée chez les jeunes
00:08:42et qui commence à émerger.
00:08:44Mais c'est un point totalement différent de ce que je viens de vous dire.
00:08:46C'est-à-dire que la criminalité soit en baisse, c'est une chose.
00:08:49Que la violence s'exprime différemment
00:08:50à certains égards,
00:08:52chez la jeunesse ou même chez la criminalité de haut niveau.
00:08:55On a déjà eu ce débat sur Sud Radio,
00:08:56les caïds d'aujourd'hui ne sont pas les mêmes que ceux qu'hier,
00:08:58et ça je pense que vous pouvez en témoigner.
00:09:00Mais il faut vraiment faire la part des choses
00:09:02et prendre le bon point de vue sur chaque question.
00:09:04On ne peut pas tout mettre dans un sac et dire
00:09:05voilà, c'est comme ça, ça s'est empiré.
00:09:07Ce n'est pas forcément vrai.
00:09:09Bon, on a le droit de ne pas être d'accord,
00:09:12et ça, il faut bien le reconnaître, on a de la chance d'en parler
00:09:15depuis le studio sans caricature. Mathieu ?
00:09:17Moi, il y a un indicateur qui est en augmentation
00:09:20depuis les années 90, et ça rejoint tout à fait
00:09:22ce qu'a dit Christophe,
00:09:24c'est la statistique de coups et blessures volontaires.
00:09:27La statistique de coups et blessures volontaires,
00:09:28ce sont les agressions physiques
00:09:30qui sont faites sur les personnes.
00:09:32Depuis le milieu des années 90,
00:09:34cette statistique-là a augmenté
00:09:35de quasiment 400%.
00:09:37Donc, les agressions aux personnes,
00:09:40c'est ce qu'il y a de plus haut,
00:09:42on va dire, dans l'échelle des violences dites quotidiennes.
00:09:45On se dit, normalement,
00:09:46quand on a une augmentation aussi importante
00:09:48de l'insécurité,
00:09:50les peines, notamment les peines de prison,
00:09:52puisque c'est de ça dont il s'agit
00:09:53lorsqu'il y a une agression physique en règle générale,
00:09:56les peines de prison auraient dû suivre
00:09:58cette tendance statistique.
00:09:59Or, qu'est-ce qu'il s'est passé
00:10:00depuis plus de 30 ans ?
00:10:04Les peines de prison ont augmenté de 30%.
00:10:06Donc, ça veut dire quoi ?
00:10:07Ça veut dire qu'on a une augmentation
00:10:09de la violence dans la société,
00:10:10contrairement à ce que vous venez de dire,
00:10:11en tout cas sur les violences faites aux personnes.
00:10:13Et pour autant,
00:10:14les peines de prison ont suivi
00:10:15dix fois moins vite
00:10:16l'augmentation de la violence.
00:10:18Que s'est-il donc passé ?
00:10:19On a installé, de fait,
00:10:20une culture d'impunité.
00:10:22Or, le problématique,
00:10:23c'est que la culture d'impunité
00:10:24crée de la récidive.
00:10:26Et c'est pour cela, aujourd'hui,
00:10:27que vous avez des jeunes
00:10:28qui s'adonnent à...
00:10:29des jeunes ou des moins jeunes, d'ailleurs,
00:10:31qui s'adonnent à de la violence
00:10:32sur les personnes.
00:10:33Mais également, aussi,
00:10:34moi, ce que je veux entendre
00:10:35de ce que dit Christophe,
00:10:36c'est toutes les incivilités.
00:10:38Tout ce qui vous pourrit la vie
00:10:39au quotidien,
00:10:40ça fait partie aussi
00:10:40de la délinquance,
00:10:42de l'insécurité.
00:10:43C'est des gens
00:10:44qui mettent les pieds
00:10:45sur les sièges
00:10:45dans les transports en commun.
00:10:46C'est des gens
00:10:47qui crachent dans la rue.
00:10:48C'est des gens
00:10:48qui stationnent
00:10:49et qui mettent la musique forte,
00:10:51etc.
00:10:51Tout ça...
00:10:52Justement question, d'ailleurs.
00:10:53Ça crée un climat d'insécurité,
00:10:54également, aussi.
00:10:55En tout cas,
00:10:55et un climat hostile.
00:10:56Christophe,
00:10:57ce genre de petites incivilités
00:10:58qui sont, on est d'accord,
00:10:59sans commune mesure
00:11:00avec la gravité
00:11:01des autres actes
00:11:02où on a cité.
00:11:02Qu'est-ce que vous faites,
00:11:03vous, gendarmes,
00:11:03quand vous voyez ça,
00:11:04par exemple ?
00:11:05Est-ce que vous dites,
00:11:06je ne sais pas,
00:11:07retire tes pieds de la table,
00:11:09arrête de cracher
00:11:09ou autre chose ?
00:11:10Ou est-ce que vous avez
00:11:10d'autres priorités ?
00:11:11Je pourrais le comprendre.
00:11:13Non, mais bien évidemment
00:11:14qu'au cours de nos services,
00:11:16si on ne fait pas
00:11:18cette petite incivilité,
00:11:19on réagit.
00:11:20Si on baissait les yeux
00:11:21et qu'on passait à côté,
00:11:22ce ne serait pas normal.
00:11:23Bien sûr, on est là
00:11:24pour traiter d'autres choses
00:11:25plus graves.
00:11:25Mais ça commence comme ça.
00:11:26C'est ça.
00:11:27Ça commence comme ça.
00:11:27C'est-à-dire le gamin
00:11:29qui a 12-14 ans,
00:11:30qui a l'abandon de sa famille,
00:11:31dont les parents
00:11:32ont complètement démissionné,
00:11:34et qui un jour,
00:11:34pour voler le portable
00:11:35de votre fils
00:11:36ou de votre fille
00:11:37qui sort dans la ville
00:11:39ou qui veut sortir
00:11:40aller boire un verre
00:11:41avec ses copains,
00:11:42se prendra un coup de couteau
00:11:43pour son portable.
00:11:45Voilà comment ça se termine,
00:11:46cette petite incivilité.
00:11:47Même si ce n'est pas le même
00:11:48qui a donné le coup de couteau
00:11:49à la fin
00:11:49que celui qui a commencé
00:11:51les petites incivilités,
00:11:52mais je vois ce que vous voulez dire.
00:11:53Restez avec nous, Christophe.
00:11:54On est très contents
00:11:55de vous avoir avec nous
00:11:57sur Sud Radio.
00:11:57au 0826 300 300.
00:12:00À suivre,
00:12:01je le rappelle,
00:12:03les trois mots dans l'actu,
00:12:04ce sera avec Magide Desimates.
00:12:05Et puis pensez
00:12:06à notre question du jour.
00:12:07La police tue partout.
00:12:08C'est ce qu'a dit
00:12:08le député Aurélien Taché.
00:12:10Est-ce que ça vous choque
00:12:10ces propos ?
00:12:12Votez sur Twitter,
00:12:13appelez-nous 0826 300 300.
00:12:15À tout de suite.
00:12:16Il est 17h20,
00:12:17précisément sur Sud Radio
00:12:19avec vos trois vraies voix.
00:12:20Samuel Botton
00:12:21qui est avec nous,
00:12:22Mathieu Hock
00:12:23et Philippe Bourriacchi.
00:12:25Tout de suite,
00:12:25les trois mots dans l'actu.
00:12:26Les vraies voix Sud Radio.
00:12:29Avec Magide Desimates,
00:12:30bonsoir.
00:12:30Bonsoir Jean-Marie,
00:12:31bonsoir tout le monde.
00:12:32Trois mots qui sont donc
00:12:33éboulement,
00:12:34narcotrafic
00:12:35et quand même pour
00:12:35s'en remonter le moral
00:12:36à la fin de tout ça,
00:12:37chocolat.
00:12:38Eh oui,
00:12:39éboulement car un homme
00:12:40et une femme âgée
00:12:40d'une vingtaine d'années
00:12:41sont morts hier soir
00:12:42dans une voiture heurtée
00:12:43par un bloc
00:12:44croche près de Chamonix.
00:12:46Lutte contre le trafic de drogue.
00:12:47Bruno Retailleau est attendu
00:12:49aujourd'hui en Martinique
00:12:50et en Guadeloupe.
00:12:51Et enfin,
00:12:52il est 19h.
00:12:52Pour certains,
00:12:53c'est encore l'heure du goûter.
00:12:54Paul Vinel nous parlera
00:12:55de chocolat
00:12:56à consommer avec modération
00:12:57à cause justement
00:12:58de présence de métaux lourds.
00:13:00Dites-moi,
00:13:00vous étiez 19h,
00:13:01vous êtes prêts
00:13:01c'est de finir ou quoi ?
00:13:02C'est vraiment
00:13:03mon cher Magide.
00:13:04C'est vrai,
00:13:04c'est vrai.
00:13:08Mais malheureusement,
00:13:09on vient quand même
00:13:09à cette actualité
00:13:10aussi dramatique
00:13:11que spectaculaire.
00:13:12Ça s'est passé
00:13:12en Haute-Savoie.
00:13:13C'était hier,
00:13:14hier soir précisément,
00:13:15un bloc de roche
00:13:16qui se détache
00:13:17de sa paroi
00:13:18et qui tombe
00:13:19sur une voiture
00:13:20à bord de laquelle
00:13:21se trouvaient
00:13:21quatre vacanciers.
00:13:23Eh oui,
00:13:23ce bloc de roche
00:13:24a provoqué la mort
00:13:25de deux jeunes
00:13:26d'une vingtaine d'années.
00:13:27Un fils et sa petite amie
00:13:28ont été tués.
00:13:29Le conducteur
00:13:30et sa passagère,
00:13:30tous deux âgés de 54 ans
00:13:32ont été blessés
00:13:33et hospitalisés
00:13:33à Annecy et Salonche.
00:13:35La famille venait
00:13:36de visiter le parc animanier
00:13:37de Merlet
00:13:38et était originaire
00:13:39de la Somme.
00:13:4036 sapeurs-pompiers
00:13:41et une vingtaine
00:13:42de policiers
00:13:43ont sécurisé la zone.
00:13:44La circulation
00:13:45a été fortement perturbée
00:13:46mais l'ARN 205,
00:13:49du coup la route,
00:13:49reste partiellement fermée
00:13:50pour une dizaine de jours
00:13:51le temps
00:13:52des opérations
00:13:52de sécurisation.
00:13:54La ministre
00:13:54Aurore Berger
00:13:55s'est rendue sur place.
00:13:56On l'écoute
00:13:57au micro
00:13:57de nos confrères
00:13:58de BFM TV.
00:13:59J'étais en déplacement
00:14:00en Haute-Savoie,
00:14:01ça me paraissait
00:14:01évidemment indispensable
00:14:02de venir ici
00:14:04pour saluer
00:14:05les femmes
00:14:05et les hommes
00:14:05qui ont été engagés
00:14:07hier après-midi
00:14:08et jusque tard
00:14:08hier soir
00:14:09pour venir porter
00:14:10assistantes
00:14:11et secours
00:14:12malheureusement
00:14:13à des hommes
00:14:13et des femmes
00:14:14qui ont été
00:14:14en urgence vitale.
00:14:16Nous avons eu affaire
00:14:17à deux décès,
00:14:18notamment le décès
00:14:18d'ailleurs
00:14:19d'un sapeur-pompier
00:14:20qui est un sapeur-pompier
00:14:21volontaire
00:14:22d'un autre département.
00:14:23Je tiens évidemment
00:14:24à adresser
00:14:24mes sincères condoléances
00:14:26à sa famille.
00:14:28C'est un accident
00:14:29spectaculaire
00:14:29qui en rappelle
00:14:30un autre
00:14:31qui aurait pu se produire
00:14:32il y a plusieurs mois.
00:14:33C'était arrivé
00:14:33dans une route
00:14:34de Savoie,
00:14:34cette fois-ci
00:14:35un gros éboulement
00:14:35qui l'avait paralysé
00:14:36pendant plusieurs jours.
00:14:38Sauf qu'à cette époque-là,
00:14:39par chance,
00:14:40il n'y avait pas eu de victime.
00:14:41Là, c'est une malchance
00:14:41épouvantable.
00:14:42Et oui.
00:14:43Selon des experts,
00:14:44la combinaison récente
00:14:45de canicules
00:14:46et de pluies
00:14:47pourrait expliquer
00:14:47cet éboulement.
00:14:48Le parquet de Bonneville
00:14:49a ouvert une enquête
00:14:50pour déterminer
00:14:51les causes exactes
00:14:52de l'accident.
00:14:52Évidemment.
00:14:53Deuxième mot,
00:14:54pas beaucoup plus joyeux d'ailleurs,
00:14:55même si ça se passe
00:14:56à l'autre bout
00:14:57de la planète,
00:14:58c'est le mot
00:14:58narcotrafic.
00:14:59Bruno Retailleau
00:15:00en mission aux Antilles.
00:15:02Eh oui.
00:15:03Le ministre de l'Intérieur
00:15:04se rend cette semaine
00:15:05en Martinique
00:15:05et en Guadeloupe
00:15:06pour trois jours
00:15:07centré sur la lutte
00:15:08contre le narcotrafic
00:15:09et la sécurité.
00:15:10Au programme,
00:15:11aujourd'hui,
00:15:12il débute à Fort-de-France
00:15:13par une réunion
00:15:13sur les trafics illicites
00:15:14et une opération
00:15:15de surveillance maritime.
00:15:17Vendredi,
00:15:17il signera
00:15:18avec la collectivité
00:15:20territoriale de Martinique
00:15:21l'installation
00:15:22de deux scanners
00:15:22à l'aéroport
00:15:23pour renforcer
00:15:24la détection
00:15:24des stupéfiants
00:15:25et enfin samedi,
00:15:28il ira du côté
00:15:29de la Guadeloupe,
00:15:29il participera
00:15:30à un contrôle
00:15:31à 100% à l'aéroport
00:15:32et rencontrera
00:15:32les autorités locales
00:15:34pour faire le point
00:15:34sur une criminalité
00:15:35jugée hors norme.
00:15:36En dehors de la norme,
00:15:37en tout cas,
00:15:38de l'Hexagone,
00:15:39c'est-à-dire de la métropole
00:15:40où effectivement,
00:15:41on a des phénomènes
00:15:42qui parfois prennent
00:15:42une ampleur tout à fait
00:15:44démesurée
00:15:44dans les deux départements.
00:15:45C'est clair.
00:15:46À ce sujet,
00:15:47justement,
00:15:48les chiffres sont alarmants.
00:15:4933 homicides en 2024
00:15:50en Guadeloupe,
00:15:5129 en Martinique,
00:15:52ce qui place les Antilles
00:15:53parmi les territoires
00:15:54les plus touchés de France.
00:15:56Des chiffres tout aussi
00:15:57absurdes en narcotrafic
00:15:58sur ces îles,
00:15:59plus de la moitié
00:16:00des 54 tonnes de cocaïne
00:16:02saisies en France
00:16:03en 2023
00:16:03proviennent de Martinique.
00:16:05Effectivement,
00:16:06ce qui peut s'expliquer
00:16:06aussi pour des raisons
00:16:07géographiques,
00:16:08c'est-à-dire que la production
00:16:08de cocaïne
00:16:09est plus proche des Antilles
00:16:11que du reste de l'Hexagone.
00:16:13On termine enfin
00:16:14par une friandise,
00:16:16mais une vraie pour le coup,
00:16:17avec le troisième mot du jour,
00:16:19le mot chocolat.
00:16:20Une enquête
00:16:20de l'UFC Que Choisir
00:16:22dénonce,
00:16:23même là,
00:16:23vous ne remontez pas le moral,
00:16:24en fait.
00:16:26Tenez-vous bien,
00:16:27je voulais parler de gourmandise.
00:16:28Je recommence.
00:16:29Une enquête
00:16:30de Que Choisir
00:16:31dénonce
00:16:31la présence
00:16:33d'une substance nocive
00:16:34dans le chocolat.
00:16:35C'est bien triste.
00:16:36C'est frustrant surtout.
00:16:37C'est clair.
00:16:38Et oui, Jean-Marie,
00:16:39il s'agit d'un métal lourd,
00:16:40le 4 mi-hommes.
00:16:42Bonsoir, Paul Vinette.
00:16:43Bonsoir, Majid.
00:16:43Bonsoir à tous.
00:16:44Il serait particulièrement présent
00:16:46dans le chocolat bio
00:16:47et cela inquiète
00:16:48les experts de santé publique.
00:16:50Je mange
00:16:50la tablette Bonka
00:16:51et je sens quelque chose
00:16:53qui n'est pas du chocolat.
00:16:55Et c'est une nouvelle substance
00:16:56dont il faut se méfier,
00:16:56bien évidemment.
00:16:57Que Choisir dévoile aujourd'hui
00:16:58une enquête
00:16:59sur un élément
00:16:59qui s'inscrit
00:17:00parmi les métaux lourds.
00:17:01Il est nommé le cadmium,
00:17:02comme vous l'avez dit,
00:17:02et il serait particulièrement présent
00:17:04dans le chocolat,
00:17:04surtout si celui-ci est bio,
00:17:06en cause,
00:17:06la provenance
00:17:07de certaines fèves
00:17:08de cacao bio
00:17:08récoltées en Amérique latine
00:17:09ou dans certaines zones
00:17:10de production,
00:17:11les sols naturellement riches
00:17:12en cadmium.
00:17:13Une tare pour ce produit
00:17:14dégustée en moyenne
00:17:15à raison de 6,4 kg par an
00:17:17et par habitant en France.
00:17:18Alors si cette substance
00:17:19inquiète autant les experts,
00:17:21c'est parce qu'elle est suspectée
00:17:22de jouer un rôle
00:17:22dans l'accroissement majeur
00:17:23et préoccupant
00:17:24de l'incidence
00:17:24du cancer du pancréas.
00:17:26Le gouvernement travaille
00:17:27sur un texte
00:17:28pour limiter le taux
00:17:28de cadmium dans les sols,
00:17:3020 mg par kg
00:17:31contre 90 aujourd'hui.
00:17:32L'exécutif veut aller vite
00:17:34et espère mettre en application
00:17:35le décret
00:17:35avant la fin de l'année.
00:17:36Vous êtes vraiment
00:17:37deux escrocs tous les deux.
00:17:38Vous m'avez vendu le goûter
00:17:39pendant 19h.
00:17:40Vous savez quoi ?
00:17:42Je vais manger du chocolat
00:17:42puisque même le bio,
00:17:43ce n'est pas possible
00:17:44que j'en mangeais
00:17:44à l'acétamide.
00:17:45Par exemple,
00:17:46ça sera bien fait pour vous.
00:17:47C'est quand même terrible,
00:17:48on ne peut plus rien manger
00:17:49sans qu'on nous dise
00:17:49qu'il y a une cochonnerie dedans.
00:17:51Samuel Bouton.
00:17:51Je n'ai pas pu venir
00:17:52et encore moins
00:17:52sur le chocolat bio.
00:17:53Du coup,
00:17:54j'ai une question pour Paul.
00:17:55Est-ce que le chocolat blanc
00:17:55est concerné ?
00:17:56Parce que ce n'est pas vraiment
00:17:57du chocolat.
00:17:58Je n'ai pas vraiment la réponse.
00:17:59Il se contente de le manger.
00:18:01Lui,
00:18:01sinon ce n'est pas un expert
00:18:02non plus.
00:18:03C'est meilleur
00:18:03mais moins sympa.
00:18:04C'est plus gras,
00:18:05c'est plus sucré.
00:18:06C'est trop gros,
00:18:07celui qui n'est pas toxique,
00:18:08il est trop gras.
00:18:08C'est ça que vous me dites ?
00:18:09Ils veulent tous
00:18:11me mettre au régime.
00:18:11Sur les normes du bio,
00:18:12finalement,
00:18:13on n'y arrive pas.
00:18:13C'est-à-dire,
00:18:14si j'ai bien compris,
00:18:15du chocolat bio,
00:18:16métaux lourd,
00:18:17ça doit nous interroger.
00:18:19Je crois qu'on a eu
00:18:19un PLE qui a été retoqué
00:18:20il n'y a pas longtemps
00:18:21sur la question d'agriculture.
00:18:23Je crois que le cacao
00:18:24ou les noisettes
00:18:25étaient concernés
00:18:26à ce moment-là.
00:18:27On a encore un vrai travail
00:18:28à faire de ce point de vue-là
00:18:29et l'agriculture
00:18:30n'est pas sortie de l'auberge.
00:18:31Écoutez,
00:18:32très bien,
00:18:32mais moi j'en mangerai quand même.
00:18:34C'est tout.
00:18:34Qu'est-ce que je veux que je vous dise ?
00:18:35Vous la croquez ou pas
00:18:36de la tablette ?
00:18:37Je la croque,
00:18:38mais je la dévore.
00:18:40Du coup,
00:18:40bio,
00:18:42c'est un complot
00:18:42contre les écolos.
00:18:43Il ne faut pas
00:18:44trop d'alternative.
00:18:46Vous savez quoi ?
00:18:47Pas de psychose quand même.
00:18:48C'est une enquête
00:18:49du FC que choisir.
00:18:50Si vous voulez peser
00:18:51le vrai du faux,
00:18:53vous faire une idée,
00:18:54d'abord,
00:18:55lisez le magazine.
00:18:56C'est un magazine
00:18:56qui est passionnant
00:18:57avec toujours
00:18:57d'excellentes enquêtes.
00:18:59Et puis ensuite,
00:18:59je ne sais pas,
00:19:00aller voir un chocolatier
00:19:01quand même.
00:19:01Avec un peu de chance,
00:19:02on s'en sortira bien,
00:19:03Mathieu.
00:19:03Et il vous expliquera
00:19:04que ce n'est pas si grave
00:19:05que ça, finalement.
00:19:06Espérons.
00:19:06Ça doit être ça,
00:19:07parce que franchement,
00:19:08depuis le temps qu'on en mange,
00:19:09je n'ai pas vu
00:19:10l'entrée d'épinémie.
00:19:11C'est du chocolat de l'Amérique du Sud.
00:19:11On ne parle pas du chocolat d'Afrique.
00:19:13Bien sûr.
00:19:20On va parler aussi
00:19:21de l'actualité
00:19:21qui, elle, nous plombe le moral.
00:19:23Ce sont les polémiques
00:19:24habituelles en France,
00:19:25de plus en plus habituelles.
00:19:26On va parler des propos
00:19:27de ce député Aurélien Taché,
00:19:29député insoumis.
00:19:30Je le cite.
00:19:31La police tue partout.
00:19:33Est-ce que ces propos vous choquent ?
00:19:34Vous votez sur Twitter,
00:19:35vous nous appelez
00:19:350826 300 300
00:19:37on en débat
00:19:37dans un instant.
00:19:39Et je le répète,
00:19:39tout le monde,
00:19:40quoi qu'il arrive,
00:19:41à la parole sur Sud Radio,
00:19:43même si on s'engole,
00:19:44même si on n'est pas d'accord,
00:19:45prenez la parole,
00:19:46que vous soyez policier,
00:19:47que vous habitiez
00:19:48ou que vous habitiez d'ailleurs,
00:19:49quoi que vous pensiez.
00:19:50On va en débattre.
00:19:51A tout de suite.
00:19:52Sud Radio.
00:19:53Sud Radio.
00:19:54Parlons vrai.
00:19:54Parlons vrai.
00:19:55Sud Radio.
00:19:56Parlons vrai.
00:19:56Là, vous entendez ?
00:19:59Et comme c'est la rentrée
00:20:00et le roi Merlin,
00:20:01hop, papier, crayon,
00:20:03vous êtes prêts
00:20:03à démarrer du bon pied.
00:20:05Et maintenant, là,
00:20:06quand j'ai dit
00:20:06que jusqu'au 9 septembre,
00:20:07vous pouvez profiter
00:20:08de plein de bons plans
00:20:09pour tout ranger
00:20:10dans la maison,
00:20:11là, forcément,
00:20:12vous notez,
00:20:13commencez par ranger.
00:20:15Ah, c'est trop bête,
00:20:16j'aurais dû y penser.
00:20:17Le roi Merlin.
00:20:18On peut tout construire ensemble,
00:20:19même l'avenir.
00:20:20Voir produits concernés
00:20:21sur le roi Merlin.fr.
00:20:22Ikea.
00:20:23Alors, cette nuit avec lui,
00:20:25raconte.
00:20:25Oh, c'était incroyable.
00:20:27Il est vraiment parfait.
00:20:28Et niveau prix ?
00:20:29Pas cher du tout.
00:20:31Il est temps de bien dormir.
00:20:33Jusqu'au 30 septembre,
00:20:34profitez d'au moins 15%
00:20:35sur tous les cadres
00:20:36de l'IMALM.
00:20:36Hors tiroir,
00:20:37avec la carte gratuite
00:20:38Ikea Family.
00:20:39Rendez-vous en magasin
00:20:40ou sur Ikea.fr.
00:20:42Sud Radio Monaco.
00:20:4497.9.
00:20:45Sud Radio.
00:20:46Les Vraies Voix Sud Radio.
00:20:4917h19.
00:20:50Jean-Marie Bordry.
00:20:51Vous êtes bien sur Sud Radio
00:20:53et on est ravis
00:20:54que nous rejoignez
00:20:54si c'est le cas.
00:20:55Il est 17h31.
00:20:57C'est Les Vraies Voix
00:20:58avec vos trois Vraies Voix du jour.
00:20:59Samuel Bauton,
00:21:00Mathieu Hocq
00:21:01et Philippe Bourriacchi.
00:21:02On est aussi avec Christophe
00:21:03La Vraie Voix du soir
00:21:04qui est ancien gendarme
00:21:06et réserviste
00:21:07au 0826 300 300.
00:21:10On revient sur les propos
00:21:16du député insoumis
00:21:17du Val-d'Oise
00:21:18Aurélien Taché.
00:21:19Je le cite.
00:21:20La police tue.
00:21:21C'était sur Twitter.
00:21:22La police tue partout.
00:21:24Fin de citation.
00:21:25Ces propos vous choquent-ils ?
00:21:27Vous votez sur Twitter.
00:21:28Vous nous appelez 0826 300 300.
00:21:30On est là pour en débattre.
00:21:32Sachez qu'Aurélien Taché
00:21:33était notre invité.
00:21:34D'ailleurs,
00:21:34il avait accepté l'invitation
00:21:35pour venir justifier ses propos.
00:21:37Il les maintient,
00:21:38il faut le savoir,
00:21:39et que finalement,
00:21:40en apprenant le nom
00:21:40de notre roi chroniqueur
00:21:42autour de la table,
00:21:43il a fini par annuler
00:21:43son intervention
00:21:45au tout début de l'émission,
00:21:46ce qui est particulièrement
00:21:47courageux de sa part.
00:21:48Alors, je ne sais pas
00:21:48de qui il avait le plus peur.
00:21:50J'ai peut-être une petite idée,
00:21:51j'en sais rien,
00:21:51ce n'est pas grave.
00:21:52Ce que je veux,
00:21:53c'est que malgré tout,
00:21:53on en débatte,
00:21:54qu'on parle aussi de ce débat.
00:21:56Le rapport entre certains élus
00:21:58et pas seulement d'ailleurs.
00:21:58Beaucoup de Français
00:21:59avec leur force de l'ordre,
00:22:01qu'ils soient gendarmes
00:22:02ou policiers.
00:22:03Vous avez aussi besoin
00:22:03d'un petit peu de contexte,
00:22:06quoi qu'il arrive,
00:22:06pour que vous puissiez comprendre
00:22:07d'où viennent ces propos.
00:22:09Donc, je le redis,
00:22:10il a tweeté Aurélien Taché,
00:22:12je le cite,
00:22:12la police tue partout
00:22:13dans le Val-d'Oise
00:22:15où je suis élu,
00:22:16comme dans les Deux-Sèvres
00:22:16où j'ai grandi.
00:22:18Il évoquait aussi,
00:22:19je cite,
00:22:20Gabriel et sa famille,
00:22:21ceux qui se battent
00:22:21pour sa mémoire.
00:22:22C'est un message
00:22:22qui fait suite
00:22:23à l'organisation
00:22:24d'une marche blanche.
00:22:25Ça aura lieu le 19 septembre prochain
00:22:27à Auger,
00:22:28c'est dans les Deux-Sèvres.
00:22:29Une manifestation organisée
00:22:30à la suite de la mort
00:22:31en mai dernier
00:22:32d'un homme de 33 ans
00:22:33tué par un gendarme
00:22:34qui s'était senti menacé
00:22:35lorsqu'il intervenait
00:22:36pour un tapage nocturne.
00:22:39D'abord,
00:22:39je voudrais qu'on donne
00:22:40la parole à Christophe.
00:22:41On va parvenir
00:22:42sur l'annulation
00:22:43d'Orient Taché,
00:22:43ça ne sert à rien.
00:22:44Ce n'est pas grave.
00:22:45En revanche, Christophe,
00:22:46le gendarme que vous êtes,
00:22:47j'ai besoin que vous nous disiez
00:22:49comment vous réagissez
00:22:51à de tels propos
00:22:52et comment vous réagissez
00:22:53aussi au fait
00:22:54que le préfet du Val-d'Oise
00:22:55ait pu porter plainte
00:22:56contre le député
00:22:57pour ses propos.
00:22:59Écoutez, déjà,
00:23:00mettre en cause la police
00:23:00en un qualifiant de sueur
00:23:01n'est pas un propos
00:23:02à la tort
00:23:02de la responsabilité
00:23:03d'un député
00:23:04où ça se fait acter.
00:23:06En plus, le contexte,
00:23:07on le connaît,
00:23:07il est extrêmement compliqué
00:23:08sur le terrain
00:23:09et je pense que ça,
00:23:10ça n'a pas lieu d'être.
00:23:13Après,
00:23:14le fait porte plainte,
00:23:14oui,
00:23:15c'est son rôle.
00:23:17Aurélien Taché
00:23:18a mentionné le Val-d'Oise,
00:23:19il est député du Val-d'Oise.
00:23:21Écoutez,
00:23:22il fait son job.
00:23:23Il tient son rôle.
00:23:25Il tient son rôle.
00:23:26Qu'est-ce que ça fait
00:23:26aux gendarmes
00:23:27que vous êtes d'entendre
00:23:28que les pouvoirs publics
00:23:29réagissent comme ça ?
00:23:29C'est une décision
00:23:30qui a été critiquée
00:23:31aussi par un certain nombre
00:23:32d'observateurs
00:23:33ou d'hommes politiques,
00:23:34le fait que le préfet
00:23:35s'engage ainsi ?
00:23:36Pas du tout.
00:23:37Je pense qu'il est
00:23:38dans son rôle complet.
00:23:39Je veux dire,
00:23:39non, au contraire.
00:23:41Face à une déclaration,
00:23:43une communication sur risque
00:23:44qui est diffamatoire
00:23:45et injurieuse
00:23:46envers les policiers
00:23:46du Val-d'Oise...
00:23:48Il parle de gendarmes,
00:23:49en fait, d'ailleurs,
00:23:49puisque l'histoire
00:23:50implique des gendarmes.
00:23:51Mais bon,
00:23:51c'est générique.
00:23:52Oui, mais on dit
00:23:53polygénérique,
00:23:53effectivement.
00:23:54Quand on dit
00:23:55les forces de l'ordre,
00:23:56on dit les autorités
00:23:58régaliennes de l'État.
00:23:59Vous l'avez pris pour vous,
00:24:00quoi, voilà.
00:24:00Oui, bien sûr.
00:24:01C'est gendarmerie nationale,
00:24:02police nationale,
00:24:03police municipale
00:24:03et tous les groupes affiliés
00:24:05comme GPSR
00:24:06pour le métro,
00:24:07la société.
00:24:08Comment vous le vivez ?
00:24:10Parce que c'est des accusations
00:24:11qui sont régulières,
00:24:13qu'elles viennent de lui
00:24:14ou qu'elles viennent d'autres.
00:24:15Je pense que
00:24:17ce qui est terrible,
00:24:20c'est qu'encore une fois,
00:24:21ça met de l'huile sur le feu.
00:24:23Je vais me répéter,
00:24:24le contexte est extrêmement
00:24:25déficit sur le terrain.
00:24:27Quand les gens disent
00:24:28mais on a envie de la sécurité,
00:24:31que fait la police,
00:24:31que font les gendarmes ?
00:24:33Ce n'est pas le propos,
00:24:35en fait.
00:24:36Croyez-moi,
00:24:36les gendarmes et les policiers
00:24:37sont sur le terrain jour et nuit.
00:24:39Ils risquent leur vie
00:24:39pour assurer de la sécurité
00:24:40aux concitoyens.
00:24:42C'est d'ailleurs
00:24:42un droit primordial
00:24:44du citoyen français
00:24:45d'avoir le droit
00:24:45à une sécurité,
00:24:46ce qui ne l'est pas.
00:24:48On en l'est fait
00:24:49puisque la réponse pénale,
00:24:51elle, n'est pas là.
00:24:52Et la réponse pénale,
00:24:54on l'aurait
00:24:54avec une application stricte
00:24:55de ce qui est prévu
00:24:56au code de procédure pénale
00:24:57et en code pénal,
00:24:59mais les points prévus
00:25:00ne sont pas appliqués.
00:25:03Mathieu Hocq ?
00:25:04Oui, alors sur les propos,
00:25:05je suis d'accord
00:25:05avec ce qui vient d'être dit.
00:25:06Sur les propos d'Aurélien Taché,
00:25:08moi j'aimerais faire
00:25:08trois observations.
00:25:09La première,
00:25:10je trouve que ce sont
00:25:11des propos qui sont stupides
00:25:12d'un responsable politique
00:25:14parce que,
00:25:15et c'est toujours la même chose
00:25:16avec les élus LFI,
00:25:17ils se disent anti-système,
00:25:19mais en fait,
00:25:19ils se cachent derrière le système
00:25:20lorsqu'ils ont des problèmes
00:25:21et ils sont bien contents
00:25:22d'avoir des policiers
00:25:23pour sécuriser
00:25:24leurs déplacements
00:25:25de la même façon
00:25:26qu'ils se cachent derrière
00:25:26leur immunité parlementaire
00:25:28pour parfois
00:25:29proposer des discours
00:25:31qui sont à la limite
00:25:32de la légalité.
00:25:33Donc ça,
00:25:34c'est mon premier point.
00:25:34Le deuxième point,
00:25:35je trouve,
00:25:36c'est que c'est complètement
00:25:36minoritaire.
00:25:37Il suffit de regarder
00:25:38les enquêtes,
00:25:39le baromètre Sevipof
00:25:40pour Sciences Po,
00:25:41c'est un baromètre
00:25:42qui est semestriel
00:25:45et qui donne en fait,
00:25:46en gros,
00:25:47qui dit,
00:25:47la position la police tue.
00:25:49Qui dit,
00:25:49en fait,
00:25:50les Français ont confiance
00:25:50en la police.
00:25:51Environ 80%
00:25:53dans le baromètre,
00:25:53c'est assez stable,
00:25:54des Français ont confiance
00:25:56en la police.
00:25:57Ce qui veut dire
00:25:57qu'un Français sur 5,
00:25:58si je fais la soustraction,
00:25:59n'a pas confiance
00:26:00en la police.
00:26:01Oui, exactement.
00:26:01Mais après,
00:26:026 Français sur 10
00:26:03n'ont pas confiance
00:26:04en la justice.
00:26:04Donc c'est aussi ça
00:26:05le sujet.
00:26:06Quand on se regarde,
00:26:07on se désole,
00:26:07quand on se compare.
00:26:08Exactement.
00:26:08Ensuite,
00:26:09après,
00:26:09et la troisième observation,
00:26:11c'est que c'est même
00:26:12dangereux pour les policiers
00:26:13parce que ça participe
00:26:13à alimenter une culture
00:26:15de haine anti-flics
00:26:17et il faut regarder
00:26:18notamment les chiffres
00:26:18du ministère de l'Intérieur
00:26:19sur les refus d'obtempérer
00:26:20qui est véritablement
00:26:21un bras d'honneur
00:26:22qu'on fait aux forces de l'ordre.
00:26:2427 000 refus d'obtempérer
00:26:25par an,
00:26:26c'est en augmentation
00:26:27de plus de 50%
00:26:27depuis 10 ans
00:26:28et surtout,
00:26:29sur 20% des cas
00:26:31de refus d'obtempérer,
00:26:31la vie du policier
00:26:33est en jeu.
00:26:33Or,
00:26:34comme il y a un climat
00:26:35anti-flics,
00:26:36comme il y a une non-protection
00:26:37des policiers
00:26:38lorsqu'ils interviennent,
00:26:39dans 1% des refus
00:26:41d'obtempérer,
00:26:41le policier utilise son âme.
00:26:421% versus 20%.
00:26:44Ce genre de discours
00:26:45aujourd'hui
00:26:46alimente
00:26:46une véritable haine anti-flics
00:26:48qui je trouve
00:26:48est délétère pour le pays.
00:26:49Mais au-delà de ça,
00:26:50j'aimerais faire préciser
00:26:51avant de donner la parole
00:26:52à nos autres vrais voix,
00:26:53à Christophe,
00:26:53ou en tout cas lui demander
00:26:54son sentiment.
00:26:55Ces refus d'obtempérer
00:26:56qui prennent des proportions
00:26:59énormes,
00:26:59vous l'expliquez-vous
00:27:00par la peur des forces
00:27:02de l'ordre de certains
00:27:02ou au contraire
00:27:03par l'absence de peur
00:27:04des forces de l'ordre ?
00:27:06Non,
00:27:06je pense que
00:27:07c'est l'absence
00:27:08de peur des forces de l'ordre
00:27:10mais surtout l'absence,
00:27:11encore une fois,
00:27:12je vais réutiliser le mot,
00:27:13de la réponse pénale.
00:27:15On sait très bien
00:27:15que de toute manière
00:27:16les peines seront pas
00:27:17à la hauteur des faits.
00:27:18On va foncer
00:27:19sur des gendarmes,
00:27:20on va foncer sur des policiers,
00:27:21on va les blesser,
00:27:22on va les tuer.
00:27:23Mais de toute façon,
00:27:24derrière,
00:27:24on sait très bien
00:27:25que les peines seront minoreuses.
00:27:28Samuel Boton.
00:27:29Alors,
00:27:30on partit seulement d'accord
00:27:32avec ce qui vient d'être dit
00:27:33par Mathieu
00:27:33et j'aimerais apporter
00:27:34un contrepoint
00:27:35à ce point de vue.
00:27:36Déjà pour débattre
00:27:37tranquillement d'ailleurs.
00:27:39Oui, tout à fait.
00:27:40Comment dire ?
00:27:41D'abord,
00:27:42il y a effectivement
00:27:43les propos d'Aurélien Taché
00:27:44et je pense
00:27:45qu'un député
00:27:46se doit d'être
00:27:47un peu plus à hauteur de vue
00:27:48sur ce type de problématique.
00:27:50Il n'y a pas de soucis.
00:27:50Sur la question d'LFI,
00:27:52ils sont partis en vacances
00:27:52du 15 juin au 15 août,
00:27:53ils sont de retour,
00:27:54donc ils se mettent en marche
00:27:55pour leur manifestation.
00:27:57Chacun fait sa déclaration polémique
00:27:58sur les piliers idéologiques
00:28:00de LFI
00:28:01pour sa conquête du pouvoir,
00:28:02donc on en est là très bien.
00:28:04Après,
00:28:04sur la question
00:28:05et sur la citation
00:28:06« la police tue »,
00:28:07que ce soit Aurélien Taché
00:28:09ou un autre
00:28:09qui le disent,
00:28:10on ne le dit pas
00:28:10de cette manière certes,
00:28:11mais est-ce qu'il a tort ?
00:28:12Non.
00:28:13C'est-à-dire ?
00:28:14La police a tué.
00:28:15La police a tué en France.
00:28:16Je pense à Naël,
00:28:17je pense à Adama et Traoré,
00:28:18je pense à Zia Débouna,
00:28:19je pense à plein de jeunes,
00:28:21plein de personnes
00:28:21qui sont mortes,
00:28:22attendez-fils,
00:28:23laissez-moi finir,
00:28:23vous allez échanger tous.
00:28:25Qui sont mortes
00:28:28avec le climat anti-flic,
00:28:29certes,
00:28:30d'une certaine partie
00:28:30de la population,
00:28:31mais qui est également alimenté
00:28:33par les forces de police
00:28:34elles-mêmes,
00:28:35par nombre de bavures
00:28:36qu'il y a pu avoir
00:28:36et aussi par ce lien
00:28:37qui, je considère
00:28:39d'une certaine manière,
00:28:40et c'est très dommage
00:28:41et ce n'est pas comme ça
00:28:42que ça aurait dû se finir,
00:28:43est brisé entre police
00:28:44et forces de l'ordre.
00:28:45Une fois qu'on a dit ça,
00:28:47la question c'est,
00:28:48il faut un peu déchiffre,
00:28:49où se positionne la France
00:28:50en termes de violences policières ?
00:28:52Aujourd'hui,
00:28:52à échelle européenne,
00:28:54on est le pire pays
00:28:54avec l'Irlande.
00:28:55Donc, à un moment,
00:28:56je veux bien
00:28:56qu'on parle de citoyens,
00:28:58de population,
00:28:59de responsabilisation,
00:29:00de civisme,
00:29:01mais forces de police
00:29:02et syndicats policiers
00:29:03en premier lieu
00:29:04doivent aussi à un moment
00:29:05se regarder dans un miroir,
00:29:07revoir leur méthode
00:29:08et à un moment,
00:29:09travailler aussi
00:29:10à la réconciliation
00:29:11entre ces deux parties.
00:29:12Donc, dire la police
00:29:12tue aujourd'hui,
00:29:13je suis désolé,
00:29:14ce n'est pas un mensonge.
00:29:14Après, sur la manière
00:29:15de le dire,
00:29:16sur la personne qui le dit
00:29:17et sur comment on porte ce débat,
00:29:18ça méritait beaucoup mieux.
00:29:19Alors, une précision
00:29:20avant de donner la parole à Philippe
00:29:21qui va vous répondre
00:29:22parce qu'en plus,
00:29:22il n'est pas du tout d'accord
00:29:23et de la redonner à Christophe.
00:29:24Aussi, quand vous dites
00:29:25la police est responsable
00:29:26de la mort de telle ou telle personne,
00:29:29il y a un certain nombre
00:29:30de jeunes qui sont morts
00:29:32que vous avez cités
00:29:33sur la mort desquels
00:29:35il y a encore
00:29:36une action judiciaire.
00:29:36Ce qui signifie que,
00:29:37pour le coup,
00:29:38les policiers qui sont visés
00:29:39quand c'est le cas
00:29:40sont toujours présumés.
00:29:41Bien sûr.
00:29:41Ça, c'est important
00:29:42de le préciser.
00:29:43Philippe Bruyacki.
00:29:45Pour Ziane et Bounia,
00:29:46je ne pense pas
00:29:47que c'est les policiers
00:29:47qui les ont aimés
00:29:48dans un transformateur.
00:29:49Je ne sais pas parler.
00:29:49Non, mais je veux faire
00:29:51l'avocat de ceux
00:29:52qu'on considère aujourd'hui
00:29:53comme des démons
00:29:54et le billet d'hier
00:29:55que j'ai présenté,
00:29:56je pense qu'il tombe à point.
00:29:58Je peux le rappeler,
00:29:59hier, vous avez salué
00:30:00ceux que vous appelez
00:30:01nos anges gardiens,
00:30:02les gendarmes, les policiers,
00:30:04mais aussi les pompiers
00:30:05et les autres.
00:30:05Tout à fait.
00:30:06Moi, j'ai une pensée
00:30:07pour toutes ces femmes
00:30:07et ces hommes
00:30:08qui se lèvent tous les matins,
00:30:10qui foirent leur vie familiale,
00:30:12qui ne voient pas
00:30:13leur gosse grandir
00:30:14et qui sortent
00:30:15sur des interventions,
00:30:17qui risquent leur vie,
00:30:18qui ont l'adrénaline
00:30:19qui monte à 400%
00:30:20et le jour où il y a un problème,
00:30:21ils sont lâchés par tout le monde,
00:30:22par tous les politiques
00:30:22qui n'ont...
00:30:23qui aucun prend
00:30:24ses responsabilités.
00:30:26La police,
00:30:26elle tue pas,
00:30:27elle sauve des vies.
00:30:28Les gendarmes ne tuent pas,
00:30:29ils sauvent des vies.
00:30:30Ils font en sorte
00:30:31que vous soyez pauvres,
00:30:32que vous soyez milliardaires,
00:30:34vous êtes égaux
00:30:35lorsqu'il faut venir
00:30:36vous donner la sécurité.
00:30:38Et ces députés de la République
00:30:39sont censés être
00:30:40les garants
00:30:40et les piliers de la République
00:30:41qui se comportent
00:30:42comme des racailles,
00:30:43qui insultent nos institutions,
00:30:45qui insultent ces femmes
00:30:46et ces hommes
00:30:46qui risquent leur vie.
00:30:47Pour nous,
00:30:47je tiens à le rappeler,
00:30:49ne sont pas dignes,
00:30:50on devrait leur retirer
00:30:51leur immunité parlementaire
00:30:52et qu'ils soient jugés.
00:30:53Elle ne devrait pas exister
00:30:53l'immunité parlementaire
00:30:54et lorsqu'on déraille
00:30:56et on dévie,
00:30:57on doit être sanctionné
00:30:57comme n'importe quel citoyen.
00:30:59Moi,
00:30:59je vais vous dire quelque chose.
00:31:00Lorsque vous avez
00:31:01la formation que vous avez,
00:31:02on peut discuter de la formation,
00:31:04j'ai aucun souci.
00:31:05Mais lorsque tous les jours
00:31:06vous faites cracher dessus,
00:31:07vous faites insulter,
00:31:08vous faites caillasser,
00:31:09que vous avez une situation
00:31:10de stress et d'analyse,
00:31:11lorsque vous arrivez
00:31:12sur une situation
00:31:12et que vous êtes 5
00:31:13et que vous avez comme cette nuit
00:31:14où il y a 300 jeunes
00:31:16qui ont attaqué
00:31:17nos anges gardiens,
00:31:19mais pas un seul,
00:31:20pas un seul d'entre vous
00:31:21de cette gauche-là
00:31:22que je maudis,
00:31:23mais réellement,
00:31:23je vomis,
00:31:24de me dire
00:31:24que j'ai pu faire partie
00:31:25de cette famille,
00:31:26j'en ai honte.
00:31:27Attendez,
00:31:27de toute la gauche
00:31:28parce qu'il n'y en a aucun
00:31:29de vous qui se lèvent
00:31:30en disant
00:31:31nos policiers ont été agressés,
00:31:32c'est scandaleux.
00:31:33Personne ne manifeste
00:31:34pour les soutenir.
00:31:35Personne n'est là.
00:31:36Et vous savez
00:31:36ce que vous êtes en train
00:31:37de faire la gauche ?
00:31:37Vous êtes en train de faire
00:31:38en sorte que le Rassemblement
00:31:39National est le seul
00:31:40aujourd'hui,
00:31:41entre guillemets,
00:31:42dans l'inconscient des gens,
00:31:44le protecteur de la police.
00:31:45Heureusement qu'il y a
00:31:46des gens bienveillants
00:31:47et y compris au centre
00:31:48et y compris Valérie Pécresse
00:31:49via le bouclier de sécurité
00:31:50où on soutient,
00:31:52nous, financièrement,
00:31:53les actions
00:31:54pour les policiers municipales,
00:31:55les caméras de vidéoprotection
00:31:56et les équipements du SDIS.
00:31:58On est attaqué par qui ?
00:31:59On est attaqué par LFI,
00:32:00on est attaqué par le Parti communiste
00:32:01pour arrêter de soutenir
00:32:02ces gens-là.
00:32:03Moi, je veux présenter
00:32:04au nom de la République française
00:32:05mes plus grandes excuses,
00:32:06les excuses de la nation
00:32:08pour ceux,
00:32:09ces racailles
00:32:10qui se comportent mal,
00:32:11qui vous insultent
00:32:11et qui vous mettent
00:32:12en porte-à-faux
00:32:13parce que demain,
00:32:14quand un minot va entendre
00:32:15« Ah, la police tuer partout ! »
00:32:16Il a qu'une envie,
00:32:17c'est de prendre un pavé
00:32:18et le jeter sur une bagnole de flic.
00:32:19Il y a deux jours,
00:32:20j'ai failli mourir en voiture.
00:32:22Je passais au feu vert,
00:32:23il y a un chauffard
00:32:24qui était en délit de fuite,
00:32:26qui est passé en trompe,
00:32:27voiture noire,
00:32:29pas éclairée,
00:32:30pas de feu ni rien.
00:32:31Si,
00:32:32si un véhicule de police
00:32:33ne s'était pas interposé
00:32:34entre lui et moi,
00:32:35je ne serai plus là.
00:32:36Donc non,
00:32:37la police ne tue pas,
00:32:38elle sauve des vies
00:32:39et des racailles
00:32:40qui vont bien se tenir
00:32:41et qui n'auront pas de problème
00:32:42avec les forces de l'ordre.
00:32:43Samuel.
00:32:44Vous avez beaucoup crié
00:32:45pour nous dire quelque chose
00:32:46qu'on savait déjà.
00:32:46Je ne peux pas vous parler
00:32:47avec le cœur.
00:32:47Bien sûr.
00:32:48Mais pour nous dire
00:32:49quelque chose qu'on savait déjà,
00:32:50la police est là
00:32:50pour remplir son rôle
00:32:51et effectivement
00:32:52pour protéger les citoyens.
00:32:53Non seulement elle est là
00:32:54pour le faire,
00:32:55qu'elle le fait.
00:32:56C'est ce qu'elle dit.
00:32:56Et elle le fait très bien
00:32:57et la police,
00:32:57je vous renvoie au mandat
00:32:58de François Hollande,
00:32:59certes dans la dureté
00:33:00et dans l'émotion,
00:33:01mais la police a été applaudie
00:33:02à ce moment-là.
00:33:03Les forces,
00:33:04nos services publics
00:33:05ont été applaudis
00:33:06pendant le Covid.
00:33:07Il y a encore une forme
00:33:08de ce lien qui est là.
00:33:09Quand vous me dites
00:33:10la gauche,
00:33:10elle n'a rien fait.
00:33:11Ce n'est pas vrai.
00:33:11J'ai déjà dit
00:33:12à maintes et maintes reprises
00:33:13sur ce plateau.
00:33:13S'emparer des questions
00:33:14de sécurité,
00:33:15monter au créneau
00:33:16pour soutenir les policiers,
00:33:17c'est ce qui a coûté cher
00:33:18à la gauche
00:33:18et de François Hollande
00:33:19et au mandat de Manuel Valls
00:33:21et derrière à Bernard Cazeneuve.
00:33:22Et c'est pour ça
00:33:23que le parti socialiste
00:33:29lui en a voulu
00:33:29et s'est déporté
00:33:31sur un électorat,
00:33:32sur un parti plus LFI.
00:33:34Mais aujourd'hui,
00:33:35de dire toute la gauche
00:33:35se désolidarise
00:33:36de la question de la police,
00:33:37ce n'est pas vrai.
00:33:38Si vous me parlez de LFI,
00:33:40LFI, c'est une frange extrême.
00:33:42Si vous me parlez du PC,
00:33:43c'est encore autre chose.
00:33:44C'est tout extrême.
00:33:45Mais désolidarisez-vous
00:33:45de ces gens-là.
00:33:46Vous n'avez rien à voir.
00:33:46Mais je n'ai pas me désolidarisé.
00:33:47Moi, je n'appartiens à personne.
00:33:48Je suis indépendant.
00:33:49Non, mais le parti socialiste
00:33:50est noble.
00:33:52Désolidarisez-vous
00:33:52de ces gens-là
00:33:53sont réalisés.
00:33:54Il y a juste à avoir
00:33:54de la hauteur de vue
00:33:55sur des problématiques,
00:33:57sur des questions de civisme
00:33:58et sur ce que doit représenter
00:33:59notre République française
00:34:00dans les yeux
00:34:01et dans l'esprit
00:34:02de nos concitoyens.
00:34:03Alors là,
00:34:03on a dévié sur la politique.
00:34:05Ça vient toujours vite.
00:34:06Ils le vivent comment,
00:34:07Christophe,
00:34:08vos collègues ?
00:34:11De cette déclaration ?
00:34:12Non, ce débat.
00:34:13Concrètement.
00:34:14Quelles forces politiques
00:34:15sont avec eux ?
00:34:16Quelles forces politiques
00:34:17les détestent ?
00:34:18Quels sont les Français ou pas ?
00:34:19Enfin...
00:34:20Alors, si on veut parler
00:34:21de forces politiques
00:34:22qui détestent la police,
00:34:23la gendarmerie,
00:34:23effectivement,
00:34:24on va tout de suite
00:34:25se pointer du doigt
00:34:26à LFI.
00:34:27Le parti communiste,
00:34:28non, je ne suis pas
00:34:29trop d'accord.
00:34:29Je pense que
00:34:30c'est un parti de gauche,
00:34:31mais il n'est pas
00:34:32anti-fliques du tout.
00:34:33Non, je pense que
00:34:34celui qu'on dit,
00:34:35c'est effectivement LFI.
00:34:37Maintenant,
00:34:38j'ai écouté les propos
00:34:39de votre invité
00:34:40qui a dit
00:34:40non, non,
00:34:41la police tue.
00:34:43Là, il y a des...
00:34:43Samuel Clément,
00:34:44il vous écoute.
00:34:44Il est là.
00:34:45Vous êtes là pour les choses.
00:34:46Oui, tant mieux, tant mieux.
00:34:47Mais c'est incroyable
00:34:48ce qu'il raconte
00:34:49parce que d'abord,
00:34:50il est au courant,
00:34:51il est juge d'instruction
00:34:52dans toutes les affaires
00:34:53dont il a cité.
00:34:54Dama Traoré,
00:34:55il sait ce qui s'est passé.
00:34:56Il sait qu'il y a eu
00:34:57l'abandon des poursuites
00:34:58et qu'il y a un non-lieu
00:34:59dans cette affaire
00:35:00et que les magistrats
00:35:01ne sont pas...
00:35:01Non, mais vous savez,
00:35:02je peux vous citer.
00:35:02Attendez, laissez le terminer.
00:35:03Laissez le terminer.
00:35:04Et qui pourtant sont coupables
00:35:05et ont des preuves.
00:35:06A commencer par un ministre.
00:35:07Laissez le terminer.
00:35:08Il connaît également
00:35:09ce qui s'est passé à Nanterre
00:35:11pour Naël.
00:35:12Il était sur les lieux.
00:35:13Vous avez des vidéos
00:35:14qui sont très claires
00:35:15sur le sujet.
00:35:15Il y a un enfant
00:35:16qui a été tué
00:35:17à bout portant.
00:35:17Attendez, attendez, attendez.
00:35:19Il sait que ce policier
00:35:22de toute façon
00:35:22sera jugé en 2026
00:35:24et que l'enquête
00:35:25est toujours en cours.
00:35:26C'est de n'importe quoi.
00:35:27Il se base sur quoi ?
00:35:28Il regarde la télé ?
00:35:28Sur des faits,
00:35:29des vidéos,
00:35:30des preuves, monsieur.
00:35:31Tout simplement.
00:35:32Il regarde la télé
00:35:32et on lui donne la soupe.
00:35:34Vous n'avez pas à faire...
00:35:35Et vous venez vous intervenir
00:35:36sur une émission de radio ?
00:35:37Attendez, une personne.
00:35:38Je sais de quoi je parle.
00:35:40Vous n'êtes pas dans les enquêtes.
00:35:42Vous ne pourrez pas vous permettre
00:35:43de dire de telles choses.
00:35:44Vous soyez surpris.
00:35:45Oui, bah écoutez,
00:35:46moi je ne sais rien
00:35:47que vous n'êtes
00:35:47ni plus d'instructions.
00:35:49Non, personne ne l'est.
00:35:50A priori, il n'y a pas de magistrat
00:35:51autour de la table.
00:35:52Mathieu, attendez.
00:35:52Moi, j'aimerais qu'on entende
00:35:53ce que dit Christophe
00:35:54et qui a raison
00:35:55et c'est de repartir du terrain.
00:35:57Il y a quelque chose
00:35:57que les forces de l'ordre
00:35:58ont la sensation
00:35:59depuis sur le terrain
00:36:00et c'est vrai.
00:36:01Notamment, vous avez cité
00:36:01depuis François Hollande.
00:36:03Depuis 2015,
00:36:04les forces de sécurité,
00:36:06police, gendarme, etc.
00:36:07sont les pompiers
00:36:07de tous les problèmes
00:36:08de la société.
00:36:09Il y a une augmentation,
00:36:10comme je l'ai dit tout à l'heure,
00:36:11du nombre de violences
00:36:12faites aux personnes
00:36:13dans notre société.
00:36:14Ce sont les policiers
00:36:14qui y vont.
00:36:15Il y a une augmentation
00:36:16des refus d'obtempérer.
00:36:17Ce sont les policiers
00:36:18qui sont en première ligne.
00:36:19Il y a le terrorisme.
00:36:20Ce sont les policiers
00:36:20qui sont en première ligne.
00:36:21Et les gendarmes, je précise.
00:36:22Et les gendarmes, etc.
00:36:23Évidemment.
00:36:24Il y a les Jeux Olympiques,
00:36:26la Ligue des Champions, etc.
00:36:29Assez que vous disiez,
00:36:29les forces de l'ordre
00:36:30sont en présence.
00:36:30Tout le monde est d'accord là-dessus.
00:36:31On fait peser de plus en plus
00:36:34de charges sur les policiers.
00:36:35On ne les paye pas forcément
00:36:36très bien.
00:36:37Et surtout...
00:36:38On fait peser
00:36:39de plus en plus de charges.
00:36:40On demande,
00:36:41on donne de plus en plus
00:36:42de travail,
00:36:43en d'autres termes,
00:36:43aux forces de l'ordre.
00:36:43C'est ce que vous dites.
00:36:44Vous avez le sentiment
00:36:45que c'est les missions
00:36:47qui augmentent,
00:36:47mon cher Christophe,
00:36:48ou au contraire,
00:36:50que c'est juste
00:36:51qu'on respecte la loi
00:36:53de moins en moins
00:36:54et que par conséquent,
00:36:54vous êtes partout.
00:36:56Il y a tout ça.
00:36:56C'est-à-dire que,
00:36:57d'autre manière,
00:36:58comme on parlait au tout début,
00:36:59de la délinquance quotidienne
00:37:01et de la délinquance de rue
00:37:02voire la criminalité,
00:37:04qui est en augmentation.
00:37:05Parce que vous avez parlé
00:37:06par les chiffres,
00:37:06mais nous, les chiffres,
00:37:07on les a par le nombre
00:37:08de procédures et d'intervention.
00:37:10Donc oui,
00:37:11il faut être de plus en plus
00:37:11sur le terrain.
00:37:12On risque de plus en plus
00:37:14notre vie.
00:37:15Et la réponse pénale,
00:37:17encore une fois,
00:37:17n'est pas à la hauteur.
00:37:19D'où le sentiment d'impunité
00:37:20par tous les délinquants
00:37:21et les criminels.
00:37:22On n'en a pas parlé,
00:37:23d'ailleurs,
00:37:23de la réponse pénale,
00:37:24à part Christophe.
00:37:24Et c'est un très bon sujet
00:37:26parce que...
00:37:27Et c'est ça aussi le sujet,
00:37:28c'est la question du narcotrafic
00:37:29et plus grandement
00:37:29de ce qu'on appelle
00:37:30les territoires perdus
00:37:31de la République.
00:37:32En France,
00:37:33il y a 250 personnes,
00:37:35250 000 personnes
00:37:36qui vivent du trafic de drogue
00:37:37aujourd'hui,
00:37:38selon l'OFDT.
00:37:39En France,
00:37:40en miroir,
00:37:41il y a à peu près
00:37:42200 à 250 000
00:37:43forces de l'ordre,
00:37:45policiers
00:37:46et gendarmes,
00:37:46rien compris.
00:37:48Donc pour faire
00:37:48autant de missions,
00:37:49avec autant de délinquants,
00:37:51ou je reprends l'exemple
00:37:52de Philippe de Racaille
00:37:53dans notre pays,
00:37:54ce n'est absolument pas possible,
00:37:55c'est intenable comme situation.
00:37:57Et c'est ça le message
00:37:58que donnent les forces de l'ordre.
00:37:59Le message est le suivant,
00:38:00il y a de plus en plus de gens
00:38:01qui ne respectent pas la loi.
00:38:03On doit faire de plus en plus de choses.
00:38:04On parlait aussi à notre sujet,
00:38:05les épiciers doivent maintenant
00:38:06sécuriser des écoles.
00:38:08Ce n'était pas le cas avant.
00:38:09Et donc,
00:38:10tous ces sujets-là,
00:38:11il faut des forces de frappe.
00:38:13Donc il faut en embaucher.
00:38:14Notamment ça.
00:38:15Il faut l'embaucher.
00:38:15Il faut les équiper.
00:38:16Et après,
00:38:17les former,
00:38:18etc.
00:38:18Et les respecter.
00:38:19Et je suis désolé,
00:38:20ils sont entre le marteau et le conduit.
00:38:22Moi,
00:38:22je vais vous parler
00:38:23de ma propre expérience.
00:38:24Moi,
00:38:24j'ai la chance
00:38:25d'avoir été accueilli
00:38:27par un pays
00:38:27qui s'appelle la France
00:38:28et qui m'a aimé
00:38:29comme son fils immédiatement.
00:38:31Sans distinction
00:38:31de couleur de peau,
00:38:32de religion,
00:38:33d'orientation sexuelle
00:38:34ou d'origine.
00:38:36Je viens d'un pays
00:38:36qui s'appelle l'Algérie.
00:38:38L'Algérie,
00:38:38vous n'avez pas besoin
00:38:39d'un équipage de 30 personnes
00:38:40pour neutraliser 200 personnes.
00:38:41Vous avez besoin d'un flic.
00:38:42Et je les nomme
00:38:43les judge raids.
00:38:44Alors,
00:38:44c'est peut-être excessif.
00:38:45Mais là-bas,
00:38:46si vous manquez de respect à un flic,
00:38:48vous ne payerez plus jamais
00:38:49d'impôts
00:38:53parce qu'il y a l'autorité là-bas,
00:38:54point bas.
00:38:54Je ne dis pas
00:38:55qu'il faut en arriver
00:38:55à cette extrémité.
00:38:56Mais je suis désolé.
00:38:57Quand on a nos anges gardiens,
00:38:58je vous dis 75% de divorces
00:39:00dans la police nationale
00:39:01et chez les gendarmes.
00:39:0275% des divorces.
00:39:04Ils flinguent leur vie
00:39:04pour nous sauver.
00:39:05La moindre des choses,
00:39:06c'est qu'on leur dise tous les jours
00:39:07merci et qu'on les aime.
00:39:09La moindre des choses,
00:39:10c'est quand un flic
00:39:10vous arrête ou un gendarme,
00:39:12vous la fermez,
00:39:13vous arrêtez votre véhicule,
00:39:14vous obtempérez
00:39:14et ça se passe très bien.
00:39:16Philippe,
00:39:16vous me dites ça à moi.
00:39:17Moi, c'est le cas.
00:39:18Quand je me fais arrêter
00:39:19et qu'il m'arrive de brûler
00:39:19ou d'être à vélo
00:39:21avec mes écouteurs,
00:39:22oui chef,
00:39:22vous avez raison.
00:39:23Chef, vous voulez que je vous dise
00:39:24la plupart du temps,
00:39:25je m'en tire comme ça
00:39:25sans rien du tout.
00:39:26Vous voyez comme quoi
00:39:27la bonne intelligence est simile.
00:39:28Parce que c'est vraiment
00:39:28des êtres humains qui sont là.
00:39:29C'est des peines de famille.
00:39:31Évidemment.
00:39:31Après, il m'arrive aussi,
00:39:33je vais vous le dire,
00:39:34il m'est arrivé à des moments
00:39:35face à certains profils
00:39:36de policiers
00:39:37qui cherchent sciemment
00:39:38à vous pousser à bout
00:39:39ou qui jouent,
00:39:40pardonnez-moi l'expression,
00:39:40à jouer au con.
00:39:42Ça n'a plus m'arrivée
00:39:42de dérailler de dire
00:39:43maintenant,
00:39:44va te faire un.
00:39:45Le retien, je ne le fais pas.
00:39:46C'est un neutrage.
00:39:47Mais parce qu'à des moments aussi,
00:39:48vous pouvez être poussé à bout
00:39:48de dire, effectivement,
00:39:49les policiers sauvent,
00:39:50il faut les respecter,
00:39:51il faut les aimer.
00:39:52Évidemment.
00:39:53Évidemment.
00:39:53Et je pense aux heures
00:39:53les plus simples
00:39:54qu'on ait connu.
00:39:55Samuel, je n'essaie pas
00:39:55de trouver des circonstances
00:39:56atténuantes.
00:39:57Mais quand vous êtes
00:39:57complètement compressé
00:39:58tout le temps,
00:39:59il y a de temps en temps
00:40:00des hommes derrière le kipi
00:40:01qui peuvent masser
00:40:02la minorité.
00:40:04Et la grande majorité,
00:40:10parce qu'on arrive
00:40:11au terme de ce débat.
00:40:12Christophe,
00:40:12restez dans les parages quand même.
00:40:15Je vous remercie d'abord
00:40:15d'avoir débattu avec nous,
00:40:16de nous avoir raconté
00:40:17votre vécu.
00:40:18Et je vous dis
00:40:19qu'on se retrouve
00:40:19dans un instant
00:40:20parce qu'on va essayer
00:40:20de se détendre.
00:40:21Et on va aussi,
00:40:22c'est la tradition,
00:40:23dans les Vraies Voix
00:40:23à la même heure,
00:40:24juste après le débat,
00:40:25tester votre connaissance
00:40:26de l'actualité.
00:40:27Sud Radio,
00:40:28c'est vous qui donnez le temps.
00:40:30Les Vraies Voix Sud Radio,
00:40:3117h-19h,
00:40:33Jean-Marie Banderie.
00:40:34Ah, les Vraies Voix
00:40:34qui sont toujours...
00:40:35On a continué à débattre,
00:40:36évidemment,
00:40:37quand vous ne nous entendiez plus.
00:40:38Christophe,
00:40:38vous n'êtes pas physiquement
00:40:39avec nous,
00:40:39sinon vous auriez participé
00:40:41à ce débat
00:40:41et on aurait été ravis.
00:40:42Je le rappelle,
00:40:43vous êtes notre auditeur du jour,
00:40:45mon cher Christophe.
00:40:46Vous êtes du Val-d'Oise,
00:40:47vous êtes ancien gendarme
00:40:49et également réserviste.
00:40:50On est avec Samuel Botton
00:40:51par ailleurs,
00:40:52Philippe Bourriacchi
00:40:53et Mathieu Hock.
00:40:55Tout de suite,
00:40:55mon cher Christophe,
00:40:56on va tester votre suivi
00:40:57de l'actualité.
00:40:58Ça vous va ?
00:40:59Très bien.
00:40:59Allez.
00:41:00Les Vraies Voix Sud Radio,
00:41:02le quiz de l'actu.
00:41:03Parce que c'est une tradition,
00:41:04on respecte le rendez-vous.
00:41:06Même si c'est très rapide.
00:41:07Christophe,
00:41:07je vais vous lire plusieurs phrases
00:41:08prononcées par des personnalités publiques,
00:41:09françaises ou étrangères.
00:41:11C'est à vous et à vous seuls,
00:41:12au début,
00:41:12d'essayer de deviner qui c'est.
00:41:14C'est pas grave si vous savez pas
00:41:15ou alors s'il vous passez.
00:41:16Les Vraies Voix répondent à votre place,
00:41:17on verra qui a le plus de points
00:41:18à la fin.
00:41:19Ça vous va ?
00:41:20Très bien.
00:41:20Allez, on y va.
00:41:21Qui a pu dire ceci ?
00:41:24Je cite.
00:41:25Concernant la plainte déposée
00:41:26par le préfet du Val-d'Oise,
00:41:29Retailleau,
00:41:29c'est là la citation,
00:41:30utilise les moyens de l'État
00:41:31pour s'en prendre
00:41:32à des opposants politiques.
00:41:34Allez donc dire à la famille Traoré
00:41:35que la police ne tue pas.
00:41:38Qui a dit ça ?
00:41:38Christophe ?
00:41:40Je dirais Aurélien Taché.
00:41:41Non.
00:41:42Paul Vannier ?
00:41:43Manon Aubry.
00:41:44Manon Aubry.
00:41:45Mais Manon...
00:41:46Samuel Bauton,
00:41:47vous avez...
00:41:48Tiens, pour une fois,
00:41:48c'est Samuel Bauton le plus légaliste,
00:41:50il a levé la main.
00:41:51Ça ne servait à rien.
00:41:52Il n'y a pas de règle.
00:41:53Alors, on va faire...
00:41:53Ok, non, très bien,
00:41:54parce que William,
00:41:55il faut commencer par un chef.
00:41:56La radio du rugby,
00:42:01c'était la mêlée.
00:42:02Bon, Christophe,
00:42:03il y a un point pour Mathieu Haute,
00:42:04mais on continue.
00:42:05Deuxième phrase,
00:42:05toujours pour vous,
00:42:07mon cher Christophe,
00:42:07concernant l'accord sur le Mercosur.
00:42:10Je cite,
00:42:11je lui ai redit
00:42:11être prêt à un accord
00:42:13entre l'Europe et le Mercosur
00:42:14ambitieux
00:42:15dès lors que ça préserverait
00:42:17les intérêts
00:42:17de notre agriculture française
00:42:18et européenne.
00:42:19Qui a dit ça ?
00:42:20Emmanuel Macron ?
00:42:21Oui, un point.
00:42:23Après son entretien
00:42:24avec le président brésilien,
00:42:25Lula.
00:42:27Je continue.
00:42:28Qui a dit,
00:42:29je cite,
00:42:29défendre l'honneur
00:42:30des policiers de France ?
00:42:32Ce n'est pas faire de la politique,
00:42:34c'est défendre
00:42:34une institution essentielle
00:42:36pour la protection des Français.
00:42:37Qui a dit ça ?
00:42:38Bruno Retailleau.
00:42:39Bien.
00:42:41On continue,
00:42:42vous êtes en tête.
00:42:43Qui a dit maintenant,
00:42:44je cite,
00:42:45le régime ukrainien
00:42:46et ses représentants
00:42:47montrent avec toute évidence
00:42:49qu'ils ne sont pas intéressés
00:42:50par un règlement juste
00:42:51et durable ?
00:42:53J'aurais pu vous lire
00:42:53cette phrase
00:42:54avec un accent.
00:42:54Vladimir Poutine ?
00:42:56Pas loin,
00:42:57mais ce n'est pas lui.
00:42:58Lavrov ?
00:42:59Oui.
00:43:00Un point pour Philippe Bourriacchi,
00:43:02le ministre de la diplomatie russe,
00:43:04en tout cas des affaires étrangères.
00:43:07Ensuite,
00:43:07je vais vous demander,
00:43:08c'est un petit peu compliqué
00:43:09à retrouver,
00:43:09mais quelle est la couleur politique
00:43:10d'après vous
00:43:11de la députée
00:43:13qui a dit ceci
00:43:13concernant la manifestation
00:43:15du 10 septembre,
00:43:16je cite,
00:43:17ce n'est pas avec des slogans
00:43:18bloquons tout
00:43:19qu'on va avancer.
00:43:19c'est quel parti ?
00:43:22Je passe.
00:43:24Renaissance ?
00:43:25C'est Renaissance.
00:43:25Effectivement.
00:43:26Enfin,
00:43:26c'est plus Renaissance.
00:43:27Ça ne s'appelle plus comme ça.
00:43:28Continuée,
00:43:28ça s'appelle comment ?
00:43:30Ensemble pour la République.
00:43:30Oui,
00:43:31voilà,
00:43:31c'est ça.
00:43:32C'est officiel.
00:43:33Non ?
00:43:33Encore ?
00:43:34Les députés
00:43:35sont des députés.
00:43:36Députés ensemble
00:43:38pour la République.
00:43:38Ah,
00:43:39le groupe de députés.
00:43:40Ah,
00:43:40le groupe de députés.
00:43:42Exactement.
00:43:42Ben oui,
00:43:42vous êtes quoi vous ?
00:43:43C'est pareil.
00:43:45Mon cher Christophe,
00:43:47bravo,
00:43:47vous avez gagné ?
00:43:48Ah bon ?
00:43:49Ben oui,
00:43:49vous avez quand même gagné.
00:43:50Alors,
00:43:51on est comme les inconnus,
00:43:52vous vous rappelez du sketch.
00:43:53Voilà,
00:43:54vous avez gagné
00:43:54toute notre estime.
00:43:56Voilà ça.
00:43:56Vous partez en week-end
00:43:57deux jours avec moi,
00:43:58Christophe.
00:43:59Ok,
00:43:59merci beaucoup.
00:44:01Soyez gentil
00:44:01quand vous le mettrez
00:44:02en garde à vue.
00:44:02Christophe,
00:44:03surtout,
00:44:04chose importante,
00:44:04sachez qu'on sera toujours
00:44:06temps de vous voir
00:44:07quand on aura besoin de vous.
00:44:09Ça,
00:44:09c'est la première chose.
00:44:10La deuxième chose,
00:44:11avec tout ce qu'on a dit
00:44:11et tout ce qu'on a entendu,
00:44:12soyez prudents sur le terrain.
00:44:14Je le rappelle,
00:44:15quand vous retournerez
00:44:16enfiler votre uniforme.
00:44:18A bientôt,
00:44:18Christophe.
00:44:19Merci,
00:44:19Christophe.
00:44:20Merci beaucoup.
00:44:21Et saluez tous nos collègues
00:44:22pour vous.
00:44:23Tous vos collègues.
00:44:24Exactement.
00:44:24Et tous vos camarades.
00:44:25Allez,
00:44:26restez avec nous.
00:44:26Place à la deuxième heure
00:44:28des Vraies Voix sur Sud Radio.
00:44:30On va se retrouver
00:44:30juste après le journal de 18h.
00:44:33On va parler notamment
00:44:34de l'accord
00:44:34entre les Etats-Unis
00:44:35et l'Europe
00:44:36Est-ce que pour vous,
00:44:36c'est une bonne nouvelle ?
00:44:37Nos voitures ne seront taxées
00:44:38qu'à 15%.
00:44:39Donald Trump est trop bon.
00:44:40A tout de suite.
00:44:41Sud Radio.
00:44:42Sud Radio.
00:44:43Parlons vrai.
00:44:44Parlons vrai.
00:44:44Sud Radio.
00:44:45Parlons vrai.
00:44:4617h-19h.
00:44:47Jean-Marie Ventre.
00:44:48Allez,
00:44:48bienvenue à tous
00:44:49dans les Vraies Voix sur Sud Radio.
00:44:50On est ensemble jusqu'à 19h.
00:44:51On débat de l'actualité
00:44:52avec nos trois débatteurs du soir.
00:44:55Philippe Bourriaki,
00:44:56je le rappelle,
00:44:57il est là,
00:44:58en pleine forme,
00:44:59remonté comme une pendule.
00:45:01Conseiller municipal
00:45:02de la ville d'Orly.
00:45:03C'est dans l'Île de France.
00:45:06Parole du parti L'Écologie au centre.
00:45:08Mathieu qui est avec nous également.
00:45:09Bonsoir à vous.
00:45:10Bonsoir.
00:45:10Monsieur cher Mathieu,
00:45:11secrétaire général,
00:45:13s'il vous plaît,
00:45:14du think tank Le Millénaire,
00:45:15plutôt que la serre droite.
00:45:16Et nous sommes également
00:45:17avec Samuel Botton.
00:45:19Bonsoir.
00:45:19Bonsoir.
00:45:20Vous êtes communicant
00:45:21chez Step Conseil.
00:45:23Tout à fait.
00:45:24Et accessoirement
00:45:25à mes heures perdues,
00:45:26intervenant chez Sub2Pub
00:45:27en communication,
00:45:28comme Corpo,
00:45:30influence et bien d'autres.
00:45:31Et à vos heures gagnées,
00:45:32vous intervenez sur Sud Radio
00:45:33et vous avez raison.
00:45:34Monsieur mon cher Samuel Botton,
00:45:36pour les débats du soir,
00:45:37pour cette deuxième heure.
00:45:38On va revenir sur cet accord
00:45:39qui se précise
00:45:40entre les Etats-Unis
00:45:42et l'Europe.
00:45:4215%
00:45:43c'est le tarif
00:45:44dans tous les sens du terme
00:45:45pour nos voitures,
00:45:47pour notre vin,
00:45:48pour tout ce qu'on exportera
00:45:50en d'autres termes
00:45:51aux Etats-Unis.
00:45:52Question qu'on va se poser,
00:45:53est-ce vraiment une bonne nouvelle ?
00:45:54On parlera voiture,
00:45:55on parlera vin.
00:45:55On va aussi revenir
00:45:56sur la situation en Ukraine,
00:45:58faire un point militaire
00:46:00sur le front
00:46:00puisque le président Zelensky
00:46:02accuse les Russes
00:46:03de masser,
00:46:03tiens,
00:46:04comme par hasard,
00:46:04leurs troupes
00:46:05au sud de Zaporizhia
00:46:06et de préparer
00:46:08en d'autres termes
00:46:08une nouvelle offensive
00:46:09malgré toutes les déclarations russes
00:46:12qui disent
00:46:12que le Kremlin
00:46:13cherche la paix.
00:46:14Mais avant ça,
00:46:15on va retrouver Baptiste
00:46:16au 0826 300 300.
00:46:19Depuis, tiens, tiens,
00:46:20Boulogne-Bille en cours
00:46:21mon cher Baptiste.
00:46:22Comment ça va ?
00:46:24Ça va bien et vous-même ?
00:46:25Écoutez, on va très bien.
00:46:27Vous n'êtes pas très loin
00:46:28des studios de Sud Radio.
00:46:29Je dois vous le dire,
00:46:29vous auriez presque pu venir à pied.
00:46:31Mais on vous est...
00:46:32Pendant le reste de l'année.
00:46:33Là, je suis en vacances
00:46:34donc si vous voulez,
00:46:34je suis un peu plus loin.
00:46:35Je suis sur la côte d'Azur.
00:46:37Ben voilà !
00:46:37Je suis un peu plus loin.
00:46:38C'est ça.
00:46:39Le voisin du studio de Sud Radio
00:46:41a décidé d'aller
00:46:42dans la zone de Sud Radio,
00:46:44la zone historique.
00:46:45En tout cas,
00:46:45vous êtes où sur la côte d'Azur, Baptiste ?
00:46:47À Cagnes-sur-Mer, très précisément.
00:46:48C'est beau.
00:46:49Qu'est-ce que vous êtes bien ?
00:46:51Mais ne rentrez pas, Baptiste.
00:46:52On serait content de vous voir,
00:46:53mais ne rentrez pas.
00:46:53Vous êtes trop bien là-bas.
00:46:54Écoutez,
00:46:55j'aimerais bien ne pas rentrer.
00:46:58Malheureusement,
00:46:58il va y avoir une question financière
00:47:00qui se pose à un moment donné.
00:47:01C'est bizarre.
00:47:02On n'arrive pas à télétravailler
00:47:03depuis la côte d'Azur.
00:47:04Je ne sais pas pourquoi.
00:47:05On y a tous pensé un jour,
00:47:06mais c'est bizarre,
00:47:07ça ne suffit pas.
00:47:08Bon, mon cher Baptiste,
00:47:10puisque vous parlez d'argent,
00:47:11ça tombe très bien
00:47:12parce que vous vouliez nous parler
00:47:13du budget de François Bayrou.
00:47:15Et vous avez un coup de gueule
00:47:16à pousser.
00:47:18Oui, oui, oui.
00:47:19J'aurais aimé être dans la gentillesse,
00:47:22dans l'ambiance vacances, etc.
00:47:24Malheureusement,
00:47:24je ne peux pas m'y résoudre.
00:47:26Et c'est drôle
00:47:27parce que c'est le lien
00:47:28avec le débat
00:47:28que vous allez avoir
00:47:29sur les tarifs aux Etats-Unis.
00:47:30C'est assez drôle
00:47:31parce qu'en fait,
00:47:31aux Etats-Unis,
00:47:33Trump est tout bouffi
00:47:34et tout heureux de lui-même
00:47:35d'annoncer
00:47:35qu'il a mis en place
00:47:36une politique de tarifs
00:47:38qui fait venir
00:47:38des milliards
00:47:39et des milliards
00:47:39et des milliards de dollars.
00:47:41Et le pauvre,
00:47:42il n'a pas compris
00:47:42qu'en fait,
00:47:43toutes les entreprises américaines
00:47:44ont augmenté leurs tarifs
00:47:45de 15 à 20 %
00:47:46et qu'en fait,
00:47:47l'argent qui rentre,
00:47:48c'est l'argent du peuple américain
00:47:49et plutôt des plus pauvres
00:47:51qui encaissent
00:47:52la répercussion sur les prix.
00:47:54Ce n'est pas du tout la Chine.
00:47:55Lui, il fait croire à tout le monde
00:47:56que c'est la Chine
00:47:57qui paye les tarifs.
00:47:58Ce n'est pas du tout le cas.
00:47:59Et en France,
00:48:00c'est un peu la même chose.
00:48:01Quand on doit faire un budget,
00:48:03on commence par mettre
00:48:04à contribution
00:48:04les plus pauvres.
00:48:07Et on nommait...
00:48:08Et j'imagine
00:48:09que c'est passé exprès.
00:48:10J'imagine que c'est vraiment
00:48:11une omission tête en l'air.
00:48:13On nommait de mettre
00:48:14à contribution
00:48:14les très très riches
00:48:16et les très très grandes entreprises
00:48:17qui se sont exclués
00:48:19d'argent public.
00:48:20Un petit peu.
00:48:21Un petit peu ironique.
00:48:22Baptiste, j'ai déjà entendu
00:48:23cette intervention,
00:48:24je crois, il y a 3-4 semaines.
00:48:25Et vous étiez d'accord ?
00:48:26Vous m'aviez pris à défaut.
00:48:27Vous étiez allé dans un chemin.
00:48:29Je suis en train de me dire
00:48:30mais il est fou,
00:48:30qu'est-ce qu'il raconte ?
00:48:31Et finalement,
00:48:31vous étiez ironique.
00:48:32Je suis sûr que c'est vous.
00:48:33Ça peut arriver.
00:48:34Écoutez, le monde est petit.
00:48:35Peut-être que vous étiez
00:48:36dans la même réunion
00:48:37du même parti, pourquoi pas ?
00:48:38Ou dans la même cellule
00:48:40ou dans la même section.
00:48:42Quoi qu'il en soit,
00:48:43Philippe Bourriacchi,
00:48:43vous en pensez quoi ?
00:48:45Je n'ai plus de mots.
00:48:46Je crois qu'il a raison.
00:48:47C'est toujours les petits
00:48:48qui trinquent le plus.
00:48:49Même on augmente un point
00:48:50de la TVA.
00:48:51Celui qui est milliardaire,
00:48:52il s'en fout.
00:48:52Tu peux l'augmenter 10 points.
00:48:53Ça ne change rien.
00:48:54Et c'est vrai que quand Trump dit
00:48:56qu'on rentre 2 milliards
00:48:57de dollars par jour,
00:48:59c'est les Américains
00:49:00qui les payent
00:49:00les 2 milliards de dollars.
00:49:02Donc, il appauvrit encore
00:49:03ceux et ceux
00:49:04qui sont les plus fragiles.
00:49:05Je sens venir
00:49:06le cours d'économie,
00:49:07le cours magistral d'économie
00:49:08de M. Mathieu Hock.
00:49:09Non, non, du tout.
00:49:10Moi, je pense qu'il n'y a pas
00:49:12que les petits
00:49:13qui sont mis à contribution.
00:49:15Effectivement, il a raison
00:49:16notre auditeur de dire
00:49:17que ce sont toujours
00:49:19les mêmes qui payent
00:49:20aujourd'hui l'impôt.
00:49:22Ce sont toujours les mêmes
00:49:22qui payent le train de vie
00:49:24de l'État.
00:49:24Mais en fait, le véritable problème,
00:49:25c'est la question
00:49:26d'injustice fiscale.
00:49:27Aujourd'hui, on a un État
00:49:29qui prélève
00:49:301 600 milliards d'euros
00:49:32par an
00:49:33pour dépenser
00:49:34plus de 1 800 milliards d'euros
00:49:37enfin, 1 800 milliards d'euros
00:49:39chaque année.
00:49:40Avec un déficit.
00:49:41Avec un déficit.
00:49:41Mais surtout, on se dit
00:49:42mais on dépense
00:49:431 800 milliards d'euros
00:49:44par an.
00:49:46Pour quel résultat ?
00:49:47Pour quel service public ?
00:49:48Le remboursement
00:49:48de vos médicaments ?
00:49:49Exactement.
00:49:50On a des médicaments
00:49:51qui sont déremboursés.
00:49:52On a des gens aujourd'hui
00:49:53qui ont manifesté
00:49:56notamment lors des gilets jaunes.
00:49:57Je voulais en parler
00:49:57dans le cadre de la révolution
00:49:58de la mobilisation
00:50:01du 10 septembre.
00:50:02Mais des gens qui se sont dit
00:50:03on n'a plus de services publics
00:50:04dans un certain nombre de territoires.
00:50:05On n'a plus le commissariat ferme.
00:50:07La gendarmerie ferme.
00:50:08On a les services publics
00:50:10aujourd'hui dans les hôpitaux,
00:50:12etc.
00:50:12Les maternités qui ferment.
00:50:13Et pourtant,
00:50:14on dépense toujours plus d'argent.
00:50:15Pourquoi on dépense autant d'argent ?
00:50:17Pour payer la baignade
00:50:18de la Seine de Anne Hidalgo
00:50:191,6 milliard d'euros ?
00:50:21Est-ce que c'est pour cela ?
00:50:22Est-ce que c'est pour aussi
00:50:23augmenter la bureaucratie
00:50:25dans le pays ?
00:50:26C'est ça aujourd'hui
00:50:27le véritable problème
00:50:28d'injustice fiscale.
00:50:29Et ensuite après,
00:50:29je comprends quand on dit
00:50:30que ce sont les petits qui trinquent
00:50:32et que les gros ne payent pas assez.
00:50:33Mais je pense que les gros
00:50:34payent déjà beaucoup
00:50:35avec deux chiffres marquants.
00:50:3777% du produit de l'impôt
00:50:39sur le revenu
00:50:40est payé par 10%
00:50:42des ménages les plus modestes.
00:50:44Donc les gens qui touchent
00:50:44plus de 4 000 euros
00:50:45chacun par mois,
00:50:48vous êtes dans les 10%
00:50:49les plus riches
00:50:49et donc vous contribuez
00:50:50énormément à l'impôt.
00:50:51C'est vous qui payez
00:50:52tout l'impôt sur le revenu.
00:50:53Et puis le deuxième sujet,
00:50:53on dit que les entreprises
00:50:54ne payent pas assez.
00:50:55Les 300 plus grandes entreprises
00:50:56françaises aujourd'hui
00:50:57payent plus de 30%
00:50:59de l'impôt sur la société.
00:51:02Et je pense que c'est ça
00:51:02aujourd'hui le vrai problème.
00:51:03On taxe la réussite
00:51:04pour financer le train de vie
00:51:05dans les taxes.
00:51:06Je rappelle même que vous êtes de droite.
00:51:07Alors vous justigez la baignade
00:51:08dans la scène d'Anne Hidalgo
00:51:10et vous dites que ça a coûté trop cher.
00:51:11Mais de base,
00:51:12c'était quand même une promesse
00:51:13de Jacques Chirac.
00:51:14Et je crois qu'il était
00:51:15plutôt proche de vous.
00:51:16Qui a été reprise
00:51:16par Emmanuel Macron.
00:51:17Alors merci beaucoup Mathieu
00:51:18pour la formidable transition
00:51:20que vous m'offrez.
00:51:21Je suis en partie d'accord
00:51:21avec tout ce que vous venez de dire.
00:51:23Sauf que vous oubliez un point.
00:51:24La France, il y a quelques semaines,
00:51:25nos parlementaires
00:51:26ont raté un rendez-vous historique
00:51:28avec la taxe Zuckman
00:51:29qui aurait pu au moins
00:51:30apporter un peu d'équilibre.
00:51:31Et pour répondre à notre auditeur
00:51:32et je le ferai plus largement tout à l'heure
00:51:33parce qu'en fait ça va être l'objet
00:51:34moi de ma prévision politique
00:51:37coup de cœur.
00:51:39Si vous n'avez pas aimé
00:51:40le budget de l'année dernière,
00:51:41vous allez être déçus
00:51:42parce que vous risquez
00:51:43de vous refrapper le même cette année.
00:51:44Voilà.
00:51:45Baptiste, le mot de la fin ?
00:51:47Ben non mais
00:51:48est-ce que vous voulez
00:51:49que je réponde à votre...
00:51:51A part que vous êtes en vacances ?
00:51:52Non, de droite.
00:51:52Ces chiffres, ils sont vrais.
00:51:56Il n'y a pas de souci.
00:51:57Les très riches, selon lui,
00:51:59sont mis à contribution suffisamment.
00:52:01Moi j'ai envie de lui dire
00:52:02que depuis trois ans,
00:52:03les milliardaires français
00:52:04ont vu leur fortune augmenter
00:52:05de 2300 milliards d'euros.
00:52:09Et ils contribuent
00:52:10en valeur absolue
00:52:12à une certaine somme.
00:52:13Mais si je prends mon impôt
00:52:14sur le revenu à moi,
00:52:15moi je gagne en gros
00:52:1642 000 euros par an
00:52:17brut.
00:52:19Je paye environ 30%
00:52:21d'impôt sur le revenu
00:52:21parce que ma femme gagne
00:52:22à peu près la même chose,
00:52:23etc.
00:52:24Et ben, en valeur absolue,
00:52:26les milliardaires payent
00:52:27entre 17 et 23%
00:52:29d'impôt sur le revenu.
00:52:30Voilà, c'est tout.
00:52:30Après ça, vous pouvez le tourner
00:52:31dans tous les sens
00:52:32que vous voulez.
00:52:32Mais il faut devenir milliardaire.
00:52:34J'ai payé 45% d'impôt.
00:52:36Mais en fait,
00:52:37ce n'est pas dans l'état
00:52:38des prix de tout le monde
00:52:39de devenir un psychopathe
00:52:40qui amasse des milliards.
00:52:42Ce n'est pas un projet de vie
00:52:43pour tout le monde.
00:52:44Non, ça c'est vrai.
00:52:45Après, si jamais je dois me forcer,
00:52:46peut-être que je ferai un effort
00:52:47pour l'être
00:52:48si on m'en donne la possibilité.
00:52:49Et ça, c'est encore autre chose,
00:52:50mon cher Baptiste.
00:52:51Mais j'ai compris,
00:52:52j'ai bien compris.
00:52:53Vous pourriez citer
00:52:54Jean-Luc Mélenchon
00:52:57qui a dit un jour
00:52:58que c'était immoral
00:52:58d'être milliardaire.
00:52:59Vous n'êtes pas le seul
00:53:00à le penser.
00:53:01On n'est que millionnaire.
00:53:02On n'est que millionnaire,
00:53:03c'est vrai.
00:53:03À bientôt, Baptiste.
00:53:05À bientôt.
00:53:05Mais passez-nous voir aussi en studio,
00:53:07mais profitez de Cannes-sur-Mer avant.
00:53:08Quand même.
00:53:08Avec plaisir.
00:53:09Voilà.
00:53:10Merci beaucoup, Baptiste.
00:53:11Vous serez toujours le bienvenu
00:53:12sur Sud Radio,
00:53:13en studio
00:53:13ou au standard
00:53:14au 0826-300-300.
00:53:16Allez, à suivre.
00:53:17Une nouvelle plus inquiétante.
00:53:18Est-ce que la Russie
00:53:19prépare à nouveau
00:53:19une grande offensive
00:53:20au sud de Zaporizhia ?
00:53:21C'est ce que dit
00:53:22Volodymyr Zelensky.
00:53:23L'éclairage de notre invité
00:53:24Pierre De Jong
00:53:25dans un instant.
00:53:26Sud Radio.
00:53:27Sud Radio.
00:53:28Parlons vrai.
00:53:28Parlons vrai.
00:53:29Sud Radio.
00:53:30Parlons vrai.
00:53:31Vrai voix Sud Radio.
00:53:3217h19h.
00:53:33Jean-Marie Bordry.
00:53:34Avec toutes ces vraies voix,
00:53:36toutes nos vraies voix,
00:53:36toutes vos vraies voix
00:53:37d'ailleurs sur Sud Radio
00:53:38pour débattre de l'actualité.
00:53:40Mathieu Hoc,
00:53:40Samuel Botton
00:53:41et Philippe Boryaki.
00:53:42Tout de suite,
00:53:43la situation en Ukraine.
00:53:46Les vraies voix Sud Radio.
00:53:48Les dernières nouvelles
00:53:49du front en quelque sorte
00:53:50avec notre invité
00:53:51Pierre De Jong.
00:53:52Bonsoir.
00:53:53Bonsoir.
00:53:54Vous êtes ancien colonel
00:53:55de la Marine.
00:53:55Vous êtes aussi vice-président
00:53:57de l'Institut Temis.
00:53:59J'ai dit ancien colonel
00:54:00de la Marine.
00:54:01Je ne suis pas sûr
00:54:01que la phrase que je viens
00:54:02de dire et de lire servilement
00:54:03veuille dire quelque chose.
00:54:04Auquel cas,
00:54:05vous me pardonnerez
00:54:06d'avoir dit n'importe quoi
00:54:06mon cher Pierre De Jong.
00:54:08Quoi qu'il en soit,
00:54:08vous êtes vice-président
00:54:09de l'Institut Temis.
00:54:10Pierre De Jong
00:54:11On va revenir notamment
00:54:13sur une déclaration
00:54:13de Volodymyr Zelensky,
00:54:15le président ukrainien
00:54:16qui l'affirme
00:54:16la Russie amasse
00:54:18des troupes au sud
00:54:18de Zaporizhia
00:54:19pour préparer
00:54:21une nouvelle offensive.
00:54:22Est-ce que vous pouvez
00:54:23confirmer ces propos ?
00:54:25Alors oui, évidemment.
00:54:26Et c'est prévisible
00:54:27parce qu'en fait,
00:54:28depuis les discussions
00:54:29avant-tier à Washington
00:54:30où en fait,
00:54:31il n'a pas été établi
00:54:32la nécessité en fait
00:54:33de mettre en place
00:54:33un cessez-le-feu
00:54:35ou même une trêve,
00:54:36les Russes effectivement
00:54:37vont pousser,
00:54:38vont progresser,
00:54:39vont essayer
00:54:39d'obtenir un maximum
00:54:40de terrain
00:54:41pour être en situation
00:54:42de force
00:54:42le jour où accessoirement
00:54:44il rencontrera
00:54:45Zelensky
00:54:46ou lorsque les négociations
00:54:47commenceront.
00:54:48Donc là,
00:54:49c'est logique,
00:54:49c'est toujours comme ça.
00:54:50Dès lors qu'il y a
00:54:51la perspective
00:54:52d'une discussion,
00:54:53d'une négociation,
00:54:54les protagonistes
00:54:55cherchent à récupérer
00:54:55le maximum de terrain,
00:54:56le maximum de prise
00:54:58de position
00:54:58pour être en situation
00:54:59de force.
00:55:00en situation de force
00:55:01et donc avancé.
00:55:02Est-ce qu'il y a un risque
00:55:03que le front craque réellement ?
00:55:06On a parlé il y a un peu
00:55:07plus d'une semaine
00:55:07d'une percée
00:55:08qui était spectaculaire
00:55:09sur le front ukrainien,
00:55:11une percée des Russes.
00:55:12Pour le coup,
00:55:12il semble bien que finalement
00:55:13cette percée ait été
00:55:14endiguée.
00:55:15Les Ukrainiens pratiquent
00:55:18l'art de la manœuvre
00:55:19indéniablement
00:55:20depuis le début de ce conflit.
00:55:21C'est qu'en fait,
00:55:21ils arrivent à contenir
00:55:23cette pression,
00:55:24cette poussée russe
00:55:25depuis plusieurs mois,
00:55:26même plusieurs années
00:55:27et donc par la manœuvre
00:55:29principalement
00:55:29et par les appuis
00:55:30qui est une manœuvre
00:55:31qui est plutôt élaborée
00:55:32du point de vue ukrainien.
00:55:33Le problème,
00:55:34c'est quasiment moléculaire,
00:55:36c'est que la force,
00:55:37la densité de la force russe
00:55:39aujourd'hui fait que
00:55:40lorsqu'ils décident
00:55:41de mettre un maximum d'appuis,
00:55:42un maximum de force combattante
00:55:45sur le front,
00:55:46ils avancent,
00:55:47ils progressent.
00:55:47Les Ukrainiens aujourd'hui
00:55:48n'ont pas les moyens
00:55:49ni techniques,
00:55:50ni en termes de matériel,
00:55:51ni en termes de munitions
00:55:52pour résister à une offensive massive
00:55:54si vous voulez,
00:55:55à un point donné,
00:55:56à un instant donné.
00:55:57Et qu'est-ce qui manque le plus ?
00:55:58Les armes,
00:55:58les munitions
00:55:59ou les hommes ?
00:56:01Je dirais tout mon général.
00:56:03Très concrètement,
00:56:04ce qui est sûr,
00:56:04c'est que les Ukrainiens
00:56:05aujourd'hui ont une vraie difficulté
00:56:06puisque leur armée
00:56:07serait partie sur les 1000 km de front
00:56:09et donc ils ont peu
00:56:10possibilité de manœuvre
00:56:12alors que les Russes,
00:56:13évidemment,
00:56:13comptent de la densité
00:56:14de leur armée
00:56:14ont beaucoup plus de facilité
00:56:16pour balancer
00:56:1750 000 hommes au nord
00:56:18ou au sud.
00:56:19Le deuxième point,
00:56:20c'est que les Russes,
00:56:21alors en une fois,
00:56:22les Ukrainiens sont très bons
00:56:23dans le domaine
00:56:23des drones,
00:56:25mais les Russes
00:56:26ont une densité de chars,
00:56:27une densité d'artillerie
00:56:29qui n'a rien à voir
00:56:29avec les possibilités
00:56:31utréniennes.
00:56:31Donc le rapport de force
00:56:33localement
00:56:33peut être largement favorable
00:56:35aux Russes
00:56:36et les Russes en profitent
00:56:37pour avancer.
00:56:38Autre point,
00:56:39et ça c'est très important,
00:56:40un certain nombre
00:56:41de pays européens
00:56:41sont portés volontaires
00:56:43pour que des soldats
00:56:44de leur propre armée
00:56:45participent à une mission
00:56:47de maintien de la paix.
00:56:48Pourquoi pas en Ukraine
00:56:48en cas de cessez-le-feu ?
00:56:50La Russie a répondu
00:56:51aujourd'hui vertement,
00:56:52il est inacceptable
00:56:53pour le Kremlin
00:56:54que des soldats européens
00:56:56se trouvent
00:56:56après la cessez-le-feu
00:56:57sur le territoire ukrainien.
00:56:59Ça veut dire que cette solution
00:57:00est impossible ?
00:57:01C'est terminé ?
00:57:02Pour l'instant,
00:57:03ça n'est pas qu'à négocier
00:57:04puisque d'après ce que j'ai compris
00:57:05depuis avant-hier,
00:57:07théoriquement,
00:57:07il y a une réunion bilatérale
00:57:08qui va se tenir
00:57:09dans les 15 jours,
00:57:10peut-être à Budapest
00:57:11et suivie d'une réunion
00:57:12trilatérale.
00:57:13Et donc c'est dans ces réunions
00:57:14qu'on va définir
00:57:15les modalités
00:57:15de l'arrêt des combats
00:57:17si tant est qu'ils veuillent
00:57:17s'arrêter
00:57:18ou d'un cessez-le-feu
00:57:19ou que sais-je.
00:57:20On ne peut pas dire
00:57:21ceci étant dit,
00:57:22les Russes ont toujours dit
00:57:23qu'ils ne voulaient pas
00:57:23de force européenne
00:57:25sur le sol ukrainien
00:57:26car les forces européennes
00:57:27sont des forces de l'OTAN.
00:57:28Et donc les Russes
00:57:30ne veulent pas de force
00:57:30de l'OTAN en Ukraine
00:57:31donc voilà,
00:57:32ils sont logiques
00:57:33avec ce qu'ils disent
00:57:33depuis trois ans.
00:57:34On ne peut pas être surpris
00:57:35par cette déclaration.
00:57:36Est-ce que ça veut dire
00:57:37qu'au malgré tout,
00:57:37il y a une chance
00:57:38d'avoir des soldats français
00:57:39en Ukraine,
00:57:40notamment des soldats français,
00:57:41je le dis par chauvinisme
00:57:42et moi c'est ce qui nous intéresse
00:57:43le plus,
00:57:44en Ukraine,
00:57:45si jamais il y a un accord
00:57:46de cessez-le-feu
00:57:46et qu'est-ce qu'on y ferait
00:57:47dans ce cas-là ?
00:57:48Ce n'est pas impensable du tout
00:57:50d'autant que le président français
00:57:51est plutôt,
00:57:52je dirais,
00:57:53en première ligne
00:57:54sur le sujet
00:57:54puisque la notion
00:57:56de troupes au sol
00:57:56est une notion très française
00:57:57et qui est dans l'air du temps
00:57:59depuis quasiment un an.
00:58:00Et qu'est-ce qu'on ferait ?
00:58:01Il y a trois possibilités,
00:58:03le président l'a très bien dit,
00:58:04terre et hermère.
00:58:05Donc sur la terre,
00:58:06on pourrait mettre en place
00:58:07en Ukraine
00:58:07ou à la frontière Roumanie
00:58:09ou dans les Pays-Bas
00:58:10une ou plusieurs brigades françaises
00:58:12de combat bien évidemment.
00:58:14La deuxième chose,
00:58:14c'est des moyens aériens
00:58:15qui permettraient éventuellement
00:58:17de renforcer,
00:58:18si vous voulez,
00:58:18l'armée de l'air ukrainienne
00:58:20et de protéger
00:58:20le territoire ukrainien
00:58:22en empêchant les Russes
00:58:23de tirer des missiles
00:58:24sur le territoire ukrainien.
00:58:27Et puis évidemment,
00:58:27la marine,
00:58:28puisque la Baltique au nord
00:58:30et la mer nord au sud
00:58:31sont des zones
00:58:31extrêmement sensibles,
00:58:32donc la marine française
00:58:33pourrait s'y déployer.
00:58:34Maintenant,
00:58:35que l'armée française
00:58:36soit toute seule
00:58:37dans cette zone,
00:58:38ça paraît strictement impensable
00:58:39et bien évidemment,
00:58:41il faudra avoir l'appui
00:58:41d'allier au minimum
00:58:43les Britanniques,
00:58:44peut-être les Allemands,
00:58:45mais ce n'est pas sûr de tout.
00:58:46Aujourd'hui,
00:58:46il n'y a que les Britanniques
00:58:47et les Français
00:58:47qui sont volontaires
00:58:48ou en tout cas
00:58:49qu'on fait acte de candidature
00:58:50pour mettre en place
00:58:51des troupes quelque part
00:58:52face à la Russie.
00:58:54Philippe Bourriacchi.
00:58:56Merci Mohamed
00:58:57pour toutes ces précisions.
00:58:59Je crois que c'est clair
00:59:00et limpide.
00:59:01La vision,
00:59:02elle est de la France
00:59:03d'être en première ligne
00:59:06mais d'être une force de paix
00:59:07pas une force offensive.
00:59:08Ce n'est pas l'objectif.
00:59:10On a déjà,
00:59:11et je crois que c'est
00:59:11un secret politique chinelle,
00:59:13plusieurs pays
00:59:14qui ont envoyé
00:59:15des militaires
00:59:15pour former,
00:59:16accompagner.
00:59:17Ce n'est pas la même chose.
00:59:17Ils n'étaient d'ailleurs
00:59:18à priori
00:59:19pas en Ukraine.
00:59:21Oui,
00:59:21on va dire ça.
00:59:24Mais effectivement,
00:59:26pour garantir la paix
00:59:27qui n'est pas
00:59:28un camp comme un autre,
00:59:30je ne veux pas me faire
00:59:30que l'avocat d'Ukraine,
00:59:32même si tout le monde sait
00:59:33que je suis en soutien total
00:59:34avec l'Ukraine,
00:59:35pour pouvoir garantir
00:59:36cette trêve
00:59:37et cette paix durable,
00:59:38il faut une force
00:59:40d'interposition
00:59:40qui assure la sécurité.
00:59:42Sauf que si les Russes
00:59:43n'en veulent pas
00:59:43dès le départ,
00:59:44ça sera impossible.
00:59:45ça sera le jeu
00:59:45des négociations.
00:59:46Sauf que ça m'intéresse
00:59:47d'entendre de travailler
00:59:48très politique là-dessus.
00:59:49Mathieu,
00:59:50c'est un sujet politique
00:59:51explosif en France
00:59:52et en plus,
00:59:52les Russes savent.
00:59:54Bien sûr.
00:59:55Sur le point politique,
00:59:56de toute façon,
00:59:57il y a un premier point,
00:59:58c'est que le président
00:59:59de la République
01:00:00s'est engagé
01:00:01en faveur de l'Ukraine
01:00:02et allait toujours
01:00:04un peu plus loin
01:00:04dans le soutien à l'Ukraine
01:00:05et moi,
01:00:06je trouve qu'il a raison
01:00:06de le faire.
01:00:07Seulement,
01:00:08en fait,
01:00:08ensuite après,
01:00:09il y a un débat
01:00:09sur comment on est de l'Ukraine.
01:00:10La difficulté,
01:00:11c'est qu'on a des gens,
01:00:12notamment,
01:00:13sans présager
01:00:16la position du Parti Socialiste,
01:00:17des gens qui nous expliquent
01:00:18qu'il faut aider l'Ukraine
01:00:20coûte que coûte
01:00:21comme M. Glucksmann
01:00:22mais qui ne sont hostiles
01:00:23à toute idée
01:00:24de réarmement militaire,
01:00:25etc.
01:00:25On ne va pas aider l'Ukraine
01:00:26avec des bouts de cailloux.
01:00:27Ensuite,
01:00:28après,
01:00:28sur la question
01:00:28de comment arriver à la paix,
01:00:31nous,
01:00:31on est en train de travailler
01:00:31dessus,
01:00:32mes collègues travaillent dessus.
01:00:34La question qui est clé
01:00:35aujourd'hui,
01:00:35c'est que Vladimir Poutine
01:00:37est en train de gagner sa guerre
01:00:39d'une certaine façon.
01:00:40Il a un rapport
01:00:41de force militaire,
01:00:42il a 70% des territoires
01:00:43qu'il veut récupérer
01:00:44sur les 4 oblastes.
01:00:45Qu'il veut récupérer maintenant ?
01:00:46Parce qu'on rappelle
01:00:47que l'objectif à l'origine,
01:00:48c'était de prendre Kiev
01:00:49en 3 jours.
01:00:50Oui, bien sûr.
01:00:51Il a perdu son offensif
01:00:53de mars 22.
01:00:54Mais bon,
01:00:54là,
01:00:55aujourd'hui,
01:00:55il a le rapport de force
01:00:57et c'est à son avantage
01:00:58d'un point de vue militaire.
01:00:59Ensuite,
01:00:59après,
01:00:59lui,
01:01:00ce qu'il demande,
01:01:00c'est la démilitarisation
01:01:02de l'Ukraine
01:01:02mais également
01:01:03le fait qu'il n'y ait pas
01:01:04de force européenne
01:01:05ou américaine
01:01:07en Ukraine.
01:01:08Ce qu'il demande,
01:01:10c'est d'avoir à sa frontière
01:01:11un pays plus facile
01:01:12à envahir la prochaine fois.
01:01:13Oui, voilà.
01:01:14Ce qui est inadmissible
01:01:15pour les Ukrainiens.
01:01:16Bon,
01:01:16la réalité,
01:01:17c'est que les Ukrainiens,
01:01:18les Européens
01:01:19et même les Américains
01:01:20n'ont pas tant de cartes
01:01:21que ça sur Vladimir Poutine.
01:01:22Mais cette solution-là
01:01:23est une véritable ligne rouge.
01:01:24La clé va résider
01:01:26dans qu'est-ce qu'aujourd'hui
01:01:27Vladimir Poutine
01:01:28est capable d'autoriser
01:01:29comme garantie de sécurité
01:01:30pour l'Ukraine
01:01:32de Zelensky
01:01:33donc sur ce qu'il reste
01:01:34des 4 oblastes.
01:01:34Et qu'est-ce que l'Europe
01:01:34est capable d'imposer.
01:01:37Et je pense que la solution
01:01:38se trouvera
01:01:39soit dans des troupes
01:01:40stationnées en Ukraine
01:01:41soit à la frontière
01:01:43de l'Ukraine
01:01:43en Pologne
01:01:44ou en Roumanie.
01:01:44J'aimerais qu'on remercie
01:01:45notre invité,
01:01:46le colonel Pierre De Jong,
01:01:47ne serait-ce que pour sa patience.
01:01:49Merci beaucoup mon colonel.
01:01:50Merci.
01:01:51Merci à toi.
01:01:51Je rappelle
01:01:52que vous êtes mon colonel
01:01:53si on l'aura compris
01:01:54et aussi vice-président
01:01:55de l'Institut Témy
01:01:57s'allez rester avec nous.
01:01:58Il y a 18h28
01:01:59on continuera à vous donner
01:02:00des nouvelles du front
01:02:00en Ukraine
01:02:01et aussi des nouvelles
01:02:02des négociations
01:02:03en vue d'un cessez-le-feu
01:02:04voire pourquoi pas de la paix.
01:02:05Quoi qu'il en soit
01:02:06on va se retrouver
01:02:06dans un instant à suivre.
01:02:07Le tour de table
01:02:08les actualités
01:02:09qui ont retenu l'attention
01:02:10de nos vraies voix.
01:02:10En un mot,
01:02:11Philippe Buryaki ?
01:02:12Le démantèlement des CFR.
01:02:13En un mot,
01:02:14Mathieu Ocq.
01:02:15La mobilisation du 10 septembre.
01:02:16Et en un mot,
01:02:17Samuel Botton.
01:02:18Bayrou l'immortel.
01:02:19Bayrou l'immortel
01:02:20à tout de suite.
01:02:20Sud Radio.
01:02:21Parlons vrai.
01:02:22Parlons vrai.
01:02:22Sud Radio.
01:02:23Parlons vrai.
01:02:23Sud Radio.
01:02:24Parlons vrai.
01:02:24Les vraies voix Sud Radio.
01:02:2617h19, Jean-Marie Bordry.
01:02:2918h31.
01:02:30Les vraies voix
01:02:30qui refont le monde
01:02:31dans tous les sens du terme
01:02:32en ce moment.
01:02:33Pendant que vous ne les entendez pas
01:02:34mais qui sont ravis
01:02:35de vous retrouver
01:02:35pour débattre de l'actualité.
01:02:36On est avec Mathieu Ocq
01:02:37avec Philippe Buryaki
01:02:39et Samuel Botton.
01:02:41Mais maniez-vous le tronc.
01:02:42On va bientôt se mettre à table.
01:02:43Tout de suite.
01:02:44Ça a commencé ?
01:02:45Oui.
01:02:45L'émission a commencé ?
01:02:46C'est ce que je viens de dire.
01:02:50Et j'en profite
01:02:53pour embrasser
01:02:54la vraie voix.
01:02:56L'une des vraies voix
01:02:56les plus célèbres
01:02:57à Philippe Bilger
01:02:58dont vous aurez reconnu
01:02:59la voix.
01:03:00Il passe de très belles vacances
01:03:01et on a hâte
01:03:02de le retrouver à la rentrée.
01:03:03L'actualité
01:03:04qui a retenu votre attention
01:03:05enfin plutôt l'homme
01:03:07qui fait l'actualité
01:03:08pour vous Samuel Botton
01:03:09c'est celui que vous qualifiez
01:03:10d'immortel.
01:03:11Il ne peut en rester qu'un
01:03:12et pour vous
01:03:12c'est François Bayrou.
01:03:13Oui.
01:03:14François Bayrou
01:03:14qui initialement
01:03:15se prédestinait
01:03:16à une carrière
01:03:16de président de la République
01:03:17je pense que ça n'arrivera pas
01:03:18mais il a au moins un mérite
01:03:20c'est d'avoir
01:03:20un formidable concours
01:03:21de circonstances
01:03:22qui joue en sa faveur.
01:03:24Aujourd'hui
01:03:24j'ai la faiblesse de penser
01:03:25que les oppositions
01:03:26n'ont pas les moyens
01:03:26de le censurer.
01:03:27Alors le NFP
01:03:28c'est une chose
01:03:29et évidemment
01:03:31ils iront largement au bout
01:03:32mais pour ce qui est
01:03:33du Rassemblement National
01:03:34aujourd'hui
01:03:35les conditions
01:03:35ne sont pas réunies
01:03:36d'un point de vue judiciaire
01:03:37parce que je pense
01:03:38que Marine Le Pen
01:03:39n'est pas disposée
01:03:40à faire ce cadeau-là
01:03:41non pas à Bayrou
01:03:42mais plutôt à Jordan Bardella
01:03:43pour le laisser en position
01:03:44de leadership
01:03:45et alors va se poser
01:03:45la question du budget
01:03:46et c'est le point
01:03:47sur lequel nous alertait
01:03:48notre auditeur précédent
01:03:49et se passera
01:03:51je pense
01:03:51exactement ce qui s'est passé
01:03:52l'année dernière.
01:03:53Nous nous retrouverons
01:03:54avec un budget par défaut
01:03:55qui sera passé
01:03:58on va dire
01:03:58de force
01:03:59mai 149.3
01:04:00et des parlementaires
01:04:03qui vont être mis
01:04:03devant leur responsabilité.
01:04:05Et au milieu
01:04:05de tout ce micmac
01:04:06finalement celui
01:04:07qu'on annonce
01:04:08comme condamné
01:04:10depuis déjà plus d'un an
01:04:11et bien il risque bien
01:04:12de continuer sa route
01:04:13et cet homme c'est qui ?
01:04:14C'est François Bayrou.
01:04:15Mathieu, ça n'a pas l'air
01:04:16de vous ravir ce scénario ?
01:04:17Non mais en fait
01:04:18ça permettra aux partis
01:04:20que vous aimez bien
01:04:21de rester aux manettes aussi ?
01:04:22Non mais après
01:04:23rester aux manettes
01:04:24pour faire quoi ?
01:04:25C'est toujours le même sujet
01:04:26que proposent aujourd'hui
01:04:28les partis
01:04:29qui sont au pouvoir ?
01:04:30Si c'est juste
01:04:31pour de la stabilité
01:04:32pour de la stabilité
01:04:33ça ne fonctionnera pas
01:04:35nécessairement
01:04:36il faut à un moment donné
01:04:36aussi prendre des décisions
01:04:38et je suis d'accord
01:04:38avec ce qui vient d'être dit
01:04:39je pense que
01:04:40les oppositions aujourd'hui
01:04:42ne sont pas prêtes
01:04:43à censurer François Bayrou
01:04:44et ensuite après
01:04:45la stratégie pour François Bayrou
01:04:46c'est d'expliquer
01:04:47aux français d'abord
01:04:49puis ensuite après
01:04:50à l'opinion publique
01:04:51qu'il vaut mieux
01:04:52un budget
01:04:53même mauvais
01:04:55ceci étant dit
01:04:56que pas de budget du tout
01:04:58parce que
01:04:58considérant le coût
01:04:59de la censure
01:05:00qui avait été occasionné
01:05:02par la censure
01:05:02de Michel Barnier
01:05:03l'hiver dernier.
01:05:05Philippe Brouillacchi
01:05:05Ce qui est le plus fou
01:05:07c'est de se dire
01:05:08que François Bayrou
01:05:08va rester Premier ministre
01:05:09grâce à
01:05:11la sanction
01:05:14en tout cas
01:05:14la condamnation
01:05:15de Marine Le Pen
01:05:15parce que s'il y a
01:05:16dissolution de l'Assemblée nationale
01:05:17elle ne peut pas se représenter
01:05:18oui
01:05:19donc
01:05:19c'est fou
01:05:21de se dire ça
01:05:21elle ne peut pas se représenter
01:05:22à l'Assemblée nationale
01:05:23oui
01:05:23mais alors
01:05:24donc il n'y aura pas
01:05:26de dissolution
01:05:26si elle n'a plus
01:05:28de mandat de député
01:05:29elle n'a plus rien
01:05:29elle n'existe plus
01:05:30dans l'échelle politique
01:05:31elle a un nom
01:05:32elle existe
01:05:33il y a ça
01:05:35mais il y a aussi
01:05:36je pense
01:05:36la stabilité
01:05:37du Rassemblement national
01:05:38c'est-à-dire
01:05:38aujourd'hui
01:05:39pour un Le Pen
01:05:40quel qu'il soit
01:05:40laisser totalement
01:05:42les manettes
01:05:42à un dauphin
01:05:43donc en l'occurrence
01:05:44Jordan Bardella
01:05:45j'ai tendance à penser
01:05:46que les relations
01:05:46entre les deux
01:05:47ont déjà été
01:05:48plus au beau fixe
01:05:49et je ne suis pas sûr
01:05:50encore une fois
01:05:50qu'elle lui fasse
01:05:51ce cadeau
01:05:51alors je suis l'avocat de personne
01:05:52mais si je peux me permettre
01:05:53quand même
01:05:54j'ai l'impression
01:05:54que l'hôpital
01:05:55se meute gentiment
01:05:56de la charité
01:05:56on a un socialiste
01:05:57en gros
01:05:58sympathisant socialiste
01:05:59qui dit ça
01:05:59il n'y a pas de rivalité interne
01:06:02qu'au Rassemblement national
01:06:03quand même
01:06:04il y en a eu
01:06:05beaucoup dans le passé
01:06:06comment est-ce que vous ?
01:06:08non mais chez nous
01:06:08attendez
01:06:09je vous rappelle
01:06:10c'est une culture
01:06:11c'est une culture
01:06:12vous voulez qu'on vous rappelle
01:06:13le Céline Royal
01:06:14et Martine Aubry
01:06:14qui rencontrent les voies
01:06:15jusqu'au bout de la nuit
01:06:16et la guerre Fillon-Copé
01:06:18chez Mathieu Oc aussi
01:06:19non mais attendez
01:06:19arrêtez
01:06:20c'est ça
01:06:23et là j'ai un ancien écolo
01:06:24qui va nous expliquer
01:06:25qu'il n'y a jamais eu
01:06:25de problème
01:06:26à l'intérieur des parties
01:06:27où il est passé
01:06:27vous êtes une mauvaise foi
01:06:29il n'y a que moi
01:06:30qui suis de bonne foi
01:06:31dans cette émission
01:06:31c'est tout ça
01:06:32allez on continue
01:06:33le tour de table
01:06:33avec vous Philippe Boriac
01:06:34qui vous aviez retenu ?
01:06:36SFR
01:06:36l'autorisation
01:06:38de la liquidation
01:06:40d'ACFR
01:06:40la liquidation
01:06:41c'est pas le terme
01:06:42non mais
01:06:42je m'exprime
01:06:44en gros
01:06:45aujourd'hui
01:06:45SFR peut être
01:06:47complètement démembré
01:06:47et vendu
01:06:48on a trois opérateurs
01:06:50qui sont
01:06:50Free
01:06:51Bouygues
01:06:52et Orange
01:06:53qui
01:06:55dans une concurrence
01:06:56à quatre
01:06:56se tirent les prix
01:06:57vers le bas
01:06:58dans une concurrence
01:06:58à trois
01:06:59on peut s'entendre
01:07:00vous craignez que
01:07:01les forfaits augmentent
01:07:02s'il n'y a plus que
01:07:03trois opérateurs
01:07:04c'est clair
01:07:04et le risque
01:07:05c'est que ce soit
01:07:05un opérateur étranger
01:07:06qui vient
01:07:07chez SFR
01:07:07et par conséquent
01:07:09du coup
01:07:09liquider
01:07:10beaucoup
01:07:11de nos emplois
01:07:12donc
01:07:12moi j'en appelle
01:07:13aux responsables politiques
01:07:14pour dire
01:07:15écoutez
01:07:15faites gaffe
01:07:16nationaliser SFR ?
01:07:18on peut le nationaliser
01:07:19partiellement
01:07:20ou en tout cas
01:07:20temporairement
01:07:21on a déjà une bonne partie
01:07:22d'Orange
01:07:22dès que Mathieu
01:07:24commence à entendre
01:07:25le mot nationalisation
01:07:25il se met à trop
01:07:26en tout cas temporairement
01:07:28on l'avait fait
01:07:29pour la SNC
01:07:30enfin
01:07:30les chantiers navals
01:07:32c'était Bruno Le Maire
01:07:33d'ailleurs
01:07:34qui avait lancé le truc
01:07:35donc pourquoi pas
01:07:36mais là
01:07:36il en va
01:07:38de l'économie française
01:07:39il en va
01:07:39du porte-monnaie
01:07:40des français
01:07:40et des françaises
01:07:41puis il en va
01:07:42d'un opérateur
01:07:44qui est à 40 ans
01:07:45et les emplois de France
01:07:46petite question
01:07:46est-ce que vous savez
01:07:47ce que ça veut dire
01:07:47le sigle SFR
01:07:48je me posais la question
01:07:49la société française
01:07:50de radiophonique
01:07:51la société française
01:07:53du radio téléphone
01:07:54voilà
01:07:55créée en 1987
01:07:57à l'époque pourtant
01:07:58du tout puissant
01:07:59France Télécom
01:08:00voilà
01:08:01même peut-être
01:08:01des PTT en 87
01:08:02comme quoi
01:08:03ça ne nous rajeunit pas
01:08:04et c'est une
01:08:04c'est énorme
01:08:05mais c'est une entreprise
01:08:06vénérable
01:08:06il faut le reconnaître
01:08:07c'est pour ça qu'il faut la sauver
01:08:08je suis d'accord avec
01:08:10ce que vient de dire Philippe
01:08:11il faut la sauver
01:08:11mais l'État ne la sauvera
01:08:13enfin
01:08:13l'État en nationalisant
01:08:15ne sauvera pas l'entreprise
01:08:16mais par contre
01:08:16effectivement
01:08:17qu'il y ait un mécanisme
01:08:18type Décré-Mondebourg
01:08:20qui puisse aider
01:08:20justement
01:08:21permettre de sauver
01:08:21cette entreprise-là
01:08:22en tout cas
01:08:22de l'empêcher
01:08:23d'être racheté
01:08:24par une entreprise
01:08:24d'étranger
01:08:25exactement
01:08:25c'est très important
01:08:26et pour des questions
01:08:27effectivement de compétitivité
01:08:28de l'entreprise
01:08:29et en cas de démantèlement
01:08:30vous avez peur
01:08:31que l'entreprise
01:08:31soit démantelée
01:08:32ou c'est pas un problème
01:08:33pour vous ?
01:08:33ça le sera
01:08:35parce qu'en fait
01:08:35c'est un problème ou pas ?
01:08:37j'ai pas demandé
01:08:37si ça le serait
01:08:38oui c'est un problème
01:08:39c'est un problème
01:08:40de démanteler SFR
01:08:41oui c'est un problème
01:08:41puisque en fait
01:08:42dans le cadre
01:08:44de concurrence pure et parfaite
01:08:45et notamment
01:08:45sur le cadre
01:08:46des réseaux
01:08:47enfin de ce marché-là
01:08:49qui est un marché particulier
01:08:50comme vous l'avez dit
01:08:50avec l'entente
01:08:51avant que Free arrive
01:08:52dans le secteur
01:08:54si SFR est démantelée
01:08:56vous allez avoir
01:08:57trois géants
01:08:57même si Free
01:08:58est organisé différemment
01:09:00d'Orange
01:09:01ou de Boeing
01:09:02vous risquez d'avoir
01:09:03trois géants
01:09:03et donc effectivement
01:09:04un risque d'entente
01:09:05alors que si
01:09:05vous gardez SFR forte
01:09:07vous avez quatre opérateurs
01:09:08en tout cas plus de concurrence
01:09:10et surtout pour les Français
01:09:11qui voient les factures
01:09:12augmenter partout
01:09:13partout partout
01:09:13si on peut au moins
01:09:15voir celle du téléphone
01:09:16qui reste stable
01:09:17c'est pas mal
01:09:17exactement
01:09:18mais maintenant
01:09:19on en vient
01:09:19à votre tour de table
01:09:20en tout cas l'actualité
01:09:21que vous avez retenue
01:09:22vous Mathieu Hoc
01:09:23oui c'est sur la mobilisation
01:09:24du 10 septembre
01:09:25qui est prévue du coup
01:09:26par un collectif
01:09:27par plusieurs collectifs
01:09:28citoyens
01:09:29donc bloquer tout
01:09:30un mouvement de révolte
01:09:33notamment révolte fiscale
01:09:34révolte aussi
01:09:35contre les économies
01:09:36annoncées ou voulues
01:09:37ou recherchées
01:09:38par le gouvernement Bayrou
01:09:39exactement
01:09:39et on voit
01:09:42que certains
01:09:43qui sont en perte
01:09:43de vitesse
01:09:44d'un point de vue
01:09:44politique
01:09:45notamment
01:09:46certains partis
01:09:46de gauche
01:09:47certains responsables
01:09:48politiques
01:09:48je pense à
01:09:49Sandrine Rousseau
01:09:50je pense aussi
01:09:51également
01:09:51au parti communiste
01:09:52français
01:09:53ou à des élus
01:09:53de la France insoumise
01:09:54qui soutiennent
01:09:55cette révolte fiscale
01:09:57alors même
01:09:59qu'ils font partie
01:10:00d'une certaine façon
01:10:00des causes
01:10:01de ce que
01:10:03j'avais explosé
01:10:04tout à l'heure
01:10:04c'est-à-dire
01:10:05le fait que
01:10:05l'État
01:10:06aujourd'hui
01:10:06prélève énormément
01:10:0748%
01:10:09de la richesse nationale
01:10:10et dépense
01:10:1157%
01:10:12de la richesse nationale
01:10:12et que si
01:10:13l'on avait
01:10:14un État
01:10:15qui dépensait
01:10:16comme les autres
01:10:16pays européens
01:10:17et je suis désolé
01:10:18en Allemagne
01:10:18il n'y a pas moins
01:10:19de services publics
01:10:20qu'en France
01:10:20si on avait un pays
01:10:21qui dépensait autant
01:10:22et bien on pourrait
01:10:23générer 200 milliards
01:10:24d'euros d'économie
01:10:26des baisses d'impôts
01:10:27on pourrait supprimer
01:10:28l'impôt sur le revenu
01:10:28tout à l'heure
01:10:29on avait un auditeur
01:10:29qui se plaignait
01:10:30de son impôt sur le revenu
01:10:31on pourrait supprimer
01:10:32l'impôt sur le revenu
01:10:33on pourrait aussi
01:10:33également réorganiser
01:10:35certains services publics
01:10:36et ce que l'on voit
01:10:37quand même
01:10:37c'est que la gauche
01:10:39risque comme souvent
01:10:40ça avait été le cas
01:10:41lors des Gilets jaunes
01:10:41un peu sous la réforme
01:10:42des retraites également
01:10:43tuer une mobilisation
01:10:45qui est une mobilisation
01:10:46légitime des français
01:10:47allez un droit de réponse
01:10:48à la seule
01:10:48des votes gauche du soir
01:10:49non pas la gauche
01:10:51la France insoumise
01:10:52il n'y a pas que elle
01:10:53il y a une bonne partie
01:10:54de la CGT
01:10:55évidemment
01:10:55mais pour rejoindre
01:10:56sur cette manifestation
01:10:57en fait c'est ce qu'on se disait
01:10:58il y a deux jours
01:10:59la France insoumise
01:11:00vient de rentrer de vacances
01:11:01elle a besoin de réactiver
01:11:02la machine politique
01:11:03elle a eu ses universités
01:11:04de rentrée
01:11:05les Amphys
01:11:06les Amphys
01:11:07hier
01:11:08j'en ai suivi quelques moments
01:11:09il n'y a rien à en retenir
01:11:11si ce n'est que
01:11:12Marine Tondelier
01:11:13leur sert régulièrement
01:11:14de paillassons
01:11:15et elle le fera encore
01:11:16j'imagine le 10 septembre
01:11:17et en fait
01:11:18qu'est-ce que ça veut dire ça ?
01:11:19c'est-à-dire que
01:11:20il tape sur les écologistes
01:11:21il tape particulièrement
01:11:22sur Marine Tondelier
01:11:23qui est la leader des écologistes
01:11:25et sur le parti
01:11:25donc j'ai du mal à imaginer
01:11:27que ces gens-là
01:11:27puissent être alliés
01:11:28et aller défiler ensemble
01:11:29quand vous avez quand même
01:11:30un député LFI
01:11:31qui vous dit
01:11:32mais nous on n'en veut pas
01:11:33cette écologie-là
01:11:34vous êtes mignons
01:11:34j'ai vu des réconciliations
01:11:36encore plus spectacules
01:11:36oui bien sûr
01:11:37en 3 de 48 heures
01:11:39en 3 de 48 heures
01:11:40sur cette manifestation
01:11:41oui mais vous savez commencer
01:11:42les nuits des longs couteaux
01:11:44Philippe
01:11:44il faut toujours trouver un accord
01:11:45avant la date butoir
01:11:46et sur cette manifestation
01:11:47en particulier
01:11:48j'ai tendance à penser
01:11:50que c'est juste
01:11:50un grand raoud rentré
01:11:51où chacun se greffera
01:11:52comme il le peut
01:11:53est-ce que ça aura
01:11:54à la portée
01:11:54qu'ont pu avoir
01:11:55d'autres mouvements ?
01:11:56non absolument pas
01:11:57voilà c'est la rentrée
01:11:58chez LFI
01:11:58c'est la rentrée à gauche aussi
01:11:59manifestement
01:12:00et c'est la rentrée partout
01:12:01restez avec nous
01:12:01on va se retrouver dans un instant
01:12:02il y a quelques secondes
01:12:03on va vous parler du prix
01:12:04de votre forfait téléphonique
01:12:06dans quelques instants
01:12:07on va vous parler
01:12:07du prix de nos voitures
01:12:09ça va augmenter
01:12:10mais aux Etats-Unis
01:12:11vous allez voir
01:12:11Sud Radio
01:12:13votre attention
01:12:14est notre plus belle récompense
01:12:15les vrais voix Sud Radio
01:12:1717h19h
01:12:19Jean-Marie Bantry
01:12:2018h44
01:12:21sur Sud Radio
01:12:22nous sommes toujours
01:12:22avec Mathieu Hoc
01:12:23avec Philippe Boriacki
01:12:24et Samuel Botton
01:12:26tout de suite
01:12:27nous parlons
01:12:28de l'accord
01:12:29entre l'Europe
01:12:29et les Etats-Unis
01:12:30les vrais voix Sud Radio
01:12:32le coup de projecteur
01:12:34des vrais voix
01:12:3515%
01:12:36voilà ce qu'a obtenu Trump
01:12:38ce sera à cette hauteur
01:12:39que les produits européens
01:12:40arrivant en sol américain
01:12:42seront taxés
01:12:42inversement
01:12:43des Etats-Unis
01:12:44vers l'Europe
01:12:45ce sera toujours 0%
01:12:46je pense que c'est super
01:12:47d'avoir signé
01:12:48enfin un deal
01:12:49au lieu de jouer
01:12:50à des petits jeux
01:12:51on se retrouve
01:12:52dans une situation
01:12:53les Européens
01:12:53en ayant négocié
01:12:5515%
01:12:55sont plutôt satisfaits
01:12:57alors qu'on leur a annoncé
01:12:58ça l'année dernière
01:12:59ça aurait paru
01:13:01être complètement dramatique
01:13:03et je pense que
01:13:04c'est le plus grand accord
01:13:05que l'on ait jamais signé
01:13:06l'Europe s'est aussi engagée
01:13:08à acheter
01:13:08640 milliards d'euros
01:13:10d'hydrocarbures américains
01:13:12sur 3 ans
01:13:12à investir
01:13:13plus de 500 milliards
01:13:14aux Etats-Unis
01:13:15et à acheter davantage
01:13:17d'armes américaines
01:13:18et ça se confirme
01:13:19dans un texte
01:13:20de 3 pages et demie
01:13:21exactement
01:13:22qui confirme
01:13:23l'instauration
01:13:23de droits de douane
01:13:24plafonnés à 15%
01:13:25sur la plupart
01:13:25des produits européens
01:13:26exportés outre-Atlantique
01:13:28notamment
01:13:28automobiles
01:13:30médicaments
01:13:30semi-conducteurs
01:13:32du bois
01:13:33et du vin
01:13:34voilà
01:13:34et bien on va faire
01:13:35notamment un coup de projecteur
01:13:36sur l'automobile
01:13:37parce que
01:13:38la santé de notre industrie
01:13:40nous tient particulièrement
01:13:41à cœur
01:13:42évidemment sur Sud Radio
01:13:43on en parle avec notre invité
01:13:44François Rodier
01:13:44bonjour
01:13:45bonsoir
01:13:47secrétaire général
01:13:48de l'OICA
01:13:49l'organisation internationale
01:13:51des constructeurs automobiles
01:13:52en gros vous
01:13:53vous êtes le syndicat
01:13:54de tous les constructeurs
01:13:55automobiles du monde
01:13:56on est d'accord ?
01:13:57voilà
01:13:57on représente
01:13:5835 associations professionnelles
01:14:00mondiales
01:14:00de la Chine
01:14:01jusqu'aux Etats-Unis
01:14:02bien sûr en Europe
01:14:03et justement
01:14:04quand vous assistez
01:14:04à ce genre de début
01:14:05de guerre commerciale
01:14:06vous êtes un peu embêté
01:14:07parce que
01:14:08vous pouvez prendre parti
01:14:09pour personne
01:14:09donc on va vous demander
01:14:10votre analyse
01:14:11justement
01:14:12tout au-dessus de la mêlée
01:14:13François Rodier
01:14:1415%
01:14:15de droits de douane
01:14:16sur les voitures européennes
01:14:17qui seront exportées
01:14:18aux Etats-Unis
01:14:19est-ce que c'est une bonne nouvelle
01:14:21pour les constructeurs européens
01:14:23ou pas ?
01:14:24écoutez
01:14:24c'est plutôt une bonne nouvelle
01:14:26bien sûr
01:14:27attention
01:14:27comme disait Coluche
01:14:28c'est moins mal
01:14:29que si c'était pire
01:14:30parce qu'on passe
01:14:31de 2,5%
01:14:32à 15%
01:14:33mais on risquait
01:14:3427,5%
01:14:36sur les voitures
01:14:37et 25%
01:14:38sur les pièces détachées
01:14:39donc on arrive
01:14:40à un accord
01:14:41du même type
01:14:42que celui
01:14:43qu'ont eu les japonais
01:14:44les japonais
01:14:44ont 15%
01:14:45mais nettement moins bien
01:14:46que les anglais
01:14:47qui ont 10%
01:14:48en même temps
01:14:48qu'est-ce que les anglais
01:14:49exportent comme voiture
01:14:50aux Etats-Unis
01:14:51par rapport à nous ?
01:14:52voilà
01:14:52plus grand chose
01:14:53quelques Bentley
01:14:53et là-dessus
01:14:54le consommateur
01:14:55se moque un petit peu
01:14:55du prix
01:14:56oui c'est ça
01:14:57ce qui signifie
01:14:57que pour les américains
01:14:59les voitures européennes
01:15:00coûteront 15% plus cher
01:15:01une fois que l'accord
01:15:02entrera en vigueur
01:15:03est-ce que ça veut dire
01:15:04que les ventes vont baisser ?
01:15:06alors c'est un peu compliqué
01:15:07parce qu'en écoutant un peu
01:15:09ce qu'il dit à Détroit
01:15:10effectivement
01:15:11on va avoir sûrement
01:15:13un effet un peu rapide
01:15:14d'augmentation de voitures
01:15:17exportées
01:15:18pour les consommateurs
01:15:19américains
01:15:20sachant que les voitures
01:15:21européennes
01:15:22qui vont aux Etats-Unis
01:15:23sont des voitures
01:15:25plutôt haut de gamme
01:15:26donc des clients
01:15:26qui peuvent se permettre
01:15:27une petite inflation
01:15:29sur leur véhicule
01:15:30mais progressivement
01:15:31et je pense que c'est surtout là
01:15:32le gros gros problème
01:15:33de l'Union Européenne
01:15:34c'est que toutes ces voitures
01:15:36vont être fabriquées
01:15:36aux Etats-Unis
01:15:37on sait déjà par exemple
01:15:39que BMW a une usine
01:15:40énorme en Caroline du Sud
01:15:41qui produit quasiment
01:15:43toute la classe X
01:15:44de BMW
01:15:45je pense qu'à terme
01:15:46ils vont tout produire
01:15:47là-bas en classe X
01:15:48et donc vous aurez
01:15:49des voitures
01:15:51au moins un peu moins chères
01:15:52pour les Américains
01:15:52par rapport aux Européens
01:15:54donc ça c'est pas vraiment
01:15:56une bonne chose
01:15:56puisque l'accord
01:15:58insiste pour que
01:16:00les Européens
01:16:01viennent investir
01:16:02aux Etats-Unis
01:16:02c'est pareil pour les Japonais
01:16:04les Japonais ont gagné
01:16:05ça
01:16:05c'est encore pas réglé
01:16:07pour les Coréens
01:16:08qui sont vraiment
01:16:09très attaqués
01:16:10et puis sur les Chinois
01:16:11c'est autre chose
01:16:12c'est beaucoup plus géopolitique
01:16:14ils sont à 125%
01:16:15de douanes
01:16:17il n'y a pas d'usine
01:16:17il n'y a pas de production
01:16:18chinoise là-bas
01:16:19question importante
01:16:21est-ce qu'il y a
01:16:21des voitures françaises
01:16:22si oui lesquelles
01:16:23et dans quelle proportion
01:16:24qui sont exportées
01:16:25vers les Etats-Unis ?
01:16:26non très très peu
01:16:27on peut avoir quelques voitures
01:16:29dans les ambassades
01:16:30mais c'est vraiment
01:16:30très très rare
01:16:32c'est pas vraiment
01:16:33un problème
01:16:33pour les constructeurs français
01:16:35Renault
01:16:35et le groupe Renault
01:16:37Renault d'Asia
01:16:37si vous voulez
01:16:38n'exportent pas trop là-bas
01:16:39Stellantis
01:16:40qu'on connaît
01:16:40ancien PSA
01:16:41qui s'est marié
01:16:42avec Chrysler
01:16:43de toute façon
01:16:44c'est un des trois gros
01:16:46de Détroit
01:16:47donc eux
01:16:47ils vivent en Américain
01:16:49alors
01:16:49c'était plus
01:16:51un énorme problème
01:16:52pour nos équipementiers
01:16:53les grands équipementiers
01:16:54France et Valeo
01:16:56OP Mobility
01:16:57Forvia
01:16:58c'était très dur
01:17:00pour eux
01:17:00parce qu'effectivement
01:17:01ils risquaient terriblement
01:17:03ces augmentations
01:17:04parce que ce sont
01:17:05de très gros fournisseurs
01:17:06de l'industrie auto-allemande
01:17:08donc là maintenant
01:17:09ça pour eux
01:17:09c'est quand même
01:17:10quelque chose de positif
01:17:11c'est un soulagement
01:17:12voilà
01:17:12mais eux aussi
01:17:13ils vont investir
01:17:14dans de nouvelles usines
01:17:15aux Etats-Unis
01:17:16Samuel Beton
01:17:17sur ce point en particulier
01:17:20alors déjà plus largement
01:17:21sur la question
01:17:22des annonces
01:17:24qui ont été faites
01:17:24aujourd'hui
01:17:24qui sont une confirmation
01:17:25ça me confirme
01:17:27que Trump
01:17:28était un mauvais joueur
01:17:29de poker
01:17:29mais qui est tombé
01:17:30sur encore plus mauvais
01:17:30que lui
01:17:31en vous écoutant
01:17:33je me suis dit
01:17:33en fait
01:17:34on en est presque
01:17:35à se féliciter
01:17:36d'avoir limité
01:17:37la casse
01:17:38alors qu'en mettant
01:17:39un peu plus la pression
01:17:40je pense
01:17:40en tant qu'Union Européenne
01:17:41nous aurions pu
01:17:43faire durer
01:17:43ces discussions
01:17:44et peut-être
01:17:45en sortir un peu plus
01:17:45vainqueur
01:17:46j'ai souvenir
01:17:47de ce tweet
01:17:47de Donald Trump
01:17:48qui il y a quelques mois
01:17:49disait
01:17:49nous allons passer
01:17:50les taxes à 30%
01:17:51si j'avais été
01:17:52Emmanuel Macron
01:17:53j'aurais répondu
01:17:54à son tweet
01:17:55en lui disant
01:17:55et pourquoi pas
01:17:56200%
01:17:56tout ça pourquoi
01:17:57pour vous dire
01:17:58qu'en fait
01:17:58on a été sur une discussion
01:17:59qui n'était que du bluff
01:18:00et qui aujourd'hui
01:18:01nous met nous
01:18:02européens
01:18:02dans une situation
01:18:03très difficile
01:18:04dans ma lecture
01:18:05de ce qui a été
01:18:06annoncé aujourd'hui
01:18:07j'ai le sentiment
01:18:08que nous sommes
01:18:10les grands taxés
01:18:10et que nous avons
01:18:11déroulé un tapis rouge
01:18:12aux Etats-Unis
01:18:13pour venir conquérir
01:18:14le marché européen
01:18:14et après
01:18:15plus spécifiquement
01:18:16pour vous lancer
01:18:17une dernière question
01:18:18sur le marché auto
01:18:18est-ce que vous pensez
01:18:20que tout ce qui vient
01:18:21d'être annoncé
01:18:22sur ce volet
01:18:22peut avoir un impact
01:18:24à échelle européenne
01:18:24notamment sur le remplacement
01:18:26des flottes
01:18:26de véhicules thermiques
01:18:27d'ici 2035
01:18:28écoutez
01:18:29votre dernier point
01:18:30une vraie question
01:18:31et d'ailleurs
01:18:31c'est ce que disent
01:18:32mes adhérents
01:18:33dont l'association allemande
01:18:35elle dit que maintenant
01:18:36il faut que Bruxelles
01:18:38comprenne
01:18:38quels sont ses devoirs
01:18:40en matière
01:18:41d'attractivité
01:18:42et de compétitivité
01:18:43c'est-à-dire
01:18:44attention
01:18:44à ne pas casser la machine
01:18:45et il faut attirer
01:18:47aussi des investissements
01:18:48en Europe
01:18:49donc là maintenant
01:18:51l'Europe
01:18:52qui n'a pas vraiment eu
01:18:53de politique industrielle
01:18:55brillante
01:18:55je sais que personne
01:18:57nous écoute
01:18:57mais je dis ça
01:18:58de façon confidentielle
01:18:59enfin
01:18:59tout le monde au stage
01:19:00il va falloir maintenant
01:19:02sérieusement
01:19:03se frotter les mains
01:19:04et attaquer le problème
01:19:06parce que
01:19:06l'industrie automobile européenne
01:19:08elle est écrasée
01:19:09entre
01:19:10les Etats-Unis
01:19:11où tout va très vite
01:19:12où leur primeur
01:19:14leur primauté
01:19:15leur savoir-faire
01:19:15dans tout ce qui est
01:19:17informatique
01:19:19est énorme
01:19:20et les Chinois
01:19:20qui ont 15 ans d'avance
01:19:21dans tout ce qui est électrique
01:19:23donc au milieu
01:19:24il faut qu'on trouve
01:19:25quelque chose
01:19:26pour attirer
01:19:26des investissements
01:19:27et ressortir
01:19:28cette industrie automobile
01:19:29en Europe
01:19:30ce qui signifie
01:19:31qu'aujourd'hui
01:19:32je ne parle pas
01:19:34des industriels européens
01:19:35vous savez
01:19:36les industriels
01:19:37ils votent avec leurs pieds
01:19:38si on n'arrive pas
01:19:40à faire en Europe
01:19:40on ira faire ailleurs
01:19:42d'ailleurs
01:19:42c'est ce que
01:19:43Donald Trump
01:19:43les encourage à faire
01:19:44malheureusement
01:19:45et dire que c'est en Europe
01:19:47que l'automobile est née
01:19:47en quelque sorte
01:19:48en tout cas
01:19:48que l'industrie automobile est née
01:19:50c'est quand même assez triste
01:19:51merci beaucoup
01:19:52pour cet éclairage
01:19:53François Roudier
01:19:54secrétaire général
01:19:55de l'OICA
01:19:56le patron
01:19:57de l'organisation internationale
01:19:58des constructeurs automobiles
01:20:00mondiaux
01:20:01en d'autres termes
01:20:02qui était l'invité de Sud Radio
01:20:03et qu'on accueille toujours
01:20:04avec plaisir
01:20:04à bientôt François
01:20:05merci à nos trois vrais voix
01:20:07Philippe Bourriacchi
01:20:07merci à Mathieu Hoc
01:20:08et Samuel Botton
01:20:10les amis
01:20:11je vais vous laisser entre les mains
01:20:11de Jean-François Akili
01:20:12ça tombe très bien
01:20:13puisque je vous rappelle
01:20:14que vous le retrouverez
01:20:15dès demain en plus
01:20:16à partir de cette heure
01:20:17pour le Grand Matin Sud Radio
01:20:19mais avant ça
01:20:19on retrouve les commerçants
01:20:21du côté des commerces
01:20:23avec Sud Radio
01:20:24et le réseau des chambres
01:20:26de commerce
01:20:26au plus de l'invité de l'invité de Sud Radio
01:20:32et le réunis
01:20:32de l'invité de Sud Radio
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